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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]

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Mélisandre Aliev
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MessageSujet: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Jeu 23 Juin 2016 - 19:47

Sentir l'air frai caresser ta peau ne t'a jamais déranger, bien au contraire. Combien de fois t'es-tu fait réprimander à cause de la façon dont tu aimes dénuder ton buste, le libérant des écharpes et autres vestes que ta mère t'inflige. En ce jour, tu n'étais pas différente, tu avais chaud. Pourtant, la température extérieur est douce, tu ne peut donc pas utiliser ce prétexte lorsque tu auras à te justifier alors que quelqu'un, un ami, un professeur, te demandera la raison pour laquelle tu est en ce moment assise, balançant tes pieds négligemment, ayant défait le gilet noir qui t'encombrait pour le laisser tomber par terre, près de toi.
Aujourd'hui, tu est partagée entre ton envie de côtoyer du monde et ce que l'on peut qualifier sans peine de fainéantise. Après tout, tu est vraiment bien, assise. Pour autant, tu ne peut rester dans cette situation de calme plus longtemps. Parce que oui, même si depuis le début de ce récit, tu chantonnes des notes aléatoires, c'est tout de même bien trop calme pour toi. Il faut que tu parles et pour parler, il te faut quelqu'un. Heureusement pour toi, tu n'es jamais seule. C'est ainsi qu'en ouvrant l'un de tes yeux que tu avais fermé afin de te reclure dans ta bulle, tu déclares en murmurant un simple :

«Mélisandre s'ennuie

C'est dit et clairement : tu t'ennuies. Peu importe que cela ne fasse que dix minutes que tu es assise sans bouger dans tout les sens, c'était déjà dix minutes de trop à tes yeux. Il faut donc que tu bouges.
Tes chaussures te semble lourde, c'est à cela que tu penses lorsque d'un coup vif, tu prends une impulsion spontanée et sautes de l'endroit ou tu étais pour atterrir au sol, les deux pieds à terre. Ces chaussures, on peut penser que c'est ce qui retient ton corps sur le sol tant elles paraissent imposante face à ta carrure.
Tu es debout.
Ton visage placide ne change pas d'expression. Tu prends ton petit sac à dos noir pour le hisser lourdement sur tes épaules frêle, perdant d'ailleurs légèrement l'équilibre ; il faut dire que tu n'est pas concentrée. Tes pensées vaguent entre ce que tu vas faire en rentrant, c'est à dire dormir, et le devoir d'écriture que ton professeur t'a donné. Tu n'as jamais été bonne en rédaction, pourtant ce n'est pas l'imagination qui te manque, c'est justement là que ce trouve tout le problème.
Soupirant exagérément pour exprimer ton ennuie, tu te retournes énergiquement pour faire face au chemin que tu vas prendre, soit droit devant toi. Tu ne sais pas encore où aller. Quoique si, tu sais que tu veux trouver un visage familier et t'accrocher à lui comme une sangsue, lui suçant toute l'affection qu'il peut donner afin qu'elle soit tienne. Tu veux de l'affection, de l'attention.
Les deux mains coincés dans tes bretelles de sac et avec une démarche ralentie, tu avances simplement, finissant par déclarer en tournant d'un coup la tête sur le côté afin de regarder le vide :

«Mélisandre va trouver quelqu'un qui voudra rester avec elle, voilà.»

Après avoir prévenu ton ami imaginaire, celui que tu avais choisit soigneusement ce matin, le pirate, tu te stoppes d'un coup net. Ton visage creusé se tourne à gauche, puis à droite. Tu es lassée, lassée de voir ces visages qui se ressemblent tous, ces visages qui se rassemblent en groupe, des groupes de visages qui se ressemblent. La fantaisie te manque, tu rêverai de voir une personne anormale. Tu aimes l'anormal plus que n'importe quoi d'autre, mais ici, tout te semble affreusement banale.
Les gentils sont avec les gentils et les méchants sont seul. Tu es seule Mélisandre, est-ce que cela signifie que tu es méchante ?
Le troublant esprit qui est le tiens s'embrume peu à peu, se laissant porter à des songes fabulateurs, rêvant du genre de vie que peuvent mener les autres. Ce sont des questions que tu te pose, en regardant chaque jour leurs visages. Comment vivent-ils ? Comment pensent-ils ? Assurément, certains ne pensent pas et d'autres ne vivent pas, ces gens là, ils ne font que subir. Tu n'es pas de ceux-ci, tu ne veux pas être de ceux-ci.
Doucement, tu baisses la tête, ta frange épaisse recouvre tes yeux qui sont braqués sur ton petit linge noir, cette jupe volante que tu fais valser, tantôt à gauche, tantôt à droite. C'est fou comme l'ennuie te pousse à faire des choses idiotes.

« Yohoho, et une bouteille de rhum

Après cette poêtique déclaration, tu te remets à la recherche de compagnie.

«Mélisandre ne veut pas que le Capitaine se vexe, elle sait qu'elle n'est pas toute seule, mais le Capitaine ne veut jamais faire de câlins à Mélisandre

Ayant relevé un peu plus ton regard, il vint à se poser instinctivement sur une personne, que tu viens de remarquer au loin. Ce petit coeur chaud qui est le tiens s'emballe vivement, te prévenant grâce à une vague de chaleur que c'est à cette personne que tu dois aller parler. Machinalement, un sourire malicieux se dessine sur tes lèvres rosées. Comment as-tu pu ne pas penser à cette personne, Mélisandre ?
Cette personne pourtant, elle occupe souvent tes pensées. C'est un garçon, comme c'est original, une fille qui pense à un garçon. Mais pour toi, ce n'est pas n'importe quel garçon. Ce garçon, tu n'entretiens pas de relation avec lui, où du moins si, mais lui n'en est pas conscient. D'ailleurs, sait-il seulement que tu existes ? Oui. Oui car tu le lui fais savoir, tu t'arranges pour qu'il te croise dans les couloirs, même pour un simple échange de regard. Non Mélisandre, ce n'est pas de l'amour. C'est simplement que sa différence physique t'a attiré.
En vérité, ce n'est pas réellement sa différence physique qui t'a attiré, puisque cela remonte au moment où ce dit garçon était en 2ème année de lycée, or maintenant, il est en étude supérieur. Il est plus grand que toi, dans tout les sens du terme. La première fois que tu as croiser son chemin, c'était lors d'un tournois, un tournois de sport de combat. Cela remonte à si longtemps, pourtant tu te souviens de tout.  Chaque odeur, chaque mouvement, chaque moment où tu as pensés que ton coeur aller rompre tout battement. Mélisandre, tu n'as jamais été pour la violence, tu ne pourrais d'ailleurs pas expliquer la raison pour laquelle tu avais assisté à ce tournois, mais tu y étais, et lui aussi. Il étais le vainqueur, l'humble vainqueur. Toi, tu avais été sa spectatrice, tout le long. L'observant se mouvoir tel un danseur vif,  ses cheveux blonds naturels ondulant au gré des aléas de son corps. Ah, comme tu aurai aimé être naturellement blonde, toi aussi.
Depuis ce jour, tu as encré ce personnage dans ton esprit, faisant de lui ce que toute petite fille qui se respecte a : une âme-soeur imaginaire. Imaginaire, il est bon de le préciser. Parce qu'au même titre qu'il n'y a pas de Capitaine pirate à ta droite, ce jeune garçon n'est en rien ton âme-soeur. D'ailleurs, comme je l'ai déjà préciser, c'est à peine si tu as déjà tenu une discussion sérieuse avec lui. Précisons de plus qu'il n'est pas le seul que tu admires, tu t'es fais bien d'autre âmes-soeurs depuis le temps, autant fille que garçon. Mais que veux-tu, ton coeur est assez gros pour acceuillir ces personnes, alors tu le fais. Néanmoins, la notion d'âme soeur ressemble plus à un aspect négatif que positif, parce qu'au même titre que tu détestes que l'on touche à ce qui t'appartiens, tu détestes que les personnes que tu as décider d'entrer dans ton coeur aient les yeux rivés sur d'autre. Oh Mélisandre, méchante Mélisandre.
Donc comme je viens de le dire, tu as aperçu le garçon blond, qu'il soit seul où non, tu ne t'es intéressée qu'à lui. C'est une manie chez toi, de ne pas faire attention à ceux qui ne t'intéressent pas et ça te vaux de rentrer dans n'importe qui, littéralement.

Aujourd'hui, maintenant, Mélisandre, tu t'ennuies. Alors, tu dois passer outre ton habitude de jouer à l'invisible aux yeux du jeune garçon blond pour mieux l'espionner et aller lui parler, pour des raisons purement personnelle qui ont pour but final de faire passer le temps.

C'est donc ainsi qu'ayant un objectif à remplir, tu entreprends une marche plus assurée, et te diriges vers le garçon afin de te placer à ses devants, quoi que celui-ci fasse. Une fois face à lui, tu plonges directement ton regard jaune dans le sien. Ses yeux à lui sont marrons, tu le sais, comme tu connais son physique parfaitement. Oh, ce serait impétueux de dire que tu observes dans ses moindres recoins le jeune homme pour le peu de fois où tu l'a croisé, mais c'est pourtant le cas.
Après avoir laissé un moment de silence qui pourrait sembler gênant, tu entâmes une discussion, demandant calmement et simplement :

« Est-ce que Mélisandre peut marcher avec toi, petit prince ? »

Bah quoi ?
Evidemment que oui, que ce jeune garçon a le droit à une référence de contes, c'est une habitude chez toi. Grand, élancé, blond aux yeux marrons, il est pour toi le Petit Prince, purement et simplement.
Qu'il ai eu le temps de répondre où non, tu changes de place pour te mettre maintenant à sa droite et feindre la fatigue, pour illustrer tes prochains propos.

« Mélisandre est fatiguée et elle s'ennuie, elle veut parler à quelqu'un. »

Sur ces mots,tu souris en direction de Satoshi.
Souvent, on te reproche d'avoir le contact bien trop aisé. Après tout, la société actuelle veut qu'il y ai un respect d'un certain cercle d'intimité. Toi, tu ne respectes tout bonnement rien. Tu es aux côtés de Satoshi alors qu'il ne peut peut-être pas mettre un nom sur ton visage, mais tu t'en moques. Tu as toujours agis comme ça, c'est ta façon de faire et de penser.

« Est-ce que le petit prince va bien ? »

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Jeu 23 Juin 2016 - 22:24

Frémissement du vent qui me sorte d'un rêve quasiment éveillé. Les paupières lourdes, victimes de plusieurs heures effroyablement longues, porteuses d'un ennuis incommensurable, je m'éveil d'une journée qui ma parut interminable. Au précipice de l'inconscience, mon visage est la victime d'un combat intense que j'ai pratiqué avec difficulté contre la torpeur ambiante. Je n'en suis pas la seule victime, et dans les travées je me rend facilement compte qu'il y a des dizaines de corps inertes, malheureusement partis trop tôt pour un monde meilleur. L'idée d'une journée entière consacré a un seul et même cours m'avait parut difficilement abordable de prime abord. Il s’était avéré que c’était une véritable guerre que c’étaient livrés les centaines de pensionnaire de l’amphithéâtre surchauffé, une guerre contre une mort cérébrale quasiment certaine. Par je ne sais quel miracle, j'étais parvenu a m'en tirer.

Je gisais la, douloureusement, mais bel et bien en vie, sur une des chaises de la gigantesque salle. Habituellement, au bout de deux ou trois heures d'études, je me serais précipité vers la sortie. Mais aujourd'hui, contrairement a l'habituel précipitation qui me caractérise dans la fuite de cette salle surchauffé, je suis immobile, le visage recouvert d'une fine pellicule de sueur coulant de ma tempe, le long de ma joue, d'une vitesse infime vers un menton tremblotant nerveusement. Soulagement. C'est cette émotion qui me transperce de part en part tandis que je ferme les paupières, avant de les ouvrir a nouveau comme pour m'apercevoir que tout ceci n'était qu'un cruel rêve. Mais non, c'est bel et bien fini. Je suis en vie. Douloureusement, mon corps craque lorsque j'essaye de le lever. Je dois fatalement m'y reprendre plusieurs fois, afin qu'il se remémore de la faculté de mouvements que j'ai acquise durant ma naissance.

Je range avec une agilité retrouvée mes affaires dans mon sac en toile bon marché, avant de jeter un nouveau regard a la salle présente devant moi. Peu de survivants sont parvenus pour l'instant a atteindre la sortie. Certain fou continuent le combat face a des feuilles de papier aussi noir que l'encre qui se déverse encore en continu sur elles. Je suis désolé, je ne peux pas, je ne peux plus. Je dois sortir. A ce niveau, c'est quasiment une question de vie ou de mort. J'étire mes épaules endoloris en les projetant en arrière a la suite de mes bras. Puis me tournant dans un mouvement circulaire vers le bout de la rangée ou je me trouve, pour me retrouver dans l'escalier que je ne monte pas quatre a quatre comme d'habitude, mais plutôt avec lenteur, mes épaules supportant une fatigue qui me semble irréelle.

Je songe a une chose tout en me dirigeant vers la double porte qui marque la sortie de cet enfer terrestre, a quel moment, l'administration de cet établissement à, a la suite d'un débat sans doute courroucé, décidé de nous infligés une punition, un supplice aussi extrême. Autant pour l'armée d’élève que pour l'instructeur qui nous encadres, qui semble aussi arriver au bout de ses forces. Quoi que, j'ai l'impression que cela fait longtemps qu'il ne tient plus debout que par une détermination qui l'honore. Mais je viens de faire une erreur. M’arrêter au milieu de mon ascension pour l'observer, rend la montée encore plus difficile a effectuer. Mais je lève mon pied afin de continuer le combat, encore et encore, jusqu'à ce que j'expire mon dernier souffle.

Mais a la fin de ce qui me prend, selon moi, des heures, j'arrive au sommet, dans le couloir bondé. Des heures? Non en fait, une quinzaine de secondes entre ma place et la sortie. Ce fut dur, même pour moi. L’entraînement physique me fut bénéfique pour palier a la faiblesse mentale qui est mienne en ce moment. Même la pause d'y il a quelques heures n'avait pas vraiment permis de nous régénérer. Je jete un dernier regard en direction de la salle, en soupirant de soulagement. Les tremblements on cessé, laissant place a une intense sensation d'apaisement, de victoire. J'y suis parvenu. J'ai fini par quitter le champ de bataille. Jusqu’à la prochaine guerre. Jusqu’à demain. Je soupire lentement. L'idée d'y replonger me fait frisonner, mais c'est inutile d'y penser actuellement.

Normalement, après les cours, je suis supposé aller jusqu'au dojo, comme tous les soirs. Le dojo, l’entraînement, le kung fu. La bouffée d’oxygène qui me maintient en vie durant la journée. Mais aujourd'hui la violence qui paralyse mes muscles me fait me dire que je ne serais pas capable de bouger correctement. Je vais quand même m'y traîner, en espérant que la salle soit vide. En espérant pouvoir méditer en silence, en espérant pouvoir enfin y être seul.
Mes pas continuent de me porter vers ma destination. D'une façon mécanique, a l'aide d'un unique ordre que mon cerveau envoi en continu vers mes membres. Ne pas s’arrêter. Quitte a prendre un mauvais chemin et faire un détour. Je ne dois pas stopper le mouvement, sous peine de ne jamais parvenir a le reprendre. Pourtant, en arrivant dans la cour bien moins peuplé que je ne le craignais, je reconnais un visage, qui lui, semble m'avoir totalement reconnu.

Une jeune fille. Plus jeune sans aucun doute, mais difficile pour moi de lui donner un age exacte. C'est une lycéenne. De deuxième année peut être ? Ou de troisième année ? Elle est particulièrement frêle. Petite, mince, quasiment squelettique, elle semble sur le point de se briser a chaque pas. Je ne lui ai jamais adressé la parole. Je l'ai vite remarqué au détour des couloirs, depuis mon arrivé a Keimoo quelques mois auparavant. Trois en fait. Déjà trois mois. Seulement trois mois. Je meurs.

Ce n'est pas la première fois que nos chemins ne se croisent. Ce n'est pas la première fois qu'elle me fixe du regard de cette façon, d'une façon curieuse. D'une façon qui me donne l'impression de ne pas être en terrain conquis. Je ne suis pas celui qui observe ici. C'est totalement le contraire. Elle me connaît, je le lis sur son visage. Mais je ne parviens pas a savoir comment. Mais c'est la première fois qu'elle s’arrête devant moi, un sourire au coin des lèvres. Le timbre de sa voix, sa façon de s'adresse a moi, ou plutôt a elle ? Je fronce les sourcils en entendant ses premiers mots. A qui parle t'elle. Mélisandre ? C'est elle peut être ? Je ne connais pas son nom, et cela me frappe une nouvelle fois. Elle me connaît, mais je ne sais rien d'elle.

Petit prince. Elle veux marcher avec le petit prince. Une référence littéraire peut être ? Une boutade, ou alors elle est sérieuse, et je ne comprend pas véritablement le sens de sa phrase. Le Japonais est une langue subtile dont je ne me tare pas de connaître tout les secrets. Je rougis, tandis que j'ai l'impression que les dernières gouttes de sang qui alimentaient mes jambes viennent de monter au niveau de mes joues. Je me demande si je parviendrais a faire un pas supplémentaire. Il faudra bien. Je bredouille lentement :

- Bon..bonjour ? Oui bien sur, tu peux...marcher avec moi...si tu parles bien de moi...je crois.

Vaste blague que ma timidité qui prend le pas sur ma fatigue. J'avais vaguement espéré garder mon sang froid, mais il semble que sa mouvance habituelle prenne le pas sur mes fonctions vitales. Je n'ai d'ailleurs même pas le temps de finir entièrement ma phrase qu'elle se trouve désormais a mes cotés. Mes jambes, a mon agréable surprise, on reprit leurs chemins vers le gymnase visible au loin.

Mais je ne pense mêmes plus a la destination, seulement au chemin que je fais avec ma camarade improvisé. Je réfléchis en même temps, si cela est encore possible suite a cette journée, pour trouver un sujet de conversation. Je ne sais même pas pourquoi elle est la, et me voilà a réfléchir comment dialoguer avec elle.

Vraiment, longue, très longue journée. Moi qui pensait en voir enfin le bout. Elle ne marche pas vite, heureusement devrais je dire, car je ne peux actuellement pas vraiment marcher a une grande vitesse non plus. Mon sac de sport pèse lourd sur mon épaule. La ceinture de poids autour de mon bassin me tir indubitablement vers le sol. Elle brise le silence, a mon plus grand soulagement. Je n'avais aucune idée de comment combler le blanc qui s'installait entre nous en sifflant perfidement.

Elle semble fatigué. Elle le dit. Mais son corps semble tellement las et fragile, que je me demande si il est toujours tel qu'il est actuellement ou si cette journée ne fut pas longue uniquement pour moi. Ça serait justice finalement, même si je ne lui souhaite pas de vivre un jour huit heures de droit international d'affilés entrecoupé d'une pause de vingt minutes a peine, suffisante pour se rendre compte que tout le monde a déjà dévalisé le self du campus.

- Je dois t'avouer que...je suis un peu exténué moi aussi. Ce fut...une longue journée. Mais je devrais dire que ça peux aller....et...et toi ?

J'ai encore légèrement balbutié sur la fin de ma phrase. Réflexe incontrôlable sans doute. Mais ca va, elle s'habituera, de toute façon c'est elle qui est venu a ma rencontre. Elle me connaît, alors elle doit faire le premier pas. Hum...je ne peux néanmoins pas totalement résister au fait d'ajouter :

Mais excuse moi...je ne veux pas avoir l'air ignorant...mais on se connaît ? J'ai l'impression que tu sais qui je suis....mais malheureusement je n'ai pas la moindre idée de ton identité.


Elle sourit a mon égard, avec ses lèvres rosit. Des lèvres d'enfants. Je ne voudrais pas la véxer ou quoi que ce soit, mais je suis persuadé, de plus en plus, que nous ne nous sommes jamais adressé la parole. Et la seule chose qui me sort de mon manque d’aplomb, c'est la petite brise de vent qui me fait me dire que je suis encore bel et bien vivant.

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Jeu 23 Juin 2016 - 23:36

Le petit prince te répond, il te parle. C'est un soulagement certain.
Il t'arrive parfois de chercher une discussion avec des personnes qui te font comprendre que tu n'es pas la bienvenue dans leur cercle, dans leur vie. Ce n'est pourtant pas ça qui te stoppe dans ton élan, mais il faut avouer que tu préfères avoir des réponses ouverte. Il t'a accordé son consentement pour que tu puisses marcher à ses côtés, ce qui te fait d'autant plus sourire. Un sourire qui se veux en réalité malicieux puisque même si il t'avais dit de déguerpir, tu n'aurais pas bougé.
Mais le fait est qu'il accepte ta présence, timidement. Ta tête se penche doucement sur le côté et tu réponds à la remarque du petit prince en la hochant de bas en haut:

« Oui petit prince, c'est à toi que Mélisandre parle et c'est avec toi qu'elle veux marcher.»

Le jeune garçon devant toi est fatigué, vidé de toute énergie. Tu pouvais le voir, tout le monde le pouvait. Par rapport à lui, ta fatigue est un mensonge puisqu'en vérité, tu n'es pas fatiguée, tu es simplement ennuyée. Tu a feins la fatigue pour te faire remarquer, comme toujours.
La fatigue du petit prince est réel, il titubes presque en se déplaçant, ce qui attires ton attention. Tu te demandes ce qui peut être la cause de cette fatigue, ça t’intrigue. Ca te déçois aussi, légèrement, tu es déçue de voir qu'il n'a pas de vitalité. C'est pour cette raison que de ton côté, tu te redresse légèrement, prouvant que contrairement à lui, tu n'a pas passé une journée désagréable.
Il faut beaucoup de chose pour qu'une journée te semble désagréable. Cette journée, elle avait été banale, ni plus ni moins exaltante qu'habituellement, mais elle te sembles plus longue compte tenu du fait que depuis une heure, tu es seule dans la cours : l'un de tes professeur est absent.
Lorsque tu lui demandes si il va bien, il répond quelque chose qui te fais froncer légèrement les sourcils. Ses mots se contredisent eux même, il prétend être exténuée pour finalement dire qu'il va bien. Tu le vois bien, qu'il est fatigué, rien que de part la manière dont il se déplace : habituellement, il est rare que quelqu'un suive ton allure sans chercher à accélérer la cadence. Pourquoi cherche t'il alors à se persuader que "ça peut aller" ? Peut-être est-ce parce qu'il se dit ça pour se rassurer, c'est une phrase de force qui le retiens de tomber. Ce ne sont que tes hypothèses.

La façon dont le jeune garçon venait de buter sur ses mots radoucit considérablement ton visage, pour prendre un air plus doux, il te demandes comment toi tu vas. Que ce soit par politesse ou par réel interêt, il te l'a demander et rien que ça, ça suffit à te faire sourire.
Tu prends une inspiration d'air frai, même si l'air se faisait plutôt lourd en réalité, et alors que tu allais répondre, Satoshi ajouta quelque chose.
Le voilà, le sujet principal, celui que tu attendais.
Il fallait bien qu'il te demande qui tu es et la raison pour laquelle tu viens soudainement lui parler, comme si toi et lui êtes amis de longues dates alors que comme il vient de te le rappeler, il ne te connaît pas. Mélisandre, tu as toujours vécue dans un univers qui t'es propre, un univers qui ne laisse pas place à la gêne où la timidité. De plus, tu es franche et joueuse, c'est pour cette raison que tu ne chercheras pas à éviter les questions du petit prince. Lui mentir serait dénigrant, cela signifierai que tu as quelque chose à cacher, quelque chose à te reprocher. Or, c'est faux. Te cacher de lui, tu l'as fait depuis qu'il est arrivé, il y a 3 mois.
La première fois que tu as revu son visage, tu l'a immédiatement reconnu. Depuis le temps, tu l'avais évidemment oublier, mais dès lors que tes yeux ambré se sont posés sur son corps gracile, tu t'es souvenu. Tu t'es souvenu de ses coups, de cette force. C'est à ce moment que tu t'es mise à lui créer une place dans ton esprit farfelu.
Là, il te demande qui tu es, lui ne le sais pas. Toi, tu sais qui il est, mais à ses yeux, tu n'es qu'une inconnue. Une inconnue qui a le contact facile, voilà tout.
Donc, en faisant lentement disparaître le sourire qui c'était épris de ton visage fin, pour reprendre une expression simplement neutre, tu te décides à laisser quelque secondes de silence en mimant une bouche en cul-de-poule, traduisant une réfléxion. Puis, tu joints tes mains pour finalement, tardivement, lui répondre :

« Mélisandre va bien, elle n'est pas aussi fatiguée que l'est le petit prince, elle s'ennuyait en fait. »

Tu sais que la réel réponse qu'il attend n'est pas celle-ci, mais plutôt celle que tu t'apprête à lui donner après avoir gonflé tes joues, sans raison.

« Aha, Mélisandre connait le petit prince mais le petit prince ne connait pas Mélisandre.»

Ces mots dit sur un ton plus que fière, ils sont prononcés avec une lueur de malice dans le regard. Ne t'en fais pas petit prince, Mélisandre va te répondre.

« Mélisandre connaît le petit prince depuis qu'elle l'a vu se battre. Après, elle l'a oublié, comme si il n'était qu'un rêve. Est-ce que c'est parce que le petit prince est partit voir sa rose ? »

Tes références fantaisistes dérangent souvent puisqu'elles altèrent le sens de tes phrases, pourtant, une personne qui prendrai le temps d'écouter et de comprendre saurait que tes mots ne sont que des fabulations d'enfant rêveur.
Mais cette question n'en était pas une puisque tu ne laisses pas le temps à ton interlocuteur d'y répondre, tu reprends.

« Quand le petit prince est revenu, Mélisandre l'a reconnu, elle c'est souvenu. C'est à cause de ces cheveux qui brillent au soleil. D'habitude, Mélisandre ne va jamais parler au petit prince. Ce n'est pas parce qu'il est plus grand qu'elle, ça Mélisandre s'en fiche. C'est parce qu'elle voulait le regarder en secret.»

Tu ris silencieusement, te remémorant les moments où tu détournais les yeux pour ne pas que vos regards se croisent trop longtemps.
En même temps de parler, tu continues de marcher droit devant toi, c'était plus par automatisme, pour suivre ce que faisais Satoshi.
Tu observes son visage aux traits européens, différent des tiens. Les siens sont masculin, d'une part, et il paraît bien plus vivant que toi. C'est peut-être ce dernier point que tu lui envie, après tout. Le fait qu'il garde sa prestance à tes yeux et ce même si il se dit fatigué.
Dans tout les cas, tu continues ton monologue.

«Mélisandre espère que le petit prince comprend ce qu'elle veut dire. Mais en tout cas, elle est contente que le petit prince veuille bien lui parler et marcher avec elle. »

Un bref rictus presque affectueux conclu cette affirmation alors que tu te mets à non plus regarder Satoshi, mais droit devant toi. Cela ne signifiais pas que tu as finit,  bien au contraire, mais tu laisses un temps de répis au jeune garçon, pour d'une part lui laisser assimiler les informations que tu viens de lui lancer et d'autre part lui permettre de répondre, si l'envie lui prend de le faire.
Quant à toi, tu baisses les yeux vers tes chaussures, ces lourdes chaussures vernis.
Une fois que tu estimes avoir laissé le temps nécéssaire, tu reprends ton discours. Il faut bien que ton interlocuteur se fasse à une vérité : tu es bavarde, tu aimes parler de tout et n'importe quoi.

«Mélisandre va te dire qui elle est, pour que tu le saches maintenant. Lorsque ce sera l'anniversaire de Mélisandre, elle aura 17 ans. Mélisandre voudrait bien devenir danseuse étoile quand elle sera grande, mais mon papa il veut que Mélisandre soit comme lui, une femme de lettre. Mélisandre dis que tu es le petit prince parce qu'elle trouve que tu lui ressembles, parce que tu es calme mais très fort. Voilà. »

Un soupir bref et voilà que ton récit prend fin. Tu retournes ta tête vers celle de Satoshi, peut-être avait-il décroché, peut-être pas. Dans tout les cas, tu remets tes cheveux en place, soit derrière ton dos pour finalement faire glisser tes yeux vers celui de Satoshi. Prenant une moue à mi chemin entre l'interrogation et ce qu'on peut qualifier de "boudage", tu demandes au garçon blond :

« Le petit prince veut que Mélisandre porte son sac ? Elle n'est pas fatiguée, mais lui si. Est-ce que le petit prince a encore des cours, maintenant ? »

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Ven 24 Juin 2016 - 2:49

Je ne m'étais pas trompé, c'est bel et bien a moi qu'elle adresse la parole. Mes jambes sont parfaitement dégourdit a présent, je n'ai plus aucune trace de la lourdeur qui les faisaient se tendre douloureusement encore un instant auparavant. Je plonge a demi dans le monde de cette gamine. Ou du moins c'est l'impression que j'en ai. J’oublie presque que je sors d'une journée tempétueuse, je pourrais oublier si ce n’était pas encré en moi. Elle continu d'évoquer cette histoire de prince. Bien original comme surnom, surtout pour quelqu'un comme moi. Je n'ai rien d'un prince, je ressemble a peine a un habitant de se pays. Seuls mes yeux bridés permettent de me faire accepter dans ce monde oriental. Je tente de me remémorer un livre que j'aurais lu qui évoquerait cette histoire de petit prince.

C'est futile, il y a des princes dans des dizaines et des dizaines d'histoires, et de contes. Et de toute façon, je ne lis pas beaucoup de livres. D'avantages de manga. J’arrête de me torturer, a la recherche d'une quelconque réponse que je ne parviens pas a formuler intérieurement. Je ne sais même pas vraiment ce que je pourrais lui dire en réponse a la confirmation qu'elle m'a faite. Cela nécessite t'il vraiment une réponse d'ailleurs ? Je préfère uniquement hocher la tête tout en répondant par un bref « hum, je vois », un peu maladroit. Je n'ai aucune idée de ce que je pourrais dire d'ailleurs actuellement a cette jeune fille a l'aspect décidé. A part écouter ce qu'elle s’apprête a dire, elle ouvre a nouveau la bouche pour interagir avec moi.

Elle s'ennuyait. Ce n'est pas si difficile a deviner. Son visage transpire la renaissance spirituelle, comme si soudainement sa journée avait prit un sens. Cet aspect de son expression ne peux m’empêcher de me faire sourire. Elle aborde véritablement des mimiques d'enfants. Je commence de plus en plus a douter de l'age que je lui ai donné un peu plus tôt. Ce n'est peut être qu'une collégienne en fin de compte.

Sa stature pourrait renforcer cette impression, mais elle possède un petit quelque chose qui la vieillit légèrement, mais je ne parviens néanmoins pas vraiment a mettre le doigt sur ce que c'est. Au moins je suis sur qu'elle s'appelle Mélisandre a présent. Cette façon de parler est plutôt atypique également, mais je me garde bien de lui faire remarquer, n'ayant pas envie de la vexer ou quoi que ce soit.

Elle ne semble pas être asiatique. Elle vient peut être d'un pays ou parler de soi même de cette façon est une chose normale. Au moins elle semble bien moins fatigué que moi, ce qui est confirmé par ses dires. Tant mieux, elle semble prête a faire la conversation pour deux, ce qui est parfait pour moi, je ne m'en sens pas capable. Je ne me souviens pas des phrases toutes faites de Hisaka-san. Je ne me souviens plus de rien, en dehors de cette jeune fille qui m'adresse la parole. Mon monde tourne autour d'elle a présent, je ne parviens pas a voir au delà. Alors je la laisse me bercer de parole, tout en continuant mon, ou plutôt, notre chemin vers ma destination.

Elle sait donc bien qui je suis. Je l'aurais parié, mais en avoir la confirmation me confirme. Je ne la connais pas moi même. Je ne l'ai pas simplement oublié, je n'ai pas fais une erreur aussi grossière. De toute façon je sais que je l'ai déjà vu, et je possède une très bonne mémoire des gens et surtout des noms. Impossible que je l’oublie si je lui avais déjà vraiment parler plus de cinq secondes. Elle n'est pas le genre de personne que je pourrais oublier.

Je me rappel exactement de toute les personnes que j'ai fréquenté au collège, puis au lycée. Je n'ai jamais parlé a la plupart d'entre eux. Et ils étaient sans doute moins...comment dire...différent, que cette fille. Alors oui cela me rassure de voir que mon cerveau fonctionne toujours, je n'en étais plus tout a fait sur suite a la journée harassante que je venais de vivre.

Elle continu alors, me parlant de combat, de rose et je ne comprend pas vraiment tout. Puis elle me dit que je suis revenu. Je réfléchis. Il semble qu'aucune de ses phrases ne soit si simple. C'est une sorte de test ? Une façon de voir si je suis assez intelligent pour décrypter ce qu'elle dit ? Je reste silencieux en y pensant pendant qu'elle continu son monologue. Mais petit a petit les pièces se mettent en place. Je suis revenu ici.

Donc c’était quand j'y étais venu. Et j'y ai combattu. Je n'ai pas fais des tonnes de combats dans ma vie, et encore moins a Keimoo....elle avait donc assister a ce tournoi. Pas étonnant qu'elle dise m'avoir oublié. J'ai l'impression que c’était il y a des années. Deux ans en fait, seulement deux ans. Une autre vie pour moi.

Je blêmis légèrement. J'étais persuadé que cette histoire était derrière moi, que personne ne pourrait jamais me le rappeler. A part Shinji, le capitaine du club de kung fu, j'étais quasiment sur que personne n'avait idée de cette fois ou j'avais brisé le rêve de nombreux jeunes qui étaient venu dans l’espoir de gagner ce tournoi. Ce tournoi qui les auraient conduits au niveau national. Peut être qu'ils auraient pu ensuite faire des combats, et donc des voyages et des rencontres, dans le monde entier. Voir même en vivre. Mais j'avais supprimé ce rêve.

Lentement, les uns après les autres alors qu'ils se présentaient face a moi. Je les frappais comme si ils n'étaient rien d'autre que des punching ball, sans âme, sans force. Ils n'avaient pas le niveau. J'étais un cran au dessus. Mais je n'avais pas le droit de le faire ça, moi qui n'étais la que pour passer le temps, faire honneur a mon lycée. Je n'avais jamais eu la prétention, et encore moins la volonté d'aller plus loin, et j'avais mis un terme a tout ça aussi vite que je l'avais commencé. Mais il semble donc que quelqu'un était au courant.

Je n'avais pas étais assez discret la dessus et voilà le revers de la médaille qui me revenait en pleine figure. Je m’arrête un instant. Elle ne parle plus. Elle doit attendre une réponse, mais je n'ai pas entendu la fin de sa dernière phrase. Ah si, ses mots résonnent dans ma tête, je les entends en différait. Elle veux être sur que j'ai bien comprit ce qu'elle voulait dire. Je reprend la marche sans répondre directement. Je préfère la laisser continuer de parler, puisqu'elle reprend. Elle a sans doute vu que je ne comptais rien dire de spécial.

Elle se présente a son tour. D'une manière qui me semble vraiment mignonne. Toujours de sa façon enfantine. Une enfant. Oui c'est une fillette dans un corps qui fait la jonction entre passé et présent. Elle a oublié de grandir. Ou alors elle refuse de grandir. Je souris lorsqu'elle parle de devenir danseuse étoile quand elle sera grande. Elle parle d'une façon qui fait que je me demande si elle ne croit pas elle même être plus jeune qu'elle ne l'est réellement. J'imagine Aslinn parler de cette manière et je ne peux m’empêcher de me dire qu'elle serait sans doute plutôt mignonne. Je l’embêterais avec ça, si je m'en souviens quand je la verrais bientôt.

Du coup dans sa bouche, le fait de devenir une « femme de lettres », sonne plutôt étrangement. Je ne la vois pas sérieusement en plein étude. Le mythe de la danseuse me semble lui convenir bien mieux. Je fais le liens soudainement avec ce qu'elle a dit plus tot et que je n'avais pas vraiment pris en compte dans ma tete. Dix sept ans. Alors elle doit être proche de sa troisième année de lycée. Ou quatrième année en fait. Elle n'est pas beaucoup plus jeune que moi. Deux ans seulement. Et j'allais la traiter comme une enfant. Je ne sais pas si elle se joue de moi, mais je décide de faire en sorte de ne pas la vexer ou quoi que ce soit.

La conversation revient sur moi, et je me rend compte que je n'ai pas parlé depuis longtemps. Enfin la signification de ce surnom, « petit prince », prend tournure. C'est bel et bien tiré d'un vrai personnage. Je ne sais pas lequel, mais il paraît que je lui ressemble. Je suppose que je peux prendre ca comme un compliment. Fort, mais toutefois calme. Je suis doté d'un calme a toute épreuve c'est bien vrai. Mais de la force. Si le fait d'humilier publiquement ces jeunes rêveurs est pour elle de la force, pour moi c'est juste une marque de faiblesse que j'ai eu ce jour la. La force aurait était de me retirer pour laisser la place a des gens plus motivé que moi, plus désireux, c’était sans doute un rêve pour certain. Rien que d'y penser je sens une boule grossir dans mon estomac, peser encore d'avantage sur le poids qui se trouve autour de mon bassin. Ce n’était pas digne d'un combattant, ce n’était pas digne des enseignements de mon maître. Si Hikari m'avait vu, il aurait sans doute insisté pour que je continu. Si il avait était la, je l'aurais sans doute fait. Si il ne m'avait pas quitté sans rien dire.

Je détourne les yeux, le plus loin possible de Mélisandre. Cette histoire me tourmente. Elle me chamboule. Je me sens sale de nouveau, exactement comme a la fin de cette longue journée qui m'avait jusque la parut trop courte. Je me demande ce que sont devenus mes adversaires. Ils doivent continuer leurs vies. Peut être même qu'ils m'ont oubliés. J'essayerais bien de voir si ils sont en colère contre moi. De les avoirs plaqué a terre sans aucun état d’âme. Mais je ne le saurais sans doute jamais.

Je reporte mon attention sur ma camarade de route. Je ne peux plus ne pas parler, et de toute façon j'ai besoin de parler actuellement. Mais elle prend encore la parole une nouvelle fois, me demandant si je veux qu'elle porte mon sac, car je suis fatigué et qu'elle non. Comment pourrais je faire porter mon sac a une fille aussi frêle ? Mais ce n'est pas a ça que je répond en premier lieu. Je fais une enjambé plus grande que les précédents, arrachant un cri plaintif au niveau de mes articulations. Mais je n'en prend pas garde, la dépassant et me mettant face a elle, bloquant son chemin exactement de la façon qu'elle l'avait fait quelques minutes auparavant. Puis j'incline soudainement la tête, ainsi que le haut du corps, en prononçant ces mots :

- Je suis désolé. Je ne me souviens plus de toi. J'aurais du me souvenir, je t'ai probablement vu. Mais j'étais un peu préoccupé...enfin ce n'est pas une excuse. Je te pris de m'excuser. Je me souviendrais de toi a présent, Mélisandre-san.

Je m’arrête un instant pour reprendre ma respiration, mais de la même manière qu'elle avant, je reprend immédiatement la parole afin de ne lui laisser l'opportunité de me répondre :

- Et tu dis que je suis fort, mais c'est faux. Surtout ce jour la, j'ai fais quelque chose de très mal. Tu n'as pas vu une belle facette de ma personnalité. Quand au sac, merci beaucoup mais jamais je n'oserais te le laisser, tu portes déjà bien assez de charge, je ne veux pas t'encombrer d'avantage.

Puis pour finir je me redresse, lui sourit lentement avant de m'écarter comme pour lui laisser le passage, tout en finissant ce que j'avais a dire par un :

- Et cela ne me dérange pas que tu continus a m'appeler de cette façon, « petit Prince », mais si tu veux tu peux aussi m'appeler Satoshi. C'est mon prénom. Enchanté de te rencontrer.


J'incline la tete de nouveau, dans une position aussi solennelle que martial, par habitude, un réflexe gravé dans mon corps, dans mes articulations, dans mes muscles. Et sans le contrôler, je souris.

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Ven 24 Juin 2016 - 11:21

Ton compagnon de route semble un peu plus dégourdis, vous continuez vôtre marche sans but précis. A ces côtés, tu te sens protégée. Tu te souviens de la façon dont il c'est battu, des coups nets et vifs qu'il a porté, ces mêmes coups qui ont été le fruit de sa victoire. Toi, Mélisandre, il ne faut pas nier que tu ne portes pas d'intérêt aux coups physiques. Au même titre que tu aimes te blottir, enrouler tes bras autour d'une chaleur humaine, te sentir étreinte au sein de certaines personnes,  tu ressents parfois l'envie d'avoir des gestes plus brutaux envers d'autres personnes. C'est naturel, tout le monde a un jour envie de casser une dent. Pourtant, tu n'as jamais laissé tes envies dépasser tes principes pacifistes, la fragilité de ton corps y étant pour beaucoup. Satoshi lui, il avait cet aspect faussement fragile, doux plutôt, mais l'avoir vu dans la situation de ce tournois t'as fait comprendre qu'il ne faut pas être de ceux qui sont contre lui.

Tu lui as proposer de porter son sac. Certainement étais-ce pour prouver que tu en es capable, ce qui n'est pas forcément le cas. Ton orgueil te pousse souvent à oublier tes conditions physique, prétendant que tu peux remuer Ciel et Terre. Ton esprit le peut Mélisandre, pas ton corps.
Alors que tu ne t'y attends pas, le petit prince à tes cotés entame un mouvement spontané pour se mettre devant toi, déclenchant un sursaut rapide et surpris de ta part. Tu fixes un peu plus intensément ce jeune garçon blond, avant qu'il ne se mette à parler. Il t'apporte de sincères excuses, prétendant qu'il ne sait pas qui tu es. Tu plisses légèrement les yeux, toujours légèrement surprise de ce soudain changement de position. Face à toi, il semble encore plus grand. Son ora doucereuse, tu peux la sentir, tu peux voir qu'il est une personne gentille. D'ailleurs, ses mots te le prouvent d'autant plus, puisqu'il rajoute à ses excuses une dernière phrase qui te laisse légèrement perplexe.
ll dit qu'il se souviendra de toi.
Ce n'étais pas ton but premier. Même si après cette discussion, il oublie ton existence, ce n'est pas ça qui t'importe. Mais savoir que ce ne sera pas le cas te rend tout de même un peu plus charmée. Tu as même le droit à un surnom, toi aussi. Un suffixe honorifique qui te place sur un position qui véritablement te dérange. Tu n'aimes pas ce genre d’appellation à ton égard. Mais pour ce petit prince, tu vas faire une exception. Il continue de te parler, t'envoutant avec sa voix calme et sereine. A présent, tu es totalement attentive, relevant chacun de ses mots pour leurs donner un sens, ton sens. Ton expression faciale ne bouge pas, restant simplement neutre. D'ailleurs, ton corps tout entier semble bien trop concentré pour pouvoir faire quelque chose de ces bras ballant.  
Il évoque ce fameux tournois, cet évènement où tu as vu le petit prince pour la première fois. Il n'en semble pas tout aussi fière que toi.
Toi, tu l'as été, fière. Tu te souviens que le soir de ce tournois, en rentrant, tu as pu raconter à ton poisson rouge la manière dont le petit prince avait mit au tapis ses adversaires, la façon dont tu l'avais trouvé fort et gracieux à la fois. Lui, il te décris ça comme quelque chose qu'il faut oublier, c'est à ce moment que ton premier mouvement facial se montre : tu fronces peu à peu les sourcils. Il doit y être habitué, maintenant.
Il rajoute également qu'il ne veux pas te charger d'avantage. Cette petite phrase au sens pourtant bienveillant titille ta fierté. Tu n'es pas faible. Mais tu peux comprendre qu'il puisse le penser, après tout, il t'a face à lui et tu dois aisément mesurer plus de 20 centimètre de moins et peser une trentaine de kilos en moins également. A côté de lui, tu n'es qu'une toute petite étoile.
Le petit prince se redresse finalement, tu suis son mouvement du regard. Son sourire force le tiens, il a apaisé à l'aide d'un simple rictus ton expression légèrement boudeuse. A présent, tu lui souris toi aussi. Tu es satisfaite qu'il te parle autant, ça signifie qu'il te porte un interêt. Sachant cela, tu te prépares donc à continuer sur cette voie.
Lui, en revanche, il ignore dans quoi il s'est lancé. Même si ses mots sont anodins et peuvent tout bonnement être prit pour de la politesse, tu ne le vois pas ainsi. Pour toi, le petit prince t'a adopté. Satoshi ne peut se douter que ce soir, tu raconteras cette scène à ta bien-aimée Princesse Sarah, ton petit poisson, lui exposant à quel point tu te sentais bien. Satoshi ignore qu'il a déclencher en toi une euphorie silencieuse qui va te pousser à vouloir te l'approprier. Non pas comme un objet, mais ton besoin d'exclusivité va rapidement se faire ressentir. Sans le savoir, le petit prince c'est lancé dans un terrain glissant, il est entré dans ton jeu. Maintenant, alors qu'il est courbé devant toi, il ne peut faire demi-tour, ton sourire le prouve. Maintenant, le petit prince aura une Mélisandre. Il va apprendre ce que c'est d'avoir une Mélisandre, il saura qu'une Mélisandre demande de l'attention, plus que n'importe qui. Il saura qu'une Mélisandre souffre d'une jalousie maladive. D'ailleurs, rien qu'à cet instant, tu as oublier toutes les autres personnes de ce lycée, vous enfermant toi et le petit prince dans une bulle privative.
Oh Mélisandre, ton sourire éclatant expose l'envolée de papillon dans ton ventre.

Une fois que Satoshi à finit son discours, lui aussi. Tu t'approches doucement, rien qu'un pas et tu soulèves ton poids en te mettant sur la pointe des pieds. De ce fait, tu peux facilement atteindre avec ta main droite le front du jeune garçon blond, sur lequel tu viens taper du poing délicatement en déclarant :

« Est-ce que le petit prince à écouter ce que lui a dis Mélisandre ?  »

Après avoir penché la tête sur le côté, illustrant ton interrogation, tu reposes tes pieds à terre. Tes bottes t'ont de nouveau entrainées sur le sol.
En avant, puis en arrière, tu te mets à balancer tes mains, continuant :

« Mélisandre n'en veut pas au petit prince de ne pas savoir qui elle est. Elle l'a fait exprès. Mélisandre l'a dit, elle voulait le voir en secret

Alors tu adresses un regard légèrement affectueux au jeune homme, tu te mets soudainement à tourner la tête, faisant voler tes cheveux autour de celle-ci, fermant les yeux et haussant le menton. La voilà, ta mine faussement hautaine. Tu repris donc, gardant cette expression caricaturée :

« En plus, Mélisandre est forte aussi. Elle pourrait tout porter. C'est juste que son corps il peut pas. »

Par ces mots, tu as répondu à cette précédente remarque, celle qui t'avais gênée. Ne pouvant d'avantage montrer un aspect froid envers Satoshi, tu retournes vivement le visage vers lui.

« Mélisandre ne comprends pas pourquoi le petit prince n'est pas content d'avoir gagné. Ce n'est pas de sa faute si il est plus fort. C'est normal. C'est comme si les requins s'en voulait de manger les poissons, c'est la nature, ils n'y sont pour rien. Mais les requins, il mangent aussi les hommes, sans faire exprès. »

Non, il ne faut pas chercher un sens à tes mots, tu viens simplement de dériver. Mais immédiatement, tu te repris.

« Mélisandre préfère dire "Petit Prince", comme ça, son petit prince sait à qui elle parle. »

C'est évident, des "Satoshi", il en cours pleins les rues.

« Mélisandre aussi est heureuse de t'avoir rencontrer, petit prince. »

Tu tends le bras vers Satoshi, non pas pour qu'il le saisisse, mais pour l'inciter à venir.

«Viens petit prince, continues encore à marcher avec Mélisandre. »

Qu'il ai décidé de te suivre ou non, tu entames la marche, gardant ton rythme habituel. Les deux mains bloqués dans les bretelles de son sac, tu décides de ne pas t'en tenir à là et de continuer à parler avec le petit prince, il n'a pas finît d'entendre ta voix. En plus de marcher lentement, tu as aussi une élocution plutôt lente, réfléchie et nuageuse, presque murmurante. Rien en toi ne semble en fait très énergique, rien à part tes yeux expressif qui accompagnent chacune de tes paroles par des mimiques.

« Aujourd'hui, Mélisandre à appris que certaines étoiles sont éteintes depuis très longtemps, mais qu'on arrive encore à les voir, la nuit. Tu aimes les étoiles petit prince ? Mélisandre oui. Elle aimerai devenir une étoile. Si elle étais une étoile, Mélisandre serait une toute petite. Le petit prince lui, il serait une belle étoile lumineuse.»

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Mélisandre va te manger tout cru, Invité.
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~Écoutes Mélisandre parler.


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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Sam 25 Juin 2016 - 15:22

Je suis en face d'elle. Mes mots sonnent creux a mesure que je parle, comme je tentais de faire passer un message que je ne crois pas moi même. Pourquoi je me sens obligé de me justifier ? C'est le fruit d'une erreur que j'ai commise qui m'a poussé a tout arrêter, mais ce n'est pas pour autant cette raison qui me fait me tenir la aujourd'hui devant cette demi enfant, qui me scrute de ses yeux jaunes, semblant chercher a percer la carapace de chair qui recouvre mon âme. Je ne me sens pas vraiment en confiance. Je ne dirige pas l'échange, je suis l’être faible ici.

Mentalement, psychologiquement, je suis sur que je n'ai aucune chance dans une lutte avec elle. Il n'y a aucune place pour le doute dans ses traits, juste cette confiance omniprésente qui la rende monstrueuse. Elle n'est pas faible, loin de la. Et malgré son corps déformé par une ossature trop importante pour son gabarit, je vois une aura émaner d'elle. Pas comme la mienne lorsque je ne contrôle plus mon corps et que je passe dans un monde martial, pas comme celle de Zakuro, écrasante de force et d'impériosité.

Non, elle au contraire émet de la candeur. Je repense a Ansatsu, car j'en ai parlé il n'y a pas si longtemps avec Hisaka-san. Nagisa, le personnage principal. Elle est comme lui. Avant qu'elle ne porte son attaque, il n'y a rien qui aurait pu le faire deviner. Pas d'envie meurtrière, de soif de sang ou quoi que ce soit d'autre. Non, c'est juste une enfant en promenade qui atteint mon front avant même que j'ai eu l'occasion d'esquisser le moindre geste.

Je sens sa peau pale frapper au centre de mon visage, sous mes cheveux. Mes yeux étaient bien ouverts, mais j'ai l'impression de n'avoir pas vu son pas en avant, comme si elle s’était téléporté trente centimètres plus loin en supprimant la distance qui nous séparait. Je sursaute a demi, perdant légèrement le sourire que j'avais utilisé pour diminuer la tension qu'il y avait suite a mes paroles. Elle au contraire semble avoir un instant froncé les sourcils. A moins que cela ne soit mon imagination, mais elle ne semble pas véritablement satisfaite de tout ce que je viens de raconter.

Elle me demande lentement si je l'ai écouter. Oui, en partie, avant de me perdre dans mes songes, mais je ne peux pas vraiment lui dire ça. Je remarque que son coup a eu le mérite de me délasser le cerveau. Comme si elle avait volontairement appuyé sur un point important pour en diminuer la fatigue. Je sens mon corps se réveiller, elle a eu le mérite de parvenir a ce résultat. J'ouvre la bouche en bredouillant de nouveau, en rougissant encore une fois :

- Et bien oui, j'ai bien entendu écouté ce que tu as dis....

Elle redescend pour être bien calé au sol, et avec sa tête penché sur le coté, je ne peux empêcher mes joues et mes lèvres de s'écarter, prenant un rictus entre le soulagement et l'amusement. Elle balance ses bras d'avant en arrière, gardant toujours ces manières d'enfants qui accentue encore d'avantage l'expression de mon visage. Je suis navré, mais je la trouve vraiment adorable dans ces mimiques, sa façon de parler, d’être.

Elle ressemble a une poupée qu'on voudrait câliner. Et c'est sans doute ce teint immaculé qui donne cette sensation d'avoir affaire a un corps fabriqué. Ce contraste avec son corps rocailleux est saisissant, a tel point qu'encore une fois, je sursaute lorsqu'elle reprend la parole. C'est amusant comme sa vue me plonge dans mes pensées. Elle est d'une façon étrange, une source d'aspiration pour mon imagination et mes souvenirs. Je ne comprend pas pour autant pourquoi elle désirait tant me voir sans que l'inverse soit également valable.

Elle voulait peut être voir si j'étais digne de répondre a son altercation. Enfin vu qu'elle semble me connaître depuis plusieurs années, ce qui est assez drôle quand on y pense vu que moi même je n'avais aucune idée de son existence, elle a du en avoir l'occasion, de m'observer, surtout durant ces trois mois ou elle me dit m'observer fréquemment. Sans aucune honte ou gêne. Je repense a la fois ou Amalia a vu que je l'observais. Ce moment de bafouillement avait était interminable.

Et Mélisandre me parle de ça sans aucun battement d'yeux. C'est plutôt intéressant quand j'y pense. En la regardant, j'apprendrais peut être de nouvelles choses afin d’être plus a l'aise avec les gens. Même si je doute que sa façon de parler soit un véritable indice. Et au moins elle ne m'en veux pas, vu qu'a priori c’était le but recherché. Je ne sais vraiment pas quoi dire, je la laisse continuer, car elle semble bien inspiré pour me répondre. Je ne voudrais pas couper le déferlement de paroles qui sort d'entre ses lèvres.

Elle répond ensuite a cette histoire de porter mon sac. Même si inconsciemment je lui avais répondu en prenant compte sa morphologie extrêmement frêle, je n'avais pas eu pour but de la vexer ou de lui faire de la peine, mais vu qu'elle y réagit je suppose qu'elle n'a pas vraiment apprécier. Mais l'image qu'elle me donne me fait rire. Je ne peux m'en empêcher, et le son de mon amusement s'échappe lentement de mes lèvres. C'est vraiment dommage que son corps ne puisse pas la laisser utiliser toute la force de son esprit. Je suis persuadé, et encore plus maintenant, qu'elle serait affreusement forte.

- Je n'en doute pas une seule seconde, mais c'est plus équitable de séparer nos affaires en deux non ?

Je m'étire les bras, en fermant et ouvrant les paupières plusieurs fois. Enfin j'arrive a me sortir complètement la tête de ma journée. Ce fut dur, et je n'aurais sans doute pas réussis sans ma jeune amie qui me change vraiment les idées. Je ne vais pas m'incliner une fois de plus, mais elle mériterait de vrais remerciements pour ça. J'y penserais plus tard. Car ce qu'elle dit a présent me coupe le souffle.

Cette histoire de requins.....elle a tourner le visage vers moi, et je ne peux m’empêcher de la regarder d'un air incrédule. C'est...exactement ce que je pensais une seconde plus tôt. Elle lit vraiment dans ma tête alors ? Je préférerais qu'elle ne voit pas tout ce qui la compose. En particulier certains événements de ma vie. Mais elle semble tellement douée dans le fait de dire en moi comme dans un livre ouvert que je ne sais plus comment réagir.

Ce n'était pas ma faute hein....pourtant c'est bel et bien moi qui avait décidé, en mon âme et conscience, d'aller participer a cette stupide joute. C'est moi qui les avais dévorés les uns après les autres, en sentant le poids de la culpabilité se faire de plus en plus lourd. Ce n’était pas sans faire exprès, j'avais fait ce geste de ma propre volonté. C'est la nature. La dessus je ne peux la contredire. Les forts écrasent les faibles. C'est la loi que le monde a instauré, par dessus toute les autres. Je voudrais être faible, pour ne plus ressentir leurs poids qui s'accumulent sur mes épaules. Savoir ce que ressentent les forts. C’était ce que je voulais savoir, et je le regrette.

- Et bien....tu n'as pas tout a fait raison. Quand quelqu'un prend une décision, il doit l'assumer. Je ne peux pas me cacher derrière je ne sais quelle raison. Je n'aurais juste pas du participer ce jour la. Oh désolé, je ne voulais pas dire ça, oublis cette histoire je ne veux pas t’embêter.

C'est vrai, j'en ai assez dit. Aussi bien pour elle que pour moi. Et en plus je commence a trouver sa compagnie chaleureuse, agréable. Je ne veux pas tout gâcher. Je retrouve encore une fois le sourire en l'écoutant parler. « Son petit prince », ca c'est sur que je sais bien qu'elle ne s'adresse pas a quelqu'un d'autre. Je ne sais même pas a qui elle fait référence, mais si ca l'amuse de me surnommer de la sorte, ça ne me pose pas de soucis.

Je remarque que comme je l'ai suivi tandis qu'elle reprenait la marche, nous avons bien avancé. Elle m'a invité a la suivre et je l'ai fais sans réfléchir. Je ne lui ai pas dis que je voulais aller au dojo, mais nous approchons du gymnase. Encore une fois elle semble savoir ce que je veux, alors même que moi je n'en suis pas conscient. Je suis derrière elle, je la regarde de dos, ses cheveux et ses courbes d'enfants onduler au rythme de ses pas. Dans le déroulement de la conversation, je demande :

- Alors tu fais de la danse, si tu veux faire ça plus tard ?

Je l'imagine en tutu et je souris encore une fois. Sa morphologie, bien que très flaire, se prête bien a ce genre d'activités. Enfin je n'y connais pas grand chose, je me trompe peut être. Je suis plutôt curieux, elle pourra peut être me donner plus d'informations sur ce sport. Sur cet art. Je ne sais pas comment ils le définissent entre eux.

Elle finit par me parler d'étoiles. Je reste silencieux tandis qu'elle continu d'évoquer ses découvertes et ses pensées. Je me demande si elle parle comme ça parce que c'est moi ou si elle fait ça avec tout le monde. Elle s'ouvre sans aucun complexe alors que c'est la première fois que nous discutons vraiment. Cette phrase a propos d'étoiles me fait aussi réfléchir. Si j'essaye de décrypter ce qu'elle dit, alors je pense comprendre qu'elle a une grande opinion de moi. Je me demande ce que j'ai fais pour mériter un tel intérêt, voir un tel compliment. J’effectue deux plus grandes enjambés pour me remettre a coté d'elle et commence a répondre :

- Tu sais, les étoiles ne sont pas très fortes. En vérité leurs corps est petit et plutôt fragile. Mais ce qui fait leurs beautés, c'est la luminosité qu'elles dégagent. Et la lumière est crée par la force de leurs courage, volonté, amour, joie, et pleins d'autres émotions. La force de leurs esprits.

D'un geste affectueux je pose le doigt au centre de son front, au même endroit qu'elle l'avait fait un peu auparavant envers moi, puis le remonte d'un coup en soulevant une mèche de cheveux :

- Et toi, tu as un grand esprit, alors tu serais sans doute une étoile très très brillante. Tu sais la force, ce n'est pas de mettre un coup de poing, c'est de savoir quand le mettre, avec sa tête.


Je ramène mon bras vers moi, plutôt satisfais de cette métaphore. Je l'ai approché et touché sans même y penser. Peut être qu'elle n'aime pas, je n'y ai pas réfléchis. Je garde ensuite le silence, attendant sa réaction.

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Mélisandre Aliev
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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Sam 25 Juin 2016 - 16:57

Ton petit prince affirme qu'il ne veut pas t'embêter. Tu ne réponds pas. Inconsciemment, il dois bien avoir compris que ses mots font tout sauf te déranger. Quoique dise ce garçon, tu l'écouteras, tu lui apporteras une réponse franche.
La douceur de ce jeune homme blond, tu la ressent comme une caresse sereine et apaisante. Tu t'ennuyais, il y a quelque temps, mais maintenant, tout ton esprit est en marche. Tu as été emplie de vie et tu le montres à celui que tu nommes innocemment à l'image de ce conte étoilé.
Quoiqu'il dise, tu restes positionné sur ton idée : il est fort et sa force l'effraie. Tu peux le comprendre, même si à toi, ça ne t'ai jamais arrivé. Ce serai présomptueux d'affirmer que tu n'as peur de rien, Mélisandre. Il y a bien une chose qui t'angoisse, secrètement. Ce n'est pas d'être crainte, d'être prise pour une jeune fille dérangée. Ce qui te fais peur, c'est cette sensation, la sensation que te fait ressentir ton coeur lorsqu'il est blessé, profondément blessé. Cet étouffement. Tu as tendance à trop vite donner ton coeur, Mélisandre, ne faisant pas nécessairement attention aux mains dans lesquelles tu le dépose, doucement. Si la main maintenant ce cadeau se met à le serrer, le tordre, tu t'en retrouves touchée, bien trop touchée. Dans ces cas-ci, c'est une facette bien plus lugubre de ta personnalité qui se montre. Ce n'est plus cette Mélisandre qui sourit tendrement. S'en ai une autre, plus imprévisible. En vérité, ce qui te fait peur Mélisandre, c'est toi.
Tu rejettes cette idée de ta pensée par un rapide mouvement de tête.
La voix du petit prince t'appelle, elle te sors de tes songes inquiétant pour te placer dans sa lumière, sa douce lumière. Ton regard glisse vers le siens. Il te demande si ton corps se laisse aller à des ballets. Tu secoues la tête de droite à gauche. Doucement Mélisandre, ne secoues pas trop tes idées. Le sourire du jeune garçon entraine le tien, machinalement.

« Mélisandre voudrait bien être une vraie danseuse, mais elle danse seulement dans sa chambre. Mélisandre étend ses bras pour toucher le ciel et les nuages et se plie au gré du vent, comme les vraies danseuses. »

La discussion à justement tournée sur le ciel.
Le ciel et ses étoiles. Ce ciel que tu aimes tant regarder, que tu ne te lasse jamais de regarder. Le petit prince s'ouvre peu à peu à toi comme tu le fais, c'est un échange, un partage. Tu apprends de lui, pouvant mettre des mots sur son visage que tu as observé secrètement depuis qu'il est revenu. Il est comme tu l'as imaginé, peut-être est-ce pour cela que tes yeux ne peuvent se défaire de son visage ? Peut-être est-ce un rêve, après tout. Peut-être que ton petit prince n'est encore qu'une de tes inventions.
Il parle. Tu l'écoutes, attentivement.
Il décrit les étoiles mieux que tu ne l'a jamais fait, il leurs donne une image encore inconnue à tes yeux, une image qu'il te fait découvrir par ces mots qui te bercent. Ton esprit rêveur est éveillé, il entend les mots du petit prince et les enregistre dans ta mémoire.
Il a réussit à te faire taire, brillamment. Soudainement, tu manques de mots. Les siens te suffisent amplement. La bouche entre-ouverte, comme si tu t'apprête à tout moment à faire une remarque, tu restes pourtant silencieuse. Les étoiles Mélisandre, elles sont maintenant dans tes yeux.
Tu sens un touché. Un frisson te parcours. Il venait d'approcher sa main pour la déposer doucement sur ton front, le touchant du doigt. Rien de brusque dans son geste, le petit prince continue d'agir avec bienveillance. Toi, tu es surprise, ébloui. Cette spontanéité dans son geste te prouve d'une part qu'il ne ressent aucune gêne envers toi et qu'il est finalement bien réel, ce petit prince. En même temps, il te parle. Il affirme que tu es une étoile, répondant à ce que tu lui avais dit précédemment concernant le fait que tu le voyait tel une brillante étoile. A ce qu'il dit, il te voit comme une étoile plus brillante encore.
Tu lui a dis que tu rêverais d'être une étoile. Il le sais. T'as t'il dit ça en prenant en compte l'impact que ça a sur toi, à ce moment ? Tu l'ignores. Mais il l'a dit, aussi sincèrement qu'il l'est depuis le début. Il crois en toi, en ton rêve. A ses yeux, tu es toi aussi une de ces belles lumières célestes. Ton sourire n'est plus, remplacée par une mine plus qu'émerveillée. Tu as entendu, Mélisandre ? Tu es une étoile.
Il continue ensuite, t'expliquant que ce n'est pas sa capacité à donner des coups qui font la force, mais le fait de savoir les retenir où les placer au bon moment. Tu acquiesses, doucement. Même si tu restes persuadée qu'il est fort, il a raison.
Après avoir laissé un court moment de silence, tu lui réponds avec ce franc-parlé candide qui t'es propre.

« C'est ce que Mélisandre dit. Le petit prince sait qu'il a de la force, pourtant il ne l'utilise pas pour faire n'importe quoi. Pourtant il pourrait le faire, montrer sa force à tout le monde. Mais il ne le fait pas. Comme le petit prince à dit, il a compris que le tournois était une bétise. »


Tu continues, un peu plus sûre de tes propos.

« Mélisandre ne pense pas que le petit prince n'aurait pas dû aller se battre. Aller se battre une fois lui a montrer que ce n'était pas bien, que ce n'était pas la bonne chose à faire. Alors le petit prince ne l'a plus fait parce qu'il l'a compris. En plus, si le petit prince ne se serait pas battu, Mélisandre ne l'aurait jamais vu et ça, Mélisandre ne veut pas. »


Tu es claire et sûre, encore plus maintenant.
Avoir sentit son contact t'a donné encore plus de rêves que tu n'en avais déjà.
Enfin, un sourire se dessine sur tes lèvres, un sourire sincère et purement heureux.

« Ce que le petit prince à dit à donner de la chaleur dans le coeur de Mélisandre, il lui a prêter un peu de sa lumière et lui a offert une place dans le ciel. Merci, petit prince. »

Tu soupires, un soupire cachant une joie ravivée et un petit rire discret.
Tu étais stoppé depuis qu'il t'a touché, tu ne bouges plus depuis ce moment où il a répondu à ton premier contact par le sien, bien plus doux, à son image.

« Mélisandre aime le ciel, très fort. »

C'est vrai, tu aimes le ciel. Tu le fais savoir au jeune garçon que tu accompagnes parce que maintenant, tu te sens totalement ouverte, à ses côtés. Tu as l'impression que tu peux tout dire, tout exprimer, il a eu l'effet d'un apaisement soudain. Toi qui pensait à tord que tu serais celle qui lui apporterai, en ce jour où il semblait fatigué, tu comprends finalement qu'il t'apporte plus encore.
Te retournant, lâchant finalement du regard le visage de Satoshi, tu continues cependant de parler en mettant tes mains devant toi pour mimer délicatement tes prochaines paroles, tu t'approches un peu plus du blondinet afin qu'il puisse lui aussi profiter du ballet que tu lui offre, plongeant à l'essence même de ton imagination.

« Mélisandre imagine que lorsque le ciel est bleu, c'est qu'il est heureux. Lorsque la pluie tombe du ciel, c'est qu'il est triste. Les couchers de soleil qui lui donnent sa couleur rose, c'est parce qu'il rougit. Comme toi, petit prince. Et la nuit, quand le ciel est étoilé, c'est qu'il nous prend tous dans ses bras pour nous faire dormir, avec lui. »


Tu baisse doucement les mains et retourne de nouveau ton visage gracile vers le sien, te noyant dans son regard angélique.
Pleine d'une fierté enfantine, tu affirmes :

« Alors, si Mélisandre est une étoile, elle veut être l'étoile du petit prince. Si le petit prince se sent dans l'obscurité, Mélisandre va l'éclairer avec sa lumière. Mon papa dit que si Mélisandre veut faire un vœu, elle peut l'adresser aux étoiles. Si le petit prince à un voeu, il peut l'adresser à Mélisandre. Mélisandre va être son étoile. »


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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Dim 26 Juin 2016 - 3:15

Quand je parlais de danse, comme d'un sport, c'est parce que j'ai eu une vision un jour. Le jour ou j'ai découvert le kung fu. De la même manière que Mélisandre m'avait vu deux ans plus tôt, moi, c’était sept ans avant la discussion que j'avais eu avec la jeune fille, que j'avais vu le combattant qui avait changé ma vie. C’était aussi durant un tournoi. Mais dans mon collège de province. Il était très rare que des tournois aient lieu dans notre établissement. D'une part parce que nous étions en rase campagne, et que ce n’était pas évident pour les combattants, et les autres écoles, de venir jusqu'à chez nous.

Également a cause du fait que nous ne contions pas énormément de combattants. Le collège ne comptait qu'un peu plus de cent étudiants après tout. Et enfin, a cause de la vétusté du complexe sportif. Ce n’était pas pour râler, mais il faut dire que les murs grinçaient, le toit avait de nombreuses fuites d'eau, le tatami était moisi, bref, ce n’était pas l'endroit idéal pour se battre en tournoi officiel, aussi bien que pour s’entraîner, et ainsi donc nos participants n'étaient pas très fort. Sauf un. Hikari. Il faisait du kung fu wing chun, seul dans son club, étant son propre maître, s’entraînant jour après jour en solitaire. J'ai entendu dire qu'il avait fallu de nombreuses demandes du conseil d'administration pour qu'il se décide a participer, mais il avait fini par accepter.

Je m'ennuyais ce jour la, et j'avais décidé d'y aller afin d'échapper a une énième séance d'aide aux devoirs. Nous avions la possibilité de sécher notre prochain cours a cause de cet événement exceptionnel. J'en avais profité, avait rejoins le dojo, prenant place dans un endroit tranquille, discrètement, histoire de ne devoirs parler avec personne. Je me trouvais, comme par un coup de pouce du destin, a coté de la partie consacré aux combats de kung fu. Et la, mon cœur fut subjugué, transfiguré, conquis. Cet homme. Il était fort. Oui. Il dosait ses coups d'une façon experte, sans la moindre crainte, la moindre peur. Il ne combattait pas son adversaire. Il le maîtrisait. Avec une facilité déconcertante. L'autre ne pouvait juste rien faire. Il subissait, frappait les coups qu'Hikari avait choisit de lui laisser faire, retenant les autres.

Puis ils finissaient tous au tapis, dans la même position de soumission honteuse, sans avoir eu la moindre occasion de se débattre. Et c'est la que la raison pour laquelle je pensais a ce moment depuis une minute, me traversa l'esprit. Lorsque son genou remonté devant son torse redescendait vers le sol, il ressemblait étrangement a un danseur. Et la j'avais compris. Son leger sourire en coin me le confirmait par la suite. Il jouait avec eux. Il dansait avec eux, dans une valse mortelle, dont lui et lui seul décidait du dénouement.

Je reviens sur terre. Je suis toujours avec la jeune fille aux yeux jaunes. Je me remémore ce que je viens de lui demander. Oui suite a cela j'ai observé un peu le club de danse, et je m'étais rendu compte que c’était un véritable sport, autant qu'un art. Une condition physique incroyable, une endurance indispensable était nécessaire. Et ce qui demande un effort, je le respecte. Une personne qui donne de son temps, de son énergie pour atteindre un but, même inaccessible, je le respecte.

Cette fille, Mélisandre, même si c'est un rêve inaccessible, je la respecte. Mais encore une fois je ne peux m’empêcher de sourire dans la façon dont elle en parle. Elle s’entraîne seule dans sa chambre, dans un ballet personnel, une danse adressé aux cieux, que ces derniers sont les seuls et uniques privilégiés a pouvoir contempler. Contempler cette fillette se débattre avec son corps charnu. Je lui souris en réponse a son explication, toujours plus de sourire, je ne peux m'en défaire a présent, et je répond en hochant affirmativement la tête afin de souligner mon propos :

- Je ne sais pas ce que tu penses être une vraie danseuse. Mais pour moi, quelqu'un qui se démène, encore et encore, et qui prend du plaisir dans son activité, est digne d’être appelé « une vraie danseuse ».


C'est bien vrai. De quel droit quelqu'un pourrait lui retirer cette appellation. Qu'est ce qu'un vrai sportif ? Un vrai écrivain ? La personne qui se noie dans son activité, est digne d’être un « vrai » selon moi. Et c'est amusant que la conversation enchaîne sans temps mort sur le ciel, et les étoiles, de la même manière qu'elle danse pour cet astre inatteignable. Elle veux aussi y être une entité propre. Son imaginaire tourne véritablement autour du plafond qui nous surplombes d'un regard goguenarde, mais d'une moue toujours bienveillante.

Elle ne s'en rend pas compte, peut être même qu'elle n'est pas toujours comme ça, mais lorsqu'elle commence a me parler une nouvelle fois de ma supposée force, je la trouve rayonnante de sagesse et de gentillesse. Elle n'a aucun mal a être l'étoile la plus éclatante de cette cour, au milieu de la mine sombre de tout ces étudiants en fin de journée, rentrant travailler les cours une journée déjà bien harassante.

Elle retourne mes propres paroles contre moi. Je tire légèrement sur le col de ma veste, légèrement gêné. Elle n'a pas tord. Je me contrôle pour l'instant. Je renferme cette violence martiale en moi, afin de ne pas la déverser sur de pauvres âmes innocentes, uniquement la dans un but jouasse. Dans un but sportif. Non, ce jour la j'y étais aller en mon âme et conscience. Je ne montre pas ma force a tout le monde, pas par sagesse, mais par obligation.

Comment pourrais me regarder en face en reproduisant des actes passés que j'avais juré de proscrire ? C'est impossible, le risque est trop grand. Oh douce Mélisandre, comme ta candeur me tord le cœur. Je me sens encore plus perdu qu'avant. Mais j'enfouis ce sentiment au fin fond de mon esprit. Après tout, ce n'est pas le premier débat que j'ai avec moi même, et ça ne sera probablement pas le dernier.

Lorsqu'une chaîne attache quelque chose, diminuer son emprise afin de voir le résultat, puis se dire qu'il fallait bien essayer, n'est pas une excuse face a la stupidité de tenter quelque chose de violent et dangereux. Il vaux mieux enserrer la chaîne le plus fort possible en priant pour qu'elle ne se brise pas.

Oui, sans faire le tournoi, je n'aurais jamais eu cette sensation de souffrance, de culpabilité, de pitié envers moi. Enlevez moi cette force qui gronde dans mon estomac comme un ogre démoniaque. Si je le relâche, qui pourra l’arrêter ? Pas même ma volonté ne peux diminuer la fureur roque qui grandit encore et toujours. Un jour il me faudra la relâcher, la combattre, mais a quel prix ? Je l'entend me dire que sans ce tournoi, elle ne m'aurait pas vu. Je suis satisfais que cet acte misérable ai eu le mérite de faire plaisir a quelqu'un, mais je ne peux considérer ça que comme une maigre consolation.

- Tu...tu as raison...aprés tout nous n'aurions peut etre pas parlé aujourd'hui.


Je bredouille, je balbutie, je rougis. Mes pensées se perdent encore un peu tandis que je la regarde, et qu'elle me regarde en retour. Elle semble parfois songeuse, parfois buvant mes paroles avec avidité, je ne sais pas vraiment sur quel pied danser. Alors je me repose sur toi petite danseuse, qui a l'air de bien mieux maîtriser ton jeu de pas. Elle semble d'ailleurs plutôt contente de ce que je lui ai dis plus tôt. Bien que son vocabulaire grandiloquent ne me permette pas de vraiment visualiser la puissance de ce qu'elle a ressentis, elle semble vraiment joyeuse maintenant, j'en suis content, au moins j'aurais eu le mérite de rendre quelqu'un heureux aujourd'hui, même involontairement.

Elle boit le ciel, elle vit le ciel, elle aime le ciel, centre géant de ses rêves éveillés. Et elle me le dit sans honte, sans rougeur, avec panache, et détermination. Elle me remercie alors, me surprenant légèrement. Je lui ai laissé une place dans le ciel dit elle, je lui ai prêté de mon éclat. Pourtant c'est elle qui m'irradit, me faisant sourire encore et encore.

- Allons, ne dis pas de bêtises, Mélisandre. Tu y étais bien avant moi. Et en venant me parler ce soir, c'est toi qui ma permis de voir ce ciel, ce monde dont je n'avais jamais soupçonné l'existence.


Ce n'est pas tout a fait vrai, et je me retrouve dans les paroles qu'elle évoque en parlant du ciel. Ses émotions changeantes, et la façon dont il le montre au reste du monde. Un rictus écarte une énième fois mes lèvres. Je pense souvent a cette rivalité avec le soleil pour parfaitement comprendre le sens de sa pensée.

- Tu vois, je n'aime pas beaucoup le soleil. Ses rayons m'attaquent constamment, j'ai souvent l'impression qu'il ne m'aime pas trop non plus, qu'il m'agresse. Mais il y a d'autre fois ou je pense qu'il ne fait pas ça méchamment, qu'il veux juste toujours me pousser a me battre pour pouvoir devenir plus fort. Car quand j'ai froid et que je suis fatigué, il vient me réchauffer, doucement, comme un ami. Tu as raison d'aimer le ciel, car lui ne te trahira jamais.


Alors elle danse avec ses mains, exprimant physiquement sa fierté enfantine qu'elle dégage avec force et humilité. Elle ne doute pas une seule seconde. Ce qu'elle dit, elle le pense, elle y croit, et c'est cela qui me fait m'ouvrir a elle. Il n'y a pas la place pour le mensonge ou la tromperie ici. Elle me fait confiance, et son visage se tournant de nouveau vers moi me le fait comprendre. Je ne peux pas rester en retrait face a elle, rien que pour montrer mon respect devant cet enfant ayant sa propre conception de la vie.

Elle parle, me demandant un vœu. De nouveau, en faisant mine de réfléchir, j'attrape une de mes mèches de cheveux d'une main, et l'une des siennes de l'autre, comme pour crée un lien entre nous, entre nos cerveaux, le genre de chose que deux enfants pourraient faire d'une manière très sérieuse. Je me suis arrété, elle s'est arrêté. Nous sommes immobiles dans cette échange verbale aussi philosophique qu'enfantin.

- J'étais fatigué ce soir. J'ai eu une journée épuisante. Mais quand tu es venu me voir, j'ai etais surpris. Puis tu as parlé, et tu m'as rendu joyeux. Alors si je dois faire un souhait, je voudrais que tu deviennes une belle danseuse qui touche le ciel de ses mains, afin que beaucoup te gens te voient, et qu'ils soient heureux a leurs tour. Je pense que c'est mon vœu, si tu l'acceptes bien entendu, ma belle étoile.

Je suis souris sincèrement, en relâchant lentement le lien que j'avais crée ensemble. Je n'ai vraiment pas l'impression d’être avec une adolescente, et tout ce que cela comporte. Je suis transporté dans un conte pour enfant, en compagnie de sa jolie petite princesse

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Dim 26 Juin 2016 - 13:41

Ton coeur, Mélisandre. Ton coeur te demande à cet instant ce qui cause son accélération, la raison de cette vague d'euphorie silencieuse qui monte peu à peu en toi. La raison est simple, c'est lui, ce petit prince.
Tu n'es que très peu flattée dans ta vie, la plupart du temps lorsque tu exposes tes rêves, on t'écoutes simplement. Satoshi y croit, à tes rêves. Tu y crois alors mille fois plus. Est-ce véritablement une bonne chose ?
Des rêves, tu en aurais des milliers à lui raconter, plus invraisemblables les uns que les autres. Pourtant, c'est celui de devenir danseuse de ballet qui c'est échappé en premier. Tu lui à expliquer que dans ta chambre, lorsque tu en a l'occasion, tu mets en marche la musique de ton esprit et te mets à danser gracieusement. Très vite, tu es fatiguée. Ta corpulence en est pour beaucoup. Ah ce corps qui est incapable de te suivre, il est bien la seule chose qui te pousse à rester un tant soit peu dans la réalité.
Ton petit prince te l'a dis, tu es une vraie danseuse. Ton coeur se réchauffe encore plus, ces mots t'ont touchés, toi, petit être rêveur.
Les mimiques du jeune garçon, tu les remarques et les mémorises, ils sont ce qui te permet d'entendre les mots qu'il ne prononce pas. Tu lui souris comme il te sourit. Ce petit prince est obligée de te faire sourire, il est adorable. Tu ne peux t'empêcher d'éprouver de l'affection à son égard, et ses mots ne font qu'accentuer ces sentiments.
Bredouillant, il t'affirme que tu as raison, que sans ce tournois vous ne vous seriez jamais rencontrer. Tu n'en es pas si sûre finalement, peut-être que vous vous seriez rencontrer dans une situation différente. Mais tu ne le souhaites pas. Tu veux que cette situation soit la seule et unique, celle qui t'a permise te t'ouvrir à ce petit prince longtemps observé en cachette. Celle qui t'a permise de découvrir que ce petit prince est encore mieux que ce que tu avais imaginés. Il est mieux oui.
Envers toi, il est doux et sincère. Et ça, rien que ça, ça suffit à ton coeur pour te chuchoter de continuer à être à ses côtés.

Vous parlez désormais du ciel, tu viens de lui avouer avec toute ton innocence le fruits de ton esprit. Il l'accepte, il t'écoute respectueusement. Jamais depuis que tu as commencé cet échange tu as vu un regard méprisant où même incrédule dans ses yeux, il est toujours aussi gentil. Il écoute tes mots sans les juger, il y répond par les siens, que tu écoutes à ton tour. C'est un partage.
Il te dis que tes mots lui ont ouvert les portes d'un univers encore inconnu pour lui. Et oui petit prince, bienvenu dans l'univers de Mélisandre.
A ta poêtique explication des aléas de ton bien-aimé ciel, il te répond en évoquant le soleil. Evidemment que le soleil cherche à l'éblouir, il est jaloux. Jaloux que ce petit prince soit presque aussi lumineux que lui, jaloux que ton petit prince soit un soleil, lui aussi. Finalement, il t'apprends que le soleil se montre parfois agréable. Tu le comprends, ce soleil, même lui se sent obligé d'aimer le petit prince. Tout le monde est obligé d'aimer ce petit prince, comment ne le pourraient-ils pas ?
Il compare toute son explication avec ton amour pour le ciel. Le ciel ne te jalouse pas lui, il te protège, tu es l'une de ses étoiles, c'est ton petit prince qui te l'a dit.
D'ailleurs, tu viens de lui accorder un voeu, il réfléchi, tu attends.
Sa main s'approche de son visage, tu la fixe légèrement surprise. Ses doigts viennent attraper l'une de tes mèche de cheveux blanc afin de la lier avec l'une de ses mèches de cheveux à lui. Le blanc et le doré s'attachent, forment un lien.
Ton fin visage d'enfant prend ce geste très au serieux, tu fixes Satoshi qui lui aussi semble serieux, ton regard se plissent très légèrement, esquissant un sourire tendre. Il te parles, tu te laisse porter une nouvelle fois, le coeur serré. Il comprend ton monde, il agit de manière à ce que tu puisses le comprendre, il utilises des gestes que tu associes à ton univers rêveur. Ce petit prince, il te chamboule maintenant, Mélisandre.
Il affirme que tu l'as rendu joyeux, tu t'en retrouves encore plus heureuse. C'est ce que tu voulais, avant tout, et tu as réussi brillament, petite étoile.
Il formule son souhait, tu lui prête une oreille soigneusement attentive, prête à entendre ce qu'il désire.

Tu restes bouche bée, litérrallement. Il vient de toucher ton coeur au plus profond. Alors que son souhait aurait pû lui permettre d'exposer l'un de ses rêves, il a choisit de l'utiliser pour réaliser l'un des tiens. Tu restes sans voix, il vient littéralement de 't'éblouir, ce lumineux petit prince.
Il te le dit sans gênes, tu es son étoile, maintenant. De nouveau, ton coeur se demande les raisons de cette sensation agréable qui t'enivres. C'est chaud et réconfortant. Jamais personne ne t'avais adressé des mots aussi doucereux et sincère. Ton esprit d'enfant si facilement sensible est percé à jour.
Satoshi relache doucement ta mèche de cheveux qui retombe sur ton épaule. Tu suis le mouvement de cette mèche du regard, cette mèche qui a servit à établir la liaison entre toi et ce garçon. Après t'être tue depuis tout ce temps, tu articules finalement des mots murmurants.

« Le coeur de Mélisandre, il.. »

Tu ne termines pas ta phrase, tu ne sais quel mot utiliser pour décrire au mieux ce que tu ressens. Tu n'as pas envie de finir cette phrase parce que tu veux que rien ne se finisse, que ce moment soit éternelle. Le moment du petit prince et de son étoile, un moment inconnu dans les contes puisqu'ils vous appartient à vous seulement.
Un sourire vient finalement se dessiner sur ton visage, un très large sourire. Tu relèves doucement les yeux, encore berçée par les chants de ton petit coeur touché. Tu regardes à présent Satoshi. Mélisandre, tu te sens apaisée comme jamais il ne l'a été, il semble t'avoir simplement et ce grâce à un seul touché atténuer les divagations de ton cerveau.
En guise de première réponse, tu ne trouves rien de mieux à faire que d'hôcher la tête, de haut en bas, quelque peu intimidée.
Il souhaite que tu deviennes une danseuse étoile, tu t'imagines comme telle. Ton sourire persiste, tu doutes qu'il puisse disparaître un jour.

« Mélisandre fera tout pour réaliser le voeu de son petit prince. Elle dansera pour lui. Est-ce que le petit prince continuera de la regarder ? Peut-être même qu'il voudra bien danser avec elle, un jour. »

Il fallait bien s'y attendre, utopiste rêveuse que tu es. Il fallait s'attendre à ce que ton coeur infantile nourrisse maintenant des espoirs qui vont te pousser à t'attacher à ce petit prince.
Le petit prince ne se doute pas d'à quel point tu peux être attachée à quelqu'un, a quel point tu te sens maintenant liée à lui.
Le temps semblait s'être arrêté à ses côtés, pourtant les minutes s'écoulaient bien. De puis combien de temps parliez-vous ? Une heure ? Deux jours ? Tu l'ignores, tu t'en moques.
Ravivée par ses mots qui t'ont redonné une énergie impressionnante, bien que tu n'en ai jamais manqué de toute façon, tu te soulèves sur la pointe des pieds pour te remettre à plat, simple mouvement qui exprime ta joie.

« Un jour, Mélisandre emmènera le petit prince dans le ciel, pour qu'il puisse toucher les étoiles et se mettre à côté du soleil. Quand il regardera le monde, il lui semblera tout petit. Mais après, Mélisandre sera obligée de le redescendre, elle n'a pas le droit de priver le monde de son petit prince, le monde serait bien trop triste après.»

Ton petit corps gracile sautille jusqu'au bras de Satoshi pour s'y accrocher. Comme dit précedemment, il est trop tard pour lui, tu viens de t'y attacher, littéralement. Tes mains ont entouré son bras sans pour autant le serrer, tu aurais bien trop peur de lui faire du mal. Tu as simplement envie de ressentir son ora bienveillante. A côté de lui, tu sembles encore plus petite, mais peu importe à tes yeux. Tu le regardes et lui sourit, amusée. Il t'a maintenant réveillée ton côté insousciant.
Peut-être vas-tu le gêner, peut-être aurais-tu dû lui demander avant de le saisir ainsi, mais ta spontanéïté passe avant toutes les choses qui se rapportent aux bonnes moeurs. Demander un contact, ça lui fait perdre de sa surprise, ça le rend moins innatendu et plus prévu.

« Alors petit prince, parle à Mélisandre de toi. Elle savait que tu es fort et maintenant elle sait que tu es gentil, et doux. Mélisandre t'a dis son rêve et tu l'a écouté, tu lui a dis des mots qui ont enveloppé son coeur dans une couverture toute douce. Maintenant c'est à ton tour de dire ton rêve à Mélisandre. Elle l'écoutera très attentivement petit prince, c'est promis.»


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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Lun 27 Juin 2016 - 2:11

J'ai sentis un changement dans la façon qu'elle me regarde. J'y suis peut être allé un peu trop fort. Captivé par cette grande enfant, j'ai oublié ou nous nous trouvions, qui nous étions. J'avais oublié que j'étais un garçon de dix sept ans, et qu'elle même avait déjà seize ans. Déjà, ou alors seulement. J'ai l'impression de voir une petite fille parler d'une sagesse que je n'atteindrais jamais. Finalement, a quoi bon être grand. Il y a une expression courante qui est « la vérité sort de la bouche des enfants ».

Et bien je pense qu'elle existe en partit a cause de cette fille aux grands yeux jaunes. Elle ne dit jamais rien d’insensé. Prit simplement, ses mots ne sont qu'un délire idyllique d'enfants, mais bizarrement, je ne sais pas si je suis bizarre ou si elle fait en sorte que je puisse comprendre ce qu'elle veux dire, mais tout ces mots me parlent parfaitement. Ils me font même me poser des questions, me renvoient a certains souvenirs de mon passé que j'aurais voulu enterré. Mais il ya certaine chose qu'il est bon de ressasser de temps a autre.

Car c'est bel et bien le passé qui fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Et quand je regarde l'adolescente qui se trouve a mes cotés, me dévorant du regard, m'invitant a continuer de parler, je me demande bien ce qui a pu créer cette personne, et cette facette étrange qui m’envoûte littéralement depuis une quinzaine de minutes.

J'étais différent avant. Je n'avais aucune difficulté a dialoguer avec les autres, j'allais même très souvent de l'avant avec eux. Je riais beaucoup, avec ma mère, mes amis. Mon amie surtout. Mais je ne l'avais pas vu depuis très longtemps. Si j'avais continué de partager mes journées avec elle, tout aurait peut être était différent.

La violence, la haine, les crises, le sang. C’était ça mon passé. Qui m'avait rendu distant, fuyant avec les autres êtres humains. Bien que cette tendance commençait a changer, je n'avais pas cette facilité, cette avenance qui me caractérisait il y a de cela une dizaine d'années. Mais aujourd'hui, j'avais Aslinn. Et mes amis, et ma mère. Je ne suis pas seul. Je ne suis plus seul. Et le démon gronde, mais est réprimé. Voila pourquoi je ne dois pas attiser sa colère. Continuer de marcher avec douceur, sans le réveiller, sans le faire bouger, sous peine de, comme la fois avec Zakuro-san, le laisser sortir, éclatant sa haine.

Et je suis comme ça. Mais elle, qu'est ce qui fait qu'elle est aujourd'hui comme ça ? Ce n'est pas vraiment une critique, je la trouve adorable, mais etre aussi enfantine...il doit y avoir une raison, que je ne lui demanderais sans doute pas. Elle a le droit d'avoir son secret, ses secrets. J'ai quand même du mal a me rendre compte que je ne la connais que depuis...cinq minutes ? Une dizaine de minutes ? Mais elle lit en moi, et se me parle d'elle d'une façon qui me donne l'impression qu'elle est presque une hallucination, une partie de moi qui vient de sortir grâce a la faiblesse de mon corps, suite a la fatigue de la journée, et qui gambade autour de moi, jouant avec moi, me souriant. Mais ce n'est pas possible. Enfin...je crois.

C'est son visage qui me fait revenir sur terre. La façon dont elle me regarde me bouleverse encore un peu plus. J'ai l'impression que je viens de lui faire une promesse incroyable. Je suis le père noël, le vingt cinq décembre, qui vient lui donner son cadeau en personne. Elle en perd ses mots. Elle essaye tant bien que mal de balbutier quelques mots, son cœur....oui je crois que ça la vraiment touché, plus que ce que je pensais. La question que je voudrais éclaircir, c'est encore une fois savoir si elle est toujours comme ça, ou si mes mots ont un vrai impact sur elle. Je me fais peut être des idées et elle n'est pas différente de d'habitude. Je ressens bien la différence de savoir que j'ai d'elle et elle de moi, a cet instant précis. Mais elle reprend la parole.

La danse encore, ce que j'ai dis la semble vraiment lui avoir coupé la parole, même les pensées. Je suppose qu'en me demandant un vœu, elle ne s'attendait pas du tout a cela. Ses yeux sont écarquillés....non, tout son visage exprime la surprise de cet instant. Elle a du mal a retrouver la faculter de parler, mais elle y parvient finalement. C’était dur, mais elle y arrive. Elle fera tout pour y parvenir, juste pour moi. J'en suis honoré, je pensais conforté sa propre volonté de l’être, pas la mienne, mais si cela peut lui être utile alors j'en suis heureux. Elle rajoute alors que nous pourrions même danser ensemble. Je rougis. Ce n'est vraiment vraiment pas une bonne idée. Je présume que pour quelqu'un de timide, danser est la pire des tortures. Enfin, si il n'y a qu'elle et moi, et que cela lui fait plaisir, après tout pourquoi pas....mais me voilà encore a penser a des choses qui ne ce font pas après une rencontre de quinze minutes...je m'imagine dansant avec elle, sa petite main dans la mienne, dans une valse improvisée, parfaite. Je rigole lentement, sans parvenir a le dissimuler a la jeune fille. Je serais vraiment ridicule je pense, je ne peux vraiment pas lui faire cette promesse, c'est sur, alors je pars sur autre chose :

- Et bien, c'est mon vœu non ? Donc forcément que je continuerais a regarder si il se réalise, mais de toute manière, même sans en avoir fait le vœux, si tu souhaites que nous soyons ami, alors je te regarderais autant qu'il m'est possible de t'observer. Enfin, nous le sommes déjà, ami, n'est ce pas ?

Je lui souris a nouveau. C’était sans doute un peu maladroit. Je ne veux pas briser ce que nous venons de former, mais lui promettre une danse, c'est comme accepter de faire une roulette russe avec cinq balles dans le chargeur, et me faire passer en premier. C'est du suicide pur et simple. Et si je fini par briser l'image qu'elle a de moi a cause d'un simple pas de danse je m'en voudrais je crois. Enfin, surtout mon égo qui ne s'en remettrait jamais, étant déjà au plus bas une grande partie du temps.

C'est vraiment le ciel qui capte le plus mon attention. Plus je l'écoute, et plus je découvre que nous avons la même vision, a certains écarts. Le ciel a une entité propre, et j'en suis presque persuadé moi même. Depuis longtemps, quand je le regarde j'ai l'impression qu'il comporte des choses, qu'il sait des choses que nous autres simple mortel ne parvenons pas a distinguer. Elle est attendrissante avec cette histoire de m'y emmener.

Elle a raison, tout doit être extrêmement petit vu d'en haut, mais pour le coup, je ne suis pas sur que ce monde soit ravit de me revoir. J'hésite a ce que je dois lui répondre, ne voulant pas heurter les sentiments qu'elle a mit dans cette invitation supplémentaire envers moi. C'est ce qu'elle semble faire depuis le début, m'inviter a être en confiance avec elle, elle est gentille avec moi, a sa manière, elle me sur-complimente de sa façon enfantine. Et je n'ai ni le cœur, et surtout ni l'envie d'aller a l'encontre de cette ardeur.

- J'en serais très heureux. Je me demande bien a quoi ressemble la terre vu de ce point, et surtout, a la sensation d’être l'égal du soleil. Tu sais dés fois je suis jaloux. Il m'attaque sans que je puisse me défendre, il est vraiment taquin. Et ne crains rien pour le monde, il se porte tout aussi bien sans moi, peut être mieux même. Nous pouvons rester dans les cieux autant de temps que nous le voulons.

Alors que je lui répond, elle m'attrape le bras, l'enlace comme si elle souhaitait ne jamais me laisser ma liberté, comme si sans moi, elle s’apprêtait a chuter vers le sol dur et menaçant. Cela ne me gêne pas. J'aurais pu l'éviter, mais je ne l'ai pas fais, car cette fille, comme toute les personnes que j'ai rencontré depuis ma naissance, fait partit de mon univers.

Et contrairement a beaucoup d'autre, elle ne semble pas vouloir se moquer de ma blondeur singulière, ou du fait que je ne vais pas beaucoup vers les autres. Ici, je ne suis qu'un prince, et inconsciemment, j'aime ce statut. Mon orgueil sans doute, chose que je ne perçois que très rarement chez moi. Elle me questionne ensuite, se collant littéralement a moi. J'ai l'impression d'avoir une sœur. Je crois que c'est ça, cette sensation qui fait que je me sens proche d'elle. La petite sœur d'Hikari, Riko, la petite sœur que j'ai toujours voulu avoir. Elle est la, juste contre mon bras, me parlant sans aucune pudeur. Je ne peux pas la repousser, au contraire, je ne peux que l'attirer encore plus vers moi souriant.

- Que pourrais je bien te dire sur moi ? Je ne suis pas très intéressant, un simple étudiant....mais je peux te donner les informations que tu as toi même donné sur toi. Je vais avoir vingt ans l'année prochaine. Et je fais du droit pour...ahah...je ne sais pas vraiment pourquoi en fait.

Je palis a cette pensée. Mes objectifs, liés a cette filiere, me font trop peur pour que j'en parle a voix haute. Je rougis en plus suite a ce qu'elle a dit. Moi, gentil et doux ? Je pense bien ne pas etre méchant, mais de la a me le dire comme ça sans sourcillé, je suis un peu prit de court.

- Je...je n'ai pas vraiment de rêve....que tu réalises les tient m'ira parfaitement, douce Mélisandre.

Si j'en ai un, je ne parviens pas a savoir a quoi il ressemble, j'en vois l'ombre, l'esquisse, mais je n'arrive pas a entrevoir davantage que ses contours.

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Mar 28 Juin 2016 - 12:56

Au bras de ton petit prince, tu te sens protégée. Pourtant Mélisandre, tu n'as pas besoin d'être protégée, de quoi que ce soit, alors pourquoi t'es-tu accroché à lui ?
Avec des personnes comme Satoshi, tu te sens adoucit, pouvant exprimer tes chimères sans retenues. Il y crois, à tes fabulations, il y répond même. Tu es protégée et amie avec un ange gardien, c'est la sensation que tu as. Un petit prince auquel tu as ouvert ton esprit, et ton coeur.
Il te l'a dit, vous êtes amis. Tu n'as pas répondu à cette remarque d'ailleurs, bien trop occupé à enchainer sur d'autres choses. Il t'a promis les étoiles, tu lui promet le ciel. Tes dires semblent l'avoir enchanté puisqu'il s'y porte, te disant qu'il serait heureux que tu l'emmènes toucher le ciel et que vous pourriez y rester tant que vous le voulez. Le monde n'en aura que faire, le temps également, vous ne seriez que tout les deux, toi et lui, dans un ciel qui tantôt rougira, tantôt vous prendra dans ses bras pour vous endormir. Ah cette image Mélisandre, comme elle te semble belle.
Fière Mélisandre, tu te sens fière de pouvoir marcher aux côté d'une personne aussi belle que ce jeune garçon. Toi, l'étrange petite fille aux cheveux blanc, aux côté d'un prince à la chevelure d'or. Tu es la rêverie, il est la raison, pourtant depuis le peu de temps que vous vous parlez, tu l'entraines doucement à rêver, comme toi. Tu veux qu'il soit comme toi, qu'il voit comme tu vois. Non pas que tu penses que ta vision est la meilleure, bien que ce soit légèrement le cas, tu te dis surtout que ta vision fais de toi ce que tu es. Tu es consciente que tu n'es pas comme les autres, tu es consciente qu'au lieu d'avoir les pieds sur terre, tu as la tête dans les nuages. Enfin non, les étoiles. Mais tu es heureuse comme ça Mélisandre, et tu veux aussi que ton petit prince le soit. Aussi, tel le serpent qui a entrainé Eve, tu t'accroches autour de lui et lui murmure tes idées.
La tête relevée vers lui, tu attends qu'il réponde à ta question, celle où tu lui demandes de te dire qui il est. Tu veux savoir, tu veux tout savoir. Sa première phrase fait que tes sourcils se courbent de nouveau, il te dit qu'il n'est qu'un "simple étudiant". Tu l'aurais bien stoppé, lui répétant encore et encore qu'il n'était pas un simple étudiant, mais il continue, alors tu retiens tes élans.
20 ans, c'est l'âge qu'il a. Tu n'es pas nécéssairement surprise, tu avais bien remarqué que les traits de son visages étaient plus mature que les tiens et ce quand bien même ils sont fins et doux. Vingts ans, c'est l'âge parfait d'un petit prince, un âge tout rond.
Lorsque toi, tu auras vingts ans, tu te sentiras vielle, tu auras un pied dans le monde adulte mais jamais tu ne changeras ce que tu es, tu le sais d'avance. Que tu ais vingts, quarante ou cent ans, Mélisandre restera Mélisandre.
Pourtant, les vingts années de ton interlocuteur pourtant, tu ne vois pas ça comme un signe de viellesse. Ton petit prince n'a rien de vieux où d'adulte, pas encore.
Satoshi t'affirme qu'il étudie le droit sans même qu'il ne sache pourquoi. Tu glousses discrètement et c'est à cette dernière remarque que tu décides de répondre dans un premier temps.

« Mélisandre aussi fait des choses sans savoir pourquoi, des fois c'est seulement aussi qu'elle oublie. »

Tu sembles amusée, te rapelant toutes les fois où tu te retrouves devant un placard ouvert sans savoir ce que tu venais y faire.C'est à ce genre de chose que tu pensais à ce moment, pas à tes études. Tes études, tu y portes un interêt seulement quand tu y es, quand tu es assise sur la chaise, le reste du temps tu sembles même oublier que tu es dans une école et pas un monde imaginaire.
Tu as demandé le rêve de ton petit prince, il hésite. Comment peut-il hésiter sur ses rêves ? Peut-être en a-t'il trop, comme toi ?
Tu ne sais pas, mais dans tout les cas, il te rend de nouveau étrange, te faisant baisser la tête et les yeux. Il souhaite que tu réalises tes rêves, de nouveau. Mélisandre, ne serait-ce pas du rose qui colore tes joues blanches, en ce moment ?
Tu réponds, les yeux sur le sol, avec une petite voix discrète et presque boudeuse, comme si tu te sens obligée de justifier la douceur dont t'a affublé ce jeune garçon blond.

«Si Mélisandre est toute douce, c'est parce qu'elle met de la crème, et de l'après-shampoing au miel dans ses cheveux. »

Même si il ne semble pas que ce soit cette douceur dont parlait ton petit prince, tu ne t'étales pas d'avantage là dessus, au contraire, tu sembles avoir envie de changer de sujet le plus vite possible pour que ces joues chaudes et roses redeviennent de leur couleur naturelle.

« Le droit petit prince, c'est pour devenir un juge ? C'est ce qu'il faut, un petit prince doit toujours porter un bon jugement à ses sujets, comme ça ils l'aimeront encore plus puisqu'il sera sage. Oh petit prince, ne sois pas non plus trop sage, sinon l'ennui vas vite venir te voir et l'ennui, il est vraiment pas drôle. »

Tu relèves finalement la tête assez vivement, une lueur malicieuse dans le regard.

« Depuis tout à l'heure, Mélisandre essaye de mettre tout son poids sur le bras du petit prince mais il est trop fort pour elle, il n'est même pas un tout petit peu embêté ! »

Bien entendu, par "tout à l'heure", tu entends "depuis 30 secondes". Tu n'as plus la notion du temps et même si tu ne l'a jamais vraiment eu, c'est encore pire depuis que tu es avec lui.
Pour toi, ce n'est pas un ami d'un quart-d'heure, c'est un ami de longue date. C'est ton coeur qui te le dit, il te dit que ce garçon est loin d'être un inconnu puisqu'il y a déjà une place, dans ton coeur.
Ton sourire est revenu, plus présent cette fois. De nouveau, une vague de bonne humeur t'a envahi, tu dégages donc les cheveux qui ont décidé de se glisser un peu partout sur ton visage en un mouvement de tête énergique et tu regardes droit devant toi, annonçant à ton petit prince.

« La mission de l'étoile Mélisandre est de trouver un rêve pour son petit prince, même si elle est déjà sûre qu'il en a un, dans son grand coeur tout chaud, mais peut-être qu'il c'est caché parce qu'il est encore endormi. »


Tes aléas enjoués ne s'arrêtent pas là, ils ne s'arrêteront pas de suite, il a réveillé bien trop de chose en toi pour que tu puisses les stopper d'un coup, ça ne marche pas comme ça chez toi, Mélisandre.
Te revoilà donc partie à l'incendier de question sur sa vie.

« Est-ce que le petit prince habite avec son papa et sa maman ? Est-ce qu'il a un frère ? Mélisandre aimerait avoir une petite soeur, mais ma maman ne veut plus. Mélisandre est sûre que si son petit prince est le grand-frère, ses petits frères et petites soeur ont de la chance. Mélisandre elle n'a que Cassandre, sa poupée, et Princesse Sarah, son poisson. Est-ce que dans le chateau du petit prince, il y a des pégases ? Mélisandre aime beaucoup les pégases ! »

Ton merveilleux sourire se dissipe un peu, laissant place à un autre, plus discret et calme. En baissant de nouveau ta petite tête, tu ricanes et resserres tes mains autour du bras de Satoshi en les joignants.

« Mélisandre s'excuse, Mélisandre est toute joyeuse à cause du petit prince..»

"A cause" ou "Grace", tu n'as pas su trancher au moment de sortir ta phrase. Etre si gaie et réjouie ne te dérange pas forcément même si tu n'en a pas l'habitude, tu te dis surtout que dans ces moments là, tu peux facilement devenir fatiguante, autant pour toi que pour les autres. Mais comme tu l'as dit, ce n'est pas de ta faute.

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Mer 29 Juin 2016 - 15:31

La vie est une chose amusante. Il y a parfois des événements, des concours de circonstances qui font que les journées s'embrument ou s’éclaircissent, sans avoir la seule possibilité d'influer en quoi que ce soit sur ces événements aléatoires. Elle est la, se tenant a mon bras, l'événement que je n'avais pas prévu dans ma journée proche des portes de l'enfer brûlant. Enfermé dans cette salle sombre, atone, avec pour seul réchauffement la voix criarde d'un homme aussi perdu que moi dans les méandres de la fin du monde, j'avais cru pouvoir ensuite goutter a une fin sans douleur. Je n'avais toutefois pas prévu qu'un petit ange aux cheveux argentés viendrait me tirer non sans mal des griffes de la souffrance et surtout de l’ennuie, m'offrant une occupation divinement appréciable. A aucun moment depuis son arrivé je ne me suis ennuyé.

La fatigue n'est plus qu'un lointain souvenir a présent. Comme si elle venait avec une plume écrire les pages vierges qui m’oblitéraient jusqu'à présent, me laissant me concerter lentement, me révélant des choses interdites que moi même j'ignorais sur le monde aux alentours. Elle m'en parle comme d'une évidence qu'elle seul connaît, avec son bagout et sa façon de parler particulière qui me font tantôt sourire, tantôt frissonner. Elle parle d'une façon très enfantine, qui sonne dangereusement vraies a mes oreilles.

Peut être qu'elle est une envoyé divine que seul moi peux voir et comprendre. Que les cieux l'ont envoyé afin de contrebalancer le démon qui a gâché ma vie. Cette entité que je ne saurais reconnaître aujourd'hui en la voyant, qui avait décidé de passer son courroux sur moi et ma douce mère. Je me demande bien ou elle peux bien être. Personne ne l'a sans doute tuer depuis le temps. C'est quelque chose que seul le descendant de Ashura peux faire, tuer un Ashura-ô n'est pas une partie de plaisir. Mais le petit ange est peut être ici pour m'indiquer la voie. La façon de pouvoir m'en sortir face a cet être démoniaque.

D'ailleurs depuis quelques secondes, je sens sa prise s'intensifier, comme si elle était petit a petit apeuré que je décide de la laisser tomber. Mais tout en sentant son poids de plus en plus présent contre mon corps, je l'entend ricaner. J'ai du dire quelque chose qu'elle trouvait amusant, sans doute ? Je ne m'en rend pas toujours compte, cela m'est déjà arrivé avec d'autre personne de dire quelque chose de drôle sans m'en rendre compte, pensant juste parler normalement. Mais elle semble vraiment trouvé amusant ce que je viens de dire. Je tente de me remémorer ce que j'ai pu dire d'amusant quand elle prend la parole, en me disant qu'elle oubli souvent des choses, qu'elle fait des activités sans savoir vraiment pourquoi.

Je ris a voix basse a mon tour. Elle a l'air tellement dans la lune que cela ne m'étonne pas d'avoir cette révélation. Cela lui donne au contraire un coté encore plus mignon. Je n'ai pas vraiment dit ça dans le même sens qu'elle, c’était plutôt dans une idée de «c'est parce que je n'avais pas d'autre idée », mais ce n'est pas important de lui souligner, la scene est trop amusante. Je me penche un peu sur le coté, afin que mon visage approche du sien, surtout de son oreille, et je lui murmure lentement, comme dans une confidence :

- Je vais te dire un secret que tu ne dois dire a personne....j’oublie beaucoup de choses, et je suis très très souvent en retard. J'ai failli rater certaines années d'études a cause de ça.


Je lui fais un clin d’œil, nous avons un secret en commun maintenant, le lien est forgé, nous ne pouvons plus annuler tout ce qu'il vient d'arriver, mais vu comme elle s’appuie sur mon bras, je doute que cela lui soit passé par l'esprit, de partir sans se retourner, de ne plus jamais me ré adresser la parole. D'ailleurs pourquoi l'a t'elle fait a la base, si elle voulait me regarder en secret, pourquoi soudainement ce changement d'avis, le fait qu'elle soit venu jusqu'à moi.

- Mais Mélisandre, pourquoi tout a coup aujourd'hui tu as décidé de venir me parler ? J'ai fais quelque chose d'inhabituel ?
Je la regarde en posant la question, remarquant soudainement qu'elle a baissé les yeux, ses petites joues pales rosissant visiblement, sans contestation possible. Je ricane sans pouvoir m'en empêcher, pour une fois les choses sont inversés, ce n'est pas moi qui a le sang remontant au niveau des joues. Encore une fois j'ai du dire quelque chose qui a changé son émotion, je devrais vraiment faire gaffe a ce que je dis, sous peine de la vexer pour de bon a un moment donné. Je l'aime bien ce petit ange, je n'ai pas vraiment envie de la voir disparaître dans les cieux, ma journée était tellement morne, qu'elle est une véritable bouffée d’oxygène. Elle me parle de miel et de crame. J'ai du mal a faire le lien avec la conversation, puis enfin, fais le rapport, je souris en faisant comme si rien était :

- Oh je vois, c’était donc la douce odeur du miel qui émanait de ta chevelure, je savais bien que c’était une odeur agréable.

J’appuie sur sa joue du bout de l'index tout en parlant, toujours en ricanant mi moqueur, mi sincère. Je n'avais pas du tout fais le lien avec le miel, mais elle n'a pas vraiment besoin de le savoir. J'écoute ce qu'elle dit ensuite par rapport au droit. C'est amusant qu'elle m’ait surnommé petit prince sans savoir que je faisais ces études, et qu'elle parvienne a le reprendre avec ce que je lui dis depuis que nous parlons. Elle percute vite, et son imagination suit facilement ses paroles. Elle n'a pas tord, un Prince a pour devoir de juger les autres, mais ce n'est pas vraiment pour cela que je fais ce métier.

- Tu as raison, je ne suis pas encore sur mais je voudrais peut être devenir juge. J'aimerais bien punir les gens qui font de grosses bêtises. Et ne sois pas trop dur avec l'ennuie, Mélisandre, car il peux parfois être un bon ami, quand les choses vont mal. Si même l'ennuie sans va, alors tu te retrouve vraiment tout seul.

Je baisse la tête. De grosses bêtises. Comme ce qu'a fait mon père. Il a pu partir du pays sans soucis, impuni, sans même s'excuser, dire qu'il s'en voulait d'avoir faire ça. Dire a ma mère qu'il l'aimait. J'aurais du le tuer ce jour la, mais qui aurait pu s'occuper de ma mère ? Et puis de toute façon comme si j'avais les moyens de mettre fin a ses jours. Et c'est ma mère qui s'est occupé de moi, pas l'inverse. Heureusement que parfois je m'occupais a m'ennuyais, sinon les journées auraient était vraiment longue.

Elle relève la tête vers moi, me sortant de mes pensées. Une lueur malicieuse dans le regard, elle me dit que depuis quelques instants, elle s’appuie de toute ses forces pour essayer de me donner du mal. Me dire qu'elle met tout son poids sur moi actuellement me fait me dire qu'elle est vraiment plutôt frele. Mais l'attention qu'elle y a mit me fait fondre une fois de plus. Je la trouve beaucoup trop mignonne vraiment, cette petite étoile.

- Je fais semblant de ne pas le sentir, mais depuis peu je met toute ma force pour résister a ton éclat, petite Mélisandre. Asseyons nous un peu si tu veux.


Je lui désigne un banc, et y prend place, sans pour autant qu'elle me lâche le bras.

- D'ici, les gens ne font pas attention a nous, mais nous, nous pouvons les observer tranquillement tu vois. C'est un peu un endroit secret ou nous sommes en sécurité.

Elle me dit qu'elle veux m'aider a trouver un rêvé. Que le miens doit être endormis. Je n'ai jamais eu de rêve, a part peut être que ma mère puisse refaire sa vie, qu'elle soit heureuse, qu'elle trouve un travail qui lui plaît, pas forcément uniquement pour de l'argent, même si je pense que au final elle est heureuse de m'avoir offert une vie plus confortable que la sienne. Enceinte a seize ans, femme battue, mon poing se contracte rien qu'a cette pensée.

- C'est gentil petit ange, j’espère que tu y arrivera, j'aimerais beaucoup avoir un rêve aussi beau que le tient.

Elle me demande ensuite si je vis avec mon père et ma mère, ou si j'ai de la famille autre comme des freres et sœurs. Avoir une petite sœur. J'aurais tellement voulu quand j'étais plus jeune. J'étais si jaloux des grandes fratries. J'ai toujours étais seul, dans ma chambre, a lire mes mangas en compagnie de la solitude. Une sœur comme la petite Mélisandre qui se trouve attaché a mon bras. Qui rit avec moi, qui pleure avec moi, qui s'amuse avec moi. A qui je puisse parler sans arrière pensée, car je sais qu'elle me connaît mieux que quiconque. Je n'en ai pas eu la chance, et mon château est resté désespérément vide.

- Je ne vis que avec ma maman. A la campagne, dans un temple comme dans les histoires, que ma mère garde. Je pense qu'on pourrait dire qu'elle est un peu la prêtresse du temple en fait. Je n'ai pas de frère et sœur, je suis tout seul, comme toi. J'aurais bien voulu avoir une petite sœur, mais je n'ai pas eu cette chance. Et sinon je dors au dortoir du campus, les chambres pour les étudiants.


Je suis sur que parler de ce temple va activer son imagination. Pour quelqu'un de rêveur, vivre derrière un temple comme je le fais peut paraître incroyable. Aslinn avait trouvé ça incroyable, personnellement, je suppose que j'ai fini par m'y habituer. Je ne sais toutefois pas vraiment pourquoi elle s'excuse, au contraire je trouve ça joie de vivre porteuse, m'aidant a dialoguer facilement avec elle.

- Ne t'excuse pas, douce Mélisandre, tu as rendu cette balade très agréable. Elle l'aurait moins etait si tu n'avais pas était la, je te remercie beaucoup.


J'incline la tête lentement en avant en lui souriant. Je n'arrive meme pas a savoir depuis combien de temps nous sommes ensemble, mais on dirait bien que la nuit commence a tomber.

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Jeu 30 Juin 2016 - 14:11

Oui, la vie est vraiment une chose étrange. Une chose que tu prends avec tant de légèreté et d'insouciance que ça en semble presque surjoué. Mais rien de tout ça n'est surjoué.
Tout ce que tu vois, dis, ressens, sors de ton coeur, de la manière la plus simple qui soit. Du coeur aux mots, voilà comment tu t'exprimes, Mélisandre.
Quand tu sens l'ora et le visage de ton petit prince s'approcher du tien, tu restes immobile, curieuse. Qu'allait-il te faire ? Te mordre la joue ? Ca ne t'étonnerai qu'à moitié, toi-même aime mordre les joues, tu aimes tout mordre en vérité. Mais non, cette manie curieuse à l'air de t'être propre puisqu'au lieu de ça, le jeune garçon te murmure un secret à l'oreille. Tu souris lentement, mémorisant chacun de ses mots afin que la prochaine fois que tu te retrouveras devant ce placard, sans savoir quoi y faire, tu penses à lui.
Il t'apprend qu'il est souvent en retard. Heureusement alors que c'est toi qui es venu le chercher cette fois, penses-tu. Son oeil se ferme, il te fait un clin d'oeil, tu l'envies encore plus soudainement. Tu n'as jamais sû en faire correctement, d'ailleurs, tu le lui montres en clignant des deux yeux, hochant rapidement la tête. Le voilà, ton clin d'oeil.
Ensuite, tu t'es retrouvé enrobée d'une péliculle rose au niveau de tes joues. Tu as entendu la question de Satoshi, celle qui concerne ce pourquoi tu t'es décidée à lui adresser la parole en ce jour alors que tu étais resté secrète, le reste du temps. Tu l'entends, cette question, mais tu n'y réponds pas tout de suite, tu dois d'abord gérer les élans de roseur de tes joues. Tu dis donc simplement :

«Attends, Mélisandre va raconter après. »


D'ailleurs, le voilà reparti, il ne t'aide pas à calmer tes petites joues, bien au contraire. Il répond à tes mots qui étaient pourtant vlontairement à côté de la plaque, te disant qu'il aime l'odeur que diffusent tes cheveux. Tu grimaces légèrement, si tu lui avais répondu, tu aurais très certainement prit un ton immature et plaintif, te plaignant de la manière dont ses compliments te rendent étrange.
Tu n'aimes pas être complimentée. Quoique, si, comme tout le monde, mais tu préfères en donner qu'en recevoir. Surtout auprès de ce petit prince.
Lorsque son doigt vient mignonnement toucher ta joues, tu relèves la tête, gonflant tes deux joues en fronçant les sourcils. Rien d'agressif, simplement une réaction de grande enfant. Ensuite, tu repars à lui demander si il sera un bon prince plus tard, un prince droit et sûr. Tu n'en doutes pas, pas une seule seconde. Tu veux simplement savoir si lui, en doute.
Sa réponse te fait hausser les épaules, il a raison. C'est après tout l'ennui qui t'a poussé à aller le voir, cette fois. Le jeune garçon t'explique enfin qu'il aimerai avoir le pouvoir de punir ceux qui le méritent, tu l'admires une fois de plus, ce grand prince justicier. Mais dans un sens, tu te sens presque visée, tu t'expliques donc.

«Mélisandre fais des betises parfois..elle casse, et même que des fois elle le fait exprès..mais si le petit prince ne le sait pas, il ne pourra pas la punir.»

Fière et amusée de ta réponse, tu ne percutes pas que tu venais simplement de lui avouer.
Il a la tête baissée, ses songes repartent de nouveau vers des coins obscures de son esprit. Tu les rattrapes donc, en mettant tout ton poids sur lui et lui annonçant clairement, fièrement enfantine une nouvelle fois. Sa réponse te fait rire, il t'avait donc sentit à ce qu'il dit, mais il résistait.
Petite joueuse Mélisandre, tu ne peux t'appuyer d'avantage puisqu'il te propose de s'assoir. Immédiatement, tu te laisses entrainée, soudainement charmée par l'idée, acquiessant. Tu t'assoies à côté de lui, sans pour autant lui lacher le bras. Tes jambes viennent machinalement se balancer de haut en bas, si tu t'assoies comme tu viens de le faire, soit en reculant vraiment ton buste, tes pieds ne touchent pas le sol, ça t'amuses. Sa remarque sur l'endroit où vous vous trouvez te fait enfin retirer ton regard de son visage pour le poser sur le reste de l'école, tes yeux se promènent sur les différentes personnes que tu vois passer, mais rapidement, tu retournes vers celle qui t'intéresses le plus.
Une fois de plus, tu lui souris tendrement. Des milliers d'étoiles viennent s'illuminer dans tes yeux lorsqu'il t'apprends l'endroit dans lequel il vit. Tu imagines un templs merveilleux, magique. Tu imagines ton petit prince dans ce temple. Ton corps pivote pour se tourner vers lui autant qu'il le peut, tu n'entoures plus son bras, tu le tiens simplement avec tes deux mains, te préparant à réagir à ses dires.

«Un temple ? La maman du petit prince est la Reine d'un temple ? Mélisandre en était sûre, que son petit prince est un vrai prince ! Sa maison doit être si grande et si belle ! Le pauvre petit prince doit se sentir tout enfermé dans les chambres de ici.»

Il te remercie de rendre sa promenade agréable, dit-il. Il n'a pas l'air de se rendre compte qu'à tes yeux, c'est lui qui a illuminé ta journée.
Pour première réponse, tu ris. Cette situation te fais rire, vous deux vous renvoyant la balle à savoir lequel rend le plus joyeux l'autre. Pour toi, tu le sais que c'est lui. Mais si tu peux le rendre heureux, tu n'en est que plus satisfaite. Tu te décides, un peu tardivement, à répondre à la question qu'il t'a posé plus haut. Tu cesses donc ton petit gloussement tendre et lui répond.

«Mélisandre vient tout le temps s'assoir sur des banc pour regarder les gens qui passent. Elle essaye de s'imaginer ce qu'ils se disent dans leurs têtes. Avant qu'elle aille voir le petit prince, Mélisandre était assise aussi.»


Tu hoches la tête, affirmant tes propres propos, et tu continues.

«En fait, Mélisandre à vu son petit prince de loin. D'habitude, elle le voit aussi à ce moment là mais elle le regarde en secret, parce qu'elle ne savait pas si il voudrait bien lui parler. Mais aujourd'hui, Mélisandre elle a pas réfléchi et elle a juste foncé tout droit ! »

Pour mimer tes derniers mots, tu élances ton bras devant toi, mimant certainement une fusée.
Puis tu reprends ton calme, ricanant, et repose ta main sur l'avant bras du jeune garçon.

«Elle s'ennuyait tellement fort que quand elle a vu le petit prince, elle a compris que c'était comme un signe. Mélisandre ne regrette pas, elle est même très très fière parce que maintenant, elle peux rester avec son petit prince. »

Souriante, tu passes de nouveau tes deux mains sous le bras de Satoshi pour l'éttreindre et venir t'y coller affectueusement. Tant pis pour lui maintenant, il va savoir ce que c'est d'avoir une Mélisandre.
Tes yeux se posent sur le ciel à demi-découvert qui s'assombrit doucement, te donnant une idée de l'heure qu'il est. Tu es si bien, sentant la chaleur humaine de ce garçon se mélanger à la tienne. Tu soupires, n'ayant pas envie que ce moment ce termine, mais tu ne peux garder le calme pus longtemps.

«Regardes petit prince, le ciel, il nous montre qu'il commence à être fatigué. Est-ce que le petit prince est fatigué aussi ? Mélisandre ne sait pas si elle l'est, son corps est tout endormis parce qu'il est contre le petit prince, mais dans sa tête il y a encore pleins de lumières.»

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Ven 1 Juil 2016 - 23:29

Quand je l'ai vu arriver en courant, ses cheveux argentés volant sur ses pas, d'un pas totalement résolu dans ma direction, rien aurait pu la faire changer d'avis, l’arrêter dans son élan. Elle ne voyait que son objectif, moi en l’occurrence, et allait a sa rencontre sans aucune autre pensées, ne voyant plus le moins du monde ce qui se trouvait autour d'elle. Elle n'avait qu'une idée en tête. Et cette idée se reflétait dans ses pupilles, jusque dans ses iris. C'etait une lueur que je connaissais bien que je voyais se reflétait dans ma direction.

Je l'avais vu ce jour la dans le dojo décrépis, dans les yeux du guerrier qui m'avait mis sur la voie martiale qui est désormais la mienne. Je l'avais ensuite vu jour après jour dans le regard des sportifs tout autour de moi qui suait sang et eau sur le tatami a demi moisis du bâtiment décrépit ou nous nous entraînions. Dans mon propre regard, enfin, dans les miroirs des vestiaires ou pouvait se faire ressentir cette sensation, cette aura.

La détermination, criante par tout les pores de la peau de ses artistes martiaux. Dans le cas de l'adolescente lunatique, c'etait une obsession enfantine. Elle avait décidé de venir me voir, et n'avait pas prit le temps de peser le pour et le contre. Elle avait simplement marché jusqu'à moi, sans penser une seule seconde a l'idée de faire marche arrière. Sans regarder un seul instant la dernière trace de pas qu'elle avait laissé dans son sillage. C'est ce qui m'avait frappé en la voyant approcher. Je n'avais pas du tout le sentiment qu'elle connaissait le mot « hésitation » qui était pourtant un grand ami a moi. Et rien que pour ça, je la trouvais admirable.

Mais ce que je vois en cet instant me rend encore plus perplexe. Ses joues plutôt pales sont roses. On dirait même qu'elle essaye de le camouflé, mais je suis plutôt observateur, je l'ai vu tout de suite. Pour la première fois depuis le début de notre promenade, elle semble prit de court. Les mots ne sortent plus avec aisance de sa bouche, elle semble réfléchir sur chaque phrase qu'elle prononce. Je prend ça comme un compliment inaudible, l'importance qu'elle me donne pour travailler les syllabes sonores qui sortent de ses petites lèvres de jeune adulte. Je souris quand elle ajoute qu'elle me répondra après, comme si il lui fallait un temps avec elle même pour répondre, pour savoir quoi dire. Je lui souris, en la regardant affectueusement, en faisant :

- Nous avons tous le temps qu'il faut, alors pas besoin de se presser non ? Nous pouvons rester ensemble toute la nuit si nous le voulons.

J'appuie mes paroles en hochant la tête, passant avec amusement la main dans les cheveux argenté de la demoiselle, sans vraiment y penser, les yeux dans le vague. Je me laisse aller maintenant, j'aime sa compagnie, elle est agréable, adorable même, quand je repense a ce qu'elle me dit depuis tout a l'heure. Je trouve que c'est le meilleur qualificatif pour elle. Adorable. Mais ses yeux se baissent légèrement, quand elle trouve la suite de ce qu'elle veux me dire. Il semble que cette histoire de jugement la fasse réfléchir. Ce n'était pas vraiment le but, j'avais juste dis ça quand elle m'avait demandé mes études. Ou bien elle ne me les a pas demandé et je lui ai dis moi même.

Mais je doute que ses bêtises soient de celle qu'il me faudra punir a l'avenir. A moins qu'une facette inconnue de sa personnalité n'apparaisse soudainement sans que je ne m'en rende compte. Elle pourrait être une grande psychopathe, caïd de la rue, allant frapper les gens dans leurs sommeils, rackettant les plus jeunes sans vergogne, afin de pouvoir se payer ce fameux après-shampoing au miel. Je souris a cette pensée, je ne la vois pas vraiment faire ce genre de chose, bien au contraire, j'ai meme peur pendant un instant qu'elle fasse partie de la catégorie des gens qui, comme moi, se font moquer a longueur de journée.

Je l'aime beaucoup, bien que nous ne nous connaissions depuis peu, sa façon de parler, de penser, c'est imagé, c'est profond. Elle ne parle pas pour ne rien dire. Mais c'est particulier, et je suis sur que des gens qui n'apprécient pas la différence pourrait la persécuter. Je tremble a cette idée. Cette fille aussi douce que frêle sous les coups d'un sinistre fou en quête d'une proie afin d'assouvir des pulsions inavouables. Je respire un coup et tente de sourire a nouveau d'une façon sans doute plus crispé :

- Je doute que tu fasses des bêtises très grave Mélisandre. Et puis si ca arrive, tu viendras m'en parler, d'accord ?

Je ne sais pas si c'est très convainquant. Je ne suis pas doté d'une aura particulièrement rassurante je pense. Enfin je crois. Il y a sans doute des personnes plus proche d'elle a qui elle parlera si elle a un problème un jour. Mais au moins de cette manière elle sait que si un jour elle fait quelque chose, ou qu'il lui arrive quelque chose de problématique, ma porte sera ouverte pour qu'elle vienne m'en parler, pour que nous puissions régler le problème. J’espère qu'elle ne l'oubliera pas, mais je pense qu'elle est du genre a faire des bêtises d'enfants de toute façon. Casser quelque chose, ca lui ressemble bien, mon sourire redevient sincère. Je l’emmènerais chez moi, prêt du temple, la ou ses yeux seront toutes étoilés.

Car son regard brille quand j'en parle. J'avais bien raison, son imagination n'a rien besoin de plus pour s'activer. J'hésite même a lui dire que je ne vis pas a l’intérieur mais dans une maison collé juste derrière. Je suis néanmoins tellement souvent dans le dojo de la vieille bâtisse qu'on peux presque dire que j'y habite, donc ce n'est pas tout a fait faux. A partir du lycée j'ai vécu en internat, puis maintenant en chambre étudiante. L’entraînement du soir dans le silence de la salle d'arme du temple me manque de temps en temps, mais ce n'est pas si grave. Mais elle n'a pas tord en disant qu'au début, dans les petites chambres du dortoir de mon lycée de Sendai, je me sentais un peu a l'étroit.

Mais je manque même de rire en imaginant ma mere avec une couronne. Reine du temple, je suppose que ce surnom lui va comme un gant. Je lui dirais a l'occasion, qu'une jeune amie a moi a demandé si elle était la reine du lieu ou elle vit. Je suppose qu'en étant la gardienne, et la seule occupante du lieu quand je ne suis pas la, elle en est bel et bien la dirigeante. Mais cela me fait quand même rire. Avec sa joie de vivre, sa bonté, et les sacrifices qu'elle a fait toute sa vie, elle aurait fait une grande reine je pense. Jeune et belle.

- Oui je suppose qu'on peux dire qu'elle en est la reine. C'est un endroit vraiment beau, en pleine campagne. Nous vivons au sommet d'une grande colline, avec beaucoup de marche pour parvenir au sommet. C'est fatiguant, mais je peux dire que c'est agréable. Même si il n'y a que nous deux, nous sommes plutôt heureux. Tu pourras venir visiter un jour, si tu veux.

Puis je la vois reprendre sa réflexion passé. Ce qu'elle m'avait promis de me raconter, on dirait que j'approche de ma réponse. Pas que je suis impatient de le savoir, j'aurais même compris qu'elle garde ces informations pour elle, mais je suis néanmoins un peu curieux de voir comment fonctionne sa réflexion. Alors je l'écoute en silence quand enfin elle se décide a expliquer. Elle explique qu'elle observe beaucoup les gens, assise sur un banc identique a celui ou nous nous trouvons actuellement. Encore un point commun avec moi, la façon d'observer les autres en retrait, en silence.

Mais cette fois ci elle m'explique qu'elle n'a pas hésité a venir me voir, qu'elle est partit comme une fusée, comme le mouvement de son bras le laisse entendre, et qu'elle est venu jusqu'à moi sans réfléchir. J'avais raison, elle n'a pas réfléchit, et a agit, une marque de courage sans doute. Ou alors de folie, mais je suis content, car au moins j'ai pu couper court a son ennuie. Un signe hein ? Peut etre le destin. Car moi aussi elle est arrivé au bon moment, histoire de me changer les idées, avant que je ne parte affronter les idées noires et fatiguées qui émergeaient dans mon esprit. On peux dire que l'ange a réussit a sauver le prince.

- Je suis content que tu l'ai fais, parce qu’après tout sans ça, tu ne m'aurais pas permis de réaliser un vœu, non ?

Je la sens s'enrouler a nouveau autour de mon bras tandis qu'elle évoque encore le ciel, et sa fatigué apparente. Elle a raison, il fait de plus en plus sombre, il vaudrait peut etre mieux qu'elle rentre, même si personnellement je ne suis plus vraiment fatigué. Lorsque je m'allongerais sur mon futon, je sombrerais probablement dans la seconde dans un profond sommeil, mais actuellement, sa compagnie est assez lumineuse pour me maintenir éveillé. La chaleur que dégage son petit corps me fait vraiment penser a une étoile bienveillante.

- Si tu sens un peu endormis, il faudrait alors que tu rentres chez toi peut etre ? Ou habites tu ? Tu es sur le campus ou tu as ta famille dans la ville pas loin ? Je peux t'y accompagner si tu veux.


Je voulais a la base aller au dojo, mais cette idée ne me plait plus vraiment, surtout si cela signifie laisser partie cette petite princesse seule dans la nuit.

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Dim 3 Juil 2016 - 15:49

Le monde nocturne est celui dans lequel tu vis. Le soir, certaines fleurs se ferment pour ne pas a avoir y vivre. Toi, Mélisandre, tu t'ouvres le soir, tu éclos. Comme les lucioles que l'on voit seulement lorsque la nuit tombe, tu t'illumines au moment où l'obscurité t'entoure. Après tout, n'est-ce pas naturel pour une étoile ?
Il te dit que vous pourriez rester ensemble toute la nuit si vous le voulez. Tu le veux Mélisandre, cette idée te fais sourire. Mais tu n'y répond pas, appliquant simplement ce qu'il vient de te dire en ce qui concerne le fait de ne pas se presser.
Lorsqu'il t'avoues douter du fait que tu fasses des bêtises assez grave pour mériter une punition, tu ricanes. Ton petit prince à raison, tu ne fais pas grand chose de grave. Ce n'est pas pour autant que tu n'y penses pas. Mais tu préfères en rester la, te vantant simplement de casser des choses. Pour ce qui est de ta manie de couper les vers de terre en deux pour les regarder vivre ainsi, tu gardes ça secret, petit monstre.
Le jeune garçon t'a également dit qu'il serait une oreille attentive si tu avais des problèmes, dans le futur. Tu acquiesces vivement. Si tu as des problèmes, tu lui en parleras simplement si ça ne te met pas en tord. Les problèmes Mélisandre, tu n'es pas souvent celle qui les subit sans rien y avoir fait. Tu as le don d'envenimer, de provoquer les tensions et tout cela seulement si tu es vexée. Souvent, tu ne mesures pas les conséquences de tes envies malicieuses, tu ne sais simplement pas t'arrêter. Tu le sais Mélisandre, un jour, tu tomberas sur un os. Une personne qui ne supportera pas longtemps tes petits jeux d'enfant. Mais pour l'instant, tu n'as jamais eu de soucis particulier, donc tu ne vois pas la raison pour laquelle tu changerais. Quand bien même tu aurais des problèmes, tu ne changeras jamais.
Même si tu acquiesce devant Satoshi, tu n'oseras pas lui parler de complications si tu en es la cause. Tu ne veux pas perdre ton éclat d'étoile à ses yeux. Si tu as des problèmes, tu les règleras seule.

Maintenant que vous êtes assis sur ce banc, vous parlez de la où vit ton petit prince, son château. Tu es emportée par ses paroles, t'imaginant un temple typique du pays dans lequel vous êtes, un temple qui en son milieu à une reine, soigneusement couronnée, au visage aussi doux que son fils, ton petit prince. Plus il parle en décrivant l'endroit, plus il se dessine précisément dans ton esprit. La campagne, l'endroit reculée, si haut qu'il toucherai les nuages et qui ne laisse entrer que ses deux seuls maîtres.
Pourtant, il te proposes qu'un jour, tu ai le droit toi aussi d'y entrer. Tu jubiles, tu es illuminée. Tu te sens chanceuse, privilégiée.

«Pour de vrai ? Alors oui, un jour Mélisandre voudra aller voir le temple du petit prince avec sa Reine, et elle lui cueillera un gros bouquet de fleurs. »

Quel enfant n'a jamais cueillit de fleurs pour sa mère ? Toi. Ta mère ne te le permettais pas, jugeant qu'enlever une fleur de la terre est une chose mauvaise. Tu n'as jamais écouté ce qu'elle te disais à ce propos, jugeant que si les hommes sont capables d'enlever et d'élever des animaux dans le seul but de les manger, ce ne sont pas quelques fleurs qui pourront être jugé d'acte de cruauté.
Pour cette Reine, tu cueilleras un bouquet de fleurs. Au contraire, ces fleurs seront chanceuses d'avoir eu la possibilité d'être données à une Reine comme cadeau. C'est ainsi que tu le vois.

Te voilà maintenant racontant tes péripéties, la façon dont tu t'étais élancée au bras de ton petit prince. Il te regarde, il t'écoutes. Tu te sens mise sur un certain piédestal.
Pour toute réponse, il te dit qu'il est content, que ton audace lui a permis d'avoir un voeux. Chose à quoi tu réponds en riant fièrement, collée à son bras tendrement.

«Oui le petit prince à raison, il a eu le droit à un voeu et maintenant Mélisandre est son étoile. »

Tu lui dis maintenant de regarder le ciel, qui doucement s'assombrit sous vos yeux. Ne sachant pas si tu es fatiguée où encore bien éveillée, tu lui fais part de ton hésitation.
Le bienveillant petit prince te pose ensuite des questions pour au final te dire qu'il pourrait t'accompagner. Tu n'avais de toute façon pas l'intention de le laisser partir si facilement, penses-tu. Dans un premier temps, après un petit "hum" de réfléxion, tu lui réponds finalement.

«Mélisandre habite dans ma maison avec mon papa et ma maman et Princesse Sarah. Ma maison est un peu loin d'ici, il faut prendre la voiture. Mélisandre aime pas la voiture, ça lui fait trop bouger le coeur.»

Quand bien même "Mélisandre" est la manière dont tu te nommes, ta maison, tes parents et ton animal reste des choses qui t'appartienne, ce que tu as l'habitude de souligner avec ces pronoms qui sont autant possessif que tu l'es.
Te rendant compte que ta réponse n'est pas celle attendue, voir totalement à côté de la plaque puisqu'il n'était pas question là de ton mal des transport mais de l'endroit où tu dors le soir , tu te reprends en secouant la tête, continuant.

«Non, ehm. Mélisandre dors ici, dans les chambres de l'école. Il y a deux autres filles dans ma chambre, Mélisandre les aimes bien mais c'est pas mes copines. »


Une fois de plus, tu t'éloignes. La fatigue certainement, peut-être aussi n'es-tu pas correctement concentrée quand tu parles, préférant câliner ton petit prince plutôt que de parler de façon cohérente.
Tu laisses un petit moment de calme, convaincue qu'il n'y a rien de plus à ajouter. Puis tu te repasses la question du jeune homme en tête, te remettant finalement dans le contexte avant de relever ta tête qui était posée sur le bras que tu tiens.

«Ah, Mélisandre a pas répondu à la question. Elle veut bien que son petit prince la ramène jusque dans sa chambre parce que si elle rentre trop tard, Cassandre va s'inquiéter et si Cassandre s'inquiète, elle me crie dessus. »


Tu grimaces, illustrant tes propos comme si tu craignais vraiment de te faire réprimander. C'est vrai que 60 cm de porcelaine, ça peut paraître effrayant.
Tes camarades de chambres doivent vraiment vivre des moments étranges en ta compagnie, toi qui parles à ta poupée, toi qui parle à des amis que tu imagines. D'ailleurs, tu viens à ce point en reposant ta tête sur le bras du jeune garçon.

«De toute façon Mélisandre a même pas peur du noir. En plus, aujourd'hui, elle est venue avec le Capitaine alors si le petit prince n'a plus envie de la ramener, c'est pas grave parce que Mélisandre est jamais toute seule. Est-ce que quand le petit prince était petit, il avait des amis imaginaires aussi ? »

Tu souris, tes amis imaginaires ont une grande place dans ton petit coeur de porcelaine. Tu n'en a pas honte, tu n'en a jamais eu honte. De plus, avec ton petit prince, tu n'as honte de rien. Tu te sens pûrement écoutée et aimée, comme la rose du conte auquel tu fais référence lorsque tu parles avec le garçon dont tu tiens le bras.

«Mélisandre en a, des amis imaginaires. Elle sait qu'ils n'existent pas pour de vrai, même si elle aimerait beaucoup, mais ils sont spéciaux. Petit prince, Mélisandre trouve que le monde est un peu triste, un peu trop normal. C'est pour ça que grâce à ses pirates, à ses fées et a ses sirènes, Mélisandre apporte des couleurs magnifique à mon monde, même si il n'y a que elle qui les voit. Mélisandre va te faire voir ses couleurs mon petit prince. »

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MessageSujet: Re: Bonjour, petit prince. [ PV Satoshi Sakutaro]   Jeu 7 Juil 2016 - 18:03

La nuit est venu. Le soleil, mon vieil ennemi, rival de toujours, a cessé de tester mes limites un énième fois. Il a finalement décidé de me laisser la vie sauve, une énième fois. De me laisser a un repos bien mérité, après une journée harassante. Alors il est descendu lentement, pour disparaître derrière une maison, un arbre, une colline. Comme annonciateur de ce départ programmé, les lampadaires commencent a s'illuminer un a un. Le ciel est rose-orangé. Il va bientôt aller dormir, lui aussi. Et les étoiles tant vantés par ma partenaire vont faire leurs apparition. Je n'ai pas vraiment d'amour quelconque pour la nuit. De la même manière que le soleil existe, il lui faut un penchant négatif. La lumière est a la base crée par les ténèbres, il ne faut pas l'oublier. Il ne peux pas exister l'un sans l'autre. Alors sans y réfléchir vraiment, j'accepte la roue du monde tourner inlassablement.

Et ce soir, je ne suis pas dans l'obscurité. Je sens la chaleur et la lumière du petit corps collé contre mon bras me réchauffer de l’intérieur, m'apportant une leur réconfortante. La solitude n'est pas un ennemi, mais il arrive certain jour ou il est préférable d'avoir cette petite lumière a ses cotés. Et par chance il semble qu'elle soit bel et bien la aujourd'hui, a moins que cela ne soit qu'un nouveau rêve, une hallucination causé par la journée éreintante. J'hésite a me pincer pour m'assurer que je ne rêve pas, mais j'en doute, elle est beaucoup trop réelle, cette hallucination. Et elle me fait sourire, sans pouvoir m’arrêter.

Je ne pensais pas que lui proposer de voir ma maison lui ferait autant d’effet, elle semble sur un nuage, les yeux brillant. Je suppose que si elle connaissait la vrai raison qui nous a poussés a venir ici a la base, cela serait moins glorieux. Pourquoi ? Parce que la maison de fonction nous permettais de ne pas payer de loyer. C'est tout de suite moins prestigieux. Mais je ne vais pas lui détruire son rêve dés maintenant. Elle s'y voit déjà, c'est évident. Je me demande comment elle visualise l'endroit. A force de parler de mon château, je vais finir par croire qu'elle me voit vraiment vivre dans un grand palais.

Ça c'est sur que l'endroit et plutôt grand, j'ai mis plusieurs semaines pour en connaître tout les recoins, et de toute façon il y a des salles ou plus personne ne va jamais. Enfin, vu que de toute façon plus personne ne vient prier au temple a part lors du festival d'été, ce n'est pas comme si les gens se bousculaient pour visiter l'endroit. Mais je me souviens de la réaction d'Aslinn en découvrant l'endroit lors de notre week-end la bas. Elle l'avait trouvé....comment avait elle dit ça....majestueux. Je suppose que c'est un mot qui convient bien a l'endroit.

Elle me dit alors si je ne mens pas, que j'accepte vraiment de lui montrer. Bien sur ma petite, sinon je ne te l'aurais pas proposé, voyons. Je lui souris en acquiesçant de la tête, tout en l'écoutant continuer de parler. Elle me dit qu'elle veux y aller avec moi alors, et qu'elle veux offrir un bouquet de fleur a la reine. Je manque de rire a cette dernière phrase, en imaginant ma mère debout devant cette adolescente aussi étrange qu'adorable, lui tendant un grand bouquet de fleur. Je n'ose imaginer sa réaction, mais je suis presque sur qu'elle craquerait instantanément. Elle lui embrasserait le front en lui tirant les joues affectueusement, en lui demandant comment elle fait pour être aussi mignonne. Quelque chose dans ce genre la, sans doute.

- Alors c'est une promesse, je t’emmènerais. Et en échange tu offriras un bouquet a ma maman, elle sera ravit, vraiment.

Je réfléchis une seconde, en pensant a la façon d'acter notre pacte. Je repense a ces shojo, et je n'hésite pas plus longtemps. Je tend le bras qui n'est pas prit par la jeune fille, la main vers elle, tendant mon petit doigt, toujours en la regardant dans les yeux, avec un sourire.

Elle semble contente de me parler de toute cette histoire, une véritable aventure lorsqu'on l'écoute en parler. C'est agréable de l'écouter raconter tout ça en fait. Elle est capable de transformer la plus banale des histoires en un véritable conte de fée, et je trouve ça plutôt revitalisant. Voir le bon coté des choses est sans doute l'une des façons les plus simple pour être heureux dans la vie. Avoir le regard noir, portant sur des choses ennuyantes est une plaie qu'il m'est arrivé d'avoir. Comment être de bonne humeur si tu ne relativise pas, et je suppose que je ne le fais pas assez. Je ne l'aurais pas fait sans elle aujourd'hui, et grâce a sa présence, je respire un peu mieux. J'ai l'impression qu'elle en est meme consciente, sans que je le dise vraiment, qu'elle m'a apporté un peu de bonheur aujourd'hui. Je ne sais pas si je la reverrais en fait.

Cette question apparaît devant moi soudainement. Mais je n'ai pas vraiment besoin d'y penser, en fin de compte. Après tout, si comme elle dit elle m'observe souvent, maintenant elle n'hésitera plus a venir me voir. On pourra alors de nouveau parler des étoiles, on pourra alors de nouveau parler de ses rêves.

- C'est vrai, et je te remercie pour ça, douce Mélisandre.

Elle me dit qu'elle n'habite pas prêt d'ici, pas du tout, puisqu'il faut faire le trajet en voiture. Je dois avouer qu'en tant que parent, je suppose que cela ne doit pas être facile de laisser seule une enfant aussi....rêveuse, si je puis dire. Elle doit être source de beaucoup d'inquiétude pour eux. Mais je suis sur qu'elle, en échange, leurs rend facilement ces tracas par sa présence si lumineuse. Mais cela règle le problème, je ne pourrais sans doute pas la ramener alors. Elle n'a toutefois pas l'air de vraiment apprécier ce moyen de locomotion. A vrai dire, moi non plus. Déjà que j'ai du mal avec le train. Rien n'est meilleur que de marcher, de courir, emporté par le vent.

- Je vais te dire un autre secret....mais tu ne le répètes pas non plus hein ? Décidément, tu vas savoir tout de moi....je dois prendre le train pour rentrer chez moi, j'habite loin aussi. Mais je n'aime pas vraiment ce genre de moyen de transport. Ce que j'aime, c'est courir, en sentant le vent sur mon visage.

Elle répond alors a l'une de mes questions précédentes. Si elle habite loin, c'est aussi qu'elle vit sur le campus également. Faire de grands trajets est compliqué, surtout lorsqu'il est possible d'avoir une chambre juste a coté du lycée. Je vais pouvoir faire le voyage avec elle finalement, je n'aime pas trop la laisser toute seule dans la pénombre, bien qu'elle me dise ne pas en avoir peur. C'est moi qui ai peur pour toi, je ne peux pas te laisser ainsi. Je ne la connais pas depuis longtemps, mais mon instinct protecteur prend le dessus sur ma raison depuis quelques secondes, quelques minutes.

Je suppose que c'est sa façon d’être qui développe cet aspect de moi. Au moins elle n'habite pas toute seule, c'est sans doute mieux, mais la façon dont elle dit qu'elles ne sont pas ses copines m'intrigue un peu. Je suppose que c'est le genre de fille a être moquée facilement, alors forcément ce n'est pas toujours facile. Je n'ai qu'a l'accompagner de toute façon, au moins je n'aurais plus de questions a me faire. Elle pose sa tête sur mon bras, sans que je ne réagisse. Ses mouvements affectueux envers moi ne me font pas vraiment de malaise a présent. Je suppose que c'est comme d'avoir une petite sœur.

C'est ce que j'aurais ressentis si j'en avais eu une. Je soupire silencieusement alors qu'elle évoque le fait qu'elle veux bien que je la ramène, qu'elle ne doit pas revenir trop tard chez elle ou sinon elle se fera gronder. Je ne sais pas vraiment qui va la gronder, cette Cassandre est peut être une de ses camarades de chambre. J'en aurais vite le cœur net de toute façon. J'opine du chef en lui répondant :

- Bien sur, je vais te remmener, ça me fait plaisir de marcher avec toi.

Elle redit qu'elle n'est pas effrayé par la pénombre. Et la dessus je suis d'accord avec elle. Il est inutile d'avoir peur du noir. Personne n'a peur de la lumière non ? Et ce n'est que deux faces qui se superposent parfaitement. Elle évoque ce capitaine, et ses amis imaginaires. Elle a vraiment beaucoup d'imagination. Pendant un instant je me demande si elle n'est pas un peu folle. Mais j'en doute. Elle parle d'une façon bien trop réfléchit pour etre folle. C'est juste sa personnalité qui est comme ça. Je parle tout seul des fois. Je pense que beaucoup de gens le font. Elle a juste décidé d'inventer des gens qui recevront ces paroles. Je ne peux pas l'en blâmer, chacun fait ce qu'il peux.

Elle me demande si moi même, plus jeune, j'avais l'habitude d'avoir ce genre de relations. Non, j'étais seul, toujours seul avec moi même. Enfin je présume que le monstre qui essaye constamment de sortir de ma poitrine peut être considéré comme imaginaire, je ne suis pas fou a ce point. Mais vu que c'est loin d’être mon ami, je ne peux pas vraiment le considérer comme tel. Je secoue la tête vivement en répondant :

- Quand j'étais plus jeune je n'avais pas vraiment d'amis, j'étais plutôt quelqu'un de solitaire. Tu as de la chance de ne jamais être seule, je t'envie, tu dois te rendre compte de la chance que tu as.

Elle me parle de ses propres amis. Elle n'est pas folle, loin de la. Je la regarde très sérieusement pendant qu'elle me raconte sa vision du monde. Trop triste. Tandis que je regarde les derniers rares étudiants passer encore dans la cours, j'ai l'impression qu'elle décrit simplement la vision des gens que j'ai. Ils sont normaux, je suis différent. Mais contrairement a elle qui est toute en couleur, je suis gris, neutre. Mon ame a disparut il y a bien longtemps, mais peut etre que ce petit etre pourra m'aider a épancher cette fatigue constante qui se trouve dans ma poitrine. De la même façon qu'Aslinn le fait lorsque je suis en sa présence. Et tous mes amis, enfin, mes connaissances, depuis que je suis ici.

- J'en suis honoré, j'ai vraiment envie de les voirs, ces couleurs. J'espere que tu me les présenteras un jour. Aller vient, je vais te ramener, tu as raison, il est tard.

J'attend qu'elle commence a se lever de sa position. Accroché comme elle est a mon bras, si je me levais en premier, je l’entraînerais violemment dans mon mouvement. Je la regarde en souriant, attendant.

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