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 Shut up and dance with me [PV Miya Chanteclair]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Shut up and dance with me [PV Miya Chanteclair]   Jeu 30 Juin 2016 - 23:47

On m’avait vendu la vie étudiante comme étant mouvementée et amusante. Plus d’un an après mon arrivée à l’université, je peux vous dire qu’il s’agit d’un mensonge. Les cheveux tombant sur le visage, le col de la chemise ouverte à cause de la chaleur, les mains moites, je vous assure qu’être sur les bancs de fac n’a rien de divertissant. Pire encore, on essaie de vous responsabiliser et de vous préparer à la vie active. Super. Heureusement que les cours sont terminés pour aujourd’hui, je vais pouvoir flâner un peu, ou passer le reste de ma journée sur internet...ou pas. Cela faisait quelques semaines que je n’y étais plus habitué, mais c’est vrai que j’ai des activités de club à assumer aujourd’hui. Bah, au moins ce n’est pas un travail physique, me dis-je en regardant le gymnase avec dédain. Je ne remettrai plus jamais les pieds dans cet endroit.

Je me suis enfin décidé à rejoindre le club photographie hier, suite à plusieurs discussions à ce sujet. En réalité, je suis passé plusieurs fois devant le local sans jamais toquer, de peur de me retrouver face à dix paires d’yeux – ou plus – me jaugeant alors que je venais juste m’inscrire. Venir grossir les effectifs d’un club deux mois après la rentrée scolaire est un peu inhabituel en général, seuls les élèves transférés font ce genre de choses. Et moi je suis sur le campus depuis des années déjà, je n’avais aucune excuse.

Dans la salle, je n’ai croisé aucun responsable alors j’ai simplement rempli un formulaire en espérant que cela suffise à confirmer mon inscription. J’ai quand même adressé la parole à un lycée sur place, vous devriez m’applaudir pour mon exploit. Toutefois, je n’ai pas pu poser ma question sur la location de matériel – même si elle n’était plus vraiment d’actualité étant donné que j’avais déjà acheté un appareil quelques jours plus tôt. Enfin, du coup je me suis renseigné sur les activités et j’ai été soulagé d’apprendre qu’il y avait aussi des cours théoriques pour remonter ma note. Jusqu’à présent je n’étais pas un grand adepte des photos et je ne me qualifie pas vraiment comme étant un passionné. J’espère tout de même que mes efforts me permettront de décrocher une note correcte pour mon bulletin. L’esthétisme n’a jamais été mon point fort, on pourrait même dire que j’ai mauvais goût, mais les commentaires de @Fei Fei m’ont pas mal encouragés pour la suite. Je ris tout seul face à ma réflexion, mais de quelle suite est-ce que je parle ?

Pour la prochaine séance, il nous est demandé de prendre des photos de paysage, la technique est libre – encore heureux parce que sinon je n’aurais rien compris aux consignes. Aujourd’hui, je vais donc tester la plupart des fonctionnalités de mon appareil, ce qui s’avère être un vrai défi pour moi qui ne sait même pas comment déclencher le retardateur. Pour ce faire, j’ai choisi de me rendre dans les jardins où il y a matière à faire de beaux clichés…je pense. La météo est en ma faveur qui plus est : le soleil nous éclaire de ses rayons, le ciel bleu azuré ne présente aucun nuage à l’horizon, les températures estivales s’annoncent. Je plaisante. En réalité, je déteste ça. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais préféré qu’il pleuve, pour essayer de prendre en photo une goutte de pluie qui s’écrase sur une feuille ou une autre connerie dite poétique. Enfin, il faudra bien faire avec.

Je laisse mon cynisme de côté pour avancer vers les serres. Une grimace se dessine sur mon visage en repensant à l’an passé, lorsque je fuyais le capitaine du club de basketball derrière les locaux du club de jardinage. Tout s’était bien passé jusqu’à ce qu’une fouineuse du club de photographie me trouve en train de faire mes devoir, adossé contre la paroi de la serre. Aujourd’hui, je me retrouve à sa place et je me sentirais très gêné si j’avais à faire avec un élève fuyant aussi les activités extrascolaires. Plus je me rapproche des jardins et plus j’ai l’impression que les grillons chantent fort. En fait, ce n’est pas qu’une impression.

Il ne devrait pas y avoir grand monde dans les locaux à cette heure-ci, j’ai bien vérifié sur les emplois du temps que la réunion du club avait eu lieu la veille, que toutes les plantes avaient été arrosées. Il n’y a que des fous de verdure qui viendront sans doute pour observer chaque bouture, dire qu’ils l’ont vu pousser avant tout le monde. Bref, des gens un peu bizarres.

D’un mouvement de bras, je pousse la porte de la serre pour pénétrer à l’intérieur. Aidez-moi. La chaleur qui y règne me donne envie de fuir sur le coup, je n’avais pas réalisé qu’il faisait si chaud à l’intérieur. Je jette un œil aux différentes plantes qui s’y trouvent, ont-elles au moins besoin de ces conditions pour grandir ? Ma foi, la plupart des végétaux ne survivraient pas longtemps, je pense. Ayant des difficultés à respirer au bout de quelques secondes à peine, je reviens sur mes pas et ferme la porte derrière moi. Le fait est que je ne m’attendais pas à me trouver nez à nez avec quelqu’un. Notre proximité est presque gênante, je fais un pas en arrière et me cogne contre la porte en verre. C’est une femme, raison de plus de paniquer. Des cheveux bruns tombent sur ses épaules et ses iris verts semblent me jauger de haut en bas.

« E-excusez-moi ! »

Mais que fait-elle ici, d’ailleurs ? Je ne peux m’empêcher de m’interroger à ce sujet même en sachant qu’elle pourrait me retourner la question. Le pire étant qu’elle a sans doute plus le droit de se trouver à cet endroit que moi. Je me racle la gorge et prends un air plus sérieux. Elle ne m’a pas demandé de me justifier, mais je vais anticiper pour nous gagner du temps.

« Je suis un membre du club photo, je venais pour…m’entraîner à la technique. »

En espérant qu’elle ne s’y connaisse pas. Même si en soi, être débutant ne devrait pas être une honte, je me sentirais mal d’être noyé sous un flot de termes techniques que je ne maîtrise pas encore. Et je ne parle même pas des courants et autres mondanités.

Afin de lui présenter des excuses – pourquoi d’ailleurs ? – je m’incline paresseusement vers l’enfant avant de baisser le regard vers le sol. Va-t-elle se résoudre à dégager le chemin pour que je puisse partir ? A moins que son but soit de m’embêter. Je regrette presque d’avoir fait le chemin jusqu’ici. Quitte à marcher, j’aurais pu rentrer chez moi et retourner à l’aquarium. Dommage que je n’y ai pas pensé avant.


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Miya Chanteclair
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MessageSujet: Re: Shut up and dance with me [PV Miya Chanteclair]   Dim 23 Oct 2016 - 19:31

Les sourcils et le nez froncés par la concentration. La sueur ruisselant le long de ma nuque dégagée par un chignon vaguement attaché par un quelconque miracle de la vie. Affublée d'une truelle et d'un sac de terreau. Bercée par le plic-ploc irrégulier de l'humidité condensée dégringolant des feuilles de ma forêt improvisée. Je suis en transe, mon corps ondulant au rythme de mes mouvements lents et précis. La serre, dont l'accès m'avait été gracieusement maintenu, était mon bébé. Orgueilleusement, je me redresse en bombant le torse, m'offrant en spectacle face au silence m'enveloppant. Il me suffit de fermer les yeux pour imaginer les plantes m'applaudir, et moi, sur une scène fictive, ma truelle toujours bien enserrée entre mes doigts terreux malgré les gants de protection, mon orchidée déracinée dans l'autre, effectuer quelques révérences de convenances. J'esquisse l'ébauche d'un sourire en coin, me moquant de moi-même, tout en hochant la tête de gauche à droite.

J'étais ridicule. Mais ici, tout était permis. Et puis, il n'y avait pas de mal à se laisser aller à... - Je fronce le nez, réfléchissant intensément. L'extravertisme ? L'extraversage ? ... L'extraversion ! - l'extraversion quand on savait que ma passion des fleurs était, en fin de compte, ce qui m'avait maintenue en vie jusque là. Souriant de plus belle, je m'essuie négligemment le front du revers de l'avant-bras avant de déposer délicatement la plante dans un nouveau pot, plus grand, afin qu'elle puisse croitre plus librement. Satisfaite, je recouvre ses racines tendres d'un terreau spécialement conçu pour orchidées. J'avais réussi à séparer l'orchidée principale de son rejeton et je me sentais aussi fière qu'un chirurgien du cœur venant de mener à terme une transplantation avec brio. Ces petites bêtes pouvaient normalement se développer à l'air libre puisque le climat de la serre était celui de la forêt tropicale où elles se retrouvaient habituellement, mais je ne souhaitais pas prendre le risque de voir ce parasite déranger la pousse des autres plantes. Le club cuisine me tuerait certainement si je venais leur expliquer que leurs précieuses bananes n'avaient pas poussé à cause d'une prolifération d'orchidées fleuries. Le soufflé à la fleur, ça le ferait moyen, a priori.

Un bruit retentit et me tire brusquement de ma rêverie, avec une grimace qui marque bien mon profond mécontentement. Je me redresse prestement et fonce tout droit vers la porte d'entrée en grommelant, les dents serrées à la manière d'un chien dont on a pris le pouic-pouic en plastique. Mes petits poings toujours serrés sur ma truelle, je grogne des suites de mots sans doute incompréhensibles pour le commun des mortels. On ne me dérange pas quand je rempote. C'est la règle 3b. Paragraphe 6. Petit 1. Quelqu'un est entré, ou a, en tout cas, essayé. On viole mon sanctuaire, ENCORE.

« Quel est le petit con qui grmblmrblbrm... »

Il y a des heures d'ouverture au public, et elles sont affichées en gros sur la porte d'entrée, dammit. A croire que certaines personnes n'ont rien de mieux à faire que de jouer les rebelles. Wahou. C'est la buée de 18h qui les attire ? Elle a plus d'actifs tenseurs pour la peau, peut-être ? Je m'arrête un instant, pour constater une absence totale de bruit alentours. Le coupable est donc, sans doute aucun, dehors. Je suis Sherlock Holmes, faut pas croire. Je pousse délicatement la porte, une fois à sa hauteur, et scrute l'extérieur. Absence totale de trace humaine. Méfiante, je fronce le nez et fais un rapide tour d'horizon. Mes mains viennent se poser d'autorité sur mes hanches et je souffle sur une mèche rebelle de cheveux qui semble prendre son aise sur mon front, à mon grand regret. Mon chignon s'est défait, et, bien évidemment, je suis coincée. La faute en revient à la truelle, et au terreau dont mes doigts sont recouverts, malgré les gants dont je me suis affublée. C'est en faisant volte-face que je me retrouve nez-à-nez avec le coupable, qui vient a priori de se rendre face à ma suprême autorité... Ou pas, à en juger par le bon qui vient de le plaquer contre le carreau pour tenter de maintenir un semblant d'espace vital entre lui et moi.

Sourcils haussés, prunelles en alerte, je le détaille scrupuleusement et tombe presque des nues en reconnaissant l'impudent. Encore lui ? A croire que le destin nous veut absolument dans des situations incongrues ?! Mon regard s'arrête sur l'appareil photo et j'esquisse un mouvement de recul. Ça, c'est un mauvais souvenir. C'est dangereux. Je relève vaguement le regard sur Hisaka qui me présente des excuses, tout en continuant de scruter la bandoulière qui laisse l'appareil se balancer doucement de gauche à droite, comme s'il risquait de subitement s'animer et me mordre jusqu'au sang.
S'entrainer à la technique, hein ? Il s'était mis à la photo ? Lui ? Mes lèvres s'étirent en coin en un semblant de sourire sarcastique. Manquait plus que ça, tiens. J'agite doucement ma truelle sous son nez, ayant apparemment oublié définitivement son existence. IL s'agit donc désormais d'une extension de mon bras, et ce, jusqu'à nouvel ordre.

« J'ai comme un doute quant à la réussite de ta mission, vu le laps de temps écoulé entre ton entrée et ta sortie. »

Je remercie son ébauche d'excuse d'un simple signe de tête. J'avais presque oublié qu'il était bien élevé. Je le jauge de plus belle, partagée entre l'intérêt et... Le désintérêt.

« Du coup ? Tu rentres, tu sors, ou tu fais le piquet ? Si tu veux t'entrainer, j'ai de magnifiques plantes, des fleurs en cours d'éclosion et des gouttes d'eau à foison. »

On dirait un vendeur racolant des clients sur le bord de la route afin de l'emmener dans un motel miteux. Sérieux. Tu crains, Miya. Je m'écarte sur le côté et, d'un signe de la main, lui fait signe d'entrer. Enfin, s'il le souhaite, évidemment. Maintenant, il n'y a plus qu'à prier pour qu'il ne m'ait pas plus reconnu que lorsque son nez a manqué de dire bonjour au mien. Au fond, ça m'arrangerait.
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MessageSujet: Re: Shut up and dance with me [PV Miya Chanteclair]   Sam 7 Jan 2017 - 23:52

C’est une femme, est la seule pensée cohérente qui me vient à l’esprit. Et c’est une raison suffisante pour me faire paniquer. Les dames de Keimoo peuvent être terrifiantes. Un frisson me parcourt l’échine en repensant à la sœur hystérique de Morichi qui voulait me forcer à reprendre le club de basket sans connaître mes motivations pour sécher. Et je ne préfère même pas me souvenir de la mafieuse de l’an passé, celle qui m’a humilié et…Bref, ce n’est pas le moment de me mettre à pleurer à cause de mon stress post-traumatique. Une senpai m’a pris la main dans le sac, ou plutôt les pieds dans la serre. Je dois trouver un stratagème pour m’enfuir d’ici le plus vite possible. Mes doigts restent cramponnés sur l’appareil photo, j’ai du mal à trouver mes mots. Au final, je présente des excuses tout en évitant de croiser les pupilles vertes du jugement. Quelques secondes plus tard, je lui explique que je suis venu pour le club de photographie et m’apprête à fuir. Je reviendrai une autre fois, en veillant bien à regarder les horaires d’ouverture et surtout en m’assurant qu’elle ne soit pas là.

Pendant un moment, elle ne dit rien, et je ne sais pas trop à quoi m’en tenir étant donné que je regarde mes pieds. Quand j’y pense, je n’ai vu que son visage au moment où nous nous sommes – presque – rentrés dedans…et je l’ai déjà oublié. Je tente un regard furtif vers son menton, mais le fait qu’elle reprenne la parole m’en dissuade aussitôt. Si je pouvais disparaître instantanément dans le décor, je le ferais plutôt deux fois qu’une. C’est sur un ton sarcastique voire hautain qu’elle juge mes capacités en tant que photographe. Je veux lui répondre, mais elle me coupe dans mon élan. Je ne sais pas trop où est-ce qu’elle veut en venir. En fait, j’aurais pensé qu’elle me demanderait simplement de partir. Maintenant, je me retrouve dans une situation délicate. J’essuie d’un revers de manche la sueur qui coule sur mon front. Est-ce que je dois accepter la main qu’elle me tend au risque de me mettre la honte ?

« Eeeeuh… »

Vous pouvez répéter la question ? A force d’attendre, je crois avoir oublié ce qu’elle m’a demandé. Plus grave encore, je pense avoir complètement zappé la raison de ma venue ici. Ne m’avait-on pas demandé des clichés de paysage ? Pourquoi diable suis-je venu dans un endroit qui propose tout sauf des paysages ? Mais je ne peux pas me résoudre à lui répondre ça, même si je ne la connais pas, elle me prendrait pour un abruti ou quelqu’un qui se fiche d’elle tout simplement. Et être en mauvais termes avec une femme, c’est bien la dernière chose que je souhaite. Après un long moment d’hésitation – une dizaine de secondes qui m’a semblé durer une éternité – je hoche la tête et m’incline avec politesse.

« S’il-vous-plaît. »

Sous-entendu : montrez-moi les trucs que vous deviez me montrer. Kami-sama, j’aurais dû fuir. Une mèche de mes cheveux retombe sur mes yeux quand je relève la tête vers la jeune femme, me privant d’un nouveau contact visuel avec elle. Je détourne la tête pour ne pas me faire insistant. Elle pourrait croire que je suis venu pour elle.

« Je vous suis. »

Quel âge a-t-elle, en fait ? Sans aucun doute, je peux affirmer qu’elle est plus âgée que moi – d’où le vouvoiement. Que ce soit par sa posture, sa gestuelle, sa manière de parler, elle paraît plus confiante et surtout plus mature. Pas vraiment difficile de faire plus assuré que moi en termes de discours après tout. Est-elle une étudiante en fin de cursus ou un membre du personnel ? Je laisse mes iris divaguer sur sa chevelure brune alors qu’elle me tourne le dos. Etrangement, je n’ai pas besoin de regarder son visage pour deviner qu’elle est jolie…Euh. Je secoue la tête. Ce n’est pas vraiment le moment de penser à ça. Je profite d’un moment de silence pour la tenir au jus sur ma situation.

« En fait j-je suis débutant. Je viens de changer de club à cause d’un…problème avec mon ancien. »

Problème. Ennui. Un bel euphémisme pour parler de ma démission. En tout cas elle devrait comprendre que c'est vraiment urgent car d'habitue, on ne peut pas quitter un club en cours d'année. Mes joues s’empourprent en y repensant, mais fort heureusement, il fait suffisamment chaud pour que l’on puisse croire qu’il s’agit d’une simple réaction à la chaleur. Tout ça pour dire qu’il ne faut pas qu’elle s’attende à ce que je prenne des photos très professionnelles et qu’elle risque de s’être donnée de la peine pour rien si elle me montre les plantes qui font sa fierté. Enfin, ça ne peut pas être pire que les blingees. Ca restera sobre, épuré.

« Désolé de vous ennuyer avec ça. »

Et par ça j’entends à la fois mes histoires de photographie qui tiennent à moitié la route et le fait que je lui raconte ma vie sans aucune raison. Sérieusement, le fait que tu ne sois plus dans l’équipe de basket n’intéresse personne. Et par personne, j’entends ceux qui ne sont pas en train de me blâmer pour avoir abandonné les titulaires en pleine saison ET ceux qui sont ravis de se battre pour avoir ma place. Sous la pression – et un peu la colère – j’appuie sur le bouton de déclencheur de l’appareil photo encore entre mes doigts. Je manque de sursauter en entendant le bruit du flash. Tiens, il était encore allumé ? Bon au moins elle a la preuve que je ne maîtrise vraiment rien avec ces appareils. Et encore, je n’ai même pas osé toucher aux autres boutons ni aux fonctionnalités internes. Ca viendra avec le temps…je suppose. En attendant, je pense que je lui dois encore des excuses – décidément – pour cette frayeur inattendue.

« P-pardon. »

Le pire, c’est que je ne le fais vraiment pas exprès. Pour tenter de masquer mon embarras, je regard autour de moi et fais mine de m’intéresser au décor, aux plantes, mais rien n’y fait. A vrai dire, ça me blase presque autant que mon travail à rendre pour le club photo. D’une manière ou d’une autre, je prie pour que nos souffrances soient bientôt abrégées. Car j’imagine qu’elle ne doit pas être très emballée de se retrouver avec un type sorti de nulle part comme moi.

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