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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Afternoon enemies [& Natsuki]

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Mei Shiozaki
► Université - 3ème année - Vice Capitaine Natation
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MessageSujet: Afternoon enemies [& Natsuki]   Ven 13 Mai 2016 - 13:33

Tic tac tic tac.
Ne cherchez pas, ce n’est pas l’horloge.
Tic tac tic tac.


Ce que vous entendez n’est rien d’autre autre que le bruit d’un stylo qui rencontre une surface boisée. Le choc qui brise le silence qui s’était alors proclamé maître de la pièce. Du moins avant mon entrée. Il y a trente minutes.

J’avais du temps libre, je voulais visiter un peu l’établissement, ses couloirs et ses jardins. Mais surtout je n’avais pas envie de rentrer chez moi. Puis aujourd’hui pour la première fois depuis longtemps des filles de ma classe m’ont proposé de les accompagner en ville. Mais alors que je devais me sentir heureuse, en fait je l’étais, j’étais resté silencieuse et ai fini par leur dire que je n’avais pas envie d’y aller. Je le regrettais désormais. Et tout de suite après je me suis rappelé que je n’étais pas bonne en orientation alors mon envie d’escapade tomba à l’eau et je m’étais rétractée. Je cherchais éperdument une activité qui arriverait à m’occuper au moins deux bonnes heures. Deux heures, cent vingt minutes, ce n’était rien…et pourtant.

Je me suis retrouvée devant la porte de la bibliothèque, dès l’entrée on comprend vite que c’est l’entre des mordus du travail. Je les envie, peut-être que si je leur ressemblais je n’aurais pas autant de difficultés dans certaines matières qui demandent de la réflexion. J’eu un flashback dont je m’aurais volontiers passé. Du temps où j’étais au collège, que les classements existaient déjà et que les notes déterminaient notre position. Dès que je me voyais arriver en fin du top cent, ma foi c’était déjà bien, je me disais ou plutôt je me promettais de faire mieux la prochaine fois et de bosser les matières où j’étais plutôt moyenne et qui étaient la cause de ma ‘mauvaise place’. Bien sûr, plus facile à dire qu’à faire, deux semaines plus tard cette promesse personnelle avait déjà pris son envol pour quitter définitivement mon esprit. Enfin, gentille comme elle l’était, elle revenait à chaque nouveau résultat semestriel. Après avoir repris mes esprits, je me décidais à enfin pousser la porte et dès ce mouvement je sus que je n’allais pas réussir à me faire discrète. J’arrivais comme une fleur dans un lieu que je n’avais pas vraiment l’habitude de côtoyer malgré que je sois déjà en troisième année et la porte se mettait à grincer, comme par hasard. Je n’avais pu m’empêcher de soupirer et pour sauver la mise j’avais décidé d’arborer mon plus beau sourire et de me comportait aussi poliment que ma mère avait pu me l’apprendre.
Je glissais un bonjour timide à la bibliothécaire et d’un regard furtif balayais la pièce. Il me fallait une place de suite et une place comme je les aimais.
Trouvée ! Au bout de cinq longues minutes où j’étais alors resté plantée devant le bureau à la vue de tous. Sans aucune gêne.

Les gens me fixaient, je ne sus que plus tard qu’en réalité ils me fusillaient du regard. Soit, je suis pourtant très sympa et je ne leur veux pas de mal.
Je m’étais rapidement installé à ma table, avais sortis mes cahiers et avais commencé à m’affairer. Détermination ! Motivation !


----

J’ai laissé tomber l’idée de progresser, maintenant je m’ennuie. J’ai compté, cela fait six minutes que je balance mes pieds dans le vide, que je tortille une mèche de cheveux et que je pense à changer de vernis une fois chez moi. Y’a pas à dire la bibliothèque aide vraiment à la réflexion, personnelle dans mon cas. J’ai dû soupirer une bonne dizaine de fois, sans m’en rendre compte. Ce que je sais c’est que lorsque j’ai levé mes yeux il y a dix minutes il y avait encore deux personnes à ma table, sur les cinq qu’il y avait au début. Je me suis dit qu’ils avaient sûrement fini leurs devoirs. Même si en réalité je sais qu’ils sont partis à cause de moi. Comment ? Je les ai vue quitter la table mais pas la pièce. Si je dérangeais il fallait simplement me demander de faire moins de bruits. Je l’ai déjà dit, je suis gentille moi. On peut tout me dire.

Sartre a dit « L’enfer c’est les autres » mais à coup sûr je suis devenue l’enfer à moi toute-seule.
Mais j’ai pourtant été calme maintenant que j’y pense.


Tic tac tic tac.
Tic tac tic tac.


Merci papa pour m’avoir offert ce stylo, je ne sais pas s’il écrit bien mais je sais qu’il émet un beau son. Un autre soupir mais cette fois-ci pas de moi. Je le pose sur la page de mon cahier qui est de la couleur du résultat de ma productivité. Un beau blanc.

Je me lève et ce geste semble rassembler le peu d’énergie et de motivation que j’ai cet après-midi.
Les gens autour de moi me regardent. Je les regarde, droit dans les yeux, leur souris et pars faire un tour dans les rayons. Non je ne vous quitte pas encore. J’avance, un rayon puis deux et je tombe sur une rangée de livres qui font partis de ceux qu’on ne déplace que très rarement mais dont les histoires sont connues de tous. Je jette un coup d’œil à leurs titres, certains me disent quelque chose, d’autres sont une découverte. C’est à croire qu’on voulait nous montrer qu’ils étaient si importants au vue de la manière dont ils sont disposés. Je laisse mon index parcourir la ligne droite formée de couvertures plus dures les unes que les autres. Je ne suis pas une grande littéraire et quand je lis ce sont des romans à l’eau de rose. Ce genre de bouquins qui essaye de vous faire adhérer au coup de foudre, à une fin heureuse alors que le personnage principal féminin, c’est toujours une fille, a réussis à perdre toute sa famille en ses (seulement) seize ans d’existence. Je ne suis jamais arrivé à l’envier ni à la plaindre.
Je lève la tête et me rends compte que d’autres ouvrages arpentent l’étagère qui me paraît bien grande tout d’un coup.


Tic tac tic tac
Tic tac tic tac



Ce n’est pas moi, cette fois-ci c’est bien le bruit de l’horloge que j’aperçois et que j’entends enfin. Mais ce son est plus faible que je ne l’aurais cru, il est à peine distinct à dire vrai. Je fixe pendant un moment ses aiguilles, me voilà comme absorbée. Puis je reprends mes esprits et détourne la tête.

Ma silhouette réapparaît dans la longue allée qui traverse cette pièce, maintenant baignée par le soleil. J’avais presque oublié qu’il était là.
Des regards me scrutent une nouvelle fois, moi je disparais encore. Je me suis décidée à prendre un livre, si je n’arrive pas à travailler je dois au moins trouver une occupation. J’ai envie de prendre le premier livre qui me vient à la main comme j’ai envie de le choisir méticuleusement. Je me trouve nez à nez avec un sur « le développement personnel ». Moi qui ai toujours voulu tester ce genre de livre, c’est mon jour de chance. Mais je le savais déjà, que c’était mon jour de chance. Aujourd’hui il n’y avait personne dans le métro et j’ai pu m’asseoir sur le siège que j’avais repéré et une fois dehors les feux étaient tous verts pour moi comme s’ils m’attendaient.

Mon ouvrage en main, je m’avance vers ma table, les deux dernières personnes qui y étaient assises auparavant n’y sont plus.
Cette fois-ci elles se sont vraiment retirées et je comprends que c’est pour profiter de la chaleur extérieure. Moi je n’ai pas envie d’aller dehors, je n’ai pas de chapeau alors je risque d’avoir la tête qui chauffe et je n’ai non plus pas d’eau sur moi, je ne veux pas finir déshydratée. Non je préfère rester assise, sur ma jolie chaise à ma jolie place que je juge être parfaite.

Je suis à peine à la lecture de la quatrième page de couverture que j’entends un bruit, de pas, de frottement. Ça ne m’aurait pas interpellé si ce nouvel arrivant ou cette nouvelle arrivante ne semblait pas se rapprocher étrangement de moi. Je n’ose pas trop lever la tête, je prétends ne pas être perturbée et me plonge dans ma lecture. Je le/la sens plus proche et je décide tout de même de l’avertir car ici est un lieu de calme. Je me racle la gorge, remet une mèche de cheveux derrière mon oreille et prend un air le plus détaché qui soit.

« S’il-te-plaît ne fais pas de bruit, certains essayent de se concentrer ici. »

Les autres me remercieront plus tard.

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Dernière édition par Mei Shiozaki le Jeu 9 Fév 2017 - 19:16, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Afternoon enemies [& Natsuki]   Ven 13 Mai 2016 - 18:49

Hier soir ma mère était venue, ce qui en soit aurait dû, me faire déprimer pour la semaine. Mais pour une fois, ce n'étais pas le cas. Elle était arrivée par surprise et était passée en coup de vent, je pense qu'elle avait surtout eu, très envie de faire son petit ''chef'' avec moi. Je reconnais que j'aime bien tout contrôler, mais ma mère c'est encore pire que moi. Je pense que chez elle, c'est vraiment une maladie. J'avais tout de suite compris la raison de sa venue. Même si ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vu, elle ne m'avait pas pris dans ses bras, ou n'avait pas dit, à quel point je lui avais manqué. Remarque, ça avait eu le mérite de lui donner un aspect sincère pour une fois. Elle c'était contentée de me regarder et de me ''m'ordonner'', de lui montrer ma tenue pour la soirée de charité de la mère d'Emiko. Elle avait aussi voulu savoir qui m'accompagnerait, quels étaient ses parents. Elle avait paru déçu, pour la robe, comme pour mon choix de cavalier, qui n'en était pas vraiment un. Elle n'avait pas pu s'empêcher de me faire une réflexion, sur ce que j'aurai dû faire. Je m'étais retenue, de ne pas lui crier dessus qu'elle n'avait qu'a ne pas être absente, mais au lieu de ça, je me suis contentée de classer ma réflexion, dans les phrases que j'aurai voulu dire. C'est comme ça, pas le choix, ça ne sert à rien avec elle de toute façon. Après ça, j'avais eu le droit aux grands discours habituels, j'en avais presque voulu à mon père de ne pas être là. Non pas qu'il aurait fait quoique ce soit pour m'aider, mais au moins il aurait eu le mérite d'accaparer toute l'attention de ma mère. Au moins, j'aurais été transparente comme à l'accoutumée.

Quand j'étais plus jeune, être transparente aux yeux de mes parents, était quelque chose de difficile à supporter pour moi. Aujourd’hui, je trouve ça même parfois utile. Mais je reconnais que de temps à autre, ça m'arrive de vouloir qu'ils se rendent compte que j'existe. Je me demande souvent ce que ça fait d'avoir des parents ''normaux'', je m'imagine que ça doit être sympa, je me dis souvent que l'autre, celle qui vit quand je dors, doit en avoir. Probablement que si je sautais, de ce sixième étage et qu'on me laissait le choix de refaire ma vie, je changerai de parents. En tout cas, une chose est sûre, penser à eux ne m'empêcherais de sauter, au contraire. Mais, dans un sens, je me dis, que ça ne doit pas être aussi génial, d'avoir des parents ''normaux''. C'est vrai, personnellement ils ne m'interdisent pas vraiment de faire quoique ce soit et ne sont pas derrière mon dos tout le temps. Si, d'un seul coup ils se m'étaient à être comme ça, je crois que j'aurais l'impression d'étouffer. Mais bon, après tout, on a toujours tendance à vouloir ce qu'on a pas. Au final, pas sûre qu'en ayant ce genre de parents je sois plus heureuse. En plus, ça aurait pu être largement pire que ça, par exemple si j'avais eu le père de Nanami je crois que je n'aurai clairement pas pu supporter mon existence. Tout compte fait, c'est plutôt cool quand mes parents ne sont pas là.

Surtout que ma mère hier soir, avait vraiment décidé d'être une véritable mégère, de premier ordre. Pas satisfaite de m'avoir rabaissé, sur le choix de ma tenue et de mon cavalier. Elle avait continué sur tout un tas de choses, mon teint, mon poids, mes occupations, tout y était passé. Heureusement qu'elle n'avait pas jetée un œil sous mon lit, ou j'aurai eu le droit à une liste encore plus longue. Alors pourquoi suis je de bonne humeur aujourd’hui ? C'est simple, elle s'était tordue la cheville, en voulant descendre l'escalier perché sur ses talons. Personne, ne peut imaginer le plaisir que j'avais éprouvé en voyant son visage se tordre de douleur. Je m'étais retenue de ne pas sourire et de balancer un « et toc » bien placée. Sinon, elle se serait changé en véritable démon sorti des enfers. Au lieu de ça, elle m'avait foutu la paix pendant tout le reste de la soirée, en allant s'enfermer dans sa chambre pour reposer son pied meurtri. Tant mieux, ça m'avait au moins permis d'avoir un peu de tranquillité. Certaine personne, dirait que je suis méchante de penser ça. Mais, je peux facilement dire que ma mère, n'est pas le genre de personnes qui vous mettent dans de bonnes dispositions, sauf quand elle fait semblant, biens sûr.

Plusieurs fois, j'avais imaginé mes parents mourir de différentes façons, sous mes yeux. Aucune d'entre elles ne m'avaient donné une impression de tristesse. Au contraire, je dirai même qu'imaginer mes parents mourir, est quelque chose d'incroyablement reposant, c'est dingue à quel point ça peut me détend. Je sais que ça fait un peu psychopathe de penser ça, mais je ne peux pas m'empêcher de le faire. Une fois, on était à table, je ne sais plus trop pour quelle raison, ma mère me prenait la tête, mon père lui lisait un journal et là, j'avais imaginé que tous les deux s'étouffaient d'un coup, comme ça. Je les avais regardé tranquillement tenter de respirer vainement, supplier pour obtenir de l'aide et puis mourir. Ensuite, je m'étais vue, manger en silence, à côté de leur corps sans vie. Bien que ça puisse paraître dingue, j'avais souris et apprécié ce repas en leur compagnie, comme jamais. Évidemment, j'étais redescendue sur terre, avec les aboiements de ma mère, j'avais perdu, toute envie de sourire et j'avais regretté que les rêves soient, si loin de la réalité. Il aurait suffit de pas grand-chose pour me satisfaire, cette fois là. C'est ce que je me dis, en rentrant dans la bibliothèque, l'endroit semble plutôt calme. Je suis seule, pour une fois, en vérité c'est plutôt rare, surtout ces derniers temps. Je traverser la pièce comme à mon habitude, marche en direction d'une table vide et alors que je m'apprête à atteindre mon but, j'entends à côté de moi :

-S’il-te-plaît ne fais pas de bruit, certains essayent de se concentrer ici.

Je penche la tête de côté, en fronçant les sourcils. Je crois halluciner, c'est qui cette fille, sérieusement, pour me dire une chose pareille ? Je crois qu'elle et moi n'avons pas la même définition du mot bruit, pas du tout même. Non mais, honnêtement je ne faisais pas de bruit, je marchais tranquillement, pas de quoi en faire toute une histoire. Je dois dire qu'elle m'a tellement surprise qu'à ses mots, je me suis arrêtée sur place. Je lève les yeux au ciel, encore une qui doit, s'imaginer avoir le droit de gestion de la bibliothèque, je me demande ce que ça aurait donné, en présence d'Emiko, Nanami et Azami, pour sûr, là, il y en aurait eu du bruit. Mais, là, c'est n'importe quoi, je ne sais pas ce qu'elle s'imagine, peut être qu'elle croit que je vais m'arrêter de respirer pour lui faire plaisir. Des fois, on voit de ces trucs sérieux, où est passé le respect ? Je ne pense pas qu'elle sache ce que ça veut dire, sans quoi, elle ne se serait même pas permise, d'ouvrir sa bouche. Elle a réussi à me contrarier, alors que j'étais plutôt de bonne humeur, à croire qu'on l'a payé pour qu'elle le fasse. Tu crois que je vais arrêter de faire du ''bruit'' juste parce que tu le demande, bah tu peux allé te pendre, non mais je rêve. J'éclate de rire, c'est tellement grotesque comme situation que ça en est, incroyablement pathétique. Je ne trouve pas ça spécialement drôle, d'ailleurs, je suis convaincue qu'elle n'a pas dit ça, pour faire un trait d'humour. Mais tout de même ce qui est dit, est dit, je secoue la tête légère, puis je fais claquer ma langue contre mon palais avant de répondre :

-Oh navrée, mais je pense que si tu veux plus de silence, tu devrais sans doute aller lire dans un cimetière…

Sur ces mots, je m'assois à la table à laquelle je contais m'installer, avant que cette fille ne m'interpelle. Ce qui en soit n'est pas une très bonne idée, je sens qu'elle risque de m'agacer. Mais en même temps, c'est hors de question de lui donner le fin mot de l'histoire, en rebroussant mon chemin, comme si j'avais quelque chose à me reprocher. Je n'ai rien fait de mal et même si ça avait été le cas, je ne suis pas de celles qui ont l'habitude de reconnaître leurs erreurs et de demander pardon. Donc si elle croit que je vais m'excuser, elle peut toujours courir. Peu importe, je sors mes affaires et pose mon sac par terre. Je prends mon stylo et le fait taper contre la table. Elle en veut du bruit, au moins là, elle est servie et c'est gratuit, juste pour elle. Je soupire et arrête mon petit jeu avant de me concentrer sur mon travail. Je n'ai aucune raison de me laisser perturber par cette fille, je suis venue pour travailler sur mon écrit, pas question de me laissé déranger.
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MessageSujet: Re: Afternoon enemies [& Natsuki]   Sam 14 Mai 2016 - 14:41

Après ma petite intervention, j’ai comme idée et envie de me plonger dans mon livre une bonne fois pour toute histoire de donner un sens à ma venue ici. Même si j’ai déjà raté ma première tentative je ne veux pas ma seconde connaisse le même sort. Me voilà donc dans un processus de concentration que je ne me connais que très peu, j’en serais même impressionné si je ne continuais pas à sentir cette fameuse présence. Présence qui m’a alors coupé dans mes efforts un peu plus tôt. Le bruit que j’avais entendu n’est plus là par contre, il s’est arrêté. Est-ce que cet/te inconnue aurait reçu le message et s’était alors calmé(e) ? Les gens peuvent être si compréhensifs de nos jours, je les aime beaucoup et je les aime encore plus puisque grâce à eux, je n’ai pas à me répéter. Voyez-vous j’ai une bonne mémoire de plus je suis attentive. J’apprécie alors quand les autres en font de même. Alors que je me lance dans mon projet j’entends…un rire. Sans réfléchir je relève la tête, j’ai cette sensation qu’il est en ma direction. Ce mouvement a eu pour résultat de me faire croiser le regard de quelques autres étudiants et lycéens qui étaient ma foi aussi surpris que moi de cette interruption. Plutôt unique et surprenant. Mais je ne me retourne pas, en fait je ne sais pas ce qui m’empêche de le faire mais j’ai un mauvais pressentiment, ça me gêne et ça me ferait presque regretter ma phrase précédente. La surprise se lit sur mon visage et si je l’étais déjà bien assez à mon goût, ce qui suit l’augmenta d’un degré. D’abord ce claquement de langue qui ne présage rien de bon et ses mots.

« Oh navrée, mais je pense que si tu veux plus de silence, tu devrais sans doute aller lire dans un cimetière…»

J’avais raison. Ce silence puis s’en était suivi de cet éclat de rire, tout m’était destiné. Je soupire. Ceux qui m’avaient maudits depuis ma venue se retiennent de rire ou en émettent un à la hauteur de leur manque de confiance en eux. Oui pour moi ils manquent de cran, ils sont là à se réjouir de ce qui se passe alors qu’ils n’étaient pas fichus de venir me faire une remarque par eux-mêmes. J’ai un sourire au coin que je ne peux réfuter. Je ne peux l’expliquer mais je suis partagée entre l’envie d’applaudir cette fille, voilà que le voile était levé, pour avoir osé et l’envie de lui demander quel était son souci. Elle n’arrive pas à accepter la critique ? Enfin, je m’arrête dans mes pensées, ce n’était pas une critique mais un simple conseille. Je ne l’ai même pas averti. Est-ce qu’elle fait partie de ces gens avec qui il faut prendre des pincettes pour ne pas blesser leur petit orgueil. Je ris intérieurement et j’affiche toujours mon petit sourire de tout à l’heure. Un soupire s’échappe inconsciemment de ma bouche et je me retourne. Avant ça j’aurais pu mettre en place une stratégie de réponse, quelque chose qui m’aiderait à lui faire face car elle semblait avoir du répondant. Même si je suis de nature calme, timide et renfermé en bref tout ce qui me met à l’écart de la vie de l’école, j’ai grandi et j’ai changé. Or quand je me décide à la regarder, la surprise me frappe encore une fois. Elle est entrain de s’asseoir, comme si de rien n’était. Comme si notre échange qui n’en était pas vraiment un, n’avait jamais eu lieu. Tout mon corps est orienté vers elle et suit son action. Mes deux mains tenant jusque-là mon livre, l’avaient lâché. Ma main droite est posée sur l’accoudoir de la chaise et l’autre à plat sur la table.


Tic tac tic tac.
Tic tac tic tac.


Pourquoi j’entends le bruit de l’horloge comme si elle s’était rapprochée pendant ce long moment de silence ? Non ce n’est pas l’horloge. Je baisse mes yeux vers la source de ce son. Ils atterrissent sur son stylo. Une impression de déjà-vu. Puis plus rien, un bruit sourd. Elle m’a oublié. Oui c’est ça. Depuis qu’elle m’a répondu je n’ai encore rien dit. Pas encore. Ce n’est que maintenant que je sens mon cœur battre plus rapidement qu’à l’accoutumé. Haha, si elle aurait été sympa dans ses dires, je serais toujours dans un état calme mais là l’envie de la remettre en place me chatouille beaucoup trop. Je dois rester rationnelle et ne pas me laisser contrôler par mon impulsivité qui lui, est guidé par l’adrénaline. Je ne suis pas du genre à être méchante, je suis même très sympa (je ne cesse de le répéter dis-donc) et je suis surtout bien éduquée mais ma mère m’a toujours appris à faire de mon mieux.

« Tu es dans une bibliothèque et malgré tout tu te permets de parler à voix haute. Tu me fais une remarque mais voilà que tu n’écoutes pas la mienne. » lui répondis-je, en chuchotant évidemment.

Je me penche un peu plus vers elle, je ne sais pas mais j’ai cette drôle de sensation qu’elle ne m’écoute pas assez.
Mon rictus a disparu, je me pince les lèvres quelques secondes puis les détends. Je n’attends pas de réponse de sa part. Ma main gauche n’est plus à plat, mes doigts se replis mais de mon index je tape à mon tour la table. Ça ne fait pas assez de bruit, ce n’est pas assez agaçant alors je frappe mon ongle contre la surface. Je n’ai fait durer ce manège qu’un bref instant comme pour lui dire que si elle voulait jouer j’étais la bonne adversaire.

« On a sûrement déjà dû te dire que tu étais drôle. Moi je trouve que tu fais ta maligne. Si tu cherches du silence pourquoi tu ne suis pas ton propre conseil ? »

La bibliothécaire est sur le point d’intervenir, sans doute pour nous demander de rester silencieuses et nous rappeler à quoi servait cet endroit. Je lui fais un signe de la tête pour m’excuser. Je reprends mon air détaché et mon regard se perd dans le vide pour très vite se remettre à fixer la fille à mes côtés. Maintenant que je la regarde de plus près, elle ne me dit rien. Encore une personne que je ne connais pas. Je reprends ma lecture, je tourne mon livre pour me retrouver une nouvelle fois face à son titre « Rester serein face à toute situation ». Vraiment ? Quelle ironie du sort. J’émets un léger rire, ferme les yeux et me pince le haut du nez. Puis j’expire, le rouvre et tourne les pages pour espérer enfin commencer à lire le premier chapitre.

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Dernière édition par Mei Shiozaki le Sam 16 Juil 2016 - 16:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Afternoon enemies [& Natsuki]   Ven 10 Juin 2016 - 12:43

« Tu es dans une bibliothèque et malgré tout tu te permets de parler à voix haute. Tu me fais une remarque mais voilà que tu n’écoutes pas la mienne. »

Pitié, si elle pouvait s'étouffer en inhalant de l'air, ça m'arrangerai, au lieu de déblatérer des inepties pareilles. Certes, tout est relatif, j'ai effectivement parlé, ce qui en un sens est dérangeant dans une bibliothèque. Mais, c'est elle qui a cherché à ce que je parle, si elle ne s'était pas permise dans un premier temps, d'interférer dans mon existence, tel un grain de sel un peu trop gros, atterrissant dans un plat gastronomique, je n'aurai pas dit un mot. Je continue de faire comme si je travaillais, mais en réalité c'est tout simplement impossible, de me concentrer sur autre chose que cette parfaite idiote, si on pouvait effacer de la surface terrestre toutes les personnes dont la simple présence était un crime contre ma tranquillité d'esprit, je crois qu'il ne resterait pas grand monde autour de moi. Elle me fait penser à ma mère, sans doute parce que cette dernière était à la maison hier soir. Mais aussi, du fait que cette fille me parlait comme pour me réprimander, ce qui me fait bien rire. Honnêtement, ce n'est pas parce qu'on m'impose quelque chose que je suis censée le respecter. Encore moins, si je n'en vois pas l'intérêt pour moi.

Je sors de mes pensés quand je l'entends taper contre la table, puis certainement l'un de ses ongles vient se frotter contre la surface lisse. On pourrait me reprocher mes gamineries de bas étages et j'accepterai volontiers que l'on me dise une chose pareille. Mais, elle ne vaut clairement pas mieux que moi, à ce moment précis. Elle cherche juste à m’énerver par un moyen quelconque. Elle s'arrête rapidement, visiblement ça n'est juste qu'un moyen de répondre à mon propre geste, je souris légèrement, je n'avais clairement pas l'intention de faire autre chose que de travailler en venant ici. Mais, il faut croire que c'est tout simplement impossible, à chaque fois que je viens à la bibliothèque c'est la même chose, visiblement qu'il y ait les filles ou non. La dernière fois, il y avait ce mec à cause de qui j'ai eu quelques soucis, enfin rien de très grave, il y a pire que de se prendre une gifle, même si celle-ci venait de mes propres amies. Comme quoi, on peut s'attendre à tout. C'est repartie, à croire qu'elle ne peut plus s'arrêter de parler :

« On a sûrement déjà dû te dire que tu étais drôle. Moi je trouve que tu fais ta maligne. Si tu cherches du silence pourquoi tu ne suis pas ton propre conseil ? »

C'est la meilleure de l'année celle-là, j'en reviens pas. Non mais, quand ais je dis que je voulais avoir le silence ? Jamais, à moins que je ne me rende plus compte de ce que je dis. Cette fille doit probablement avoir un sacré problème mental. J'aurai presque pitié d'elle si son ton n'avait pas été aussi insultant à mon égard. J'aimerai bien savoir pour qui elle se prend au juste, elle ne doit pas valoir grand-chose dans ce ''magnifique'' monde qui est le notre. Peut être que mon orgueil en a prit un coup, mais je dois reconnaître qu'elle a bien su attiser mon agacement, pas que le mien d'ailleurs. Je ne regarde pas cette fille qui n'a visiblement pas mieux à faire que de jouer les parfaites emmerdeuses. Mon cœur s'agite dans ma poitrine et je sens l'adrénaline monter en moi. J'avale doucement ma salive, cela ne rimerait à rien de l'attaquer de front ici, à part attirer l'attention sur moi et puis j'aurai des problèmes. Non, l'impulsivité n'a jamais rien apporté de bon.

Pourtant, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer ce que j'aurai pu faire subir à cette idiote. Sans doute, une manière de relâcher la pression qui semble m'avoir envahie. Il serait peut être préférable que je quitte cette pièce, ça m'éviterai de déraper. Mais, ce serait perdre la partie et s'il y a bien une chose que je ne supporte pas c'est de me retrouver en situation d'échec. Je me mets à rire doucement, rien de drôle en vérité, c'est plus de la nervosité qui s'échappe de moi, j'avoue que je suis à deux doigts de me lever pour régler le problème à ma manière. Mais, je ne le ferai pas, quoiqu'il arrive, je ne peux pas me permettre d'intervenir à visage découvert, sinon je risque de me retrouver dans une situation fort détestable et en ce moment je n'ai pas besoin de ça. J'attrape mon portable, le pointe en direction de la fille et appui pour capturer son image. Il est certain que je ne peux pas régler ce petit détail maintenant, mais qui sait à l'occasion où j'aurai un peu de temps libre, je pourrais bien trouver de quoi lui rendre la monnaie de sa pièce. Je jette l'objet dans mon sac et me retourne vers elle en lui disant :

-Je n'ai jamais dis que je voulais le silence. Mais une chose est sûre, tout ne fonctionne pas très bien dans ta tête…
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Mei Shiozaki
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MessageSujet: Re: Afternoon enemies [& Natsuki]   Sam 11 Juin 2016 - 17:06

Déterminée à me vider l’esprit avec ma nouvelle lecture du jour, je tente d’apprécier chaque lettre de chaque mot qui apparaisse sous mes yeux. J’aimerais toutefois être dans un état d’apaisement total, état qui m’aiderait à suivre et à comprendre l’entièreté de cette œuvre, cependant je le sais je suis loin de tout ceci. Les évènements précédents restent en suspens dans mon esprit, diverses pensées cogitent là-dedans et je tente du mieux que je peux de calmer mon agacement naissant. Je cligne des yeux à plusieurs surprises, je fronce même les sourcils pour me forcer à rester concentrée. Le calme est revenu, la salle a retrouvé son premier rôle de lieu apaisant où il fait bon d’étudier. Puis cette fille juste à côté de moi n’a pas trouvé grand-chose à redire à mes paroles. Elle aurait enfin compris le message ? Enfin, ce n’était pas trop tôt. Cependant ce serait mentir que de dire que je me sens à l’aise, sa présence continue de me déranger et elle m’a l’air d’être quelqu’un dont on ne peut prévoir les réactions. Je tente du mieux que je peux de balayer ces réflexions, aller cette fois-ci c’est la bonne. J’agrippe l’ouvrage et me plonge dedans. Première page, intéressant, la seconde l’est d’autant plus. Le seul bruit étranger que j’entends est celui des chaises qu’on tire. Puis il cesse et commence un autre son qui me parait plus familier.

Il ne m’en faut pas plus pour que je sors la tête de mon livre et la tourne vers la droite. Je me retrouve ainsi devant…un portable ? Mes yeux s’agrandissent, je ne comprends pas ce qui se passe. Je reste ainsi interdite pendant quelques secondes qui me paraissent être des heures. Que vient-il tout juste de se passer ? Que vient-elle de faire là, à l’instant ? Je fixe le cellulaire qui capture mon image, je la fixe elle qui s’est permise de me prendre en photo sans en ressentir aucune gêne. C’est confuse que je laisse mon visage faire face aux personnes aux alentours, eux aussi semblent être interpellés par le geste. Mais pas autant que je le suis moi. Les doigts de ma main gauche se replient sur ma paume. L’expression amusé que j’affichais auparavant n’est plus.  Sans me donner le temps de poser mon ressenti sur des mots, sa voix à elle retentit.

Elle ne voulait pas le silence, j’étais celle qui avait un problème mental…Je prends un moment pour enregistrer ses dires. J’arque un sourcil.

« Au regard de ce que tu viens de faire, de nous deux c’est bien toi qui a un problème. Que compte tu faire avec cette photo ? »

Ma voix se veut convaincante et posée. J’entends les battements de mon cœur dans mes oreilles, je sens mon souffle s’accélérer sans que cela en devienne toutefois incontrôlable. Ce qui l’est moins est mon impulsivité. Maintenant que j’ai pleinement consciences des événements passés, je ne peux pas laisser passer ça. Que compte-t-elle faire avec cette photo d’ailleurs ? La publier sur internet, écrire un article sur moi pour m’humilier, toutes sortes de réponses se bousculent dans ma tête et ma panique devient petit à petit visible.

«Supprime la photo que tu viens de prendre. Tout de suite. A mon retour je veux que tu l’aies fait, compris ? »


Je me lève de ma chaise instinctivement, je la juge du regard. Je n’ai qu’une envie à ce moment précis, m’éloigner d’elle pour calmer la colère que je sens grandissante. J’ai l’impression qu’elle fait tout pour m’énerver et me faire agir comme une personne mal-éduquée. Mon côté passif que je chéris tant car il me permet d’’éviter tout implication dans ce genre de situation me paraît bien loin désormais. Je soupire et m’en vais vers l’arrière de la bibliothèque. J’ai perdu mon envie de lire et je décide de faire un petit tour sur un des ordinateurs mis à disposition des élèves. Je m’assieds, allume l’écran et me penche pour en faire de même avec la tour. Pendant que le système se met en place, je jette un coup à la fenêtre. Peut-être aurais-je dû sortir. Pourquoi suis-je venu ici. Ah oui pour réviser c’est vrai et puis pour être tranquille. J’émets un petit rire. Rien ne se passe comme prévu et j’aurais dû le sentir dès l’instant où j’ai perdu la foi de réviser. Vraiment il n’y a qu’à moi que ça arrive ou quoi ? Je me perds dans les couloirs de la fac alors que cela fait trois ans que j’y suis et maintenant ça. Je laisse un énième soupir sortir de ma bouche.

« Excuse-moi, peux-tu faire moins de bruits ? J’essaye de travailler. »

Je reste planté devant le fond d’écran à l’effigie de l’académie Keimoo, blasée. Je jette un coup d’œil vers l’auteur de cette remarque. Même assise je suis plus grande que lui, quelle blague. Il ne lui suffit que de cinq secondes pour comprendre que son intervention n’était pas nécessaire et que son silence à lui est indispensable. Puis je retourne mon intention sur l’écran. J’ouvre une page web, tape l’adresse de mon blog en me demandant si j’avais de nouveaux commentaires. Oui, un. Je sourie, lis le dit message et réfléchis à ma réponse. Cinq minutes plus tard, j’éteins tout et me relève. Réajuste mon haut et m’avance vers la place que j’occupe à côté de…l’autre. Pourquoi est-elle encore là à cette table ? Je lui ai donné la chance de partir. Qu’elle ne s’attend pas à ce que ce soit moi qui parte. Je me rapproche.

« C’est fait ? Je t’invite à changer de place, c’est le mieux pour nous deux. »

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