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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]

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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Ven 24 Juin 2016 - 15:12

Je m'ennuie. Je ne sais même pas pourquoi j'ai décidé de sécher.
Bon, oui le cours de neuf à dix était épuisant et sans intérêt ; mais c'est un peu la même chose pour tous les autres. Alors oui, celui-ci était particulièrement ennuyant, mais était - ce une raison suffisante pour décider de ne pas aller à l'heure d'après ?  Pas vraiment. Surtout qu'au final, je même au moins autant ici que su j'avais été en cours. Enfin, je suis moins libre de ce que je peux faire en cours évidemment, mais étant donné que je ne fait rien ; ça aurais probablement été plus productif d'aller regarder un prof parler et des élèves s'activer.  
Je le demande ce qu'ils font d'ailleurs.  Je ne sais même pas quel cours j'étais supposé avoir. Heure de dix à onze du vendredi matin.  Qu'est ce qu'on fait d'habitude le vendredi matin ? On comme à huit heure. Ça j'en suis sûre, jetait la à huit heure. D'abord des maths, puis de l'anglais. Mais qu'est ce qu'on fait après l'anglais ?  
Hm.
Je cherche, je cherche. L'anglais.  Les cours d'anglais sont généralement synonyme du summum de l'ennui.  Je parle couramment anglais puisse que c'est ma langue, et ils sont mauvais en langues ces asiatiques. Ils ont vraiment l'air stupides quand il essayent de prendre la parole. Il y en a deux, peut être trois, sur l'ensemble de la classe, qui sont éventuellement capables de raconter quelque chose dans un anglais potable. Ils me font un peu de peine quand même. C'est triste pour eux, mais l'anglais est la langue la plus parlée. Enfin, je ne suis même pas sure. Il me semble que le chinois n'est pas loin derrière. Mais d'un autre côté, les chinois trichent. Ils sont un milliard et demi dans leur pays, alors forcément,  ils partent avec un marge d'avance.  
Mais bref.
Les petits japonais n'ont pas de chance car ils doivent apprendre l'anglais, et en plus cette année il y a une irlandaise dans leur classe pour les juger.

C'est l'anglais que j'aurais du sécher en fait. Pas l'heure d'après. Je retiens pour la semaine prochaine.
Mais au final.
En quoi est ce que je suis supposée être actuellement ? Trois mois que j'ai le même emplois du temps et je ne le connais toujours pas. Un jour j'essaierais de le mémoriser. Enfin, ça sera probablement inutile, puisse que le temps que je le fasse, l'année sera finie et j'en aurais un nouveau à retenir. Non, ça ne vaut définitivement pas la peine de le retenir. Je vais juste continuer de le garder dans une poche accessible de mon sac pour les fois où je ne peux pas suivre l'ensemble du groupe classe comme un petit mouton.

Je crois qu'ils sont en sport.
HAHA.
J'ai vraiment bien fait de sécher en fait. Comme si j'allais transpirer là, maintenant. Ça aurais été horrible.  Sport. On fait athlétisme en plus je crois. Courir. Quelle horreur. Je fait déjà beaucoup trop de sport avec mon activité de club, alors je ne vais pas non plus commencer à subir les heures de cours de sport. C'est ridicule d'ailleurs, ils nous mettent les clubs obligatoires, et le sport obligatoire. Un des deux devrais suffire non ? Ça fait beaucoup trop de sport pour ceux qui font aussi du sport en clubs.  
Bon, je dois avouer être plutôt satisfaite de faire du karaté. Je sais taper maintenant. Je ne suis pas devenue spécialiste en quelques semaines, mais il n'empêche que je suis vraiment fière de ce que j'arrive à faire. Et puis, je sens que mes muscles, qui étaient absents quand j'ai commencé, commencent à exister.
Je souris pour moi même.

Ou est ce que je vais passer le temps que j'ai à perdre ?

Il fait beau dehors. Nous sommes en juin. Mais il faut chaud aussi. Enfin, il est dix heure. La température ne doit pas être trop mal. Oui, je vais sortir je pense. Et aller faire la morte dans l'herbe. Ça sera très bien.  Je ne pense pas que je dormirais, je dors déjà trop. Mais je pourrais ne rien faire, profiter du soleil et écouter de la musique ; tout en ayant une petite pensée pour ma classe qui doit être en train de courir.

Mes pas me guident donc vers l'extérieur. Comment est ce qu'on sort d'ici le plus rapidement ?  Et le plus près de l'endroit où il y a l'herbe dehors ?
Hm.
C'est stratégique.
Je vais passer par le bâtiment des étudiants.  Peut être je croisera mon blond ? Ça serais un coup de chance, mais ça m'étonnerais.

Je laisse donc mes pieds aller vers l'endroit.
J'arrive à la passerelle. Je ne passe pas souvent dessus, mais je trouve que c'est un bel endroit dans les bâtiments. Le soleil entre de tous les côtés. Il fait bon pour l'instant, ça n'est pas encore devenu une serre. Je m'approche de la vitre. Il y a le vide en dessous. Un vide pas très haut, mais un vide quand même. Je n'ai pas le vertige. Je regarde, et imagine ce qui se passerais si je fracassant la vitre et sautais. Si j'étais câble de fracasser la vitre, avec mon poing, je serais surpuissante ; donc je serais probablement un héro. Dans ce cas, si je saute, je m'envole.  

Je pose les bouts de mes doigts sur la vitre à cette idée. J'aimerais bien  pouvoir m'envoler. Ça doit être chouette.

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Dernière édition par Aslinn Eadhra le Dim 26 Juin 2016 - 10:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Ven 24 Juin 2016 - 16:16

« Et c'est pour ça que jamais de la vie Mélisandre essayera de monter sur un cheval. »

Que fais-tu, Mélisandre ?
Non, tu n'as pas cours. Ta matinée se trouve en vérité tristement vide puisque seulement composée d'une petite heure d'histoire, à 8H. Ensuite, tu es libérée, livrée à toi même. Habituellement, durant ce temps libre, tu vagues entre la bibliothèque les jours de pluies et la cour les jours les plus doux. La période actuelle étais ensoleillée, mais tu n'es pourtant pas dehors.
Où es-tu ? Dans les couloirs. Tu marches, sans but. Tu explores, curieusement, à la recherche d'une petite étincelle qui te donnerai une idée d'occupation. Pour dire vrai, tu cherches actuellement un couple à aller déranger. Les couples aiment se reclure dans des endroits discrets afin de partager un moment intime, toi, tu aimes te mettre à leurs côté et les observer, tantôt silencieusement, tantôt en faisant le plus de bruit possible. Oh Mélisandre, jalouse Mélisandre.

Les bruits de des pas dans les couloirs forment un rythme calme, tu ne croises pas de tête familières. Tu ne croises personne. La raison en est peut-être que tes yeux en amande sont rivés sur tes chaussures, observant le mouvement de tes pas comme si tu tentes d'en comprendre le mécanisme. En même temps, tu parles. A qui ? A l'une de tes inventions imaginaire, mélange étrange entre une femme et un animal. Depuis le début de ta marche, soit il y a a peut près une demi-heure, tu parles à ton ami imaginaire. Le sujet arrivé est la raison pour laquelle tu ne peux supporter aucun équidés, quel qu'il soit.
Depuis toujours, tu n'aimes pas les chevaux, les ânes, les zèbres et autres pégases. Selon toi, un animal qui se laisse grimper dessus sans rien dire cache quelque chose qui ne t'inspire pas confiance. De toute façon, il faut le dire, tu vois un complot animalier dans chaque espèce. D'ailleurs, ton débardeur qui affiche un panda aux yeux en forme de croix dont une trainée de sang arc-en-ciel est répandue sur son visage prouve ton amour pour le monde animalier. Non pas que tu ai une quelconque envie de faire du mal aux animaux, te salir les mains est l'une de choses que tu détestes plus que n'importe quoi d'autre, mais disons qu'à l'éxeption de Princesse Sarah et des autres animaux marins, tu trouves toujours quelque chose à redire sur un animal.

« De toute façon, si les vaches arrêtaient de manger nôtre herbe, on pourrait jouer à cache-cache pour toujours. »

Parler seul n'a jamais été un problème pour toi puisque tu n'es pas seule. Là, tu es d'humeur grognon, ce genre d'humeur qui te donne envie de te plaindre de tout et surtout n'importe quoi. Tu ne te sens pas désagréable, mais simplement ronchonne. C'est pour cette raison que tu te plains à cette amie imaginaire.
Aux yeux des autres, tu passes pour une jeune fille dérangée, murmurant à l'oreille des fantômes de ton imagination. Tu ne parles jamais fort et ce même si tu t'adresses à une personne réelle, tu préfères nettement utiliser un ton chuchotant, ça obliges tes interlocuteurs à tendre une oreille attentive à tes paroles.
Gardant le même rythme de marche, jouant avec ta queue de cheval haute que tu fais balancer de gauche à droite, tu relèves doucement les yeux pour te rendre compte que tu te diriges vers le côté universitaire du bâtiment. Peu importe, faire demi-tour te demanderai bien trop d'efforts, tu continues donc ta route en direction de la passerelle.
Embrumée dans tes pensées, songeant à quoi pourrait ressembler une nouvelle couleur, tu te fais surprendre par un bruit de respiration. Sortie brutalement de ta bulle, tu te concentres sur la personne en face de toi, après un très léger mouvement de recul.
C'est une jeune fille, aux cheveux dont la couleur t'éblouis presque tant elle est voyante. Cette jeune fille a une main posée sur les parois en verre de la passerelle. Tes yeux vont et viennent entre la vitre et la jeune fille, tu te demandes la raison pour laquelle elle viens d'y imposer sa main, le bout de ses doigts plus précisement. Comme a ton habitude, tu tires une conclusion hâtive et c'est en sautillant vers la jeune fille que tu t'adresses à elle.

« Pas besoin d'avoir peur et de se tenir, même si on peut voir le par-terre, c'est impossible de tomber. »

Souriant en coin, tu approches toi même ta main de la vitre pour taper dessus et continuer tout en gardant tes yeux rivés sur la demoiselle face à toi.

« Même si on peut pas voir, ça nous protège. »

Tu ne te pensais pas supérieur à elle, tu avais simplement envie d'engager la conversation avec cette demoiselle au physique intriguant. Tu n'en as jamais vu de tel, en vérité. Tu envies sa différence.Tu ne peux décrocher tes yeux de ces cheveux à la couleur flamboyante, c'est d'ailleurs sur ce point que se pose ta prochaine interrogation.

« Est-ce que Mélisandre à le droit de toucher tes cheveux ? Elle ne va pas se bruler ? »

Ensuite, tu te mets à regarder tes propres cheveux, ramenant ta queue de cheval sur ton épaule.

« Mélisandre à les cheveux blanc, blanc comme la neige. Tes cheveux sont comme du feu, ou des citrouilles d'Halloween.»


Tes yeux s'agrandirent comme une révélation, cette référence à ta fête préférée réveille en toi un feu d'artifice de souvenirs et de contes sanglants. Tu aimes lire les histoires d'Halloween, comprendre sa légende et y rajouter ton histoire.
Mais là, tu es au mois de juin, Halloween est bien loin.
Après avoir gardée ta mine émerveillée un instant, tu donnes à ton expression un côté plus lugubre et malicieux, chuchotant à l'égard de la jeune fille devant toi :

« C'est toi, Jack-O'-Lantern ? »


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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Ven 24 Juin 2016 - 21:08

« Pas besoin d'avoir peur et de se tenir, même si on peut voir le par-terre, c'est impossible de tomber. »

Je sursaute. Depuis quand les bruns osent-ils me parler comme ça ? généralement ils se contentent de me regarder. Ils remarquent d’abord mes cheveux, puis le reste de ma personne. Toujours mes cheveux en premier.
Ma tête pivote sur le côté.

Elle n’est pas brune. Elle est tout sauf brune. Du noir habituel, on passe au blanc. Est-ce que cet aplomb lui vient de cette couleur de cheveux ? C’est naturel ou elle se les ai décolorés ? Naturel ça m’étonnerais. Jamais je n’ai vu de gens aux cheveux blancs. Du moins, pas naturellement. Mes yeux d’abords accrochés à ses cheveux se plantent finalement dans les siens. Je crois que je comprends un peu ce que ressentent les asiatiques quand ils me voient. C’est déstabilisant. Bon, elle est décolorée et je suis naturelle ; mais il n’empêche que voir des gens aux couleurs de cheveux différentes du quotidien à son petit effet.

Elle s’approche de moi et continue de me parler sur cet air que je n’apprécie pas. Merci, je sais ce qu’est une vitre. Je plante mes yeux dans les siens avec encore plus de force, comme je sais si bien le faire. Perds-toi dans la couleur indéterminée de mes yeux et ressent bien ce mépris que je veux dégager actuellement.

-Et si je voulais m’envoler ? ÇA serait une prison.

D’un mouvement de tête dédaigneux je montre la vitre. Mes doigts l’ont quitté, laissant tout de même une trace sur la surface transparente. Je continue de la fixer avec un air désobligé. Si tu crois que tu me fais peur avec tes cheveux un peu chimiques et ton air de punkette dérivée.  

Pourtant, à trop vouloir fixer sa rétine, je me rends bien compte que ses yeux ne sont plus sur moi. Elle observe sans occupe gène mes cheveux. Ils sont rares à le faire. Je sais que cette couleur les fascines, mais ils ont plutôt tendance à détourner le regard justement. Surtout quand je les regarde en retour. Mais elle, c’est sans aucune borne qu’elle fixe le feu de mes cheveux.
Je suis un gyrophare, je sais, merci.

« Est-ce que Mélisandre à le droit de toucher tes cheveux ? Elle ne va pas se bruler ? »

Stupeur.
Jamais, depuis que je suis arrivée au pays du soleil levant, on ne m’a demandé aussi directement de toucher mes cheveux. Je la regarde avec effarement. Je ne sais même pas comment régir en fait. Je ne m’attendais pas du tout à cette demande. Et puis, elle à cette façon étrange de parler.
Il y a une innocence dans cette façon de s’exprimer qui m’explose à la figure. Mais je n’arrive pas à savoir si elle surfait, ou si c’est naturel. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Elle a quel âge ? Elle a vraiment l’air jeune, mais là ; c’est juste une primaire, tout au plus. Pourtant, elle allait vers les bâtiments des étudiants. Il a quelque chose que je ne capte pas.
Je suis…
Je ne sais pas comment définir.
Déstabilisée ? Sa question me prend vraiment à court.

Et le pire, c’est que sans même attendre ma réponse, elle enchaine. Depuis quand les asiat’ sont des moulins a parole ?
C’est parce que tu as les cheveux blancs hein ? Tu essayes de déroger à tous les clichés ? Tu te payes ma tête encore ?

Ceci dit, plus elle continue, moins ses propos me surprennent. J’aime bien la façon dont elle parle de mes cheveux en fait. Je pense. Je n’ai pas l’habitude qu’on soit aussi direct à leur sujet, surtout au japon ou ils ont tendance à fixer leurs pieds plutôt que vouloir en parler.
J’ai ma façon de voir mes cheveux. Cette touffe orange fluo qui surmonte ma tête. Je l’aime bien, mais elle n’est pas forcément tout bénéfices. Mais je ne me teindrais pas. Je me renierais moi-même si je le faisais. Cet orange me caractérise je pense.
         ‘’Est-ce que je vais me bruler ?’’
Oui, tes doigts vont partir en fumées et de ta paume il ne restera que les cendres. Je t’inhumerais en haut de ma tête.

Je la regarde maintenant d’un air indécis. Je ne sais pas comment me comporter en fait. Il y a cette espèce d’innocence qu’elle dégage qui me perturbe.
AH.
Je ne sais pas.
Mes épaules tombent, je soupire intérieurement.

         Jack-O’-Lantern.

Je ris. Je ne peux tout simplement plus rien faire d’autre.
Cette référence.
Elle sait que je suis Irlandaise ou quoi ?
Enfin, ceci-dit, ce n’est pas très difficile de localiser grossièrement ma nationalité, étant donné la couleur de ce qui me sert de cheveux.

Je la regarde avec un air fourbe, ironique ; mais le mépris à disparut. C’est plus une sorte de malice. Mis à ma sauce.

-Tu peux toucher. Mais fait attention quand même, la neige pourrais fondre et devenir eau.

Je ricane.

-Et je ne suis pas Jack. Enfin, je prétends ne pas l’être

Je lui offre ce sourire sarcastique que je sais si bien faire

-Mais je te laisse choisir ce que tu veux en penser.

Quand j’y pense, je pourrais tout à fait être Jack. Avare, ivrogne, égocentrique. Beaucoup trop comme moi. Je me remémore l’autre soir dans le bar. J’ai réussi à avoir un verre finalement. Bon, j’ai aussi fait vider ledit bar, mais ça fait partit des détails. Il était sympa l’autre brun là. Celui qui m’a donné son verre. Je ne l’ai jamais remercié. Bah, il aura compris que je l’ai un peu sauvé sur la fin. C’était ma façon de dire merci.

Je m’assois par terre, en tailleurs, en plein milieu du couloir. C’est toujours mieux d’être assis. Elle pourra admirer mes cheveux autant qu’elle veut. Et toucher même. Après, mes cheveux restent ma propriété. J’ai presque envie de lui demander de me payer en rigolant.

Assise donc, je la regarde avec un air de défi. Elle va mettre sa main au feu finalement ? Ou elle ne va pas oser ?

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Ven 24 Juin 2016 - 22:31

La voix entreprenante de ton interlocutrice te rassure, tu aimes les personnes de caractères, tu te sens en quelque sorte protégée à leurs côtés. Toi aussi, tu as du caractère, mais un caractère bien trop différent. Tu n'es pas brutale où "bourrine", tu es entreprenante mais d'une façon étrange et douce. Pourtant, cela ne signifie pas que tu ne peux pas te montrer caractérielle, bien au contraire, comme ont dit : "méfiez-vous de l'eau qui dors" puisque dans ton cas, noyer n'est pas un problème.
Au départ, tu as évidemment remarqué le mépris de cette jeune femme citrouille. Ce genre de mépris qu'ont les personnes qui ne sont pas facilement à leurs aise dans la société. Ce genre de mépris que tu n'as pas. Tu ne méprises jamais, tu apprends. A ce moment, tu apprenais d'elle. Elle tente dans un premier temps de garder une posture dominatrice, tu te laisses aussi petite que tu l'es, attendant simplement sa réponse. Les réactions silencieuses ne sont pas tes préférées, tu préfères des mots clairs. Quoique non, tu préfères des mots aussi loufoque que les tiens.
Son visage t'interpelle, son originalité le rend beau à tes yeux. Elle a de la couleur., une vive couleur. Alors que tu représentes l'esprit, elle représente la vie. Tu lui a précedement demander si elle est l'ingénieux monstre de la légende.
Elle rit. Tu es satisfaite, la glace est brisée. Cette vitre qu'elle désignait précédemment de prison s'ouvrait peu à peu. Sans doute l'avais-tu intriguée, comme tu intrigues la plupart de tes interlocuteurs. Tu intrigues par ton franc-parlé, par tes chimères. Habituellement, tu reçois des réactions de personnes sainte d'esprit, des réactions bien trop ennuyeuses.
Cette citrouille, elle réponds à tes paroles par les siennes. Deux univers s'entrecroisent. Le tiens, lugubrement féérique, et le sien, semblable à une braise indisciplinée. Elle prétend que tu deviendras eau, tu attends le moment propice pour répondre, patiemment.
Elle n'est pas Jack, a ce qu'elle dit. Tu souris malignement.
La jeune fille s'assoie, tu restes un peu surprise à la regarder. Elle présente une insubordination que tu n'as pas. Elle est différente comme toi, mais à sa manière. Tu admires simplement. Elle affirme que si tu l'a touche, tu fondras, devenant de l'eau. Cette référence nous ramène à la citation précedement rappelée.
Maintenant qu'elle est assise, tu peux te baisser légèrement pour t'adresser à elle, c'est ce que tu fais. Tu secoues la tête, exprimant un "non".

« Non. Mélisandre ne veut pas devenir de l'eau, si elle devient de l'eau, elle éteindra tes cheveux de feu. Elle ne veut pas. »

Tu ne toucheras donc pas ses cheveux. Pas tout de suite du moins. L'envie ne te manque pas, pourtant. Mais tu crains qu'ils perdent de leurs ardeur si tu viens à y imposer ton contact. Elle est entrée dans ton jeu en prétendant qu'il y avait possibilité qu'elle soit la citrouille de tes chimères. Tu lui répond, un peu tardivement certe, en ne lâchant pas des yeux la chevelure rousse de la jeune fille.

« Mélisandre garde très bien les secrets. »

Il te prend l'envie de l'accompagner, de te mettre face à elle, peut-être simplement pour l'observer en silence. Tu es capable de t'assoir juste pour la regarder, apprendre de son physique et de son caractère semblable à celui d'une flamme, dangereuse mais pas moins chaleureuse. Tu ne penses pas qu'elle est gentille, mais elle est loin d'être méchante. Tu sais ce qu'est une personne méchante puisqu'il t'arrive parfois de l'être, de ressentir ce besoin de méchanceté malsaine. Peut-être le ressent-elle aussi, tu l'ignores. Mais face à toi, elle ne semblait ni gentille, ni méchante.C'est un point qui te plaît.
C'est ainsi qu'après avoir posé sac doucement, tu t'abaisses pour t'assoir face à elle, croisant les batons qui te servent de jambes pour imiter sa posture. C'est ça, tu l'imites.

« Monsieur Jack, est-ce que tu peux parler avec Mélisandre ? »

Le ton que tu emploies n'est pas agréable, en fait, il est même presque troublant. Tu ne la questionne pas, tu lui soumet une proposition. Si elle accepte, tu vois ça comme une porte dans laquelle tu te glisseras afin d'apprendre de son univers et qu'elle puisse apprendre du tiens. Elle t'intrigue, vraiment. Son côté rebelle, il n'est pas comme ceux des autres élèves qui se cherchent un caractère fort et ne trouvent rien de mieux que de l'exprimer aux côtés de l'irrespect et de l'insolence. Son côté à elle, il présente quelque chose de plus, une certaine fantaisie.

« Les gens de cet école, ils ne sont pas comme Mélisandre. Ils ne sont pas non plus comme Monsieur Jack. C'est pour ça que Mélisandre est curieuse de Monsieur Jack. »

Voilà, comme tu viens de l'exprimer, elle éveille ta curiosité. Tu ne la connais pas, tu ne sais pas qui elle est. Tu veux le savoir. Tu ne l'as jamais vu, tu t'en serai souvenu. C'est vôtre première rencontre, une rencontre qui se doit d'être mémorable.
Sachant d'où elle vient, elle est universitaire. Vous êtes donc de deux univers complètement différents. Cette passerelle en verre est vôtre moyen de rencontre.

« Monsieur Jack disait tout à l'heure qu'il voulait voler. Si Monsieur Jack vole, il est un oiseau de feu, un Phoenix. »

Tu remarques que tu fais des progrès, depuis le début de cette conversation, tu n'as pas encore fait de sous-entendu douteux. Normalement, dans ce genre de phrase, tu places un terme à connotation glauque. Ton esprit se montre parfois tordu et peu en devenir effrayant, petit monstre Mélisandre.
Tu baisses les yeux pour qu'ils regardent tes mains, tes mains anguleuses sont posés en reproduisant les poses des pianistes. Tu fais tapoter tes doigts sur la paroi en verre, prenant une voix basse et chantante.

« Mais peut-être que ça, c'est ce qui retient Monsieur Jack de se bruler les ailes. »


Par "ça", tu entends la paroie qu'elle a précédemment décrit comme une prison. C'est une image bien trop négative à tes yeux.
D'ailleurs, tu te mets à penser que depuis un moment, tu emploies une appelation masculine à son égard. Tu sais qu'elle est une fille, là n'est pas le problème. Tu ne la prend pas pour un garçon, non plus. Toi même parfois, tu te qualifie de petit monstre. Pourtant, tu sais qu'on dit "un" et non pas "une" monstre. Or , toi aussi, tu es une fille. En conclusion, il ne faut pas que cette demoiselle se vexe, c'est simplement que les notions des genres te semblent ennuyantes.

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Sam 25 Juin 2016 - 11:24

Elle secoue la tête.  Elle a vraiment une façon enfantine d’être. Sa personne, ce qu’elle est, son essence, à cette innocence qu’on l’on accorderait à un enfant.  Mais je n’arrive pas à me situer par rapport à son âge.  Elle surfait, je pense, mais elle ne s’en rends même pas compte. Elle est comme ça. C’est tout. Il ne fait pas chercher à comprendre. Mais je n’aime pas ne pas comprendre. Tout à une explication logique.  Même ce qui ne l’est pas peut le devenir. Il suffit de trouver le lien. Le ciel m’appelle, le verre est entre moi et le ciel. Alors le verre me stoppe et m’enferme.  Le verre est une prison. Voilà la logique je défend.  La sienne à l’air d’être tout autre. Elle ne semble pas en avoir. Seulement régie par ses instincts. Un être simple, innocent, franc. Pas de détour.  Elle dit tout ce qu’elle pense.

Tu a peur de m’éteindre ? Mais il faut plus que quelques gouttes pour éteindre un feu ardent. L’eau s’évapore pour laisser place au flammes. N’espère pas m’éteindre, toi seule ne suffira pas. Il faudrait la mer  pour m’arrêter.  La mer. Mon domaine. Chez moi. Ça fait longtemps que je n’ai pas été à la mer. Sentir l’eau froide sur ma peau.
Ah.
Dans la rivière l’eau était froide. Mais l’eau n’était pas salée. Il n’y avait pas les vagues. Satoshi était bleu. Mais j’aime la rivière aussi. Ce sont de bons souvenirs.

Je lui souris d’un air taquin. Tu ne veux pas m’éteindre ? Ne le fait pas. Tes doigts entre mes boucles ne me manquerons pas.
Elle s’assoit.  Je sent ses yeux continuer de peser sur mes cheveux. Si tu voulais les toucher, il fallait le faire quand j’ai dit oui. Tu t’es assise, tu assume. Le refus que tu t’impose, à toi de le franchir.

Elle reprend la parole. Me réponse l'a satisfaite on dirait. C’est bien. Elle s’assoit à son tour, supprimant n’y ainsi la différence de taille entre nous deux. Je n’ai plus à lever les yeux pour lui parler, elle n’a plus à se pencher. C’est un rapport d’égal à égal.  Mais elle continue de me faire cet effet d’enfant. J’ai l’impression de jouer à une jeu.

« Monsieur Jack, est-ce que tu peux parler avec Mélisandre ? »

Je serais donc Jack. Ça me convient. J’accepte d’être Jack. Nous sommes nous même les poupées que nous jouons. C’est l’effet qu’à sa façon de s’exprimer sur moi. Un jeu, où nous nous jouons nous même. Mélisandre. Est-ce toi ? Ou celle à l’intérieur ? Ton nom, ou celui d’une autre ? Un nom que je n’avais jamais entendu d’ailleurs.  Il doit être au moins aussi courant que le mien.
Je la laisse enchaîner.  Elle dit être curieuse. Je sais, je suis souvent source de curiosité. Surtout ou Japon. Mais jamais on ne l’avais exposé cette curiosité aussi franchement. J’ai envie de voir cette curiosité qui se cache d’habitude. Je veux qu’elle me la montre. Sous toutes ses facettes.

-Jack veut bien écouter Mélisandre.

Je plante mes yeux dans les siens, et sourit d’un air qui se veux toujours aussi mesquin.

-Si Jack ne voulais pas, il serait déjà ailleurs, et le orange serait devenu nuit.

Mes cheveux. Nuit. Mes cheveux contrastent avec la nuit ; mais jamais ils ne seront nuit. Toujours, cette flamme brûlera au somment de mon crâne. Qui es tu pour avoir osé imaginer pouvoir l’éteindre ?

Toujours assises dans la passerelle, un face à face imaginaire, un jeu qui prends place dans nos esprits. Enfin, dans le sien je ne sais pas. Mais je sais que le mien aime l’idée de pouvoir dire tout ce qu’il pense sans réserve à l’enfant devant lui. Il se peut que je la blesse. Ce n’est pas grave. Elle a le droit d’essayer aussi.

« Monsieur Jack disait tout à l'heure qu'il voulait voler. Si Monsieur Jack vole, il est un oiseau de feu, un Phoenix. »

        Il est un oiseau de feu.
J’aime ses comparaisons. De plus en plus surprenantes,  de plus en plus ardentes.  Ma chevelure te fascine donc à ce point ? Tu dois avoir chaud à force de rester aussi près d’un feu tel que moi.  Je rit. Je pensait être la seule à comparer mes cheveux à du feu. Il semblerais que j’ai trouvée une âme capable de faire brûler ce qui ne brûle pas. Comme moi.
Elle enchaîne.  La vitre. La prison. L’envol.

-Avant de vouloir voler, il faudrait avoir des ailes.

J’incline la tête légèrement sur le côté, donnant faussement une impression de réflexion.  Toujours ce même sourire en coin qui contracte trois points sur mon visage. Toujours ce même air désobligé.

-Comment l'oiseau de feu peut-il se brûler les ailes ?

Regret de surface, amusement interne.

-Le ciel m’appelle, mais je ne peux pas y aller. La vitre me le montre, mais le rends inaccessible.

Je remet mon dos droit, faisant craquer mes vertèbres. Suite de tonalités creuses, sans intérêts.  Juste un son qui m’amuse. Je remet mes yeux sur elle.

-Si je pouvais mes ailes serait déjà sortie, et je serais à côté du soleil. Mais mon corps ne veut pas. Je n’ai que mon esprit pour brûler.  

Je laisse un instant.

-Il brule tellement qu’il sort de ma tête. Mais il ne brûle pas assez pour être des ailes. Jack n’a jamais eu d’ailes de toutes façon. Il ne sait pas ce que c’est de voler ; même s’il voudrait bien essayer.

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Dim 26 Juin 2016 - 1:43

Tu as trouvé un esprit aussi ouvert que le tien, tu restes silencieuse, attentive, émerveillée. Ses mots te transportent dans un conte dont elle est l'héroïne, cette forte héroïne. Toi, tu es le petit oiseau, celui qui regarde.
Elle te l'a dit, elle est prête à t'écouter. Tu peux parler sans craintes d'être incomprise, sans doute le seras-tu, mais elle répondra.
Lorsqu'elle accepte ta présence, tes coudes se posent sur tes genoux en tailleur et tes mains viennent soutenir ton visage, ton si petit visage. Elle continue, prétendant que si elle ne voulait pas t'écouter, elle se serait déjà volatilisée. Elle a l'air volatile, plus que toi en tout cas. Tu es plus du genre à rester, à t'accrocher, toi.
Elle utilise la nuit pour illustrer ses idées, l'image d'une nuit lugubre te vient à l'esprit. Monsieur Jack vit dans la nuit, mais une flamme l'éclaire, la flamme qui brille au dessus de sa tête, cette flamme qui depuis le début, t'hypnotise. Tu es assise face à elle, tu ne t'assoie jamais sur le sol habituellement. Tu as l'impression qu'au sol, tu es vulnérable, livrée aux choses qui peuvent y ramper. Non pas que tu ai peur, mais tu es dégoutée, tu ne veux pas que les choses du sol viennent te toucher. Mais ici, avec Monsieur Jack, tu es protégée. C'est sans doute cette assurance qui te fait sentir si à l'aise.
Son air malin te conforte dans l'idée que cette demoiselle est joueuse et aussi espiègle que tu peux l'être, seulement c'est une toute autre sorte de caractère. Pour autant, tu te sens véritablement bien avec elle.
Elle soulève un point évident : elle est dépourvue d'ailes. Tu l'imagines en phoenix, prise au piège dans un monde bien trop petit pour elle. Le monde entier est sa cage, pas seulement ce cercueil de verre dans lequel vous vous êtes assises. Tu es différente d'elle sur ce point, tu ne rêves pas nécessairement de liberté, tes rêves à toi sont insensés.
A ce moment, elle est le centre de ton rêve, ton rêve éveillé. Tu l'écoutes, tête reposée sur tes mains, le regard fixé dans le siens. Son sourire va et viens, elle est très expressive. Les craquements de ses os te font frissonner, elle marque un arrêt. Non Monsieur Jack, ne t'arrêtes pas de parler. Voilà ce que lui dit à ce moment là ton regard. Tu ne veux pas qu'elle termine sur les derniers mots qu'elle a prononcé, son esprit brule, elle vient de te l'avouer. Le tiens s'émerveille.

Quand Mélisandre entend Monsieur Jack parler, c'est comme si son corps était transporté dans la tête de Monsieur Jack. »

Tu as prononcé cela d'un ton rêveur et candide, sans pour autant changer ton expression neutre. Tu continues en plongeant tes yeux dans les siens.

« Mélisandre est triste pour Monsieur Jack. »

Tu retires ta tête de tes mains pour la relever, tu prends une posture droite. Tu es sûre de tes prochains mots, tu les exposes donc à ton interlocutrice aux cheveux de feu.

« Mais Mélisandre est persuadée que Monsieur Jack pourra voler, un jour. Peut-être dans très longtemps, peut-être demain. Quand Monsieur Jack ne sera plus Monsieur Jack, peut-être qu'il sera un oiseau. Il pourra caresser le vent et de tout la haut, il regardera Mélisandre.»

Un sourire perle sur tes lèvres rosées, tu continues à conter ton rêve, y prenant part entièrement. Tu t'es tout bonnement envolée toi aussi,grâce à elle, au pays des rêves.

« Mélisandre sera une fleur, elle aussi sera caressée par le vent, elle aussi regardera Monsieur Jack et sera heureuse qu'il ai réalisé son rêve parce que vu de tout en bas, quand Mélisandre lèvera les yeux pour regarder le nouveau Monsieur Jack, il sera aussi haut que le soleil, il volera à coté de lui. »


Un petit rire se fait entendre, tu imagines déjà cette scène.
Pourtant, si on donne le sens voulut à tes mots, ils sont en réalité troublant et presque obscures. Tu sous-entendais à l'instant, avec ton air angélique, que le rêve de la jeune fille ne pourrait être réalisable dans cette vie. Tu parles de la mort comme tu parles de la vie, Mélisandre.
Tu te met à présent sur tes genoux et t'avances vers elle, légèrement. Tu tend ton bras fragile vers son visage pour y poser le revers de ta main froide. "Poser" est un bien grand mot, à vrai dire, tu l'éffleure à peine en vérité. Puis tu remontes doucement, frôlant l'une de ses mèches de cheveux. Tu souris de nouveau. Ses cheveux sont bien plus épais que les tiens, ils semblent même vivant, prêt à t'attraper au moindre mouvement brusque. Tes cheveux à toi sont bien plus dociles. Tu souris de nouveau au contact de la chevelure rousse d'Aslinn. En même temps que tes doigts caressent l'une des mèche de cheveux tu te remets à lui parler.

« Seulement, si Monsieur Jack désire de nouvelles choses, il risque d'oublier les choses qu'il possède déjà, et plus tard, lorsqu'elles auront disparus, il les convoitera de nouveau. »

Lachant la mèche délicatement pour qu'elle ne bouge pas de sa place, tu restes à genoux tout en t'abaissant, pour avoir le visage face au siens alors qu'il était un peu plus haut auparavant. Tu vois ses traits de plus près maintenant, tu l'observes pour déceler les différences qu'il y a entre son visage et le sien, toujours en lui adressant des mots sincères.

« Par exemple, Mélisandre se dit qu'elle aimerai beaucoup avoir des cheveux aussi beaux que ceux de Monsieur Jack, mais si elle vient à perdre les siens, elle sera en fait très triste. »

Tu termines par un mouvement de tête, la penchant vers la gauche.

« Donc peut-être que si Monsieur Jack s'en va en volant, il finira par regretter aussi, qu'en pense Monsieur Jack ? »

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Dim 26 Juin 2016 - 10:37

Quand je commence à parler, elle cale ses coude sur ses jambes, et pose sa tête sur ses mains. Un air fasciné occupe alors toute la place sur son visage. Elle est un enfant à qui je raconte une histoire. Un conte dont je serais le personnage principal. Sous le nom de Jack, elle découvre une partie de ma personnalité. Ce petit morceau qui, bien que cerné par les frontières du réel, t'emmène bien au delà. A quand remonte la dernière fois où tu as pu laisser couler l'imagination de cette façon ? Probablement à très longtemps. Je sais que mon esprit peut aller très loin, mais trouver quelqu'un avec qui partager mon esprit est une expérience nouvelle. Je lui raconte ce que je suis ; elle montre son âme en échange. Elle est l'enfant à qui je raconte une histoire, mais ses réflexions derrières sont profondes. Profondes mais toujours issues de l'innocence.  Enfant en passe de devenir adulte, je ne veux même pas ma voir franchir ce pas. Ce petit être deviendrais triste dans le monde terne des plus âgés. Il faut qu'elle reste enfant, et c'est ce que son esprit lui dicte vraisemblablement.

Je lui parle du feu, elle me répond la tristesse. Ses yeux toujours posés sur moi, la fascination est presque palpable.

Je me tais.
Ses yeux veulent que je continue ; mais les silence est imposé par ma bouche close. Pour l'instant, je ne dirait rien. Je veux te voir toi.

Tu dis entrer dans ma tête. Laisse moi entrer dans la tienne. Les aléas de mon esprit son dangereux, tu pourrais t'y perdre ; mais j'ai le sentiment que les tiens sont au moins aussi variés que les miens. Perd moi. Fait moi quitter cette réalité ennuyeuse dans laquelle je vis mon quotidien.  

Lentement, le petit corps commence à bouger. Son menton quitte ses mains, son dos se redresse comme le mien, avec les bruits en moins.

« Mais Mélisandre est persuadée que Monsieur Jack pourra voler, un jour.

Jack a déjà volé en en fait. Il n'y avait pas pensé, mais il a survolé la moitié du monde. Peut être que c'est ça qui m'a donné envie de m'envoler. J'ai déjà eu droit à un avant goût du ciel, je le veux tout entier maintenant.
Elle dit que peut être un jour je m'envolerais. Peut être demain, peut être dans dix-huit ans. Je pourrais sauter depuis un balcon,  et voir si mes ailes sortent. Mais je sais pertinemment que mes ailes ne sortirons pas. Tout ce qui se passera, c'est que j'irais dire bonjour à la terre, la colorant de rouge. Mélisandre veut être un fleur. Un fleur est jolie, avec des pétales,  un cœur. Mais tu subis le vent, tu subis la terre. Et puis un jour, on te cueille. Tu quitte la réalité de la terre, pour découvrir le référentiel vase. Est-ce vraiment bien que d'être une fleur ? Je ne suis pas convaincue.

A ces pensée, je la vois bouger un peu plus. Elle se soulève pour retomber sur ses genoux. Sa main est proche. Je n'aime pas que les gens me touchent, mais je vais faire un effort.  Sans reculer ni avancer, tenant mon buste parfaitement immobile, j'observe ses doigts approcher. Ce ne sont pas mes cheveux qu'elle décidé de toucher, mais bien ma peau. Je frissonne. Ce contact sur mon visage, sans m'être désagréable, n'est pas non plus une chose que je souhaite subir indéfiniment. Ses doigts glissent lentement sur ma peau, avec légèreté ; mais suffisamment appuyés pour que je sente la trace qu'ils laissent sur mon visage. Même après que ses doigts soient ailleurs, je sens toujours cette trajectoire qu'ils ont suivi sur ma peau.
Sa main vient finir sa course dans mes cheveux. Enfin, "dans".
Elle semble à peine oser les toucher. L'une de mes mèches s'enroule autour de ses doigts. Elle joue avec un instant ; puis sa main retourne à elle. Mes cheveux te satisfont ?
Pendant cet instant, le silence à pris toute la place autour de nous. Dans un clame presque religieux, c'est comme si elle venait de mener à bout une cérémonie.

Puis, de la hauteur qu'elle avait prise pour aller mettre sa main dans le feu, elle descend de quelques centimètres, venant lettre son visage face au mien.

« Seulement, si Monsieur Jack désire de nouvelles choses, il risque d'oublier les choses qu'il possède déjà, et plus tard, lorsqu'elles auront disparus, il les convoitera de nouveau. »

Je la regarde avec une légère surprise. Cet enfant me surprend par la profondeur de ses réflexions. En fait, je ne devrais pas oublier qu'elle n'est pas un enfant.  Si elle est ici, c'est qu'elle est au moins au lycée,  peut être même à l'université. Elle est trop difficile à situer. Je voudrais qu'elle ne soit qu'une petite fille, observant le monde avec de grands yeux, cherchant encore à voir ce qui est invisible. Mais à cet instant, les rôles sont inversés. Elle a genoux, moi assise ; elle est au dessus de moi. Cette elle qui exprime sa réflexion.  Je suis l'enfant a qui elle explique la vie. Alors je bois ses paroles.
Elle parle de regret.

- Je n'aime pas regretter. Si tu fait quelque chose, c'est que tu en avais envie. Si tu veux autre chose, il suffit de le faire après.  Mais regretter ne sert à rien.  

Je plante mes yeux dans les siens, toujours un petit peu au dessus de moi. J'étais tout à fait sérieuse sur ce coup. Pas de sourire malicieux, pas de rire dans mes yeux. Juste l'expression de ce que je pense sincèrement à ce sujet.
Mais revenir sur terre serait trop triste, aussi, quand je reprends la parole, mon regard à repris cet air taquin.

- Jack ne l'a pas dit à Mélisandre, mais il c'est déjà envolé une fois. Les ailes n'étaient pas les siennes ; mais il a quand même vu le monde d'en haut.

Je souris. Toujours pas le sourire large du bonheur, mais le sourire fin de l'amusement. Mes pommettes remontent, venant créé un petit sillon le long de mes yeux, les étirant encore plus que ce qu'ils ne sont déjà.  

 - On m'a donné un avant goût du ciel. J'ai survolé le bleu de l'océan, le blanc des nuages. J'ai vu les montagnes comme des petits tas posés sur la terre. Mais le ciel était vide ; je n'ai pas réussit à aller jusqu'au soleil.  Pas encore.

Sur ces derniers mots, je me lève. Mes genoux craquent à leur tour. Je regarde Mélisandre d'en haut.

 - J'ai vu le monde comme je te vois toi.  

Je pose mes doigts sur le haut de sa tête, caressant ses cheveux.  Je commence à marcher autour d'elle, très lentement, gardant ma main posée sur elle. Si ça se trouve, elle n'aime pas du tout que je la touche. Elle m'a demandé si elle pouvait toucher,  je ne l'ai pas fait. Mais je n'ai pas à le faire. Je touche si je veux. La volonté de quelqu'un d'autre ne m'arrêtera pas.

 - Mélisandre dit être la Neige. Puis elle dit qu'elle veut être une fleur. Mais la neige est froide, pourtant mes doigts restent chaud quand je touche Mélisandre. Ce n'est pas toi qui éteindra le feu.

Arrivée derrière elle, je m'immobilise. Faisant désormais face à son dos, je continue.  

- Mélisandre n'est pas non plus une fleur. Un fleur est accrochée à la terre. La terre est trop réelle pour toi. Et si quelqu'un venait t'arracher ?

Je m'assois à en tailleur encore un fois, mais dans son dos ce coup-ci. Assise le plus près possible, je laisse ma main descendre le long de ses cheveux.

 - Les cheveux de Mélisandre ont la couleur de la neige. Mais ils ne sont pas neige. Jack les voit comme un nuage. Ils glissent entre mes doigts comme le fait le coton du ciel. En plus, un nuage est libre. Le nuage vole. Il est bien plus près du soleil que la fleur. Pourtant, tu te tien a côté de moi. Une fleur aurais déjà brûlé.

Je remonte mes deux mains au niveau de sa nuque, et les fait glisser dans ses cheveux jusqu'à leur pointe.

- Je peux te faire une tresse ?

Le ton malicieux a laissé place d'un coup à cette question. Un simple phrase directe. L'expression de mes envies instantanées.

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Dim 26 Juin 2016 - 13:41

Ta complice à l'esprit fantastique te confie qu'elle a déjà connu le ciel, avec des ailes qui n'étaient pas les siennes.Tes yeux s’écarquillent.

« Monsieur Jack à voler avec un ange ? »

Elle continue, te racontant son périple merveilleux, te transportant un peu plus dans son univers. Tu imagines Monsieur Jack soulevée par un ange, un bel ange gracieux qui lui aura donné la chance de voir le monde à ses côtés. Tu imagines, tu ne fais que ça. La réalité n'est plus à tes yeux, l'a t'elle un jour été ? Quoi qu'il en soit, elle l'est encore moins, maintenant.
Et dire qu'il y a quelques instants à peine, tu avais prit la jeune fille pour une personne qui doutait de la solidité de la passerelle, en vérité, elle ne doute pas, elle agit. Sa vie te semble palpitante, tu ne voudrais jamais cesser de l'écouter.
Elle se relève, tes yeux suivent son mouvement. Tu restes à genoux tandis qu'elle est debout. Elle te semble encore plus grande, tu avais presque oublié vôtre différence de taille, lorsque vous étiez assise l'une et l'autre. Elle dis avoir vue le monde comme elle te vois toi. Tu n'es pas le monde, toi, tu n'es qu'une petite voix troublante et chantante. Pourtant elle t'a vue, comme elle a vu le monde.

Tu sens une main se poser sur le haut de ta tête, tu ne réagis pas, tu as bien vu que c'était la sienne. Tu attends simplement de savoir ce qui l'a poussé à te toucher. Peut-être se sent-elle obligée de le faire, après tout, tu viens de lui caresser les cheveux toi aussi.
Non. Monsieur Jack ne se sent jamais obligé de rien, tu t'en souviens.
Si elle le fait donc, c'est sous la seule volonté de son envie.
Tu aimes les contacts, tu le revendiques. Lorsque tu échanges avec une personne, tu développes très rapidement des sentiments, bons où mauvais, et très rapidement, tu te mets à chercher l'affection. Tout, tout ce que tu peux toucher où attraper, tu le fais Tu t'accroches, comme un parasite. C'est ça Mélisandre, c'est ainsi qu'il faut que les autres le  comprennent : lorsqu'ils sont ouvert, tu te glisses sur eux, t'accroches et ne descend plus.
Pour l'instant, tu n'en est pas à ce stade avec Monsieur Jack. Pour l'instant, elle est la seule à te toucher. Tu restes immobiles alors qu'elle te parle, tu es concentrée sur ses mots. Elle reprends tes dires, tu souris. Pas un sourire affectueux, bien qu'on puisse tout de même en distinguer une part, mais un sourire malin. Tu la laisse continuer, tu la reprendras pas la suite.
Aslinn est dos à toi, tu ne cherches pas à tourner la tête pour lui faire face, tu te laisses simplement bercer avec cette mine impassible.  
Elle n'est pas d'accord avec ce que tu lui a conté, plus tôt. A ses yeux, tu n'es ni la neige, ni une fleure. Pourtant, est-ce vraiment là ce que tu as dit ?
Tu entends les mouvements de son corps qui s'abaisse de nouveau, elle est assise, tu l'imagines.
Tu sens son contact sur tes cheveux, ils te le disent. Tu ne dis rien jusqu'à ce qu'elle ai terminé. Pour Monsieur Jack, le nuage est ce qui lui rappelle tes cheveux. Tu as à ce moment une image d'un nuage blanc, duveteux, ornant le ciel, ton bien-aimé ciel. Elle t'enveloppe de ses mots assurés,ton mécanisme fabulateur est bien plus qu'en simple marche. Elle te pose une question après avoir frolé ta nuque de ses doigts, tu n'y réponds pas, pas tout de suite. Avant, tu as bien d'autre chose à dire.

« Mélisandre n'est pas une fleur non, pas encore. Dans une autre vie, quand Mélisandre ne sera plus Mélisandre, elle espère pourtant avoir le droit d'être une fleur. Monsieur Jack ne voit pas les fleurs comme Mélisandre les vois. Mélisandre voudrait être une rose, la rose d'un petit prince. Avec ses racines, elle irait s'accrocher à la terre. Une rose à des épines, Mélisandre sera comme un animal qui peut se défendre. Une rose est belle, elle a un parfum qui reste dans la tête. »

Ton bout du nez se plisse, l'odeur des roses imaginaires vient le carresser. Tu continues, en prenant un ton un peu moins chimérique, tournant plus du côté dur.

« Et puis si Mélisandre se fait arracher de sa terre, elle mourra. Mais si ce sont les mains d'un enfant qui veut faire plaisir à sa maman qui viennent arracher Mélisandre, ce n'est pas grave. Même si c'est la maman qui arrache Mélisandre pour décorer son salon, ce n'est pas grave. La mort de Mélisandre sera quelque chose de jolie, son corps de rose sera dans l'eau jusqu'à ce qu'il se fane. Ensuite, Mélisandre aura le droit à une autre vie. »


Tu inspires, c'est ainsi que tu vois les choses. Tu souris, ces choses te rendent heureuses. Après avoir légèrement haussé les épaules, tu conclues enfin.

« Mais maintenant, aujourd'hui, Monsieur Jack, Mélisandre n'est ni une rose, ni la neige, ni un nuage. Elle n'aspire pas au soleil, elle le contemple. Et elle n'a pas peur du feu, le feu est son ami.  »

Tu fais doucement bouger ta tête de gauche à droite afin que tes cheveux ondulent, tu réponds finalement à la question posée par la jeune fille.

«Oui, Mélisandre aimerai bien que Monsieur Jack la coiffe. »

Ta mère te coiffe souvent, tu aimes te laisser manipuler à l'image d'une poupée. Pourtant, tu es loin d'être manipulable, c'est ce qui t'amuse le plus, véritablement.
Tu te donne un aperçue de la position dans laquelle vous êtes, toi et la demoiselle rousse, prenant un point de vue externe. Ca déclenche ton sourire, tu t'adresses à Monsieur Jack toujours ayant cette image dans la tête, vôtre image, persuadée qu'il peut la voir lui aussi.

« Regarde Monsieur Jack, est-ce que comme ça Mélisandre ne ressemble pas à une poupée, la poupée de Monsieur Jack ? »

Tu ricanes avec ta voix cristalline.
D'un coup, une énergie soudaine t'envahit, tu l'exposes avec les mots suivants que tu adresses toujours à ta compagnie du jour.

« Alors, Mélisandre veut connaître la vie de Monsieur Jack. Qu'est-ce que Monsieur Jack fais ici ? Il doit se mêler aux élèves à l'esprit tout petit ? Ca doit être ennuyeux. Mélisandre connait ça, elle n'a jamais trouvé d'autres personne qui ont des yeux qui voient d'autres chosent comme elle. »

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Dim 26 Juin 2016 - 16:05

Un ange. Belle image pour désigner un avion. Je crois que je perçois les avions comme tout sauf des anges. Ces grosses machines qui se soulèvent difficilement dans les airs. Du métal, des réacteurs, des explosions. Des parois isolantes pour nous séparer du bruit et du froid d’altitude. Froid remplacé par le froid artificiel des climatisations. Les avions sont loin d’être des anges.
Quand il a décollé, j’étais tellement stressée que qu’en ai fermé le hublot. Enfin, j’ai baissé le truc en plastique pour diminuer la luminosité. Puis, quand l’avion a repris ce qui me semblait être l’horizontal, je me suis finalement décidée à le relever. Mes yeux ne voulaient pas y croire. C’est un point de vue complétement diffèrent de tout ce à quoi j’étais habituée. J’ai dû rester au moins toute la première heure du voyage à admirer l’extérieur. Je quittais l’Irlande. J’étais délivrée.
Alors même si les avions ne sont pas des anges ; et je ne considèrerais jamais qu’ils le sont, je les aime quand même. Pour m’avoir offert cette vue du monde en même temps que ma liberté.

Elle semble fascinée par ce que je lui raconte. C’est bien. J’y ajoute une certaine poésie. Si un jour tu prends l’avion, j’espère que tu ne seras pas déçue. Non, l’âme d’un enfant n’est pas déçue. Pas par ça. Je n’ai rien gâché. Je n’ai même pas dit que c’était un avion. Ça me plait qu’elle pense qu’un ange m’ai emmené voir le ciel.
C’est un peu morbide dit comme ça. ‘’Un ange m’emmène’’. Je suis morte, puis je suis revenue sur terre.
Haha…
J’ai vu le paradis puis je suis redescendue. Je me perds un peu plus.
Il faut dire que la compagnie s’y prête. Jamais je n’avais laissé parler mon imagination. Je sais que je serais prise pour une folle si je dis que je me suis faite draguer par un poisson, ou que j’en veux très sérieusement au riz de ne pas se cuisiner tout seul.
Le riz.
J’ai fini par le manger. Ce fut un long combat, mais je l’ai vaincu.

Assise derrière elle, mes doigts entre ses mèches, je l’écoute quand elle reprend la parole. Elle veut vraiment devenir une fleur. C’est vrai que l’image d’une fleur est belle ; mais je sais que je ne sais jamais une fleur. Elle veut devenir une fleur, mais pas le soleil. Je deviendrai le soleil et elle sera fleur. Tout le monde est content.
Dans une autre vie. Celle d’après.
Je ne crois pas en la réincarnation. Nous n’avons qu’une vie, qu’il faut vivre. Un corps, qui vit, qui meurt. Ce qu’on appelle âme reste avec le corps, puis se fait manger par les vers de terre.
Ou bruler. C’est vrai qu’ici ils se font incinérer. Je pense que je préférerai être incinérée quand je mourrai. Je préfère bruler une bonne fois pour toute plutôt que de passer des années à pourrir en terre.  

La rose du petit prince.
Elle connait ça aussi ? Ce sont pourtant des références européennes. Enfin, je n’ai jamais posé la question a des japonais, si ça se trouve ils connaissent tous. Mais l’entendre dire qu’elle veut être la rose du petit prince m’amuse.

Elle me donne son accord pour la tresser.
Je glisse mes doigts entre ses mèches de haut en bas, puis les sépare en trois.

« Regarde Monsieur Jack, est-ce que comme ça Mélisandre ne ressemble pas à une poupée, la poupée de Monsieur Jack ? »

Elle rit, avec sa petite voix. Je ricane aussi. C’est complètement ça. Mais de toute façon, nous jouons nous même depuis le début. Nous sommes nos propres marionnettes. Cette situation m’amuse. L’imagination débordante de cette enfant ne fait qu’exacerber la mienne. Jusqu’où irons-nous si personne ne nous arrête ?

J’avais l’intention de répondre quelque chose quand sa voix fait vibrer l’air à nouveau. Je l’écoute.
Elle veut connaitre Jack. Mais Jack n’aime pas s’ouvrir au monde. Jack lui dira qui il est, mais à elle de comprendre ce que dit Jack.
L’ennui dont elle parle ; je le connais. Je le vis. Enfin, ce n’est pas exactement le même. Mon esprit n’a pas besoin d’autres pour pouvoir partir. C’est au contraire, le fait d’avoir rencontré quelqu’un qui laisse aussi son imagination sans brides qui me perturbe. Je n’ai pas l’habitude. Je suis quelqu’un de très terre à terre la plupart du temps. Enfin, ‘’terre à terre’’. Pas vraiment non. Disons plutôt quelqu’un de logique. Je sais tout à fait dire ce que je pense, sans aucun détour. Mais je laisse rarement l’imagination prendre la parole. Ceci-dit, tout ce dont nous avons parlé fiat sens. Il suffit de savoir lire à travers les métaphores. J’aime cette petite qui ne se limite pas à la réalité.

- Jack va dire à Melisandre pourquoi il est là, et préfère être ici. Jack s’ennuie aussi ; mais il préfère ici, parce que même si les autres ne partagent pas l’imagination de Jack, au moins, ils ne l’embêtent pas.

Je soupire.

- Tout ce qu’ils font, c’est regarder Jack bruler, mais ils ne disent rien la plupart du temps.

Alors que chez moi, l’Irlande… Ma famille.

- Mais dans son pays, Jack n’est pas libre. Alors il est parti. Il s’est envolé et est arrivé ici.

On va résumer mon histoire familiale comme ça. Je n’ai pas envie de m’étendre dessus de toute façon. Commencer à en parler me mettrais de mauvaise humeur. Pourtant, je m’amuse vraiment dans cette situation. Je ne veux pas qu’elle gâche tout. Changeons de sujet.

- Tu disais vouloir être la rose. Mais sans son petit prince, la rose n’est qu’une au milieu de toutes les autres.

Je continue de tresser, tout en parlant. Je saute d’un sujet à l’autre sans réelle transition, laissant juste sortir mes pensées, dans un ordre aléatoire.

- Melisandre c’est ton nom ? Ou c’est une autre légende que je ne connais pas ? Jack veut comprendre Mélisandre aussi.
Silence.

- Tu peux être une poupée si tu veux. Je n’en ai pas eues. Il va falloir m’apprendre à jouer avec la poupée.

Triste réalité d’une famille trop stricte ; puis d’une prise de liberté après l’innocence de l’enfance.
Ai-je jamais été un enfant ?

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Dim 26 Juin 2016 - 17:54

Tu sens tes cheveux se faire manipuler avec soin, tu en profites. Tu fermes même presque les yeux pendant un moment. Tu t'apprêtes à écouter l'histoire de la vie de ton Monsieur Jack, une histoire que tu imagines pleine de péripéties.
Monsieur Jack survole son histoire, tu sens qu'un poids pèsent sur ses mots lorsqu'il t'en parle. Tu rouvres les yeux.
Ton histoire à toi, Mélisandre, elle n'a rien de difficile ou douloureuse. Tu as eu une vie d'enfant épanouie et aujourd'hui encore, tu es cette même enfant. Ton amie, celle que tu regardes comme une amie, elle semble avoir une vie moins lympide que la tienne.
Tu le comprends. Même si les passés douloureux et les histoires remplies d'émotions sont tes préférés, tu comprends qu'un coeur n'y est pas insensible, surtout si cette histoire est la leur.
Monsieur Jack t'apprend qu'il manquait de liberté, dans son pays. Elle ne viens donc pas d'ici, tu t'en doutais véritablement, mais n'en ayant pas eu la confirmation, tu n'avais pas relever ce point. De quel pays pouvait-elle venir ? Le pays d'Halloween, bien entendu.
Elle te dit que son envole, celui dont elle te parlait tout à l'heure, est ce qui l'a emmené ici. L'ange l'a donc déposé ici pour qu'elle soit plus libre. Cette jeune fille semble cruellement aspirer à une liberté inconditionnelle, ça te fais sourire.
Tu décides de lui répondre, ne t'attardant pas sur le point qui semble sensible. Tu sais comment détourner une discussion et c'est ce que tu fais, t'adressant à elle avec un ton presque enjoué.

« Mélisandre comprend que personne ne vienne embêter Monsieur Jack, ils ont peur. Ils ont peur parce qu'il n'est pas pareil, qu'il brillent plus qu'eux. Monsieur Jack est comme le soleil, lui aussi est en feu.Les gens le regardent, sans bruits, mais ils n'osent pas venir lui dire combien ils trouvent que Monsieur Jack est belle, en secret. »

Belle oui. Monsieur Jack n'est pas "beau", c'est bien "belle" qui lui correspond. Ce n'est pas une erreur de ta part, rien n'est une erreur.
Ce n'est pas parce que tu la nommes à l'image de ce conte si précieux à tes yeux que tu n'es pas consciente de qui elle est. Pour toi, elle est Monsieur Jack, mais pas le monsieur Jack de ton conte. C'est un autre Monsieur Jack, un Monsieur Jack qui a une autre histoire, d'autres pensées, d'autres émotions. Elle est mieux encore que l'autre Monsieur Jack puisqu'elle, elle est réelle.
Tu comprends ce qu'elle entend en évoquant le silence des autres à ton égard. Le pays dans lequelle toi et elle êtes est un pays de tradition, les anomalies comme toi et elles suscitent plus la curiosité et une peur bénigne qu'une euphorie générale.
Combien de fois t'es-tu faite regarder telle une chose étrange dans les lieux publiques, ces regards, tu a même finalement appris à les apprécier.. Que tu portes tes habituelles lentilles jaunes où que tu laisses tes yeux perses et terne, tu finis toujours par attirer l'attention. Lorsque tu n'as pas ces lentilles qui te donnent un aspect encore plus irréelle bien que la couleur n'en soit pas forcément tranchante, tu as ces yeux gris et opaques et le résultat de ceux-ci avec tes cheveux blanc te donne une allure de princesse des glaces. Tu préfères porter des lentilles pour rajouter une couleur lumineuse, à défaut d'en avoir une flamboyante comme ton interlocutrice.
En conclusion, quoi que tu fasses, tu attires les regards comme la jeune femme face à toi doit certainement les attirer elle aussi, mais toi, tu aimes ça.
Est-ce le cas pour Monsieur Jack ? Tu l'ignores, tu ne lui a pas demander.
Tu continues finalement, plus assurée encore.

« Mélisandre n'a pas eu peur elle, Monsieur Jack lui a même laisser le droit de toucher ses cheveux, sans se bruler, et maintenant, c'est Monsieur Jack qui touche les cheveux de Mélisandre. »

Ton sourire persiste, il est fière. Tu entends avec tes mots que tu te sens privilégiée, favorisée.
Aslinn répond ensuite à ta remarque, celle sur les roses, celle où tu évoques le petit prince plus précisement. Elle met en avant qu'il y a une possibilité de concurrence, que tu n'es pas la seule rose et que sans un petit prince, tu n'en est qu'une parmis tant d'autre.
Monsieur Jack vient de soulever ton plus gros défaut avec ces simple mots.
Mélisandre, jalouse Mélisandre.
Tu détestes ne pas avoir l'exclusivité, tu détestes qu'une chose que tu aimes n'aime pas que toi et ce, depuis toujours. Ta possessivité est très poussée, si poussée qu'elle te pousse à réveler une facette de ta personnalité bien plus sombre.
Ta mine enjouée se dissipe, une bien plus dure se dessine. Tu finis par affirmer, avec noirceur :

« Mélisandre fera tout pour que son petit prince la voit, elle tuera les autres roses avec ses épines, si il le faut. »

Le pire est certainement qu'il faut prendre tes mots aux pieds de la lettre. Chimérique Mélisandre, Candide Mélisandre, tu n'en es pas moins une inquiétante Mélisandre.
Fort heureusement, tu n'as jamais eu à avoir affaire à d'autres roses. Esperons que ça n'arrive jamais. Oh, tu es bien consciente que ta force ne fera le poids contre personne, mais ta volontée est inépuisable, tu le sais encore plus.
Monsieur Jack calme tes songes en te posant une question sur un tout autre sujet. Ca y est, tu as bifurqué, ton attention lui est totalement remise de nouveau. Elle dit vouloir te connaître, tu acquiesce doucement en lui apportant les réponses demandés.

« Mélisandre, c'est le prénom que mon papa a choisit. Ma maman et mon Papa viennent de deux mondes différents, mon papa vient du pays de la force et de la neige et ma maman vient du pays du soleil qui se lève, mais ils se sont réunis grâce à un lien magique. Mon papa dit que Mélisandre connaîtra ce lien aussi, mais Mélisandre s'en fiche. Quand Mélisandre était dans le ventre, toute petite, ma maman à choisit de l'appeler comme la jolie princesse d'un opéra, "Pelléas et Mélisande". »

Tes parents sont des personnes qui en plus de partager un amour réciproquent, partagent la passion des lettres, de l'art et de la littérature.

« Mon papa ne voulait pas que Mélisandre ai un prénom comme quelqu'un, alors ils ont rajouté un "r" et ils ont dit que même si il n'y a qu'un seul "S", on le prononcera comme si il y en avait deux. Mélisandre est donc faite d'une base de princesse chantante, d'un "r" qui vient former les vestiges d'un feu et d'un "s" qui décide d'en être deux. »

Rien qu'avec ton prénom, on comprend que tu est décidée à ne pas suivre le monde qui t'entoure.
Tu montres du doigt ce qui est devant toi, soit un couloir, et tu continues.

«Mélisandre et Monsieur Jack viennent de deux mondes différents aussi, mais ils se sont rencontrés quand même.»

Tu reposes ta main sur ton genoux et ta jovialité refait surface, tu l'exprimes donc à ta camarade de jeu.

« Mélisandre est contente d'avoir rencontré Monsieur Jack, il a donner de la couleur dans sa journée.»


Alors que tu viens de lui dire que tu serais sa poupée, elle accepte mais mentionne qu'elle ignore la manière dont on joue avec une poupée. Tu te sens spécialiste sur ce sujet, tu vas donc éclairer la lanterne de Monsieur Jack.

« Monsieur Jack ne sait pas jouer avec des poupées ? Mélisandre va lui apprendre. Mélisandre a trois poupée, elles sont en porcelaine, sa préférée s'appelle Cassandre. Cassandre est très mal polie mais quand elle joue avec Mélisandre, Mélisandre s'amuse. »


Tu hausses les épaules légèrement et continues, insouciamment.

« Pour l'instant, Monsieur Jack sait très bien jouer avec Mélisandre. Il suffit juste qu'il laisse ses mots parler tout seuls sans réfléchir. Réfléchir, c'est pour les adultes, ça prend du temps et c'est ennuyant. Regarde, depuis tout à l'heure, Monsieur Jack et Mélisandre ne réfléchissent plus et même le temps c'est arrêté pour les écouter jouer. »


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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Mar 28 Juin 2016 - 17:59

De long fils blancs, glissant le long de mes doigts. Ils sont secs. Abîmés par les teintures qu'elle doit leur faire subir assez fréquemment et que même des soins ne peuvent épargner. Pourtant, ils sont vraiment beau. Sans avoir cette souplesse qu'on les cheveux au naturel, ils en gardent un aspect soyeux. Mes doigts glissent entre ces mèches couleur neige. Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de tresse à quelqu'un. Sans parler d'en faire à moi même. A l'époque où mes cheveux avaient été suffisamment long pour faire des tresses, c'est moi qui ne savais pas les faire. On m'en a quand même fait, mais c'était Parmi les choses que je ne supportait pas. Me coiffer. Quelle horreur. Quand ma tignasse m'arrivait au rein, et qu'en dépliant mes boucles, elles gagnaient le double de leur longueur. Passer une brosse la dedans signifiait ne plus jamais revoir cette brosse. Des cris, des pleurs me reviennent en tête. J'ai vraiment bien fait de prendre ces ciseaux. Je me souviendrais toujours de l'image de ces cheveux abandonnés par terre. De même que la décomposition de la figure de ma mère quand elle a découvert le massacre. Je me suis faite engueuler comme jamais ; mais je jubilais.

Je reporte mon attention sur ses cheveux. Perdue de mes pensées, j'ai fait n'importe quoi. Je défait et recommence.

Je l'écoute me répondre.

Je bloque un instant quand elle me dit que je suis belle, puis mes doigts reprennent leur course entre ses mèches. Je ne me suis jamais considérée comme belle au yeux des autres. Je me plaît à moi même et ça me suffit.
Son image se superpose avec celle de Satoshi. Lui aussi ma dit qui me trouvais jolie. Et je ne sais toujours pas comment je suis censée réagir au compliments. Je n'ai pas l'habitude qu'on m'en fasse. Alors ce coup-ci, je me tais. Je préfère laisser parler le silence un instant avant de reprendre la parole.

Je change de sujet. Passons à elle.
Quand j'évoque cette possibilité qu'elle ne soit pas unique, le ton dans sa voix change. Ce ton léger devient sombre. Devient violent même. Elle parle de tuer comme d'une réalité. Enfin, tuer est réel. Mais sur l'instant, la puissance de l'esprit de l'enfant devant moi me fait presque peur. J'ai l'impression que son esprit serait capable de tuer. Son corps à l'air faible, mais pour l'émotion qu'elle met dans ses mots, je l'en crois capable. Et puis, les mots peuvent être pire que des lames acérées ; je suis bien placée pour le savoir. J'ai le même problème qu'elle. Mon corps n'est pas fort ; même si j'ai commencé le karaté, je suis loin d'être capable de battre quelqu'un. Alors qu'avec des mots...
La dernière fois, j'ai fait vider le bar à la seule force de la parole. Ça aurais pu très mal finir ; mais ça a quand même été ma victoire.

Changeons de sujet une fois de plus. Ce n'est pas moi que ça énerve, mais elle ce coup-ci. Reprenons le temps léger de tout à l'heure. Qui es tu Mélisandre ?

Son nom à une longue histoire. Une histoire bien plus profonde que la mienne. Ses parents, pour l'avoir nommée ainsi ont du l'aimer. C'est une cadeau qu'ils ont fait à leur fille. J'aime bien "Mélisandre". Juste pour ce que signifie sont nom, et encore plus pour le reste.

Que je lui demande de m'apprendre à jouer à la poupée, elle a l'air heureuse. Cette petite teinte de fierté que prend sa voix me montre qu'elle est heureuse d'étaler son savoir. Un enfant qui sait quelque chose et est heureux de le montrer. C'est tout ce qu'elle est ; et je trouve ça beau. Dire que je matte dais à ce qu'elle s'étonne ou quelque chose du genre. J'ai sous estimé la passion de cette enfant.

Entre temps, mes mains on fini de tresser. Je tiens ma pointe, observant le petit plumeau formé par les mèches trop courtes pour être encore tressées.

- J'ai fini ta tresse ; mais je n'ai pas d'élastique.

Je laisse tomber ses cheveux sur son dos, laissant la pointe se desserrer un peu. Puis je tombe en arrière, prenant appui sur mes mains. J'ai tenu mon dos très droit pendant que je la coiffait.

- Mélisandre à expliqué son nom. Est-ce qu'elle veut entendre le vrai nom de Jack ? Il n'a pas une aussi belle histoire que le sien, mais il veut dire "rêve" dans une vielle langue de mon pays.

Je ricane. "Rêve". Je suis tous sauf un rêve pour eux qui m'ont appelée comme ça. Ils ont été bien audacieux de me donner ce nom. Peut être que s'ils m'en avaient donné un autre j'aurais été différente. Je ne pense pas; mais c'est une possibilité à ne pas écarter.

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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Mar 28 Juin 2016 - 22:50

Tu te retournes, doucement, pour que tes yeux puissent avoir une idée de ce à quoi ressemble la tresse faite par ta fantaisiste amie. Tu luttes un instant pour trouver une position qui te donne une vision ne serait-ce que minime de cette coiffure, finissant par déclarer en grognant :

« Mélisandre aimerait bien avoir des yeux derrière sa tête...ou sur ses mains, pour voir ce qu'elle veut. »


Le petit poids de tes cheveux se relâche sur ton dos, elle a finit son travail, elle te l'a dit plus tôt. Tu te sens fière, coiffée et tu regardes droit devant toi, observant certainement un fantôme, hautainement. Tu viens d'être coiffée par Monsieur Jack, tu te sens pousser des ailes, les ailes qui lui manquent tant.
Tu souris, discrètement certes, mais c'est perceptible.

« Mélisandre est sûre qu'elle est belle aussi maintenant !»

Oh que oui, tu penses ce que tu dis. Tes parents t'ont répétés toute ton enfance que tu es belle, Mélisandre. Tu y crois, comme tu crois à tout.
Monsieur Jack n'est plus derrière toi, tu sens un courant d'air arriver dans ton dos, tu entends le bruit d'un poids qui se pose à terre. Tu te retournes et remarques que ta compagne de rêveries est maintenant allongée à terre, tu la fixe un instant, curieuse. Elle te parle, te demandant si à ton tour, tu veux savoir les origines,ses origines. Vivement, tu acquiesses, te plaçant à quatres pattes pour te déplacer à la gauche de la jeune fille rousse.

« Oui, Mélisandre veut savoir ! »

Mimant la demoiselle, tu t'allonges à ton tour. Dans un premier temps un peu plus haut, puis tu fais glisser ton corps pour être à sa hauteur. Un instant, tu regardes le ciel qui c'est dressé devant toi, tendrement. Il te regarde lui aussi Mélisandre, tu le sais. Tu penses qu'il te trouve jolie avec cette natte, tu le pense oui.
Elle te dit que son prénom signifie rêve dans une langue ancienne, tu tournes la tête vers elle, admirative.

« Monsieur Jack s'appelle rêve ? Il vient du pays du rêve, des légendes et d'Halloween, de toute façon. »

En t'approchant un peu plus, tu chuchotes à la jeune fille, à l'abris des regards et oreilles indiscrètes.

« Mélisandre sait d'où vient Monsieur Jack, ses cheveux de feu lui ont dit. Elle est presque sûre !»

Tu ricanes, espièglement. C'est vrai dans un sens, tu as donné des origines à cette fille grace à la couleur des cheveux, mais tu pourrais te tromper. Dans ton esprit, sa rousseur te rapellant celle des farfadets, tu l'as associé à l'Irlande. Mais cette conclusion est semblable à ceux qui associe les yeux bridés à la Chine.
Ta tête se retourne de nouveau vers le ciel, tu fermes tes yeux délicatement, terminant par un :

« Mais elle veut écouter Monsieur Jack lui raconter son histoire. »


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MessageSujet: Re: Un jour, je m'envolerais [Mélisandre]   Ven 29 Juil 2016 - 17:36

Je l'observe du coin de l'oeil se tortiller pour voir ce que j'ai fait de ses cheveux. Quand elle exprime son envie d'avoir des yeux derrière la tête ; je ne peux empêcher un ricanement.  Ceci dit, ça n'est franchement pas bête. Autant des yeux derrière la tête pouraient être pratiques, mais pas forcément efficaces. Alors que les avoir sur les mains. Tu peux les orienter dans tous les sens. D'un autre coté ; si à chaque fois que tu utilise tes mains, tu prends le risque de t'eborgner, ça n'est peu être pas la meilleure solution.

Hm.

-Il faudrais des membres articulés juste pour les yeux. Ça serais le plus simple. Sinon on ne pourais plus utiliser nos mains.

Je réfléchi. Ça serais dangereux quand même de dissocier les yeux du corps. Enfin je ne sais pas. Je suppose que si nos yeux ont fini la ou ils sont, c'est que c'était l'endroit le plus pratique. Mais d'un autre point de vue ; ils y a plein d'animaux qui ont leurs yeux ailleurs. Hm.
La nature est complexe. Chercher à comprendre me fatigue déjà.
Repose ton dos, écoute Mélisandre parler.

Oui, Mélisandre est belle.  Du moins aux yeux de Jack. Mais l'avis des autres n'importe pas à Jack. Jack sait ce qu'il pense ; et c'est le seul point de vue qu'il prend en considération.  

Je laisse alors mes muscle se détendre.   Ma colonne se déroule vers l'arrière. Mon dos s'en va dire bonjour au sol.

 - Jack s'appelle Aslinn.  

Cette phrase, mise dans un autre contexte ne signifie rien. Ce serais comme de dire que deux égal un. Sauf que présentement, les mots portent leur sens. Je veux être Jack et Aslinn en même temps pour Melissandre.

- Oui, un rêve.  Mais pas le beau rêve de quand tu dors. Le rêve éveillé. La vision, le mirage. Celui qui déformé la réalité.  

Melisandre enchaîne. Mélisandre parle beaucoup. Parle beaucoup et vite. Mais surtout, Mélisandre veut tout. Elle veut même mon passé. Je ne l'aime pas lui. Mais je peux le raconter. Je n'aime pas me cacher, alors je le raconterais.  Je relève le dos que j'avais à peine poser sur le sol, pour faire craquer mes vertèbres une fois de plus.  

 - L'histoire de Jack n'est pas belle. Elle est triste. Avec un enfant qui n'en est pas un, qui a commencé à détester les hommes, puis qui finalement c'est fait des amis. Sauf que même les amis, il les a abandonnés.

Le dire me fait un pincement au coeur. C'est entièrement vrai. Ishya, Ewen, et Yanae. Je ne sais pas ce que je serais devenue sans eux. Une mysanthrope internée peut être. Une camée sur un trottoir.  A moins que mes parents n'aient finalement décidés de me ramener chez eux, auquel cas j'aurais fini dépressive.  Pourtant, je suis venue sans eux au Japon.  Mais c'est grâce à eux que je suis là.  

 - Tu ne veux pas sortir ? Le ciel est dehors, et je voudrais lui dire bonjour. Je raconterais en marchant.

Sans vraiment lui laisser d'autre choix que suivre le mouvement, je me lève. Replaçant mon sac sur mon dos, pivotant lègerement pour être sûr qu'elle suit. Je sors de toute façon.  Si elle ne veux pas, et bien je raconterais mon histoire aux murs de l'académie.
Je commence donc a marcher. Premier pas, premier mot.

 - L'histoire de Jack commence en Irlande, comme le veut la légende.

Ce surnom de "Jack" ne me corespond que trop bien. Et plus je l'utilise sur moi même, plus je trouve qu'il fait sens.

- Mais à partir de maintenant l'histoire est différente de celle de la citrouille.

Je soupire. C'est partis.

- Né chez des gens très riches, qui auraient aimé s'ils le pouvaient, vivre deux siècles plus tôt pour pouvoir faire valoir complètement les "titres" qu'ils portent, Jack n'a pas été aimée. Tout juste bonne à être mariée à des gens encore plus riche quand elle sera grande, Jack à détesté être enfant.
Je marque une pause.

- Un jour, Jack-enfant à pris des ciseaux et à coupé très court les cheveux qui lui arrivaient alors au bas du dos. Une horreur ces cheveux. Beaucoup trop sauvages pour être coiffés, ils ont fait soufrir la tête qui les portaient. Mais les avoir coupés à mis un terme à l'enfance de Jack. Elle a décidé de ne plus subir cette famille. Jack était insupportable ; et ses parents on fini par décider de l'envoyer dans un internat pour le collège.  

J'arrive aux escaliers, je commence à descendre.  

-Jack à eu beaucoup d'espoir pour sa rentrée au collège. Sauf que c'est ses parents qui avaient choisi dans quelle collège elle irait

Je ricane.

- C'était un collège privé avec plein de mini versions de ses parents. Tous plus riches et méprisants les uns que les autres. Jack à cru mourir en arrivant. Un peu comme quand tu croques dans un chocolat à la liqueur.  Tu espères avoir du chocolat sauf que tu tombe sur cette espèce de chose au goût bien trop fort, qui n'est absolument pas du chocolat.

Je marque une pause, un virage dans les escliers. Empoignant la rambarde, je tire de tout mon poids dessus et me laisse pivoter vers le bas. Prenant ainsi quelques marches d'avance sur Mélisandre. Je la regarde d'en bas, un sourire joueur affiché sur le visage. C'est le début d'une partie plus amusante.

- Alors Jack à décidé qu'il s'échapperai. Tout simplement arrêter d'aller la ou elle ne voulais pas aller, pour voir ailleurs.  Sauf que l'ailleurs autour de son collège n'était pas forcément beau à voir. Mais tout pouvais satisfaire Jack. Elle a rencontré des gens différents de tout ce qu'elle avait connu jusqu'alors.  

Je ne sais même pas si je raconte l'histoire à "il" ou "elle". Mais la troisième personne me donne un détachement.  Presque j'en arriverais à trouver le fait d'avoir passé quatre ans à traîner avec des punks anarchistes amusants. Je raconte mon histoire, sans que ça soit la mienne. L'expérience m'amuse.  

- Puis le collège c'est fini. Les parents de Jack étaient au bord du désespoir pour ce qu'il était devenu. Sauf que Jack leur a promis d'être mieux, si il pouvait choisir le lycée dans lequel elle irait

Mes yeux s'illuminent.

- Jack à donc choisi ou il irait. C'était loin et encore plus différent de tout ce qu'elle avait vu avant. Au début elle ne savait pas comment faire. Mais il y a trois humains qui ont portés leur dévolu sur Jack. Et Jack à décidé qu'elle aimait ces trois là. Tout doucement, Jack c'est illuminé. Sortant de l'univers sombre des cauchemards, elle a commencé à faire moins peur.

Mes cheveux on poussé, j'ai perdu ce style anarchiste que j'avais, j'ai arrêté de fumer.
Les escaliers sont finis. J'ouvre la porte, laissant la lumière extérieure envahir le couloir, et c'est avec un sourire que j'achève mon  histoire.  

- Puis finalement, Jack était tellement bien qu'il a fini par s'envoler. Il s'est envolé et est redescendu sur terre au Japon

C'est tout pour l'histoire de ma vie. Joliement dite d'une certaine façon. Mais de cette façon j'ai satisfait Mélisandre. Et puis pour moi, ce n'est pas plus mal non plus. Plus ça va, moi j'ai de mal avec cette histoire qui est la mienne. Est ce que je serais en train de réussir à passer au dessus de ce que j'ai été ?

Puis je repose les yeux sur Mélisandre.

- Maintenant au tour de Jack de poser une question. Pourquoi Mélisandre à les cheveux blancs ?

J'ai juste dit ce qui me passait par là tête, sans vraiment y réfléchir. Je veux continuer de parler avec elle. Elle me calme.

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