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 Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.

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Shiki Katsuragi
► Civil - Réceptionniste au Pachinko Palace Hotel | Yakuza
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MessageSujet: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Dim 22 Jan 2017 - 13:15

Janvier 2017.

La nouvelle année a commencé il y a peu, toutefois, presque un mois s’est écoulé déjà. Le temps défile, laissant son influence ancrer un Japonais en aucun cas pur souche dans une sphère qui semble délétère pour bon nombre de citoyens de l’archipel nippon, et au-delà.

Il est passé quatre heures du matin. Shiki Katsuragi, 24 ans, a terminé sa nuit de travail. Toutefois, il ne risque pas de trouver le sommeil quand bien même la fatigue orne inexorablement son visage lisse dont les traits anciennement juvéniles ont laissé la place à d’autres, plus matures depuis que sa vie a pris un autre tournant au sein du Seiryū-kaï.
Pour l’heure, il a donc quitté l’hôtel afin de se rendre dans cette résidence de la rue Omega où il séjournait avant d’intégrer le clan Hachiya, lorsqu’il lui était redevable. Toutefois, Shiki prend un instant pour s’arrêter au milieu de la ruelle non loin du parc, si on peut l’appeler ainsi. De là où il se trouve, la vue du ciel est dégagée. La nuit est bien noire, le quartier n’est que peu éclairé, et pourtant la clarté est de mise : c’est le dernier croissant de lune qui s’est élevé, et pour lui tenir compagnie sur la voûte, des constellations scintillent. Pas la moindre brume ne vient faire obstacle à cette vue. A quand remonte la dernière fois où il avait levé les yeux au ciel ? A force de faire des courbettes aux clients, à ses aînés et en particulier à son wakagashira, Shiki a oublié l’existence des choses magnifiques loin de sa perception. Des espoirs, des rêves, des ambitions. Il les a oubliés car il ne peut plus faire marche arrière.

Il lève la main jusqu’à la lune, tentant de l’attraper entre le pouce et l’index. Elle semble si mince, si minuscule, si fragile de là où il se trouve. Depuis ce satellite naturel, lui-même n’est qu'insignifiance. Son bras retombe lourdement et le pan de son écharpe qui couvrait ses lèvres glisse, pour mieux longer son flanc droit.

“Vouloir décrocher la Lune” n’est même pas du ressort de l’impossible. C’est tout bonnement... ridicule. Le jeune yakuza pousse un soupir, laissant une nuée dense s’échapper de ses lèvres. Malgré tout, il garde le dos droit, ne semblant pas vouloir se défaire de cette vue imprenable et ne pouvant s’empêcher de faire un voeu en voyant filer un météoroïde. Malgré l’ambiance menaçante qui se dégage du quartier sordide, Shiki ne se sent bien nulle part ailleurs. C’est la semaine, aussi il n’y a personne dans le coin mais quand vient le week-end, il lui arrive de désirer se fondre dans la masse en troquant son costume pour quelque chose de plus passe partout comme un jogging. Ce n’est présentement pas le cas, et il n’a plus envie de penser à sa vie actuellement qui va encore prendre un tournant majeur dans les mois qui viennent. Comment pourrait-il échapper à “ça” ?

Lorsqu’il était petit, sa mère Julie lui a rarement conté des histoires. Une fois ou deux tout au plus. Plus tard, elle en avait lu bien plus avec son cadet, Vérité. En Français. En revanche, à la naissance de Charlie, c’est Shiki lui-même qui s’était vu confier cette mission. C’est en lisant des contes à son petit frère qu’il avait accéléré l’apprentissage de la lecture, mais en Japonais. Puis en Français. Aujourd’hui, plus de contes, plus de lectures. Mais c’est ce soir là, alors qu’il a bientôt un quart de siècle qu’il aimerait que la représentation de cette étoile filante aperçue tantôt apparaisse et exauce ce voeu. Une fée, un magicien, peu importe…

Et tout ce que désire Shiki en cet instant, c’est savoir ce qu’aurait été sa vie si il avait emprunté un autre chemin.

S’il n’avait tout simplement pas rencontré Yun-Jin. Presque sept années ont passé. “Sept ans de réflexion”. Le 14 février… la boucle sera bouclée.

Peut-être.


- S'il vous plait... Aidez-moi. *

Il n'a pas vraiment réalisé avoir prononcé ces mots à voix haute, dans sa langue semi-natale.

* : en français

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Dernière édition par Shiki Katsuragi le Lun 6 Fév 2017 - 13:12, édité 3 fois
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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Dim 22 Jan 2017 - 17:52

C'est quand la nuit éclate que l'on se rend compte de la lueur éblouissante qu'abat le soleil sur notre visage. C’était un vieux maître qui avait prononcé cette phrase sur son lit de mort, alors ses yeux avaient déjà eu bien des lunes pour s'accoutumer a la noirceur de la mort. Ce n’était pas vraiment une pensée très amusante que je venais de voir dans un nouveau rêve qui me tirait de ma torpeur par sa poésie macabre.

Je me redresse sur mes bras, les paumes de mes mains s'enfonçant dans le tatami a peine éclairé par la lune qui passe a travers une fenêtre recouverte de poussière. Une petite minute de réflexion et je parviens a me remémoré l'endroit ou je me trouve. Cette petite salle jusque la désaffecté que j'ai pu transformer avec l'autorisation du directeur pour en faire ma salle d’entraînement personnelle. Un tatami, quelques accessoires, et il ne m'en avait pas fallu plus. Et comme a mon habitude, j'ai fini par m'y endormir après m’être affalé pour prendre une pause bien méritée.

Je soupire en me redressant d'un bon. Aucune idée de l'heure qu'il peux être, mais vu cette lune qui m'éclaire, c'est probablement le beau milieu de la nuit. D'une façon robotique, je repousse dans un coin de la pièce le matériel que j'ai sortis, puis ouvre la porte afin de faire connaissance avec le froid de l'hiver qui sévit actuellement. Un mois depuis la nouvelle année, un peu moins peut être mais j'ai toujours du mal a me faire au calendrier.

Les jours passent et se ressemblent sans que je parvienne toujours a me rendre compte de cette aiguille qui tourne sans discontinuer, faisant avancer le temps avec autant de patience que d’efficacité. Je tourne la clé dans la serrure après avoir fermé la porte derrière moi. Je me retourne devant le parc de l'école désert a cette heure.

Je n'ai aucune idée de l'heure. Je n'ai aucune idée du jour et donc si je dois retourner dormir afin d’être paré a une nouvelle journée d’ennuis. Et surtout ma tenue n'est pas du tout prévue pour une sortie hivernale, mon Chan Quan martial ne descendant pas en dessous des tibias, et laissant mes bras nues, recouvrant le reste de mon corps que d'une couche fine de tissu prévu pour laisser les mouvements libres et aisés.

Je n'ai toutefois pas la sensation de la tétanisation, comme si cette température ne pouvait m'atteindre. Prenant ça comme un signal que ma journée est plus proche du début que de la fin, je décide de partir me promener sans avoir de réel but. Dix minutes, une heure, dix heures, je veux simplement continuer a avancer sous ce ciel dégagé.

De rues en rues, de routes en routes, je me déplace comme un fantôme dans cette ville silencieusement déserte. Ne croisant que quelques badauds attirés par la chaleur nocturne. Il n'y a aucun signe entre eux et moi, signe que nous ne sommes la que des âmes errantes a la recherche de quelque chose qui ne nous est pas connue. De quartiers en quartiers, sans avoir la moindre idée de la zone ou je me trouve. Hebi ? Hiryuu ?

Je suis attiré inlassablement vers Bougu, c'est évident, comme si toutes mes précédentes mésaventures dans cet endroit m'appelaient afin de donner une nouvelle dose d’adrénaline a ma vie actuellement plus morne que vive. Histoire de couper ma routine, je tourne les pieds dans un parc que je croise sur mon flanc droit et je m’arrête soudainement au cœur d'une allée, observant le ciel avec attention.

Si les constellations sont la représentation de la rivière de la vie, alors la mienne ne doit pas être apparente actuellement. Je m'ennuie en fait. C'est sans doute le problème quand vous n'avez jamais rien fait durant une partie de votre vie, puis qu'il vous arrive énormément de chose en seulement quelques semaines. Lorsque le calme et la routine reviennent, il ne reste plus que l'ennuie et l'impression de mourir a petit feu. Je devrais peut être faire comme dans certain manga du jump, rentrer dans un gang de Yakuza et faire des combats pour protéger l'honneur de mon clan. Je souris a cette pensée tout en reprenant ma route. Mes avants bras commencent a rougir du froid, mais je n'en ai cure, continuant sans me retourner.

Ce parc est aussi désert que le reste de la ville. Comme avant je ne croise qu'une seule personne, un homme un peu plus vieux que moi probablement. Je ne le regarde même pas, tout comme je n'ai regardé personne d'autre jusque la. Toutefois je l'entend prononcer quelques mots dans une langue qui sonne a mes oreilles comme un retour dans le passé. La langue de mon coté paternel chante dans ma tête me faisant tourner la tête dans sa direction comme un réflexe gravé jusque dans ma poitrine par mes jeunes années. Je le regarde d'une façon sans doute étrange, en continuant de marcher, encore et encore, jusqu'à ce que mon inattention me coûte un petit accident avec un lampadaire qui passait par la. Je m'y heurte violemment, chancelant en arrière et tombant sur les fesses.

Je vois des étoiles pendant quelques secondes, tout en bredouillant a haute voix un « ça va ça va je vais bien » a destination de personne finalement, a part moi. Je tourne la tête vers le jeune homme en question, sans faire attention au fait qu'il se soit retourné vers moi ou non, et dans l'étourdissement, je lâche d'une façon abrupte en me relevant lentement, dans la dernière langue que j'ai entendu, le Français :

- Vous avez un problème ? Je peux peut être vous aider ?

Chose étrange, de la part de quelqu'un qui vient de se prendre un poteau en plein visage, a quatre heure du matin.

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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Dim 22 Jan 2017 - 19:42

Ruelle de Bougu, non loin du parc.


4h17.


“ Boing ! “ Enfin, quelque chose dans le genre fait sursauter Shiki. Sa réaction sur le coup : l’effarement. S’il n’était pas tout à fait sorti de ses rêveries lorsque l’étrange bruit a retenti, ce n’est désormais plus le cas. La machine de quasi-perfection Katsuragi s’est remise en route, animant ses jambes. En quelques instants, il se retrouve auprès de l’individu à terre. Il lui tend le bras et tandis qu’il s’apprêtait à prendre la parole, l’inconnu le prend de vitesse, lui arrachant les mots de la bouche. Saisi par la situation incongrue, Shiki se fige presque d’effroi, le bras toujours en suspend.

Pourquoi ? Alors qu’il est à terre, pourquoi est-ce qu’il lui propose son aide ? Avait-il l’air si désespéré au point d’attirer la pitié du premier type passant par là ? L’espace d’un court instant, Shiki fronce les sourcils, se mettant aussitôt sur ses gardes. Quelque chose de pas net émane de ce garçon aux cheveux clairs et aux traits asiatiques. Il est jeune, mais semble robuste malgré son doux visage. La tenue qu’il porte n’est pas vraiment adéquate, vu les températures négatives, particulièrement durant la nuit. D’où sort-il alors ?

Et puis… Ca lui revient. Ses dernières pensées, la lune, l’étoile… La prière.

Avait-il parlé tout haut ? Maintenant qu’il y pense… le jeune homme au sol s’est exprimé en français. Ainsi, c’est lui le messager qu’on a décidé de lui envoyer ? Shiki finit par étirer un sourire. Ce n’est probablement qu’une coïncidence, mais en cette heure il a bien envie de se prêter au jeu, même si ça n’est que pour de brefs instants. N’attendant pas plus longtemps, il attrape l’avant-bras du garçon et, tirant d'un coup sec, le force à se relever sans la moindre difficulté. Si Shiki a perdu de la masse au niveau des jambes depuis qu’il ne se déplace plus en bicyclette, la pratique du kyudo a développé finement les muscles de ses bras, et accentué la poigne de ses doigts pourtant délicats. Petit haussement de sourcil. Les deux jeunes hommes font quasiment la même taille.

- Tu as volé ma réplique.

Il observe le front du gamin… oui, il est à ses yeux un gamin donc le tutoiement s’est imposé de lui-même. La vie de Shiki Katsuragi ne l’a pas épargné, depuis toujours.

- Ne bouge pas, tu as...

Il tend doucement la main vers le visage du blondinet, vers cette rougeur naissante. L’espace d’un instant, il a la sensation de revoir Vérité. Ce dernier a quitté le pays trop tôt. Il a sûrement grandi. Charlie quant à lui, l’a désormais dépassé d’une demie-tête.
Le pouce glissant délicatement sur la rougeur, Shiki déclare le plus naturellement du monde.

- Tu vas avoir une bosse.

Réalisant alors son geste, il retire vivement sa main qu’il regarde comme si elle était couverte de pustules. Des gestes tendres, un besoin incessant de protéger quelqu’un. Encore et toujours. Paradoxalement, c’est pour cette raison qu’il a intégré le clan. Mais, il le sait, ce n’est pas la meilleure façon de protéger sa famille et ses amis. Pas aux dépens des autres, quand bien même ils lui sont inconnus. Parviendra-t-il nettoyer le sang qu’il a sur les mains ?
Il pivote d’un quart de tour et pousse un soupir.

- Mon geste était déplacé, je suis désolé.

Désireux d’effacer l’embarras qui l’anime, il passe à autre chose.

- Qui es-tu ?


Ca fait un moment qu’il n’a pas eu l’occasion d’utiliser la langue française. Il se souvient de ses années lycée, les premières, où son rang de populaire le poussait à communiquer presque de force dans cette langue avec ces autres m’as-tu-vu qu’il ne pouvait au fond pas souffrir la présence. Toutefois, c’est avec Julie que les conversations sont les plus agréables. S’il a le courage de regarder le visage doux et aimant de sa mère, avec Satori, c’est une autre affaire. Comment pourrait-il faire face à son père maintenant qu’il a sali le nom des Katsuragi en entrant dans la mafia ? Quand bien même ce dernier l’ignore.

Assez.

4h19.



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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Sam 28 Jan 2017 - 18:51

C'est peut être le choc, ou tout simplement une idée venue du fin fond de mon esprit qui germe au moment ou je me rend compte vraiment que j'ai touché le sol. La terre est ronde, et elle tourne. C'est sans doute pour cela que le sol autour de moi ne peux s’empêcher de se mouvoir devant mes paupières a demi-ouvertes. Une danse effréné qui se s’arrête qu'au moment ou je me décide de fermer les yeux pour reprendre mon calme. Les mots sont sortit de ma bouche comme un réflexe, sans doute pour garder la face après cette chute impromptue. J'aurais du écouter les conseils des adultes. Toujours regarder devant soi lorsque l'on marche. C'est une bonne idée finalement, maintenant que je suis dans cette situation. Un sourire étrange s'échappe de mes lèvres, a cette pensées, qui disparaît rapidement sous la surprise.

Je me retrouve en effet de nouveau sur mes jambes, assez pour tenter d'ouvrir les yeux a nouveau. Je suis sur d'avoir tenté de me remettre debout par moi même, mais je me rend compte maintenant qu'on m'y a aidé. L'étranger qui m'a interpellé visuellement une seconde plus tot, est venu a mon secours. Était-ce une seconde ? Ou alors une heure. Une minute me paraît un bon compromis et je me base sur ce timing pour garder une notion de temps. J’entends ses paroles qui s’enchaînent. C'est amusant en effet de penser dans ma situation que je suis celui qui a proposé un éventuel secours. Une aide venu d'un homme allongé par terre doit paraître bien insignifiante mais je ne compte pas retirer ma proposition cependant. Après tout il semblait chercher de l'aide, ou c'est du moins ce que j'ai cru comprendre.

Je gagne en stabilité et parvient a me retrouver face a la main de mon camarade de fortune qui touche mon front d'un air inquiet. Retenant un mouvement de retrait que j'ai failli avoir par réflexe, je préfère rester calme devant son mouvement qui ne semble de toute manière pas hostile. Il vient de m'aider après tout, je ne compte pas être de mauvaise compagnie. Ou malpoli d'une quelconque façon. C'est lui qui retire d'ailleurs sa main, précipitemment, comme d'un geste d'excuse. Ce n’était qu'un geste, je n'en prend pas vraiment compte, d'autant qu'il me permet de deviner que mon visage est déjà déformé par une bosse qui risque de me suivre quelques jours et d'augmenter le pourcentage de gens se retournant dans la rue a mon passage. Un blond ne passe pas inaperçu, alors un blond défiguré. J’espère juste que cela n'est pas si visible que ça. J'aurais presque préféré recevoir une blessure durant un entraînement. Mais pour cela faudrait il que je m’entraîne avec quelqu'un.

Ses paroles confirmes encore une fois mes pensées. Puis il s'excuse a haute voix, pour accompagner cette main qui est revenu précipitamment vers son propriétaire. Mon visage crispé par cette rencontre avec un inconnu, je m'étonne moi même en pensant que je l'ai finalement apostropher de moi même. Les gens changent, mais a ce point la, Keimoo a vraiment fait des miracles sur ma personnalité. Mon ancien moi n'aurait jamais fait ça. Mon ancien moi ne se serait jamais prit un poteau. Je soupire en ouvrant la bouche.

- Pas ne ok probleme.

Je m’arrête, comme tentant de comprendre ce que je viens de dire. Je refais la phrase dans ma tête. Oui cela ne voulait rien dire. La timidité me rattrape plus vite que ce que j'avais escompté. Ou le choc. Sans doute les deux. Je passe lentement ma main sur mon visage pour tenter de retrouver mon sang froid, alors qu'il me demande qui je suis. L'éternelle question des premières rencontres. Je préfère ne pas répondre tout de suite afin d’être sur de ne pas cafouiller quelque chose d'incompréhensible une nouvelle fois. Je souffle une fois, deux fois, puis pensant que je peux de nouveau articuler quelque chose, j'ouvre la bouche.

- Je suis....euh....perdu je crois.

Je viens de m'en rendre compte en parlant. Je suis sans doute a Bougu. J'aurais presque envie d'en rire. Doté d'un sens de l'orientation déplorable, c'est finalement toujours dans ce quartier que je fini, a la recherche d'une aide providentielle pour retrouver mon chemin. Comme l'été dernier avec Takuya. Ou alors avec Ethel...ah non, c’était dans le centre ville. Je n'arrive même plus a savoir ou je me perd. Je ricane intérieurement en me rendant compte de l'impolitesse dont j'ai fais preuve a l'instant.

- Oh, pardonnez moi, c’était plutôt impolis. Merci beaucoup de m'avoir aidé, je ne me prend pas de poteau souvent, alors pour une fois que cela m'arrive, votre aide m'a était précieuse. Je suis Satoshi. Sakutaro Satoshi.

Je m'incline pour accompagner ma présentation de ma façon habituelle, très proche du sol, plus proche de la révérence que du signe de respect Japonais traditionnel. Alors que c’était ce qui m'avait frappé a la base, je me rend soudainement compte que nous conversons en Français depuis le début de l'échange. Cela avait était fait tellement naturellement que je n'avais pas eu l'impression de changer. Je n'ai pas véritablement chercher a savoir si un accent perce dans sa voix ou si il parle la langue comme une langue maternelle, comme je le fais. Il me semble tout de même asiatique, un habitant de la ville peut être ? Je doute que cela soit un étranger en vacances, et de toute façon, vu l'heure matinale, ou tardive selon la façon dont on regarde la situation, dans ce quartier qui plus est réputé mal famé, il n'y a que peu de place pour des touristes. Me souvenant de la raison pour laquelle je me suis arrêté, je reprend la parole :

- Je suis désolé mais....j'avais cru entendre que vous aviez besoin d'aide....c'est pourquoi...

J'interromps ma phrase soudainement, le regardant en silence. Cela ne me regarde pas, il ne m'a pas posé la question directement. Voila pourquoi mon ancien moi était meilleur sur certains aspects. Il ne s’intéressait pas a ce qui ne le regardait pas. Et c’était pourtant l'exacte contraire que je faisais actuellement. Je m'incline de la même façon que lors de la présentation, en tirant légèrement sur le col de mon haut en bredouillant :

- Excusez moi, ce ne sont pas mes affaires, j'ai étais indiscret. Je ne voulais pas vous déranger.

Je soupire pour moi même, espérant ne pas avoir été trop loin.

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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Lun 30 Jan 2017 - 15:46

    Même lieu, 4h18.


Shiki ne hausse même pas un sourcil à la sortie des premiers mots du garçon. Ils sont étranges pour ceux qui n’ont jamais connus que des évènements bien rangés dans des cases construites à l’avance par des mains trop strictes. Et en effet, la ville de Keimoo et tout ce qui s’y trouve semble avoir été dressée pour perturber le sens commun des choses, des évènements, des Hommes. Pour ceux et celles qui se sont habitués à elle, l’étrange devient normal, les us et coutumes demeurent mais subissent des variations, et de jeunes blonds probablement encore mineurs faiblement habillés proposent leur aide à des Yakuza déprimés dans des quartiers peu fréquentables. Le tout, en français. Ce genre de choses n’arrive pas. Cela ne se peut, à part peut-être dans des rêveries, des contes ou autre fictions rédigées par des auteurs au casque un peu pété.

Shiki se ficherait bien de figurer dans une histoire étrange s’il en avait conscience. Sa vie n’a jamais été ce qu’il a souhaité qu’elle soit, ce sont les autres qui ont écrit la sienne pour lui, et ce, depuis la naissance. Ses parents, ses frères, ses connaissances et celles de son entourage. Au fond, la seule qu’il ait voulu rédiger… a été un échec cuisant. Trop de brouillons, de fautes, de ratures. Des pages chiffonnées jetées aux ordures. Était-il hors-sujet ? Ou justement, bien trop dedans ?

Durant les trois dernières minutes, il était un mix des deux ; le Shiki des autres a aidé l’adolescent à se relever. Le Shiki qu’il aimerait être a tendu une main, caressé une rougeur d'une tendresse non dissimulée et pas forcément destinée à ce garçon inconnu, avant de se faire chasser par ce qu’on attend de lui et qui le dégoûte au plus haut point. A bien y réfléchir, s’il a ôté vivement sa main c’est par crainte de contaminer le petit blond par sa malchance. Quand bien même cette main a commis d’autres gestes irréparables, jamais Shiki Katsuragi n’a émis le souhait de nuire aux autres.

Ses excuses ? Ce n’est là que du conformisme : il ne regrette pas son geste. Ils les a proférées car l'étiquette le veut. Quant à sa dernière question… Ce n’est pas seulement le souhait de connaitre le nom de la personne à qui il s'adresse. Cette dernière pourrait lui répondre Pierre, Paul ou Jacques, que ça serait la même chose. La question est bien plus profonde et subtile qu’elle n’en a l’air, et la première réponse du blond lui fait très légèrement arquer un sourire. Rien que par sa réflexion anticipée. Le gamin est ou intelligent, ou alors c’est un hasard.  
Perdu”, hein ? S’il vient en aide à des inconnus bancales, il ne doit pas l’être tant que ça. Mais s’il ne s’agit que d’un trouble géographique, alors tant qu’il n’est pas tout seul… Il ne sera jamais perdu.
Viennent alors les excuses de l'autre, l’inclinaison forte, très basse, celle qu’on adresse à ceux que l’on respecte profondément. Le cœur de Shiki s’emballe devant tant de déjà-vu. Ce…”Satoshi Sakutaro” est troublant, dans un sens. Shiki glisse la main dans la poche de son pantalon pour en sortir son paquet de cigarettes. “Ce n’est pas bien”, lui diraient père et mère. C’est le clan qui l’a rendu dépendant à la nicotine, mais il serait aisé pour lui d'arrêter s’il en avait la volonté. Hors celle-ci s’est...perdue.

Il monte une tige aux lèvres tout en détournant ce regard chocolat dont il s’habille à l’extérieur, comme on porte une simple paire de chaussures ou de getas. Il garde l’authentique pour qui désirera vraiment le voir. Ce n’est pas son cas.

Shiki finit par tourner le dos à ce garçon, sûrement aussi étrange que lui. Il lève à nouveau les yeux aux cieux tout en expirant sa fumée de temps à autre. Satoshi lui bredouille d’autres mots, d’autres excuses. Sans même le voir, il le sent s’incliner une fois de plus. Il ne se souvient pas avoir été dans une telle situation avant, celle où on s’incline autant devant lui, en dehors du Kyudo. Le rôle de celui qui s'écrase, se soumet, lui revenait, et lui revient encore face à ses "grands frères", à Kuge-sama, son boss et... à Satsuki. La nièce de Kuge. Elle n’est pas encore majeure. Encore quelques mois.

    4h19


- Je ne te demande pas comment tu t’appelles.

Dans quelque mois, il l’épousera.

- Je te demande qui tu es.

La réponse ne sera pas simple. Comment Satoshi pourrait-il l’aider, quand ses plus proches ont échoué ? Ce garçon... n’est personne. Un gamin, au français très bon mais à l’accent discutable. Il ne le pratique pas souvent, mais la maîtrise de manière plutôt étrange. Il doit être métis, comme lui.

Shiki Katsuragi est stupide de croire que quelqu’un sorti de nulle part comme lui puisse l’aider.
Ce Satoshi n’est définitivement personne.

Le brun tire une nouvelle fois sur sa cigarette et laisse la fumée s’évaporer dans la nuit. Plus loin, sur la façade d’un immeuble vétuste, une lumière s’allume, chancelle.

    4h20.

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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Mer 1 Fév 2017 - 16:36

Lentement je sens mes sourcils se froncer. C'est dans ces moments la qu'il est bon d'avoir quelqu'un avec soit, afin de donner une opportunité de changement de cible. J'aurais bien aimé que quelqu'un m'explique clairement ce qu'attendait mon interlocuteur. Je ne te demande pas ton nom, je te demande qui tu es. Tout paraît plus clair une fois que je me répète ces mots pour moi même. Mais oui bien sur, c'est la simplicité même. J'aurais du le comprendre tout de suite. En fait je suis toujours dans la salle d’entraînement, et je suis en plein rêve....si je me frappe la tête quelque part....ah non, c'est déjà fait, je ne rêve pas, je ne comprend juste pas ce qu'il me demande exactement.

- Je ne suis pas totalement sur de comprendre....

La façon dont il m'a tourné le dos peux sans doute s'analyser par un certain énervement. J'essaye de recouper mes actions avec ce que j'aurais déjà fait dans le passé qui aurait finit par mettre en colère quelqu'un d'autre. Je reviens plusieurs mois auparavant, la fois ou je m'étais incliné comme a mon habitude devant le géant, le colosse, le monstre. J'étais dans la même tenue qu'aujourd'hui, et il s'était énervé comme mon interlocuteur actuel. C'est sans doute une piste. Un autre envoyé d'Ashura pour me mettre sur un autre chemin. Mais celui ci a l'air bien moins monstrueux, malgré un entraînement certain au vue de la facilité avec laquelle il m'a remit sur mes pieds quelques minutes plus tôt.

- Pardonnez moi si je vous ai énervé d'une quelconque façon. Je connais quelqu'un qui avait réagit de la sorte après que je me sois....excusé. Et je dis ça au milieu d'une excuse, c'est plutôt amusant....enfin bref....

J'ai la sensation de parler dans le vide. Mais pas a cause de lui, plus tôt a cause de mon manque cruelle de conversation. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai dis ça. Dire quelque d'évident ne fait que le rendre encore plus ridicule. Dans tous les cas au moins je n'ai pas laissé un blanc s'installer....bien que cela aurait sans doute étais mieux. Reprenons. Puisque mon nom et mon prénom ne lui suffit pas, je devrais peut être lui donner mon adresse, mon numéro de téléphone, mon groupe sanguin.....ah oui, je n'ai toujours pas racheté de téléphone. Je touche ma boucle d'oreille d'un air absent, scarification résultante d'une journée avec Aslinn, qui ne me dérange plus véritablement.

Maintenant que j'y pense, il est quatre heure vingt passé du matin maintenant, sans doute. Mais pour lui aussi. Je voulais me promener, mais ce n'est pas habituel. Surtout dans cette tenue. Quelqu'un pourrait être surprit. Mais cela va dans les deux sens. Qu'est ce qu'il fait ici, a une heure pareille ? Je ne me suis pas posé la question car il présente plutôt bien, et surtout, parce qu'il m'a aidé. Mais nous sommes dans le quartier le moins bien réputé de la ville. Alors a part si, comme moi, il s'est perdu, ce qui ne semble pas être le cas a première vue, c'est peut être quelqu'un de mauvaise fréquentation. Plutôt risible de rencontrer quelqu'un qui parle Français dans ce quartier en particulier, comme si la vie me faisait une blague, et me tapotait dans le dos d'un air amusée. Je me passe lentement la main dans les cheveux comme pour tenter de digérer une information que je viens finalement d'inventer sans aucune preuve.

- Je ne sais pas trop quoi vous dire de plus. Je suis simplement un étudiant qui avait besoin de prendre l'air vis a vis d'une société socialement trop chargé pour moi. Un moment de silence est toujours agréable selon moi. Enfin si vous voulez une réponse plus précise, il serait bon que votre question le soit davantage également.

J'ai hésité un instant a lui demander ce que lui faisait ici. Je repense a ce qui m'a traversé la tête avant cette rencontre inattendue. L'idée de devenir un Yakuza. Peut être que s'en est un, qu'il va m'inviter dans sa famille, me tatouer au fer rouge un dragon dans le dos, puis me fournir une arme a feu et me demander d'aller tabasser je ne sais quel larbin d'un gang rival afin de faire mes preuves. Sans doute même prendre sa vie, puis faire disparaître le corps dans je ne sais quel incinérateur dans une décharge désaffecté. Je monterais les échelons aux mêmes rythmes que mon addiction au tabac que je devrais consommer pour ne pas passer pour un faible. Tout les mafieux fument non ? Et enfin un jour ils n'auront plus besoin de moi, et chargeront un petit nouveau de se débarrasser de moi.

Cette histoire sonne plutôt bien quand j'y pense. Un peu comme «Clover», ou «Out»? Ah non ce ne sont que des gangs de lycéens. Plutot « Sun-Ken Rock alors », sauf que je ne serais pas le chef, plutôt celui qui se fait toujours marché dessus. Et puis ce n'est même pas Japonais comme œuvre, mais coréen... je me perd encore une fois et mes yeux vitreux pendant une seconde reviennent sur poser sur le décors autour de moi. Je ne vais pas reprendre la parole alors que je suis le dernier a avoir parlé. C'est impoli. Mais en même temps c'est la politesse qui l'a énervé une seconde plus tôt....non ? Je soupire, les relations humaines sont vraiment trop compliqués pour moi. Dans ma campagne, il n'y a personne en dehors de ma mère, c'est beaucoup plus simple.

Je serre la main droite, reformant mon poing dans un grincement qui m’apparaît audible a l'oreille mais qui est juste l'effet du froid sur mon corps. En mouvement j'étais bien, maintenant que je suis a l’arrêt depuis quelques minutes, la température hivernale me rattrape. Mon visage et mes avant-bras me préviennent de cet état de fait. Un sourire plus large que tout ceux que j'ai fais jusqu'à maintenant apparaît sur mes lèvres. Je suis bien réveillé finalement.

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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Lun 6 Fév 2017 - 15:02

4h20


Si Shiki avait eu accès aux pensées de Satoshi, il se serait probablement bien détendu devant tant de naïveté et de candeur. Peut-être même qu'il se serait aller à pousser un petit rire sarcastique. Ses stéréotypes à propos des Yakuzas l’auraient sûrement amené à taquiner un peu ce blondinet, histoire de savoir jusqu’où il pouvait les pousser. Non, tous les mafieux ne fument pas. Ils ne sont d’ailleurs pas tous tatoués et ça ne se fait certainement pas au fer rouge. L’Irezumi est une épreuve de courage, de loyauté. Surtout s’il est effectué de manière traditionnelle, à la main et non au dermographe. Pour les plus imbus, il symbolise également la richesse car les frais sont très onéreux. Certes, les yakuzas dénotent le crime aux yeux d’une grande partie de la population, même mondiale, mais pour ceux qui connaissent leur histoire véritable depuis l’ère Edo, ils symbolisent surtout un autre aspect du Japon et de ses valeurs. Shiki le savait déjà avant d'en faire partie. Cependant l’image qu’il s’est toujours mis à coeur de témoigner depuis tout petit l’empêche encore d’afficher cette infime part de fierté d’en être.

***


Pachinko palace ~  Mai 2015

- Tu fumes maintenant, Shiki ?

Satsuki avait été surprise de voir le jeune homme accepter la cigarette que lui tendait son oncle.

- Satsuki.
- Pardon, Oji-san.

Et à voir Shiki manquer de recracher ses poumons sous le regard amusé des yakuzas présents ( qui ont aussitôt été fusillés du regard par leur boss), elle en avait donc conclu qu’il s’agissait là de sa première. Une fois seule avec Shiki, elle n’avait pas pu s’empêcher de le réprimander.

- Mais tu es complètement tombé sur la tête ma parole !! Tu détestes le tabac, tu me l’as dit ! Tu as toujours refusé celles que les autres te proposaient ! C’est parce que c’est mon oncle ?
- Oui, Kuge-san.
- Shiki, il y a une différence entre loyauté et soumission. Tu es probablement celui en qui Masa a le plus confiance, et tu n’es même pas yakuza. Tu n’es pas obligé de te rabaisser à ce point.
- Kuge-san…
- Quand est-ce que tu vas m’appeler par mon prénom ??
- Kuge-san. Je ne me suis pas rabaissé. Je me suis senti honoré. C’est aussi simple que ça. Chaque bouffée est certes un poison, mais pour votre oncle, je suis prêt à tous les sacrifices pour rembourser la dette que j’ai envers lui, et le clan.

***


Shiki…. Jusqu’où va ta loyauté ? “ avait alors pensé l’adolescente. C’est une question qui n’a pas de réponse. Dire que le jeune homme n’avait pas encore rejoint le clan à l’époque.


Il a changé, il le sait. Dans sa manière de se tenir, de parler, de regarder les autres lorsqu’il s’adresse à eux. Ses inclinaisons aussi. Pour qu’elles soient aussi basses que celles de Satoshi, il faut qu’en face de lui se dresse une personnalité d’une véritable importance. Elles sont rares. Même Ashita Shiori ne fait plus partie de celles-là. Oh il s’incline face à lui, bien sûr, mais sans excès, juste la politesse.

Ruelle de Bougu, 4h20.

- Je ne suis pas totalement sûr de comprendre....


Shiki ne laisse pas son regard dévier de la fenêtre allumée plus loin. Il observe la silhouette qui s’active à l’intérieur. Elle va, elle vient, elle disparait, réapparait. Elle appartient à un citoyen qui s’apprête à commencer sa journée de travail. Vu l’heure et le quartier, il ne s’agit pas d’un salaryman ou d’une OL, mais probablement un pauvre type qui a du mal à joindre les deux bouts et qui enchaîne les petits boulots dans la même journée.

Que Satoshi peine à le comprendre est logique. La plus-ou-moins question était particulière. Trop subtile pour le gamin et les propros qu’il aborde ensuite ne feront que conforter Shiki dans cette affirmation.


- Pardonnez moi si je vous ai énervé d'une quelconque façon. Je connais quelqu'un qui avait réagi de la sorte après que je me sois....excusé. Et je dis ça au milieu d'une excuse, c'est plutôt amusant....enfin bref....

Il tire sur sa cigarette tout en continuant d’observer le spectacle de la lune qui éclaire tel un projecteur à faible puissance la scène de l’aurore avant l’horreur, le labeur. L’ombre inconnue au loin est de profil lorsque le regard du yakuza se fait rond : les mains de la silhouette ont remonté jusqu’à l’emplacement du visage.
Il soupire.

Shiki Katsuragi n’est en aucun cas énervé. Cependant c’est l’image qu’il donne, visiblement. L’expression qu’il affiche est-elle trop sérieuse ? Les excuses… à force de trop en faire, on ne sait plus distinguer la sincérité de la soumission. Qui peut se targuer d’avoir de l’honneur s’il passe son temps à courber l’échine ? Satsuki a peut-être raison. Les Japonais se soumettent trop, trop vite, trop fort.  

-  Je ne sais pas trop quoi vous dire de plus. Je suis simplement un étudiant qui avait besoin de prendre l'air vis à vis d'une société socialement trop chargée pour moi. Un moment de silence est toujours agréable selon moi. Enfin si vous voulez une réponse plus précise, il serait bon que votre question le soit davantage également.

Resté attentif aux propos du garçon, il regarde à nouveau dans sa direction et étire un petit sourire. Satoshi est tellement jeune et inexpérimenté. Dans tous les domaines, c’est évident. Et pourtant, il ne semble pas beaucoup plus jeune que lui-même. Il se rapproche, observe un peu plus attentivement la tenue qu’il porte. Il retire son écharpe et la passe derrière la nuque du garçon, la laissant pendre ainsi devant les épaules.

- Tu devrais te couvrir un peu plus, Sakutaro-kun. Tu vas tomber malade. Marchons un peu, tu veux bien ?

Sans attendre de réponse de la part du garçon, il se met en route en direction du bâtiment d’où semble résider la silhouette inconnue. Lentement, mais sûrement, il avance, portant de temps à autre ses phalanges aux lèvres jusqu’à terminer cette “merde” qui lui noircit les poumons. Arrivé près d’une poubelle équipée d’une plaque-éteignoir, il y écrase son mégot, avant de le jeter dans le compartiment à déchets Le tout s’est fait sous silence. C’est ce que recherchait Satoshi, nan ?
Il reprend sa marche pendant une centaine de mètres encore.

- Donc tu es étudiant. A l’académie je suppose. Si tel est le cas, nous nous sommes probablement croisés dans les dojos.

Il s’arrête, s’appuie contre un mur tout en regardant de façon évasive une porte sur le trottoir d’en face, les mains dans les poches, pied droit relevé en appui derrière lui.

- J’y ai fait mes études aussi et aujourd’hui j’y manage encore un club.


Shiki tourne la tête vers Satoshi. Il détaille la boucle d’oreille. Lui aussi en portait une durant ses années lycées, jusqu’à ses premières années d’université. Encore une similarité. C’est définitivement déroutant.

- Dis-moi. Pourquoi dis-tu que "la société est socialement trop chargée" pour toi ?

Était-ce là une plainte ?
Tiens, la lumière en haut s’est éteinte.

4h45

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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Ven 10 Fév 2017 - 21:58

La solitude m'écrase un instant devant le silence qui prend la place de mes dernières paroles. C’était mon intention de ne pas le surchargé, autant pour lui que pour moi. C’était un problème courant, a trop vouloir en faire, on finit par être ennuyeux. Je préfère ne pas parler du tout a vrai dire. C'est exactement le genre de relation que j'aime. Quand être avec quelqu'un ne nécessite pas un flot de paroles incessantes. Un léger soupire s'échappe de mes lèvres, accompagnés d'un petit nuage de fumé, signe du givre qui attaque mon corps avec acharnement. Alors que son écharpe me sort de mes pensées, il me propose de marcher, de bouger de ce parc qui me semble de plus en plus sinistre a mesure que l'aube fait son apparition. D'un hochement de tête silencieux, je lui emboîte le pas.

Il a finalement brisé le silence juste pour me mettre dans une situation encore plus inconfortable. J'ai presque le sentiment que son écharpe essaye de m'étrangler, me prive d'air. Ce n’était pourtant qu'un geste amical. C'est plutôt ce quartier qui m’oppresse, a mesure que le temps passe et que je me remémore les soirées a chercher mon chemin dans le dédale des rues. Il en profite pour faire la conversation, prenant la main dans cet échange qui paraît tantôt facile et tantôt ardue. Je l'écoute soulever le fait que je suis étudiant. Une bonne remarque pour lui, bien que dans cette ville, cela ne soit pas bien difficile a deviner vu mon age et la majeur population la peuplant. Je fais un simple mouvement de tête, me rendant compte que de dos, il ne le voit probablement pas, mais je ne dis rien pour autant.

Si on prend en compte le fait que je suis probablement un étudiant, si il est ici, c'est assez évident d’émettre l’hypothèse que lui aussi en est un, ou en a était un. Chose confirmé par sa phrase suivante. Il me parle surtout du fait qu'il continu a être le manager d'un club. Au vu de ses avants-bras, je ne trouverais pas ça étonnant que ce soit un club de sport. Mais je ne l'ai jamais vu, en tout cas pas au dojo, ou alors je n'y allais pas aux mêmes horaires que lui. En même temps, si il n'est que le manager, il ne doit plus souvent y être. Je note quelque part dans ma tête que puisqu'il ne l'est plus, c'est qu'il a finit, ce qui me donne une idée approximative de son age. A moins qu'il se soit fait renvoyer, ou ai stoppé ses études ce qui est également une possibilité. A trop analyser, on finit par se dire n'importe quoi, aussi je me recentre sur mes pas.

Il me pose alors une question, après s’être tourné vers moi. Ou plutôt avoir tourné la tête vers moi. Mon pas ralentis. C'est le signal qui veux dire que mon tour revient, que je redeviens le personnage en avant pendant quelques minutes, quelques secondes, dans cette scène matinale. Pas de chance, en écoutant sa question, je me rend presque compte que j'en ai trop dit, sans vraiment réfléchir. Me voilà contraint de répondre exactement aux genres de questions que je déteste. Et comme a chaque fois, je revois cette cuisine, ce sol glacé sous mes mains, ces larmes brûlantes dégoulinant sur mes joues au rythme des cris féminins se répercutant sur les dalles. Alors que je me sens partir devant une scène n'ayant rien a voir avec celle que je vis actuellement, mes yeux se refroidissent, a la température ambiante. J'ouvre la bouche, la referme sans qu'aucun son n'en sorte. Je prend une petite bouffée d'air et recommence.

- J'habite loin d'ici, avec ma mère. Vers Sendai en fait. A la campagne. Il n'y a pas grand monde dans notre petit village. Et nous ne vivons même pas a l’intérieur, mais en périphérie. Il n'y a que nous deux. J'habitais a Tokyo plus jeune, mais nous avons vécu solitairement pendant une grosse dizaine d'années avant que je ne vienne continuer mes études ici, alors tout ce monde, dans cette ville, ça me....comment dire.....je n'y suis peut être pas encore habitué.

Cette sensation de sérénité avec une infime partie de la population. Ou plutôt, avec une dizaine de personnes maximum. Et l'écrasement, la poitrine dans un étaux quand le reste de la masse entoure pour ne plus jamais laisser partir sa proie. Quand les bruns ne laissent plus s'échapper le blond. Une chose que je ne connaissais pas avant, car il y avait bien moins d'étudiants quand j'étais dans les études inférieurs. Et meme a Sendai, au lycée, durant les quatre années, il n'y avait jamais eu cette sensation de surcharge, sans doute parce que je n'étais que dans un bâtiment en banlieue de la ville.

- Je suis aussi dans un club. Enfin je ne gère rien, a vrai dire je ne m’entraîne pas vraiment avec mes....camarades ? Si je peux les appeler comme ça. C'est un petit club, du kung-fu wing-chun. Je pratique depuis quelques temps maintenant.

J'avais faillis avouer que j'avais une salle personnelle accordé par le directeur adjoint lui même. Mais qui m'avait bien spécifié que si quelqu'un l'apprenait, lui même n'était au courant de rien. Le concierge également avait fait mine de ne pas savoir ou avait bien pu passer la clé de cette salle. Ils s'étaient passés le mot sans aucun doute, et par égard pour cette gentillesse accordée, je ne les décevrais pas en avouant bêtement ce petit avantage que j'avais sur le reste des sportifs de l'école. Quand j'ai mentionné mon sport, mon essence vitale, j'ai par mégarde laissé mes avants-bras se contractés légèrement, sous le coup de l'émotion sans doute. Mais je préfère garder la version officielle de « combattant occasionnel ». Si je combat a nouveau un jour, officiellement, je changerais peut être mon discourt.

L'heure avance petit a petit, si bien que la luminosité est de plus en plus importante. Le froid semble ne plus me faire autant d’effet. Peut être parce que j'ai laissé mes sentiments me submerger un instant. Peut être grâce a l'écharpe. Il n'y a cependant personne dans la rue en dehors de nous que je ne vois depuis mon emplacement. Il doit toujours être tôt. Quatre heure trente, cinq heure peut être ? J'ai peut etre cours tout a l'heure. Personne cependant ne mourra si je n'y vais pas. Enfin, si la couleur décriant avec le reste de la population n'est pas la, cela ne sera pas très discret. Je devrais vraiment me faire une couleur.

- Vous parlez admirablement bien Français. Vous avez appris ou c'est d'origine ? C'est difficile a savoir. Si je me concentre, je peux faire en sorte de ne pas avoir d'accent. Mais en parlant rapidement, je ne pratique pas assez pour le faire disparaître entièrement. Enfin, je veux dire par la que c'est difficile de savoir du coup si quelqu'un parle une langue par origine ou juste car il l'a apprit pendant longtemps.

Je passe ma main sur mon front en soupirant. J'ai toujours l'impression qu'en voulant etre clair, je suis de plus en plus compliqué dans mes questions. Et pourtant l'échange continue, sans que je ressente vraiment le besoin de garder une distance.

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MessageSujet: Re: Essayez, faites un vœu, car l'espoir est dans les cieux.   Jeu 16 Fév 2017 - 19:40


Six mois plus tôt.

- Kuge, étirez un peu plus votre bras.
- Mais je n’en peux plus, Capitaine !
- ...

Dans le dojo du club de Kyudo, les membres continuent d’appeler Shiki “Capitaine”, alors qu’il ne l’est plus depuis qu’il a quitté la sphère scolaire. Il n’y a d’ailleurs plus de capitaine officiel, ni même de vice-capitaine depuis que Kim Chae Young a plié bagage, sans prévenir, il y a de ça...une éternité. Le temps qui défile est étrange.

Sans sa présence, le club aurait tout simplement fermé. Personne n’a voulu prendre la présidence à sa suite. Aussi, Shiki tolère qu’on l’appelle encore ainsi, jusqu'à ce que le poste de capitaine soit officiellement repris. Le japonais ne serait pas surpris que Masanori Kuge ait usé de son influence pour garder le club ouvert afin de justifier la présence de Shiki à l’Académie pour garder un œil protecteur sur sa nièce. A ce propos, dans l’enceinte de dojo, le seul rang existant est celui lié à l’art martial. Le suffixe “san” de politesse que Shiki associe toujours au patronyme de Satsuki s’efface. C’est elle l’élève, lui le sensei. Sur le tatami, en ces lieux, il est hiérarchiquement le plus élevé et uniquement entre ces murs. De par sa discrétion, on ne sait jamais quand il arrive, ni quand il repart. Et pourtant, son nom n’est pas inconnu.
Le fait est qu’il est là bien avant le début et bien après les horaires d'entraînement, et que désormais à partir de cette année, il participera aux tournois nationaux, hors contexte académique. Ordre du boss.

- Si vous ne vous en sentez pas capable, quittez le club.
- Shiki, tu exagères.
- Sur un autre ton, je vous prie. Vous restez, ou vous partez.

Ce jour là, Satsuki Kuge a décelé ce que son oncle a vu en Shiki.

- Et bien, vous voyez que vous pouvez. Mais votre Tsurune était bien trop brouillon. Restez concentrée, calez bien votre respiration sur votre tir. Le Ya (flèche) n’est pas que le prolongement de votre bras. Il doit fusionner avec. Vous ne devez faire qu’un avec ce que vous tenez, et ce qui vous entoure. Ouvrez votre esprit au Kai.

Le Kai, l’harmonie.
Ce n’est qu’au bout de plusieurs séances que Satsuki Kuge avait pu atteindre le bon tsurune. Depuis, elle progressait sans cesse sous le regard satisfait de son professeur, ce qui faisait évidemment la fierté de son oncle.

***



Shiki écoute attentivement les paroles de Satoshi. Lorsque ce dernier parle de ses origines géographiques, il détache ses yeux de lui pour lui préférer ce qu’il se passe sur le trottoir d’en face. Une porte s’ouvre, un bruit de clés qui s’abat sur le sol. La jeune femme qui sort de là avec un vélo les regarde en soupirant, puis se baisse pour les ramasser. Elle verrouille la porte, monte en selle puis amorce quelques coups de pédale avant de disparaître dans la nuit. Un peu plus tard, une voiture garée allume ses phares, démarre et s’éloigne dans la même direction. Quelques secondes plus tard, des aboiements se font entendre dans la direction opposée. D’autres lumières s’allument, en grand nombre.

Nous avons vécu solitairement pendant une grosse dizaine d'années” ; “je n'y suis peut être pas encore habitué

Satoshi aborde désormais le sujet de son “petit” club. Shiki ne l'interrompt pas, il écoute attentivement, tout comme il garde un intérêt certain sur tout ce qui l’entoure. La renaissance de la ville après le sommeil, dans le quartier le moins sécurisé de Keimoo. En vérité, il n’est pas si sordide que cela. Un quartier plutôt sympa, si on devait le comparer aux 10 et 18ème arrondissements de Paris ou au quartier de l’Ariane de Nice.

Camarades, si je devais les appeler comme ça.”

Devait-il parler de ses propres “camarades”, si lui-même devait les appeler comme cela  ? Non, ça ne serait définitivement pas du meilleur effet. D’ailleurs, Shiki se demande bien ce que son apparence peut laisser deviner. De quoi a-t-il l’air ? Vu l’historique de Satoshi, il ne doit pas être effrayant pour qu’un jeune garçon peu habitué à la foule se donne la peine de venir lui taper causette au beau milieu de la nuit dans un quartier malsain. Peut-être qu’il n’est pas trop tard pour renouer quelques liens avec la société, sans crainte du jugement. Ce garçon serait véritablement le moyen pour lui de s’exercer. Oui, il a fort à parier que c’est dans ce but qu’il est là. Pour l’aider, mais pas de manière directe. Il n'en aura probablement pas conscience d'ailleurs.

En tout cas, l’étudiant ne semble pas vouloir se tarir de paroles. Ce qui n’est pas plus mal : il doit se sentir suffisamment en confiance pour lui parler ainsi, alors même qu’il ignore son nom. Ce que ce gamin doit désirer au fond, c’est communiquer, simplement. Et Shiki est prêt à céder à ce désir. Il se remet donc en route.

- Les deux. Ma mère est Française, j’ai étudié le Français en spécialité ici à l’université, et ai travaillé dans l’hôtellerie pendant plus d’un an à Cannes. C’est là-bas que j’ai pu perfectionner mon accent. Autrement dit, si tu veux parfaire le tien, parler occasionnellement ne suffit pas. Tu dois jusqu’à penser, réfléchir dans cette langue pour y parvenir. Tu ne t’en rends peut-être pas compte, mais même si je suis bilingue, aux oreilles des Français, mon accent japonais domine.

Shiki s’arrête, il sera bientôt à son domicile, cette propriété traditionnelle - la plus imposante du quartier - du bout de la rue où il se trouve. Elle ne lui appartient pas bien évidemment. Elle est la propriété du Seiryukai. C’est là qu’il a résidé à son retour de France, avant qu’il ne rejoigne le clan. C’est aussi là qu’il a effectué son rituel du Sakazuki. En vérité, il dispose d’une chambre au Palace, mais depuis que ses fiançailles lui ont été imposées par son boss, il se doit de passer au moins deux nuits par semaine sous le même toit que Satsuki.

Il se tourne à nouveau vers Satoshi. Il plante ses iris faussement pigmentés de marron dans ceux presque identiques - mais au moins naturels - du blondinet.

- Il est presque 5 heures, il fait froid et tu portes ta tenue de kung-fu. Tu dis ne pas t’entrainer des masses avec les autres membres de ton club, puisqu'ils ne sont pas tes camarades. Tu es donc passionné par ce sport. Tu n’es pas habitué au contact avec les autres, tu as vécu seul avec ta mère dans un coin paumé et pourtant… pourtant, tu es venu à moi, tu m’as donné ton nom sans hésiter dans un quartier un peu sinistre dans lequel tu as cru t’être perdu. Tu es décidément bien étrange. Toutefois je ne saurais que te recommander un peu plus de prudence.

Shiki étire un petit sourire, sincère cette fois.

- Assure-toi au moins de connaître le nom de la personne à qui tu décides de t’ouvrir.

Il lui tend une main, la droite. Un salut à l’occidental ; tant qu’à faire autant y aller jusqu’au bout dans les manières.

- Katsuragi, Shiki. Ravi de te connaitre, Sakutaro-kun.


4h58


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