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 I've been too long I'm glad to be back [Pv Ivory]

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Akim Kovatchev
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MessageSujet: I've been too long I'm glad to be back [Pv Ivory]   Sam 28 Mai 2016 - 20:01

Je jette un oeil une énième fois au miroir et je grimace. Je ne suis toujours pas satisfait de mes fringues. C'est une occasion spéciale et je veux que tout soit parfait. Je n'ai pas droit à l'erreur si je veux faire bonne impression. Bon, je détache ma chemise et la jette brusquement sur le lit. Je me débarrasse aussi de mon pantalon en soupirant. J'ai pas toute la soirée non plus, surtout c'est que ça commence bientôt. L'horaire d'Ivory est chargé et je l'ai étudié longtemps pour connaître le meilleur moment de le surprendre. Quoi de mieux que de faire irruption juste avant le soir de la grande première du film de l'anglais?!? Ouais, c'est tout moi ça! Je vais dans mon garde-robe et je prends un pantalon et un veston gris souris, ainsi qu'une chemise blanche impeccable. Le genre de costume que je dois avoir mis une ou deux fois seulement. J'enfile la chemise, le pantalon et je termine par le veston. Mon reflet me renvoie le sourire satisfait qui se dessine sur mes lèvres. Là je suis content. Je constate cependant qu'il manque un petit quelque chose et je m'empresse d'aller trouver une cravate bleu ciel pour parfaire le tout. Je fait claquer ma langue sur mon palais en nouant ma cravate, puis la centre un peu en me regardant une dernière fois. VOI-LÀ! Il ne pourra que se jeter dans mes bras en me voyant. Oh, j'oubliais. Une touche de parfum Armani et je suis prêt.

-Miaw

Je tourne la tête vers le chaton noir qui me regarde en posant une patte sur moi. Je l'ai trouvé un soir devant ma porte, trop maigre et le poil terne. J'aurais pu le laisser dehors et ne pas m'en occuper, un autre le ferait à ma place. Je veux dire, j'ai déjà assez de m'occuper moi-même alors un chaton en plus.... Et il avait l'air malade en plus, mais j'ai décidé de le garder. J'ai acheté de la bouffe, de la litière, les trucs essentiels quoi, puis j'ai tenté de le sauver. Je crois avoir pas mal réussi parce que la petite créature qui me regarde maintenant a les yeux brillants, tout comme son poil et a repris du poil de la bête.

-Tu gardes la maison Seth?

Comme je suis original....je sais. Je lui ai donné le nom de code qu'on m'avait donné en Russie. Inconsciemment, c'est peut-être pour me rappeler qui je suis réellement? Je secoue la tête et me penche pour lui caresser doucement la tête et les oreilles. Je prends mes clés et je peux enfin sortir.

C'est tout près et je peux m'y rendre à pied. Mais avant, un besoin de caféine se fait pressant. Je m'arrête au café du coin et me mets en file pour attendre mon tour. Je suis un peu fébrile en pensant à la réaction d'Ivory, mais il me reste la crainte qu'il me repousse. Oh, je sais, il n'y a aucune raison pour qu'il réagisse ainsi, on s'est quitté en très bon terme même si ça fait longtemps. Mais il y a une toute petite voix dans ma tête qui me crie que ce n'est peut-être pas une bonne idée. Que je devrais attendre et lui envoyer un texto pour commencer, pour l'aviser de mon retour du moins.

-Monsieur?
-Hmm?

Oh, c'est mon tour. Je souris à l'employée qui me regarde d'un drôle d'air, en me grattant la nuque. Puis je commande un latté triple dose. Après avoir payé, je fronce les sourcils en envoyant valser mes idées noires. Mais voyons, pourquoi ne serait-il pas content de me voir? C'est impossible. Il y a plusieurs mois qu'on ne s'est pas vus et l'attente m'a été pénible. Déjà prêt? Je souris en contemplant la tulipe en forme de coeur comme latté art, puis mets un couvercle pour m'assurer de ne pas en perdre une seule goutte. Ivory, prêt pas prêt, me voilà.

Je marche d'un pas assez rapide, la hâte sans doute, vers le cinéma. Il y a l'entrée d'un grand complexe cinématographique, puis un grand hall avec une scène dotée d'une table très longue, de micro, de verres d'eau et de petites pancartes avec des noms dessus....sûrement pour une conférence de presse post-projection, et  plus loin la grande salle de cinéma luxueuse, avec super fauteuils, grand écran et tout et tout. Les personnes que croisent Akim sont un peu stressée ou fébriles, normal, c'est quelque chose de gros ce soir.... Et lui qui arrive en ayant aucun lien avec tout ceci, mais c'est ça justement qui est drôle. Il regarde un peu partout, puis avec un sourire assuré, il va s'asseoir à la grande table  comme s'il y avait été invité. Il fait basculer le petit carton avec le nom insignifiant qui s'y trouve, puis prend une gorgée de son café en cherchant des yeux le blond. C'est difficile car il y a beaucoup de monde, mais il finit par le trouver. Ivory est en train de voir les réglages avec sûrement un technicien. Il pointe un moment la table, donc il ''parle'' sûrement du placement des stars aussi. Il ''discute'' avec lui en hochant souvent la tête et en écrivant sur un bloc-notes. Akim toussote un peu, et appuie de l'index en se penchant vert le micro près de lui. D'une voix charismatique, il prononce les mots qu'il avait tellement hâte de dire.

-Hello Ivory...

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Ivory Lancaster

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MessageSujet: Re: I've been too long I'm glad to be back [Pv Ivory]   Mer 6 Juil 2016 - 18:43

Night.

Dans ces clubs sombres et lumineux à la fois. Je sirote un cocktail doré qui m'aurait au moins fait sourire si le cœur y était. Je regarde les gens sans vraiment les voir, je reste assis sur ce tabouret pas très confortable au lieu d'aller user le dancefloor avec les autres. De me presser sans pudeur contre le corps de mes victimes. De les hameçonner si profondément qu'ils garderont le leurre pour toujours dans leurs tripes.
Cette sensation d'être cette aventure d'un soir dont ils chériront le souvenir jusque dans leurs vieux jours ... Cette lumière dans leurs yeux quand ils me baisent et qu'ils n'arrivent toujours pas à y croire. Plus que le sexe, c'est ça que je cherche la nuit, dans ces clubs. Leur faire croire que je suis out of their league, si loin au dessus d'eux. Savoir que dans l'esprit de quelqu'un, je suis cent fois plus que je ne suis vraiment.
Et c'est bien pour ça que je ne les revois que rarement. Pour que cette image reste toujours intacte. Car s'il y a bien une chose que je sais, c'est que le temps détruit tout, même les choses les plus belles, même les souvenirs les plus émouvants.

Évidemment, lors de mes nuits de temps à autre, je tombe sur un autre chasseur, comme moi, et le jeu se transforme en quelque chose de totalement différent. Un peu plus risqué, un peu moins satisfaisant pour mon ego. Un peu plus vrai, paradoxalement, puisque nous connaissons nos masques respectifs et nos combines.

Et puis, il y a ceux qui ne rentrent dans aucune des catégories précédentes. Eux, je les fuis comme la peste. Aucune envie d'être Icare devant leur soleil.

Six mois qu'il est parti. J'ai perdu mon envie de chasser.
Au début, je suis resté loin des clubs et des saunas. Il ne savait pas quand il rentrerait et même s'il m'avait laissé entendre que ça pouvait être long, je m'attendais à ce qu'il rentre au bout de quelques semaines. Un ou deux mois. J'espérais. Je refusais son absence en me concentrant sur son retour. Évidemment, j'avais enterré l'idée qu'il puisse être mort. Ne jamais y penser. Pour un laps de temps aussi court, je n'avais pas envie d'aller voir ailleurs. Je pouvais repousser mon désir charnel un certain temps et l'attendre.
Mais au bout d'un moment, ma nature commençait à me rendre fou. Je suis un pur produit humain, j'ai énormément de mal à laisser mon lit froid très longtemps. Il le réchauffait très bien, je n'avais pas besoin d'aller voir ailleurs, ni l'envie, il me comblait. Je m'en suis surtout rendu compte en ressentant cet immense vide qu'il a laissé derrière lui. J'ai résisté, le plus longtemps possible, mais au bout d'un moment j'ai craqué. Une simple nuit au club, je me suis dit, rien de sérieux, juste allumer quelques types, les embrasser peut-être et puis c'est tout ... Rien qu'un peu de chaleur humaine pour 'faire le plein' et m'aider à supporter son absence.

Mon plan n'a pas fonctionné. Loin de là. Je ne ressentais plus le regard des autres comme avant, ni leurs contacts. J'avais beau séduire, j'avais beau accrocher, ça n'allumait pas le feu que je désirais. Ce soir là, je suis reparti très tôt, terriblement confus. J'y suis retourné, bien sûr, quelques jours plus tard, ce besoin me rongeant les entrailles, mais la situation n'avait pas changé.
Ma chance ou malchance, je suis tombé sur un chasseur cette nuit-là, un que je connaissais déjà intimement, il y a de ça quelques années maintenant. Depuis, il nous arrivait souvent de nous rencontrer, le milieu gay japonais était très petit - à Keimoo encore plus, et de s'amuser à chasser les jeunes éphèbes ensemble. Il ne lui fallut pas longtemps pour remarquer que quelque chose était différent, j'étais trop difficile, trop insatisfait, je me lassais vite. Les jeux habituels n'arrivaient pas à divertir mon esprit qui était constamment branché sur Akim. Par frustration et fatalisme, j'ai laissé le chasseur faire de moi sa victime. Je l'ai suivi chez lui au lieu de l'ordinaire love hotel et ... On a regardé un film. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, j'attendais à chaque instant qu'il passe à l'acte, mais rien. Même lorsque, le film fini, on a troqué le canapé pour le lit, il n'a rien fait. Il a éteint les lumières et s'est endormi de son côté. J'ai passé la nuit perdu dans mes pensées, à l'écouter dormir et me demander ce que je faisais là.

Les longues minutes se sont écoulées, dans ce lit qui n'était pas le mien, dans cet air qui m'était étranger, à ressentir le mal étreindre ma poitrine alors que son prénom s'imprimait sous mes paupières. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ... Où est-il ? Est-il encore vivant ? Est-ce qu'il pense à moi ? Est-ce qu'il m'aime vraiment ? Qu'est-ce qui m'a pris de me laisser avoir comme ça ... Pourquoi je l'ai autorisé à pénétrer si loin ? Je ne peux pas .. Je ne peux pas. Je ne peux plus. Pas encore.

J'ai regardé le jour se lever doucement, inéluctable, méprisant mon état. Ça fait mal. La vie continue sans vous. Les pieds enracinés dans le lit de la rivière, on sent l'eau courir autour, vous contourner et vous malmener pour aller de l'avant. Vous êtes sensé faire de même. Personne ne s'arrête pour vous tendre la main et écouter vos détresses.

J'entendais sa respiration s'éveiller, changer. Il remuait. Je n'avais pas besoin de le voir, je l'entendais. Assis au bord du lit, j'ai senti ses mains m'inviter doucement à venir contre lui. Je ne savais plus ce que je devais faire et ne pas faire, alors je l'ai laissé décider à ma place.
Close your eyes. Think about him.
Il m’enlaçait, s'installait dans mon dos et je sentais sa chaleur.
He's holding you, a tight and sweet embrace.
Je n'ai pas bougé, en une lutte incertaine contre ses directives. Je ne voulais pas fermer les yeux. Ce n'était pas lui.
He's a bit different from what you remember, different sensations, different attitude. It's been so long, he can't be the same.
Je n'aimais pas ce qu'il me disait.
Let go.
No.
Let go of him, he's not the one you remember anymore.

J'ai lutté comme j'ai pu, mais, quelque part, il savait exactement ce qu'il faisait.
Il m'a fait pleurer. J'ai pleuré.

C'était il y a huit mois.

- - -

Je regarde ma montre. Pour la dixième fois. Le stress me gagne. Ce soir, c'est la grande première du film dans lequel un de mes poulains joue, son premier grand rôle, sa première confrontation à tant de célébrité. Il possède la fougue de la jeunesse, un minois à briser des cœurs, et tout ceci veut dire qu'il est difficile à gérer. Et qu'il le sera de plus en plus. Je n'aime pas cette partie de mon job. Devoir devenir une deuxième maman. Un Big Brother empêcheur de tourner en rond. Devoir user de mon autorité pour qu'ils cèdent et m'écoutent. Saloperie de gamins. Je n'aime pas les voir pencher dangereusement vers ce territoire du showbiz que je connais si bien pour en avoir arpenté les ruelles, les pavées d'or comme les plus plus sombres.

Le directeur de l'établissement me parle, je m'efforce de l'écouter, d'une parce que c'est moi qui lui ai demandé de m'expliquer, de deux parce que j'ai besoin de ces informations. De trois parce que je ne suis pas impoli. Mais je sens mon smartphone ridiculement brûlant dans ma main.
Oui j'ai du changer, mon vieux Blackberry ayant rendu l'âme un matin, sans sommation. Le vendeur a failli me rire au nez quand il a vu ce que je lui amenai, encore plus quand je lui ai expliqué que je voulais qu'on me le répare. J'ai été peiné de savoir que c'était impossible. Mon fidèle compagnon... A la place, maintenant, j'ai un smartphone, qui prend cent fois trop de place dans ma poche, qui ne tient pas une journée et qui n'a pas de touches. Je mets trois fois plus de temps à écrire dessus, c'est insupportable.
Je regarde encore ma montre. Je regarde à nouveau mon téléphone, toujours pas d'appel. Ça peut vouloir dire que tout va bien. Comme ça peut vouloir dire que je ne suis tout simplement pas au courant d'une catastrophe.

- Si vous voulez, on revoit ça dans 5 mn ...

Merde.
Merde.
Merdemerdemerde ! Non ! Je ne veux pas devenir comme ça !

"Toutes mes excuses, je vous écoute"


J'ai encore le réflexe. Il faut absolument que je travaille là-dessus, je n'ai pas fait beaucoup de progrès.
Je puise dans mes réserves d'énergie, brûlant à toutes vitesse les calories de la barre de céréales que j'ai pu grignoter dans le van tout à l'heure. J'écoute ce qu'il me dit et la machine repart, je me remets au travail.



Deux heures plus tard, je redescends doucement de la prise de bec intense qui s’est déroulée entre moi et mon poulain quand il s’est pointé au cinéma tout seul sans mon assistant, arrogant et capricieux. Bien sûr, j’ai eu raison de lui, il est trop immature et pas assez méchant pour résister à l’écrasant argument de mon mutisme que je lui colle sur la gueule à chaque fois. J’ai besoin d’une pause. J’ai besoin de manger quelque chose. J’ai besoin d’une cigarette. J’ai besoin d’un café ou d’un energy drink. Je sens la fatigue s’emparer de mon crâne. Je vais bientôt avoir besoin d’un pain killer. Mais je dois encore régler quelques détails, notamment sur la conférence de presse qui suivra la projection. Le technicien me parle, répond à mes questions, quelqu'un teste un micro encore une fois et puis ...



-Hello Ivory...


Plus que la voix - que je ne reconnais d'abord pas - c'est le fait que mon prénom soit prononcé à l'anglaise qui me fait tourner la tête. Je ne savais pas à quoi m'attendre, à qui m'attendre, je ne pouvais pas deviner.

Des têtes se tournent. Pas toutes, beaucoup sont trop occupées pour s'intéresser à un simple type qui s'amuse à prendre la place des stars sur la petite scène. Elle se demandent ce qu'il se passe, qui est cet homme non-japonais, qui est Ivory aussi, parce que peu de gens ont l'utilité de cette information. Mon interlocuteur attend après moi. Il attend que je m'occupe de ce type ou bien que je l'ignore et que je continue mes affaires avec lui. Mais moi je ne sais pas quoi faire. Mon regard le fixe. Il est là. Mon corps déjà enfiévré par le stress voit sa température augmenter. Shit. Le vertige arrive. Je m'excuse auprès du directeur, je me courbe bien bas et je fais un signe à Akim de me rejoindre plus loin. Il faut que je m'éloigne, que je me pose, je ne peux pas faire ça devant tant de gens, surtout pas maintenant, alors que l'heure tourne. J'ai besoin de manger quelque chose, je vais tomber si ça continue. Je fais attention de me tenir à ce qui peut soutenir mon poids, une chaise, un mur, un être humain, et je traverse le couloir avant de pénétrer dans une salle de projection vide, aux lumières tamisées, attendant qu'Akim me rejoigne. Je porte ma main à mon front. Mon Dieu. Est-ce qu'il est vraiment là ? Je ne m'y attendais pas, cela fait des mois que je m'efforce de ne pas trop penser à lui, ne pas souffrir de son absence, ne pas délirer sur les 1000 et 1 morts qu'il aurait pu subir depuis qu'il était parti, ne pas stalker les news russes dans l'espoir ou l'angoisse de l'y voir apparaître... Et maintenant il est là. J'aurais du m'y attendre, à ce qu'il me fasse un coup pareil, l'enfoiré. Je suis sûr qu'il a choisi son jour.


Il rentre enfin dans la salle et malgré le manque de luminosité, malgré mon état de stress, je ne peux qu'apprécier le charme et le sex appeal qu'il dégage. Je sens le parfum qu'il porte.

Mes yeux s'écarquillent. Je ne rêve pas, il est bien là. Ma main couvre ma bouche, la souffrance embrase ma poitrine. Il est là. Je le détaille. Il n'a pas changé, et en même temps j'ai l'impression qu'il est différent. A-t-il de nouvelles blessures, de nouvelles cicatrices ? Sur sa peau, dans son âme ? Il a l'air d'aller bien. Je m'approche prudemment, affolé, comme si le toucher risquait de le faire disparaître. Mais enfin je pose mes mains sur lui, j’atteins le plexus en premier, il ne s'efface pas sous mes doigts. Je déploie ma main, la paume contre lui, je cherche les battements de son cœur - et ça aurait été super romantique que ça marche mais on est dans la vraie vie alors non, je ne le sens pas battre. Je m'en fiche au final, je m'absorbe dans ses orbes.


He's back.


L'émotion me gagne, je sens les larmes perler, brouiller ma vision. Je me rapproche de lui encore un peu plus et le prend dans mes bras, l'enlace, pose ma joue contre son torse pour ressentir sa chaleur, sa présence, sentir son cœur cette fois, tout contre moi, qui m'a tellement manqué, que j'ai tellement désiré tous ces mois. Je soupire, une sorte de soulagement arrive à alléger un peu mon état. Il est vivant. Pas mort au fond d'un fleuve. Pas dissout dans l'acide, pas refroidi une balle en pleine tête, pas plongé dans du ciment, pas mort de froid dans la toundra de ce pays de fous furieux.

Dans le lointain je sens mon téléphone vibrer dans ma poche. D'habitude, je l'aurais sorti pour communiquer avec lui, mais je ne ressens pas le besoin. Je relève le visage, toujours proche de lui et le détaille mieux, de plus prêt. Mes mains se détachent de son dos, j'entoure son visage, je le caresse, je le détaille encore, en silence.

Tu m'as tellement manqué.
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http://keimoo.forum-actif.net/fiches-validees-f111/ivory-lancaster-completeen-charge-ellen-t6005.htm#176339 http://keimoo.forum-actif.net/t9095-playlist#213637
Akim Kovatchev
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MessageSujet: Re: I've been too long I'm glad to be back [Pv Ivory]   Mer 17 Aoû 2016 - 3:05

Russie – il y a plusieurs mois- je ne les comptais plus

-Je vous dis que je ne l’ai pas revu…. Il s’est volati…

Un coup plus violent que les autres cette fois. Je commence à voir des étoiles tourner autour de ma tête et je lutte pour ne pas perdre pied. Je tiens bon. Je ne peux pas vendre Wunjo, et je ne le ferai jamais, mais eux veulent des informations que je détiens. Ils ignorent à quel point je suis têtu quand je veux. Non en fait, Misha sait, puisque c’est lui qui m’a recueilli. C’est lui qui me connaît le plus, mais il sait aussi à quel point je suis fidèle à mes idéaux, dont le blond fait partie. Il n’a pas voulu se salir les mains c’est pour ça que c’est un sbire qui fait le sale boulot à sa place. En fait, je ne sais même pas s’il en serait capable. Misha était notre nounou , pas celui qui cassait les jambes. Il nous protégeait en quelque sorte. Ils ne vont quand même pas l’envoyer pour me supplier de dire ce que je sais. Je crache aux pieds de l’homme, du sang, puis je le défi des yeux avec un petit sourire en coin. Oh non mon gars, ce n’est pas comme ça que tu m’auras tu peux en être sûr. Tu peux me frapper tant que tu veux, ça te donnera sûrement pas les réponses que tu veux. Il doit l’avoir compris car il arrête en me dévisageant aussi. Je sens sa respiration sur mon visage et ça m’écoeure, mais je ne bronche pas.

-Je crois qu’il va falloir utiliser les grands moyens avec toi…on va voir si tu vas encore sourire…

Je fronce les sourcils alors qu’il recule vers la porte, qu’il la pousse et disparaît derrière celle-ci. Je secoue un peu la tête pour me ressaisir. Je suis pendu par les bras avec des chaînes et j’ai beau tirer dessus, ça a juste l’effet de me faire encore plus mal. J’anticipe un peu la suite et je regarde autour, voir si y’a un moyen que je m’en sorte…mais non c’est beau rêver. La porte s’ouvre et maintenant ils sont deux…et je reconnais la tête qui me regarde avec un petit sourire.

-Misha?!?

Il sourit un peu en hochant la tête, passant une main dans ses cheveux blonds. Il n’a pas changé depuis la dernière fois que je l’ai vu. Il s’avance vers moi alors que l’autre type va fouiller dans une boîte.

-Akim, ça fait longtemps. Je savais qu’on se reverrait bientôt, mais pas dans ces circonstances.

-Je croyais que j’pouvais avoir confiance en toi.

Il rit un peu. Ouais, j’aurais dû ravaler mes paroles...la confiance n’est pas vraiment une option quand on est dans la mafia. Je plisse les yeux en le dévisageant alors que l’autre homme s’amène vers moi avec des espèces de pinces en métal reliées par des fils à une ….Oh non…. Je commence à gesticuler un peu plus, même si je sais que c’est inutile et que les chaînes mordent encore plus ma peau pour y laisser une marque. Misha  tire d’un coup sec sur ma chemise pour l’ouvrir, ce qui la déchire pour le coup. Il prend une des pinces et l’installe sur mon ventre avec un sourire mauvais.

-T’as pas appris on dirait… mais j’crois qu’on va réussir à obtenir c’qu’on veut avec ça.

Une autre pince se retrouve sur mon mamelon droit, et une autre sur ma clavicule. Je crache au visage de Misha avec dédain. Il garde son sourire et s’essuie lentement en plantant son regard bleu dans le mien. Il sait très bien que la balle est dans son camp. J’ai envie de lui arracher la tête et juste de penser au nombre de fois que j’aurais pu le faire quand j’étais gamin me rend encore plus agressif.  Misha se recule un peu et fait un signe à l’homme qui est resté un peu en retrait. Je serre les poings et les dents en attendant ce qui va suivre. Je sais que la douleur sera insoutenable, mais je dois tenir bon, pour Wunjo. Je sais qu’il l’aurait fait pour moi. Mon regard va des pinces à Misha, puis se perd contre le mur. Ma respiration s’est accélérée et je tente de la calmer pour que le premier coup soit moins…

-AAAAaaahh!!!

Epic fail… j’ai pas pu retenir mon cri alors que l’électricité a parcouru mon corps en entier. Celui-ci tremble encore sous le choc et je ferme les yeux pour me reprendre un peu. Je sais que c’était que le début et qu’il va pas s’arrêter là. Il s’amuse de ma réaction, j’ai même pas besoin de le voir pour imaginer sa sale gueule tout fier.

-Alors tu vas me dire où se trouve ton p'tit copain Wunjo...

Mon coeur bat à tout rompre, c'est bon, je suis toujours vivant, et ma respiration s'affole. C'est fou comme ça réveille ce truc, et c'est fou comme c'est douloureux aussi. Mes mains tremblent encore un peu et la sueur perle sur mon corps. Je le regarde un peu hagard en secouant la tête.

-J'l'ai pas revu...depuis l'temps. Il s'cache bien!

Je mens très bien, j'ai même pas peur pour ça, mais Misha me regarde avec un grand sourire. Il fait un signe avec son pouce vers le bas.

-Mauvaise réponse...

L'électricité vient encore une fois mordre ma peau, mais cette fois je ne crie pas. Je ferme les yeux et mord l'intérieur de mes joues. Mes bras se tendent sous l'effort et un son meurt dans ma gorge. J'ai l'impression que ça dure une éternité et je n'ai pas le temps de compter les secondes, puisque tout devient noir autour de moi. Je perds la carte.


---
Mon effet porte fruit et il tourne la tête vers moi. Son regard croise le mien et il entrouvre la bouche de surprise. Je suis pas mal fier de moi.  Je veux lui parler encore et par le biais du micro pour que tout le monde puisse entendre, qu’ils puissent savoir, mais il me fait signe de le rejoindre dans une autre pièce. Je me lève lentement en abandonnant ma place. Je jette un regard aux curieux qui me regardent avec des points d’interrogation dans les yeux et je leur fais mon plus beau sourire. S’ils veulent me poser des questions qu’ils viennent, je ne demande que ça. Mais non, bientôt je passe dans l’oubli et tous retournent à leur travail. Je suis un peu déçu, j’aurais voulu créer un coup d’éclat. Mais la réaction d’Ivory aurait pu être différente. D’ailleurs, j’ignore toujours comment il va me recevoir…ça fait tellement longtemps. Il est possible qu’il ait une multitude d’amants maintenant, ou même un petit ami… et moi qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Ouais, c’est probable ça un amoureux. Un du genre bien mis avec un boulot stable, une maison, un chien peut-être avec un sourire à faire tomber. C’est ce qui aurait charmé Ivory. Il doit être bon au lit aussi c’est important. Un amant exceptionnel qui sait marier tendresse et brutalité. Bon, ce serait difficile de faire mieux que moi, mais pour lui c’est peut-être l’amant du siècle. Je ne pourrais pas lui en vouloir au fond. Je suis parti longtemps et sans lui donner signe de vie alors il a pu penser n’importe quoi. Comme quoi que je l’abandonnais, que je l’avais oublié ou passé à autre chose. Il a du refaire sa vie…

Je rentre dans la pièce et la première chose que je vois, c’est lui. Il est complètement sous le choc, comme s’il croyait que j’étais un fantôme et que j’allais m’évaporer sous ses yeux. Il s’avance prudemment et je fais de même pour faire disparaître la distance entre nous deux. Il pose sa main sur mon torse et je souris doucement. On y est. Je pose ma main sur la sienne pour le sentir. J’attends la gifle qui marquera sa frustration de me voir arriver à un si mauvais moment, de débarquer à l’improviste, de ne pas lui avoir donné des nouvelles, mais elle ne vient pas. Non, plutôt, je sens ses bras autour de moi et je fronce les sourcils. Il m’enlace. Lentement, le temps de réaliser ce qu’il fait, je fais de même. Mes bras viennent se poser autour de lui et je le serre contre moi.
C’est bon, je suis rentré, je suis là.

Il ne me dit rien, bon ça c’est normal, mais habituellement il aurait sorti son téléphone pour communiquer avec moi, mais là juste son contact me suffit. Mon cœur s’affole lorsqu’il prend mon visage entre ses mains. Je fronce les sourcils et plonge mon regard dans le sien si clair.

-Ivory

Je prononce son nom encore une fois, comme si ça pouvait tout expliquer. J’ai tellement de choses à lui dire, mais en même temps, les mots se brisent dans ma gorge et rien ne sort. Je déglutit et j’essaie une nouvelle fois.

-I’m here….

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