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 The Forbidden Kingdom - PV -

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Erik Thornberg
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MessageSujet: The Forbidden Kingdom - PV -   Lun 20 Mar 2017 - 11:16


    I. PREMIERE PARTIE
    Erik.



LE ROI DE LA MONTAGNE
et le petit scarabée





Année scolaire 2016  ~ Après les vacances d'Aout.





La journée se termine, et je suis sur les rotules. Je ne suis pas habitué à tant d'humidité, mais c'est bon, j'ai évité le pire. J'ai passé le mois d'Août au pays avec Reb et Mikaël. Revoir mon beau-père (et ex-patron accessoirement) m'a fait chaud au cœur. Les anciens collègues aussi, m'ont manqué. En fait, je n'ai rien contre le Japon, mais... putain, ce que ça me saoule de me vautrer au milieu des sushis alors que mon cœur est au Danemark ! Surtout depuis que beau-papa m'a annoncé la nouvelle de la mort du gardien responsable de mon "exil" au Japon. A trop faire de combines avec des taulards, il a fini par se faire avoir. Et personne ne semble le regretter. J'ai eu une longue conversation avec Rebecka. Son père était même prêt à me reprendre dans ses rangs mais... ça ne plaisait pas à notre fils, de revenir au Danemark. Pour lui, nous sommes donc revenus ici et me voilà en train de crouler sous la chaleur, en faisant le larbin pour un salaire de merde. Si c'est pas de la dévotion pour son fils ça !

J'étire toutefois un sourire. Avec Becka et l'aide de son père, nous disposons désormais de la somme nécessaire pour que notre fils entre à Keimoo. Côté résultats, j'ai pas de souci à me faire: c'est une tête. Toutefois, y'a un truc qui m'emmerde : notre nom. Thornberg n'est pas un nom courant et il sera facile pour quiconque de faire le lien. Je ne veux pas que Mikael souffre de mon image de "simple concierge" comme image paternelle. Déjà que celle d'un père taulard n'a pas été facile pour lui au Danemark. Perso, je m'en tamponne le coquillard, mais les gamins sont cruels. La réputation a trop d'importance pour eux. Alors je suis en train de faire les démarche pour qu'il puisse porter le nom de jeune fille de sa mère d'ici la rentrée en avril prochain. Il bosse déjà très dur pour obtenir une bourse, ce serait dommage que cette histoire de nom l'empêche d'accéder aux études qui lui offrira un véritable avenir. Putain. Si seulement je n'avais pas passé 15 ans derrière les barreaux, il n'aurait pas à galérer autant. Ca me gonfle. Et quand je vois tous ces petits merdeux ici qui sèchent les cours, qui ne s'investissent pas ou qui passe leur temps à emmerder le monde parce que ça les amuse, ça me fout la rage.

Ceci dit... il y a des petites exceptions. Comme ce gamin là, qui m'a demandé à plusieurs reprise de lui ouvrir les portes après la fermeture parce qu'il restait plus tard. La première fois, j'avais fait des heures sup' donc il avait de la chance que je sois encore là. La seconde fois, j'avais prolongé parce que je m'étais retrouvé cloué aux chiottes à rendre tripes et boyaux à cause d'un truc qui n'était pas passé : j'avais été invité la veille à bouffer chez un collègue de ma femme. Il a tenté de nous faire un repas vegan, mais il est aussi doué que moi en cuisine. C'était trop gras, mal cuit... Bref. a mon retour des sanitaires, ce petit blondinet était encore là à attendre pour pouvoir sortir. C'était toujours les mêmes jours de la semaine, à la même heure. Du coup, je me suis arrangé pour modifier mes horaires afin d'être toujours là lorsqu'il avait besoin de franchir le portail. Je ne lui ai jamais posé de question, parce que je ne voulais pas me mettre plus en retard. Rebecka est patiente, mais ponctuelle. L'heure c'est l'heure. Je fais genre que j'en ai rien à battre et en fin de journée, je ne suis pas très frais aussi je pense que je l'effraie un peu. A vrai dire, je fais flipper bien d'autres élèves mais au moins, j'ai la paix.

Ce soir, rebelote. Je décide de m'en griller une petite avant qu'il n'arrive. Je m'appuie donc sur la grille, en l'attendant.

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MessageSujet: Re: The Forbidden Kingdom - PV -   Lun 20 Mar 2017 - 17:07

C'est une constante inexorable. Le temps qui passe ne laisse jamais la moindre chance a ses sujets. Il n'y aura jamais une seule seconde qui n'est pas a sa place. Et sans jamais d'accroche, elles reviennent, et repartent, dans un rythme établis depuis la nuit des temps. Impossible de le prendre en traître, c'est toujours cette continuité temporelle qui gagnera. Et vous laissera uniquement avec le regret d'avoir jouer et perdu face a un destin dont il est impossible de sortir du chemin.

Les tatami sont toujours moelleux a cette heure. Peut être parce qu'il ne reste plus que moi. Ou alors parce que c'est le seul moment ou je parviens a concentrer toute mon attention dessus sans devoir faire attention a ce qu'un combattant ne me marche dessus. Au final, c'est bien parce que je suis seul. Mes pensées se lient entrent elles parfaitement. C'est plutôt bon signe. J'ouvre les yeux. Il fait noir, et j'aperçois juste légèrement le plafond dans la pénombre. Je me suis endormis. Encore. Je parlais de destin précédemment. En voilà un autre dont je n'arrive pas a m'extirper.

J'arrive au dojo aprés les cours. Je m'isole un long moment dans le vestiaire, dans un coin a l'abri des regards pas trop curieux. Je regarde les gens aller et venir, jusqu'à ce que je ne puisse plus rester sans vraiment attirer l'attention, lors de la première rotation des partants, qui après m'avoir aperçut a l'aller, doivent se demander pourquoi je suis toujours a la même place au retour. C'est une période de méditation plutot agréable que je n'aimerais pas mettre de coté.

Puis j'arrive sur le tatami, et rejoins le coin de la salle réservé a mon club. Depuis cette histoire avec Amalia, il y a beaucoup moins de membres. Nous étions six je crois au dernier décompte. C'est un peu triste pour Shinji qui s'est donné corps et âme pour le faire perdurer, et qui va bientôt devoir arriver au moment ou, si il n'y a pas assez de membre, il devra fermer. Ce n'est de toute manière pas vraiment mon problème, mais pour tout les efforts qu'il a fait pour m'intégrer, je reste et lui montre une légère motivation. M’entraîner avec beaucoup de gens ne m'a jamais intéressé. Une ou deux tout au plus.

Je regarde l’entraînement assis dans un coin du dojo cette fois, prodiguant quelques conseils au capitaine, qui se charge de les dispenser. Il doit se demander pourquoi je ne suis pas a sa place, ça l'arrangerais. Je suis sans doute celui qui pratique depuis le plus longtemps parmi les gens encore la. Mais comme je l'ai dis plus tôt, ça ne m’intéresse pas. A quoi bon entraîner des gens, quand tu n'es toi même pas parfait. C'est totalement contradictoire de mon point de vu.

L’entraînement se finit alors. Pas les premiers, pas les derniers. Je range le matériel en attendant que les derniers combattants prennent la direction de leurs révisions. Il est vingt heure passé quand je commence mon propre entraînement. Chaque jour ses basiques, que je pratique avec sérieux pendant plus d'une heure. Puis entraînement physique classique, avec la force du corps ou bien le matériel a disposition. A plus de vingt et une heure, alors qu'il n'y a plus grand monde, je me consacre a la partie plus technique. Avec ou sans arme, je répète les mouvements avec mannequin, pantin, ces gestes de morts qui sont inoffensif face a ces adversaires inertes.

Puis je fais des étirements, en éteignant les lumières pour être dans un calme parfait, uniquement entrecoupé par la lumière de la lune lors des soirées ou elle daigne se montrer. Et c'est a ce moment la que l'erreur survient. Allongé, le laisse souvent mon esprit vagabonder vers des sommets inaccessible lorsque la foule m'entoure. Et petit a petit, je somnole. Et ce pendant plusieurs dizaines de minutes. Je ne m'endors pas totalement. Mais assez pour ne plus avoir la notion de l'environnement qui m'entoure.

Puis le réveil, moment que je vis actuellement. Je me redresse, puis me lève rapidement. Je suis en retard bien sur, mais le concierge a l'habitude maintenant. Je jurerais presque qu'il m'attend maintenant. Quand je frappe, il répond plus vite qu'au tout début. Je m'assure que je n'ai rien oublié, puis avec les clés que Shinji me confie a chaque fois avant de partir, je ferme le bâtiment avant de me diriger dans la douceur de cette nuit de fin d'été.  

Dans mon sac, il y a un trousseau de clés en plus, celui que le directeur adjoint m'a confié il y a quelques jours. Je suis allé voir l'emplacement de la salle en question. Mais comme il me l'avait dit, il faut les clés des sous-sols. Et celui qui les a....c'est le fameux concierge en question. Thornberg-san. Je vais devoir lui demander un jour, mais je n'ai pas eu l'occasion jusque la. Ou je ne me la suis pas crée. Il a l'air gentil, bien qu'un peu abrupte. Peut être qu'il me fait un peu peur. Enfin, peur, tout est relatif. J'ai surtout peur de le déranger encore. Il a l'air d’être un peu bourru, mais rien de pire que les gens du village d’où je viens. Des campagnards pur et dur qui ne se préoccupent pas des mondanités. C'est souvent plus simple comme ça. Et puis je ne le connais pas, alors ça sera peut être l'occasion....

Preuve en est qu'il semble m'attendre a présent, je le vois un peu plus loin, semblant fumer une cigarette en attendant quelque chose. Moi probablement. Dans le doute, je ne vais pas aller directement jusqu’à lui, faire semblant de.....non, c'est trop bête, il sait très bien que je sais que je suis en retard, autant être franc. Alors je marche droit vers lui, avec une assurance qui ne me ressemble pas. Une fois a quelques pas de lui, je prend la parole, évitant de bégayer, j'ai pris le temps d'inspirer juste avant:

- B...belle nuit n'est ce pas, euh, Thornberg-san ?

J’espère ne pas trop avoir haché la prononciation, je crois que je n'avais jamais dis son nom a haute voix avant.

- Merci d’être la, désolé, je ne vois pas le temps passé le soir.

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MessageSujet: Re: The Forbidden Kingdom - PV -   Mar 21 Mar 2017 - 19:23


NIGHT OF THE OWLS
one step to the darkness






J'ai posé mon cul sur le sol et j'en suis à ma septième sèche. J'ai cessé de grommelé entre la troisième et la quatrième. Dos contre la grille, j'ai levé la tête en soupirant. Les soirées ne sont pas si désagréables en cette période de l'année, bien qu'encore bien trop chaudes. Toutefois c'est respirable. Je ne m'en serais peut-être pas rendu compte si j'avais tracé direct à la maison après le taf. Demain, je rentrerai à pied je pense. Enfin, si le temps est aussi clément. On est tout de même bien loin de la douceur de mon pays natal où les été ne sont ni chauds ni humides. La journée ici, j'ai un peu de mal à trouver mon souffle. Du coup je fume moins, ce qui pourrait être une bonne chose... si je n'avais pas attendu une plombe. Mais putain, ça fait quand même presque une heure. Alors je me lève, prêt à lever le camps. Je ne suis même pas inquiet. Il y a 20 ans, ça aurait été différent. J'aurais ptet retourné toutes les salles de clubs pour m'assurer qu'il n'était rien arrivé de fâcheux au môme. Chambouler mes habitudes avait cet effet là sur moi. Et puis... le temps passe, tout comme les mœurs. Je suis probablement moins sensible à la cause humaine. Sûrement parce que je le suis davantage à la cause animale.

Je hausse les épaules et m'en vais récupérer le reste de mes affaires dans mon local d'accueil à l'entrée. Et c'est en sortant, alors que je jette tout de même un dernier coup d'oeil vers le bâtiment que je distingue cette petite silhouette familière. Je fronce les sourcils et agis comme si j'étais encore tout seul. J'éteins ma cigarette à moitiée consumée dans mon cendrier portatif tout en haussant les épaules. Il vient droit vers moi, c'est...comment dire, inhabituel. Nous n'avons jamais vraiment échangé de mots hors que les formalités d'usage, la politesse - oui oui, ça m'arrive, mauvaises langues ! - lui qui me demande maladroitement de bien vouloir lui ouvrir et moi qui me contente d'acquiescer sans décrocher un sourire. Je n'ai rien contre lui hein, et si vraiment ça m'emmerdait, je ne serais jamais allé jusqu'à l'attendre pour le laisser sortir. C'est juste que je sais que ma femme va encore ouvrir son caquet et je n'aurais pas d'autre choix que de reconnaitre qu'elle a raison. Seulement voilà. Lorsque je suis sorti de prison, je me suis promis de faire ce qui me semble le plus juste, même s'il faut contourner un règlement pour ça. Ce gamin là a sûrement une bonne raison de rester si tard à l'académie et il a pas une tête de con comme Mister Wikipédia ou de fouine comme Jasmine.

Lorsque le môme arrive presque à ma hauteur, je sors mon badge magnétique afin de déverrouiller le portillon de la grille.

- B...belle nuit n'est ce pas, euh, Thornberg-san ?

Je ne m'y attendais pas. Je ne sais même pas quoi répondre sur le coup tellement je suis saisi.

- Merci d’être là, désolé, je ne vois pas le temps passé le soir.

Je retiens un ricanement sarcastique. A vrai dire, moi non plus j'ai fini par ne plus voir le temps passer en matant la voute céleste. Heureusement que Reb n'a pas décidé de débarquer dans un pays de l'autre hémisphère. Ici je peux au moins reconnaitre les trois constellations basiques que je me plais à admirer depuis l'enfance : La Grande Ourse, Cassiopée et Orion. De cette façon, je ne suis pas si dépaysé. Je pousse un soupir et m'approche de lui suffisamment prés pour le dominer de tout ma hauteur. Je me tiens bien droit,  le menton levé, les épaules en arrière pour accentuer l'illusion de ma grandeur et me contente de - non pas baisser la tête - mais d'abaisser mes globes oculaires pour les planter, acérés, dans les siens. A cela, je sors ma plus "belle" voix grave, rauque d'avoir trop fumé depuis une heure. C'est pas tout ça, mais il commence sérieusement à faire soif là.

- Pfff. "Désolé" hein ? Va falloir faire mieux que ça, moucheron. Si ma femme soupçonne que je lui prétexte un extra pour la cocufier, et qu'elle me demande le divorce, je te laisserais le soin de payer mon avocat. J'ai une vie en dehors du taf et j'ai jamais signé pour faire du baby-sitting.

Je renifle d'une narine et tourne aussitôt les talons vers ce fameux portillon. Évidemment, j'ai quand même anticipé : Rebecka doit désormais être couchée. J'ai senti de la déception dans sa voix, mais elle sait comment je fonctionne. Je ne quitte jamais mon taf si je sens que le boulot n'est pas terminé. La preuve en est.

- Si c'est pour écorcher mon nom, je préfèrerais encore que tu t'abstiennes de le prononcer. Je ne suis pas de mauvais poil, aussi ça passe pour cette fois. Et trouve autre chose que parler du beau temps pour présenter tes excuses, chuis pas une chochotte.

Quand bien même j'adore parler météo et astronomie. C'est un minimum quand on aime la voltige.

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MessageSujet: Re: The Forbidden Kingdom - PV -   Mer 22 Mar 2017 - 17:18

Il répond avec la vigueur de ceux qui n'ont pas froid aux yeux, qui ne prennent pas de gants. Du tac au tac, sans donner l'impression de prendre une seconde de réflexion. Si il m'attend comme j'avais l'impression quand je l'ai vu au loin, il a peut être réfléchit a sa réplique. Ou alors il fait partit de ces gens qui peuvent enchaîner sans jamais réfléchir avant d'ouvrir la bouche, et surtout, même de cette manière, ne jamais être ridicule. Ce qui n'est pas mon cas. Dans le doute, mieux vaux être silencieux qu'idiot, c'est mon point de vu.

Sa voix est grave, et sa façon de parler légèrement bourrue. Il cherche a m'intimider c'est évident, cette façon qu'il a de se mettre devant moi de toute sa stature, histoire de bien me faire comprendre qu'il me met facilement deux têtes, voir peut être d'avantage. Je ne prend pas le risque de trop lever la tête pour faire la mesure. Il me fait penser a ces combattants qui me sous-estimait au début du tournoi que j'avais fais en deuxième année de lycée. Alors qu'ils se côtoyaient tous depuis le collège, ils ne m'avaient jamais vu dans l’arène. Et ils me souriaient de cette façon qui veux dire « désolé mon pote, je vais te briser, ici et maintenant ». Malheureusement pour eux, ils avaient tous fini dans un coin de la salle en larmes, un par un.

Faut il préciser qu'ils n'avaient pas plus de quinze ans, ce qui n'a rien a voir avec le colosse qui me fait face actuellement. Surtout qu'en plus plus grand, il est aussi deux fois plus large que moi. C'est évident que bien que sec et musclé, je suis, comme je viens de le dire, très très sec. Je ne suis pas gros, disons. Et le contraste est encore plus saisissant maintenant qu'il se trouve juste devant moi. Si je n'avais pas su comment tuer un homme a mains nues, j'aurais sans doute prit peur. Même en ayant ces connaissances, j'ai quand même envie de faire un pas en arrière. A quoi bon essayer de faire des prises a de la roche ? Je risque plus de me faire mal qu'autre chose.

Mais je parle de lui comme un ennemi, un adversaire que je vais affronter ici et maintenant, dans un combat a mort épique qui sera raconté par les générations futures comme le duel le plus féroce du vingt et unième siècle. Alors que non, c'est simplement le concierge que je viens voir pour demander un service. Et m'ouvrir accessoirement, aussi, afin de rentrer chez moi. C'est bien moins excitant dis comme ça. Mais sa première phrase me ferait presque rire si l'épée de Damoclès de l'aide que je veux lui demander ne flottait pas au dessus de ma tête. Je m'éclaire la gorge en toussant un coup avant de prendre la parole, en souriant a demi :

- Si vous voulez bien attendre quelques années que j'ai mon diplôme, ça me fera plaisir de défendre votre cause devant un tribunal, a l’œil. C'est la moindre des choses pour l'aide que vous m'apportez semaine après semaine.

Dans un réflexe que j'ai acquis depuis l'enfance, je m'incline assez bas comme pour appuyer mes remerciements détourner que je viens de lui faire. En pensant d'ailleurs que je viens d'annoncer que j'aurais mon diplôme alors que je ne suis qu'en première année. Je dois sans doute avoir une haute opinion de moi. Mais ne dit on pas que la confiance est la clé du succès ? En vérité c'est juste que j'ai des bons résultats malgré le fait que je ne prend aucune note en cours, et que je n'écoute qu'a moitié. Ma méthode de travaille que j'utilise depuis le primaire, a savoir prendre des livres et les étudier de mon coté, ne m'a jamais fait défaut. Mais je devrais attendre d’être le meilleur pour parler de cette façon.

C'est une chose qui me tient a cœur, sans doute a cause des arts martiaux. Il n'y a jamais d'objectif atteint. Personne n'est jamais le meilleur. Atteindre le sommet d'une montagne, la pointe d'un pic, n'est qu'un tremplin pour commencer l'escalade du suivant. Et a partir d'un certain nombre de chutes , on peux commencer a enseigner le maigre savoir qu'une partie de notre vie a était nécessaire a acquérir. Mais il y aura toujours quelqu'un pour t'apprendre. Toujours quelqu'un pour te mettre a terre d'une main en te murmurant dans l'oreille que tu es faible, quand bien même tu aurais fais de même avec les quarante adversaires précédentes. C'est une leçon de mon premier et seul maître, qui, maintenant que j'y pense, était trop jeune pour l'avoir compris lui même. Quoi que. Il avait toujours était en avance sur tout le monde. Et encore loin devant moi.

- Ah, désolé, j'étais pourtant presque sur de l'avoir prononcé plutôt correctement. Ah ah.

Rire amére qui montre ma gêne aussi bien que mon énervement pour ne pas avoir réfléchis a ça. Je suis bon dans les autres langues, puisque je parle deux couramment, et une troisième avec plutôt une bonne maîtrise. Je suis assez bon pour savoir quand ma prononciation est calamiteuse. Et j'aurais du réfléchir a ce détail et l'appeler « monsieur », comme tout les autres adultes que je côtoie ici. Bien que comme il dit, il n'est pas une « chochotte », et n'aurait peut être pas apprécié que j’emploie ce ton trop mielleux. Trop polit. Ça avait déjà énervé d'autre personne, n'est ce pas, Zakuro-san ?
Je m'écarte d'un pas. Je ne peux pas relancer la conversation sur le temps sans même voir la lune. Lune qu'il avait caché de mon champ de vision a cause de sa stature trop imposante. Je ne sais pas si c'est naturel, mais si ce n'est pas le cas, ça devrait être illégal de faire autant de musculation.

- J'aurais du m'excuser directement en effet. Et surtout, lorsque j'ai arrêté de stresser a cause de mon retard, comprendre que cela signifie que la mauvaise habitude est acquise comme normale. J'aurais du y remédier.

J'hésite, je passe la main sur le col de mon haut, en voulant lui poser la question. C'est trop tôt. Je ne veux pas qu'il pense que je viens le voir juste pour ça. Mais c'est le cas, et au moment ou j'aurais posé la question, cela deviendra évident....repoussons cet instant pour le moment. Sato, fais la conversation au moins une nuit dans ta vie.

- Néanmoins, une lune d'été pareille, ça serait dommage de ne pas en profiter. C'est une mauvaise excuse pour mon retard, mais une excuse quand même....enfin je crois.

Je souris timidement en regardant Thornberg. Je suis un peu décalé de lui, et en diagonale, dans la lueur de la lune, il a l'air humain finalement. Je reprend des couleurs.

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MessageSujet: Re: The Forbidden Kingdom - PV -   Lun 27 Mar 2017 - 14:16


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J'étais plutôt gringalet lorsque je suis entré dans une des quelques prisons fermées danoises. Avant, je n'étais pas une armoire à glace, mais plutôt la grande perche du département de la criminelle. Alors oui, j'étais plutôt actif, mais à 25 ans à peine, j'arborais déjà quelques poignets d'amour. Plus bureaucrate qu'homme de terrain, je portais des lunettes parce qu'elles creusaient encore plus le fossé qui me séparait de mon casse-cou(ille) de frangin. Quatre années mais aussi quelques centimètres (pas grand chose) de différence, il fallait que je me sente encore meilleur et supérieur à Alex, en tout point. Justement parce que d'un point de vue physique, nous nous ressemblions trop. Je ne voulais pas que ses frasques se calquent à l'image remarquable que j'avais forgée par ma volonté de réussir et de me construire un avenir. Malgré tout, je devais constamment être derrière son dos. J'étais son grand frère, et son père à la fois. Je me devais donc d'être sévère. C'est ainsi qu'à mon excellence s'ajoutait.... cette allure de mec qui avait, non pas un balai là où le soleil ne brille jamais, mais carrément un aspirateur. Sans parler de mon manque de d'humour. Lorsque j'ouvrais la bouche pour sortir une vanne, mon sens de la dérision ne plaisait pas des masses.

C'est pourquoi la taule m'a énormément apporté. Je n'ai pas passé que de bons moments, mais dès lors que j'ai franchi les portes de la prison ouverte de Jyderup, j'ai à nouveau appris à vivre en société, quand bien même c'était dans un milieu carcéral. J'avais commencé à me tonifier et à apprendre la mécanique dans le précédent pénitencier, mais les menaces étaient toujours présentes. A Jyde, j'ai développé plus encore mon physique, mais je me suis bientôt retrouvé limité à une heure par jour pour manipuler les poids les plus lourds, par mesure de prudence. Lorsqu'ils sont bien placés, pour le peu qu'on y mette non pas seulement de la force mais de la puissance, de simples coups peuvent vous mettre KO. Il n'est pas nécessaire d'être champion du monde karaté pour y parvenir. Briser une nuque est à la portée de n'importe qui, après tout.

Enfin bref. J'ai retrouvé à Jyde l'ordre et la discipline, valeurs qui me semblaient déjà indispensables avant que je me retrouve derrière les barreaux. J'ai perdu 15 années de "liberté", je n'ai pas vu mon fils naitre, ni grandir, et pourtant, c'est bien entre ces murs que j'ai appris ce que c'était réellement de profiter de la vie. C'était une nouvelle forme d'éducation qu'on m'inculquait, celle de la vie en communauté. Je n'étais plus l'individu au dessus des autres, je n'étais plus le bras armé de l'autorité. Je gardais la mienne, mais j'étais devenu l'égal des autres et je faisais parti d'un tout. Aujourd'hui, même avec un job de merde, je prône toujours l'égalité, toutes espèces confondues. Avec humour aussi, un peu idiot et sans tact parfois; je sais, je suis vulgaire.

Alors quand j'entends le petit scarabée sortir sa première réplique au moment où je m'apprête à ouvrir le portillon, mon mouvement s'arrête.L'espace d'un instant, je me suis demandé s'il se foutait pas un peu de ma gueule.  Je me retourne à nouveau vers lui mais je garde mes distances cette fois, tout en croisant les bras. Il fait ses japoniaiseries là, des excuses... en veux-tu en voilà. Alors quoi, on n'a pas l'habitude de faire preuve de répartie ? Faut assumer mon ptit bonhomme ! Je pousse un soupir alors qu'il s'excuse encore, pour la énième fois. Cette fois, je m'approche de lui, lève mon bras qu'on aurait pu penser menaçant mais il n'en est rien. Je pose simplement ma main sur la tête du moucheron et j'appuie. Dans ce pays de fous, toucher les gens relève du manque de savoir-vivre. Je ne l'entend pas de cette oreille. Garder ses distances, c'est bien, mais fuir c'est lâche, et hypocrite.

- Hey. Une seule fois, ça suffit. Tu vas pas te coucher à plat ventre non plus ?? Oublie cette histoire de prononciation. Pas mal d'élèves et même cette tapette de sous-dirlo m'appellent "Thor". Mais si ça te semble trop familier, "Erik" c'est très bien aussi. Enfin, tant que tu ne m'appelle pas "Monsieur", je m'en cale.

Je retire ma main et finalement je décoche un très gros sourire avant de pousser un rire bref.

- Allez, détends-toi petit ! Cesse de te forcer à trouver des prétextes pour tailler bavette. A moins que tu aies quelque chose de particulier à me demander ? Si vraiment tu veux parler du ciel, je te conseille de te trouver une jolie ptite donzelle et de l'amener à Amani. La pollution lumineuse y est faible, ce qui te laissera tout le loisir de....enfin, je vais pas te faire un dessin hein.

Bah quoi ? C'est bon, c'est pas un bébé non plus. Avec son joli petit minois d'Idol, il a déjà dû s'en envoyer quelques unes derrière les fourrés.

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MessageSujet: Re: The Forbidden Kingdom - PV -   Ven 31 Mar 2017 - 2:15

Je la vois venir, avec cette lenteur insondable qui caractérise les attaques amicales. Comme un monstre gigantesque qu'il est pourtant impossible a éviter. Si je recule, je suis mort, je tombe tete la première en dehors de la zone qu'illumine la lune, me faisant agoniser lentement jusqu'à ce que mort s'en suive. Si j'avance, je me prend un véritable rocher. Un monstre fait de chair et de sang qui semble pourtant bien loin de la condition humaine qui est la mienne. Mais ce n'est pas la première fois que je pense a ce genre de chose devant quelqu'un. C'est la deuxième en fait. Je ne peux faire que la même chose que lors de la première fois. Avancer. Car si en avançant j'ai a peine plus de zéro pour cent de chance de survivre, en reculant, je meurs instantanément.

L'attaque approche toujours, elle est a mi-chemin. Je n'ai pas le temps d'y réfléchir beaucoup. Concentre toi, Sato-Sato, ce n'est pas le moment d'avoir des pensées inutiles. Un Biu Ji simple, dans sa trachée que je transperce d'un coup sec, suivi, après avoir mon chum kiu, un Hado derrière le genou qui le fait tomber en avant. Il ne peux plus respirer, il est au sol. Ou alors, j'utilise son centre de gravité plus important contre lui. Une simple poussée, comme durant un mook jong. Puis une fois a terre, je l’achève au sol. Son bras levé déréglant son centre, il serait aisé de pratiquer cette offensive. Mais peut importe l'angle de vu, il semble toujours aussi énorme. Elle est la. Pas le temps de réfléchir.

Je sens mes jambes, du bout des orteils jusqu'en haut de mes hanches, la pression qu'exerce son bras sur mon crane. Il n'y a rien de méchant, et encore pour une question d'honneur martiale stupide, je fais en sorte de ne pas montrer le poids qu'il vient d'infliger a mon corps. Je réussis, et j'en suis plutôt satisfais, malgré que je garde le sourire que je voulais envoyer pour moi même. Pas besoin de ce genre de chose dans cette situation. Une fois le contact passé, la pression reste identique, et je m'y adapte. C'est plus un geste amicale a ce qu'il paraît. J'ai presque honte du calcul rapide que j'ai fais mentalement une seconde plus tôt. Déformation professionnel sans doute. Mon sourire apparaît, pas celui qui se veux vantard, qui n'a de toute façon jamais vraiment eu de place sur mon visage. Ce n'est pas mon genre....mais pensé que ce n'est pas mon genre d’être vantard ne fait il pas de moi ce que je pense que je ne suis pas.... ?

Si je n'avais pas une main visé sur ma blondeur naturelle, j'aurais secoué la tête pour me débarrasser de ces analyses ridiculement compliqués au vu de la situation. Thor, hein ? Comme le dieu ? Le personnage mythologique ? Ou comme le héros de Marvel ? Je ne m'y connais pas trop en bd, difficile d'approfondir un autre thème que le manga, qui me prend déjà beaucoup de temps afin d'en décortiqué les sorties hebdomadaires....je dois avoir une trentaine de jump en retard, qui m'attendent dans ma chambre....chez moi....

- Erik...san ? Je pense que ça ira, si cela vous conviens, donc.

Sa main disparaît enfin, et j'ai l'impression que la gravité exercé sur mon corps diminue de moitié. Une sensation très agréable. Enfin, pas au point de lui demander de recommencer, je n'ai pas envie de rentrer dans le sol a nouveau. Son sourire aussi large qu'avenant me sort définitivement de mon songe afin de me ramener dans la situation présente. Il rigole. Je ne comprend pas véritablement pourquoi, mais si il est de bonne humeur, c'est plutôt une bonne chose pour mon objectif initial. Il parle, c'est explicite....il doit même l'avoir remarqué vu qu'il stoppe sa phrase puis l’achève d'une façon moins imagé. Je ne peux sans doute m’empêcher de rougir. Je sens en effet mes joues chauffer.

- Je pense qu'il n'y a pas forcément besoin d'une fille pour regarder le ciel non ? Un ami me conviendrait parfaitement pour ce genres d’activités.

Mon regard se lève de nouveau vers l’immensité céleste. D'ici, ça a l'air grand, et de l'espace, sans doute encore plus. De notre espace de vie, nous ne voyons que quelques planètes de notre système. Il y a des centaines de système, dans des milliards de millions d'univers. C'est insondable. L’état de grain de sable n'est même pas cohérent pour exprimer notre taille. Et pourtant, ce n'est pas du vertige que je ressens devant ce spectacle....plutôt du ravissement. Je rigole lentement a mon tour en retrouvant mon sang froid, et par la même occasion, ma couleur de peau habituelle :

- De toute façon, un blond c'est bizarre. Dans cette population qui appartient aux bruns, il vaux mieux ne pas trop s'éloigner des classiques, moi je suis en dehors de ces classiques. Je ressemble presque a un étudiant étranger, non ?

Je souris a nouveau, plus détendu qu'au début de l'entrevue. De toute façon, cela ne sert plus a rien de le cacher, âpres tout Erik a l'air d’être quelqu'un de bien, encore plus maintenant que je discute un peu avec lui. Je risque quoi au pire. Un refus ? Sans doute. Une mise a mort ? Probablement pas. Raison de plus pour tenter le coup. Je passe ma main dans mes cheveux, les ramenant rapidement en arrière. Il fait encore un peu chaud, même a cette heure tardive. Et faire ça permet a une douce brise de parvenir jusqu'à mon front.

- Vous avez vu juste néanmoins....j'ai une faveur a vous demander....Erik-san. Mr.Valentine m'a dit que vous aviez les clés des sous-sols.....et j'aurais peut être quelque chose a y faire.

C'est dit. Ce n'etait pas si dur. Et mon regard toujours tourné vers la nuit, m’empêche de réfléchir a sa phrase suivante, avant qu'elle ne sorte de sa bouche.

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MessageSujet: Re: The Forbidden Kingdom - PV -   Dim 16 Juil 2017 - 16:26


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Et bien voilà, il m'appelle enfin par mon prénom. Et avec ce suffixe propre à la politesse nippone, je ne trouve pas ça dénué de charme. "Erik-san" hein ? Okay, ça me va. En fait, ça me va bien mieux que Thor, et mine de rien, le "san" ne fait que refléter le respect que ce jeune homme me porte, alors que bon nombres d'étudiants friqués ici me lancent des regards hautains, comme n'importe quel bouseux constipé qui ne respecte personne, surtout pas eux-même. Mon sourire débile anciennement rire se change en sourire plus  amical, plus mature. Hé, je suis un adulte quand même et malgré mes airs légers, je n'en n'oublie pas l'éducation qui a été la mienne. Continuer à faire le mariole ne serait pas respectueux après tout envers ce gamin qui s'efforce de maintenir un semblant de conversation, même si... bah ouais, un gamin reste un gamin. Et visiblement les sujets olé olé ne sont pas sa première source d'inspiration au regard de sa frimousse qui semble s'empourprer. Je n'ai pas eu l'occasion de voir un tel embarras depuis que j'ai abordé le sujet avec mon môme. Mikael a trop baigné dans les coutumes japonaises et dans cette pudeur qui les caractérise.

Je me rends alors compte que le geste que je viens d'avoir à l'attention du petit scarabée est typique de ceux que j'accorde à mon fiston. Lorsque mon regard se pose sur ce gamin qui élève le sien vers les étoiles, c'est encore plus flagrant, même si les propos qui l'accompagnent sont aussi innocents que ceux d'une pucelle dont le crédo est "Jamais avant le mariage". Je ne comprendrai jamais les Japonais. Ils nous sortent des jeux vidéos, des dessin animés - ou plutôt "animes" - et autres divertissement plus pervers les uns que les autres, mais dès qu'il s'agit d'aborder le sujet de façon concrète bien qu'avec recul, il n'y a plus personne, à part des vierges effarouchées qui n'ont qu'une envie : passer en mode autruche et enfoncer leur tête cramoisie dans le fondement de notre Mère la Terre.

"Un ami" hein ? Ou alors, ce petit est de l'autre bord. Mouais, je veux pas savoir. C'est trop awkward. Je vais me contenter de l'écouter pour ne pas avoir à porter sur lui un regard qui me mettrait moi, mal à l'aise. Je hausse donc un sourcil lorsqu'il commence à aborder le sujet de la couleur de cheveux de la population. Alors soit il a de la merde dans les yeux et n'a pas remarquer que moi aussi je suis blond, soit...

Je lève une main vers ma tignasse et libère une mèche de mon masque anti-poussière posé sur mon front, celui là même qui m'évite de façon récurrente à me manger je ne sais quelle saloperie dans mes sublimes yeux bleus (hum hum, pardon. ), enfin, surtout de ne pas avoir à me passer de mes lentilles lorsque je fais mes petite tâches quotidiennes à droite et à gauche dans cette fichue et énormissime académie. Bon, visiblement, mes cheveux sont toujours aussi blonds, un peu dégueu certes, j'ai pas encore pris ma douche, mais quand même. On voit que j'ai pas la couenne de Blanche-Neige. Est-ce que ça veut dire pour autant que je suis bizarre?

Tout est-il que je n'ai pas le temps de répliquer qu'il me coupe la chique. Alors comme ça, ma pornstar favorite me laisserait plein pouvoir de décision sur quoi faire pour ce morveux ? Enfin, c'est un peu facile de se dire "Allez voir ce bon vieux Hagrid et déballez-lui quelques politesses. S'il est de bonne humeur, de Géant du château de Pou-du-Lard il se transformera en nain Pisse-Partout du Fort-Boyaux."
Bah ouais, mais non.

- Ah ouais, il a dit ça l'autre ?

Je hausse les sourcils et m'éloigne vers la sortie. Je commence à ouvrir le portillon de la grille principale.

- Donne-moi une seule bonne raison pour qu'un type à la chevelure bizarre, permettrait l'accès d'une zone interdite à un élève aux tifs aussi bizarres, tout ça parce qu'un individu - qui pourtant n'a rien d'un brun, mais qui est un des deux mongoles à la tête de cette académie - a sous-entendu que ça serait possible.

Ouais j'ai pas trop apprécié cette histoire de cheveux. Mais c'est surtout le fait que l'autre trou-d'uc n'ait même pas daigné m'en parler qui me hérisse les poals.


HRP: Laisse-moi me remettre dans le bain, hein.

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MessageSujet: Re: The Forbidden Kingdom - PV -   Lun 17 Juil 2017 - 17:51

A la base l'important était de ne pas faire d'erreur. J'ai l'impression de les cumulés. La façon dont il me regarde, dont il me parle. La façon dont il s'est touché les cheveux, comme une remarque négative a ce que j'avais dis. Il prend ça comme une insulte, peut etre. Enfin, si c'est le cas, alors je suis assez stupide pour m'insulter moi même. C'est possible, quand j'y pense, j'ai toujours eu le chic pour me rabaisser intérieurement. Et maintenant je m'en rend compte. Quand j'étais plus jeune et que ce que je faisais n'était jamais assez bien pour mon pere, je me faisais souvent des remarques comme quoi je n'étais pas assez bien pour lui, et que n'importe quel enfant aurait était meilleur que moi dans tout les domaines. Je n'étais pas une bête d’étude, même dans les petites classes, et il n'avait jamais manqué de me le rappeler.

Finalement, c'est sa façon de parler du vice-principal qui me fait dire qu'il est un peu sur les nerfs. « L'autre », c'est forcément de celui que je viens d'évoquer qu'il est question. Oui c'est bien ce qu'il a dit, et la façon dont il l'a dit m'avait donné l'impression qu'ils s'entendaient bien tout les deux. Je me dois de revoir ma position, a présent, vu que ça n'a pas du tout l'air d’être le cas, en fait. Je soupir intérieurement. Il n'y a jamais rien de simple. Peut être qu'il savait a l'avance que le géant allait refuser, et qu'il voulait se débarrasser de moi. Mais c'est trop tard, et vu notre homme, il m'est désormais impossible de paraître hésitant. Aussi, je garde la tete haute, et parle quasiment sans bredouiller, ne pouvant cependant empêcher mes joues de se colorer a nouveau :

- C'est bien ce qu'il a dit, que vous pourriez me venir en aide pour ça.

Reste a trouver une bonne explication. Je n'avais pas compté a la base a m'étendre sur la raison du fait que je désirais cette clé. J'aurais sans doute du inventer quelque chose, mais j'avais la tête étrangement vide. Peu importe ce que je pourrais dire, je suppose que la vérité était celle qui avait le plus de chance d'aboutir a une réussite. Mais il était du genre brute de décoffrage. Il était inutile que je m'attarde sur le coté larmoyant de l'histoire. Lui dire pourquoi j'avais arrête de faire des tournois au lycée, parce que je me sentais mal de blesser mes adversaires, l'aurait peut être plus fait rigoler qu'autre chose. Enfin, je gardais ça dans un coin de ma tête, quitte a le ressortir plus tard.

- J'ai bien une raison a cela......je fais des arts-martiaux. Du Kung-fu en fait, wing chun pour etre plus précis. Ça vous parle peut être. J'ai atteins les nationaux quand j'étais au lycée, mais pour raison personnelle, qui ne vous intéresseront sans doute pas, j'ai préféré ne pas y aller. Mais j'avais de grandes de gagner....sans vouloir me vanter ou quoi.....etre objectif je veux dire....je....

Je m’arrête de parler un moment. Qu'est ce que je suis en train de raconter ? Je passe pour un vantard qui regarde les autres avec dédain. Enfin, c'est l'impression que j'ai en écoutant mes propres paroles. Je suis la pour le convaincre de m'aider, par pour le faire adhérer a mon fan-club. En meme temps, il fallait bien raconter pour ne pas demander ça comme ça, venant de nul part. Je me passe la main sur le front. Je suis étonnamment en sueur. Peut etre parce que je supporte mal la chaleur, sans doute parce que je déteste ce genre de situation.

- J’étais probablement parmi les quatre plus fort. Et si j'ai voulu éviter que cela s'ébruite, il semble que j'ai fini par le dire par mégarde a Yui-sensei. Ou alors il le savait déjà, je ne sais plus. Enfin, il aurait voulu que je combatte de nouveau dans ce genre de tournoi. Il pense que cela pourrait m’être utile, personnellement. Mais aussi pour l'école, pour lui faire un nom sur la scène nationale dans ma discipline, vu que notre club est dépourvu de membres vraiment forts.


Bon, les bases sont posés, et j'ai dis absolument toute la vérité. On ne pourra pas dire que je n'ai pas fais un effort. Je cache ce tournoi depuis la minute ou il s'est terminé. Je repense a la façon dont les gens avaient changés leurs façon de me voir les premières semaines. Comment j'avais eu mon moment de popularité. Dégouttant. Les gens ne sont attirés que par l’appât du gain, par la célébrité. A la seconde ou j'ai annoncé que je ne participerais pas a la phase suivant, comme par magie, l'attention s'est détourné de moi. Et j'étais retourné a ma solitude salvatrice. Je suppose que c'est ce que mon maître avait du aussi connaître, sauf que lui s’était plutôt complaît dans cette prospérité.

- Comme j'ai dis plus tôt, notre club est plutôt faible, et le découpage du dojo est loin d’être en notre faveur, j'ai du mal a m’entraîner correctement, et encore plus a méditer et a m’étirer. Je manque de place. Aussi, le vice-principal m'a gentiment proposé de m'accorder une salle personnelle, dans le secteur interdit aux étudiants. Ceci bien sur, en faisant en sorte que cela reste entre nous trois.

Voila, l'explication est plutôt claire finalement, mais reste ce sentiment étrange de me trouver entre deux feux. J’espère déjà que l'histoire ne s'ébruitera pas, mais si j'ai soudainement un doute vis a vis du vice-principal en question, Erik me semble quelqu'un de fiable. Les hommes bourru sont souvent ceux sur qui ont peux compter, ils connaissent la valeur de l'amitié. Si tant est que l'on puisse qualifier notre relation d'amicale. Je me sens presque sur une pente ascendante, alors je me risque une dernière question.

- Vous ne semblez pas vraiment les appréciez, les gens de la direction de l'académie, je me trompe ?

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