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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Shout louder [Satoshi]

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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Shout louder [Satoshi]   Sam 20 Aoû 2016 - 14:28

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Après avoir mis les pieds dehors et s’être assuré que je le suivais bien, le blond se retourne vers moi. Il passe son bras autour de moi, chassant la nuit qui m’entourais. Au fur a mesure que les mots sortent de sa bouche, j’observe ce qui nous entoure. Le ciel est comme d’habitude. C’est vrai. Mais je préfère qu’il soit bleu plutôt que noir. Un frisson remonte le long de mon échine. Il fait chaud pourtant. Bien trop chaud. C’est comme si la fraîcheur de la nuit ne s’était jamais installée pour laisser place à l’air lourd, chargé de toute la chaleur de cette journée d’août.
Puis son bras quitte mes épaules. Reste à coté de moi.
Je n’ai pas à avoir peur, il dit. J’aimerais bien ne pas avoir peur. Mais le nœud dans mon ventre est toujours présent, et s’intensifie au fur à mesure qu’il avance. Je sais parfaitement vers ou il va, mais les mots restent bloqués dans ma gorge quand je veux lui demander de partir. Je veux retourner dans la chambre. Dans la lumière. Loin d’ici, et encore plus loin de l’endroit vers lequel il se dirige. Un fois de plus, j’attrape son t-shirt. J’ai besoin de me sentir tirée vers là ou il veut aller. Je n’irais pas de moi-même. Je continue de marcher timidement à coté de lui.
Un premier tram nous double.
C’est celui qui n’est jamais arrivé tout à l’heure. Le peur continue d’écraser mes tripes dans mon ventre. La boule dans ma gorge remonte un peu plus à chaque pas.
Un deuxième tram non double.
J’aurais vomis s’il restait encore quelque chose dans mon ventre. Pourquoi est ce que les tram ne sont jamais arrivés la-bas ? Je l’aurais pris tranquillement et rien de tout ça ne serais arrivé. J’ai envie d’aller frapper le tram. De lui demander pourquoi il n’a pas voulu venir me chercher et m’a laissé dans leurs mains.
Ma respiration se bloque un coup ; avant de reprendre dans un rythme encore plus effréné. Chaque pas me rapproche un peu plus.

Puis il s’arrête.
Je l’observe avec incrédulité un instant.On rentre finalement ? On s’arrête là ?

- Emmènes moi a l'endroit ou tu t'es fais attaquer, s'il te plaît. J'ai envie de voir a quoi ils ressemblent.

Mon cœur manque un battement. Bien sur que non, on ne s’arrête pas ici. Je déglutis avant de remonter le visage pour aller poser mes yeux dans les siens. Il y a une lueur dans son regard qui me fait peur et me fascine en même temps. Il y a quelque chose de différent par rapport à d’habitude. Je n’arrive pas a mettre de mots exact dessus. Il est devenu prédateur. La lumière des lampadaires donnent des reflets jaunes à ses yeux. Il est devenu félin. En chasse de sa proie, son corps entier semble tendu à l’extrême, dégageant une puissance brute, violente, écrasant tout ce qu’il reste autour de lui qui n’est pas lui. Mais je ne suis pas sa proie.

Cette puissance est effrayante. Mais elle me rassure. Elle m’enveloppe pour empêcher la nuit de reposer ses mains sur moi. J’ai peur ; mais la peur est contenue par la rage à l’état brut que j’ai sous les yeux. Je ne sais pas ce que je dois faire. Le danger est omniprésent, la peur est sa collègue. J’avale ma salive. Je ne me sens pas la force de lui répondre ‘’non’’ ; de même que la peur de retourner là-bas me noue la gorge.

Je ferme les yeux un instant, avant de me détourner vers la fontaine, au milieu de la place ou nous nous sommes arrêtés. Il n’y a presque personne autour de nous. Une solitude qui se superpose avec celle que j’ai vécu à l’arrêt de tram un peu plus tôt dans la soirée. Sauf que ce n’est pas ‘’je’’ qui est seule ; c’est ‘’nous’’. Il est là. Je me penche au dessus du bassin, observant mon reflet. Rien de bien précis ; simplement une masse noire qui contraste avec les reflets des lampadaires sur l’eau. Je crois que c’est ce que je suis d’une certaine façon. Un masse noir, compacte ; mélange de peur et dégoût ; qui ne peux s’échapper de l’enveloppe charnelle dans laquelle elle est continue. Je me redresse avec un soupir pour aller reposer les yeux sur Satoshi.
La peur est devenue une constante de cette soirée.
J’ai peur de ce qui c’est passé ; mais aussi de ce qui va se passer.
Et je n’ai pas envie d’empêcher ce qui pourrais se passer d’arriver.
Car en plus de la peur ; il y a la haine qui naît.

Je me redirige vers Satoshi, et glisse mes doigts entre les siens pour le mener à ma suite. Je ne dit pas un mots. Respirer est déjà plus que suffisant. Même si je le voulais, je ne serais pas capable de dire quoi que ce soit dans l’instant présent. Les battements de mon cœur créent un rythme qui résonne dans ma tête. Spirale régulière qui m’entraîne vers l’horreur, je marche droit vers les enfers.

[...]

Un lampadaire éclaire faiblement le lieu. Aussi vide que précédemment, j’ai l’impression d’avoir un champs de bataille sous les yeux. Lentement, je m’avance. Il n’y a personne, tout est silencieux ; pourtant, c’est un cri continu qui résonne dans ma tête. Une violence muette s’est emparée de l’endroit à mes yeux. Je me dirige jusque l’arrêt, tirant Satoshi à ma suite.

-C’était ici.

Je déglutis, en continuant d’avancer.

-Ici, son sang ; là, le mien.

Je désigne la tache rouge sur le sol, puis la marque laissée sur la vitre de l’arrêt. Un instant je ressent sa langue dans ma bouche, la texture quand j’ai mordu, j’entends son cri à nouveau, pour finalement le revoir cracher du sang par-terre. Je sens une vague chaude passer dans ma bouche, souvenir du sang qui à coulé. Sur la vitre, une claque qui m’y a fait coller la joue, j’ai craché du sang à mon tour.
Je n’arrive plus a respirer.
Je force mon diaphragme à se détendre, mes poumons à s’ouvrir. L’air passe, j’inspire un grand coup avant de forcer ma poitrine à se soulever dans un rythme régulier. Mon cœur, au lieu d’accelerando, semble avoir ralentis, mais chacun des battements résonne dans ma tête un peu plus fort. C’est une marche funèbre qui se joue à l’intérieur de moi.

Je me tourne vers Satoshi, l’empoignant à la gorge pour le plaquer contre la vitre, comme je le fus un peu plus tôt, sans faire preuve d’aucune douceur.

-Il m’a pris comme ça. L’air ne passait presque plus ; mes pieds ont décollés.

L’image de Satoshi se superpose avec la mienne, la colère monte lentement d’entre mes tripes.
Je colle mon corps contre le siens, passant ma main sous son t-shirt avec force, enfonçant mes doigts dans la chair sans aucune gène.  Je passe ma jambe entre les siennes , mon genoux viens taper contre la vitre derrière lui avec violence. Je continue de presser ma main contre sa carotide, dirigeant mon visage vers lui ; laissant mon souffle remonter le long de son corps.

-Il s’est collé, est venu de plus en plus près, et

Je m’écroule à ses pieds. Je revis violemment chaque moment plaqué contre cette vitre. Je pose ma tête juste au dessus de ses genoux en déglutissant. Je reprends mon souffle. Je n’arrive même plus à pleurer, mes yeux sont sec.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Shout louder [Satoshi]   Dim 21 Aoû 2016 - 19:52

Nous arrivons a l'endroit ou s'est déroulé la scène. Y être me donne une meilleure sensation de la situation, j'ai presque l'impression d'y être. J’arrête mon mouvement prêt de la tache sombre au sol et ferme les yeux. J'ai comme l'impression étrange d'y être, de revivre la scène qu'elle a vécu, au milieu des mouvements des jeunes femmes de tout ages ayant vécu le même calvaire a cet endroit depuis la nuit des temps. Je vois leurs corps bouger les uns sur les autres, superposés dans une danse de désespoir insoluble. Je ne peux rien y faire, si je bouge, elles disparaîtront alors, rendant impossible la moindre vision des tortionnaires. Mais je ne vois rien d'eux, juste des masques d'ombres recouvrant ce que j'imagine un sourire d'exaltation.

J'ouvre a nouveau les paupières. Elle est toujours la, m'observant en silence comme si j'étais le problème ici. Il n'y a plus qu'elle, les autres ont toutes disparut, retournant dans l’abîme du passé qui m'est inaccessible. Et j'entends alors sa voix pour me dire que c’était ici. Je le savais avant qu'elle ne m'en parle, sans vraiment comprendre comment je pouvais avoir cette information. Peut être grâce a l'indice ensanglanté qui gît sur le sol a mes pieds, qu'elle décrit comme le sang de sa victime. Alors c’était elle le coupable alors ? Je souris intérieurement. Elle s'est bien défendu au moins, ses cours de self défense, son club lui a peut être était utile finalement.

J'observe ensuite la seconde tache qu'elle me désigne comme lui appartenant. Je ne sais pas si ils y sont allés vraiment fort, mais au moins je sais qu'a défaut de son honneur, elle n'a pas perdu son intégrité physique, ce qui est déjà un point plutôt intéressant. C'est mentalement qu'elle souffre, c'est mentalement qu'elle sera soigné. Je ne dis toujours rien, attendant la suite, touchant du bout du doigt le sang recouvrant la vitre transparente. Elle se décide a continuer.

Alors que je me retourne de la vitre que j'observais jusqu'à présent, je sens les doigts de la jeune fille entourer ma gorge et me pousser contre la paroi d'une poussé sourde. La force n'est pas ce qu'il caractérise se mouvement, plutôt le désespoir. Je doute que la elle actuelle parviendrait a maintenir quelqu'un qui souhaite se sortir de cette étreinte, mais je ne le souhaite pas personnellement. C'est une description, elle me remontre ce qu'elle a vécu. Alors je la laisse m'expliquer, me toucher comme ils l'ont touchés. Je ressens la colère, la hargne, la détresse qui l'anime.

La façon dont elle se colle a moi, qu'elle passe sa main sur mon torse, enfonçant ses ongles dans ma chair sans retenue. Je reste neutre. C'est une histoire terrible, je ne vois pas pourquoi je ferais une quelconque expression du visage. Pourtant quelque chose me titille. Je n'arrive pas a le déterminer pour le moment. Mais je le touche pratiquement. Son genou frappe la vitre dans mon dos, qui vibre sous le contact. Elle ne parvient plus a finir sa phrase. Elle s'écroule sans que je fasse rien pour la retenir. Sa tête se pose contre mes genoux et enfin je reprend ma respiration. Et je souris.

C'est ça qui me faisait me poser des questions. Qui agitait l’intérieur de mon visage. Cette sensation d'adrénaline qui coule dans les veines. Je ne l'avais plus ressentis depuis tellement longtemps que je l'avais oublié. C'est pourquoi mon visage est éclairé d'un sourire malsain, signe que je ne contrôle plus du tout ce qu'il risque d'arriver. Je m'accroupis avec lenteur jusqu'à ce que mon visage soit juste en face du sien, et sans perdre mon sourire, la lueurs étrange de mon regard :

- Ils ont vraiment fait ça ? Tu en es sur, c'est exactement ce qu'ils ton fait ? Alors tout va bien. C'est parfais, je n'aurais pas pu rêver mieux comme description. Tu as étais parfaite.

Je retiens le rire étrange qui vibre dans ma gorge. De l'exaltation, de la nervosité, je ne sais pas, mais je ne peux pas rire devant elle. Je suis content d'y être parvenu, de retenir ce râlement de gorge qui anime presque l’intérieur de mon corps. Je passe mes mains sous ses bras pour la relever en même temps que je me redresse dans la nuit, sous les lampadaires qui s'éteignent un a un. Vingt trois heure est passé. L'heure de chasser. Je me remémore cette soirée ou je m'étais également perdu dans ce quartier miteux, ce taudis. Je n'avais rien vécu de tel, je n'avais jamais eu l'impression que je courrais un risque. Mais je ne verrais plus l'endroit pareil a présent. Je soupire en la prenant par le poignet, l'attirant vers la ruelle la plus proche. Pour trouver une proie, il faut aller sur son terrain de vie. Alors je l'oblige a me suivre, a me fondre dans ce décors inquiétant, disparaissant de la lumière rassurante de la rue principale dans laquelle nous étions plus tôt.

- Prend ma main, et quand tu les vois, serre la fort, d'accord ? Si tu les vois bien sur. Ne te trompe pas, si possible, ça serait....regrettable, que ce soit les mauvais.

Je lâche son poignet, puis ouvre ma main afin qu'elle puisse la prendre, marchant a une vitesse normale afin de pouvoir lui laisser, malgré la fatigue des événements, la faculté de me suivre sans problème. Et nos deux silhouettes progressent dans ce monde inconnu.

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MessageSujet: Re: Shout louder [Satoshi]   Lun 22 Aoû 2016 - 14:19

Respire.
Laisse l’air passer dans tes poumons. Reprends toi, une fois de plus.
J’expire lentement, gardant la tête appuyée sur ses genoux. Mon cœur s’est relancé dans une course effrénée, que je tente de calmer. Les genoux sur lesquels ma tête repose bougent. Ils se plient. Ce n’est plus ses rotules que j’ai face à moi ; ce sont ses yeux.
Il sourit.
J’ai peur.
Ce regard qu’il a me terrifie. Il n’est pas comme d’habitude. Il y a la violence en plus. C’est cette impression que j’avais déjà ressentis à la fontaine, qui c’est amplifiée.  Je déglutis, mon cœur se calme d’un coup. Il ne peux plus maintenir le rythme de tout à l’heure face à Satoshi. Ce que j’ai sous les yeux est bien trop terrifiant pour que je puisse continuer. Qu’est ce que j’ai fait ? C’est un condensé de rage et de colère que j’ai sous les yeux. Et de ce mélange est né la soif de sang. Ce n’est même plus l’envie de se venger pour ce qu’il m’ont fait. Je n’avais même pas envisager cette action d’ailleurs. Ce n’est plus qu’un prétexte pour aller les détruire.
C’est parfait comme il dit. J’ai été parfaite, tout est parfait. Je ne sais même pas quoi penser face à ça. Il y a quelque chose qui me dérange, quelque chose comme une conscience humaine. Mais ce petit quelque chose est réduit à néant face à l’envie de sang que j’ai devant moi. C’est parfait, je me suis faite agressée ; il va pouvoir aller agresser les agresseurs à son tour. Et moi, je ne ferais rien pour l’en empêcher. Je n’ai pas envie de revoir ces gens, même si c’est pour les voir souffrir ; mais je dois avancer. Il y a Satoshi devant moi, et il ne me laissera pas reculer. Ce n’est même plus pour moi qu’il fait ça. C’est pour lui. Je n’ai été qu’un déclencheur. Un monstre c’est éveillé, et je suis là pour l’assister.

Il me prend sous les bras pour me relever, comme il le ferait pour un enfant qui viens de faire un caprice. Je me laisse faire. Il a tout à fait la force nécessaire pour me relever. Quand il me repose sur mes pieds, j’ai l’impression que mes jambes ne tiendrons pas ; pourtant, quand la gravité reprends ses droits sur moi, je tiens debout.
Inspire, expire.
Il me prend le poignet et me traîne à sa suite. Je me laisse faire, sans opposer la moindre résistance. Je n’ai pas envie de résister de toutes façon, et même si je le voulais, je n’en aurais pas la force. La violence qui se dégage de lui élimine tout le reste, et je sais pertinemment que je ne peux pas luter contre ce fait.
Tout est de ma faute.
J’aurais pu ne pas aller à cette soirée, mais je l’ai fait.
J’aurais pu choisir un autre chemin pour rentrer, mais j’ai jeté mon dévolu sur cet arrêt de de tram.
J’aurais pu rester dans les sanitaires, mais je suis allée voir Satoshi.

Tout découle de mes actions. Alors je les assumes. J’ai l’impression d’être déconnectée de la réalité,  que ce n’est pas moi qui marche après le blond. Le calme qui m’a envahi face à la violence muette de Satoshi me paraît irréel. Puis, il y a quelque chose qui commence à naître en moi.

Bloodlust is contagious
Je crois que j’ai envie de voir ce qui va se passer. La curiosité malsaine que portent les hommes à la violence est aussi la mienne. Je suis humaine après tout. On dit que ce n’est que dans les films ; mais la sensation de réalité ajoute un épice à la scène. Tout ceci est réel. Je n’arrive pas à me faire à cette idée. Pas encore. Bientôt.
Prend ma main, et quand tu les vois, serre la fort
Je peux faire ça. Ça ne devrait pas trop me coûter. Il tend sa main pour que je la prenne ; sans la moindre hésitation je glisse mes doigts entre les siens. Je le suis à travers la pénombre des quartiers sombres.

Je suis terrorisée. Soyons franc, la peur me noue le ventre, tout mon corps est tendu à l’extrême ; j’ai l’impression qu’il suffirait d’un rien pour qu’il se rompe. Pourtant, je continue d’avancer, le visage inexpressif ; je suis complètement détachée. C’est mon inconscience qui me guide. Et mon inconscience veut voir de la violence. C’est une expérience nouvelle, qui promet de fortes sensations. C’est comme faire la queue pour un roller coaster la première fois. Tu fais la queue pour hurler un coup ; c’est un petit peu pareil présentement. Je sais pertinemment que ce qui va se passer ne sera pas beau a voir ; mais j’ai envie d’être choquée, de crier ; que la terreur surpasse la peur qui me noue le ventre. Je dois avoir des tendances masochistes de temps en temps. Mais qui ne souhaite pas voir ce qu’il n’a pas vu ? J’ai l’envie malsaine de voir ce que peut faire Satoshi.

Alors je le suis, au travers des ruelles sombres, à la recherche d’une âme égarée à dévorer.
Chaque personne croisée est analysée, examinée. Non, ce ne sont pas eux. Je suis stressée comme je ne l’ai jamais été. Et si je ne les reconnaissait pas ? Et si on ne les trouvais pas ? Aucun risque que je ne les reconnaisse pas. Je vois trop bien ce visage s’approcher du mien pour ne pas le reconnaître.    Il tourne au coin d’une petite ruelle, passant de la lumière qu’un lampadaire à un autre. L’ambiance est morbide. Même les lampadaires éclairent moins bien que dans un autre quartier ; tout ici crie le coupe-gorge. Quelqu’un jaillit devant nous.
Je sursaute. Tout mon corps se contracte d’un coup. Y compris ma main. ’’Ne te trompe pas, si possible, ça serait....regrettable, que ce soit les mauvais.’’ Ma main s’est crispée sur la sienne par réflexe. J’expire un grand coup ? J’ai eu peur. Je me retourne vers Satoshi, et pose ma main libre sur son torse pour arrêter son mouvement. Très bas, en chuchotant presque, je reprends la parole pour la première fois depuis longtemps.

-Pas lui

Je ferme les yeux un instant avant de retirer ma main de son buste et me remettre à coté de lui, mon autre main toujours dans la sienne.

La chasse continue.
Un peu plus loin, sous le halo d’un lampadaire, un groupe de six personnes rigole autour de bières. Parmi eux, trois têtes que je connais.

C’est tout mon bras qui se contracte pour venir enfoncer mes ongles dans la chair du blond. Je sens presque les pulsations de son sang dans ses veines, si ce n’était les battements de mon propre cœur qui résonnaient déjà dans la même. A la vue de ces visages, c’est toute une haine endormie que se réveille.

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MessageSujet: Re: Shout louder [Satoshi]   Mer 24 Aoû 2016 - 0:32

La rue n'est pas si longue, et pourtant j'ai l'impression d'y marcher depuis des heures. Mes yeux s'y sont habitués rapidement, trop sans doute. J'aurais aimé ne rien voir avant d'atteindre l'autre coté, mais il y a toujours Aslinn qui m’emmène vers l'objectif que je me suis fixé de longues minutes auparavant. Je n'arrive même plus a sentir l'air que je respire, j'ai l'impression que mon sang est en ébullition, que chaque nerfs qui compose mon corps est tendu a l’extrême, prêt a rompre.

J'en ai une première constatation quand quelqu'un apparaît dans notre champ de vision. Je sens d'ailleurs la rousse presque sauter devant moi alors que mes muscles s’étaient plus tendu que ce que je pensais, alors qu'ils étaient déjà selon moi proche de rompre. Je ne bouge pas, j'observe, attendant le signal qui ne vient pas. Ce n'est pas lui dit elle. Donc je n'ai pas besoin d'aller voir ce garçon. Tant mieux, il n'avait de toute façon pas l'air méchant. Mais si ceux qui sont mes cibles n'ont pas l'air méchants, je fais quoi alors ? Je les laisses ? Bien sur que non, je ne serais pas venu sinon.

Nous reprenons la route, le chemin est toujours aussi sombre, a l'exception d'un lampadaire un peu plus loin qui semble mettre en sécurité un groupe de garçons ricanant autour de boissons alcoolisés. Des bières bon marché probablement. Ils sont cinq je crois. Ah non, six. J'organise mon esprit, quand je sens le signal que j'ai établis avec mon amie, contre mon bras. Son corps se tendre. C'est donc eux. Elle m'a dit qu'ils étaient trois, mais je ne vois aucun problème a en casser un peu plus. De toute façon si ils avaient tous étaient la, les absents ne s'en seraient sans doute pas privés, qui se ressemble s'assemble comme on dit.

Je tire la jeune fille en arrière pour rester dans l'ombre, prêt du mur ou je m'appuie. Il semble qu'ils ne nous aient pas remarqué, et j'observe un instant. Je ne peux pas les prendre tous de face, pour la simple et bonne raison que je n'ai que deux bras, et si quelqu'un m'attaque par derrière pendant que j'en affronte un autre, je ne pourrais simplement pas me défendre. Contre autant de possibilité, il faut réfléchir. La meilleure solution est la surprise, d'en mettre un ou deux hors d'états de nuire le plus rapidement possible. Une attaque chirurgicale.

- Restes en arrière maintenant, je m'occupe de la suite. Merci de m'avoir emmené jusqu'ici.

Je fais un pas en avant, puis un deuxième, mon corps est incroyablement léger. Je ferme les paupières et les ouvres a nouveau. Je ne suis plus dans la ruelle sombre d'y il y a une cuisine. Je suis debout dans l'ombre d'une petite cuisine, assistant a un spectacle que je ne connais que trop bien. Je regarde l'homme, la femme, mais mon regard s’arrête sur le garçon assis sur le sol. Il n'a pas l'air paniqué. Il est calme, trop calme. Et dans son regard une simple détermination, et ses lèvres bougent, sans que j'entende ce qu'il dit. Si, je parviens a comprendre. Fais le.

Mon corps est encore plus léger qu'avant. J'avance sans aucune hésitation a présent, sans aucune préoccupation que mon objectif actuel. Je ne sais pas si le premier sur qui j'arrive m'avait remarqué. Si les autres avaient fait attention a ma présence. Il était brun, plutôt grand et probablement plus vieux que moi. Ils le sont tous. Mais a partir d'un certain age, la différence n'est plus qu'une affaire de chiffre. Il n'aura rien pu faire de toute façon, il ne m'a pas finalement. Alors que j'arrive a coté de lui, je croise le regard d'un des garçons en face de moi. Sa bouche bouge au ralentis, comme pour mettre en garde, trop tard, son ami.

J'ai entendu dire qu'un boxeur parfaitement entraîné parvenait a voir les mouvements de ses adversaires aux ralentis. C'est le son que j'ai entendu en vitesse ralentie, ca aurait presque pu etre amusant si je ne l'avais pas remarqué sur le tard. Me plaçant a coté du garçon, je tend ma jambe devant lui comme pour faire un croche patte, et frappe de toute mes forces du plat de la main dans son dos, le faisant tombé en avant par dessus mon propre pied tendu, ne lui permettant aucunement de pouvoir se retenir de sa chute. Il s'écrase la face par terre, étendu de tout son long alors que ses camarades s'écartent consciencieusement devant sa chute. D'un dernier coup de pied dépourvu d'état d'ame, je frappe son visage d'un coup sec au dessus de l’arête du nez, la faisant se tourner vers l'autre coté, le laissant inconscient.

Sans leurs laisser le temps de comprendre, celui qui se trouve légèrement en décaler de moi est la seconde signe de mon attaque rapide. Il accueil en plein visage un violent coup de coude qui le fait se renverser en arrière, tandis que ma deuxième jambe lancé a pleine vitesse frappe l’arrière de ses genoux, le faisant tomber comme le premier, mais sur le dos. Sans lui laisser le temps de gémir de douleur, je l’assomme de la même façon que le premier, frappant a l'exacte même endroit, signe a mes quatre autres adversaires que ce n’était pas un coup de chance.

Outre le fait de mettre hors combat directement deux menaces potentielles, cette approche va considérablement augmenter ma place, psychologiquement parlant, dans leurs esprits. L'attaque n'a durée que cinq secondes, il ne m'en fallait pas plus. Je recule d'un pas, agitant la jambe évasivement dans l'air comme si je voulais en faire tomber quelques choses qui me révulsait :

- Bonsoir, je crois que vous avez eu un problème avec une jeune fille tout a l'heure, je voudrais le régler, si cela ne vous dérange pas.

Je regarde celui qui est juste en face de moi, et penche la tête en souriant.

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MessageSujet: Re: Shout louder [Satoshi]   Mer 24 Aoû 2016 - 21:17

Je ne savais pas vraiment comment je réagirai en les voyants. Depuis que je les ai quittés,je suis passée par beaucoup d’états d’âme. La peur, le dégoût, la colère, le soulagement, la résolution. La haine. C’est définitivement cette dernière qui l’emporte. La peur qui me nouait le ventre à complètement disparue. C’est la rage qui la remplace. Une fureur froide qui monte lentement le long de mon échine et qui va bientôt exploser. Mais pour l’instant il à dit de ne pas bouger. Pour l’instant, je reste spectateur.

Je l’observe donc s’avancer lentement jusqu’à eux. Je fixe son dos, sans parvenir à regarder autre chose. De ses épaules, s’affinant légèrement jusque ses hanche que l’ont devine sous son t-shirt, tout semble contracté, ses bras son près à jaillir pour frapper. Pourtant, il conserve une démarche souple, qui le guide silencieusement jusqu’au groupe. Un prédateur.
Et c’est à peine si ses proies l’ont remarqués. Je ne peux retenir un large sourire de déchirer mon visage. J’ai envie de les voir détruits.

L’action commence ; tout se passe très rapidement. Pourtant, je ne manque pas un geste de Satoshi. Je me fiche éperdument du premier type qu’il met à terre ; mais le second est celui qui m’a mis un poing dans la joue. Je jubile. Il y en a déjà deux a terre. C’était tellement efficace. Tout ceci me paraît irréel, pourtant, c’est réel. Bien trop réel. Et j’ai envie de croire à cette réalité. Elle me plaît.

***

Oh Putain. On mon dieu putain. Mais qu’est ce que c’est que cette merde ? Mais qu’est ce qu’il fout là lui ? Et puis comment il à fait ça ? Il viens de nous mettre à terre Dairi et Akito en quelques secondes. C’est quoi ce bordel. Ils n’ont rien eu le temps de faire. Aucun moyen de se défendre. Il arrive comme ça ; et il en démonte deux sans se poser de question. Mais putain, qu’est ce qu’on lui a fait ? Pourquoi il cherche la merde comme ça ? D’où il vient pour nous attaquer ?


Bonsoir.


Mais c’est quoi ce plan ? C’est quoi cette emmerde avec la fille ? Que quoi il cause ce type ?
OH MERDE
Tout à l’heure, Jyuro en parlait. La rousse qu’il a pas réussit à baiser. Me dit pas qu’il nous a foutu dans cette merde pour une fille qu’il voulait toucher ? Oh mais merde. Et le mec de cette fille est un monstre qui viens se venger, évidemment. De toutes les personne qu’il y a dans la rue, il a fallu qu’il l’attaque elle. Ils ont pas dit qu’elle était seule ? Ouais enfin, ça a pas du lui coûter beaucoup d’aller pleurer sur l’épaule de son copain. Mais c’est violent là merde.
Quatre contre un, ont a nos chances non ? Mais il en déjà couché deux. Mais merde.

-Ha…. Haha… B-bonsoir. Je vois pas de qu’elle fille tu parles.

Je suis bien trop près de lui ; bien trop devant lui. Je recule un peu avant continuer de parler. Faut l’amadouer là merde. On peut s’en tirer.

-De… Vraiment tu sais… Nous on était juste en train de boire tranquillement.

Putain Jyuro, bouge ton cul. C’est de ta faute si ont en est là. Puis il y avait Dairi et Katsuo avec lui non ? Dairi est par terre.
Je recule encore d’un pas. Les trois autres cons semblent avoir décidés de se bouger pour l’encercler. On est quatre contre un ! On peut largement gagner. Deux passent à gauche, un à droite. Faut que y’en aie un qui aille complètement derrière. Aller, on est des hommes. C’est pas la première fois qu’on se bat. Mais merde, deux à terre déjà. C’était beaucoup trop rapide.
Putain, c’est moi qui suis devant lui évidemment.


***

Mon corps tout entier est tendu à l’extrême. La tension ambiante est presque palpable. Mais Satoshi continue avec fluidité son action. Le ’’bonsoir’’ est une lame accérée qui s’enfonce dans leur esprit pour faire monter leur peur avec efficacité. Quelques mots, largement suffisants pour tout remplir. Le sourire sadique qui c’est emparé de mon visage ne le quitte plus. Je me sens bien.
C’est la première fois que je vois mon blond se battre pour de vrai, et cette visions ne fait qu’augmenter en moi ce sentiment d’extase devant la scène. Scène qui viens à peine de commencer. Je jubile un peu plus a chaque seconde. Le type qui prend la parole face à Satoshi semble terrorisé. Je ricane. Je me fiche de ce qu’il adviendra de lui ; il n’a pas posé la main sur moi ; mais il fait partie du spectacle. Les quartes qui tiennent encore debout ont décidés de bouger. Ils commencent à l’encercler. J’ai confiance en Satoshi. Il a dit de le laisser faire.

Mais…
Le type qui passe derrière…
Le type qui passe derrière est celui qui m’a abordée. Qui m’a embrassée. Derrière Satoshi, il est aussi le plus proche de moi. Et il me fait dos.
La rage explose dans mon ventre. C’est celui qui est venu immiscer sa langue dans ma bouche. Le premier à être venu me toucher.
Je ne contrôle plus rien. Je sors de derrière le mur, allant droit vers lui. Je pose sa main sur son épaule et le tire violemment vers moi, tout en lançant mon poing vers son visage.

-EH TOI ! TU NE SAIS PEUT ÊTRE PAS DE QU’ELLE FILLE IL PARLE ?!

Je hurle. C’est tout la rage contenue dans mon ventre qui explose à travers mes mots.
Mais apparemment le poing que j’ai envoyer n’était pas suffisamment fort pour le sonner. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à le mettre hors-service avec un seul poing. Je ne sais même pas a quoi je m’attendais en fait, j’ai juste laisser la haine exploser.
Son main viens attraper mon col pour me tirer vers lui, mes pieds quittent le sol pendant un instant. Il se détourne complètement de Satoshi.

-La pute. Tu nous ramène ton mec pour te venger ?

Il m’envoie a nouveau son poing dans le ventre ; je vole.
Ça fait mal.
Très mal.
Je tombe violemment en arrière, ma tête frappe le bitume. Je crie un coup avant de m’appuyer sur mes coudes pour essayer de me relever.

-Et c’est moi la pute dans cette histoire ? Qui c’est l’enculé qui a commencé ?

***

Et en voilà une autre. Déjà que le quarte contre un n'était pas gagné; ya la meuf qui se ramène en plus. Fait chier. Et puis elle à pas vraiment l'air douce non plus elle. Elle attaque Jyuro sans se poser de question. Et bah. Violente la rousse. Nous sommes un peu plus dans la merde. Quoique. Je dois en profiter maintenant. Pendant que le blond est déconcentré par ce qui se passe derrière lui. Je me précipite vers lui, dirigeant mon poing directement vers sa mâchoire. On a une chance, il ne faut pas la laissée s'échapper. Katsuo est trop occupé à regarder la scène pour réagir; ce con. Mais Nobu lui était concentré. C'est bien, au moins un qui tient à sa vie. Il se jette vers le type pour venir lui attraper le bras, et faire en sorte que mon poing atteigne sa cible

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MessageSujet: Re: Shout louder [Satoshi]   Sam 27 Aoû 2016 - 17:33

Je ne suis pas particulièrement énervé par ce qu'il vient de se produire. Pas plus qu'avant. Le fait qu'ils soient la a bredouiller je ne sais quelles explications ne me fait ni chaud ni froid. Ils ne peuvent plus s'en sorte de toute manière, c'est trop tard, ils vont être cassés dans quelques instants, tout ce qu'ils diront sera inutile. Ils auraient pu partir en courant, tout ce qu'ils ont vu c'est qu'ils étaient en supériorité numérique.

Pour de jeunes ivrognes cela ne signifie rien, a six ils avaient une chance, mais c'est terminé, ils ne peuvent plus qu'attendre la sentence irrévocable qui plane au dessus de leurs corps. A moins que l'un d'eux sache se défendre, mais au vue des réflexes pitoyables du deuxième qui avait eu le temps de voir son camarade tomber, je doute qu'ils aient le moindre talent en combat, autre que balancer leurs bras au hasard dans l'espoir de toucher, dans l'espoir de faire mal.

Mais Aslinn intervient, et je recule d'un pas dans un soupire. Elle hurle, elle est hystérique. Dans un sens je peux la comprendre, mais dans un autre, je lui avais dis de rester en retrait d'attendre. Elle ne va rien faire dans cet état d'énervement, mis a part compliquer encore d'avantage la situation. Elle rend la scène étrangement fatigante, son coup est très faible, sans aucune technique. C'est le point des débutants, lors d'un combat réel, ils oublient absolument tout ce qu'ils savent pour attaquer a l'instinct.

Ses techniques qu'elle a pourtant apprit dans son club ne lui viennent pas a l'esprit, elle ne fait rien d'autre que d'envoyer sa main vers un des garçons. Celui ci ne bronche pas. C'est le problème d'un combat de ce type. Mes coups sont douloureux car ils sont précis, je n'ai pas plus de force que mes adversaires.

Aslinn en a probablement moins, donc si elle ne vise pas, ne frappe pas un point douloureux, cela n'aura d'autre effet que d'énerver son adversaire. Celui ci semble bien énervé. La pute. Charmant. Je n'ai de toute manière pas le temps d'intervenir que déjà il renvoi linn non loin de son point de départ. Je la regarde s'écraser plus loin, mais étrangement, cela ne m'énerve pas vraiment. Elle la cherché cette fois. Elle n'avait qu'a suivre mes indications.

Je sens un poids sur moi soudainement. L'un des trois autres a décidé de m'attraper. Mais sa prise est totalement désordonné, il n'a aucun impact. Il aurait pu attraper une articulation, un point douloureux, non il m'agrippe juste. D'une prise enfantine. Je retourne mon attention vers mon propre affrontement, en espérant que Linn n'en fasse pas d'avantage. Le coup n'est pas rapide, mais trop proche pour être évité. Il n'a pas de technique, mais si il me touche, je risque d'avoir de sérieux dégâts au niveau du visage.

Dans une torsion du poignet qui me tenait agrippé une seconde avant, je libère mon membre et avec le dos de la main, d'une petite claque sèche sur le poing qui venait a ma rencontre, le dévie puis recule de deux pas afin d'avoir une vision d'ensemble des garçons qui semblaient sur de me toucher.

Au final ils sont toujours quatre debout et Aslinn est maintenant a terre. Ce n'est pas exactement comme je l'avais prévu a la base. Mais il n'y a plus rien qui puisse m’empêcher d'achever le travail a présent. Celui qui me tenait est juste a un pas de moi, se retournant pour repartir a l'offensive, mais je me suis sortit de l'encerclement grâce a mon dernier mouvement. Je l'attrape par le bras et le tire vers moi avant de poser une main sur son poignet et une main sur son coude.

Mes deux mains sont en place, ce n'est même plus de kung-fu, juste une manière basique de mettre quelqu'un a terre. Je tire un coup sec vers moi son poignet, tout en poussant de la même manière son coude. Craquement sinistre. Ses tendons, ses articulations, tout est broyé en une infime seconde, sans effort. Dans un hurlement, il tombe au sol, se tordant de douleur. Mais je ne m’intéresse plus a lui, il n'en reste que trois.

D'un double pas en avant, je sautille vers celui qui avait voulu me frapper a la mâchoire. Paumes de mains vers l’extérieur, dans une pose martiale extrêmement facile a déterminer cette fois. Je reviens aux basiques. Ma paume droite vient frapper au niveau de son foie, alors qu'il tente de se protéger d'une manière aussi ridicule qu'attentiste. Il recule en crachant un filet de bile, alors que de la seconde je donne un violet coup vers a poitrine pour le faire tituber en arrière. Je vois du coin de l’œil ses deux amis s'approcher. Je dois donc l'achever sans perdre un instant.

En titubant sous le choc qu'il vient de prendre, il a mit entre nous deux pas d'écart. Je ne me pose pas d'écart, je saute et frappe son visage du talon d'un coup de pied retourner, l'envoyant voler au sol deux mètres plus loin, retombant sur le dos, sonné, alors que je reprend mon équilibre en retombant. Une fois parfaitement campé sur mes pieds, je le regarde, immobile. Il est mort ? J'ai sentis sa nuque faire un bruit étrange, aussi je m'approche de lui. Non il est juste assommé, tant mieux. Ses amis on fait un pas en arrière devant le spectacle. Ils ne sont plus que deux.

- Vous allez laisser vos amis comme ça sans rien faire ? Ou on peux passer a la partie ou vous faites tous des excuses a mon amie ?

Le silence était palpable, uniquement interrompu par les sanglots de douleur du garçon qui tenait son bras d'une façon qui laissait présager qu'il ne serait plus jamais comme avant. Je me retourne alors sans les regarder. Cette rue est sans issue, alors ils ne pourront pas partir sans passer prêt de moi. Aussi je vais jusqu'à Aslinn et m'agenouille a coté d'elle avant de dire d'une voix plutôt dure :

- Je t'avais dis de ne pas intervenir.

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MessageSujet: Re: Shout louder [Satoshi]   Dim 28 Aoû 2016 - 1:12

Quand je suis tombée en arrière, ma tête à cogné le sol. Relever le dos pour crier sur le type n’a pas vraiment aidé. Ma propre voix continue de raisonner dans ma tête ; j’ai l’impression qu’on enfonce des lames dans mon cerveau, et qu’à chaque coup, on fait tourner la lame sur elle-même pour que ça soit encore plus douloureux. Je commence à saturer je crois. Je dois faire de sérieux efforts pour garder les yeux ouverts et voir Satoshi riposter face aux autres.
Un cri me réveille.  Il n’y a pas été de main morte. Vraiment pas. Rien qu’entendre le bruit du craquement m’a fait mal au bras. Je ne voudrais pas être ceux qui font face à Satoshi. Qu’est ce que j’ai fait ? Je ne sais pas. J’ai lâché un lion en plein ville et je lui ai désignée une proie. Il a mangé cette proie toute crue.  C’était rapide et efficace.
Je laisse mon dos retomber en arrière. Mes yeux se ferment. J'expire fortement avant de laisser ma respiration se calmer lentement. Pourquoi est-ce qu’on en est la ? Je ne sais plus. Il c’est passé beaucoup trop de choses ce soir. Tout est allé trop vite. Je n’arrive plus à suivre l’histoire de ma propre vie. Je monte mon bras pour aller poser le creux de mon coude sur mon visage et m’isoler un peu plus du monde. Pourquoi est ce que je suis sortie de derrière ce mur ?
J’étais énervée.
Et encore. C’est faible pour décrire ce que je ressents. Ou plutôt, ce que je ressentais. Chacune de mes sensation corporelle est amplifié, mais j’ai l’impression de ne plus rien ressentir. Je sens le grain du bitume sous moi. Je sens la brise qui c’est levée depuis que le fond de l’air à commencé à se refroidir. Je sens même ma lumière du lampadaire au dessus de moi. Mais je ne sens plus la rage, plus la haine, plus le dégoût.  J’ai l’impression d’avoir été vidée. J’ai tout craché,  tout vomis. Il n’y a plus rien à dire. Je suis épuisée.
Je crois que c’est ça.
Je n’ai plus d’énergie à donner. Un dernier coup tout l’heure, pour essayer de caser un point qui n’a servis à rien, puis plus rien.  Mon corps est lourd, j’ai l’impression que mes muscles fondent. Je n’arrive même pas à réagir quand Satoshi s’approche de moi. Juste, je conserve ce bras sur mon visage pour m’isoler du monde.

La voix de Satoshi qui est désormais accroupis à côté de moi résonne encore plus fort dans ma tête. Des excuses. Je ricane intérieurement. Je n’ai plus la force de ricaner extérieurement de toutes façon. Seul mon esprit semble encore capable de réagir un minimum à se genre de remarques.
Puis il fait une remarque qui m’est destinée.
Je soupire, retirant finalement le bras qui recouvrait mon visage pour pouvoir le voir. Un demi-sourire impuissant étire mon visage, tandis que je garde les yeux mis-clos,  éblouis par la lumière du lampadaire.

-Pardon. Je ne réfléchissait plus.

Je me suis complètement laisse submergée par la haine. Je ne pensait plus. Ou si, je pensait encore ; au cadavre que j’aurais pu faire de ce type si j’avais été aussi forte que mon blond. Mon ton en lui répondant est sincère. Je sais que je n’aurais pas du. Je ne serais probablement pas étendue par terre si je ne l’avais pas fait. J’assume entière cette faute.
Je soupire une fois de plus ; remontant le dos à l’aide de mes coudes une seconde fois. Ce coup-ci, je le remonte jusqu’en haut, et parviens à me mettre en tailleur pour observer la scène. J’ai l’impression que simplement me mettre dans cette position à été un effort énorme.
Je baille en toisant les deux hommes qui sont devant nous.
Désolé. Ce n’était pas le moment, je sais. Je suis fatiguée.

Ils ne sont pas suicidaires. Ils ont probablement un honneur, mais la survie compte plus que cet honneur. Il choisissent bien évidemment de s’excuser.
Je ne peux empêcher un rictus d’étirer mon visage, associé à un rire sarcastique. La scène finale de cette situation me fait rire.  Je suis arrivée au bout, je ne réfléchis plus, et sur ce coup, j’ai trouvé amusant le fait qu’ils finissent par obtempérer et venir s’excuser platement. Non sans une lueur de haine, mêlée à de la peur dans les yeux ; mais j’ai quand même eu des excuses au final. Je ne sais pas si j’aurais préféré les voir battu tous les deux, mais le dénouement actuel me convient.
Je prends délibérément appui sur  Satoshi pour me relever. Mes genoux craquent bruyamment. Mon corps est tout aussi fatigué que mon esprit. Je ferme les yeux une seconde, laissant tomber ma tête sur le bras de Satoshi, le temps de laisser au vertige qui viens de me prendre de diminuer ; puis réouvre ces derniers, les faisant remonter jusque sur ceux du blond. Encore mi-clos à cause de la fatigue, et de mon état actuel d’une façon générale, mes yeux expriment le vide que je suis. Je ne réfléchi toujours pas. Je réagis juste à mes impulsion.  Je veux dormir. Je recommence à parler d’une voix faible, qui semble venir de bien plus loin que simplement ma gorge.

-…on peut rentrer maintenant ?  

Debout à côté de lui, je pose mes main sur le bras le plus proche me moi, pour commencer à lui faire faire un demi tour et se détourner des deux êtres encore debout.

-On peut les laisser… je… c’est bon.

Toujours aussi faible. Toujours aussi basse. Je n’ai pas la force de parler distinctement encore un fois. Insulter l’autre type tout à l’heure à éteint ma voix.

Je commence à me diriger vers la sortie de la rue, entraînant Satoshi avec moi par le bras.  Je n’ose pas le lâcher.  J’ai peur de tomber si je le fait.
En sortant de la rue, nous arrivions sous le halo d’un autre lampadaire. Mes yeux remontent vers le blond une fois de plus. Ses cheveux sont des éclairs dorée sous la lumière jaune du lampadaire. Une crinière. Ce soir, il est devenu un prédateur. Je ne le pensait pas comme ça. Je le découvre encore. Il était un lion. Mes yeux longent la courbe de son nez, avant de descendre jusque sur sa bouche. Il vient de se battre, pourtant,  c’est à peine s’il est essoufflé. Le rythme de sa respiration est régulier, je peux presque la voir. Mes yeux sont encore sur cette bouche.  Je cligne. J’ai mal à la tête.
Il m’a sauvée ce soir. Non. Il m’a vengée alors ? Il m’a sauvée des fantômes dont j’avais peur. Il m’a empêchée de rester bloquée à cause de souvenir. Je lui doit ça, je suppose. Il est sortit de ses gongs, il s’est servis de ses poings. Pour moi. C’est la première fois que je le voyais dans cet état. Un sourire en coin étire ma bouche. Je ne pensait pas qu’il pourrait être violent comme ça.
Je cligne une fois de plus les yeux, dans une tentative de m’adapter à la luminosité ambiante qui est bien trop forte un mon goût.
Il y a quelque chose que je veux essayer. Je lâche doucement le bras de Satoshi auquel j’étais encore accrochée, le laissant me devancer de quelques pas. Puis d’un même mouvement, je pose ma mains sur son épaule, juste à côté de la base du coup, et utilise son trapèze pour le tirer en arrière, tout en mettant un coup de pied au creux de ses genoux. Qui aurais crus que j’aurais encore suffisamment de coordination pour ce genre de geste ? Pas moi. Je n’imaginais même pas se geste avant de le faire. C’est venu comme ça. Des restes de karaté, associés au images de lui que j’ai vu quand il se battais, je suppose. Toujours est-il que je suis parvenue à lui faire perdre son équilibre et le faire tomber dos contre le mur que nous longions.
Je lui souris d’en haut, les yeux toujours mi-clos, avant de m’assoir sur lui.

-Il y a quelque chose que je veux essayer.

Son dos bloqué par le mur, il ne peut pas reculer.  Je tiens ses bras, mais je suppose que s’en défaire serais bien simple pour lui, surtout vu la force que j’arrive à mettre dedans. Aussi, je m’avance sans lui laisser le temps de réagir.
Je pose mes lèvres sur les siennes une première fois, avant de m’éloigner de quelques centimètres pour planter mes yeux dans siens, puis les refermer et retourner l’embrasser.  Ce coup-ci, je ne me contente pas de simplement déposer un baisers sur sa bouche. Je glisse lentement ma langue entre ses lèvres, puis ouvre sa mâchoires en m’immisçant entre ses dents.  Je laisse ma langue évoluer lentement autour de la sienne, puis la retire,  glissant doucement hors de sa bouche.

Je réouvre les yeux, plantant mes iris dans les siens. Il y a quelque chose qui me gêne. Je soupire et laisse ma tête tomber au creux de son cou, recommençant à parler avec la même voix que tout à l’heure. Basse, faible, pour un peu elle s’éteindrai ; mais il n'y a pas d'hésitation.

-C’est comme ça que ça se passe d’habitude non ? La princesse embrasse son prince charmant après qu’il l’aie sauvée.

J’expire un fois de plus.

-Considère que c’était ma façon de dire merci.

Je ferme complètement les yeux. J’entends son pouls, la tête posée sur son épaule.

-Mais je ne recommencerais pas. J’ai l’impression d’avoir embrassé mon frère.

Toujours assise sur lui, le yeux fermés, le visage au creux de son cou, je me tais. J’écoute simplement respirer.

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MessageSujet: Re: Shout louder [Satoshi]   Lun 29 Aoû 2016 - 17:29

Le calme est revenu, a un point que je ne pensais pas possible. Depuis que nous étions partis de ma chambre, j'avais eu l'impression d'etre au centre d'un brouhaha incessant, infernal. J'observe le garçon que je viens de propulser contre le sol redresser la tete. Il n'est pas resté inconscient si longtemps. Il vomit trippes trippes et boyaux, c'est donc qu'il va bien. Ce qui me surprend surtout, c'est que je ne l'entend pas faire de bruit. Mais je sais pourquoi. Ce son que j'entendais sans interruption, c'etait mon coeur qui battait au niveau de mes tympans sans interruption. Le voila qui se calme. Je n'ai meme pas transpiré, j'ai a peine bougé, des amateurs. Je reprend le controle de mon corps alors que je suis a coté d'Aslinn.

Je n'ai pas réfléchis dit elle. Et bien j'aimerais que la prochaine fois elle le fasse un peu plus. Se prendre des coups et porter des coups n'est pas un jeu, cela peut valoir de serieuses blessures, et les quatre au sol ne pourront pas dire le contraire. Je ne peux toutefois pas la sermoner, aprés tout c'est moi qui l'ai amené ici. Je n'ai véritablement aucun droit de jugement puisque je suis le fautif de sa mauvaise décision. Il faudra en reparler, quelle ne refasse pas ce genre d'actions inconscientes. J'essaye de sourire, j'y arrive plus facilement. Oui je suis revenu, le monstre s'est rendormit. Je ne sais meme pas si je pourrais encore me cacher longtemps derriere cette affabulation. C'etait juste moi qui avait envie de tabasser quelques types pour me passer les nerfs. Si Hikari me voyait....

Ils n'ont pas l'air de vouloir remettre ça, et tant mieux, je ne suis plus d'humeur. Le garçon au bras cassé n'est plus la, il a probablement fuit le plus vite que lui permettait ses jambes vers, je l'espere pour lui, l'hopital le plus proche. Un os cassé ce repare en quelques semaines. Lorsque tout le cartilage est touché, il lui faudra plusieurs mois. Au mieux. Tant pis pour lui, il ne l'a pas volé aprés tout. Il réfléchira a deux fois avant d'essayer de violer une fille dans la rue a présent. Si son infirmité lui permet bien sur.

Je tourne mon regard vers les deux autres qui s'approchent la tete basse. Ils auraient pu fuir aussi, mais ils ont au moins le mérite de s'excuser d'abord. Un mauvais oeil, hum. Je connais ce regard. Ils voudront se venger peut etre, un jour dans la rue lorsque je les croiseraient et qu'ils seront une trentaine, ils s'en prendront a moi. Mais ils finiront encre et toujours pareil. Et je pense qu'ils en sont conscient. Enfin je l'espere pour eux.

- J'espere que tu ne recommenceras pas cette folie.

J'ai retourné mon attention sur elle. Je ne souris pas, je ne suis pas content. Je ne suis pas en colere ou énervé. Je ne sais pas. Je suis froid, neutre, comme a la grande époque ou je ne parlais a personne. Une façon de se proteger, ou alors une façon d'etre moi. Elle me dit que nous pouvons partir, je ne comptais de toute façon pas me battre contre des gens qui n'en avaient pas la volonté. Déja quatre d'entre eux avait etait ennuyant, et contre ces deux la ca n'irait pas en s'arrangeant. Lorsqu'elle finit de se relever, je jete un dernier coup d'oeil aux deux ahurit qui essaye de reveiller leurs amis. Je pourrais leurs dire de ne pas trop les bouger tant qu'ils sont inconscients, mais c'est leurs problemes aprés tout.

Nous sortons vite de la rue, plus vite. Je n'ai plus ce fourmillement dans les bras, dans le corps, plus ce battement incessant dans les oreilles. Bien que j'essaye de me persuader que c'etait bien moi, que je ne veux pas me cacher derriere une excuse de ce genre, je ne peux m'empecher d'avoir la sensation de revenir en vie petit a petit. Je n'ai pas vraiment le temps de m'en rendre d'avantage compte. Une main me retient. Un coup de pied derriere les genoux. C'est moi qui lui ai apprit. Elle le met presque parfaitement en place sauf qu'elle aurait d'avantage du tirer sur l'épaule? Dans tous les cas me voila contre le mur, bloquée par toute la force qu'elle parvient encore a mettre aprés cette soirée.

Elle veux essayer quelque chose ? Mais quoi ? Elle est proche, beaucoup trop proche a mon gout. Je fronce les sourcils. Elle se colle, elle....pourquoi. Je n'ai pas fait ça pour ça. Et pourtant le contact de ses levres ne me fait pas broncher. Je ne dis rien. Pour faire quoi de toute façon ? Je ne vais pas la repousser de force. Elle recule alors, son gout étant encore gravé sur ma bouche.

- Arretes...

Elle repasse a l'attaque, plus franchement. Une seconde. Je ne veux pas, deux secondes, je la repousse. De la paume des mains. Pas content, pas énervé, neutre. Je la regarde et elle parle, encore et encore et encore. Comme si elle cherchait a se justifier de son acte. Elle ne le refera pas ? Encore heureux. On ne fait pas ça aux gens sans leurs accord....Enfin, je crois. Elle recule, et je ne dis toujours rien, me remettant debout en silence. Je reste perdu un instant en la regardant, puis je lui fais un leger signe de la tete en direction de la ou nous venons:

- Rentrons, j'ai froid.

Je sais qu'elle me suit, alors je ne me retourne pas, je marche simplement moins vite qu'a l'accoutumé pour qu'elle puisse refaire son retard. Je lance un dernier regard sur la rue. Il y aura d'autre soirée. Il y aura d'autre nuit. Sans doute d'autre combat. Mais moi je serais toujours le meme...

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