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 Mission impossible [PV Kei]

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Hisaka Rika
♣ Université - 2ème année
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Genre : Masculin Poissons Rat Age : 21
Adresse : 15 Rue du Tatami, Quartier Hebi
Compteur 575
Multicompte(s) : Hayden Yoshida

KMO
                                   :

MessageSujet: Mission impossible [PV Kei]   Ven 17 Juin 2016 - 22:06

Mon premier travail évalué de l’année scolaire est à rendre ce soir. Avec les derniers événements qui ont marqué le début du mois de Juin, j’ai à peine eu le temps de commencer à rédiger mon compte-rendu. C’est pour cette raison que je suis venu, ce soir, armé d’un paquet de biscuit et d’une grande bouteille d’eau pour travailler jusqu’à l’heure de dépôt en ligne de mon fichier. En .pdf avait exigé le professeur de biologie animale, si on lui fournissait le tout dans un autre format, il nous avait menacé de ne pas corriger. Quel gâchis. Enfin, ce n’est pas comme si ça prenait beaucoup de temps, mais j’ai du mal à voir ce qui le dérange avec les autres extensions. Toujours est-il qu’avant de me préoccuper de la rente, je devrais plutôt m’inquiéter de n’être qu’au deux-tiers du travail finale alors qu’il ne reste que trois heures avant la deadline. Allez, je me motive. Mes doigts glissent sur mon clavier, enfonçant les touches une à une, m’arrêtant parfois pour me relire et constater que je suis vraiment mauvais en rédaction.

Peut-être que Satoshi pourra m’aider si je lui demander, me dis-je en passant au paragraphe suivant. J’arrive à la dernière partie de mon dossier, mais également la plus longue : discussion, qui regroupe les analyses des statistiques précédemment décrites, puis tout ce qui concerne les améliorations à faire pour une prochaine expérience. Je soupire en attrapant ma bouteille d’eau, c’est un travail qui aurait dû se faire en binôme normalement, mais comme d’habitude, j’ai fini par me faire ignorer par mes camarades de promotion. Enfin, ce n’est pas si dramatique. Je me souviens du dernier travail de groupe imposé au lycée, ça n’avait pas été une partie de plaisir. Le nom de la jeune femme avec qui j’avais dû réaliser mon exposé ne me revient plus à l’esprit, mais je sais que j’ai finalement présenté seul. L’incident s’était produit en ces lieux-mêmes, je me souviens qu’une dispute avait éclaté entre nous pour une raison ridicule. Une raison qui m’a amené à fuir et aller chercher des boissons au distributeur du couloir.

22h16 – Salle informatique, encore.

Quelle heure est-il maintenant ? Plus important, combien de temps reste-t-il avant le dépôt de cette galère ? Un peu moins de trente minutes, m’indique mon l’horloge au coin de mon écran.  C’est la dernière ligne droite, il ne me reste plus qu’à mettre en page les annexes et à corriger mes fautes s’il y en a. Epuisé, je jette mon corps en arrière et m’appuie sur le dossier. Plus jamais je ne m’y prendrai aussi tard pour rendre un travail noté. Mon crâne me fait mal et je frôle la migraine ophtalmique à force de rester concentré sur ce pavé lumineux. Vivement ce soir, que je pousse la porte de ma chambre et m’allonge dans mon lit. J’espère que les autres m’ont laissé quelque chose à manger sinon je vais devoir me nourrir de chips ou autres choses qui traînent sur le buffet. Je n’ai pas la foi de commencer à cuisiner à cette heure là. Le temps que je rentre, il sera sûrement minuit.

Au sous-sol, on perd un peu la notion du temps. Il n’y a pas de fenêtres donc aucun indice sur ce qu’il se passe à l’extérieur. Le temps de me remettre droit sur ma chaise, j’imagine les rayons argentés de la pleine lune couvrir ma peau. Même les yeux fermés, je suis sûr que j’arriverais à les sentir. J’inspire un grand coup et me mets au travail. Italique, justifié, gras, souligné sont les quatre mots que je répète le plus dans ma tête les dix minutes qui suivent. Enfin, après beaucoup d’efforts, j’ai fini de tout mettre en page. C’est un peu comme si je venais de faire un marathon. J’ai besoin de m’hydrater. Mince, il ne me reste plus beaucoup d’eau. Je passerai au konbini du quartier en acheter avant de rentrer, ce n’est pas comme si ça allait me retarder de beaucoup.

Mon regard s’assombrit. Je me demande s’il est passé à la maison. S’il est venu ce soir, j’espère qu’il est parti. Je secoue la tête en me tapotant les joues. Ce n’est pas le moment d’y penser. Une dernière relecture et j’aurai tout le loisir de me prendre les nerfs avec cette histoire sur le chemin du retour.

Quelques fautes de frappe corrigées plus tard, j’exporte le fichier .docx en .pdf. La publication ne prend que quelques secondes, et je suis prêt à rendre le document avec cinq minutes d’avances. Un clic, puis deux, une sélection, un chargement et c’est terminé. Je me retiens de soupirer d’aise, mais je me dis que c’est peut-être un peu inapproprié. Je me laisse glisser le long de la chaise de bureau, je ne veux plus rentrer maintenant. Je suis bien dans cette position, j’ai fini par m’habituer à cet environnement dans lequel je baigne depuis plusieurs heures. La fatigue m’envahit d’un seul coup et je ne peux réprimer un bâillement. Avachi sur la chaise, je contemple l’écran avant de froncer les sourcils. C’est bizarre, je n’ai pas croisé le gardien.

Il a dû passer, ouvrir la porte et me voir. Je ne l’ai juste pas vu car j’étais plongé dans mon travail, me dis-je pour me rassurer en fermant ma session. L’écran de fermeture de session s’affiche avant de laisser place au noir. J’attrape les restes de mes vivres de la soirée et les fourre dans mon sac. Je m’appuie sur mes jambes engourdies et me lève. Les premiers pas sont difficiles et un peu douloureux, mais je me remets vite de ce choc. Lentement, je m’avance vers la porte et tente de faire tourner la poignée…en vain. Je réessaie une nouvelle fois, les battements de mon cœur s’accélèrent. Ne me dites pas que je suis enfermé ici. Je ne dois pas céder à la panique, c’est mon crédo habituel, mais je dois avouer que ces mots me passent un peu au dessus de la tête dans cette situation. Quelqu’un, je ne sais pas qui, venez m’aider.

Les tentatives brusques d’arracher la poignée sont rapidement remplacées par mes poings qui martèlent la porte. Au point où j’en suis, j’aimerais même la faire céder de mes propres forces. Je repense alors à ce jour où j’ai été enfermé dans les douches avec un blond plutôt niais. Vraiment, je ne pense pas avoir de chance avec les locaux de ce campus. Je regarde ma montre, 22h51. Est-ce qu’il y a encore quelqu’un dans les sous-sols du bâtiment ? En dehors des goules ou tout autre machin monstrueux ? Bah. Je suppose qu’il n’y a qu’à demander…en continuer de taper du poing. L’espoir fait vivre.

« Est-ce qu’il y a quelqu’un ? S’il-vous-plaît… »

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