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 Il y a un temps pour le travail....

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Il y a un temps pour le travail....   Jeu 8 Sep 2016 - 22:50

Si l'on y réfléchis bien, quand on y pense, il n'y a qu'une seule raison qui pousse les gens à étudier. Enfin, en dehors de ceux qui le font par plaisir, par passion, ce qui fait deux raisons du coup, mais sinon, c'est d'obtenir un diplôme. Cette qualification qui permet à celui qui la possède de travailler, d’être rémunéré à la hauteur de ses compétences, de pouvoir vivre en fin de compte. Le diplôme permet finalement de mener la vie que l'on souhaite avoir. Pour la plupart des gens. C'est une question plutôt complexe quand on y pense. Dans un sens, qui peut se targuer de mener de A à Z, d'avoir prévu à l'aube de sa vie la façon dont elle se déroulerait jusqu'à son crépuscule. Obtenir le diplôme parfait qui donnait le travail parfait. Moi par exemple. Quel était le travail que je voulais vraiment faire ?

Aucune idée. Alors je faisais mes études pour le plaisir ? Aucune chance. Je faisais donc partis de cette catégorie de gens qui font cela uniquement pour le diplôme. Je n'avais pas prévue tous les instants de ma vie, ne sachant a peine ce qui serait fait du lendemain. Une raison de vivre. Je n'en avais pas vraiment, mais avais-je une raison de mourir ? Non plus. Je me gratte la tête un instant devant ces pensées bien trop philosophiques pour moi. Il était sans doute trop tôt pour penser de la sorte. Ou trop tard. Dans les deux cas, ce n’était pas un travail pour moi. Si je n'avais aucune raison de mourir, et que je ne savais pas de quoi serait faite la suite de ma vie, alors il me suffisait simplement de continuer d'avancer, un pas après l'autre, et toujours suivre la règle que j'avais respectée plus ou moins durant les dernières années de ma vie. Ne pas regarder en arrière. Jamais.

J'ouvre les yeux en soufflant un instant. Je n'ai pas bougé. Je suis toujours sur ce banc en plein soleil. Il me chauffe la tête, beaucoup trop d'ailleurs a la vue des étranges pensées qui me passe par l'esprit depuis une dizaine de minutes. J'ai presque la sensation de lourdeur que l'on peux éprouver après un sommeil trop court, mais je suis presque persuadé de ne pas avoir dormis. L'un des effets secondaires de la méditation, que je faisais fréquemment depuis que j'avais commencé à pratiquer les arts martiaux, c’était que parfois on finissait par méditer sans s'en rendre compte. Ce qui n’était pas très pratique, surtout quand cela finissait par me prendre durant un cours ennuyeux en Amphi. Si j'y vais, c'est pour écouter, déjà que cela me semble un petit peu inutile comme occupation journalière, si en plus cela ne me sert à rien, autant tout arrêter et devenir un ermite quelque part dans une maison accroché a la cime d'un sommet en Asie. Ouvrir une école de kung-fu comme dans ces vieux films traditionalistes. Non, c'est vrai, j'ai le vertige. Impossible pour moi.

Je referme les yeux pour essayer désespérément de faire le vide dans mon esprit et d'en retirer les informations importantes, comme par exemple pourquoi je suis sortis de ma chambre aujourd'hui. Ce n'est pas les vacances, encore un bon mois avant de pouvoir être soulager, pendant une période bien trop courte, de ce rythme scolaire qui régissait ma vie. Mais si je suis ici, c'est que je n'ai pas cours, c'est logique. Trop de logique d'ailleurs. Si je fais le lien avec mes pensées....je devrais me faire des pense-bêtes pour ce genre d'instant. Ils seraient intitulés « moment ou je perd la notion de ce que je faisais à la base ». Et si quelqu'un tombe dessus, et que ça circule, je deviendrais un sujet de moquerie. Je le suis déjà, grâce à la couleur originale de mes cheveux. Dangereux, trop dangereux, je vais juste essayer de me rappeler ce que je faisais la à la base.

Je commence a faire le lien entre toute les idées qui vont et viennent. Le diplôme, il faut quelque chose pour l'avoir. Les vacances, il y a quelque chose juste avant. Un sourire fatigué s'étire sur mes lèvres. Les examens, j'avais oublié l'espace d'un instant, j’étais parvenu a me sortir cette idée de la tête. J'ai juste quitté ma chambre pour trouver un endroit ou étudier. La bibliothèque était totalement bondé par des dizaines de Japonais venus faire exactement ce que j'avais eu dans l'idée d’effectuer, noyant mes espoirs dans une tornade de regards noirs lorsque j'avais ouvert la porte. A celui qui arrive pour prendre une place, la guerre de position est déclaré. N'étant pas particulièrement friand de ce genre d'affrontements, j'avais fais marche arrière, en espérant trouver un asile ou pouvoir m'installer.

Ce banc n'avait était qu'une pause sur le long chemin de croix qu'était la découverte d'une salle libre, et je m'y étais arrêté un peu trop longtemps. Peut être parce que c’était sur ce banc que j'avais retrouvé mon amie d'enfance pourtant disparut a mes yeux. Ou alors parce qu'il était attaqué par le soleil, mon ennemi de toujours, et que finalement j'avais envie de cet affrontement que j'avais fuis précédemment. Ou alors j'étais juste fatigué de chercher et j'avais abandonné lâchement. C’était possible. C'est probable. Je n'ai pas une grande volonté en dehors du kung-fu.

Une idée me traverse alors l'esprit. J'aurais du y penser plus tôt. Quand la bibliothèque n'est pas disponible, il y a bien sur d'autres salles dédiés au travail. La salle d'étude entre autre. Elle n’était pas très loin en plus. Me lever de mon emplacement n'est pas aisé, ce n'est pas de gaieté de cœur que je vais réviser. Mais comme je l'ai dis plus tôt, il faut toujours essayer d'avancer, pas à pas, afin d'atteindre le jour suivant. Rien ne se passera si je reste dans l'attente. Alors je me lève et m’étire avant de ramasser mon sac plein a ras-bord de livres de cours, de manuels écrits par des auteurs juridiques célèbres, mes propres cahiers et feuilles ou étaient inscrites les notes qu'il m'était arrivé de prendre en cours. Ça fait pas mal de matériaux de travail quand j'y pense. Si avec tout ces efforts je n'avais pas mon année.

Le chemin se fait sans encombre. J'arrive plutôt bien à me diriger dans les entrailles du campus à présent, alors que j'avais étais complètement perdu durant les premières semaines. J'avais étais dans un collège ou une centaine d’élèves dans les bons jours se côtoyaient. Mon lycée, a Sendai, était bien plus grand, mais cela n'avait rien a voir avec Keimoo qui était une véritable ville dans la ville. Mais avec un bon sens de l'orientation et l'habitude de courir dans tout le campus tous les matins pour mon footing, j'avais finis par me représenter l'endroit mentalement. Je n'avais pas tout les petits recoins en tête, mais je n'avais plus de soucis pour trouver une salle.

Comme je le pensais, l'endroit est presque aussi plein que la bibliothèque. Cela aurait était trop beau de voir une salle presque vide, surtout en période de révision comme nous dans laquelle nous étions en ce moment. Mais il y avait des places de libres au moins, c’était une bonne chose, je n'aurais pas a m'asseoir par terre comme je l'avais crains quelques instants plus tôt en arrivant dans la salle des livres. Je tourne la tête de droit a gauche afin de trouver un endroit tranquille, et j’arrête mon mouvement un instant, comme bloqué. Ce visage, je le reconnais facilement. J'ai une bonne mémoire des gens, a force de les observer, j'arrive toujours a trouver un petit détail mnémotechnique qui m'aide a ce que chaque personne me reviennent en tête quand je les recroises. Mais dans son cas, je n'en avais même pas besoin. J'avais peu de chance d'oublier cette fille que j'avais aidé un matin à trouver sa salle de classe. Shiozaki Mei. J'étais content d’être venu étudier, pour une fois.

Je rougis légèrement, un sourire gêné apparaissant sur mon visage. Je m'étais promis de lui rendre la pareille la prochaine fois que nos chemins se croiseraient. Mais je n'avais absolument aucune boisson sous la main à lui offrir pour la remercier du cadeau qu'elle m'avait fait la fois précédente, lors de notre rencontre. C’était sans doute stupide puisque c’était de base un remerciement pour l'aide que je lui avais apporté, mais je trouvais ça un peu gênant d'arriver les mains vides. Je ne pouvais néanmoins pas faire demi-tour maintenant, je lui avais promis que je viendrais lui dire bonjour. Mais en même temps elle semble concentré dans son travail.

Comme tout le monde, ses examens devaient approcher. Et maintenant que j'y pense, manger et boire doit être interdit ici. Que faire.....je n'ai pas le choix, tant pis. Je le regretterais si je le fais. Et en plus il y a plusieurs places a prendre prêt d'elle, c'est parfait. J’effectue avec précaution la distance qui me sépare de sa table et une fois que j'y arrive, sans savoir si elle m'a vu, et en prenant bien soin d'utiliser une formule plus familière comme elle me l'avait demandé la dernière fois, je la tutoie, non sans difficulté, bredouillant plus que parlant, le rouge aux joues :

- Excusez....

Je m'éclaire la gorge un instant, rougissant d'avantage :

- Excuses moi, Shiozaki-senpai, bonjour, ça faisait longtemps. Je me demandais si cela te dérangerais que je prenne la place ici ?

Tirant un peu sur le col de mon t-shirt, j'essaye de passer pour le plus décontracté possible, sans réussite probablement.

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Lun 17 Oct 2016 - 11:59

Si je pensais avoir eu le temps jusqu’à maintenant, je me rendais compte que je m’étais bien trompé. Assise depuis plus d’une heure sur cette chaise qui me détruisait le dos, j’essayais tant bien que mal de suivre ce que dictait le professeur. Avoir politique internationale dès le matin n’était pas une des meilleures idées qui soit. D’ailleurs, il suffisait de jeter un coup d’œil aux quelques personnes avoisinantes pour comprendre qu’il y en avait d’autres qui partageaient la même pensée. Je griffonnais quelques notes de temps à autres, plus pour avoir bonne conscience que par réelle envie. C’est en finissant la retranscription plus ou moins exacte d’une phrase du professeur que j’eu comme un déclic. Pas ce déclic qui vous pousse à devenir attentive et vous donne la motivation pour travailler. C’était plus ce déclic qui vous rappelle un fait important que vous avez tout de même réussi à oublier. Je profitais d’un moment de flottement dans le monologue de Ayato-senseï, une femme âgée qui semblait n’avoir d’avis sur aucun des sujets qu’elle traitait en long et en large, pour me pencher vers mon voisin dont le nom me revint rapidement.

« Excuse-moi Hayashi, les examens commencent bien dans un mois ? »
« Non non, c’est dans deux semaines. »
« Ah oui c’est vrai, merci ! »

Mon ton calme et détaché cachait tant bien que moi le choc que je venais de subir. J’étais où quand ils avaient annoncé les dates d’examens ? Non pire que ça, je faisais quoi pour ne pas remarquer qu’on était si proche de cette période ? Ma main tenant mon stylo s’activait à rattraper le retard que j’avais pris, mais je savais bien qu’une fois seule devant mon cahier à la maison je n’arriverais pas à savoir de quoi il en était question au vu des espaces blancs que j’avais laissé. Agitant légèrement ma tête je tentais de centrer toute mon attention sur cette tâche, je devais laisser cette inquiétude de côté pour le moment. Très vite, je ne levais plus la tête de mon cahier et j’étais resté cinq minutes de plus dans la salle pour finir l’écriture des derniers kanji de la leçon. J’avais l’impression d’avoir entamé une course contre la montre dont moi seule en était la participante. Bien sûr je savais que je n’étais pas unique dans ce cas, on ne comptait plus le nombre d’élèves qui avaient d’ores et déjà réservé des salles de travail en groupe mise à notre disposition pour bûcher tranquillement jusqu’à pas d’heures. C’était censé me rassurer, cependant cela me mettait étrangement une pression supplémentaire. Je me savais partir dans un instant de stress qui s’étalerait jusqu’à ce que j’en aurais fini avec tout ceci.

Toute cette réflexion sur la question de si j’y arriverais ou pas me ralentissait dans ma démarche et mes amies s’étaient retrouvées très loin devant moi si bien qu’elles s’étaient arrêtées pour me laisser le temps de les rattraper. Je me pressai et les remerciai.

« Je ne sais pas ce que vous comptez faire après, mais je vais aller réviser à la bibliothèque. »
« Peut-être demain, je dois rentrer là. »

Les deux autres répondirent à peu près la même chose. Je voyais ça comme une occasion de me mettre à fond dans mes révisions. Ainsi, nos chemins se séparèrent tout naturellement, elles prirent la direction du portail ou d’un couloir pour leur club. Je profitais du peu de monde entassé dans le hall pour accélérer le pas dans l’espoir d’arriver à temps pour avoir une place. Arrivée à destination on m’annonça avec un léger malaise que la salle était pleine et que si je le voulais « je pouvais revenir dans voire deux heures, peut-être que d’ici là une place se serait libérée ». Sauf qu’en période de crise comme celle-ci je n’avais pas le temps d’attendre, à la suite de ma réponse elle me redirigea vers une salle d’étude, un peu moins calme et moins confortable, mais c’était néanmoins censé faire l’affaire. Je la remerciai avant de refermer la porte derrière moi. Là j soupirai, non devant l’incapacité pour moi d’étudier là où je le voulais, mais devant le manque de réactivité de la jeune femme qui avait toutefois mis plus de cinq minutes à m’indiquer un autre lieu. Il ne me fallut au final que cinq autres minutes pour arriver devant la salle d’étude n’5. J’actionnai la poignée et quelques yeux curieux vinrent se poser sur ma personne, regards envers lesquels j’adressai un timide sourire désirant me faire la plus petite possible. L’ambiance était différente, outre l’interdiction de boire et de manger, nous avions plus de libertés. Certains s’adonnaient une discussion vive sur l’un des derniers sujets d’actualités puis se faisaient très vite reprendre par d’autres qui voulaient finir leur essai dans le silence. Cependant, cela ne semblait pas être si dérangeant en soi, reste à savoir si j’allais tenir jusqu’à 19h ; un œil vers ma montre, rendez-vous dans 3 heures.

Cherchant du regard une table disponible où il n’y avait, si possible personne, je reconnus au loin une fille avec qui j’avais cours d’anglais. Etait-ce vraiment raisonnable de m’installer à côté d’elle ? Je n’étais très bavarde, mais il suffisait qu’on me pose diverses questions pour que je me détache de mon activité principale. Je n’eus pas le temps de réfléchir davantage qu’elle me faisait déjà signe. Non Mei résiste pour cette fois. J’agitai la main pour la saluer puis le fis comprendre en montrant mes bouquins que je tenais contre moi, que je devais vraiment me mettre à fond aujourd’hui. Yumi, de son prénom, acquiesça et leva à mi-hauteur son poing comme pour me dire « On va survivre à ses exams, j’ai foi en nous. Go ! ». Quoi de mieux pour me faire rire et me motiver. Ayant perdu déjà assez de temps, je m’attablai et tant pis s’il y avait déjà quelques personnes. Je posais mes livres et sorti mes lunettes car j’allais avoir beaucoup de lectures.

(…)

Plongée depuis au moins quarante bonnes minutes dans mon cours de sociologie politique, l’une des trois survivantes de ma table de révisions, les autres ayant sûrement fini ou abandonné pour cette fois, je m’étais isolée du bruit.

« Excusez… »

Aucune réponse de ma part. La dissociation de la politique et du politique me paraissait très clair maintenant.
La même voix s’élevait et j’entendis mon nom suivit d’un senpai. Je relevais automatiquement ma tête, un peu déboussolée. Mes pupilles se posèrent sur la personne qui était en train de parler. Ça alors, quelle coïncidence.
Sakutaro Satoshi, son nom était facile à retenir, mais je ne pourrais expliquer pourquoi. Je pensais qu’on allait se revoir dans un couloir, comme la première fois, lui serait venu me demander de l’aide comme je le lui avais proposé. Etait-il toujours aussi embarrassée quand il s’adressait à des aînés ? Je haussai discrètement les épaules, je préférais ça plutôt que quelqu’un de irrespectueux.

« Oh non pas du tout. Installe-toi vas-y, je t’en prie. »

D’un geste je ramenai mes cahiers éparpillés un peu partout sur la table, vers moi pour lui faire de la place.
J’en fis une pile et je concluais que c’était peut-être ce que j’aurais dû faire depuis le début. Tout paraissait plus organisé maintenant. Son arrivée marqua le début d’une petite pause que je m’accordai.

« Tes révisions avancent bien ? Pas trop stressé pour les examens ? »

C’étaient des phrases bateau, que bon nombre de senpai posaient à leurs kohai. Je ne savais pas s’ils faisaient ça par politesse ou par intérêt. Dans tous les cas cela me faisait du bien de parler avec quelqu’un et de sortir un peu de ma bulle que j’occupais depuis presque une heure. J’espérai pour lui qu’il soit en meilleure posture que moi, me sentant ridicule car je ne montrais par vraiment l’exemple.

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Dim 6 Nov 2016 - 18:17

Il y avait toujours cet instant de latence entre le moment ou quelqu'un posait une question, et la réponse qui arrivait. Sans savoir pourquoi, j'avais toujours eu ce sentiment de longueur entre ces deux moments pourtant anodins. Comme si le temps d'attente, les dix secondes de latence entre la question et la réponse duraient en réalité plusieurs minutes. Sans doute beaucoup trop de pression pour pas grand chose, mais c’était incontrôlable. Ou alors si c’était contrôlable, j'aurais bien voulu rencontrer quelqu'un pour m'apprendre des techniques de détente qui puissent m’être utiles.

Je sentais mes muscles se raidirent un bref instant au moment ou ses yeux se posaient sur moi, comme une brève caresse qui venait me jauger de son contact. Je réprimais avec une habilité qui me surprit moi même un tremblement qui me donnait pourtant une impression d’être incontrôlable. Heureusement, je la connaissais déjà, cela aurait pu être bien pire avec un inconnu. Les exercices de respiration que j’effectuais dans le cadre de mon art martial étaient bien pratiques dans cette situation. Ce n’était qu'une question, et j'aurais pu éclater de rire tellement cette montée d'adrénaline était ridicule. Devant cette fille, alors que j'avais l'habitude de croire que je devenais un peu plus sociable. C’était peut être elle finalement qui me rendait nerveux. Dans tous les cas, j'avais encore du travail pour parvenir a mon objectif.

La réponse vient finalement, dans un mouvement d'épaules. Une invitation avenante qui me permettait de reprendre ma respiration. Moi, décontracté ? Ce n’était pas mon petite geste précédent avec mon vêtement qui allait donnait le change. Je lui faisais un léger sourire afin de la remercier pour sa réponse, et lorsqu'elle eu finit d'assembler ses affaires, je prenais place en posant les miennes. J'avais de nombreuses révisions a faire sur le droit civil en particulier, élément passionnant du système Japonais qui n'avait que peu de bases concrètes. J'aurais préféré étudier des systèmes plus occidentaux, bien plus cohérent, mais j'étais né dans ce pays, je devais faire avec.

Sortant mes livres rapidement, une dizaine de bloc-note remplit d'écriture en tout genre bien loin d'un cours cohérent, bien rangé, méthodique, que la plupart des élèves avaient. Ici ce n’était qu'un fourre tout, des phrases écrites a la volée dans tout les sens venant des livres que j'avais empreinté a la bibliothèque. Il y avait même des parties écrites a l'horizontale, perpendiculairement au reste. C’était un beau fouillis, mais cela m'allait parfaitement, c’était dans le désordre que je mettais de l'ordre dans les informations. Encore une belle idée pour perdre du temps. Une fois bien installé, je m'étirais une seconde, tout en pensant que j'aurais du vraiment m'acheter mon ordinateur avant les examens. C’était trop tard, je le prendrais ensuite, sans doute.

Je constatais du coin de l’œil que ma voisine de table prenait une pause, et un rictus amusé vint étirer mes lèvres quand j’eus en tête le fait que j'aurais utilisé n'importe quoi pour pouvoir me sortir d'une série de révision, et qu'il y avait une grande chance, vu la façon dont elle me regardait, qu'elle me parle dans une seconde, et donc que j'allais utiliser ce prétexte pour ne pas travailler directement. J'étais sans doute idiot d'accepter cet état de fait, mais je n'allais de toute façon pas l'ignorer. J'étais bien trop content qu'elle me parle, pour une raison que j'ignorais au final. La question qu'elle me posait concernait les examens, rien de bien illogique puisque nous étions finalement en pleins dedans, la plupart étaient dans environ deux semaines, peut être moins, sans doute pas plus.

Si je m'en sortais? Je n'écoutais pas les cours, ne prenant que des notes des livres que je ramenais chez moi. Je n'avais aucune rigueur, peu de méthodologie en dehors de celle indispensable pour répondre aux questions des examens. J'étais ennuyé par les études, et n'y accordait que peu d'attention, c’était presque un exploit d'ailleurs que je vienne ici pour réviser. C’était une bonne chose puisque je revoyais mon amie longtemps après notre dernière entrevue. Aussi, c'est en toute logique que je répondis simplement :

- Oui je m'en sors bien merci, je travaille pas mal depuis quelque temps pour pouvoir réussir a avoir de bons résultats.

Mon visage se figeait un instant. C’était la réponse la plus stupide que j'avais jamais répondu. Il suffisait de jeter un œil a mes notes pour constater que je n'avais pas du tout travailler. Je ne savais pas vraiment pourquoi je venais de lui mentir. Peut être parce que comme c’était une senpai, qui en plus avait l'air d'avoir la tête sur les épaules, j'avais l'impression qu'elle était du genre extrêmement studieuse, a travailler longtemps en avance pour ne pas être prise de court. Je voulais tout simplement faire bonne impression, sans doute. Après avoir passé une fraction de seconde la main dans mes cheveux, je reprenais mon calme en retournant la question plutôt que de s'attarder sur moi.

- Et toi alors, Shiozaki-senpai ? Je suis sur que tu dois travailler dur pour réussir non ? Enfin, je suis sur que tu ne te fais pas trop de soucis, tu y arriveras parfaitement.

Le genre de chose totalement idiote en vérité, puisque cela voulait dire que je la jugeais sur l'apparence, ce que je détestais en vérité. Encore une fois j'avais, selon moi en tout cas, manqué une occasion de me taire. Avec un peu de chance elle n'en tiendrait pas rigueur. Mais si au contraire cela la gênait, j'avais tout intérêt a rajouter autre chose pour encore changer la situation. Elle m'avait dit qu'elle n'aimait pas manquer un cours la dernière fois, ce qui allait dans le sens de ma réflexion, mais dans le doute, continuons a broder, c’était bien plus sur :

- Que révises tu en particulier ? Tu as l'air d'avoir bien plus de cours a apprendre que moi.

J'aurais pu éclater de rire a ma propre remarque. Même si c’était plus dans le sens qu'elle était plus élevé dans son niveau d'étude que moi, encore une fois un simple coup d’œil sur mes notes auraient suffit a me faire perdre toute crédibilité. Je sentais le bord de mes lèvres remonter légèrement sous le coup de l'amusement, mais je me retenais de rire, elle m'aurait trouvé bizarre, et devait déjà assez le penser comme ça. Retrouvant finalement mon sérieux intérieur, et préférant lui poser une nouvelle question plutôt que de me tourner vers mon travail, je continuais encore une fois d'une façon un peu moins sur de moi, si cela était possible.

- Et sinon, tu es la depuis longtemps ? Travailler une heure en se concentrant a fond est déjà dur, alors si tu y arrives, je voudrais bien des conseils.

C’était la vérité, j'avais du mal a me concentrer totalement pendant longtemps, quand cela ne m’intéressait pas vraiment, mais c’était, d’après moi, quelque chose que peu de gens parvenaient a faire, se concentrer sur quelque chose d’inintéressant selon eux. J'avais voulu surtout faire une petite référence au fait qu'elle m'avait proposé de m'aider et de ne pas hésiter a venir lui demander des conseils si j'en avais besoin. Une blague en somme, qui reflétait mon niveau humoristique proche du néant. Soupirant discrètement, je sentais que cette fois, il valait mieux ne pas en rajouter et la laisser a ses études, je devais assez la déranger comme ça a venir polluer son espace de travail avec mes questions stupides. Et en plus de cela, les boissons étaient interdites ici, alors je ne pouvais pas lui rendre son geste de la dernière fois. Tristesse.

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Dim 9 Avr 2017 - 17:12

« Et toi alors, Shiozaki-senpai ? Je suis sûr que tu dois travailler dur pour réussir ? »

Il n’en fallut pas plus pour faire dériver mon regard, passant de son visage au cours étalé devant le mien. Travailler dur n’était clairement pas la formule que j’emploierais dans mon cas présent. D’un geste discret, je viens me passer la main dans mes cheveux, un automatisme qui en disait long sur la possible réponse à sa question. J’écoutais la fin de sa phrase tandis que celle de mon cours devenaient floues à trop être fixées. A cet instant-là, je me demandais où est-ce qu’il pouvait bien chercher un quelconque positivisme à ma situation. Vraiment, de nous deux c’était bien lui qui occupait la place d’ainé et je sentais ma motivation faiblir. Pas question qu’elle s’en aille plus loin et d’ailleurs la seconde question de Satoshi la fit revenir. Au lieu de lui répondre à voix haute, je décidais de lui montrer la couverture de mon cahier de cours doté d’un nom que par désespoir je qualifiais de barbare. Toutefois, ses études devaient sûrement l’avoir habitué à des matières qui donneraient tous sauf envie d’en savoir plus. Droit constitutionnel, droit administratif, je m’en tirai peut-être mieux que lui finalement. Tout en lui indiquant les trois mots écrit en rouge, je tentais une grimace pour lui faire comprendre que si un quelconque dieu des études existait, je lui quémanderai de reculer ses examens sur le champ. Mes pupilles se posèrent sur le cran de ma montre aux aiguilles qui, ma foi, tournaient un peu trop rapidement à mon goût.

« Il est vrai que j’ai pas mal de choses à réviser, mais c’est comme ça. »

Réponse désespérée pour vie d’étudiante désespérée.

« Je ne suis là que depuis une petite heure, il y a pire que moi tu sais. » oui et des élèves plus exemplaires par la même occasion. « Pour ce qui est de possibles conseils…et bien se fixer un but, j’imagine ? Te dire, aujourd’hui je vais apprendre cette partie précise. Tu auras un sentiment d’accomplissement. »

Pour le coup j’étais fière de lui avoir sorti cette idée que j’appréciais ressortir aux membres du club de natation qui avaient la mauvaise habitude de se décourager très vite pour pas grand-chose. Le sentant réceptif, je poursuivais avec un léger enthousiasme.

« J’ai récemment visionné une vidéo qui parlait justement de comment se motiver. A la fin on retient une chose principale : il ne faut pas se dire "faisons le", mais "commençons". Ça ne résonne plus comme une obligation ou un fardeau, mais comme un engagement. Ce n’est peut-être pas révolutionnaire, mais ça a fait ses preuves. »

Bien sûr, j’aurais pu lui suggérer des choses basiques tels que s’hydrater régulièrement, boire, s’offrir des petites pauses toutes les trente minutes. Néanmoins, ce discours me paraissait convaincant et surtout plus utile. Un bruit de chaise vint interrompre et attira mon attention. L’air frai pénétra la pièce la seconde d’après et j’eus l’impression de revivre. Depuis quand cette salle n’avait-elle pas été aérée ? Je lâchais un petit merci dans la direction de l’élève qui avait pris cette initiative, mon sauveur de l’après-midi. Puis ma pile de cours me ramena à la réalité. Je lui lançai un regard déterminé, puis troqua la sociologie du politique avec l’histoire. On ne changeait pas de registre, il était toujours question de politique, ici on s’attaquait à l’évolution de la démocratie au temps de la mondialisation. Matière que j’appréciais tout particulièrement et que je voulais me réserver à la base pour la fin, en guise de récompense. Tant pis, mon but était d’apprendre la seconde grosse partie du cours. Mes gestes furent lents, dans ma tête, il me restait encore dix minutes de pause.

« Je sais que j’arrive un peu tardivement, mais la dernière fois qu’on s’est vu c’était avant les vacances d’été, alors dis-moi tu as fait quoi durant cette période ? Tu es partie en vacances quelque part ? »

La fin de ma demande prononcée, la chaise en face de nous deux fut tirée en arrière et une étudiante s’y installa. Une blonde, une nouvelle étrangère et des lèvres si fines que je mis un moment avant de comprendre qu’elle venait de nous sourire – à coup sûr pour s’excuser de l’intrusion. Je le lui retournai, tournée vers l’étudiant en droit, je ne manquais pas d’observer du coin de l’œil son installation. Elle mit du temps à s’y mettre, bienvenue au club. Ma voix un peu plus basse pour effacer les expressions de mécontentement que j’avais cru percevoir lors de ma précédente intervention, je repris mon interrogation.

« Est-ce que tu es membre d’un club ? Je te le demande, parce que j’ai vu pas mal de première et de deuxième année montrer des difficultés à gérer à la fois leurs examens et les divers événements mis en place. On devrait peut-être suggérer une modification du calendrier. »

Tout en déclarant cela avec un air pensif, je savais bien qu'avec mon statut de vice-présidente, je n’allais pas réussir à faire bouger réellement les choses. Cependant, les retards accumulés par les divers membres de clubs sportifs commençaient à se ressentir et il ne va sans dire que l’assiduité était plus qu’importante. De plus, le nombre d’étudiants présents au sein de Keimoo grâce à une bourse se comptait tout de même par dizaine et représentait une masse non négligeable.

Je me remis doucement au travail, un surligneur jaune entre les doigts, je repassais les gros titres et les mots clés de ma pile de feuilles fraichement imprimées. Je ne me faisais pas d’illusion, je n’échapperai pas à la fameuse étape où l’on récrit son cours en forme de fiches car là était le seul véritable moyen pour retenir cet amas d’informations.

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Lun 17 Avr 2017 - 0:48

7 Janvier 2009 – Mûra

Le froid hivernal était déjà la dans la campagne dénudé de ses couleurs estivales. Alors que je passais depuis toujours ces temps mort dans un coin d'un bâtiment a attendre que l'heure tourne, cette fois, et ce depuis plusieurs mois, on attend ma présence au niveau du gymnase. Il attend ma présence. Je me hâte dans les couloirs, faisant bien attention a ne bousculer personne, histoire d'éviter la peine que provoque chez moi le fait de m’excuser. Et j'arrive a l’extérieur. Il n'y a pas grand monde, mais il n'y a de toute façon pas beaucoup d’élèves inscrit comparés a la ville. Tokyo me paraît bien loin. Je soupire en repensant au fait que Tokyo me fait penser aussi bien a mon père qu'a Nao-chan, dont je n'ai plus de nouvelles depuis des années. Je présume que c'est le genre d'amitié de l'enfance qui disparaît une fois que l'un des deux parties doit changer d'endroit. Alors si les deux sont dans ce cas la, c'est finalement terminé.

J'arrive devant la double-porte de bois qui barre l'entrée de la zone sportive. Comme a l’extérieur, et comme tout les jours, il n'y aura aucun problème de place. J'essuie mes pieds sur le paillasson prévu a cet effet, et ouvre la porte. «Pardon pour l'intrusion ». Je m'incline, face au vide, et me dépêche d'enlever mes chaussures et de mettre le pied dans le couloir qui mène a la salle principale. Je jette un œil a droite, puis un autre a gauche. Mika ne m'a pas suivi. Ouf, a chaque fois qu'elle s'incruste a un entraînement, j'ai encore plus de mal a retenir les mouvements qu'on tente de me faire mémoriser. Ce n'est pas ma faute, elle parle trop. Je ferme la porte et avance jusqu'au tatami.

Hikari est déjà la, en tenue, et je le salut en me dépêchant d'aller enfiler ma tenue de sport. Je voudrais bien avoir une tenue traditionnelle comme la sienne, mais j'ai failli tuer ma mère quand elle a vu le prix que cela coûter, aussi j'avais lâcher l'affaire en prétextant que je m'étais trompé, même si elle avait facilement vu a travers ce mensonge. Il était impossible pour moi de lui mentir. Une fois habillé, je retourne rapidement la ou se trouve mon « maître ». Il me regarde arriver, les bras croiser. Sa sœur n'est pas la non plus, ce qui est rare, la petite étant en véritable vénération pour son grand frère et le suivant partout quand elle n'est pas a l'école. Enfin, je dis petite, mais je n'ai que deux ans de plus qu'elle. C'est un détail. Alors que je commence a m'échauffer les épaules en marchant dans sa direction, il me fait signe que ce ne sera pas nécessaire pour le moment et me fait asseoir en tailleur, tellement serré que les muscles de mes jambes tirent atrocement sur mon bassin. Mais je ne dis rien, il prend déjà de son temps pour m'enseigner son art. Il prend alors la parole, de son ton calme, posé.

- Voila maintenant deux mois que je te donne des cours. Tu progresses vite, plus vite que moi au même age. Mais je n'étais pas très doué donc je ne pourrais pas dire qu'elle est ton niveau de progression en général. Bref. Je pense que tu pourrais encore atteindre un palier supérieur. Et pour ça, il faut te fixer un objectif fixe et ne plus t'en déroger. Si tu veux perfectionner la première forme, alors nous nous fixerons dessus. Si tu préfères commencer plus profondément la seconde, alors nous irons de ce coté la. Mais c'est ton choix. N’oublie pas, c'est cet objectif qui t'aidera a tenir dans les moments difficiles. Qui te rappellera pourquoi tu te donne autant de mal.

J'avais simplement hoché la tête.

Keimoo – 8 Septembre 2016

J'avais posé plusieurs questions, et j'avais voulu des conseils. Bon, je ne voulais pas véritablement des conseils en fait, mais c’était la chose la plus évidente qui m'était venu a l'esprit, dans cet endroit, pour faire la conversation. Et puis cela pouvait toujours être utile. Après tout ma méthode de travail était tellement éloigné de tout ce qu'on nous disais de faire dans l'optique de réussir qu'il ne serait peut être pas si bête d'essayer de suivre ces méthodes. Enfin, ce n’était pas la première fois que je me disais ça, et pas la dernière sans doute que j’arrêtais au bout de quelques jours par ennuie. J'écoute attentivement ce qu'elle me dit, avec l'espoir de pouvoir rebondir sur ses paroles sans devoir réfléchir a de nouveaux sujets. Et elle me facilite grandement la tache. A croire qu'elle a lut dans mes pensées et comprit que je n'étais pas très doué pour faire la conversation.

- Se fixer un objectif.....mon maître m'a dit la même chose un jour. C'est le meilleur moyen de ne pas baisser les bras. Si on s'éparpille trop, il est facile de se perdre et d'abandonner, je pense.

Je devrais jeter un œil a cette vidéo. On dirait, d’après ses dires, qu'elle a était faite pour moi. J'avais toujours un beau programme bien fait qui me permettait de faire en temps et en heure toute les révisions nécessaires a la réussite de mon année. Dans les faits, je finissais toujours par deux ou trois nuits blanches de dernières minutes afin d'avoir un minimum de connaissances avant les épreuves. L'avantage c’était qu'il y avait des matières que j'avais prise en option qui ne me demandait pas de révisions. Mais comme j'avais la sale manie de ne prendre aucune note en cours, je finissais toujours pas devoir refaire un cours entier a partir de livres ou d'internet – merci a l'inventeur de génie qui a crée internet afin de me sauver ma scolarité – et cela me fatiguait plus qu'autre chose.

- Il faudra que tu me dises le nom de cette vidéo, j'ai l'impression qu'elle pourrait m’être utile. J'aimerais avoir de bons résultats, histoire que les frais d'inscriptions soient rentabilisés.

Je souris légèrement, sans donner d'avantage de précisions. Cette phrase me semble parfaitement clair quand a mes mauvaises habitudes scolaires. Et je n'ai pu m’empêcher de sous-entendre le fond de ma pensée, a savoir que je devais absolument réussir sous peine de devoir quitter l'académie a la fin de l'année. Ma mère ne pourrait pas me payer, même avec le soutient de mon job étudiant, plusieurs fois la même année, ce n’était pas financièrement possible pour nous. Je n'ai pas le temps d'y réfléchir, car elle est passé a un autre sujet beaucoup plus loin des études. Je manque de rire, après tout elle avait l'air tellement concentrée quand je l'ai vu de loin, que cette façon de totalement changer de sujet, de s'évader de la pièce, me fait rire.

Puis je pense aux dites vacances. Je n'ai pas fais grand chose. J'ai travaillé, encore et encore, même si c’était avec Hisaka-san ou encore Nakamura-sempai, ce qui n’était pas si désagréable dans le fond. Mais c’était bien loin de ma volonté de faire de longues journées de farniente a lire des mangas sous l'ombre des arbres du temple ou je vivais, loin de cette ville surpeuplés d'étudiants. Mais il était difficile d'expliquer ça a ma camarade sans devoir lui faire comprendre que j'étais sans doute l'un des plus pauvres étudiants de l'académie. Enfin, je n'avais pas fais des statistiques, mais si il était vrai que Nakamura-sempai n'avait pas l'air mieux lotis que moi, nous n'étions pas une majorité dans ce cas la. Et quand je voyais ou que j'entendais parler de Shiozaki Mei, vice capitaine de l'équipe de Natation, je n'avais pas l'impression que nous vivions dans le même monde. Je ne voulais pas la vexer en pensant ça, bien loin de la même, mais je n'avais pas pour autant envie de la voir s'apitoyer sur mon sort, comme la plupart des gens que nous rencontrions avec ma mère depuis environ une dizaine d'années, date ou mon père, ainsi que toute sa fortune, nous avais quitté.

- Et bien, pas grand chose a vrai dire. J'ai un peu travaillé, et profité de ma campagne, a une heure d'ici, ou j'habite. Je suis sur que t'es vacances on étaient bien plus intéressantes que les miennes. Mais j'ai presque l'impression que tu trouves ça plus intéressant comme discussion que le travail que nous avons a faire, non ?

Je force mon sourire plus que ce que je fais habituellement, afin de bien lui montrer que c'est une plaisanterie, et pas que j'essaye d'écourter la conversation. Au contraire, je prie pour que ce moment n'arrive jamais. Parce que j'aime parler avec elle. Parce que ce que je suis censé vraiment faire ici me donne envie de dormir rien que d'y penser. Je passe ma main sur mon front qui commence lentement a s'humidifier a cause de la moiteur de l'air. Il fait vraiment chaud ici, et ce n'est pas les élèves qui rentrent depuis un moment qui changeront cet état de fait, provoquant des courants d'airs juste assez long pour nous faire regretter l’extérieur de la pièce. Je la laisse enchaîner avec reconnaissance, et l'écoute me parler des clubs. Elle doit être au courant de ce genre de chose puisque après tout elle occupe un rang plutôt élevé dans l'équipe de Natation, plutôt populaire dans l'académie d’après ce que je sais.

- Euh, oui, je suis membre du club de...kung-fu. Kung fu wing chun. Mais je ne passe pas énormément de temps la bas.

En fait, j'y passe tout mon temps, absolument tout mon temps a m’entraîner hors du temps scolaire ou des moments ou il y a le couvre-feu des dortoirs. Cependant, le club en lui même ne m’intéresse pas. Je n'y fais que de la figuration, l'utilisant comme façade pour pouvoir accéder aux locaux. Sans locaux, pas d’entraînement. Mais je ne vais pas l’embêter avec les états d’âmes du garçon qui n'aime pas faire partit d'un club ou il y a des gens et donc des relations sociales a avoir. Je ne lui dirais pas non plus a quel point je suis plus fort que tout les membres inscrits dans ce petit club proche de la fermeture par manque d’adhérent, et que ce qu'ils font ne m’intéressent pas. Changer de sujet, passer a l'attaque avant d’être sur la défensive. Une règle de base du combat.

- Je sais que tu fais partie du club de natation. Vous vous en sortez ? Il me semble que vous aviez de bons résultats ?

Comment je suis censé être au courant de ça au fait ? Parce que j'écoute beaucoup les gens autour de moi. Mon point de vu. Parce que je suis un stalker. Probablement son point de vu.

Je m'enfonce lentement dans ma chaise en rougissant.

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Sam 29 Juil 2017 - 17:38

Une feuille, puis deux, puis trois. L’oreille tendue vers ce que me racontait Satoshi, je répétais mon geste encore et encore. Les phrases surlignées de jaune défilaient devant mes yeux, yeux qui lisaient sans grande difficulté les mots se suivant l’un après l’autre. La question importante serait de savoir si je retenais ce que je lisais dans ma tête. La réponse était simple à deviner : « partiellement ». Arrivée à la fin de mon chapitre et au tiers de ma pile de cours, je rangeais à nouveau mon surligneur pour en prendre un d’une autre couleur. A ce moment précis, je me permis de me tourner pleinement vers mon kohai partageant sa pensée sur ce que je venais de lui dire.

« Contente d’apprendre que ton maître pense pareil, il n’est jamais bon de mettre la pression sur ses élèves. »

Paradoxalement à ma réponse, je devais avouer qu’il m’arrivait fréquemment de vouloir hausser un peu le ton avec les membres du club et insister sur les compétitions qui approchaient à grands pas. Toutefois, j’avais beau occuper une place plutôt importante, ce n’était pas moi la manager du groupe et encore moins la capitaine.  

« Il y aucun problème, je te retrouverai le nom et te le dirai…je ne sais pas trop quand est-ce que ça fera par contre car mise à part attendre qu’on se revoie je n’ai aucun moyen de te le dire. »

Je n’avais jamais remarqué que je n’avais aucun moyen de le contacter, à dire vrai ça ne m’était pas vraiment venu à l’esprit tout de suite pensant qu’on n’allait que quelque fois se croiser et parler de nos études rien de plus. Je me sentais un peu idiote et en tant qu’ainée c’était à moi de faire le premier pas.

« Dis-moi…ça te dérangerait qu’on s’échange nos numéros, je dis ça pour que je puisse t’aider plus facilement si tu as des interrogations précises par rapport à l’académie ou autre. Je ne te dérangerai pas plus que ça. »

Mon regard se posa alors par réflexe vers la poche dans laquelle se trouvait mon téléphone. Je ne l’utilisais que très rarement et on venait à me le reprocher de plus en plus, « Tu n’es jamais joignable – Qu’est-ce qu’on fait s’il t’arrive quelque chose ? » et j’en passais. Je me forçais de plus en plus à aller vers les personnes que je tendais à fréquenter beaucoup pour leur demander leur numéro, tentant de leur envoyer quand j’y pensais un petit message pour leur demander ce qu’il faisait. Secrètement j’étais fière de moi quand bien même ce n’était pas une grande prouesse.

---

« Mais j'ai presque l'impression que tu trouves ça plus intéressant comme discussion que le travail que nous avons a faire, non ? »

« Haha, oui ce n’est pas très exemplaire, désolée mais je n’ai jamais été fervente des révisions même si une fois que je m’y mets bien, tout va très vite.
Hum sinon, tu as de la chance d’habiter à la campagne, l’air de la ville devient de plus en plus insupportable. Mes parents pensent d’ailleurs à acheter une maison là-bas.
»

Comme une prise de conscience, ma main vint attraper un feutre vert venant remplacer le jaune et je tournai une nouvelle feuille débutant un nouveau chapitre. A la vue du titre un soupire s’échappa de mes lèvres, pas un de tristesse mais bien de soulagement. J’étais arrivée à la partie la plus facile du cours. Je me remis au travail tout en l’écoutant.

« Tu n’y vas pas souvent, pourquoi ça ne t’intéresse plus ? Ça a l’air d’être un club plutôt intéressant, même si le nom est un peu barbare. »

Je connaissais plus ou moins le terme kung fu, cependant ce qu’il suivait pas du tout. J’étais bien loin des sports de combat, de self défense et tout ce qu’on pouvait mettre dans cette catégorie.

« Oui je fais bien partie du club de natation, j’en suis la vice-capitaine, comment tu sais ? J’imagine que mon nom a dû apparaitre sur un tableau quelque part. On est en pleine saison de recrutement, enfin à dire vrai on l’est tout le temps en fait. On a eu de bons résultats c’est vrai, mais avec Yoshida-sensei nous aimerions bien voir venir plus de personnes. Ce n’est pas que nous ne sommes pas assez, mais le renouvellement est quelque chose de très important pour un club. Ça me préoccupe un peu. »

Voilà que je m’étais un peu emballée, je tentais de reconcentrer la discussion.

« Il arrive que l’on fasse des réunions pour faire des mises au point avec le directeur, si tu as des questions je pourrai les poser pour toi. »

J’affichais un sourire pour lui assurer qu’il pouvait compter sur moi, parfois je me disais que je n’étais pas que vice-capitaine du club de natation mais aussi la porte-parole de tous les membres qui n’avaient pas la chance de faire entendre leur parole.
Levant les bras au ciel, je m’étirai comme la plupart des autres étudiants. Ma tête commençait à être lourde et ce fut le signe pour moi de me lever pour me dégourdir un peu les jambes. Le temps n’avait pas changé, le soleil était à son zénith et tôt ou tard nous serons dans l’obligation de baisser les stores sous peine d’avoir bien trop chaud pour étudier confortablement.

« Je vais m’acheter un truc à boire, tu veux quelque chose en particulier ? »

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Dim 30 Juil 2017 - 17:32

Si il y avait bien une chose qui ne m'avait jamais atteint, c’était la pression scolaire. Je n'avais aucune crainte de rater une année, parce que j'avais l'impression d’être en dehors de ma filière d'étude. Je ne prenais aucune note, j'écoutais a peine les cours, je ne parlais jamais a personne de ma promo, dans comme en dehors des amphi. Bref, le seul moment ou j'avais le sentiment d’être étudiant en droit, c’était lors des examens. Qui arrivaient d'ailleurs rapidement. J'avais le sentiment d’embêter mon aînée plus que je l’intéresser. Loin de moi l'envie de l’empêcher de mener a bien ses révisions, mais pour autant, je n'avais pas envie de l'ignorer, au contraire, j'avais vraiment envie de parler avec elle.

La conversation dévie rapidement sur l'histoire de vidéo, et j’oublie vite le fait que je l’embête. Si elle relance elle même des sujets, c'est que cela lui va de me parler, autant que j'en profite tant que j'en ai l'occasion. Et vu qu'elle me propose d'échanger nos numéro, je suppose qu'on en aura l'occasion. Je manque de m'étouffer, et je détourne la tète pour éviter qu'elle me voit rougir violemment, en crachant mes poumons alors que j'ai avalé de travers. Qui demande ça a quelqu'un comme moi ? Personne. Mais vu que cela a l'air d'avoir une utilité a notre sujet de discussion, je ne peux qu'accepter.

- J'adorerais te parler plus souvent.

Je m’arrête. Quelle réponse stupide. La meilleure façon de passer pour un débile asociale. Ce que je suis sans doute, mais cela ne change pas le fait que j'aimerais éviter de trop ressembler a ça devant elle. Pourquoi devant elle ? Aucune idée, c'est juste une envie que j'ai, d'avoir l'air un peu plus sur de moi. Mais pour cela, il faudrait commencer par eviter de sortir des phrases aussi.....peu approprié. Elle va me prendre pour un idiot. Enfin, je l'ai déjà dit, ça. Ou plutôt, pensé....arrêtes de penser, Sato-Sato, agit un peu, au lieu de laisser ce silence s'installer. C'est gênant.

- Enfin, je veux dire par la que ca serait bien, pour pouvoir voir la vidéo et s'échanger ce genre de choses utiles. Mais tu peux me demander autre chose si tu as envie, tu sais. Enfin, ça ne me généra pas, ne t'en fais pas pour ça.

Je rigole timidement pour essayer de faire passer le moment de gène qui a découler de ma première phrase. Ou tout du moins, du moment de gêne que j'ai ressentis, sans savoir ce qu'il en tait de son coté. Il vaux mieux envisager la pire situation, pour être agréablement surprit si c'est la meilleure qui survient. Une vraie philosophie de vie. Je n'ajoute rien a part quand je lui donne mon numéro et que j'enregistre le sien. Dire qu'en l'espace de trente secondes, le nombre de contact de mon répertoire a augmenté de quasiment trente pour cent. Avec un contact, tellement triste que j'en rigole intérieurement.

Par chance, au bout d'un moment la discussion va reprendre sur un autre sujet, et après avoir fait une remarque que je m'étonne moi même d'avoir fait, elle rigole même a ma remarque et je soupire intérieurement en me disant que je n'ai pas étais trop loin avec une aînée. Je dois faire attention a ce que je dis, certain aiment marquer physiquement et verbalement la hiérarchie, ce que je n'ai pas spécialement fait lors de ma dernière phrase.

- Ne t'excuses pas, je n'ai même pas commencé a apprendre une seule phrase de mon cours, alors je n'ai pas vraiment le droit de te juger la dessus.

Je regarde d'un air amère mes affaires a peine déballé. Il n'y a rien du cours qui est enseigné a Keimoo, mise a part les conseils de lecture, je n'ai jamais pris aucune note dans aucune des matières enseignés. Les cours je me les fait moi même. Ça a payé jusqu'au lycée, mais ne dit on pas que les études supérieurs sont d'un tout autre calibre ? On verra bien, encore une fois, il n'y a aucun intérêt a se stresser pour ça. On verra bien la difficulté des examens, les sujets, et surtout, si j'ai reussis a réviser un minimum avant.

Les clubs viennent sur la table. Je sais qu'elle fait partie du club de natation, plutôt réputé au sein de l'université contrairement a celui de kung-fu dont je fais partis. En même temps, quand je vois les membres qui le composent, ou plutôt qui sont parti après que j'ai signalé d'une façon totalement anonyme a notre cher nouveau vice principal. Il ne reste qu'une dizaine de membres, et de toute manière, je ne vais plus que rarement au dojo, ayant ma salle personnelle, a l'insu de tous. Je vais d'ailleurs éviter d'en parler ici. Elle est assez haut placé dans la hiérarchie des clubs pour que cela s'ébruite, et vu que Yui Valentine m'a bien fait comprendre qu'il n'était au courant de rien, je serais le seul a tomber en cas de découverte officielle. Je souris donc timidement a ses questions et ses propositions.

- Je dois dire que le niveau est plutôt faible.....enfin, je ne veux pas passer pour quelqu'un qui se vante, loin de la....mais j'en fais depuis le collège.....et je pense avoir un bon niveau. A part le capitaine, la plupart ne sont la que pour faire de la figuration, c'est obligatoire d'avoir des clubs après tout. Et la notation est plutot facile, il suffit d'une bonne séance pour avoir une très bonne note, sans devoir venir le reste du temps.....

Plutôt faible est loin de la réalité. Mais j'ai du mal a évaluer ma propre force. Je n'avais eu aucune difficulté a aller au nationaux. Peut être que la bas, j'aurais étais battu a plate couture. Ou alors j'aurais gagné et je serais devenu la référence lycéenne de la discipline. Je ne le saurais jamais, mais dans tout les cas, je vais éviter d'en dire trop pour l'instant. Même si je l'apprécie, je ne sais pas exactement si elle est du genre a parler de ce genre d'histoire, et je n'ai pas vraiment envie que la façon dont j'ai écraser un tournoi régional plusieurs années auparavant ne s'ébruite. J'aime rester dans la masse, et je le resterais toujours.

Je ne sais pas trop comment répondre a sa question suivante par contre, sans passer pour un stalker. Bien que nous ne parlions pas souvent, je la suis souvent des yeux quand elle passe dans mon champ de vision. Ce que je fais depuis longtemps, observer les gens, assis dans le campus a un endroit ou a un autre. Il n’était pas difficile de se rendre compte qu'elle allait vers la piscine olympique a peu prêt vers la même période plusieurs fois par semaine. Et j'avais effectivement vu son nom sur la feuille administrative des clubs qui m'était venu en main par l’intermédiaire d'Hikari, le capitaine du club de Kung-fu. Alors que je l'imaginais en tenue de sport, je chassais l'idée de mon esprit en rougissant de plus belle :

- Je vois, tu as l'air de quelqu'un de sportive.....enfin....je veux dire.....pas que tu ais un.....euh.....bref, oui, j'ai vu ton nom sur la feuille des capitaines et vice-capitaines. Hikari-san me pousse a devenir vice-capitaine du club, et il m'avait donné la feuille.

Je la vois s'étirer, et mes yeux suivent la trajectoire de ses mains, alors qu'elle se leve pour se dégourdir les jambes. Je n'ose pas la suivre, d'une part parce que ça paraîtrait étrange vu que je n'ai même pas commencé a réviser, et d'autre part parce que je n'ai pas envie de passer pour le mec qui est collant. Pourtant, c'est elle qui me propose de me ramener a boire. Pour dire la vérité, que j'ai aucune envie de passer une seule seconde de plus dans cet endroit, il faut chaud et l'ambiance étudiante y est étouffante. Je ne réviserais pas, je le sais déjà. Trop de monde pour moi, et seule la présence de Mei me permet de ne pas exploser en plein vol. Je prend cette demande comme une invitation tombée du ciel.

- Je.....je vais venir avec toi, d'accord ? Je veux dire, je vais te payer une boisson, enfin, je ne dis pas ça dans un sous-entendu, mais....euh....enfin je te dois quelque chose a boire, de la dernière fois, non ? Et puis grace a toi, j'ai passé la meilleure période de révision de ma vie, alors tu le mérites bien.

Je sourire timidement pour marquer ce trait d'humour probablement raté, et je me leve a mon tour. C’était peut être moi qui avait acheté les boissons la dernière fois ? En vérité, je n'en ai aucune idée. Peu importe, du moment que je peux passer une minute de plus avec elle, loin de cette salle de malheur.

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Mer 2 Aoû 2017 - 17:39

Rassurée de la réponse de Satoshi, je finissais d’enregistrer son numéro de téléphone et mon regard parcouru la liste de mes contacts. Ni trop longue, ni trop courte, elle était principalement constituée de membres de ma famille, seuls quelques uns de mes amis sortaient du lot. Un fin sourire se dessina sur mes lèvres lorsqu’il m’assura que je pouvais me permette de lui envoyer des messages sans avoir peur de le déranger. C’était tout ce qu’il me suffisait pour me rassurer. Mon portable verrouillée, je le rangeai à sa place initiale et je savais très bien que je n’y toucherai pas avant au moins ce soir. Je devais vraiment penser à le sortir plus fréquemment, ne serait-ce que pour m’y habituer, je pouvais toujours passer faire un tour sur mon blog ou celui de Hisaka.

Une fois cet échange fini, je pouvais dire au revoir à mes révisions sans ressentir une once de culpabilité. Au fond de moi je sus que cette pause était primordiale pour assurer une productivité future. J’étais désormais toute ouïe à ce que me disait mon kohai. Ce dernier me répondait sur le sujet des clubs. Il m’expliqua les raisons de ses absences répétées. Je hochai la tête de haut en bas comme pour lui montrer que je comprenais très bien ou il voulait en venir. L’écart de niveau était un réel problème et nous avions également rencontré un souci identique de mon côté. Je ne pouvais pas apporter une grande aide malheureusement. La manière de gérer les membres et leurs atouts n’était qu’à la portée du manager. Ou peut-être pourrais-je demander à Yoshida-senseï s’il pouvait glisser un petit commentaire lors d’une possible discussion avec le responsable de son club à lui.

J’eus voulu lui répondre quand je sentis des regards voisins insistants. Nous commencions sérieusement à déranger et mon aire désolée ne servait plus à rien maintenant. J’avais épuisée tous mes jokers. Aussi je me levai avec précipitation, ma tête tourna et je regrettai mais heureusement pour moi cela cessa rapidement. Je me dirigeai à la même vitesse vers la porte, n’osant davantage perturber le travail des autres. Et c’est une fois dehors que je m’autorisai à répondre à l’étudiant en droit.

« Et après avoir reçu le formulaire de la part de Hikari-san tu as décidé d’accepter le poste ? Si tu as des compétences avancées en kung fu...dans ce sport hm, tu peux aider les autres. »

Quel était le nom déjà ? Pourquoi utiliser des termes aussi compliqués pour qualifier quelque chose de simple pensais-je, quand bien même je n’avais jamais vu de mes yeux à quoi cela ressemblait. J’actionnai le pas, ma soif se faisant de plus en plus grandissante. C’est bien ça que j’appréciais dans les établissements japonais, les machines qui nous proposaient du café froid au bento. Pour avoir visité quelques écoles chinoises dans le passé, la différence était remarquable. J’en aperçue une au bout du couloir et avec elle un survint un sentiment de déjà vu.

«  Lorsqu’on s’est vu pour la première fois il était aussi question de couloir et de boisson. C’est marrant. « je souriais puis poursuivis, « A ce moment-là tu étais assez timide, j’ai l’impression que ça n’a pas vraiment changé. Euh- je n’essaye pas de moquer ! Se faire des amis est une bonne idée pout s’ouvrir plus. Tu en as beaucoup ? Ou peut-être pas que. Les étrangers tendent à plaire aux asiatiques. »

Et je disais ça en connaissance de causes, mon grand frère ayant fréquenté au début de ses études supérieures une ou deux étrangères, des Américaines si souvenir s’avéraient correctes. Rajoutons à cela qu’ci à Keimoo, des lycéens et étudiants des quatre coins du pays se croisaient tous les jours et allaient en classe ensemble. Je m’arrêtai dans ma réflexion en remarquant les quelques élèves entassaient devant la vitrine éclairée. Nous n’étions pas les seules à avoir décider de faire une pause, mais peut-être serions-nous les seules à avoir abandonner toutes révisions, pour aujourd’hui du moins. Je me mis derrière yeux, me penchant de côté pour tenter de voir ce qu’il y avait encore de disponible. Sans surprise, le thé vert et le café arrivaient en fin de réserve. Il était sûr que dès qu’on s’apprêtait à bosser des heures durant, il n’existait pas mille et une boissons qui nous accordait de l’énergie.

« Ne t’avises pas de sortir ton argent, c’est vraiment moi qui paye cette fois-ci, d’accord ? Fais gaffe, je surveille tes mains. » déclarai-je d’un air faussement sérieux, se rapprochant plus d’un air blagueur.

Je sortis à cet instant-là mon petit porte-monnaie et m’avançai de deux pas.

« Que veux-tu ? J’ai bien peur qu’il ne reste que des jus de fruits, de l’eau et attends je crois voir du une brique de lait. » encore fallait-il que la personne devant nous ne décide de prendre celle restante.

Bien évidemment, l’ayant vu venir gros comme une maison, celle-ci appuya sur les fameuses touches du clavier gris, composant à l’exactitude le code de la rangée où se trouvait cette dite brique. Je soupirai, et même si aucun de nous n’aurait désiré cette boisson je sentais qu’on l’avait fait exprès. Après avoir entendu le bruit familier au fond du bac, l’inconnu qui n’en était pas un au final se tourna.

« Yo Shiozaki, désolé j’avais envie d’une bouteille d’eau, mais bizarrement une voix me poussa à changer d’avis. Je me demande d’où elle venait ?... »

Un doigt sur le menton, Amane Ryô, un gars de mon club de natation qui aimait faire des tours de ce genre à ses heures perdues se dressait devant nous. J’émis un rire franc et lui fis signe de partir, accompagnée d’un « oui oui, très drôle tout ça, allez retourne travailler. » J’avais bien compris que j’étais la cible parfaite pour des plaisanteries basses de ce genre. Néanmoins, temps qu’elle n’était pas méchante, j’étais toujours bon public. Amane était assez loin pour que je puisse me retourner vers Satoshi.

« Je ne sais pas si tu l’as déjà vu, il pratique lui aussi un sport de combat. Mais je crois qu’il va bientôt arrêter, en tout cas si tu as des questions pendant l’année tu peux aller vers lui, il étudie aussi le droit. Il a un côté farceur, mais c’est un bon professeur. »

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Dim 13 Aoû 2017 - 0:00

Alors que nous avions rejoins l’extérieur, nous tombons sur un de ses amis, a ce que je comprend. Enfin, étrange comme relation, vu qu'il lui fait une blague. Elle rigole néanmoins, mais je ne trouve pas ca véritablement amusant. J'ai toujours eu cet air un peu bas du front, qui ne rit jamais, et cela ne déroge probablement pas a la règle. Je n'allais sans doute pas faire de réflexion a ce sujet, n'ayant pas envie de me mêler de quelque chose qui n’était pas mes affaires, mais je ne pu m’empêcher de le regarder partir d'un œil un peu sombre.

Cette histoire me fit penser qu'Hikari m'avait dit en me donnant la feuille d'inscription pour devenir vice-président, que je devais apprendre a connaître les autres membres des clubs. Aprés avoir vu ça, je n'en avais pas vraiment envie, si cela était possible d'en avoir moins envie que ce que je n'avais déjà de base. J'écoutais Mei me dire que si j'avais besoin je pouvais lui demander des conseils. Très peu pour moi merci. Enfin elle semblait contente de m'annoncer ça, je n'allais pas pouvoir lui dire un truc dans le genre. Il était en droit en plus ? C’était donc une personne que j'avais peu de chance d’apprécier.

- Merci pour le conseil, je n'hésiterais pas. Il a l'air....euh....amical.

J'avais dis ça d'une façon plus froide que ce que j'aurais voulu a la base. Mais bon sang, que je haïssais ce genre de garçon, les gens qui se donnent en spectacle faisait partit d'une caste de personne que je n'avais jamais appréciés et que je n'apprécierais sans doute jamais. J'avais plus envie de rebondir sur l'action qui allait venir ensuite. Elle m'avait bien montré que je n'avais pas intérêt a payer, mais j'avais la sensation d’être un petit garçon, et j'avais mon mot a dire, non ? J'en étais sur maintenant, c’était déjà comme ça que cela s’était passé la dernière fois, aussi, je n'allais pas la laisser payer aussi facilement.

- Tu vas blesser mon ego, tu sais, si tu me paye tout a chaque fois.

C’était bien sur faux, mais je devais bien trouver quelque chose a dire pour l’empêcher de me faire ce cadeau que je ne pourrais qu'accepter une fois l'argent inséré. Une idée me traversa bien l'esprit, tandis que j’observais les propositions qu'elle me faisait. Je n'aurais de toute façon pas bu de lait ou de soda, c’était trop mauvais pour la santé, aussi, de l'eau me conviendrait parfaitement. Je regardais si il y en avait aromatisé, mais bien entendu, c’était trop demandé. Bah, une bouteille d'eau ferait parfaitement l'affaire avec cette chaleur.

- Si ca te conviens, pourquoi on ne pourrais pas faire autrement. Tu me paye ma boisson, et je paye la tienne. Je suppose que ce serait satisfaisant pour nous deux, non ? Une bouteille d'eau m'ira très bien, personnellement, ne t'en fais pas pour ton ami.


J'avais encore une fois employé un ton sans doute un peu froid en parlant de ce dernier, mais je préférais plutôt sortir l'argent de mon sac que j'avais a la main. Alors que je me tournais pour payer, je repensais a ce qu'elle avait dit a propos des étrangers et des asiatiques. Je pensa a Aslinn et me demanda si c’était de ce genre d'étrangers dont elle parlait. Je ne lui avait d'ailleurs plus parlé depuis un moment, il fallait vraiment que je fasse quelque chose a propos de cette situation. Depuis la fameuse soirée ou j'avais démolit quatre personnes que je ne connaissait même pas, je ne lui avait plus trop adressé la parole, ce n’était vraiment pas mon genre de me battre, et je m'en voulais encore d'avoir cédé a cette pulsion incontrôlable. Elle n'aurait pas du l’être.

- Timide ? Je ne sais pas, disons que je n'aime pas particulièrement la compagnie des gens.

Quelle merveilleuse manière de passer pour un mec bizarre, je te félicite Sato. Bon, j'avais dis la vérité, c’était mieux que de trouver une excuse étrange en prétextant que je passais trop de temps a m’entraîner. Ce n’était finalement pas faux non plus, sauf que je m’entraînais pour éviter la compagnie des gens, et non l'inverse, a la base. Les choses allaient peut etre changer, maintenant ?

- J'ai toujours étais bien, seul, alors je suppose que si j'apprécie la compagnie de certaine personne, comme la tienne par exemple, je n'ai pas vraiment besoin de toujours être avec quelqu'un pour me sentir bien. C'est le cas pour toi ? Tu ferais partis de cette catégorie de gens qui ne se sentent a leurs place que quand ils sont au milieu d'un grand nombre de personnes ?

On aurait presque dit un reproche quand je disais cela, dans ma bouche, j'avais l'impression que ça sonnait comme tel. Je la regardais un moment, la dévisageant même. Un peu trop, si bien que je finissais par détourner le regard, le rouge aux joues. Pourquoi je ne pouvais pas la regarder sans me sentir étrange ? Et en plus je disais quasiment tout le temps quelque chose de bizarre. La conversation me semblait proche de sa fin, et je tentais désespérément de la rallonger ;

- Et toi qui est déjà vice-capitaine d'un club, Shiozaki-sen....euh, Shiozaki-san, tu en pense quoi de ce poste ? Il y a des responsabilités non ? Ce n'est pas que je n'aime pas ça, mais bon....et puis, je ne sais même pas comment dire non, il a l'air vraiment désespéré.....

Je ne sais pas ce qui était le pire. Que je parle a ma senpai aussi familièrement, ou alors que je me lamente sur mon sort de cette manière. Que quelqu'un m’achève, pitié.

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MessageSujet: Re: Il y a un temps pour le travail....   Lun 14 Aoû 2017 - 17:13

A peine un élève parti voilà que d’autres sortaient de nulle part pour faire à leur tour la queue, nous obligeant à nous décider rapidement sur l’objet de notre désire. Je pris néanmoins le temps d’écouter Satoshi qui réagissait alors à ma pseudo menace amicale. A l’entente de son explication, je ne pus qu’afficher un sourire amusé. L’ego masculin n’était vraiment pas quelque chose à prendre à la légère et à titiller. J’acquiesçai et me tourna vers le distributeur. Sentant les nouveaux arrivants exercer une pression derrière moi, je me hâtai de mémoriser le numéro puis de m’exécuter à passer commande. La pièce de cent yens bien chaude au creux de ma main pouvait enfin servir. Pendant qu’elle faisait son travail, mon regard parcourra le peu de choix restant. Devais-je être raisonnable et opter moi aussi pour de l’eau ou m’autorisais-je un petit écart quand bien même avec la chaleur, le sucre ne sera d’aucune quelconque aide pour apaiser ma soif bien au contraire. Ce qui s’apparentait au caprice du jour se transformait bientôt en une question quasi-existentielle. Pire qu’un partiel de sociologie.

Le bruit de la bouteille touchant le fond me fit sursauter, pas assez pour attirer l’attention de quiconque, heureusement pour moi. Je me penchai et laissai place à l’étudiant en droit en droit à qui je fis part de mon choix final : « un jus de pomme s’il-te-plaît ». Voilà, j’avais cédé et tourné le dos à une décision rationnelle. Tant pis pour moi et tant pis pour mon corps qui allait me le faire payer tout le long du chemin pour rentrer à la maison.
Un bruit de raclement de gorge détourna mes yeux de la vitre. Un ou une impatient-e ne sachant pas quoi faire d’autre dans une queue que de montrer son mécontentement. Du coin de l’œil, son identité s’éclairci. C’était une fille. On le savait tous, les esprits s’échauffaient très vite en période de grandes températures. Aussi, je ne montrai aucun signe d’agacement en retour. Je n’en avais plus besoin, j’avais ma boisson entre mes mains.

Nous faisions désormais le chemin inverse pour regagner notre salle, cependant nos pas étaient nettement plus lents. Notre but différait et notre enthousiasme perdit de suite de son intensité. Les révisions, ce fléau qui touchait tout le monde à des dates très précises. Il était bien loin le temps où ouvrir un livre d’étude m’intriguait autant que le dernier épisode d’une série lambda diffusée souvent à des heures tardives à la télévision. Commençons et non faisons le. Mon conseil renvoyait un message positif et encourageant et pourtant au lieu de l’appliquer à moi-même, je m’évertuai à le crier à tous les proches que je rencontrais. La voix de Satoshi me sortit de mon instant de réflexion.

« Ah j’ai compris, tu es plus du genre solitaire c’est ça. Personnellement je ne sais pas trop, je suis plongée depuis longtemps dans des événements comme des grands repas, des œuvres de charités là où il y a toujours plein de monde. Mais…à dire vrai, je n’y passerai pas toute ma vie, je préfère réserver du temps pour moi, pour mes activités de club. »

Ma réponse était un peu confuse et cela reflétait exactement ma pensée sur la question, je ne savais pas. Je ne savais pas si j’aimais être assise autour d’une table avec dix personnes, membres de ma famille ou inconnus cela dépendait. Plus je grandissais et plus je me retrouvai à être seule pour assurer la conversation avec mon voisin ou ma voisine de la soirée. Auparavant, je pouvais toujours compter sur l’aide de mon frère et de mon père surtout. Il me disait à chaque fois que si je voulais vraiment faire partie du monde politique, alors je me devais de savoir faire la discussion. En soit ces diners se confondaient en épreuve oratoire et en réunion dans laquelle chacun présentait ses idées, ils représentaient bien trop la réalité pour que je puisse les apprécier, du moins pour le moment.

« Senpai ou san, les deux me vont ne t'inquiètes pas. », dis-je dans la précipitation suite à son petit lapsus.

« Il y a des responsabilités non ? Ce n'est pas que je n'aime pas ça, mais bon....et puis, je ne sais même pas comment dire non, il a l'air vraiment désespéré..... »

« Ah ça oui il y a des responsabilités. C’est ce qui différencie d’ailleurs un simple membre d’un club à un membre du staff d’un club. Je ne sais pas comment le fonctionnement exact de ton club, je ne voudrais pas te dire des bêtises mais juste, ne fais pas quelque chose qui ne te plait pas à cent pour cent. Tu risques inévitablement de le regretter par la suite et cela peut avoir de réelles répercussions sur ton club, ce qui serait bien dommage aussi bien pour lui que pour toi. Cependant, fais gaffe cette fois-ci tu vas devoir être tout le temps présent ! »

Il y avait un point sur lequel on ne plaisantait certainement pas lorsqu’on prenait alors un post important, c’était la présence. Etre un modèle, être amené à répéter sans cesse les mêmes consignes car certains étudiants ne s’étaient pas montrés totalement attentifs l’instant d’avant. Je me ressassais mes débuts et espérais que Sakutaro-san ne se sentira pas dépassé par le rôle confié.

Arrivés devant la salle, la porte était grande ouverte et les volets étaient rabaissés à mi-hauteur. Nous avions atteint un pic de chaleur rendant tout effort physique insoutenable. Les résistants, ceux n’ayant pas quitté leur siège depuis le début de l’après-midi se cramponnaient à leur feuille de papier pliée en éventail qu’ils agitaient avec ferveur pour très tôt remarquer leur inefficacité. Académie Keimoo quand allais-tu installer une climatisation ?
Ma chaise tirée, je récupérais mes affaires, une partie éparpillée, une autre rangée. Je remplis mon sac avec bien plus de hâte sentant l’heure de rentrer chez moi sonner. Chaque chose était à sa place, ne restait qu’à dire au revoir et à courir pour attraper le dernier métro sous ce soleil de plomb.

« Tu m’excuseras, mais je dois d’ores et déjà partir. Envoie-moi un message pour me dire si tu as accepté le poste ou pas. A toutes ! »

Après un vif signe de la main, je pus définitivement quitter cette pièce que je jurai ne plus fréquenter à l’avenir.

[FIN]

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