₪ Académie Keimoo ₪

The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Yuuga Kiukoudai

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Yuuga Kiukoudai
♣ Université - 2ème année
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Genre : Masculin Bélier Rat Age : 21
Compteur 7
Multicompte(s) : /

KMO
                                   :

MessageSujet: Yuuga Kiukoudai   Ven 22 Juil 2016 - 19:26


           
DOSSIER DE L'ÉTUDIANT
   
   || Kiukoudai  Yuuga ||
     
•• N/D ••

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     • Sexe: [ ♂ ]
     • Âge, date et lieu de naissance : 20 ans né le 12 avril 1996, dans la ville de Fujinomiya  
     • Nationalité : Japonaise.
     • Orientation sexuelle : Officiellement hétérosexuelle, officieusement il commence à se rendre compte que les douces poitrines ne sont pas forcément sa tasse de thé, homosexuel refoulé.

     • Langue(s) parlée(s) : Japonais, Anglais il possède également quelques notions de Français. Enfin...il sait dire et comprendre ce que signifie baguette au fromage.  
     • Étude(s) : 2ème années du cursus Commerce et Management.
     • Spécialité(s) : Comptabilité et Gestion.
     • Groupe : Populaire.
     • Club(s) : Sport de combat avec arme et Cérémonie du thé.
     
► Description physique


     • Apparence, expressions, allure, gestuelle : [size=67](Soyez le plus précis possible ! )[/size]

     Yuuga s'écrit des kanjis de la grâce, de l'élégance et du raffinement. Tant de qualité que ses parents lui eussent prier d'avoir. La délicatesse aveugle d'une libellule venant reposer ses ailes dans les toiles venimeuses de l'araignée. La grâce et le raffinement de tout rang qui se respecte, dans les actes, dans la parole, comme si chaque chose fut si fragile que le moindre souffle trop vif l'eut renversé. Yuuga est l'essence même de cette idée, cette fragile et gracile position tenant à être parfaite, l'idée qu'on se fait des délicats japonais les plus nobles. Leçon de manière, leçon de tenue, leçon d'élocution.

Tout lui a été donné, les plus beaux éventails pour danser les plus beaux mensonges. Si beau, si fragile, une toile de riz sur un mur de parpaing. Mais la décoration est si belle, alors il n'y a pas besoin de voir en arrière le trouble ronflant et enchaîné de son humanité. Quelle jolie poupée de porcelaine, quelle jolie chose qu'une vitrine ne puisse l'exposer. Yuuga se tient toujours droit, le visage si peu expressif, ne prenons pas le risque de gâcher la beauté de ses traits si bien travaillé, ne prenons pas le risque de voiler ses pommettes hautes, de froncer ses sourcils bien dessinés et de plier cette bouche dans une grimace déplaisante. Non rien de tout cela ne doit être permis.
Ses longs cils captivant comme les battements d'ailes d'un papillon appliquant à ses expressions froides les ombrages d'un démon qui gronde sous la cage de l'austérité. Austère, neutre, placide et hautain. Froid, désagréablement froid, avançant la tête haute dans toute circonstance pour laisser à ses pieds la plèbe qui ne fut pas méritante de son attention. Arrogant ? Peut-être un peu, élevé d'une cuillère de diamant et d'argent entre les lèvres, ses lèvres fines, aussi délicates que le reste, jamais trop ouverte, jamais trop close. Jamais il ne doit en sortir des choses désagréables pour son image, aussi se tiennent-elles muettes, déchirées d'une passion qui doit être étouffée dans l’œuf de ses envies. Non il doit être fier, il doit rendre fier. L'on attend tellement de lui.

Son pas léger, assuré, il est fait d'une telle manière, que le monde semble lui appartenir, altier, presque princier et le regard fixé sur l'horizon que ne doit avoir pour lui, aucune limite.
Son regard, sombre, comme souvent chez les japonais, rien d'extraordinaire n'y brille, des billes rondes noires lovées au creux d'un œil étiré, bridé, mais la nature lui aura épargné d'avoir l'oeil trop bridé au point de plus en voir la couleur. Non il est étiré, délicatement bridé, juste ce qu'il faut, juste ce qu'on lui demande. L'obéissance ne va pourtant pas aussi loin. On ne baille pas en publique, on se tient droit, attentif aux professeurs et surtout, on démontre sa supériorité. Yuuga à conscience de ses avantages, qu'il soit de la nature ou de son éducation. Que ce soit parce que sa vie toute tracée est une idylle parfaite aux yeux du monde ou parce qu'il travail si dur pour combler les attentes de sa famille. Quoiqu'il en soit, il se tient conscient de tout cela, fort, inébranlable.

Chaque geste est fait de fioriture, d'une grâce toute tendue qui éclos au bout de ses longs doigts fin. Sa chevelure d'ébène coupée court, légèrement déstructuré. La seule...marque, le seul indice sous cette montagne de manière et de retenu, que quelque chose d'autre se vit sous les ombres dansants sur ses joues. Yuuga n'aime pas la saleté, il n'aime pas être mis dans de mauvaise condition, transpirer, se salir, devoir se présenter devant les autres en étant mal habillé. Non c'est hors de question. Son physique, il y accorde l'importance la plus sophistiquée, c'est sa première arme au milieu des lions affamés d'erreurs, sa première défense contre les géants de l'incertitude.
L'oeil avisé aura vu derrière les prémices de Gabriel l'aura d'un Lucifer latent.

     • Tenues vestimentaires :

Sobre ,mais chic. Tout ce qu'il porte est de marque évidemment, pantalon à la coupe parfaite, pull aux formes avantageuse sur son corps. T-shirt parfaitement repassé et arborant fièrement les noms des dernières marques les plus prisées. Son père ne lésine pas sur les moyens, sont fils doit être parfait, son fils doit briller comme un joyaux astiqué par des années de soin au milieu de la populace pour attirer tous les regards. Yuuga accorde un temps considérable à sa tenu, presque autant de temps qu'à sa coiffure, son visage ou sa toilette. Toujours parfait, tiré à quatre épingle comme l'on dit. Ses vêtements sont accordés avec goût, ajusté parfaitement à son corps pour mettre en valeur l'aile de corbeau sombre de ses cheveux et les abysses paisibles de ses yeux. Il lui arrive parfois de porter des vêtements plus traditionnels, yukata simple ou complexe et zori au pied. Mais il ne sort jamais dans cette tenue, ce serait insultant, non c'est plutôt la tenue qu'il porte en intérieur, tranquillement installé au chaud dans son appartement de bohème.

     
► Description psychologique


     • Mentalité, attitude envers autrui, philosophie personnelle: [size=67](Soyez le plus précis possible ! )[/size]

     Sur le souffle brûlant du vent dans le désert, l'oasis de sa vision du monde se trouve toujours plus raréfié. L'eau de son innocent si longtemps évaporée il s'enfonce dans le sable brûlant, étouffant. Yuuga n'est pas désillusionné par le monde, plus depuis longtemps. Droit, froid, il observe le monde d'un regard supérieur déplacé et coincé. Il ne compte à ses yeux que le meilleur, il ne trouve dans les gens que très peu d'intérêt et se contente souvent de passer sa route à leur yeux.

Prince de glace, d'une beauté indéniable, mais terriblement vide de toute chaleur humaine. Yuuga aime la solitude, ce qui est étonnant venant de quelqu'un d’aussi charismatique. Il attire les regards autant qu'il souhaite les ignorer. Lumière au cœur de la nuit pour des papillons de nuit volage, chaque regard sur lui, chaque jugement qui est porté sur son apparence le rend un peu plus paranoïaque. Pourtant, il ne laisse rien voir de la noirceur qui dévore son cœur.

Lové dans un étui de velours, il agit aussi pacifiquement que de façon arrogante, jugeant les autres du regard et méprisant leur manque de manière, condescendant à l'excès, vide de toute passion si ce n'est d'être l'enfant parfait. Ses ailes déchirées pendant dans son dos sous l'articulation malheureuse de son cœur qui ne bat plus assez fort.

Pourtant, il suffit de gratter quelques centimètres sous la peinture dorée de ses mensonges pour voir la vraie couleur de ses drapeaux. La passion, la vie, brûlant d'une flamme indéfini.
Si fragile et pourtant là, vacillante dans le froid de sa volonté, qu'aurait-il de choix que d'être la poupée actionnée des désirs submergeant de sa famille, lui qui dessous les couches du paraître, habite un battement inexorable de vie qui ne veut que hurler, que s'agiter, se libérer de ses chaînes sous les notes poignantes qui font pulser la terre. Danser, danser, dépenser son énergie, tourner, battre. Oui le jeune homme ne voudrait faire que ça, mourir au creux de la scène sous la pluie battante des applaudissements d'un public de mille fantômes.

Mais ses fantasmes s'éteignent bien vite et sous la noirceur froide de son comportement, il rejette la présence des autres qui ne se blottissent qu'à ses airs de prince déchu et la taille de son compte en banque. Entouré, souvent, il semble pourtant ne pas être réellement présent au milieu des chants militaires des conversations. Le jugement des autres ne le touche pas, mais il porte attention à comment les autres le voient, son apparence est après tout, sa seule défense, même s'il requière sa simple solitude que nul ne lui accordera. Monstre sans visage riant autour de lui, il ne voit pas les gens pour ce qu'ils sont, il ne voit que leurs masques sans expression, il n'entend que leurs voix comme un écho importun. Ils sont méprisables et inintéressants à ses yeux d'onyx suppliant de liberté.
Personne n'a éveillé en lui l'étincelle de l'intérêt, alors il n'est que mensonge, mensonge et froideur. Mépris et désintérêt.

     • Signes particuliers, manies, obsessions, phobies (etc.) :

     Yuuga semble toujours être ailleurs, son regard est souvent lointain, comme si le moment présent ne l'intéressait pas. Il possède également la manie de repousser ses cheveux plus court derrière son oreille quand il se trouve être gêné, il passe également souvent sa langue sur ses lèvres, signe récurrent de nervosité chez lui. Ne vous laissez pas avoir, sous ses apparences de parfaite maîtrise de lui, il y a quelque chose qui fait sortir les griffes du petit prince, il ne supporte pas la saleté ! Il est obsédé par la propreté, à la limite de mysophobie. Il se lave les mains plusieurs fois par jour, nettoie scrupuleusement ses appartements et supporte très mal que l'ont touche à ses affaires.

     
► Mémoires


     • Histoire : [size=67](Soyez le plus précis possible ! )[/size]

     Yuuga Kiukoudai
Satoshi Kiukoudai
Hana Kiukoudai.

L'homme marchait de gauche à droite, instable, nerveux, passant et repassant dans ses cheveux sombre une main agacée d'être aussi stressé. Tout l'hôpital était en effervescence, comme chaque jour, comme chaque soir. Pourtant ce 12 avril, l'homme était peu intéressé par les déboires du reste du monde. La stature imposante qu'il était, pourtant toujours au faite des actions du monde pour mieux y creuser le nid de sa richesse. Mais pas ce soir. Ce soir était un événement qu'il fallait honorer et avec un peu de chance, un événement qui resterait heureux.
Satoshi aimait sa femme, même s'il n'était pas démonstratif et qu'il était hors de question qu'il le soit, après tout, il avait une image, une réputation à tenir, devait-il être un enfant pleurant les jupons d'une mère trépassée depuis longtemps ? Non c'était totalement hors propos. Quand sa tendre épouse et lui avait réalisé que le temps était une course immuable qui ne les attendrait pas, ils avaient décidé de tenter un ultime effort pour avoir un enfant.

Âgé de plus de cinquante ans pour sa part et d'une quarantaine d'années rondelettes pour sa femme, la grossesse était à risque. Mais ils avaient tant et tant de fois tenté d'avoir cet héritier que lorsque sa douce était tombée enceinte, ils n'avaient pas pu se réduire à abandonner cet enfant dans le vaste prix de l'avortement, puisque tout avait un prix dans un monde qui dévorait la conscience humaine, ils avaient décidé de le garder, de payer des fortunes en soin médicaux et s'assurer que sa descendance survivrait à sa venue au monde.
Les heures défilaient, sur le cadran blanc, aussi blanc que les murs aseptisés, aussi blanc que le sol, le plafond, l'angoisse pesante d'une pièce entièrement blanche, dans un lieu où se jouait sans cesse le combat de la mort et la vie, ici un homme mourrai quand un bébé venait au monde. Oui joie et peine était deux êtres indissociables. Une jeune femme entra dans la pièce, l'air épuisée, elle était jolie, malgré les cernes dévorant son visage et ses longs cheveux noir qui tombait d'un chignon à moitié défait. Mais son visage était souriant, elle aimait son métier, elle aimait la place qu'elle tenait en ces lieux. Approchant d'un pas vif, elle vint à la rencontre du futur père inquiet, qui pourtant, ne laissant paraître rien d'autre qu'un masque froid et désintéressé.  

-Monsieur Kiukoudai ? Vous pouvez venir la voir maintenant. Tout s'est bien déroulé.
Il avait été interdit de salle d'accouchement, parce que sa femme avait subi des complications au milieu du travail, le bébé ne venait pas assez vite, son rythme cardiaque s'affolait et celui du bébé devenait trop lent. Le médecin lui avait poliment demandé de sortir et depuis il tournait en rond, comme un lion en cage en attendant de savoir si son avenir serait brisé d'un moment à l'autre. Mais la voix charmante lui signala que tout allait bien, il ne perdrait ne sa femme ni son fils ce soir.
Grand seigneur, il entra dans la pièce et vint au chevet de sa femme, elle était pâle, terriblement pâle. Mais il vit sur ses traits épuisés l'ébauche du plus beau sourire qu'il lui avait été donné de voir, elle était une femme heureuse, comblée, ayant donné pour la première fois de sa vie, le cadeau de l'existence à un tout petit être. Une toute petite chose qui ne se trouvait même pas dans la pièce. Son mari vit la peur dans son regard, camouflé par la fatigue physique et moral de plusieurs heures de douleur à donner la vie. Miracle le plus saisissant du monde que les femmes pratiquaient de si simple et pourtant cruelle façon.
Il se renseigna, mais à peine l'infirmière eut-elle le temps de le mettre au courant, que déjà une autre entrait, poussant devant elle une petite boîte de plastique vitré, dans laquelle se trouvait un amas de couverture. En regardant bien on voyait au cœur de cet amas de couverture, un petit bout. Une toute petite chose, à peine visible, minuscule petite vie qui était arrivée trop tôt. Un bébé. Les yeux légèrement ouvert, observant sans comprendre le monde autour de lui, de petits cheveux à peine visible d'un noir profond sur la tête. Un être si fragile qui pourtant fit ressentir un élan de fierté incompréhensible à son père.
Mais il était si petit...si faible. N'importe quel coup de vent pourrait le briser, n'importe quelles mains un peu trop rude pourrait mettre fin à sa vie. Il n'était pas question que cette si fragile vie que sa femme et lui avait mis tant de temps à avoir s'éteigne. Non....Il la protégerait de tout, même de lui-même.

Acte II La vie.
Yuuga Kiukoudai
Satoshi Kiukoudai
Hana Kiukoudai.

Le petit garçon avait bien grandit, protégé au cœur de la surveillance de son père, il fut élevé au sein du domaine, mais jamais, au grand jamais ne fut autorisé à en sortir. Il ne connaîtrait que la sécurité de la maison familiale, il ne prendrait jamais de risque. Jamais. Quand il eut sept ans, on le faisait lire des ouvrages trop complexes pour son âge, on lui faisant pratiquer régulièrement la calligraphie, tous les cours lui étaient assurés par des professeurs particuliers, même les cours de kendo, art que son père le forçait à apprendre pour se discipliner et discipliner son esprit. Jamais Yuuga ne quitta le domaine familial, consciencieux d'obéir à son père et de lui faire plaisir. Heureux des sourires aussi rares qu'agréable qu'il lui adressait, ravis de l'aura de calme qui venait de sa mère, de sa joie naturelle de le voir simplement en bonne santé.
Un jour, le jeune garçon étudiait un livre d'anglais, il lui avait été ordonné de le lire en entier, lui qui ne comprenait encore que peu de choses de cette langue si lointaine du japonais. Il était pris dans ses révisions, les sourcils froncés, la tête penchée et l'air plus concentré qu'il n'aurait dû, quand des rires lui parvinrent, de loin, comme l'écho repoussé par les murs du domaine, porté par le vent vers sa direction. Curieux, il lâcha son livre et se dépêcha à l'étage supérieur, observant aux alentours ce qui avait ainsi attiré son attention. Mais d'ici, il ne voyait rien. Aussi, il couru jusqu'à la porte d'entrée, se glissa discrètement dehors et dévala la longue allée qui le séparait du monde extérieur. L'immense porte du domaine était devant ses yeux, close, il ne l'avait jamais vu s'ouvrir autrement que pour laisser passer des gens, mais jamais lui.
Yuuga ne s'était jamais posé de question, élevé à l'abri de tout, loin de la télé, sans téléphone ni connexion internet, il n'avait jamais cherché à savoir s'il existait hors de ces murs une autre réalité, moins austère, moins studieuse que celle qui habitait chez lui.

Aurait-il le courage ? Pousser cette porte pour sortir ? Voir si...si dehors il y avait autre chose ? Son regard s'attarda un instant sur l'immense bâtisse qui était sa maison, puis sur la porte, finalement il alla près de la petite porte à sa gauche, celle qui servait pour ne laisser passer que les gens sans voiture et tira. Mais la porte ne bougea pas. Bien évidemment. Déçu, mais pas surpris, le petit garçon fit demi-tour, arrêtant là ses rêves d'évasion et de découverte. Pour aujourd'hui.
Quelques semaines plus tard, il entendit à nouveau les rires, mais cette fois il aperçut quelque chose passer le mur de sa maison et s'échouer sur le sol au loin. Curieux il réitéra sa première balade, ses doigts s'arrêtèrent sur la porte qui ne s'ouvrait pas, puis il alla à la recherche de ce qu'il avait vu tomber. Un simple ballon. Une forme ronde, vieillit par le temps et les coups, salie à plusieurs endroit de boue ou de trace d'herbe séchée.
Il observa le ballon un moment avant qu'un serviteur ne vienne à sa rencontre, l'air furieux et agité de voir le jeune maître sorti de la maison pour toucher quelque chose d'aussi sale. Il envoya Yuuga laver ses mains et alla ouvrir la porte... la grande porte toujours close ! Curieux le petit garçon se mit derrière lui, observant alors le monde de derrière, le monde derrière la porte ! D'autres enfants étaient là. Ils attendaient pour récupérer le ballon, s'excusant quant au dérangement, le plus vieux, le chef du groupe peut-être, était celui qui parlait, un large sourire étirant sa frimousse alors que des traces de terre maculaient ses vêtements et ses joues. Il jeta un coup d'oeil à Yuuga, lui souriant de toute la franche curiosité qu'ont souvent les enfants. Puis la porte se referma, sous l'air mécontent du domestique.

Yuuga fila sans demander son reste. Mais il les avait vus ! Ils étaient tous si différent de lui ! Habillé de façon bien moins formel. Les regards complices et rieurs, l'air tous plus amusé les uns que les autres alors même qu'ils étaient disputés pour une bêtise. Et le plus grand...il...il était tellement cool ! Oui il n'y avait pas d'autre mot qui venait à l'esprit du jeune garçon. Aussi, les jours suivants, il vint faire ses devoirs et exercice au plus près possible du mur. Écoutant les rires des autres enfants, écoutant leurs voix quand ils se disputaient pour savoir à qui devaient être le tour de tirer.
Il s'amusait de leurs histoires et de leurs jeux auxquels il ne comprenait rien, mais c'était une distraction suffisante que pour voir ses résultats baisser auprès de ses professeurs.
Son père eut vent de ses actions, de ses escapades dans le jardin et bientôt...il n'y eu plus de rire d'enfant près de chez lui, le vide. De nouveau la solitude austérité qui habitait ses lieux. Mais il était trop tard, quelque chose s'éveillait dans le petit garçon, quelque chose avait vu le jour où il avait aperçu cet autre garçon, sont total opposé si vivant et si heureux. Alors, Yuuga continua de grandir. D'un enfant de sept ans, il devint un jeune garçon de quatorze. Au prémisse de l'adolescence sonnant à sa porte, le petit garçon demanda à avoir accès à la télévision, il argua, pendant longtemps auprès de son père, agacé de n'être qu'une petite perle dans un cocon de velours qui lui interdisait tout accès à l'extérieur. C'est ainsi qu'il finit par obtenir gain de cause, en échange de la promesse que ses notes resterait toujours les plus hautes, la télévision lui fut posée dans sa chambre et , bien que réglementée, il commença à s'instruire sur le monde extérieur, sur toutes ses choses qu'il n'avait pas pus obtenir dans son enfance.

C'est ainsi qu'il découvrit l'art de la danse, au début une simple danse classique japonaise passant à la télé pour un festival, il se pris à vouloir l'imiter, debout devant sa télévision, seul dans sa chambre loin du regard de son père qui l'aurait jugé de ses actions, loin de la déception de sa mère pendant tellement à mieux pour lui, son cœur d'enfant refoulé s'enflamma pour la première fois de sa vie.
Alors qu'il suivait le rythme, les pas qu'il commençait à retenir, répétitif, mais tellement gracieux, il se senti partir. Un monde qui s'ouvrait à ses yeux, quelque chose de nouveau, d'incroyable. Il se sentait léger, différent.
La danse lui sembla quelque chose d'important, quelque chose d'extraordinaire et il était doué pour ça ! Enfin...du moins n'ayant aucun juge pour le lui confirmer c'était ce qu'il pensait. Petit à petit, dans le secret de sa chambre durant des nuits solitaires que les garçons de son âge passaient à découvrir leur corps, il découvrait la danse. Sous toutes ses formes, sous la place artistique et classique des apparences, à la plus déchaînée des libérations, laissant son corps en sueur et ses articulations douloureuses.
Mais jamais au grand jamais il ne dansa devant quelqu'un d'autre que lui-même. Sous la musique de sa télévision. Seule complice de son crime qu'il commettait presque chaque soir comme un tabou qui le mettait mal à l'aise. Mais quel choix avait-il ? Aucun, son père n'aurait jamais accepté, jamais compris, lui qui ne faisait que l'éloge de son futur héritier, lui qui fermait les yeux aux corps de son propre fils qui ne prenait pas ses muscles et ses souplesses du kendo, mais de toute autre chose, chaque soir, pendant des heures. La danse animait son cœur, faisait s'agiter des ailes dont il avait durant trop longtemps ignoré la présence.

C'est à l'aube de ses seize ans, que son petit monde personnel s'effondra, sa mère était malade. Âgée de cinquante-neuf ans, elle fit un malaise dans le jardin du domaine, les médecins vinrent la voir, s'occupèrent d'elle, mais le verdict dut sans appel. Elle était gravement malade et rien ne pourrait la sauver. La danse devint son seul refuge à sa tristesse, il ne devait rien montrer devant son père bien évidemment, rester fort, intouchable, supérieur à tous ces gens qui se seraient effondrés de tristesse et de chagrin.
Alors, il devint moins prudent, moins attentif, ses jambes dansaient pour lui, son corps se dépensait dans le tumulte de ses émotions. Il voulait crier, pleurer, hurler. Mais incapable de faire tout cela, il dansait. Et son père le surpris alors qu'il était en pleine séance, bougeant en rythme d'une musique hasardeuse, bruyante, brute. La déception dans ses yeux furent autant de coup de couteau qu'il ne put supporter. Son fils devait être parfait, irréprochable, et non pas s'agiter comme un idiot sur des musiques sauvages et barbares. La danse c'était un art de femme, un art qui n'avait pas sa place sous son toit.

Yuuga entreprit sa seconde plus grosse bêtise, incapable de supporter l'ambiance au sein de sa propre maison, la déception de son père devant son fils pas si parfait que ça, sa mère dont l'agonie était plus lente et plus désespéré que jamais. Il pris la seule décision qui lui sembla bonne, il fuit, quittant pour la première fois les hauts murs du domaine, s'échappant de cette réalité morbide qui l'attendait, il voulait tellement plus que ça ! Il voulait tellement plus que ça...Il voulait être libre, il voulait danser, crier ! Il voulait casser l'image si parfaite de cette petite vie parfaite. Aussi, couru t-il pendant des heures, pendants des heures jusqu'à se retrouver au milieu de nul part, hurlant pleurant. Laissant échapper des années de retenu, laissant s'évaporer des années de larmes qu'il n'avait pas eu le droit de verser.  
La perte de son doudou quand il était enfant, la mort de son oiseau un peu plus tard, la privation du monde extérieur qu'il avait si peu entrevu, la danse qui lui avait été comme une révélation et qui aujourd'hui n'était plus d'aucun secours et sa mère...sa douce mère que la mort étreignait petit à petit à chaque seconde. Sa détresse envers le monde attira à lui un jeune homme, aussi jeune que lui, peut-être un peu moins. Lui aussi semblait perdu, adolescent paumé comme ils étaient si nombreux à l'être. Il lui tendit la main, sans lui poser de question. Et ce fut son premier ami.
Bien sur il finit par rentrer chez lui, le lendemain, et fut sévèrement punis pour avoir quitté l'enceinte de la maison, son père était plus dur que jamais. Comme si l'état de sa femme lui rappelait subitement, lui faisais revenir en pleine face cette promesse qu'il s'était fait devant le minuscule et fragile corps de son fils. Il ne voulait pas le laisser s'échapper, il ne voulait pas qu'il soit blessé, que le monde le pourrisse.

Il ignora pourtant, que chaque soir, par un défaut de la maison, un arbre ayant poussé trop près du mur, ce petit bébé qu'il cherchait à protéger s'échappait de sa bulle de savon. Déployait les ailes de sa jeunesse avec son ami, son seul ami. Il lui appris à jouer, il lui appris à rire, à s'amuser. Il lui apprit à découvrir les filles. La drague, les jeux de séductions qui pourtant ne furent pas vraiment la tasse de thé de Yuuga. Mais chez lui, le jeune homme endossait encore le regard froid et inatteignable, il redevenait le parfait petit héritier qu'on attendait de lui, pourtant, son père semblait toujours aussi froid avec lui. Au chevet de sa mère qu'il ne passait presque plus voir, il prit sa main, lui demandant silencieusement pardon.
La femme de sa vie s'éteignit finalement, dans la nuit d'un hiver. La maladie avait été trop loin, dévorant sur son passage tout ce qui restait de la femme souriante sur les photos. Il n'y avait plus qu'un fantôme dans le corps affaiblit d'une vieille dame. Ils l'enterrèrent dans le respect et les honneurs, et son père se détourna de lui, déchiré de chagrin, sans jamais le montrer à son fils, il préféra s'éloigner de lui plutôt que de perdre la face, perdre son image puissante devant le petit garçon qui avait toujours un immense respect pour lui.

A l'aube de ses dix-huit ans, alors qu'il se devait d'entrer bientôt à l'université, le jeune garçon commença se rendre compte, que les jeux de son ami n'était pas les siens. Que les poitrines opulentes et les creux plein de promesses des femmes ne l'attirait pas autant que lui, que son regard déviait bien plus souvent sur les fesses agréables de son ami plutôt que sur les décolletés plongeant que ce dernier adorait tant. Mais il refusait de l'admettre, il refusait de reconnaître que ce n'était pas seulement son sourire en tant qu'ami qui lui plaisait. Que ce n'était pas parce qu'il l'adorait, qu'il aimait le sentir près de lui. Non...Ce ...ce n'était pas pour ça...pas vrai ? Il préféra se voiler la face.

Jusqu'à un soir, légèrement trop arrosé, l'un comme l'autre profondément éméché d'avoir fait la fête toute la nuit, il fit l'erreur de ramener son ami chez lui, en gloussant lourdement comme seule les personnes trop arrosées savent le faire, il s'accrochait à lui, un peu trop, il soufflait son prénom, trop souvent. Il le collait, beaucoup trop, mais son ami, tout aussi enivré que lui, ne semblait sur le coup y trouver rien à redire. Ce fut quand leurs lèvres se touchèrent, quand leurs langues s'embrasèrent et quand la porte de sa chambre s'ouvrit avec colère, qu'ils comprirent l'immensité de l'horreur qui venait d'arriver. L'un parce qu'il avait aimé ça, l'autre parce qu'il ne l'avait jamais vraiment voulu. Le même soir, Yuuga eut la chance immense de tomber amoureux et d'être rejeté dans la même minute, les insultes de son père raisonnant dans son cerveau vide, les excuses honteuses de son ami alors qu'il fuyait la queue entre les jambes d'un simple « euh...à demain Yuu' ». Lendemain qui n'arriverait pas...il le savait, sous le regard répugné de son père, il resta alors seul dans sa chambre, ses bras replié autour de ses jambes, les larmes roulant sur ses joues à mesure que son cœur tombait en miette. Il se sentait sale, sale et repoussant comme jamais, il lava ses mains une dizaine de fois, peut-être plus. Il voulait disparaître, étouffé cette si forte humanité, cette si forte vie qui pulsait en lui et qu'il avait tenté de vivre au maximum, qu'il avait trop tenté de vivre.
Sa mère lui manquait, son père était dégoûté par sa simple présence et son meilleur ami...son meilleur ami il ne le reverrait plus jamais. La gêne était là, la honte également. Il étouffa tout cela en lui, piétinant rageusement ces derniers espoirs d'une vie normal dans un coin de son cœur, fermant la porte qui avait été ouverte. Il devait être parfait.  

Quand son père, choisit de l'envoyer dans une université lointaine, à l'autre bout du japon, son fils accepta sans broncher. Il savait qu'il faisait ça pour l'éloigner, parce qu'il ne supportait plus sa présence...ou bien pour cacher la laideur de son enfant aux restes du monde.  L'ordre était clair, c'était sa seule chance de se rattraper, il devrait être exemplaire, donner à tous la vision des Kiukoudai la plus pure et parfaite possible, et si les retours était positif, alors il pourrait revenir à la maison en enfant prodigue. Mais il devrait démontrer à tous ses jeunes moins importants à quel point lui, l'héritier de la famille, était mieux que tout le monde. Il rejoignit donc l'université de Keimoo pour commencer sa première année d'étude et se faire une place dans le monde réel.


     • Relations proches et familiales : (qui vous a élevé / avec qui vous vivez, etc.)

     Elevé par un père stricte et un mère soumise, mère décédée il y a quelques années. Aujourd'hui Yuuga vit seul, majeur depuis peu, son père lui a permis de prendre à appartement proche de son université, pour peu qu'il n'entende aucune chose désagréable venant de son fils.


   

   

           
CARTE DU MEMBRE
   
   ||  Pseudo ||
   
•• Réf. de l'image ••

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   • Âge: 23 ans
   • Localité (facultatif):  Île de France
   • Etudes ou profession (facultatif): Animatrice pour enfant
   • Comment as-tu découvert Keimoo: Par un infiltré ! Sachez le !

   • Ton niveau de fréquence: ...euh...je ne sais pas.
   • Remarques, suggestions: Hm...aucune pour le moment !
   • Souhaites-tu un parrain ? Je pense m'en sortir...enfin j'espère.
   • Aimes-tu les chats ?
   
z
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Erik Thornberg
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MessageSujet: Re: Yuuga Kiukoudai   Sam 23 Juil 2016 - 11:28

Hey Yuuga =) Hell-come here !


Ta fiche est excellente, j'aime beaucoup ton personnage et son parcours difficile. Tout est cohérent, fluide avec de très belles tournures de phrases, des détails... Ça promet de beaux rp. Un vrai Poppy'z !

Dès que tu auras trouvé ton avatar, tu seras validé en bonne et dûe forme
. ♥

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I'm a free spirit.  Either admire me from the ground, or fly with me...but don't ever try to cage me.
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MessageSujet: Re: Yuuga Kiukoudai   Dim 24 Juil 2016 - 14:04

Voilà qui est fait ! :)

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MessageSujet: Re: Yuuga Kiukoudai   Dim 24 Juil 2016 - 14:11

Well done Yuuga.

Petit tour par ici avant de RP:
• Demande de rang (afin d'afficher ta classe au dessus de ton avatar) : Clic
• Inscriptions aux clubs : Clic
• Scolarité : Clic
• Agence immobilière : Clic
• Réservation d'avatar : Clic
• Livret scolaire de l'année précédente, à mettre à jour à chaque rentrée : Clic

• Demandes de RP : Clic
• Après trois RPs entamés, il te faudra faire une chronologie ici : Clic

Si tu as des questions fais savoir à tout moment.
Bienvenu et bon jeu !

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"Je suis l'Empereur, l'empereur de rien mais Empereur quand même."


Carte de visite du Salon par Naoko Tanaka

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