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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Le fantôme [PV Maku]

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Hisaka Rika
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MessageSujet: Le fantôme [PV Maku]   Mar 7 Juin 2016 - 23:50

Pousser la porte de ma chambre est un vrai soulagement après la journée épuisante que j’ai eu. Sans plus attendre, je me jette sur mon lit et pousse un soupir de contentement dans mon oreiller que je ne tarde pas à serrer dans mes bras. Qui aurait pensé que poser sa lettre de démission au club de littérature m’aurait coûté autant d’énergie ? Je me recroqueville dans un coin de mon lit et jette un coup d’œil à ma fenêtre où la pluie s’abat de plus en plus fort. Eh bien, j’ai échappé de peu au déluge.

- Quelques heures plus tôt –

Mon cours de génétique vient de se terminer, les étudiants quittent leur banc au compte-goutte et au final, je suis encore le dernier à quitter l’amphithéâtre. Sac en bandoulière sur l’épaule, dernier bouton de ma chemise ouvert, l’été s’annonce difficile à Keimoo. Les températures sont rapidement montées depuis quelques jours et bientôt, la neige ne sera plus qu’un souvenir que l’on aura troqué contre le chant des grillons. Les mains dans les poches, je me dirige vers la sortie du bâtiment en esquivant mes camarades de promotion, restés pour discuter de je ne sais trop quoi dans le couloir. Aujourd’hui est un grand jour mes amis, en effet après quatre ans de bons et loyaux services rendus au club de littérature – comprendre par là ma contribution en restant assis dans un coin, un livre en main – j’ai décidé de le quitter. Pour moi, c’est un peu comme mettre fin à une histoire d’amour – jamais vécue – qui s’essouffle après plusieurs années. Non, plus sérieusement, c’est l’arrivée d’un professeur à la présidence qui a tout ruiné. Les heures de détente que nous passions entre nous, à ne pas nous parler, se sont transformées peu à peu en de vraies séances de travail où nous étions obligés de participer.

Finalement, même le club de basket me demandait moins d’implication – parce que je continuais de sécher, mais qu’on ne me courrait pas après – et à l’arrivée de la nouvelle année scolaire, j’ai décidé de poser mon départ. Il faut remplir un formulaire, m’a-t-on dit la dernière fois que je me suis présenté dans la salle du club. J’ai donc emporté ce petit bout de papier chez moi et je l’ai soigneusement rempli, faisant bien attention au texte écrit en Comic Sans MS taille 6, pour ne pas me faire arnaquer une dernière fois. Les humains sont pires que des rapaces quand ils s’y mettent, et bien que je sois conscient qu’il ne s’agisse pas d’un contrat d’achat pour une nouvelle salle de bain, je n’ai pas pu m’empêcher de consulter les conditions de départ à la loupe. Toute sortie du club est définitive jusqu’à réinscription, ainsi je n’aurai plus le droit d’occuper ces locaux pendant mes heures de pause. Cela n’est pas un problème pour moi, j’ai toujours préféré le toit de toute façon. Deuxième point important : je n’ai plus le droit d’emprunter un livre au club, si je veux consulter, je dois le faire sur place. Bref, beaucoup de blabla écrit avec des mots compliqués pour finalement me dire que je deviens un paria ou un acarien.

Après avoir rempli quelques lignes me demandant pourquoi j’ai décidé de quitter le club – bien sûr, c’est l’endroit où j’ai été le plus hypocrite car les vraies raisons ne se donnent pas aussi facilement que j’aimerais le penser – je me suis donc senti libre et j’ai décidé qu’aujourd’hui serait le bon jour pour rendre mon formulaire de désinscription. Le soleil est au rendez-vous, les cours se sont avérés plutôt intéressants dans leur ensemble, bref…que pouvait-il m’arriver de mal aujourd’hui ? Quatre à quatre, je monte les marches du nouveau bâtiment des clubs, la salle de littérature se trouvant au premier étage. Comme à l’accoutumée, je toque avant d’entrer, mais quand j’ouvre la porte, c’est la surprise. Personne ? Me dis-je une fois que je suis dans la salle. A qui vais-je pouvoir donner mon papier. Bien que ce soit une formalité administrative, Shiori ne me permettra pas de sécher deux clubs en même temps. Je fais quelques pas, faisant grincer le parquet au passage, avant de faire un bond en arrière.

« Ah. T-tu m’as fait peur, Morichi-san. »

Je ne parviens plus à me souvenir si je l’ai un jour appelé par son prénom, mais pris dans la panique, c’est son patronyme qui m’est venu à l’esprit en premier. Bon, en tout cas, c’est bien qu’il soit là, il va pouvoir faire le sale boulot à ma place, affronter les iris de Coda-senseï pour moi. Je n’aurai plus besoin de revenir en ces lieux jusqu’à la fin de ma vie. Enfin, ça serait le malaise si jamais je les croisais en me rendant au club de cuisine, d’autant plus que c’est juste à côté. En espérant que je ne mette pas le feu au bâtiment par inadvertance, ça serait la meilleure quand même.

« Comment ça va, depuis le temps ? »

Suite à l’histoire du zoo, nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de nous revoir. Bien sûr, nous étions dans le même club, mais je n’avais pas vraiment fait l’effort de retourner lui parler. Quelque part, ma conscience me murmurait que sa furie de sœur n’était pas loin. Et même si nous nous étions quittés dans de bons termes, cela ne voulait pas dire qu’elle n’allait pas vouloir me frapper, encore. Bon, j’estime avoir rempli mon quota de socialisation, il est temps pour moi de lui annoncer la véritable grande nouvelle, car non…savoir qu’il va bien ou pas, ce n’est pas quelque chose qui va bouleverser ma vie, désolé.

« Dis. Tu pourrais me rendre un service ? Je viens poser mon formulaire de désinscription, mais Coda-senseï n’est pas là et je ne sais pas si elle viendra ce soir. Tu pourras le lui donner ? »

Quelque chose semble avoir changé dans ma façon de lui parler, au point que j'en fasse le constat. Je me souviens de Maku Morichi comme étant un garçon simplet et gentil, maltraité par sa sœur. Pourtant, malgré cet aspect de sa personnalité, je n’arrivais pas à être à l’aise avec lui et je finissais souvent par bégayer. En dix mois, j’ai eu le temps de grandir et de prendre en assurance, je me demande s’il l’a remarqué lui aussi ? Pour finir, je lui adresse un sourire de courtoisie, celui que l’on fait lorsque l’on veut obtenir quelque chose d’un individu. Il n’est pas hypocrite pour autant, juste spécial.

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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Mar 11 Juil 2017 - 23:23

« Et souviens-toi, tu l'as trouvé par hasard, sur ton bureau, et tu ne sais pas de qui ça vient ! Compris ?
- Euh... Pourquoi moi ?
- Il est dans ton club, non ? Oublie, c'est rhétorique. Bref ! Tu le fais, c'est tout !
- Tu es b-
- Tais-toi ! Et tu ne la lis pas ! Bref, j'y vais ! A ce soir.
 »

A peine les cours terminés, Miyuki était venu telle une furie, et était repartie comme telle. Me voilà planté sur place dans ma salle de cours, une lettre dans ma main, regardant ma jeune sœur repartir vers la salle de son club. Soupirant finalement, je rangeais la lettre dans mon sac. Cela ne lui ressemblait tellement pas. Enfin, ça fait longtemps que je ne la comprenais plus. Depuis plusieurs mois, je la vois moins, et je suis encore moins autorisé à entrer dans sa chambre. Je me disais que c'était sa puberté, quelque chose du genre, mais j'étais certain que quelque chose était... faux. J'étais perdu. Je finissais de ramasser mes affaires et sortait en direction du club de littérature.

La curiosité m'attrapait. Je voulais comprendre ce qui se passait dans la tête de ma sœur, et lire la lettre était tentant. Mais cela ne se faisait pas. Je pensais alors à lire un bon livre une fois au club. Cela me changera les idées. Ou pas. Elle était bien drôle, elle. Pourquoi me donner cela ? Pourquoi pas en personne ? Il y a quelque chose qui était vraiment bizarre. Plus j'y pensais, plus l'envie de lire me prenait. Pas un livre. La lettre. Secouant la tête puis remettant mes lunettes en place, je partais une bonne fois pour toute vers le club.

Hisaka Rika... J'avais de bons souvenirs de lui malgré notre dernière rencontre qui a fini d'une façon digne d'une aventure. Digne d'une nouvelle à suspens. Mais à vrai dire, je n'avais pas beaucoup discuté avec lui depuis. Il semblait souvent... intimidé ? N'étant pas sûr de la raison, j'avais préféré prendre du recul, mais à y repenser, ce n'était peut-être pas la meilleure des idées. Bah, j'ai une raison de lui parler, cette fois. Le destin avait décidé même à ce que je le rencontre dès mon arrivée à la porte du club.

« Hum... Rika-san ? »

Hésitant, je partais sur la politesse plutôt que son prénom, alors que je le considérais comme un ami. Il restait mon senpaï. A ma grande surprise, il eut un mouvement de panique, comme s'il était pris en plein délit, ou quelque chose de ce genre. Ce mouvement me fis sursauter aussi, et je le regardais avec des yeux ronds. Apparemment, je lui avais fait peur, involontairement, de ce qu'il disait. Il se calma et me demandait comme cela allait depuis le temps. Je me calmais et lui souriais alors. Parfait, un début de conversation, c'est ce dont j'avais besoin.

« Je dirais la routine. Ce qui ne me dérange pas, après l'autre aventure. » répondais-je en finissant sur un petit rire. « Les études prennent mon temps, aussi, donc je ne m'ennuie pas... Et vous ? Tout.. va bien ? »

Cette question était autant de quoi rendre la politesse mais aussi j'espérais qu'il m'expliquerait sa réaction qu'il a eu juste avant. La salle était vide à part nous deux, mais était-ce une raison suffisante pour paniquer ainsi ? Le stress, peut-être ? Non, évitons de partir sur des hypothèses. C'est une perte de temps en réflexion. Il répondait alors, avant d'enchaîner sur une requête. A ma grande surprise, il me demandait si je pouvais porter sa lettre de démission à la professeure. Un côté de moi semblait déçu de cette nouvelle.

« O-Oh ? Tu quittes le club ? Comment ça se fait ? »

Moi qui espérais un début de conversation, j'avais failli perdre la barque quasi-immédiatement. C'était loin d'être mon fort, mais pour diverses raisons, je voulais absolument la conserver. Est-ce que je le dérangeais ? Peut-être, après tout ? Mais j'avais... une mission ? Je supposais que je voulais compléter la demande de ma sœur... Mais comment donner une lettre quand je sens que le moment n'était pas le bon ? Miyuki, vraiment... Tu m'as mis dans une sacrée galère, là...
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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Mer 12 Juil 2017 - 14:35

C’est un peu stupide, mais je ne m’attendais pas à le voir ici. Nous faisons pourtant partie du même club et il n’est pas mort dans le zoo, je ne devrais donc pas être étonné de le croiser dans les locaux. Malgré tout, je ne crois pas que nous nous soyons beaucoup vu dans cette salle alors que j’y passe la plupart de mes pauses. Enfin, bientôt, je pourrais parler de ça au passé. A travers ses lunettes, je sens son regard se poser sur moi, l’air interrogatif. Il n’a pas dû comprendre pourquoi est-ce que j’ai réagi de la sorte et pour être honnête, je ne le sais pas très bien moi-même. Peut-être ai-je en moi la peur irrationnelle de tomber sur Coda-senseï qui refuserait ma lettre de départ en utilisant la ligne 49 alinéa 3 des règles concernant les clubs ? Toujours est-il que je me calme après avoir réalisé que la personne qui m’a interpellée plus tôt n’est pas un ennemi, mais seulement Maku Morichi. Cherchant à le faire porter mon formulaire de désinscription à ma place, je tente l’approche douce en lui demandant d’abord si tout va bien pour lui. Il faut bien discuter de banalités avant de demander un service à quelqu’un.

La routine, me répond-il. Le train-train quotidien et les études qui l’occupent bien, ce n’est pas pour lui déplaire après sa dernière mésaventure. Je lui souris, attendant qu’il finisse pour lui soumettre ma demande. J’entrouvre les lèvres pour parler, mais il finit par me couper pour me retourner la question précédente par politesse. Je hoche la tête. Il ne se passe pas grand-chose d’intéressant dans ma vie non plus ces derniers temps. Cependant quelque chose d’autre m’interpelle dans mon discours. Est-ce qu’il est en train de me vouvoyer. Je sais bien qu’il est mon kouhai, mais tout de même.

« Je vais bien aussi. »

Je prends une petite pause, hésitant à lui faire la remarque sur le vouvoiement. Au final, je me lance, ne me sentant pas à l’aise à l’idée de lui demander une faveur dans ces conditions.

« Au fait, tu p-peux me tutoyer. »

Maintenant que les choses sont claires entre nous, je peux enfin lui dévoiler la véritable raison de ma venue. Sans doute comprendra-t-il par la même occasion pourquoi est-ce que j’ai fait un bond en arrière lorsqu’il m’a appelé tout à l’heure. Ce n’est pas une chose aisée à demander à quelqu’un que l’on connait à peine alors je parle vite, je bute sur certains mots et je finis par lui sourire de manière plutôt embarrassante. Plus j’avançais dans ma requête et plus je voyais les traits de son visage s’affaisser. Il avait l’air triste, ou peut-être simplement déçu d’apprendre que je quittais le club. Je pousse un long soupir. La décision n’a pas été si facile à prendre contrairement aux apparences. Cela faisait quatre ans que j’avais rejoint le club de littérature, à l’époque où il était encore présidé par une étudiante. Si j’appréciais mes moments ici, c’est parce que je pouvais y venir me prélasser entre deux cours, pendant mes pauses, sans qu’il y ait besoin de faire autre chose que lire. L’arrivée de Coda-senseï à la tête du club avait chamboulé mes habitudes. Il fallait maintenant s’investir, avoir un esprit d’initiative et participer à des activités collectives. Et puis il y a cette autre fille aux cheveux roses qui mettait les propositions de l’enseignante sur le piédestal lors de la dernière réunion. Oui, comme c’est magnifique la littérature. Vraiment génial. Dommage que l’on ne puisse plus se cultiver par soi-même ici.

« J’ai besoin de changer d’air, voir d’autres choses haha…Ca fait un moment que je squatte ici et j’ai très envie d’apprendre à cuisiner donc je pense rejoindre le club de découverte culinaire. »

Je m’étais répété ces mots tellement de fois au moment d’écrire ma lettre de démission que j’avais presque fini par y croire. L’important est maintenant que Maku gobe mon mensonge sans me demander plus de détails. En voyant sa mine déconfite, je n’ai pas d’autre choix que de détourner le regard. Je n’aime pas ça. Même s’il ne le fait pas exprès, j’ai l’impression qu’il cherche à me culpabiliser. Devant le silence un peu gênant qui s’est installé entre nous deux, je le relance.

« A-alors, tu es d’a-d’accord ? »

Au même moment, la porte du local claque à en faire trembler les murs. Je sursaute. Décidément, les gens de ce campus veulent que je fasse un arrêt cardio-vasculaire aujourd’hui ?! Quelqu’un – la personne qui a ouvert la porte coulissante je suppose – se met à crier. C’est une voix féminine par-dessus le marché, bien stridente comme je les aime. Hm. Elle demande s’il y a quelqu’un. Hého, on n’est pas sur le marché de ta campagne alors tu baisses d’un ton. Je n’ai malheureusement pas le courage de lui répondre avec autant d’agressivité.

« Ou-ouais, on est deux. »

Je fais un pas en arrière pour entrer dans le champ de vision de la jeune fille qui appelait à l’aide. Je ne sais pas ce qui lui a pris, mais j’ai un mauvais pressentiment. Au fond de moi, j’ai la certitude que je n’aurais pas dû répondre parce qu’elle semble bien déterminée à nous embarquer dans sa galère. Le pas assuré, elle s’avance vers Maku et moi, nous inspecte et soupire, visiblement épuisée…mais pas assez pour se calmer et parler moins fort. C’est peut-être son état naturel ?

« IL SE PASSE DES CHOSES LOUCHES AU CLUB DE CUISINE. »

Elle agrippe les épaules de Maku et le secoue. J’hésite à intervenir, mais je ne sais pas trop comment réagir.

« JE CROIS QU’IL Y A UN FANTÔME. »

Je fronce les sourcils et regarde le lycéen. Est-ce que j’ai bien entendu ce qu’elle vient de dire ? A tout hasard, je lui demande calmement de répéter. Elle s’exécute. Je prends mon visage entre mes mains. Je ne suis pas venu ici pour souffrir ok ? Je ne crois pas du tout à son histoire et je suis bien décidé à lui prouver par A+B qu’elle a tort.

« Vous pouvez nous en dire plus ?
- Vous n’avez qu’à venir avec moi !
»

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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Lun 21 Aoû 2017 - 0:00

Après les salutations de bases, je me fis reprendre sur le vouvoiement que j'avais prononcé. Réagissant de suite, je m'excusais en souriant, riant même un peu nerveusement. Cela m'avait pris sur le coup. Je suppose qu'on était malgré tout... ami ? Compagnons d'infortunes au minimum. Ou il n'aimait pas autant de respect. Mais vu que je le considérais comme un ami, personnellement, cela m'arrangeait qu'il accepte un peu plus de familiarité. Cependant, je fus déçu de savoir qu'il quittait le club. Curieux de savoir la raison, je le lui demandais.

Il expliquait alors l'envie de changer, l'envie d'apprendre à cuisiner, notamment. Il est vrai que le lycée limitait le nombre de club à rejoindre. Tout en obligeant d'en rejoindre. C'était des options obligatoires, quoi. C'est pour cela que j'étais aussi dans le club de photographie. Sinon, je me serais contenté du club de littérature. Hisaka me demandait alors si j'étais d'accord pour donner son formulaire de démission au professeur référent. Je me sentais comme un messager aujourd'hui. Miyuki qui voulait que je lui donne la lettre aussi. Oh, mais, attendez, c'était le parfait moment !

Mais alors que j'ouvrais la bouche pour répondre, la porte s'ouvrit à la volée. Je sursautais et me retournais d'un seul bond, surpris. Une voix féminine criait alors s'il y a quelqu'un. Ce fut Hisaka qui répondit. Elle nous remarqua alors et s'avança rapidement vers nous, hurlant que quelque chose de louche se passait au club de cuisine. Elle avait l'air affolé. Elle me secouait, moi, le premier à sa portée, hurlant au fantôme. Pas costaud pour un sou, je fus secoué comme un prunier, et perdit mes lunettes qui tombèrent au sol sur le moment.

Finalement, elle se calme à nouveau... ou plutôt, elle arrête de me secouer quand Hisaka reprend la parole. Me baissant, je cherchais et récupérais mes lunettes en écoutant la jeune fille se répéter. Elle avait donc vu... un fantôme ? Cela me semblait absurde. Bon, d'accord, certains y croient. Je ne réfuterais pas ce genre de réflexion comme cela. Donc j'irais voir. Quand Hisaka demandait à en savoir plus, elle disait de venir avec elle.

« Je suppose que c'est le mieux à faire. S'il y a un fantôme, je serais intéressé par en voir un. Ce serait intéressant. » disais-je en remettant mes lunettes correctement. Et puis, après un serpent, un fantôme ne me ferait pas plus d'effet que cela.

Je suivais donc cette jeune fille, ayant oublié temporairement l'histoire de la lettre. Quittant la salle du club de littérature, nous suivîmes l'élève jusqu'à sa salle de club – ce que je supposais. Mais elle avait certainement dû être seule pour venir jusqu'ici. Mais je me taisais jusqu'à entrer dans la salle. Et pour le moment, rien d'extraordinaire... ni de fantôme visible. J'attendais de voir s'il allait se passer quelque chose...

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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Mar 22 Aoû 2017 - 19:59

Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Je tente de mettre de l’ordre dans mes idées et de clarifier mes pensées, mais je ne sais absolument pas pourquoi ma démission du club de littérature m’emmène à partir à la chasse aux fantômes. C’est totalement absurde, me dis-je en regardant Maku récupérer ses lunettes par terre. Tout à coup, cette fille me met un doute sur le choix de mon futur club. Ils sont tous comme ça au club de découvertes culinaires ? J’ose espérer que non. Je souffle un bout coup, le temps qu’elle se calme. La meilleure des choses à faire maintenant, c’est probablement de demander plus d’informations, ce que je m’empresse de faire. Après tout, on ne sait pas si elle a juste vu une ombre bizarre dans les locaux ou s’il y a vraiment eu des choses louches comme des objets qui lévitent ou des conneries du genre.

J’ai à peine terminé ma phrase qu’elle me coupe. Apparemment, elle a déjà pris pour acquis le fait qu’on vienne l’aider. Quelle galère. J’aurais dû me taire et ne jamais répondre à sa demande d’aide. Mais j’imagine que si ça n’avait pas été moi, Maku aurait tout aussi bien trahi notre présence. Ce dernier a d’ailleurs retrouvé ses verres, et semble déterminé à aller jeter un œil à ce qu’il se passe au club de cuisine. Ce serait intéressant conclut-il comme s’il y croyait lui aussi. Enfin qui sait, peut-être que c’est le cas. La jeune femme nous attrape alors par le bras et nous tire vers l’extérieur. Hé oh, on ne connait même pas ton nom et tu nous touches déjà. Nous quittons donc la salle de club en laissant la porte ouverte, convaincus d’y revenir rapidement car il ne se passera rien.

Dans le couloir, rien d’extraordinaire comme je m’y attendais. Il faut croire que les fantômes ont vraiment des zones d’action très limitées. Ou cela veut juste dire que les gens qui s’amusent avec le cœur fragile de cette fille n’ont pas étendu leurs plans machiavéliques au-delà du club de cuisine. Leur local se trouve à quelques pas de celui du club de littérature, et je le connais déjà trop bien alors que j’y suis jamais vraiment allé. Je soupire. C’est en ces lieux-mêmes qu’une explosion a ravagé le nouveau bâtiment lors de la soirée de Noël il y a quelques mois. L’hypothèse criminelle a rapidement été écartée, mais je suis toujours assez perplexe à ce sujet. Enfin, l’important c’est que ce soit terminé maintenant. Dire que je n’avais pas prévu d’y aller et que je me suis laissé convaincre.

Nous arrivons bien vite à destination. La jeune femme devant nous ne semble pas très sereine à l’idée de retourner à l’intérieur. Ainsi, alors qu’elle pousse lentement la porte coulissante pour nous frayer un passage, je prends la parole. Elle sursaute. Trop prévisible.

« Au fait, c’est quoi ton nom ?
- Tu m’as fait peur, idiot ! »

Ce n’est pas comme ça que l’on traite quelqu’un qui a accepté de t’aider normalement. Mais je suis assez satisfait de l’effet que je lui ai fait, quand même.

« Je m’appelle Hanabi Tachibana, et vous ?
- Hisaka Rika. »

Je laisse l’honneur à Morichi-kun de se présenter lui-même alors que nous pénétrons dans la salle. Les premières secondes, nous restons près de la sortie pour avoir une vue d’ensemble sur le local. Personne en vue. Les mains dans les poches, j’avance entre les différents plans de travail et jette de rapides coups d’œil à la recherche d’indices, de détails qui pourraient nous aider à mieux comprendre la situation. Deux minutes s’écoulent et toujours pas de trace de fantôme. J’expire une grande bouffée d’air. A part quelques rideaux qui bougent à cause du vent, rien de très angoissant. Tout ça pour ça ?

« On s’en va. »

Dis-je en regardant l’autre garçon pour chercher un accord dans son regard. Il devrait être d’accord avec moi : nous n’avons plus rien à faire ici.

« ATTENDEZ ! »

Je fais un pas en arrière. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle crie et nous supplie de rester. Enfin, après la scène qu’elle nous a fait en débarquant dans la salle du club de littérature, je ne devrais plus douter de ses cordes vocales. Mais c’est bien beau de nous faire attendre, toujours est-il que je n’ai rien vu de ce fantôme. A l’instant où ces pensées effleurent mon esprit, la porte coulissante se referme d’un claquement très désagréable à mes oreilles. Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que la fille se mette à crier elle aussi. Aussi vite que je le peux, je tente de rouvrir la porte, en vain.

« O-on dirait bien qu’on est coincés. »

Toute une enquête reste à mener maintenant. Dire que j’avais prévu de me reposer un peu cet après-midi, mais non, à cause d’une pauvre fille, je me retrouve à jouer les détectives. Irrité, je prends une chaise et m’assoit. Ils finiront bien par se lasser et viendront nous délivrer. Le plus difficile à gérer ne sera probablement pas le fantôme en lui-même, mais l’énergie de celle qui nous a emmené. On dirait bien qu’elle est intenable. Pour ma part, je tente de garder mon sang-froid. Rationnaliser, je dois rationnaliser. Il faut que je sache dans quelles circonstances tout a commencé.

« Quand tu es arrivée dans la pièce, il y avait déjà des gens ? »

Tachibana-san ravale ses derniers sanglots pour me répondre que non, elle a toujours été toute seule dans le local. Personne d’autre qu’elle hein. On ne peut alors pas dire si les gens qui font ça avaient juste envie de s’amuser sur une cible aléatoire ou s’ils comptaient spécialement s’en prendre à elle. Je relève la tête vers le lycéen. A-t-il une piste, lui ?



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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Sam 26 Aoû 2017 - 0:03

Nous voilà, Hisaka et moi-même, amené – ou plutôt tiré – vers le club de cuisine. La raison était donc de voir s'il y avait bien un fantôme. La jeune fille semblait paniquée et avait dû fuir demander de l'aide. Il y avait donc une raison. Une cause, plutôt. C'est ce que j'allais chercher. Si jamais je tombais sur un vrai fantôme, alors cela rendrait les choses intéressants. La jeune fille nous ouvrit la porte, mais sursauta sur la prise de parole de Hisaka. Elle était trop à cran. Ce genre de réaction me fait penser à ma sœur. Même si je ne pensais pas qu'elle paniquerait et crierais au fantôme. Là-dessus, nous étions pas frère et sœur pour rien : notre curiosité ferait que nous chercherions à savoir si le phénomène était réel ou non. De retour à la réalité, la jeune fille donna son nom : Hanabi Tachibana. Je souriais.

« Rika-senpai, vous n'êtes pas très poli. Vous auriez dû donner votre nom quand vous avez demandé le sien. » Je le taquinais un peu, mais c'était aussi une façon de détendre l'ambiance. « Je m'appelle Maku Morichi. Enchanté, Tachibana-san. »

Une fois dans la pièce, je regardais entièrement la pièce. Et jusque là, rien de spécial. J'entrais et regardais donc au niveau de chaque établi. Je ne trouvais cependant rien de suspect. Ni le moindre indice sur la présence d'un spectre ou autre fantôme. Hisaka disait, tout à coup, à voix forte, que l'on partait. Je le reconnaissais bien là. Mais la jeune Hanabi Tachibana ne voulait pas nous voir partir aussi vite. Je la regardais d'un air inquiet, mais le bruit de la porte qui se fermait attira alors mon attention. Ce qui provoquait aussi un cri de peur chez la jeune fille.

Hisaka tenta alors d'ouvrir la porte, en vain. J'étais surpris. Est-ce que quelqu'un avait fermé la porte de l'autre côté ? Je fronçais les sourcils, attrapaient une chaise et montais dessus, essayant de voir par-dessus la porte, au niveau des vitres se situant au-dessus de l'encadrement de la porte. Mais pas moyen de voir. Je n'étais pas assez grand, mais en plus, je pensais que ce serait difficile de voir si quelque chose bloque la porte. Je descendais, réfléchissant vite. Je récupérais mon téléphone, pensant à appeler Miyuki... quand un regard vers mon senpai m'y dissuader. La lettre... Elle revenait dans mon esprit, et je pensais qu'il devait y avoir une raison pour que ma sœur n'aille pas voir Hisaka en face. Plus encore, Tachibana-san perdait ses moyens. Je rangeais la chaise sur le côté et m'approchait d'elle, essayant de la calmer avec quelques gestes. Mais je n'étais pas sûr qu'elle faisait attention à moi.

Hisaka repose une nouvelle question. A laquelle la jeune fille répondait négativement. Retournant à mes réflexions, je cherchais la méthode à suivre désormais. Ayant une idée sur la façon de faire, je récupérais la précédente chaise, ainsi qu'une autre. Je donnais la dernière à Tachibana, l'invitant ainsi à s'asseoir. Je fis de même.

« Tachibana-san, est-ce que vous pouvez me parler de ce fantôme, ou quoi que ce soit qui vous a fait penser qu'il y avait un fantôme. Vous voulez bien ? »

J'essaye de tenir un ton calme et un sourire afin d'inviter la jeune fille à me faire confiance et l'encourager à parler de ce qu'elle a vu... ou entendu.

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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Ven 1 Sep 2017 - 12:43

L’inspection des lieux ne donne rien de concluant : on ne trouve ni de fantôme, ni de preuves que quelqu’un s’amuse à tourner en bourrique la dénommée Tachibana. Déjà épuisé par la situation, je décide qu’il est temps d’y aller, mais la fille tente de nous convaincre de rester. C’est à cet instant que la porte claque. Malheureusement, je n’ai pas eu le réflexe de vérifier si quelqu’un s’y trouvait. Je tente alors de l’ouvrir sans jamais y parvenir malgré toutes les forces et la bonne volonté que j’y mets. Bloqués. Nous sommes bloqués à l’intérieur du club de cuisine. Je commence alors un interrogatoire avec la lycéenne encore sous le choc des événements pour tenter d’en apprendre plus sur ce le fameux fantôme. Je n’y crois toujours pas une seconde, à l’apparition d’un phénomène paranormal dans le bâtiment des clubs, mais mieux vaut ne pas trop la contrarier maintenant. Nous avons fait une grossière erreur en venant tous les trois dans la pièce. En effet, le temps qu’Hanabi aille chercher de l’aide, les farceurs ont pu la quitter. Quelqu’un aurait dû rester faire le guet à l’extérieur, me dis-je en écoutant le témoignage de la jeune fille d’une oreille.

Toutes les informations qu’elle me donne ne font hélas pas avancer l’enquête. Je lance un regard en direction de mon ancien camarade du club de littérature qui, de son côté, n’a rien pu voir non plus en regardant par-dessus la porte. Je soupire : dans quelle galère nous sommes-nous engagés en acceptant de la suivre ? Pour le moment, aucune autre question ne me vient à l’esprit alors je laisse la mission de calmer la victime au lycéen. Les deux autres finissent par s’asseoir, la fille semble regagner un peu plus de lucidité, enfin. Morichi reprend alors la parole pour lui demander des détails sur les actions du fantôme. Avant qu’elle ne réponde, je pense à des trucs classiques : objets qui tombent, bruits suspects, voyons s’ils ont été originaux.

« J’ai…j’ai d’abord entendu des sifflements un peu partout dans la pièce. D’abord, j’ai tenté des ignorer, mais le fantôme a commencé à me jeter des choses dessus, des ingrédients en libre-service sur le buffet. Quand j’ai voulu aller voir derrière moi, il a renversé ma casserole qui était sur le feu. »

Elle pointe du doigt son ancien plan de travail où l’on peut effectivement voir les restes de sa préparation. C’est un individu plutôt agressif, me dis-je en prenant ma tête entre mes paumes. Même si je suis sûr qu’il s’agit d’un être humain derrière tout ça, je commence à ne plus avoir très envie de le rencontrer.

« C’est là que j’ai décidé de chercher de l’aide. Vous étiez les seules personnes que j’ai trouvées à l’étage. Je suis désolée. »

Finit-elle par dire en se repliant sur elle-même, l’air coupable. Tout s’est donc passé très rapidement. Les bras croisés, je regarde mes deux interlocuteurs en continuant de réfléchir à des éléments dont j’aurais besoin pour comprendre la situation. Evidemment, la première piste qui me vient à l’esprit est celle de la vengeance. Les filles ne se font pas de cadeaux entre elles, m’avait expliqué ma sœur quand elle s’était disputée avec l’une de ses amies. J’imagine que ça pourrait être un point de départ.

« Est-ce qu’il y a quelqu’un avec qui tu as eu des embrouilles récemment ? »

Tachibana se met alors à rougir avant de baisser le regard. Je crois qu’on tient quelque chose, me dis-je en m’asseyant à mon tour. Les joues probablement brûlantes, elle se livre à une confession que je n’aurais sans doute jamais désiré entendre.

« Un senpai m’a demandé de sortir avec lui et ma meilleure amie était amoureuse de lui depuis le début du lycée. »

Comme si cette histoire me concernait plus que prévu, je ressens également une vague de chaleur et je finis moi aussi par prendre des couleurs. Au final, je suis presque obligé de desserrer le col de ma chemise et de m’éventer pour ne pas finir aussi rouge qu’elle. Cependant, malgré ce que je pensais, elle n’avait pas fini son récit.

« Bien sûr, j’ai dit non ! Mais quand mon amie l’a su, elle était quand même en colère…Et je crois qu’Otsuki-senp-…Oh non, je ne voulais pas dire son nom ! »

Elle marque une pause tandis que je lui assure qu’elle n’a pas à s’en faire, qu’on ne répétera pas son nom plus loin. Tout ce que je veux savoir à cet instant, c’est la fin de son discours. Qu’est-ce qu’il y a encore avec ce garçon qui s’est brutalement confessé à elle ?

« Je crois qu’il m’en veut aussi, pour lui avoir dit non. »

Voilà qui complique un peu les choses. Nous avons deux suspects au lieu d’un. En attendant, nous sommes toujours bloqués dans les locaux du club de cuisine alors même si nous avions élucidé le mystère maintenant, nous n’aurions pas été en mesure de régler les problèmes de cette pauvre fille. Enfin, ce n’est pas comme si cela me faisait très envie de toute façon.

« Quelqu’un a une idée pour sortir sinon ? »

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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Lun 4 Sep 2017 - 19:47

Pour le moment, il n'y avait aucune trace du fantôme. Mais enfermé dans la pièce désormais, nous n'avions plus qu'à réfléchir à tout cela et à une cause qui aurait fait que la jeune fille ait cru à un fantôme. Nous pourrions voir ainsi si c'était vraiment un fantôme... ou non. Tachibana-san répondait alors. Elle avait donc d'abord entendu des sifflements. Rapidement, je me disais qu'il était difficile d'en voir l'origine sans l'écouter nous-même – ce qui était bien sûr impossible. Puis on lui avait jeté des ingrédients dessus. C'était... pas terrible. Puis finalement, la casserole s'était renversée quand elle s'était retournée.

La jeune fille finissait sur le fait qu'elle était désolée que cela se termine ainsi. Avec un sourire, je disais que ce n'était rien. Mon côté curieux m'aurait fait venir sans même qu'elle ne nous traîne. Savoir si c'était un fantôme ou une mauvaise blague m'intéressait aussi. Peut-être était-ce une façon de me faire bonne impression, même si cela ne me concernait pas – du moins jusqu'à ce qu'on se retrouve enfermé à l'intérieur de la salle.

Hisaka interrompit mes pensées en demandant à la jeune fille si elle avait eu des embrouilles récemment. La question était intéressante et je fus alors tout ouïe sur la réponse de Tachibana-san. Celle-ci confessa en rougissant qu'elle avait repoussé les avances d'un garçon. Et l'amie de la jeune fille était amoureuse de ce dernier. Elle disait aussi qu'ils étaient tous deux mécontents de ce qui s'est du coup passé. Chacun pour leur propre raison. Je jetais un œil vers mon senpai qui semblait avoir une expression plus froncé. Mais ce dernier changeait de sujet en demandant si quelqu'un n'avait pas une idée pour sortir. J'en avais une mais... j'hésitais à la dire. De plus, je réfléchissais à ce que Tachibana-san venait de dire.

La jalousie de la meilleure amie... La déception de s'être pris un râteau... Plus j'y pense, plus un scénario apparaissait dans ma tête. De plus, le coupable ne pouvait être seul. Comment lancer des ingrédients puis renverser une casserole aussi rapidement et sans être repéré ? Le coup du fantôme pouvait être probable, surtout si... Ah.

Je m'arrêtais immédiatement. Je n'avais aucune preuve, mais... Ce scénario me semblait trop probable pour ne pas être vrai. Je regardais la jeune fille en fronçant les sourcils, avant de fermer les yeux pour réfléchir. Non, cela devrait être cela. Mais est-ce que je devais en parler ? Est-ce que j'ai le droit d'émettre cette hypothèse ? Est-ce la bonne chose à faire ? D'un autre côté, nous étions enfermé. Je pouvais peut-être le dire en disant que ce n'était qu'une possibilité... Mais je ne connais pas la jeune fille. Mais elle nous avait demandé de l'aide...

Mon cerveau surchauffait. Déjà que j'hésitais à demander à Miyuki de venir. Avec sa mission et tout... Il devait y avoir une raison pour qu'elle ne porte pas la lettre directement. Alors la faire venir alors que Hisaka était là... D'un seul coup, je m'abattais contre le dos de ma chaise, embrouillé et ennuyé par ces dilemmes. Un peu trop fort, car je senti la chaise se bousculer. Je tombais alors à la renverse.

« Ouille ! Pardon... »

Les quatre fers en l'air ou presque, je regardais le plafond un instant. Je récupérais mes lunettes dans ma main et roulais sur le côté pour me relever ensuite. Je remettais mes verres ensuite sur mon nez. J'espérais ne pas avoir effrayé la jeune fille. Je ne lisais rien sur son visage, plusieurs émotions s'y montraient. Je redressais la chaise, m’empoussiérais, puis pris finalement la parole. Je m'étais décidé.

« Hisaka-san, je peux toujours demander à ma sœur de venir. Si je lui explique la situation, elle aura peut-être la possibilité de prendre les coupables en photo... s'ils sont autour de la salle, en tout cas. »

Bien que je m'étais décidé de proposer cela, mon ton n'était pas neutre et pouvait trahir une certaine hésitation. M'enfin, s'il accepte cette idée, j'improviserais quelque chose pour... la lettre. Peut-être. S'il le faut. Je me retournais ensuite vers la jeune fille et je m'asseyais.

« Tachibana-san, ce que je vais dire n'est qu'une supposition. Je n'ai pas les preuves, mais ce sera à vous de voir comment vous prendrez cette information. Mais imaginons. Vous nous avez dit que le garçon devait être mécontent de s'être fait rejeté. Et que votre meilleure amie était mécontente de savoir qu'il s'était déclaré à vous alors qu'elle l'aime. Alors qu'est-ce qui les empêcheraient de s'associer pour vous faire une petite blague ? »

La jeune fille semblait surprise mais aussi réticente. Ce qui était normal. Je continuais malgré tout.

« La jalousie peut nous faire faire de mauvais tour. Enfin, je sais pas à quel point une jalousie amoureuse peut influencer le niveau de la blague, mais... Enfin, voilà. Votre meilleure amie sait que nous n'aimez pas les fantômes – je n'en sais rien, c'est qu'une supposition. Avez-vous peur des fantômes, vu votre réaction, cela me semble possible. Et on ne devient pas amis sans partager des informations sur soi, non ? »

La jeune fille ouvra la bouche mais la refermait juste après. J'attendais de voir si elle voulait dire quelque chose à ce sujet, mais après quelques secondes, je reprenais.

« Imaginons que ce soit le cas. Votre meilleure amie va voir le garçon dont elle est amoureuse, et lui propose de vous faire une blague. Pour moi, cela semble être le scénario le plus plausible. Personne ne sait si les fantômes existent ou non, mais pour cette fois, nous allons dire non. Alors cette blague ne peut être fait par une seule personne. Impossible. Quant à la raison de pourquoi elle aurait fait ça, c'est simple, au final. Elle voulait vous voir mécontente parce qu'elle aussi l'a été. Une simple vengeance. Mais je pense pas qu'elle vous voudrait du mal. Je peux me tromper, je ne sais rien sur votre amie. Mais elle a fait ça pour se faire une petite vengeance – une taquinerie entre amie – tout en se rapprochant du garçon qu'elle aime. Pour moi, c'est fort possible. »

Je terminais là-dessus. J'attendais la réaction de la jeune fille et de Hisaka – s'il en a une, même sur mon idée de faire venir Miyuki. Je n'étais absolument pas sûr de moi, mais peut-être qu'ainsi, je ne créerais pas d'embrouilles. A la limite, je préférerais qu'elle dise que ce soit faux et qu'elle me crie dessus. Ou pas. Je n'aimerais pas ça. J'espérais qu'elle soit compréhensive.

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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Mar 12 Sep 2017 - 23:15

En écoutant les histoires de la jeune fille, je n’avais qu’une seule envie : quitter cette salle et rentrer chez moi. Les problèmes relationnels ne sont pas vraiment mon fort alors hormis les plaintes de ma sœur par rapport à ses ami.e.s, je n’y connais pas grand-chose, étant très peu entouré moi-même. Un soupir s’échappe d’entre mes lèvres alors que Morichi-san, lui, prend des airs très sérieux, un peu comme si cette affaire avait un réel intérêt. Nous ne sommes peut-être pas si similaires au final, me dis-je en m’asseyant sur un plan de travail, les bras croisés, en attendant que quelqu’un me réponde. Ce n’est pas gagné, c’est le constat que je fais en les observant tour à tour.

D’une part, Tachibana semble complètement paniquée à l’idée qu’il y ait encore un fantôme dans la pièce, de l’autre, le lycéen qui réfléchit à une solution comme si sa vie en dépendait. Je remarque assez rapidement qu’il exerce une trop grande pression sur le dossier de sa chaise et tente de le prévenir en avançant un bras, mais la chute démarre sans qu’aucun son ne parvienne à sortir de ma bouche. Seul un grand fracas retentit quelques dixièmes de seconde plus tard, je grimace tandis que la lycéenne pousse un glapissement apeuré. Qu’est-elle en réalité ? Une sorte de chihuahua ?

Le jeune homme reste allongé quelques temps, comme s’il avait repéré un truc au plafond, mais j’ai beau lever la tête, je ne vois rien de très intéressant en dehors des néons équipés dans toutes les salles de cours. Il finit par se relever après avoir récupéré ses lunettes. Cela m’étonne presque qu’elles ne se soient pas cassées après les deux chutes d’aujourd’hui. Ce n’est qu’une fois debout qu’il semble avoir retrouvé son don de parole. Il me propose d’appeler sa sœur pour prendre les coupables en photo depuis l’extérieur. Ce n’est pas une mauvaise idée en soi, mais…

« La priorité c’est de sortir non ? Les coupables à la limite, ça n’a pas d’importance. Il vaudrait mieux qu’elle vienne avec un adulte qui a les clés, si elle se fait prendre toute seule, on est tous foutus. »

Mon raisonnement a beau être le plus cohérent possible, je peux sentir de la déception du côté de la fille. Elle ne m’interrompt pas, mais elle a baissé la tête quand j’ai dit que je ne souhaitais pas m’engager à retrouver les trouble-fêtes. Désolé de ne pas t’aider, mais je n’ai jamais prétendu être un héros. Je regagne la terre ferme en quittant la surface sur laquelle je m’étais reposé quelques instants auparavant, à l’inverse de Maku qui choisit de se rasseoir. A sa place, je ne ferais pas confiance à cette chaise qui l’a déjà trahi, mais c’est son choix.

D’une oreille, j’écoute le lycéen dévoiler son hypothèse par rapport au fameux fantôme dont Tachibana aurait été la victime. Une association entre les deux personnes blessées qui profiterait surtout à la pseudo-amie, cela me semble plutôt cohérent. Au passage, il lui demande si elle a peur des fantômes et si elle aurait pu communiquer cette information à son amie, pour appuyer sa théorie. Devant son absence de réponse immédiate, il reprend pour faire les liens entre les différents éléments de son récit. Ce n’est que lorsqu’il termine enfin son monologue qu’Hanabi se décide à parler.

« Je-…enfin, peut-être pas directement. Mais j’ai déjà refusé de regarder des films d’horreur quand elle était là alors peut-être…Oui, ça me paraît possible, tu as raison. »

Son visage prend soudainement une jolie teinte rouge comme lorsqu’elle évoquait la déclaration de ce fameux Otsuki. Elle ne semble pas vraiment surprise, mais un peu déçue. Que les interactions humaines sont compliquées, me dis-je en entamant une petite marche pour me dégourdir les jambes. En réalité, je ne suis pas sûr que le fait de savoir tout ça l’aidera pour le futur.

« Cela dit. Même s’il s’avère que ce sont eux les coupables. Tu comptes faire quoi ? »

Elle ouvre la bouche, mais la referme aussitôt avant de fixer le sol. Evidemment, elle ne sait pas quoi faire, personne ne saurait vraiment. Les dénoncer enterrerait définitivement son amitié avec la fille et ferait encore plus enrager son prétendant. De ce fait, de nouvelles hostilités commenceront, mais cette fois il sera bien plus difficile de tenter de se faire pardonner des deux côtés. Je lève les yeux au ciel, constatant une fois de plus l’instabilité des relations humaines, mais également la détermination à les préserver même lorsque les autres vous blessent.

« Tu n’es pas obligée de savoir tout de suite, mais c’est une question à laquelle tu devras répondre une fois que nous serons sortis. »

Je me tourne alors vers Morichi-san.

« Alors, que fait-on ? »

L’envie de voir la sœur hystérique du garçon n’est pas vraiment au rendez-vous, mais si c’est la seule solution alors j’imagine que je l’accepte, un peu comme les chocolats de courtoisie dégueulasses que l’on vous offre à noël. L’important, c’est le geste, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Le fantôme [PV Maku]   Lun 2 Oct 2017 - 15:39

J'avais finalement partagé mon hypothèse. Me voilà détective en herbe le temps de quelques minutes. J'avais essayé d'énoncer une possibilité qui ne faisait de tord à personne – ou presque – et laisser Tachibana-san avec mes paroles. Finalement, elle avait dit que c'était possible que son amie sache par rapport à sa peur de l'horreur ou du paranormal du fait de son refus de regarder un film d'horreur. Je penchais la tête légèrement d'un côté, perplexe. Ce n'était pas ce genre de chose qui pouvait amener à supposer une telle peur. Quoi que, ça dépend de comment son refus s'est passé. Inutile d'y penser plus.

Hisaka finissait finalement par demander à la jeune fille ce qu'elle ferait si ma supposition était correcte. Elle ne su répondre, et Hisaka disait qu'elle devra y réfléchir plus tard. Je hochais doucement la tête, d'accord sur ce point. En parler avec son amie ou pas dépendait d'elle. Nous ne pouvions faire plus. D'ailleurs, mon senpai me regardait afin de savoir ce que nous faisions. Il est vrai qu'il avait dit que l'important était de sortir, pas de trouver les coupables. Croisant son regard, je hochais à nouveau de la tête, afin de faire comprendre que je vais appeler ma sœur. Je sortais alors aussitôt mon portable, et composais son numéro.

« Allo, Miyuki ? … Ou bah excuse-moi, je ne t’appellerais pas si c'était pas important. … Est-ce que tu peux aller chercher un prof et ouvrir la salle du club de cuisine ? La porte est fermée et je suis à l'intérieur. … C'est pas important. Je t'expliquerais ce soir si tu insistes, mais va chercher un prof, s'il te plaît. … Merci. »

Je raccrochais une fois l'appel terminé, disant à mes deux compagnons d'infortune que ma sœur va venir dès que possible. J'étais content qu'elle avait accepté sans savoir ce qui s'était passé, mais j'étais certain que j'allais y passer ce soir. Ce qui me faisait penser à nouveau au sujet de la lettre. Je réfléchissais rapidement, et me disais que ce moment était probablement le meilleur, en attendant que ma sœur arrive. Avant de me rappeler que mon sac était dans le club de littérature. Il était tombé pendant que je m'étais fait secoué par Tachibana-san.

« Ah, hum, Hisaka... Je viens de me souvenir que j'ai une lettre pour toi... Enfin, elle est dans mon sac. Je, hum... » Je réfléchissais vite à une explication, partant finalement sur celle que Miyuki m'avait donné. « Je l'ai trouvé sur ma table après la pause déjeuner, mais elle t'es destinée, apparemment. Rappelle-moi de te la donner si jamais j'oublie, quand on sera sorti d'ici. »

Je me demandais toujours ce que pouvait être son contenu. Miyuki, qui est toujours du genre à faire les choses de front, sans se cacher, me demander de transmettre une lettre alors qu'elle pouvait le faire seule ? Je n'arrivais pas à comprendre. Je regardais Hisaka du coin de l’œil. Ou alors, elle... Non. Peu importe les raisons, je ne pouvais comprendre. Tout à coup, je me disais que je pouvais tenter d'utiliser cette histoire pour échapper ou retourner la situation contre ma sœur, ce soir, ou même plus tard. Je souriais sans m'en rendre compte, heureux d'avoir enfin une arme contre elle.

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