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 Une question d'avenir 2.0 [PV Yui]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Une question d'avenir 2.0 [PV Yui]   Ven 14 Juil 2017 - 23:12


Décembre 2016

Ce n’est pas comme un jeu de rôle textuel, je ne trouverai pas l’inspiration en regardant les flocons s’entasser les uns par-dessus les autres depuis la fenêtre. Je pousse un long soupir avant de revenir vers ma chaise pour effacer les caractères dans le champ de texte virtuel. Une tentative de plus ou de moins, me dis-je en tapotant nerveusement mes doigts sur mon bureau. Qu’est-ce qui n’allait pas cette fois ? Je n’étais pas en train de reculer devant ma requête comme lorsque je suis rentré des cours. Le blocage était ailleurs : la formulation ne me convenait pas. Je pose mes iris bruns sur la partie inférieure-droite de mon écran, elle indique 22h14. Et dire que j’ai commencé à m’y mettre sérieusement vers 20h, juste après le repas. J’étire mon corps de toute sa longueur pour attraper ma bouteille d’eau afin de m’hydrater avant de revenir au combat. Je fais craquer mes doigts. C’est parti. Mon cerveau fait un mélange de tout ce que j’ai pu écrire précédemment, les fautes de frappes dues à la fatigue en plus et après dix minutes d’efforts considérables, je m’arrêter de taper sur les touches de mon clavier. L’espace qui constitue ma chambre redevient alors silencieux, presque oppressant au moment de la relecture. Je corrige quelques accords par-ci, par-là, prends un peu de recul et recommence tout depuis le début.

Il me faudra cinq essais de plus pour arriver à un résultat satisfaisant. Je fais plusieurs relectures et si certaines tournures auraient pu être améliorées, le fond et la politesse sont là. Il ne me reste plus qu’à mettre un titre et cliquer sur le bouton « Envoyer » et on en parlera plus…Vaste blague. Je le sais, ce n’est que le début. Il n’y a plus de place pour l’hésitation, même si ma main tremblante posée sur ma souris d’ordinateur me dit le contraire. Qu’est-ce que je pourrais bien mettre comme objet ? « Entretien pour réorientation » ? Je suppose que ça a le mérite d’être clair. Mes doigts font le reste du travail. Et sans plus de délai, la messagerie m’informe que mon mail a bien été envoyé. Je n’ai jamais été doué pour communiquer avec les autres. Et la communication écrite ne fait pas exception à la règle. Aussitôt, j’éteins l’écran et me jette sur mon lit pour passer la tête sous un oreiller. Si je n’avais pas été vidé de mon énergie par cette tache ingrate, j’aurais probablement étouffé un hurlement dans ce même coussin, mais soit.


Objet : Entretien pour réorientation
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Cc :
Message : Bonjour,
Je vous contacte car je souhaite prendre un rendez-vous avec un responsable administratif afin de me réorienter dès le mois de Janvier. Actuellement étudiant en 2ème année à l’université de Keimoo dans le cursus Sciences, je ne manifeste plus le même engouement pour la discipline qu’au moment de mon inscription. Passionné par les nouvelles technologies, je souhaiterais me rediriger vers la filière ingénierie pour ensuite me spécialiser dans la réalité virtuelle et les jeux vidéo.

Bien cordialement,
RIKA HISAKA


(…)

Plusieurs jours se sont écoulés depuis l’envoi du mail et j’ai, entre temps, reçu une réponse de la part du directeur-adjoint de l’académie qui m’a accordé un entretien. Un certain Yui Valentine si j’en crois son adresse mail. Si cela ne me stressait pas en premier lieu car la date du rendez-vous avait été fixée une semaine après la réception du mail, je ne peux pas en dire autant à moins de dix minutes de l’heure convenue. Debout, droit comme un i, dans le couloir du pavillon administratif, j’attends que l’on vienne me chercher, la gorge nouée et le cœur battant la chamade. J’ai déjà vécu une situation similaire et même si je m’en rappelle à peine, quinze ans plus tard, je me dis que le petit garçon que j’étais devait être bien angoissé de ne plus retrouver sa mère dans le magasin, et de se faire appeler à la caisse où j’ai dû l’attendre par-dessus le marché. Et voilà que je replonge dans les vieilles histoires stupides. Je ne pourrais pas faire quelque chose de plus productif à la place ? Comme vérifier que ma cravate est bien droite – j’ai mis plus d’une heure à la nouer correctement ce matin alors j’espère bien qu’elle a tenu le coup.

Une porte s’ouvre à la volée, un étudiant sort, la tension monte, mais ce n’est pas le bon bureau. Je finis par m’asseoir sur l’un des sièges en cuir. Dommage qu’il n’y ait pas de magazine comme dans les salles d’attente. J’aurais au moins pu détourner mon attention quelques secondes. De quoi ai-je l’air ? D’un pauvre type avec un faux sourire tremblant qui ne tient pas en place à cause de l’excitation ? On se calme. Ca fait déjà vingt ans que c’est le cas et je n’en suis pas encore mort. Par contre, je sens bien l’ulcère arriver.

Je jette un rapide coup d’œil en direction de l’horloge accrochée au dessus du panneau d’informations. Dans trente secondes, il sera en retard. Je fais le décompte dans ma tête en suivant l’aiguille des secondes du regard. Dix…Neuf…Huit…Sept…Six…La porte du bureau du directeur-adjoint s’ouvre. Je fais un bond en avant pour me lever et avancer avec une démarche très mécanique vers l’endroit du rendez-vous. C’est un homme d’une trentaine ou quarantaine d’années aux cheveux poivre-sel qui m’accueille. Il dégage une aura assez mystérieuse et je ne saurais vraiment dire quelle impression il me fait. Toujours est-il que je ne suis pas là pour le juger, mais bien pour parler de la vaste plaisanterie qu’est mon avenir. Revenu sur terre, je m’incline respectueusement.

« Bonjour Monsieur. Je suis Hisaka Rika et je viens pour…l’entretien concernant mon changement de filière. »

Lui dis-je, la tête toujours baissée. Je me redresse quelques secondes plus tard comme le veut la politesse, mais j’évite consciencieusement de le regarder dans les yeux pour le moment, encore trop intimidé pour ça. Je profite d’un court instant où il me tourne le dos pour laisser s’échapper le souffle que je retiens depuis que la porte de son bureau s’est ouverte.




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MessageSujet: Re: Une question d'avenir 2.0 [PV Yui]   Mar 18 Juil 2017 - 1:29

Il y a un flottement d'hésitation et l'homme s'écarte de l'entrée pour laisser passer l'étudiant. Quinze heures, comme prévu. Mais l'homme au cheveux poivre sel enfile sa veste et délaissant le jeune homme sur le seuil de la porte, il s'en va non sans l'avoir brièvement salué.

-Entrez, entrez, fait alors une autre voix à l'intérieur.

Yui se lève pour accueillir l'étudiant au pas de la porte. Il l'étudie rapidement et lui indique le fauteuil en face de son bureau, impeccablement rangé à part quelque piles de documents sur son bureau. Il n'y a pas vraiment de décorations personnalisées dans sa salle, juste le minimum nécessaire pour travailler. Avec un quart d'heure de retard, sa séance avec le psychologue ne lui permet pas de faire la transition d'un sujet à l'autre. Au moins aura-t-il étudié en diagonal le livret scolaire de Rika et son assistante lui aura rappelé ce matin, tous les rendez vous planifiés de la journée. Validation d'un nouveau cursus, admission d'un nouvel élève,  budget semestriel du club de sport. Et puis le rendez vous du psy.

Il avait finalement fallut s'y résoudre.

Valentine voulait remédier à ses lubies étranges depuis son accident, remédier à un imaginaire que personne d'autre ne semblait connaître à part Cammy Logan, -qui d'ailleurs était introuvable au bataillon. Il tournait en rond en ruminant des souvenirs effacés et un passé que tout le monde lui connaissait à part lui même. Avec un pli soucieux sur le front qui se dissipe à l'arrivée de l'élève, il se dirige vers ce dernier pour le saluer et refermer la porte derrière. Clac.

-Comment allez vous Monsieur Rika? Je pense que je ne vous ai jamais encore vu.

Effectivement c'est une tête qui ne lui rappelle rien.
Se rappeler, se souvenir, ...ironie de son propre sort.

Rika Hisaka. Il est arrivé là, présentable quoiqu'un peu tendu. Yui est obligé de lever les yeux. Pourtant ca ne lui arrive pas souvent, ici.

-Prenez place, je vous en prie. Je vous sers un thé? Un café ? Ou de l'eau.

Il y a des gâteaux sur le coin de son bureau à l'intention de ses visiteurs. Se vanter de les avoir fait est un mensonge mais personne n'a osé en prendre encore. Les sablés de la Princesse étaient pourtant quelque chose; on ne pouvait que les aimer. Surtout quand on savait qu'il fallait qu'elle vende des gâteaux autant qu'elle décimait ses ensembles à thé. Le bruit de la porcelaine étalée au sol, c'était le quotidien du Salon; sans ces tintements, il manquerait désormais quelque chose (...) Valentine en avait pris quelques uns de côté pour les ramener à l'académie et aussi parce que voir ces sablés lui rappelaient quelque part le Salon. Or Valentine vivait dans la hantise d'oublier autre chose, depuis. Il note scrupuleusement tout ce qu'il doit retenir, s'impose des notes par ci et par là, et se lance des exercices de mémoire. Son teint est maladivement blafard, émacié, les cernes marquées par des sommeils trop nerveux et irréguliers. Monsieur Valentine, si on le connaissait, a une piètre mine et pourtant il y a ce calme plat, serein, comme si jamais rien ne s'était passé et comme si rien ne pouvait se passer. Il soupire. Son regard reste perçant, sa chemise retroussée de trois quart. Avoir les poignets couverts, ça l'agace assez vite, il doit autrement jouer toute la journée avec les boutons de ses manchettes.

Valentine n'aime pas les tiques.
Aussi supprimera-t-il ce dernier en rabattant les manches de sa chemise claire. Le col droit, impeccablement repassée. Aujourd'hui pas de cravate, et puis il a oublié sa veste à la maison. Il vient s'assoir en face du jeune homme et sort un énième bloc note. Son assistante a prévu un autre refuel de ces petits cahiers parce que le directeur adjoint en fait une surconsommation. Un jour, elle a même vue une radio de cerveau en unique poster sur le mur de son bureau. Le directeur adjoint, il est des fois un peu étrange.

Elle n'a rien dit.

Il n'y a pas vraiment d'introduction dans ce rendez vous. Valentine a compris de quoi parler.

-Un changement de filière, n'est ce pas. J'ai étudié votre dossier.

Il scrute l'étudiant.
Valentine fait ça à chaque fois qu'il réfléchit et ça par contre, c'est une habitude qui ne disparaît pas. C'est dérangeant, parfois.

-Expliquez moi.

Expliquez moi pourquoi les jeux, pourquoi la virtualité.

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"Je suis l'Empereur, l'empereur de rien mais Empereur quand même."

Avatar: Yui vu par Tanaka
Carte de visite du Salon par Naoko Tanaka

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Re: Une question d'avenir 2.0 [PV Yui]   Mer 19 Juil 2017 - 18:14

La tension monte d’un cran, ou peut-être dix, au moment où la porte s’ouvre. Naturellement, je m’incline et me présente devant la première personne que je croise au bureau, ne doutant pas une seule seconde que cet homme aux cheveux poivre-sel ne puisse pas être le directeur-adjoint. En quatre ans et demi de scolarité à Keimoo, il faut dire que j’ai rarement eu affaire à l’administration et en dehors du rendez-vous obligatoire d’orientation à la fin du lycée, je n’ai presque pas mis les pieds dans cette zone du campus.

Et c’est ainsi que l’homme que je prenais pour M.Valentine s’en alla juste après m’avoir rendu mes salutations. Je reste un moment confus à l’embrasure de la porte, m’interrogeant sur la scène à laquelle je viens d’assister. N’avions-nous pas un rendez-vous ? C’est à l’instant où une autre voix à l’intérieur du bureau m’invite à entrer que je réalise mon erreur. Je sens une vague de chaleur envahir mon corps ainsi des picotements désagréables sur mes joues. On peut dire que l’entretien commence mal.

On vient m’accueillir alors que je suis encore sous le choc de la révélation. Mes jambes avancent lentement vers l’endroit qu’on me demande de rejoindre. J’ai l’impression que mes hanches sont de vieux rouages complètement rouillés. Et je n’ai encore que vingt ans. J’essaie de me détendre, mais chaque mouvement me rappelle que mon estomac est complètement noué et que j’ai la gorge sèche. Est-ce que ma cravate est droite ? Ma chemise bien boutonnée ? Ma veste n’a pas de tâche au moins ? Tous ces détails s’accumulent dans ma petite tête et je regrette soudainement que l’homme n’ait pas été en retard pour que je puisse apporter des réponses à ces questions. J’ai beau essayer, je n’arrive pas à m’enlever de la tête le pressentiment que le pire rester à venir. Ironie du sort, il me demande comment je vais. « Mal » serait la réponse la plus sincère, mais probablement pas la plus adaptée. Nous ne nous sommes encore jamais rencontrés, me dit-il. Je hoche la tête avec difficultés. Même ma nuque a décidé de faire la grève.

« Je vais bien. Et effectivement, c’est la première fois que je viens ici. »

Je jette un rapide coup d’œil autour de moi pour m’approprier l’environnement. On ne sait jamais, j’aurais peut-être besoin de trouver une sortie de secours si ça se passe vraiment mal. Blague à part, c’est un bureau assez sobre, pas de fioritures ou de décoration très personnelle. De ce que j’ai vu, tout a l’air très organisé, carré, professionnel. A l’image de son col de chemise parfaitement droit, Yui Valentine semble être un homme perfectionniste. J’imagine qu’il faut être méthodique quand on gère un lycée et une université.

Mon interlocuteur m’invite à prendre place dans le fauteuil et je m’exécute volontiers. La pression sur mes jambes commençait à me peser, c’est comme si la gravité était devenue plus forte depuis que j’avais posé le pied dans cet endroit. Qui sait, peut-être sommes-nous sur une autre planète ?

« Je prendrais bien de l’eau, merci. »

C’est la première fois que j’ose répondre positivement à cette question – posée uniquement par courtoisie, ne nous voilons pas la face - venant de la part d’un membre du personnel. D’habitude, je me contente de refuser poliment pour en finir au plus vite, mais cette fois je pense que c’est une question de survie. Si je ne m’hydrate pas dans les minutes à venir, je pourrais faire un coup de chaleur. Devant moi, le verre d’eau se remplit et à peine l’a-t-il posé devant moi que je le remercie pour la deuxième fois d’affilée. Après un peu d’attente, je peux enfin boire. Je réprime un soupir de soulagement et me redresse sur mon fauteuil. D’après ma sœur, il faut que je montre que je suis déterminé, que je n’ai pas pris cette décision au hasard, et cela passe – semble-t-il – beaucoup par le langage corporel.

Les secondes deviennent des heures quand je n’ai rien d’autre à faire que surveiller les mouvements de M.Valentine qui a l’air très préoccupé par, j’espère, autre chose que mon dossier scolaire. Ainsi, aucun mot ne franchit la barrière de mes lèvres tant qu’il ne me sollicite pas. Et ce n’est qu’après avoir attrapé un bloc-notes que ce moment arrive. Il récapitule rapidement la situation non sans me regarder avec insistance. Le malaise persiste. Je bois une autre gorgée d’eau. Il me demande de lui expliquer ma requête de changement de filière. Cet homme aux cheveux blancs, c’est comme s’il cherchait à lire la partie immergée de moi-même rien qu’en m’observant. Et je dois dire que même si je ne crois pas au mentalisme, je ne suis pas spécialement à l’aise avec ça. Le dos droit, les jambes tendues, je réponds à la question que j’attendais depuis le début de l’entretien. Cependant, au moment où je dois prendre la parole…

« Je ne me sens plus à l’aise dans ma filière actuelle. »

Malheureusement, comme souvent en situation de stress, j’ai tant attendu que j’ai fini par oublier mes arguments. Je suis désolé Yuuko, tu as pris de ton temps pour répéter avec moi au téléphone et au final, tout ce travail aura été vain. Je blêmis au point de prendre la même teinte que les cheveux du directeur-adjoint. Il va falloir improviser.

« J’ai commencé à apprendre le code tout seul quand j’étais au lycée. Je n’ai jamais été jusqu’à créer mon propre jeu, mais c’est quelque chose qui me plairait bien…je pense. C’est quelque chose que j’ai toujours aimé. »

J’adresse un sourire tremblant à mon interlocuteur, à moitié convaincu par moi-même. Je suis mal. Souviens-toi, Hisaka. Qu’est-ce que tu avais trouvé lors de tes recherches sur internet ?

« Et puis c’est un secteur en pleine expansion, j’ai-j’ai envie de tenter ma chance. »

Mes pensées sont tout sauf ordonnées. Des bribes du discours que j’avais préparé me reviennent à l’esprit, mais elles sont toutes trop vagues pour que je puisse en faire des phrases. Je bois. Finir par un « Voilà » après m’être interrompu plusieurs secondes me semble être plutôt mauvais alors je préfère ne rien dire du tout. Tout à coup, j’ai l’impression d’être dans le fauteuil le plus inconfortable jamais conçus, ma cravate me gêne et ma chemise me serre comme jamais.

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