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 Un séjour a la campagne

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Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Lun 20 Juin 2016 - 16:06

Il y a encore quelques instants, je pestais contre le ciel, et ce soleil de plomb qui m'attaquait sans vergogne, avec l'intention de me faire souffrir, de me faire dégouliner tant la chaleur était élevé. Mais cette fois j'ai l'impression d’être passé de l'autre coté du voile, dans un monde que je n'ai pas l'habitude de côtoyer. Il fait froid. Très froid, trop froid. Mes dents claquent involontairement tandis que je serre sans vraiment le vouloir le bras quasi brûlant d'Aslinn. Tout est chaud comparé a la partie basse de mon corps enfourné jusqu'à la taille dans le liquide clair et glacé. Contrairement a avant ou le soleil me semblait être un adversaire sans faille, cette fois c'est une impression de lente résignation. Il n'y a rien a faire. Frapper l'eau d'une manière létale est sans doute la solution la plus stupide que je pourrais trouver en ce moment. Ou pour combattre le froid, je me suis toujours dis qu'il suffisait de s'habillait chaudement. Je ne le suis pas vraiment la, mais je suis sur que je pourrais mettre toutes les couches du monde, je ne parviendrais pas a combattre le liquide qui s'infiltre par tous les pores de ma peau. La ceinture de cinq kilogrammes que je porte autour de la table me semble soudainement tripler de poids, et j'ai le besoin vital de l'enlever. Je le ferais en revenant sur la berge. La berge qui m'appelle. Elle semble chatoyante a présent, éclairé par les rayons qui semblaient être une sorte de rayon meurtrier, capable de me brûler jusqu'à la moelle des os une seconde auparavant. La c'est une invitation, d'un vieil ami qui se veux sympathique, réconfortant. Je dirais même plus que c'est une façon de me dire qu'il veille sur ma santé, parce que vu le froid actuel de mon corps, je suis bon pour un rhume de plusieurs jours si je ne fais plus attention. Je murmure lentement :

- Je la pensais plus chaude quand même...

Ces paroles sont un peu incompréhensible au milieu des claquement incontrôlables, mais l'idée est sans doute plutôt claire. Soudainement je sens l'eau se mouvoir au rythme des mouvements de ma partenaire. Elle fait en sorte d'attraper ma main, enfin, plus que d'attraper, de plaquer sa paume contre la mienne, enserrant mes doigts dans une emprise qui se veux agréable, et qui l'est sans aucun doute. Puis elle fait remonter sa main avec douceur le long de mon bras jusqu'à atteindre mon épaule. Mes épaules, vu qu'elle a également effectué ce mouvement avec l'autre main. Elle m’appuie dessus, comme pour stopper les tremblements de mon corps que je n'avais pas remarqué, trop occupé a chercher une solution de secours. Elle commence par dire que je dois arrêter de claquer des dents, que je dois délier mon corps afin de combattre le froid, de me détendre. Elle semble vraiment s'y connaître, dans sa façon d'en parler, bien qu'elle avait l'air de ne jamais avoir était prêt d'une rivière. Enfin, si l'eau est son élément, alors elle pourra l'avoir pour deux, ca m’enlèvera un poids. Je murmure en la regardant dans les yeux :

- Je ne sais pas vraiment comment tu fais pour ne pas avoir froid dans cette eau glaciale...

Elle sourit en penchant la tête sur le coté. Je n'avais jamais remarqué que ses cheveux étaient si long. J'avais toujours pris en compte qu'elle les avaient court, mais cette façon d'avoir les pointes qui descendent jusqu'à ses épaules lui donne un air...sauvage, légèrement. Je la trouve beaucoup plus attirante maintenant que ses cheveux sont détachés, retombes. A vrai dire si je ne rougis pas actuellement, c'est uniquement car ma peau est bleu et glacé au possible. Mon cœur rate alors un battement lorsqu'elle me tire de mon observation pour m'écarter une mèche de cheveux, puis en fait tout les cheveux qui étaient tombés sur le devant de mes yeux. Les miens aussi sont plutôt long pour un garçon. Enfin, je repense a la longue chevelure de Zakuro-san en me disant que les miens sont parfait comme ils sont actuellement. Je fais de même avec les siens, histoire d'avoir une vue parfaite sur ses propres iris, et je ne peux m’empêcher de sourire entre deux claquements de dents encore une fois involontaire. J'ai l'impression d’être soulagé quand elle me dit qu'on peux sortir si je le veux.

- Je...je vais sortir je pense, j'ai vraiment froid, mais tu peux...peux rester si tu veux, bien sur, on...on...on a tout le temps que l'on veux aprés tout.

Je souris avant de m'écarter de son étreinte pour me diriger lentement vers la berge. J’appuie les bras sur l'herbe étonnamment douce et chaude pour m'extirper du liquide. Je rate une respiration quand le poids de ma ceinture mouillé triple a cause de la gravité. Je fais un pas en avant et retire mon tee shirt trempé, que je lâche par terre. Je descend le regard vers mes abdominaux recouvert, et passe la main sur le coté afin de détacher la ceinture qui tombe lourdement au sol. Je me sens revivre. J'observe mon torse nu en me disant qu'il ne vaux mieux pas que ma mère me voit comme ça ou elle va me faire manger gras pendant des jours pour que je grossisse un peu. Il n'y a tellement pas de gras que je suis sur que quelqu'un voulant me manger aurait sans doute des difficultés a me trouver comestibles.

J'éclate de rire tout seul en pensant a ça en tombant allongé dans l'herbe, il fait doux désormais, le soleil me réchauffe et je regarde le ciel quasiment dans un état méditatif

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Lun 20 Juin 2016 - 18:04

- Je ne sais pas vraiment comment tu fais pour ne pas avoir froid dans cette eau glaciale...

Je lui souris légèrement, répondant toujours avec ce même ton doux à son étonnement :

-Je trouve que ça passe. Elle n’est pas chaude, mais c’est un froid agréable, quand on est habitué à la mer en Irlande…

Je continue de lui sourire, passant ma main dans ses cheveux. Je plante mes yeux dans les siens, mais ce coup-ci c’est moi qui ai l’impression d’être dévorée. C’est rare qu’on me rende mon regard de cette façon. Il vient à son tour écarter les mèches qui tombaient sur mon visage, geste auquel je ne m’attendais vraiment pas. C’est moi qui vais finir par rougir.
Pourtant lui ne semble pas avoir le sang qui monte dans les joues. C’était pourtant le cas il y a quelques instants a peine. Je suis la seule à avoir l’impression d’être scrutée ? Je suppose que oui ; de toute façon, je n’arrive pas à entrer dans son regard comme je le fait d’habitude. C’est lui qui me regarde, et non le contraire. Cette impression me perturbe. J’ai le sentiment qu’il s’immisce en moi comme l’eau s’est infiltrée entre moi et mes vêtements. Partout. Sans laisser une seule zone intouchée. Il pourrait lire en moi. J’en suis sure. SI je lui demandais, il serait capable de formuler à voix haute mes pensées. Cette idée me fait peur. Mon esprit est mon domaine ; inviolable, intouchable. La capacité à lire dans les pensées n’est qu’une légende, et je doute que Satoshi soit en train de se découvrir cette étonnante capacité. C’est bien trop surréaliste, pas assez rationnel. Je n’y crois pas. Je n’ai surtout pas envie d’y croire. Je n’ai pas envie de me sentir mise à nue à cause d’un simple regard.

Pourtant, même si mes pensées restent les miennes, je me sens complètement découverte. Jamais quelqu’un ne m’avait fait cet effet. Je ne suis capable de rien d’autre que sourire, subissant ses yeux qui me dévorent. Ame affamée, j’espère que regarder saura t’assouvir. Mon âme elle, restera mienne.

Je cligne des yeux, romps le charme, en lui proposant de sortir. Je ne supporte plus de le voir comme ça. Ce moment était beau, mais il est en train de virer au bleu.
Hm.
Au bleu un peu violet.
Enfin, toujours est-il qu’il est en train de prendre une couleur pas tout à fait normale. Je ne veux pas le voir continuer à congeler de cette façon. Il est évident qu’il meurt de froid, et je ne veux pas qu’il soit malade pendant les trois jours qu’il nous reste encore à passer.
Il ne fait d’ailleurs que confirmer mes pensées en acquissent d’une voix saccadée par des claquement de dents.

Je lâche ma prise, le laissant se diriger vers la berge. Réussir à se hisser à la force de ses bras sur l’herbe à l’air de lui couter. Ça a dût bien le fatiguer. Le froid pompes de l’énergie à une vitesse folle ; surtout quand c’est de l’eau froide. L’eau viens partout, on ne peut pas lui échapper. Et elle amène le froid avec elle aujourd’hui.  J’espère que ça va aller pour lui. Vraiment. Je pense que même s’il n’a qu’un rhume, je me sentirais coupable.

Il est déjà remonté quand je commence à me diriger à mon tour vers la rive. Je vais sortir aussi. Ce n’est plus drôle d’être dans l’eau. Je caresse la surface des doigts tout en avançant.
Je laisse mes yeux courir un instant sur la surface de l’eau, éblouie par les rayons du soleil que renvoie ce miroir naturel.
Un instant plus que suffisant pour lui laisser le temps de remonter son T-shirt.

Quand mes yeux remontent c’est pour tomber sur la surface blanche de son dos découvert. Il vient de laisser tomber son T-shirt à côté de lui, retirant désormais une ceinture. J’ai déjà-vu ce geste. Dans le vestiaire, il avait retiré cette même ceinture. Des poids. Ne me dites pas qu’il en porte tout le temps ? Mais il est fou.

Je laisser trainer mes yeux sur ce dos qu’il offre à ma vue. Je le perçois différemment du moment dans les vestiaires. Là-bas, la lumière rasante ne me laissait que deviner les volumes que créait son corps. Ici, je peux laisser mes yeux détailler les formes qui créent sa musculature. Les épaules larges, s’affinant vers les hanches, il y a un équilibre dans ce dos auquel je ne suis pas insensible. A chaque mouvement, voir ses omoplates se déplacer, suivant les contractions de chaque muscle.  Sa peau, apparaissant encore plus blanche que ce qu’elle n’est réellement, renvoie le soleil sur ma rétine de façon presque violente. Mais au moins, il n’est pas devenu violet.

Je le vois tomber à genoux en riant, puis finir allongé dans l’herbe. Je ne sais pas ce qu’il a trouvé drôle, mais ça a l’air de bien le faire rire. Ça y est, épuisé par cette journée, il commence déjà à péter les plombs. Je souris en le voyant rire de cette façon. Il a l’air tellement soulagé d’être sortit de l’eau.

Je vais aller le rejoindre d’ailleurs. Je suis restée bloquée face à son dos, mais il est temps de reprendre le mouvement. Une fois de plus ; réussir à avancer dans l’eau n’est pas facile, mais il n’y a pas non plus énormément de courant, et quelques secondes me suffisent pour rejoindre la berge. C’est à mon tour de me hisser désormais. Je me rends compte que mes bras aussi commencent à être fatigués. Il n’est pas le seul à être atteint par le froid mine de rien. Masi je ne peux pas me plaindre à ce niveau.

Je monte finalement sur la berge, reposant mes pieds nus sur l’herbe chauffée par le soleil. C’est un contact chaud, agréable. Je ne suis qu’a quelque pas de Satoshi. Je me dirige donc vers lui, encore dégoulinante d’eau. Un fois de plus je me penche au-dessus de lui :

-Tu survis ?

Mes cheveux retombent en avant, commençant à gouter sur lui. Je me redresse. Il va falloir que je m’essore. Sinon je ne sècherai jamais.

Commençant par mes cheveux, je les enroule sur eux même, faisant sortir un maximum d’eau. Les boucles complètement détruites s’approchent de plus en plus de quelque chose de lisse. Je passe mes doigts entre mes cheveux pour défaire les grosses mèches qui se collaient entre elles. Les boucles reviendrons quand les cheveux sècherons, mais le résultat risque d’être joyeux si je ne fais rien maintenant. Enfin bon, j’ai fait ce que j’ai pu pour mes cheveux.
Voir ainsi les bouches détendues me font me rendre compte d leur longueur. Ils touchent largement mes épaules maintenant. C’est perturbant. Vivement qu’ils sèchent.
Je secoue la tête. Inutilement.

Viens alors le tour de mon T-shirt. Complètement plaqué à ma peau depuis que je suis sortie, j’avais oublié que mon soutien-gorge était noir. Qu’elle merveilleuse idée j’ai eu la.
Enfin. Je le retire et l’essore. Au-dessus de la rivière et non de Satoshi ce coup-ci. On ne va pas recommencer la même scène, une fois était plus que suffisant.
Je vais m’assoir à côté de mon blond.
Je remonte les genoux vers moi, me laissant accès au bas de mon pantalon, encore remonté jusqu’à mes genoux. Tentative pour le garder sec qui s’est avéré bien inutile. Je le déroule.
Mais pourquoi est-ce que je ne me suis pas mise en short. Mon pantalon est lourd et va mettre des années à sécher.
Soupir.
Je pose la tête sur mes genoux, et la fait tourner pourvoir Satoshi profiter du soleil. Dans un élan d’affection, je repasse ma main dans ses cheveux, de la même façon que je caresserai la tête un chat. Je l’aime vraiment bien je crois. Je souris.

-Tu veux que je t’amène ma veste ? Elle est restée dans l’herbe au soleil depuis tout à l’heure. Elle a du bien chauffer.

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Dernière édition par Aslinn Eadhra le Lun 20 Juin 2016 - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Lun 20 Juin 2016 - 20:44

Je ne suis pas, je suis au collège, j'ai sans doute six ou sept ans de moins. Je n'arrive pas a déterminer mon age, mais je ne me donne pas d'avantage que douze ou treize ans. Je suis également allongé dans cette même herbe au bord de la rivière. Une époque ou le village avait beaucoup plus d'habitants, beaucoup plus de jeunes.

Maintenant le collège est surtout peuplé de gens habitants dans les villages aux alentours. Alors qu'avant, il y avait une forte communauté de personnes plus jeunes, avec donc des enfants qui devaient aller a l'école. Je me souviens donc de cet instant précis, quelque chose qui avait disparut de ma mémoire. C’était ça, oui, ce que j’essayais de me rappeler, qui ne revenait pas. C’était quelques heures après être tombé dans les pommes.

Je remonte ma main vers ma joue. J'ai l'impression que la cicatrice présente au coin de mes lèvres ressort un peu. Oui, c’était la fois ou j'avais reçu cette blessure. La dernière fois que j'avais vu mon maître. J'étais venu ici ensuite, exactement au même endroit, afin d'essayer de me rappeler de la scène en question, comment j'avais eu ce trou béant au niveau de ma joue.

Mais ce n’était que trou noir, aussi gros que ce que me donnait l'impression d’être l'orifice désormais présent au niveau de mes lèvres. Ma tête tournait atrocement. Mes pas étaient lourd, je crois que j'étais plus venu par habitude que dans une réelle volonté de m'écrouler ici.

Il faisait bien plus froid que durant la période ou nous nous trouvons a présent. Mais je me souviens que Riko portait une robe jaune, plutôt ample, et je me souviens du sentiment qui m'avait prit en la voyant approcher d'abord dans mon dos, puis face a moi quand je m'étais retourner pour la voir approcher.

C'est ça que j'avais oublié. La petite fille tenait quelque chose dans les mains, un bout de papier ? Non, une lettre, une genre de lettre. Non cacheté, fait a la va vite. Je l'avais lentement prise dans les mains, puis tandis que la fillette m'avait sourit avant de repartir rapidement vers celui qui l'avait amené, m'avait laissé seul. Qu'est ce qu'il pouvait bien y avoir déjà sur ce morceau de papier ?


Je ne sais plus, je ne vois rien, absolument rien. Rien d'autre que du rouge, ou plutôt du roux.

Je sursaute, rouvrant lentement les yeux. J'ai vraiment ramener ma main a mon visage. Mais je n'ai rien vu de plus. Je sais qu'un choc a la tête peux provoquer une amnésie passagère, et c'est sûrement ce qu'il m'est arrivé ce jour la. Et on dirait que le premier morceau vient de réapparaître. Alors il m'avait laissé un message ? Il n'est pas partit sans rien dire. Je m'étais fais a l'idée, durant toute ces années qu'il avait juste décidé de me laisser en plan, fatigué par mon immaturité du moment. Je n'avais que douze ans après tout et il était déjà presque un homme.

Le roux que j'ai vu est bien présent lui aussi. Ou plutôt elle, Aslinn qui me regarde encore en se tenant au dessus de moi. Je me rend compte de l'état que j'ai, et pose une main sur mes abdominaux finement dessinés, un peu de la même manière qu'une jeune fille a la poitrine dénudé se cachant devant quelqu'un qui en aurait vu un peu trop. Elle me demande alors si je survis. Ma respiration courte, et mon émotion suite a ces images qui viennent de me revenir, associés a la vision de la jeune fille me font rougir.

Ça y est mon corps est redevenu normal, il s'est réchauffé. Je lui souris en faisant a voix basse, tout en continuant de toucher ma cicatrice présente a la commissure de mes lèvres, que je sais dissimulé a présent. Enfin elle est visible si l'on regarde fixement ce point, comme peut être elle peux le faire en ce moment même, mais sinon autrement elle est toujours dissimuler.

- Oui merci, je dois avouer que j'ai eu plutôt froid, mais c’était amusant d’être avec toi...enfin, dans l'eau avec toi, je veux dire.

Je détourne un peu les yeux tandis qu'elle s'écarte pour faire, de la même maniéré que moi un instant plus tôt, enlevant son tee shirt pour rester juste en sous-vêtements, puis prendre place a mes cotés. Elle remonte ses genoux jusqu'à son visage, puis d'une manière que je n'aurais pas vraiment cru possible d'elle, me caresse les cheveux avec une certaine tendresse, qui ne me laisse pas vraiment de marbre.

Je la laisse faire, la regardant en silence tandis qu'elle me demande si je veux, pourquoi pas, prendre sa veste pour me réchauffer. Adorable, vraiment. Elle s’inquiète vraiment de m'avoir vu prendre froid. D'une main encore légérement tremblante par le froid, je tire un peu sur une manche de son pantalon pour l'aider a le dérouler pendant qu'elle s'occupe de l'autre, et je fais lentement :

- Fais attention, toi, a ne pas prendre froid. Je vais parfaitement bien tu ne devrais pas t’inquiéter pour moi. Je serais un peu peiné de te voir attraper froid a cause de moi dans un voyage ou je t'ai moi même invité.

Oui, cela me rendrait plutôt stupide a mes yeux, et je n'ai pas envie de la voir malade dans un moment qui se veux aussi intime entre nous, autant pour moi que pour elle.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Lun 20 Juin 2016 - 23:26

- Oui merci, je dois avouer que j'ai eu plutôt froid, mais c’était amusant d’être avec toi...enfin, dans l'eau avec toi, je veux dire.

Je lui sourit innocentement. Ses mots me font plaisir, ça me touche qu'il soit heureux ; mais je continue d'avoir peur qu'il ai eu très froid. Trop froid en fait. Il le dit lui même. Oui, l'eau était froide. Je résiste peut-être au froid, mais ça nets apparemment pas sont cas. Je ne le re-renverserai pas à nouveau dans la rivière. C'était très drôle à faire, mais vu sont état après, on ne va pas rééditer.

Il passe ses doigts à la commissure de sa bouche. Ce n'est pas la premier fois que je le vois effectuer ce geste. C'est un réflexe ? Je me demande ce qu'a le coin de sa bouche. Si ça se trouve ; il n'y a rien du tout et c'est juste un tic, qui c'est installé et est devenu machinal. Je regarderais. Mais une autre fois.

Son autre main remonte le long de son torse, traçant une courbe imaginaire le long de son ventre. Le rapide coup d'œil que je glisse sur cette main en mouvement me laisse aussi voir ce que cette main cherche à dissimuler. Enfin, dissimuler. C'est symbolique. Je ne sais même pas s'il cherchait vraiment à caresser quelque chose, ou si c'était juste un autre réflexe. Un mouvement pour combler le vide statique de son corps. Corps finement taillé par des entraînements ; je ne peux empêcher mes yeux de traîner rapidement sur ces volumes, fins mais apparentement puissants, recouvert d'une peau pale, renvoyant le soleil.

Je me retire alors, avec pour objectif de m'essorer. Arrêter de couler, de dégouliner.
Mon T-shirt abandonné dans l'herbe prend le soleil, avec pour mission de sécher de son côté, pendant de moi je vais faire de même, mais à côté de Satoshi.

Mon jean déroulé, je le contemple. Passant ma main dans ses cheveux, j'observe les rayons du soleil se refléter sur ses mèches blondes. C'est gentil de m'avoir aidé à me dérouler. Pas forcément très efficace vu ta position ; mais un geste qui en reste néanmoins empreint de simple gentillesse.

Quand je lui propose ma veste, il me répond de me soucier de moi. Je ricane à cette remarque.
Retirant ma main de ses cheveux pour venir tendre les bras au dessus de ma tête ; je cambre le dos, cherchant à étirer mes muscles fatigués. Ma colonne craque une fois de plus ; puis je redescends les bras avant de le fixer avec un air désobligé.

-Parfaitement bien.

Ricanement.

- Tu avais les lèvres presque bleues tout à l'heure.

Appuyant sur l'herbe, de la mains du côté de Satoshi, me dos se torsade de façon à ce que je puisse complètement voir sont visage. Je lui sourit avec un air faussement exaspéré. Il est vraiment gentil de ce soucier de moi ; mais il est celui qui a commencer à claquer des dents. A les claquer tellement fort que je trouverais même pas ça étonnant, s'il me disait qui s'en est cassé un bout.

- Et tu n'a pas à t'inquiéter pour moi. La mer en Irlande est au moins aussi froide, et il n'y a pas toujours le soleil pour se réchauffer après.


Je remet mes épaules dans l'axe de mon bassin ; puis, supprime l'appui de mes mains, je laisse mon dos tomber dans l'herbe à son tour. Fermant les yeux, souriant vers le soleil, je fini de dire ce que j'avais à dire.

- Alors que là...

Soupir d'aise.

- Je commence déjà à sécher.

Je laisse mes yeux fermés encore quelques secondes, profitant pleinement des rayons du soleil venant me caressé le corps. Je sens déjà les pores de ma peau s'ouvrir, dans une recherche de chaleur. C'est fini la crispation dur au froid. On passe désormais à la détente due à la chaleur. J'apprécie.
Puis, ouvrant à nouveau les yeux, je fait tourner mon corps de quatre-vingt-dix degrés vers Satoshi.

Ainsi placée, je n'ai même pas besoin de tourner la tête pour admirer la sienne.
Je baille.
Je crois qu'on accumule les fatigues. Entre le train, la marche, les trop nombreux escaliers, et maintenant l'eau froide ; cette journée commence à avoir eu son lot d'effort. Et dire que je passe habituellement mes journées assises sur une chaise. Trop d'activités en moi aujourd'hui. Je vais littéralement tomber de sommeil ce soir.
Je sens d'ailleurs mes yeux qui voudraient déjà se fermer. Je ferait bien une sieste en fait. Ça serait agréable ; en attendant de sécher un peu.

Je force une dernier fois mes paupières à remonter et dirige mes pupilles vers le blond à côté de moi.

- Si je m'endors, réveille moi avant qu'il ne soit trop tard.

Quelques secondes de réflexion.

- Il faut encore qu'on aille à la supérette et chez ton amie non ?


J'ai l'impression que les souvenir de tout ce que nous avons à faire en dehors de profiter de la rivière remonte de très loin. J'ai profité de ces moments autant qu'il était possible de profiter d'un nouveau milieu. Un milieu que je découvre. Un milieu qui me plaît.

Je met mon corps sur le dos, pivotant une nouvelle fois, mais en sens inverse. Mes paupières redescendent ; le soleil vient caresser mes joues.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 21 Juin 2016 - 0:51

Ce sont les heures et les heures d’entraînement que j'ai passé a forger ce corps qui me reviennent en mémoire a présent. C'est ce genre de chose qui m'ont toujours aider a tenir contre la solitude parfois présente, bien que je tachais de me persuader du contraire. C'est comme une drogue en fait. Tant qu'elle est la, des choses tout aussi importante comme les relations humaines peuvent paraître dérisoires.

Et pour moi, une fois que je me plonger dans le monde du sport, je n'avais plus qu'une chose en tête, le kung fu, en oubliant tout le reste. Je me demande aujourd'hui d'ailleurs si ce n'est pas a cause de ça que je me suis autant enfermé sur moi meme toute ces années. Mais dans tous les cas ce n'est pas comme si j'avais le droit de m'en prendre a ce pauvre sport. Ce n'est pas sa faute, c'est bel et bien moi qui pratiquait jour aprés jour cette activité, et donc c'est ma faute, oui, c'est ma faute.

J'ai encore du mal a me critiquer sur ce point, mais avec les relations que j'ai aujourd'hui, il m'est évident que si je m'étais ouvert d'avantage avant, ma vie serait différente. Je serais peut être avec une autre personne aujourd'hui. A cette idée, je secoue la tête. Rien que pour ça, je suis bien content d’être resté moi même, d'avoir continué a etre qui je suis. J'ai pu rencontrer Aslinn, et cela me rend heureux. Je n'ai pas besoin de plus.

Une amie, et je suis content. Je ne sais pas comment font les gens qui ont des dizaines d'amis. Ils ne peuvent humainement pas être avec eux, tous en même temps. Ils doivent donc faire des choix. Je ne me vois pas dire a Aslinn que je ne peux pas al voir car j'ai dix autres personnes qui m'attendent. Et de toute façon je n'en aurais pas vraiment envie. Passons, ce n'est plus vraiment important a présent. Concentre toi sur la situation présente, SatoSato.

Je redresse mon torse désormais sec. Le soleil la lavé de l'eau impure qui le recouvrait et le voilà flambant neuf. Bien que blafard. Après tout je ne suis jamais torse nu donc obligatoirement, ce n'est pas le bronzage de ma peau qui pourrait me faire sortir de l'ordinaire.

Je remarque qu'elle me regarde toujours en souriant, qu'elle me regarde beaucoup d'ailleurs. Je passe souvent inaperçue. Bon la il n'y a que moi ici, donc forcément elle a l'attention braqué sur moi, mais néanmoins je ne peux résister et lui demande :

- Tu me regardes beaucoup non ? J'ai quelque chose d'étrange ? Je veux dire, tu ne regarde pas les autres personne comme ça, alors je me posais la question....

Tout en disant cela je me lève pour aller jusqu'à ma ceinture posé un métré plus loin. Je l'attrape lentement tandis que les muscles de mon bras se tende sous le poids du tissu. Je la passe dans mon dos et une fois le tour de mon bassin effectué, je l'attache sur le coté, retrouvant cette sensation de lourdeur familière qui me fait sourire une nouvelle fois.

Je ne suis bien qu'avec ça autour de mon corps. Avec ceci, je me sens vivant. Puis je prend mon tee shirt trempé que je met de nouveau, avant de retourner m'allonger a coté d'Aslinn qui continu de me parler.

Je m'étais bien rendu compte plus tot que mes lèvres n'avaient pas leurs couleurs habituelles. Je pense néanmoins que grâce a cela, ma cicatrice était encore moins visible. Sincèrement quand je me regarde dans une glace je ne vois que ça. Je doute qu'elle ne l'ai pas remarqué. Mais ce n'est pas la question, j'écoute plutôt ensuite qu'elle même n'a vraiment pas froid, et qu'elle a l'habitude car dans son pays la mer est très froide.

Je n'en doute pas, je pense même que l'eau ici est bien plus chaude que par chez elle. Il fait chaud aujourd'hui après tout, et de ce que j'en sais, en Irlande, il fait souvent mauvais temps. Mais je ne vais pas trop en rajouter, elle est peut être susceptible sur sa patrie d'origine. Je ne sais pas vraiment ce qu'elle en pense, c'est marrant quand j'y songe, elle ne m'en a jamais parlé, de chez elle. Il faudrait que je lui demande a un moment. On aura le temps. Elle ajoute que la elle sèche déjà, comme moi, et je souris :

- En effet l'avantage avec ce soleil c'est que a défaut de nos vêtements, notre peau elle ne sera pas très longue a sécher. Moi aussi je suis tout sec. En même temps c'est la graisse qui absorbe l'eau, et comme la dit ma mère, je n'en déborde pas.

Lorsque j’achève ma phrase, je constate qu'elle a les yeux clos. Elle commence a s'endormir. Je suis plutôt résistant au sommeil, mais je dois avouer que si je ferme les yeux, alors a mon tour, je serais sûrement proche de sombrer. Elle me dit de la réveiller si elle s'endort, et j'hoche la tête en souriant, avant qu'elle ne reparle de Mika. Je l'avais oublié tient.

- Et bien, pour les courses si tu veux je pourrais y aller rapidement pendant que tu rentres pour te reposer. Enfin si ma mere t'attrapes sans moi, tu es fichus, elle va te dévorer, et ce n'est pas vraiment une métaphore....Mika sera toujours la demain, puis aprés demain, on ne va pas courir la voir non plus.....

Je secoue la tête pour appuyer mes paroles en me grattant le front. J'ai quand même du mal a dissimuler la curiosité que m'inspire le fait de revoir ma vieille amie.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 21 Juin 2016 - 10:39

- Tu me regardes beaucoup non ? J'ai quelque chose d'étrange ? Je veux dire, tu ne regarde pas les autres personne comme ça, alors je me posais la question....

Encore en train de m'étirer quand il me pose cette question, je stoppe mon mouvement quelques secondes avant de laisser mes bras retomber derrière moi et prendre appui dessus. Ça m'a surprise qu'il me demande ça ; mais la surprise passée, c'est la bonne humeur qui l'emporte. Je commence à rire. Un rire clair, heureux, qui ne dure pas très longtemps, mais qui exprime totalement  l'état dans lequel je me trouve. Le bonheur simple d'être ici, profitant au soleil, discutant tranquillement avec Satoshi.
Je calme mon rire et souris avec amusement au blond en lui répondant :

 - Ça te perturbe ?  

J'ai un léger rire avant de reprendre en continuant de sourire.

 - J'aime bien être avec toi et te regarder rend le moment un peu plus réel.  


Toujours ce même sourire innocent. L'expression simple de quelqu'un qui profite un moment agréable.

 - Ça te convient comme réponse ? Et puis qui voudrais tu que je regarde d'autre ? Un inconnu n'a rien d'intéressant.  

Toujours appuyée sur mes mains, reposant mon dos d'une fatigue que je ne cherche même plus à détailler,  je l'observe aller récupérer ses poids. La contraction de ses muscles pour soulever les poids, ses veines saillantes, toute une chaîne musculaire qui s'étire pour permettre à sa main d'atteindre de le sol ; avant de se contracter pour faire remonter le corps et la ceinture en même temps.

Je sourit. Ça aussi ça fit partit des raison pour lesquelles je laisse mes yeux traîner sur ton corps.  N'enlève pas ton T-shirt devant moi si ça te gêne de te sentir observé, car tout sportif que tu es, tu doit être conscient de ce corps que tu as là. D'autant plus que le corps humain est une chose qui me fascine. Je ne le connais pas vraiment, pour n'avoir jamais réellement fait d'anatomie, mais le peu que je connais me laisse admirative devant ce système que la nature à mit en place.  Chaque mouvement, créé par les contractions et relâchements des muscles ; un ensemble de tissus, emmêlés dans un ordre compliqué, aboutissant finalement à ce qu'on nomme communément le corps humain. Oui, c'est quelque chose que je trouve beau par sa complexité. Complexe, mais pourtant tellement courant. Chaque homme à un corps ; différents de celui de son voisin, mais pourtant similaire par sa structure.
Fascinant. Oui, vraiment.
Je détache mon regard et laisse ce dernier courir circulairement sur le paysage qui nous entoure pendant qu'il revient s'allonger à côté de moi.

Il a remis son T-shirt encore froid et trempé. Tu ne viens pas de dire toi même que tu était sec ? Pourquoi est-ce que tu te remouille ? C'est comme ça qu'on attrape froid.
Je me tais sur ce sujet et passe à autre chose.

D'abord avec une inclination du dos me permettant de le voir quand je lui parle, je me laisse finalement tomber de la même façon que lui. Observer le soleil quelques secondes suffit à me faire fermer les yeux. Je l'écoute me répondre tout en commençant lentement à me déconnecter de la réalité.
Je ricane en l'entendant évoquer se mère. Je n'arrive même pas à imaginer ce qui se passerai si elle me trouvais sans Satoshi. C'est pourquoi, je préfère l'accompagner. De toute façon, je serai bien incapable de rentrer toute seule. Le village n'est pas grand, mais même une fois en haut des escaliers, face au temple, je risque de mettre un bon quart d'heure à retrouver le chemin qui mène à l'arrière.

 - Non, c'est plus simple si je t'accompagne. Je vais me perdre si je dois rentrer toute seule.


D'autant plus que mon portable est dans mon sac, qui est resté dans sa chambre. Je ne pense pas en avoir besoin, mais si je me perd, ça risque d'être franchement galère. Je ne suis même pas sure que lui ai pris le sien, alors bon. Ça aurait été relativement inutile.
Je souris en l'entendant évoquer cette Mika.  Ça me convient tout à fait de repousser le moment où nous sommes supposés la voir.

Je me sens lentement couler hors de la réalité, et bientôt la luminosité ambiante autour de moi ne laisse plus que place au noir.

[...]

Je réouvre les yeux d'un coup. Je me suis endormie. Combien de temps ? Je n'en ai pas la moindre idée. J'ai le sentiment de n'avoir fermé les yeux que quelques secondes, mais le soleil dans le ciel à bougé. J'espère que je n'ai pas trop dormi non plus. Ça me perturbe. Dix minutes ? Une demi heure ? Une heure ? Bon, peut-être pas deux heures, au vu de la lumière encore présente, le soleil serait plus bas, mais j'ai peur d'avoir quand même dormis un certain temps. Je m'en voudrai d'avoir fait attendre Satoshi trop longtemps. Il ne m'a pas réveillé. Il n'a pas osé ?  Ou c'est il endormis lui aussi ?
Il faudrait que je bouge pour le savoir.
Je remonte mon dos et avec un moue fatiguée, baille à m'en décrocher la mâchoire.  D'une main, je me frotte les yeux, gardant appui sur la seconde pour ne pas m'écrouler une seconde fois. Je cherche mon blond des yeux.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Jeu 23 Juin 2016 - 17:12

Elle semble être vraiment amusé par la question que je lui pose. Je ne vois pas exactement ce qui est hilarant mais ça a le mérite de la faire rire donc pourquoi pas après tout. Maintenant que j'y réfléchis je n'ai jamais étais avec Aslinn et une autre personne en même temps, nous avons toujours étais seulement tous les deux a chaque fois. Du coup je ne sais pas si en fait elle ne regarde pas tout le monde de cette façon. Mais elle a déjà sous entendu être quelqu'un facilement irritable, j'en ai d'ailleurs moi même fait les frais, mais dans l'ensemble je ne la trouve pas pire que quelqu'un d'autre.

Ce n'est peut être qu'avec moi qu'elle est comme ça. Aucune idée. Mais elle me dit qu'elle aime bien se trouver en ma compagnie, chose qui me fait rougir. Zut, je ne suis plus glacé, c'est largement visible maintenant. Je bredouille un vague merci sans savoir quoi dire de plus. Rendre la situation réelle ? Je ne suis pas persuadé d’être ce qu'elle dit, mais pourquoi pas après tout, si cela lui convient, alors ça me convient. Elle rajoute que de toute façon elle n'a personne d'autre a regarder et qu'un inconnu n'est pas intéressant. C'est ce que je viens de penser, il n'y a personne d'autre de toute façon :

- Et bien, je ne suis pas sur d’être vraiment intéressant mais...si tu le pense, c'est plutôt gentil. Et c'est réciproque, ta présence m'apaise un peu....enfin, je ne sais pas comment dire mais....je ne suis pas très a l'aise avec les gens, mais avec toi je me sens plus en confiance.

Je ne rajoute rien, j'ai l'impression d'ouvrir une brèche dans ma poitrine et de lui montrer tout ce qui se trouve a l’intérieur. J'hésite a reprendre la parole mais je ne le fais pas, préférant regarder l'eau de nouveau, d'une manière fixe, histoire de détourner la conversation. La conversation se tarit, on dirait que la fatigue est plus présent que ce que je pensais. Au vu de la course du soleil, il doit être une heure assez avancé maintenant, peut être déjà dix sept heure. Mais je ne presse pas les choses. Après tout on a tout notre temps. Si on veux on peux rester ici jusqu'à la nuit, on s'en fiche un peu. C'est de cette liberté que je parlais a Aslinn dans le train. Ici, nous sommes totalement libres.

Je pense que l'idée de la laisser rentrer seule ne lui a pas plut. Je suis pourtant sur qu'elle retrouverait facilement son chemin, après tout c'est tout droit d'ici jusqu'à l'escalier, mais elle me dit rapidement qu'elle a peur de se perdre et préfère éviter et venir avec moi. De toute façon au moins si elle reste avec moi, le temps passera plus vite. Le temps passe toujours plus vite en sa compagnie. J'hoche la tête en souriant et en répondant furtivement :

- T'en fais pas, je ne compte pas t'abandonner de toute façon. Je n'aurais plus personne a manger sinon. Ou a jeter a l'eau.


Je souris en me redressant légèrement sur mes épaules. J'ai l'impression que sa respiration se fait plus calme, pus régulière. Ses yeux sont clos a présent. Pas sur qu'elle ai entendu ma réponse. Elle s'est endormit comme une masse. Je m'approche un peu, ayant maintenant tout le loisir de l'observer sans être vu. Je frôle sa joue du bout du doigt, touchant sa peau a la fois glaciale et chaude. Un mix étrange qui me fait sourire.

On dirait que l'eau a quand même refroidit son corps malgré le fait qu'elle le supporte bien, mais elle est quand doté d'une chaleur naturelle qui me laisse perplexe. J'observe ses paupières closes, presque comme si je pouvais accéder a ses iris ? J'écarte une mèche de ses cheveux toujours humides en soupirant, avant de me redresser et de retourner prêt de l'eau.

Il s'est passé beaucoup de chose mais nous sommes finalement la, bien présent ensemble. Un peu comme dans un rêve. Je repense a ses mots, comme une scène irréelle. C'est vrai que sans sa présence physique, je pourrais tenter de me jeter a l'eau afin d'ouvrir les yeux dans mon lit a Keimoo. Je ferme les yeux encore un instant, en repensant a ce que je me suis remémoré précédemment.

Ça aussi c’était inattendu, après toute ces années, que soudainement une image me revienne en mémoire. Même plus qu'une image. Un passage entier, une scène entière. J'essaye de me concentrer afin de me remémorer ce qu'il est arrivé ensuite, mais rien a faire. C'est le vide total, le trou noir. Je m'exaspere moi meme. Avoir un petit morceau est encore pire que de ne rien savoir, a l'exception prêt que je suis presque sur maintenant qu'il y a eu lieu un événement qui m'est sortit de tête et qui a une importance plutôt grande pour moi.

J'ouvre les yeux. Je sursaute, je suis toujours debout devant l'eau, mais la luminosité a diminué. Le soir tombe. Je suis resté a penser de la sorte plusieurs dizaines de minutes, comme dans une méditation. Peut être même que je suis comme ça depuis une heure ? Étrange. Pour achever de me booster, je me laisser tomber en avant sur mes avant bras et éfféctue quelques pompes histoire de retrouver l'usage total de mes moyens. Je me demande si linn-chan est réveillée. Il est temps de bouger.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Ven 24 Juin 2016 - 11:47

Le soleil à un peu bougé. Je suppose que je me suis vraiment endormie. Je voulais tout simplement fermer les yeux quelques instants, mais je ne pensais pas que tomberais de sommeil comme ça. Quand mes paupières se soulèvent, les rayons viennent agresser ma rétine sans détour. Je cligne des yeux, mon iris s’adapte à la luminosité. Je peux finalement observer ce qui m’entoure. D’abord, de l’herbe. Humide, juste devant mes yeux quand je tourne la tête sur le côté. Puis la mise au point se fait un peu plus loin. La rivière. L’eau scintille. La réverbération des rayons du soleil sur la surface aqueuse m’éblouit une fois de plus. Je cligne des yeux encore une fois. Il y a Satoshi à côté de la rivière. Qu’est-ce qu’il fait ?

Je redresse mon dos ; contraction de mes abdominaux qui me coute, car même si je ne les ai pas vraiment utilisés aujourd’hui, mon corps est fatigué dans son ensemble. Ceci-dit, je viens de dormir, je pourrais l’être un peu moins. Je suppose que je lui suis un peu moins, mais il me faut aussi le temps de sortir complètement des limbes du sommeil. De me réveiller pour le dire plus simplement.
Enfin. Je ne suis pas sûre que les quelques dizaines de minutes que j’ai dû dormir -et encore, j’espère que je n’ai pas dormis plus de vingt minutes, j’aurais peur que ça ait été long pour mon blond- aient été réellement réparatrices. Au mieux, mon esprit se perdra moins ; mais je doute que cette petite sieste ait eu un réel effet sur la fatigue corporelle.
Bah.
Il faudra bien que je tienne le coup jusqu’à ce soir de toute façon. Jusqu’à qu’elle heure concrètement ? Je ne sais pas. Mais j’essaierai de tenir.
J’ai l’impression que nous avons fait tellement de choses aujourd’hui, mais pourtant, concrètement, pas tant que ça. Mais ça a été épuisant. Quand on a l’habitude de rester assis sur une chaise à somnoler toute la journée, prendre un rythme actif comme celui d’aujourd’hui est…
Hm…
Ereintant ? Le mot est trop fort, un peu péjoratif ; mais dans le sens ou c’est un changement qui fatigue. Mais dans le bon sens, c’est une bonne fatigue. Je vais surement dormir comme un caillou ce soir.
Comme un cailloux…
Si je devais être une pierre, je pense que je serais ce petit gravier qui entre dans la chaussure et embête jusqu’à la fin de la journée. J’aime bien l’idée d’être ce petit caillou. Tu ne peux pas nier son existence, puisse que tu le sens à chaque pas. Obligé de penser à lui.
Ricanement interne.

La tête finalement située au-dessus de mes épaules et non à côté, je laisse mon regard courir sur le paysage.
Finalement, mes yeux retournent se poser sur Satoshi. Qu’est-ce qu’il fait ? Il est allongé on dirait. Sans vraiment l’être. Il flotte ?
Je me frotte les yeux. L’image devient complètement nette.
Non, il ne flotte pas, il fait juste des pompes.
Juste.
Mais d’où est-ce qu’il tire l’énergie de faire des pompes ? Déjà que de base, quand je suis en pleine, forme, si j’arrive à en faire cinq, c’est bien ; mais alors dans la situation actuelle ?

Je me relève. Mes genoux craquent. Toujours ces craquements d’os. JE crois que j’aime bien ce bruit en fait. Je fais souvent craquer mes doigts ; mais la plupart du temps, je n’ai même pas besoin de faire craquer mes articulations, elles décident de faire du bruit d’elles-mêmes.
Mes vêtements viennent se plaquer contre moi. Enfin, mes vêtements. Ceux que j’ai encore sur moi. Il faudrait que je remette mon T-shirt. Je fais quelques pas pour aller le chercher. Quand je me baisse pour le prendre par terre, ce ne sont plus mes genoux, mais mes vertèbres qui craquent. Je réenfile donc mon T-shirt. Il est sec lui. Mon pantalon est encore humide, mais je ne m’attendais pas ce que du jean sèche rapidement. Mes cheveux, eux, ont bien séchés aussi. Seules les pointes sont encore un peu humides, ainsi qu’une partie de ceux derrière. Ceux qui n’étaient pas au soleil en fait. Toujours est-il qu’ils ont recommencé à boucler joyeusement.

Je commence à me diriger vers Satoshi.
Monte. Descends. Monte. Descend.
Un rythme régulier, basé sur l’effort auquel sont soumis ses bras. Il me semble que le haut du dos travaille aussi. Je ne suis pas sure. D’un autre côté, rien que tenir la position, sans même parler du mouvement doit déjà utiliser une bonne partie des muscles de corps humain.
Monte.
Il est fou de faire des pompes. Là, tout de suite, après un petit plongeon dans l’eau glaciale. Je veux bien qu’il soit sportif, mais là ça atteint un point qui me ferait presque peur.
Descend.
J’arrive à côté de lui. Quand il est dans la position proche du sol, il est vraiment bas. Il ne touche pas le sol, mais presque, poussant l’effort à son maximum.
Monte. Descend.
Il est à hauteur de mes genoux, à peine. Passer ma jambe au-dessus serait facile.
Je ris intérieurement. Quelle merveilleuse idée.
Monte. Descend.
Je passe une jambe et me place rapidement au-dessus de lui. Quand il remonte, je viens m’assoir sur son dos, me laissant entièrement reposer sur lui.
Je ricane.
Je penche mon dos en avant et vient m’accouder sur ses omoplates. Ainsi calée, je prends la parole.

-Et combien tu penses pouvoir en faire comme ça ?

Sur un ton qui se veut un peu ironique, je m’amuse.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Ven 24 Juin 2016 - 18:36

Tandis que mes muscles travaillent lentement, méthodiquement, d'une façon qu'ils connaissent bien, je me sens sortir de cette sensation de fatigue. Elle disparaît, lentement, galvanisé par mon activité actuelle. Rien de telle que le sport pour se vider l'esprit, pour oublier tout les tracas de la journée. Pour oublier ce voyage en train qui m'a fait augmenter mon rythme cardiaque un grand nombre de fois.

Et la fatigue s’élève dans les airs a mesure que je monte et descend sur mes avants bras. C'est triste a dire mais je me sens tellement apaisé que je pourrais dormir en continuant de réaliser cet exercice. Je ne sais même plus a combien je suis actuellement. Je voulais en faire deux ou trois simplement. J'ai déjà probablement dépassé les dix. Mais je ne les sens pas, c'est un mouvement instinctif a présent, mon corps sait quoi faire, et il le fait, mécaniquement.

Lorsque je descend une nouvelle fois pourtant, je sens mes abdominaux se tendre a l’extrême, sous la charge d'un poids inconnu. Pas si lourd, mais largement inattendu. Je tourne la tête vers la gauche. L'endroit ou dormait jusqu'à il y a une minute est vierge. Vide la présence humaine de la jeune femme. Et je sais, ou plutôt, je sens bien ou elle se trouve a présent. Mes bras lâchent et je tombe ventre contre terre sur le sol, tandis que je sens la jeune fille s'asseoir sur mes dorsaux, les jambes de chaque coté, me chevauchant avec amusement.

Mais elle ne s’arrête pas la, elle penche la tête vers la mienne, vers mon oreille pour être sur que j'entende bien ce qu'elle dit, et elle me demande combien je suis capable d'en faire. Repartir du sol est compliqué, alors avec un poids sur le dos, il va falloir que je donne plus que ce que je faisais jusqu'à maintenant. Ce qui était un mouvement mécanique simple devient un véritable effort, un vrai entraînement. Et en ajoutant le poids de ma ceinture, que j'aurais enlever si j'avais fais cet exercice volontairement, ce n'est pas si simple que ce que j'aurais pu penser d'une pompe.

- Et bien, je ne peux pas savoir sans essayer....par contre si tu pouvais rester bien droite histoire de ne pas faire varier mon équilibre et mon centre de graviter.

Je parle sérieusement, d'une façon neutre, sans aucune volonté de plaisanter, de m'amuser ou d’embêter la jeune fille qui s'amuse actuellement de moi, en retour. Toute mes pensées sont braqués sur l’effort a venir. Je suis quelqu'un de plutôt déterminé en sport, depuis que j'ai commencé. Et un défi se trouve devant moi. Un mur que je me dois de franchir. Faire dix pompes comme ça. C'est mon objectif. Moi qui commençait a considérer le soleil comme un ami, le voilà qui m'agresse de nouveau.

Une première goûte de sueur perle de mon front tandis que je replace les paumes de mes mains contre le sol, parfaitement symétriquement. Mes coudes se relèvent lentement, et ma tête regarde droit devant. Puis vient le moment ou l’effort commence. Les muscles de mes bras se tendent a l’extrême, proche d’être brisés. Mais forcément, ils tiennent bon. Avec la surprise et le poids sourd je n'avais pas tenu. Mais maintenant qu'elle est bien en place assise, elle n'est pas si lourde que ça. Je n'ai eu aucune difficulté a la porté précédemment pour la mettre dans l'eau, je ne vois pas pourquoi cela serait le cas a présent.

Mes bras commencent lentement a se tendre tandis que mon ventre quitte le sol ou il avait trouvé un instant de repos. Petit a petit ils se lèvent, comme le reste de mon corps qui modifie l'angle que j'ai par rapport au sol. Dix degrés, vingt degrés, trente....je suis en haut. Je sens le corps d'Aslinn se pencher un peu vers l'avant pour ne pas glisser vers le bas de mon corps. Je ne suis plus droit a présent, donc forcément il est plus difficile de se tenir sur moi. Alors que je suis en plein milieu d'un souffle, je lâche comme si de rien était :

- Tu as bien dormis au fait ? Je ne voulais pas te réveiller, tu en avais besoin je pense.

Je souris d'une façon crispé, en gardant cet air neutre néanmoins. Extérieurement bien sur tout est simple pour moi. Mais dans ma tete, mon corps hurle, par tous les pores de ma peau même. Ce n'est pas si facile. Je dois encore en faire neuf ? Et bien cela ne va pas etre simple. Mais le plus facile pour parvenir a son objectif, c'est de ne pas y penser. Laisser son corps travailler, et laisser son cerveau vaquer a d'autres occupations. Alors je reprend encore la parole en disant :

- Tu veux manger quelque chose de particulier ce soir au fait ? Ma mère ma demandé de prendre des bricoles, mais si tu veux on peux ajouter une ou deux choses sans problème....réfléchis y comme ça on verra tout a l'heure en arrivant a la supérette.

Septième faite. Je vais y arriver, mais je me suis remis a compter et ce n'est pas bon, mes forces m'abandonnes. Je vais mourir. Non, voilà, c'est bien, huit, je vais y parvenir. Je suis un guerrier, quelqu'un qui a survécut a une joute a mort...ce n’était probablement pas une joute, ni un combat a mort, mais en tout cas grâce a cette pensée, j'en ai fais une de plus.

La dernière. Mes bras dégoulinent de sueur, comme mon front, mais je vais y arriver. Voila lentement, remonte tes bras, encore un peu.... tu y es. SatoSato, je suis fier de toi. Je reste dans cette position et même si ma sueur et les tremblements de mes bras sont plutôt équivoques, je parle une nouvelle fois, gardant un air qui a l'air de dire « ce n’était pas grand chose » :

- Et bien dix, c'est déjà pas mal je pense....tu peux descendre maintenant, je pense que je vais devoir reposer un peu mes bras, ahah....


Je ne peux dissimuler un sourire de satisfaction. Oui je suis fier de moi. Je pense que pour une fois, j'ai eu l'air cool. Un peu.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 25 Juin 2016 - 0:17

Il s'écroule. Je souris. C'est une petite victoire, relativement insignifiante, mais une victoire quand même pour la loque que je suis d'avoir écrasé mon sportif blond. Je reste allongée sur son dos. Il me réponds. Et ce, avec le plus grand des calmes. Il a l'air sérieux en fait. J'ai du sous - estimer ses intimes sportifs. Il a vraiment l'air sérieux. Mais qu'est ce que j'ai fait ?
Mon but n'était pas de l'achever. Tu aurais pu rouler sur le couler et m'écrase à mon tour en riant, je l'aurais très bien pris. La je ne sais même pas quoi répondre. Je ne peux que faire ce qu'il me demande. Me redressant donc, les jambes en position grenouille tant qu'il est au sol ; je ne pense pas que ça soit une bonne idée.

Il remonte les coudes, prend appui sur ses mains. Il remonte vraiment.
Vraiment vraiment.
En pompes.
Avec moi sur son dos.

De la ou je suis, j'observe son trapèze se contracter. Ses triceps aussi se mettent en action. Je ne vois pas les autres qui sont soit du mauvais côté de corps, soit sous son T-shirt. Mais l'effort qui fait n'en reste pas moi palpable.

Très lentement, sont corps se détache du sol. Je me rends bien compte que la position qui veut que je tienne n'est pas du tout la bonne. Je me penche en avant ; ma longeant complètement sur son dos, croisant les bras juste avant sa nuque. C'est pratique d'être petite de temps en temps. Je me fait l'effet d'un bébé paresseux.

- Je vais te casser le dos si je reste droite. Ça sera plus stable comme ça.


Je suis devenue sérieuse aussi. J'ai lancé ça en riant, mais si il le faut vraiment, alors je le respecte un peu plus. C'est le genre de choses que je ne serais jamais capable de faire, même si je le voulais vraiment. Sauf que de toutes façons, être capable de faire des pompes avec quelqu'un sur mon dos n'a jamais fait partis de mes objectifs. Mais je n'en reste pas moins scotchée par son courage, ne serait-ce que d'essayer.

Arrivé en haut, il lance une phrase. Tu ne veux pas te concentrer sur ton effort ? Il se soucie de moi. C'est gentil, mais c'est toi qui soufre la ? Peut être qu'il cherche à oublier cette souffrance. Peut être qu'il veut que sont esprit aille ailleurs que dans ses muscles contractés. Je vais te faire la conversation alors. Parlons.
Mon sommeil ?

- J'ai complètement écrasé. Je ne pensait pas que je tomberais dans le sommeil comme ça.

Je lève les yeux vers le ciel. Comme pour exprimer une réflexion qui n'appartient qu'à moi. Puis ils retombent sur les mèches blondes de Satoshi juste devant mes yeux.

-Mais ça m'a fait du bien je suppose.

Involontairement, je baille. Je ne suis pas encore complètement sortie de l'état léthargique dans lequel j'étais. Je cligne des yeux. Les reflets du soleil sur la rivière continuent d'agresser ma rétine.

-Je n'ai pas dormis trop longtemps au moins ? Tu aurais pu me réveiller si j'ai été longue.

Au fur à mesure que je parle, sont corps à eu le temps de redescendre et monter un certain nombre de fois. Les mouvements sont lents, d'une régularité calculée. C'est qu'il y arrive vraiment.
Je ne montre pas ma stupeur pour l'instant. Reste en a la discussion actuelle.

Il enchaîne sur le repas. Réfléchir. Mais comment réfléchir quand on ne connais pas ? Je réfléchi quelques secondes avant de répondre.

- Hm. Pour l'instant je n'ai pas vraiment t d'idée. Il faut dire qu'en un mois au Japon, j'ai quand même mangé principalement à la cantine de Keimoo.

Instant de silence.

- Bon, un peu plus d'un mois même.

Je réfléchi. Il monte, redescend.

- Et quand je vais m'acheter des choses à l'extérieur, je prends un peu au hasard. Pour goûter. Si l'emballage me plaît en fait.


Ricanement.

- Et c'est quitte ou double. Vous avez des goûts bizarre des fois.


Je souris. Mais il ne me voit pas. C'était un sourire inutile. Bah. L'intention y est quand même.

Il continue de monter et descendre, puis il bloque en haut.

Tu peux descendre.
Je peux descendre.

Dix. Waw.
Je redresse le dos et passe une jambe au dessus de son dos pour venir la poser du même côté que la seconde. Je descends comme je descendrai d'un cheval. Il aurais aussi pu se laisser tomber hein ; la gloire aurais été la même, mais il a décidé de tenir.

Une fois de retour sur l'herbe, je me place accroupie devant lui. Il dégouline. Littéralement. Mais qu'est ce que je lui ai fait faire ?
Il sourit. Il a l'air heureux. Mais il est fou ?
Je passe ma mains contre sa joue, d'un mouvement qui se veux relativement rapide, faisant voler la sueur. Je vois bien son sourire satisfais. Tu peux l'être. C'est impressionnant. Je ne sais pas comment faire passer mon admiration, tout ce que je peux faire c'est le regarder dans les yeux en espérant qu'il comprenne à quel point je le trouve fou d'avorter sérieusement envisagé de faire ça. Mais surtout, à quel point je suis stupéfaite qu'il l'ai vraiment fait. Je savais qu'il était sportif ; mais à ce point.

- Je rigolais tu sais. Je ne pensait pas que tu le ferais vraiment.

Ressent bien toute l'admiration que je met dans ma voix. Tu n'y aura pas droit souvent. Mais tu l'a maintenant.
Je ricane.

- C'est maintenant qu'il faudrait aller se baigner.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 28 Juin 2016 - 0:10

C'etait beaucoup beaucoup beaucoup plus....simple que ce que je pensais. Je pensais mourir, a bout de force, au terme d'une action irréfléchi, poussé par mon envie de me dépasser, de dépasser les limites de mon corps et de mon esprit. Mais mon sourire ne disparaît pas. Je me sens bien, revigoré. La satisfaction d’être parvenu a mon objectif est gravé partout dans mon être. Et la façon dont elle me regarde me rend encore plus guilleret. Elle est impressionné je crois. Au moins autant que moi même de ce que je viens de faire. Je suppose que de nombreuses personnes dans le monde peuvent faire des pompes avec quelqu'un sur le dos, mais cela n'en reste pas moins une grande victoire, la consécration de cette journée réussit.

Alors que je sens la charge dans mon dos diminuer, je me relève a la force du ventre pour me mettre sur les genoux, puis je tombe assis. Je lève mon tee shirt et j’enlève a nouveau ma ceinture de force. Je dois souffler a présent. Ce n’était pas si dur, mais il a fallut quand même que je puise dans mes réserves d'énergie, et surtout, de force brute. Je ne le referais pas tout de suite, mais c'est le genre d’entraînement qui stimule vraiment toute les parties du corps. Je suis véritablement satisfait de ma prestation.

Je la regarde, sans perdre mon sourire, bêtement, sans véritable raison autre que les muscles de mes joues se relâchant autant que ceux de mes bras. Je lui ai parlé, posé des questions, mais je ne lui ai pas répondu. La première chose qu'elle me dit, c'est qu'elle plaisantait, que je n'avais pas a faire ça. Et j'éclate de rire, les nerfs sans doute, également, agissant sur mes émotions, les augmentant. Absolument tout mes sensations sont décuplés. Je n'avais pas a faire ça, mais je l'ai fait et j'en suis content. Et c'est grâce a elle, tout est grâce a elle, depuis ce matin, elle illumine toute nos activités. Je tente de reprendre mon souffle et en faisant d'une voix légèrement roque :

- Je trouve que tu n'est vraiment pas lourde, ce n’était pas aussi dur que ca en avait l'air, c’était amusant.


Mais elle a raison pour la deuxième partie de ce qu'elle a dit. Je dégouline de sueur. Je ne peux m’empêcher de tomber droit vers elle, la faisant tomber également sur les fesses, de sa position accroupie. Je me retourne dans l'herbe alors que je suis maintenant a coté d'elle, regardant le ciel avec bonheur. Oui, a présent l'eau ne me paraît plus si froide. Ou plutôt, je me sens beaucoup plus chaud. Mais je vais éviter de rendre la scène étrange, alors je ne répond pas a cette remarque. Et puis je ne vais pas la forcer a retourner se mouiller, et je n'ai pas vraiment envie d'y aller tout seul. Je ne suis pas a l'aise sans elle a mes cotés, dans cette eau étouffante.

Je décide de me concentrer dans les réponses que je dois lui donner suite a ce qu'elle m'a dit. En vérité je ne sais pas combien de temps elle a dormit, puisque, a moitié en méditation, je me suis perdu dans les méandres de mon esprit également, n'ayant donc aucune notion du temps. Je ne vais pas la blâmer d'avoir prit un temps de repos, au contraire, c’était sans doute indispensable pour qu'elle puisse continuer la journée d'un bon pied, au lieu de ramper pour atteindre la maison au retour. Cela aurait était sans doute moins agréable. Nous pouvons maintenant nous promener tranquillement sans y penser.

- Et bien, je pense qu'on est resté comme ça plus d'une demi-heure. Le soleil arrive vers la cime des arbres, il doit être plus de dix-huit heure je pense.

Je ne peux pas non plus critiquer ses goûts pour notre alimentation. Quand tu grandis en mangeant du calamar, c'est plus simple que de le découvrir du jour au lendemain, c'est sur. Je suis persuadé qu'en arrivant dans un pays occidental, je serais déboussolé par leurs gastronomie. J'en ai néanmoins eu un avant goût a travers quelques plats que préparait mon père il y a longtemps de cela, mais comme une bonne partie de cette période de ma vie, j'ai préféré tout oublier.

- Je ne suis pas un grand mangeur, alors je ne suis sans doute pas le mieux placer pour ça. Mais je suis sur que ma mere sera contente de te faire découvrir des choses ayant bon goût. Cela n'a pas toujours un aspect très agréable, mais après tout ce n'est pas le plus important pour un aliment non ? Enfin je crois. Et comme ça tu pourras choisir un truc que tu es sur d'aimer, au cas ou.

J'hoche la tete, donnant une impression plutôt étrange depuis ma position dans l'herbe. Mais bon je ne suis pas dans une optique de faire attention a ce que je fais ou ce que je dis. Je réagis sans me poser de question. J'ai vraiment chaud maintenant, cet effort physique a chamboulé tout ce qui me semblait pourtant ancré dans le temps. Sans vraiment réfléchir, je leve alors la main vers son visage légèrement au dessus du mien, touchant sa joue :

- Tu sais, dans cette position, je te trouve plutôt jolie, mais je te trouvais encore mieux tout a l'heure quand t'es cheveux étaient détacher. Tu ne voudrais pas qu'ils poussent un peu plus ? Ça te va bien, de ce que j'en ai vu.


Je rougis légèrement en parlant, me rendant compte de ce que je dis a mesure que les mots sortent de ma bouche. Le démon s'est réveillé grâce a l’effort fournit, il est sortit d'un sommeil apaisé, et a prit ma place, parlant pour moi de ce que j'avais envie de dire mais qui ne sortait pas de mes lèvres. Mais même si je m'en suis rendu compte, je souris néanmoins, sans détourner le regard, l'observant.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 28 Juin 2016 - 19:19

Il sourit. Tout simplement. Comme si le monde entier répondais à son sourire. Il l'air d'avoir complètement déconnecté. Ça me surprend presque qu'il arrive à me répondre de façon cohérente.

Moi ? Pas si lourde ? Je ricane. Heureusement que tu n'a pas une petite Japonaise a côté à porter pour pouvoir comparer, parce que tu te rendrais rapidement compte de la différence qu'il y a entre moi et les normes locales. Après, je n'ai jamais prétendu entrer dans ces normes ; et c'est écrit sur mon front que je ne suis pas d'ici, je ne trompe personne. Même en entrant d'une façon relative des les normes de hauteur, je suis loin de passer inaperçue. On s'habitue.

c’était amusant.
Alors ça mon petit ; ça s'appelle du masochisme. Je veux bien que tu sois sportif, que tu trouve du plaisir dans la pratique du dit sport. Mais. Que tu trouva ça drôle de faire du sport jusqu'à à en trembler, à te vider de toute ton eau par les pores de ta peau, à tout simplement ne plus réussir à tenir ton propre corps ; je ne cautionne pas.
Il illustre lui même mes pensée d'ailleurs. Son corps ne tient plus.

Il s'écroule sur moi. Je ne m'y attendais pas du tout. Il aurais pu s'écrouler à droite ou à gauche, mais c'est vrai que devant était aussi parmi les possibilités. Je tombe en arrière, essayant de le retenir à l'aide de mes mains. Mains qui auraient pu me servir à amortir ma chute. Je sens mon coccyx. Heureusement je ne fait que tomber depuis la position accroupie, mais recevoir en plus le poids de Satoshi n'est pas pour m'améliorer. Puis il roule sur le côté. Je m'incline, le laissant passer sur ma jambe.
Finalement, je suis pleine de sueur aussi. Nous sommes quittes comme ça. Sa joue venue se plaquer contre mon coup à fait son travail. Je m'en serais bien passée, mais bon. Je ne vais pas me peindre pour ça.

Allongé dans l'herbe, il reprend la parole. Je l'écoute, les jambes passées de la position tailleur inconfortable à étendues ; les dos reposant sur mes mais, venues se caler derrières moi.

Une demi heure quand même. J'espère qu'il ne c'est pas ennuyé. Il n'a pas l'air de me le reprocher, mais je ne peux m'empêcher de supposer. Plus de dix huit heure. Déjà. Je n'ai vraiment pas vu le temps passer ; mais c'est vrai que le soleil a indubitablement bougé par rapport à quand nous sommes arrivés.

Je remonte un peux les genoux en même temps que je descend mon dos pour venir me caler sur mes coudes. Je suis un peu plus à sa hauteur. Je lève alors les yeux, observant le ciel pendant qu'il répond à ce que j'ai évoqué quand jetait encore sur son dos. Je souris, sans quitter le ciel des yeux. Il est vraiment gentil. Ils sont vraiment gentil ; parce que sa mère aussi, je les mets dans le même sac à ce niveau.

Puis je sens quelque chose venir se poser sur ma joue. Tournant la tête pour voir, ce quelque chose s'avère être une main, reliée au bras de Satoshi. Dans ce mouvement de tête, ses doigts qui ne faisaient qu'effleurer ma peau son venus se poser sur ma joue, suivis par sa paumes. Je sens alors son regard peser sur moi. Je laisse mes yeux aller dans les siens ; quand il reprend la parole.

Je ne sais tous simplement pas comment réagir. Je sens mes joues qui commencent à chauffer. Ne me dites pas que je rougis aussi ? Quand même pas moi ? Ma peau me fait ce cadeau d'habitude... Pourquoi maintenant ? Je dois avoir le haut des joues qui à rosit. Pas plus j'espère.

Je cligne des yeux, et après ces quelques instants de silence, me reprend. J'ai bloqué sur le coup. Je n'ai vraiment pas l'habitude d'entendre des compliments à mon égard. Vraiment pas. Surtout dans ce pays de bruns qui regardent leur pieds. Je détache mes yeux, laissant les coin de ma bouche remonter pour créer un léger sourire sur mon visage. Mon regard retourner fixer le ciel. Puis je redresse le dos, finissant mon mouvement en inclinant ma tête vers l'avant. De cette façon, mes boucles viennent se poser uniformément autour de mon visage, créant un rideau entre moi et le monde. Je peux aussi regarder les mèches bouclées qui me tombent devant les yeux.

Ce sujet qu'il soulève, à savoir, les cheveux long, se rapporte à une longue histoire. Cette histoire qui est la mienne. M'être coupée les cheveux, et continuer à les porter court représente beaucoup à mes yeux.

Je m'éclaircis la voix avant de reprendre la parole. Je n'ai pas envie de commencer à bafouiller. C'est quelque chose qui ne m'est jamais arrivé, et qui ne va pas commencer juste parce qu'un blond ma dit que j'étais jolie. Reprends toi.

- Je...hm. L'année prochaine ça fera pile dix ans que je les ait court. C'est une histoire un peu compliquée ; mais en gros, je les ai coupés pour énerver mes parents ; et ça a bien marché.

Je ricane faiblement à cette idée. Oui, ça a très bien marché même.

- Je ne sais pas si je suis prête à les avoir long à nouveau. Ils représentent beaucoup pour moi.

Je passe ma mains entre les boucles qui tombent devant mes yeux. Puis, prenant une mèche entre les doigts, je l'étire au maximum ; puis la relâche, la laissant reprendre sa forme initiale comme un ressort.

- Et puis, ils sont déjà relativement long. Je l'ai ai eu beaucoup plus courts. Ils étaient presque rasés quand j'étais au collège.


Ah. Le collège. C'est joyeuse et heureuse période.

On dirais que je me justifie. Non, je n'ai pas envie de les voir pousser ; mais je n'ai pas envie d'émettre un refus catégorique. Peut être un jour j'accepterai de les laisser pousser ; mais ce n'est pas pour tout de suite. Les porter court me donne le sentiment de porter le symbole de ma liberté. Je ne suis pas prête de le laisser disparaître pour l'instant.

Puis, d'un mouvement de main, je les renvoie en arrière. Je ne les rattache pas ce coup-ci. Si ça lui plaît de les voir libres, je peux au moins faire ça ; à défaut de vouloir les avoir longs.

Finalement, je me relève. Dix heures passées à priori ? Il va peut être falloir y aller un jour ? Et puis je ne me vois pas restée assise à supporter le silence que jai laisser peser quand je le suis tue. Je suis déjà bien assez gênée comme ça ; et cette une situation que je connais pas. Je ne sais pas comment j'étais supposée réagir.

D'en haut, je le regarde en souriant. J'espère avoir l'ai naturelle.

- Il est peut être tant qu'on bouge nous non ?

Attendant sa réponse, je commence à me diriger vers l'endroit où sont abandonnées mes Dr.martens et ma veste. J'accroche cette dernière autour de ma taille, puis m'assois de l'herbe à côté de mes chaussures. Je passes mes mains sous pieds ; geste relativement inutile car dans l'herbe il n'y a rien qui était resté accroché ; puis je remet mes chaussettes. Glissant finalement mes pieds de l'espace familier de mes chaussures vertes, je me remets sur mes jambes.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 3 Juil 2016 - 17:29

J'hésite soudainement, ramenant la main que j'avais levé vers son visage au niveau du sol. C’était une erreur. J'ai l'impression de n'avoir pas agis par moi même, qu'une force a décidé ce que je devais dire sans me demander mon avis. Elle devient rouge, plus rouge que ce j'ai jamais vu sur ses joues, et je ne peux m’empêcher d'en sourire, malgré le fait d'avoir le sentiment qu'une situation de malaise s'est crée sans que j'y puisse quelque chose. Ce qui est fait est fait, mais j'aurais du y réfléchir a deux fois avant d'ouvrir la bouche, avant de reprendre la parole.

Je soupire, en me redressant, tandis qu'elle détourne le regard vers le haut, vers le ciel, fuyant peut être, ou alors songeur. Mais je suis soulagé en voyant que ses joues prennent lentement la forme d'un petit sourire. Finalement j'ai bien fais, je suis content d'avoir prit cette initiative, contre mon gré. Je n'ajoute rien pendant un moment, lui laissant le temps de reprendre contenance. Elle s'éclaire alors la voix, reprenant la parole.

Une histoire compliqué dit elle. Avec sa famille. Alors elle avait les cheveux longs avant ? Je souris plus largement cette fois, m'imaginant la jeune fille doté d'une longue chevelure. Je suis sur que ça lui allait bien. J'en suis même persuadé. Enfin, dix ans. Elle avait donc huit ans ? C’était une autre époque, une enfant, qui est devenu adolescente, puis adulte. Je me demande pourquoi voulait elle allait contre la volonté de ses géniteurs. Ma famille, ou du moins ce qu'il en reste, est la chose la plus importante pour moi.

Ma mère. Alors j'ai du mal a m'imaginer voulant l'énerver. Je me demande alors qu'elle était la relation qu'elle avait avec ses parents. Et quand elle dit que cela a bien marché, c'est qu'ils ne voulaient pas ? J'imagine que si je voulais changer de coiffure, ma mère m'y encouragerait volontiers. Je suppose que nous ne venons pas du même monde, mais je ne connais rien du sien. J'hésite pourtant a poser trop de questions sur cette vie qui a l'air de la tourmenté.

- Désolé, je n'ai pas réfléchis en parlant, je n'imaginais pas que c’était aussi important.

Je détourne le regard, alors qu'elle ajoute qu'ils sont très important pour elle. Je n'imagine pas a quel point, et cela me perturbe un peu d'avoir peut être crée un fosser entre nous. Je me demande si elle m'en tient rigueur. Elle ajoute qu'ils sont long maintenant, alors qu'ils étaient rasés quand elle était plus jeune. Je grimace légèrement, j'ai du mal a l'imaginer comme ça. Je devrais sans doute ne rien ajouter, la laisser dans son monde. Mais je ne peux y résister. Comme elle auparavant, je m'éclaire la gorge afin d'avoir une voix plus audible que précédemment.

- Je ne voulais pas parler d'une chose dont je ne connaissais pas la valeur. Je ne sais pas vraiment la relation que tu as avec tes parents, je ne connais rien de ta vie en fait. Mais aujourd'hui tu es ici avec moi, alors la liberté ne devrait pas être représenté par un symbole physique, mais plutôt par ce que tu veux vraiment être maintenant. Ils ne sont pas la, mais toi oui. Et puis si tu as des problèmes, je t'aiderais bien sur, on est des partenaires de voyage maintenant, c'est a vie !

Je me rend compte qu'encore une fois j'ai un peu parlé sans vraiment savoir. Je rougis, me redressant vivement, me remettant debout. J’espère que je n'ai pas fais une gaffe en lui disant quelque chose qu'elle pourrait prendre comme du dédain, alors que ce n’était pas du tout ma volonté initiale. Fort heureusement elle change de sujet en proposant de partir d'ici. Je suis déjà debout, et je m'étire en essayant de retrouver mon sang froid.

- Tu as raison, il faut qu'on aille faire ces courses. Je crois qu'on va oublier Mika pour aujourd'hui, je n'ai pas très envie de passer une heure a la chercher.

Le village est vaste, bien que la logique voudrait qu'elle soit chez elle, elle pourrait très bien etre autre part dans le village. Nous ne sommes pas chez moi actuellement aprés tout. Je n'ai pas envie de passer des heures a lui courir après. Et puis je n'ai pas vraiment envie de la voir ce soir en fait. Je suis trop fatigué pour l'écouter me parler du bon vieux temps, de souvenirs qu'elle a crée par elle même, alors que j'essayais désespérément de lui échapper. Et puis Aslinn n'avait pas l'air vraiment ravi de la voir non plus, elle doit être fatigué, vu la vitesse a laquelle elle c'est endormit.

- Je vais t'aider a choisir pour la nourriture, ce que je te disais plus tôt, tu vas voir, il y a des bonbons super bon en plus qui ne se vendent pas a Keimoo.


Je souris en m'éloignant de la rivière. Il est temps de passer a la suite.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 16 Juil 2016 - 16:13

Je renvoie mes cheveux en arrière d'un coup de main. Mes doigts glissants entre mes mèches rousses, venant détruire un peu plus les boucles qui ont repris leurs droits sur ce qui me sert cheveux. Je remonte les genoux et viens poser mon menton dessus. Je fixe un instant le paysage en face de moi. Des arbres. De l'herbe. La rivière. Le ciel.
La rivière. L'eau.
L'eau. La mer.
La mer. Moi.
Pourtant, la rivière n'est pas la mer. Il y le sel en moins. Mais j'aime quand même la rivière. Même si elle donne froid à Satoshi. Elle n'a pas fait exprès.

Puis, mon menton est remplacé par ma joue sur mes genoux. Mon visage a pivoté vers mon blond. Je le regarde me répondre.
Il s'est redressé, remettant son regard face au miens. Désolée dit-il être.
Mais pourquoi ? Je cherche, mais je ne trouve pas. On parle d'une longueur de cheveux non ? J'aurais tout à fait pu répondre que les cheveux longs tiennent trop chaud. Ça aurais été une raison tout à fait valable. Alors oui, mes cheveux ; le fait qu'ils soient courts ; et tout ce qui va avec. Je suis fière de mes cheveux. Je les arbore comme un drapeau. Ceci-dit, pas besoin de les arborer par ici; quoi qu'il arrive une tâche orange fluo est facilement repérée au milieux d'une mer de bruns. Mais la n'est pas la question.
Je suppose qu'il est désolé d'avoir posé une question qu'il pense être intrusive.
Elle l'est. Mais il ne pouvais pas savoir avant d'avoir demandé. Et ça ne me gêne pas, concrètement. L'idée d'avoir les cheveux longs fait remonter les douloureux souvenirs des coups de brosses, mais c'est fini. Et même si un jour je décidais de les avoir longs à nouveau, je serais celle qui s'en occupera. Pas une tierce personne insensible aux souffrances de mon cuir chevelu.

Je l'écoute enchaîner. C'est vrai qu'il ne sais pas grand chose sur moi, mis à part ce que je lui ai déjà dit. Dans les faits, nous nous connaissons à peine. On c'est croisé deux fois et je suis déjà chez lui. Je me surprend par la façon dont je l'ai laissé m'approcher. Jamais personne ne c'était introduit à côté de moi de cette façon. J'ai l'impression de le connaître depuis toujours, et en même temps qu'on vient à peine de se rencontrer. Ça me fait presque mal de le penser. Il s'est intégré dans ma vie tellement facilement.
Je le regarde avec suspicion le temps qu'il commence à parler de liberté. C'est vrai d'une certaine façon ce que tu raconte mon petit ; mais mes cheveux sont à moi, et si je décide d'avoir un symbole physique de ma liberté, c'est mon problème.
Mais cet air que j'avais n'est qu'un voile de quelques fractions de secondes. Tout de suite, il est remplacé par un sourire amusé quand je l'entends évoquer cette idée de "partenaires de voyages".

C'est en commençant à me relever que je lui réponds sur un ton joueur; un sourire de renard toujours affiché sur le visage.

- Fait attention à ce dans quoi tu t'engage ! La dernière fois que j'ai pris l'initiative d'un voyage, ça m'a fait traverser le monde d'un bout à l'autre. Il va falloir réussir à suivre.

Concrètement, je ne sais pas si je suis déjà prête à retourner voyager. Je pense qu'il me faudra du courage pour retourner en Europe, que je trouve trop près de l'Irlande. Retourner en Irlande, n'en parlons même pas. Mais d'un autre point de vue, j'ai vraiment aimé découvrir le Japon et j'ai envie d'en voir encore plus. Alors oui, je pense que je prends vraiment goût aux voyages. Rien que ces quelques jours que je passe dans un contexte complètement différent de celui de l'académie m'amusent énormément, alors pourquoi s'arrêter ? Rien que dans le Japon j'ai encore plein de choses à voir ; et le monde entier à bien assez de ressources pour continuer à me faire vibrer.

Je me dirige vers l'endroit où j'avais abandonné mes chaussures et ma vestes. Je commence par nouer ma veste autour de ma ceinture, puis, massant à nouveau par terre dans le but de remettre chaussettes et chaussures, je reprends la parole.

- Et ne t'en fait pas. Tu ne pouvais pas savoir, et ça n'a rien de grave. C'est juste des cheveux. Tu aurais tout aussi bien me demander pourquoi des chaussures vertes.

Mes yeux remontent vers lui en même temps que je tire sur ma chaussure pour que mon talon aille se poser au fond.

- Il y avais autant de chances que je réponde que c'est juste parce que j'aime le vert, que c'est parce qu'elle appartenaient à ma mère qui c'est suicidée il y a deux ans et que je les porte en souvenir.

Je me remet finalement debout. Je plante mes yeux dans les siens et dans le doute ajoute :

- Et la bonne réponse est la première. Ma mère est tout à fait vivante et le vert est une couleur que j'aime beaucoup.

Je souris. Les scènes s'enchaînent dans le grand théâtre qu'est le monde. La notre continue.

Ne pas aller voir ladite "Mika" ? Aucun problème. Je ne suis pas venue avec l'intention de socialiser avec les locaux. Je suppose que c'est inévitable, mais protégeons au moins les meubles.
Et puis de toute façon on ne s'invite pas chez les gens alors que la journée se termine.
...
Je suis mal placée pour dire ça étant donné que la dernière fois je me suis complètement invitée dans la chambre de Satoshi à passer la soirée. Mais j'ai bien fait. C'était un bon moment ; et puis sans ça, je ne serais même pas ici. J'ai un sourire pour moi même. Juste une suite d'événements qui font que j'ai atterri ici. A quelques détails près, tout aurais pu être différent. Ça me plait.
Je lui emboîte le pas quand il commence à s'éloigner de la rivière. Des bonbons hein ? Il a l'air de bien aimer les choses sucrée. Je retiens. D'un autre coté, il a aussi l'air de faire très attention à ce qu'il mange, tout sportif qu'il est. Bah. C'est son problème s'il se prive. Mais qu'il ne compte pas sur moi pour le rapeller à l'ordre. Je ne suis spécialement fan de tout ce qui est sucré, mais je n'ai rien contre. Et puis s'ils sont bons, pourquoi pas ? Je lui fait confiance. J'ai mangé tellement de choses étranges depuis que je suis au Japon que je ne suis plus très regardante sur ce que je mange.
Je ricane à ses propos. Il m'amuse. Le voir frustré de ne pas avoir ses bonbons à Keimoo me fait rire. Il est un enfant de temps en temps.

- Et bien je te suis. J'ai confiance et je goûte à ce que tu veux.

La rivière est derrière nous. Les arbres commencent déjà à s'interposer entre elle et nous. Sans regrets, c'était un bon moment. J'espère juste que mon blond ne sera pas malade à cause de moi.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 23 Juil 2016 - 13:34

J'ai peut etre fait une erreur dans ce que je lui ai dis, et c'est son regard qui me l'indique lorsqu'elle m'entend parler de partenaire de voyage. Je ne pensais pas qu'elle me prendrait aux mots. C’était une petite blague, mais je vois une carte du monde s'allumer dans ses yeux. Qu'est ce que j'ai fais ? Quel monstre ais-je bien pu réveiller ? Pas celui qui est moi, dont j'ai l'habitude. Un autre plus fougueux et joueur, plus aventureux. Et c'est sa voix qui me le confirme. L'autre bout du monde. Je n'avais pas vu cela comme ça, mais c'est bien ce qu'elle a traverser pour rejoindre cette terre lointaine Japonaise qu'elle foule aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais éviter d'ouvrir la bouche.

J'imagine déjà ce qu'elle va me dire. Partir ensemble dans d'autre péripéties, alors que prendre un train sur quelques centaines de kilomètres m'avait déjà épuisé, je me demande si elle n'a pas aimé le trajet du matin en fin de compte. Je m'imagine en avion, puis dans un autre pays, sur un autre continent en compagnie de la jeune fille, et un sourire se déssine sur mes lèvres, inconsciemment. Ça pourrait être vraiment bien en vérité. Ça serait l'occasion de joindre l'utile a l'agréable. Je dois quitter le Japon, il le faut, sinon je ne pourrais jamais avancer.

- En fait, j'aimerais bien faire un voyage avec toi, tu serais mon guide, non ? Tu connais les avions maintenant.

Je lui souris en continuant d'avancer entre les arbres. Je fais attention a ne pas la perdre de vue, de toujours faire en sorte de sentir la chaleur humaine qu'elle dégage, a mes cotés. En effet maintenant que le soleil est extrêmement bas, ses rayons peines a s'infiltrer a travers les feuillages, et il fait extrêmement sombre a l'endroit ou nous nous trouvons actuellement. Ce n'est que pour un court instant, le temps de retrouver la route qui nous a emmené ici.

Mais c'est a cet instant qu'elle commence a répondre a cette histoire de cheveux, comme si la pénombre ambiante avait crée l'ambiance nécessaire a l'échange que nous tenions en cet instant. Je m'attendais toutefois a une genre de réponse taciturne, brisant l’atmosphère chaleureuse qui s’était installé entre nous. Mais je me faisais du soucis pour rien, il semble qu'elle parle toujours d'une façon détaché, avec cette histoire de chaussure verte ou je ne sais quoi. J'ai du mal a suivre son explication avant qu'elle s’achève, parvenant enfin a faire le lien entre tout. Elle n'a pas prit mal ce que je lui ai dis. Je n'ai toutefois pas véritablement envie de relancer le sujet, qui a l'air d’être légèrement sensible. Alors je souris une nouvelle fois, et au moment de débouché dans le soleil presque éteint, je répond :

- Ça me rassure, je dois avouer que pendant un instant je me suis demandé pourquoi du vert.

Mon visage se déforme légèrement pour tenter de retenir un éclat de rire, tandis que je tape du doigt contre son front avant de me détourner. La route est la finalement, sur nos traces, et la rivière n'est plus qu'un lointain souvenir. Je soupire, c’était le genre d'interlude que je n'aurais pas voulu quitter. Nous revoilà dans le village, nous revoilà dans le monde réel, alors que pendant quelques instants, le temps c’était arrêté. Je n'ai plus vraiment envie de faire la conversation. Je pense que ce n'est plus nécessaire maintenant. Je la connais assez pour savoir qu'il n'y a pas toujours besoin de mots pour se sentir bien. Simplement sa présence m'apaise, je ne suis pas seul.

Alors que nous atteignons les premières bâtisses, j'attrape soudainement la main de mon amie et la tire un peu en arrière, afin que nous nous camouflons derrière un pan de mur délabré. J'ai repéré au loin une jeune femme accompagné d'un petit garçon marcher sur le chemin vers le centre de la zone d'habitation. Il n'y a pas d’erreur. Ces cheveux mis long dont la couleur brune très clair m'est reconnaissable entre mille. Cette façon enjouée de marcher, c'est bel et bien mon amie d'enfance. Mais je ne reconnais pas vraiment d'autre partie d'elle. Quatre année c'est écoulé, et elle a terriblement changé.

- Attendons quelques secondes, c'est elle, Mika. Je n'ai pas envie d'aller lui parler aujourd'hui.

Je ne parviens pas a m’empêcher de prendre un air coupable. Je devrais y aller, lui signaler ma présence. En vérité j'en meurs d'envie, j'ai vraiment envie de voir ce visage qui me semble inconnu. J'aime regarder les gens, les analyser, et voir cette personne dont je connaissais tout et que je vois a présent comme une inconnue me donne une impression plutôt étrange. Je soupire lentement en l'observant de dos, de bas en haut, observant sa peau, ses courbes, ses cheveux surtout. Je me demande ce que je vais lui dire quand je la verrais. Je reviens soudainement sur terre en m'apercevant qu'elle est désormais trop loin pour nous voir.

- Je ne pensais pas que son frère était aussi grand maintenant, la dernière fois que je l'ai vu il n'avait même pas encore commencé a marcher. Allons a gauche, nous atteindrons plus rapidement le konbini.


Je lui souris, encore tout chamboulé par cette rencontre inattendu. Et je reste silencieux jusqu'à atteindre le magasin. Je ne réagis d'ailleurs qu'au dernier moment, alors que nous sommes devant l'entrée. Je sursaute presque, alors que j'avais jusque la fait le trajet machinalement. Je vois les fameuses poubelles que j'avais renversé il y a ce qu'il me semble une éternité, puis j’aperçois a travers la vitre le vendeur que j'avais si facilement contourné. Je m'écarte pour laisser Aslinn rentrer en première.

- Il va sans doute faire froid a l’intérieur par rapport a la température extérieur....mais d’après ce que j'ai vu, ca ne t’arrêtera sans doute pas.

Je souris une dernier fois, puis lui emboite le pas dans le magasin.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Ven 29 Juil 2016 - 17:35

" En fait, j'aimerais bien faire un voyage avec toi, tu serais mon guide, non ? Tu connais les avions maintenant."

Je souris. Cette proposition lancée sur un ton joueur, sans attendre de réponse sérieuse, se retrouve mis dans une possible réalité. Aller voyager avec mon blond. Pourquoi pas ? Ça sera probablement bien plus amusant à deux que tout seul. Aller voir le monde. Aller ailleurs.  Je lui sourit, les yeux brillants des possibilités qu'offrent l'idée de voyage.

[...]

Je le suis de près dans la forêt.  Entrant presque dans la colonne d'air créé par son mouvement. S'il avait été plus rapide, à une vitesse le permettant, je me serais simplement laissée traînée dans les turbulences créé par les déplacements d'airs dû à son mouvement.  Le frôlant,  le touchant presque, une fois de plus mon champs de vision réduit au trois quarts à son dos, je le suis avec une confiance aveugle vers la suite des événements.
Quelques mots pour le remettre à l'aise au sujet de mes cheveux,  le sourire lui reviens. C'est bien. Je ne voulais pas qu'il ai l'impression d'avoir abordé un tabou, ou quelque chose sur quoi je me refermerais, me cacherais. Ça n'est pas mon genre. Être franc est bien plus simple. Juste dire ce que je pense, de but en blanc, et tout ce que ça implique autour. Alors que cela fasse remonter de bon ou mauvais souvenirs ne change rien au fait que je répondrais avec franchise.

C'est en sortant de la pénombre de la forêt qu'il choisi de s'arrêter, après m'avoir écouté, pour venir taper avec son doigt contre mon front. Je le regarde avec incrédulité se retourner pour commencer à marcher sur la route. Je ne m'attendais pas à me retrouver avec un coup de doigt sur la tête pour clore le sujet. Un sourire faussement désobligé remonte un coin de ma bouche, accompagné d'un regard pesant sur lui. Je ricane. Il a l'air soulagé. Oui, du vert.

De retour sur la route, je marche à côté de lui. Plus besoin de suivre ses mouvements, je sais suivre la ligne droite créé par l'homme qu'est la route. Le silence remplis le monde autour de nous. Ce retour à l'humanité clos définitivement cet interlude à la rivière. C'est presque avec un pincement au coeur que je pense ça. Seuls avec la nature, sans rien ni personne pour nous observer, juger le roux de mes cheveux par rapport au blond des siens. Personne pour me trouver étrangère. Personne pour nous entendre parler. Personne pour trouver stupide de se baigner dans l'eau glacée. Juste nous, le ciel, l'herbe, et la rivière. Un calme que j'ai aimé, avec suffisement d'action pour ne pas s'ennuyer.  Je dois y en penser au passé maintenant. Mais ça sera de bon souvenirs. De vrai souvenirs.
Ce silence naturel qui règne n'a rien de lourd. C'est juste qu'il n'est pas nessessaire de parler pour l'instant.  J'observe la route avancer devant nous. Je le demande de quoi sera à fait demain. Et après demain. J'ai l'impression qu'il y a tellement de choses à faire ; si réussir à trouver quoi. Nous nous rapprochons des premières maisons. La marque de l'homme reprend de la place. Ce n'est plus qu'une route, ce sont des habitations, et tout ce qui indique qu'il y a de la vie dedans.

Sans prévenir,  Satoshi me prend la main et me tire sur le côté.
Pourquoi ? Sans avoir le temps de réfléchir,  je me retrouve derrière un mur avec lui.
Que se passe t'il ? Il a décidé de refaire le ninja. Encore ses instincts d'agents secrets qui remontent. Bientôt il va m'annoncer qu'on est lancé dans une missions secrète d'espionnage ; je ne serais même pas surprise.
Bon.
Si, un peu quand même. Parce que entre ce que j'imagine et le passage à la réalité, il y a une frontière. Celle du réel, justement.

             c'est elle, Mika
Je sursaute à ce nom. Fini la théorie d'agent secret. Mes yeux cherchent cette personne.
Trouvée.
Satoshi soupire à côté de moi, un air indéchirable sur la figure. Je ne comprend pas vraiment sa réaction.  Presque on lirait du regret dans ce regard qui fixe la silhouette féminine qui passe. Dans mon regard à moi, il ne doit y avoir que de la suspicion. Qui est cette fille ?
Mes yeux quittent Satoshi pour venir se poser sur elle.
Un asiatique relativement classique ; si ce n'est qu'elle est grande. Enfin, plus grande que moi en tous cas. Je tique sur ce fait. J'aurais bien aimé être plus grande ; et je partage cette jalousie commune des petites envers toutes celles qui peuvent les regarder de haut. Surtout quand on a un caractère teigneux qui ne supporte pas d'être pris de haut ; comme le mien.
Ça ne m'embête aucunement qu'il n'ait pas envie d'aller lui parler maintenant, même si cette attitude qu'il a est juste étrange.  Laissant "Mika" et la chose qui lui tient la main s'éloigner, mes yeux tournent autant que possible vers Satoshi, sans bouger la tête. Un regard en coin, toujours avec cette idée générale de doute. Je ne comprend pas son attitude. Elle m'arrange d'une certaine façon, mais c'est étrange.  C'est une "amie" ? Ou il la trouve envahissante au point qu'il la fuit ? Ou il est trop timide et ne veux pas lui parler.
Je ne sais pas.
Et ces pensée me fatiguent déjà.

Finalement, une fois les êtres humains éloignés, il se détend, et moi aussi.
Lançant le sujet sur son frère ; comme pour éviter de parler d'elle, sans non plus complètement ignorer ce passage ; ce qui aurais ete encire plus étrange. Ce n'est pas plus mal.
Il sourit. Il a encore l'air perturbé.
Pour ma part, j'affiche cet air blasé, qui est le mien habituellement, mais auquel il n'a pas du beaucoup avoir droit. Un regard qui ne signifie rien, juste une légère contraction des joues, pour un sourire fermé qui passe sur mon visage en quelques secondes ; histoire de lui donner une réponse.  Je ne sais pas comment me positionner par rapport à Mika ; et je suis loin d'être sûre de pouvoir l'apprécier, alors je ne vais tout simplement rien exprimer.
J'aquiesce simplement quand il dit de tourner pour aller vers la supérette.
C'est dans un silence que je trouve plus perturbant que celui qui c'était installé tout à l'heure que nous arrivons devant le bâtiment.

Il me laisse entre la première, disant qu'il risque de faire froid, brisant ainsi ce vide sonore. L'allusion à la température de la rivière me fait ricaner. Non, le froid ne me fait pas peur ; mais ce n'est pas pour ça que je l'apprécie.

La fraîcheur dans le magasin est une fraîcheur de rayons frai. Celle des rayons avec le jambon et les yaourts. Un froid bien plus désagréable que celui de la rivière. Je sens la chair de poule s'installer sur mes bras, hérissant mon derme des coudes à la nuque, accompagné une sensation de froid remontant comme un serpent le long de ma colonne vertébrale.  Je ne dit rien cependant, conservant un sourire en coin.

-Qu'est ce qu'il nous faut du coup ?

J'ai un instant d'hésitation. Je me retourne complètement vers Satoshi d'un coup.
Énorme doute.

-Ta mère avait fait une liste ou pas ?......
Je le fixe, plaquant complètement mes yeux sur lui.

- Elle n'aurais quand même pas fini dans l'eau à cause de moi..........................

...
...
...
Ça serais stupide. Complètement stupide....
J'ai presque envie d'en rire tellement je trouve la situation stupide si c'est le cas.
Avoir une liste délavée à cause de moi serais relativement embêtant.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 30 Juil 2016 - 14:51

Je regarde la jeune rousse pénétrer dans le magasin juste devant moi, mes propres pensées légèrement a coté de la scène actuelle qui s'offre a moi. Cette soudaine vision du passé m'a plus chamboulé que ce que j'aurais pensé. Je me souviendrais toujours je pense de cette première rentrée, alors que ma mère allait au plus mal suite a la séparation et que nous venions juste d’emménager ici. Nous ne connaissions absolument personne, mais je m'en fichais totalement, je voulais juste faire profil bas. J'avais écouté distraitement le professeur quand il m'avait présenté devant les regards très étonnés des jeunes élèves de ma classe.

Comme d'habitude, ma blondeur avait fait parler. Puis j'avais pris la place, en regrettant l'absence de Naoko, que je n'avais plus vu depuis plusieurs mois. Je me souviens de cette sensation de vide, qui s’était petit a petit refermé pour ne plus y laisser qu'un espace clos, ou plus rien n'allait passer pendant quelques temps. Mais alors que la journée était fini et que je rangeais mes affaires dans mon cartable a la couleur neutre, celui que mon père m'avait acheté, cette petite fille s’était planté devant moi, a la stupeur général de la classe qui regardait la scène les yeux écarquillé.

Elle allait pactisé avec le démon blond, que dieu la protège! Et je me souviens qu'elle avait dit quelque chose comme...oui, c'est ça. « Tu as l'air différend, et j'aime les gens qui sont pas commun, alors je vais rentrer avec toi ce soir ». J'aurais sans doute éclater de rire quelques semaines plus tôt, mais a présent je n'avais plus du tout envie de sourire. Je l'avais regardé un moment et sans répondre, je m'étais levé et avait quitté la classe. Et c'est la qu'elle avait commencé a me suivre jusque chez moi, encore et encore, tout les jours, peu importe a quel point j'essayais de m'échapper. Elle était doué la petite Mika, pour suivre les gens sans leurs consentement.

Je sursaute. Je suis au milieu de l'allée centrale du konbini a coté de linn. J'étais encore totalement dans la lune. Je lui souris d'un air gêné histoire de lui montrer ma gêne de l'avoir littéralement oublié pendant un instant. C'est sans doute ce qu'ils appellent « nostalgie », il est pourtant rare que ce genre d'émotions m'atteignent. Je dois me concentrer. Je suis ici avec mon amie, je ne vais pas l'oublier, c'est plutôt impoli. J'observe la place ou nous nous trouvons actuellement. Nous nous sommes avancés vers les fruits et légumes, autant commencé par la. Il n'y a de toute façon pas vraiment de quoi se presser.

- Dé...désolé, j'avais la tête ailleurs...une liste....

Je sursaute une nouvelle fois, a croire que c'est une habitude depuis le début de l’après-midi. Elle a raison, qu'est ce que ma mère avait demandé que nous achetions....elle avait sans doute fait une liste en effet. Je tente de me souvenir du moment ou nous avons quittés la maison, du moment ou je lui ai posé cette fameuse question. Mes mains descendent lentement jusqu'à ma poche, y pénètrent, et de celle de droite je ressors un morceau de papier délavé, tandis que de la gauche, je sors mon porte-feuille, qui, miraculeusement, a protéger l'argent de l'eau de la rivière. J'observe la liste dont l'écriture est maintenant totalement invisible, avant de regarder Aslinn et de sourire :

- Bon, je suppose qu'on va devoir improviser....

Je me retiens d'éclater de rire, gardant un air plutôt neutre sur mon visage, malgré mes joues qui remontent légèrement au rythme de mon envie de m'esclaffer. J'attrape plutôt un sachet en plastique, que je remplis de quelques pommes bien mures. C'est un peu mon rituel, moi qui adore les pommes, je prend toujours une bonne quantité que je mange souvent en une ou deux journées, en lisant mes jump. Je me retourne vers Aslinn, et je lui demande si elle veux quelque chose en fruits et légumes. Il y a beaucoup de choix et pour le coup je ne sais vraiment pas ce qu'elle apprécie. Je la laisse alors choisir, et une fois fait, je me dirige vers le rayon frais.

- On va pas prendre beaucoup de choses, on reviendra demain avec une nouvelle liste au pire, ca évitera de faire des erreurs, bien que ma mere et moi ne soyons pas difficile, alors prend vraiment ce qui te fait plaisir.

Quand vous n'avez pas d'argent, il n'y a pas la place de rechigner devant votre assiette. J'ai toujours manger ce que nous avions en silence, bien que certains des produits auraient sans doute eu leurs place dans une poubelle dans je ne sais quelle maisons de gens riches de Keimoo. Mais ce n'est pas le moment d'y penser. Je reprend encore une fois mes esprits. Il y a de tout dans le rayon. Des ramens, Des nouilles instantanées a la soupe miso, en passant par le riz, le poissons et encore beaucoup d'autre chose plus Japonais les unes que les autres, je regarde la jeune fille en disant :

- Si tu veux on peux refaire des sushi, je pourrais te montrer comment on fait, il suffit de prendre le poisson que tu veux manger. Enfin tu sais peut etre en faire ? Vous mangez des sushi en Irlande ? Je suppose que c'est quelque chose de commun dans le monde non ? C'est vraiment simple a faire et pas cher.

Je lui laisse quelques minutes pour faire ses choix, et une fois que nous avons tout, je m’arrête au niveau des boissons pour prendre une bouteille d'eau aromatisé a la pomme, et je laisse Aslinn choisir pour elle a son tour parmi les boissons traditionnelles, ou plus conventionnelle comme des soda en tout genre.

- Il y a de l'eau a profusion chez moi, ce n'est pas l'eau de la ville, nous sommes raccordés a un puit d'eau douce qui est derrière le temple.

Je lui explique ceci en allant jusqu'à la caisse. Ce coup ci, alors que je pose le tout sur le tapis roulant, ce n'est pas moi qui sursaute, mais le vendeur qui semble enfin me reconnaître. Il commence a passer les produits au scanner, tout en m'observant, puis Aslinn, puis moi de nouveau. Il n'a jamais était très vif, et cela ne s'est pas arrangé avec le temps semble t'il. Je ne vais quand même pas me plaindre, avec un peu de chance il a oublié l'épisode des poubelles et du vole. Il me sourit alors en s'exclamant :

- Bon dieu, Satoshi, je ne t'avais pas reconnu, et je vois que tu es en charmante compagnie, bonsoir mademoiselle.

Il incline la tete devant elle d'une façon bien moins basse que je peux le faire, aprés tout je suis un cas a part, et me donne le prix de nos achats que je m'empresse de payer, essayant de partir le plus vite possible. Une fois le tout rassemblé, il demande :

- Tu n'as pas l'air d'étre d'ici, ma petite, j’espère que le coin te plait, et Satoshi, tu diras bonjour a ta mère, bien entendu.

Je ne répond pas, acquiesçant juste de la tete, avant de m'empresser de sortir du magasin. Il fait plus chaud dehors, je l'avais presque oublié. J'attend que mon amie sorte a son tour avant de dire :

- Il est gentil, mais c'est vraiment pas un génie...enfin c'est pas pour rien qu'il a ce poste.....je suppose qu'il est temps de rentrer ?

Je lui souris, attendant de savoir ce qu'elle veux faire.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 31 Juil 2016 - 0:06

" HAHAHA. ..... noooon......"

Un ricanement exagéré s'échappe de ma gorge quand je vois le morceau de papier sortir de sa poche. Ça va être difficile de ramener ce qu'a demandé sa mère avec ça... Mon regard monte puis redescends, avec une cicularité exagérée. Je trouve cette situation stupide. Je me trouve stupide. Quelles étaient les chances qu'il finisse dans la rivière au moment où il a glissé le papier dans sa poche plus tôt ; mais aussi, comment est ce que j'aurais pu me souvenir des courses à faire dans un moment tel que celui vécu dans l'eau avec lui ? Je ne suis pas omnisciente.
Je pivote sur moi même, accompagnant mon geste en passant ma main dans mes cheveux, revoyant en arrière ces mèches qui me tombent inlassablement devant les yeux.
improviser
Je ricane en même temps que je soupire à sa réflexion. Je trouve cette situation stupide. Je n'arrive pas à me blâmer parce que je ne regrette absolument pas d'avoir traîné le blond dans l'eau ; mais la liste n'en reste pas moins délavée et illisible.

" Je suppose oui, mais ça reste très bête comme situation..."

Et c'est complètement de ma faute. Enfin bon. De toute façon ce qui est fait, est fait ; et ce n'est pas rire un peu plus ou un peu moins parce que je me sens ridicule qui va faire réapparaître les mots effacés sur le papier. Et vu la tête qu'à choisis d'afficher Satoshi, ce n'est pas ça qui causera la fin du monde.
Je le vois prendre des pommes machinalement ; puis me demander ce que je veux. Je porte mon dévolu sur une tranche de pastèque. Largement suffisante pour trois, vu la taille que devais avoir la chose quand elle était entière. Je ne suis pas sure qu'on soit déjà dans la saison, mais la chair à quand même l'air bien rose et ça sera agréable à manger, vu la température qu'on a subit cet après midi.
Enfin. Je dit ça ; mais c'est surtout parce que j'aime la pastèque que j'en prend. Mais bon, si ça peut passer pour un geste altruiste, autant le faire.

Mon morceau dans les bras, entouré de film étirable, je suis Satoshi à travers les rayons. Il n'a pas l'air de trop savoir quoi prendre. Revenir demain. Oui, ça sera probablement le plus simple.
C'est en passant devant le riz qu'il propose de faire des sushi.
Le riz. HAHA.
Je retiens un rire sarcastique de s'échapper de ma gorge. Mon visage a du se déformer un instant, avant de prendre un air supicieux venu fixer les différents sachets de riz présentés.  Je dompterais de riz un jour.

Depuis que j'ai essayer de faire cuire du riz dans sa chambre, je ne perçois plus le riz de la même façon, étrangement.  Mais il va falloir que je parvienne à passer au dessus.

Je reporte mon attention sur le blond.

" Commun dans le monde... ça reste typiquement Japonnais je trouve... Enfin, on en trouve partout, même en Irlande, c'est vrai."

Mes yeux quittent un instant Satoshi pour aller longer les rayons, avant de revenir sur le blond. Quelques fraction de secondes, le temps de trouver comment illustrer ma pensée.

" C'est comme manger au McDo d'une certaine façon. On en trouve partout dans le monde, mais on l'associe quand même aux États-Unis."

Je lui sourit ce coup-ci, d'un air plus malicieux. Je me baisse face aux poissons, puis l'observe du coin de l'oeil, en faisant à peine tourner ma tête vers lui, tout en m'assurant qu'il m'écoute.

" Mais du coup, oui, j'ai déjà fait des Sushi, une fois. Avec l'amie qui m'a aussi apris à parler Japonnais"

Je ponctue cette phrase d'un sourire. Je suis profondément attachée à Ishya. J'ai l'impression que je lui doit tout ce que je suis aujourd'hui. Alors faire allusion à ma petite asiatique expatriée me rends heureuse d'une certaine façon.

" Enfin... "fait" il faut le dire vite... Elle a essayé de me montrer comment faire mais je suis définitivement nulle en cuisine"

Je ricane. Je n'avais pas trouvé trop dur de faire des sushi quand elle m'avais expliqué. Mais mètre l'explication en pratique avait été une autre paire de manches. Le riz qu'elle m'a fait utiliser collait aux doigts, alors réussir à l'étaler.... bon, poser les ingrédients avait été moins dur ; mais la grande blague à eu lieu quand elle a voulu que je les roule.  

" Moi, je suis tout à fait pour en refaire, parce que j'aime bien ça. Mais... Disons que je t'aurais prévenu que c'est un plan un peu foireux avec moi, la cuisine."

D'un autre coté, je n'ai jamais eu à faire la cuisine concrètement... il y avait un cuisinier  chez moi, quand j'étais petite ; et après j'étais en internat, avec pension complète. Je ne vais pas me fatiguer à faire de la cuisine alors qu'on me sert mes repas tous fait.
Alors les quelques expériences de cuisine que j'ai, sont pour la plupart.... mémorables.

" Le poisson rose là, c'est pas mal non ?"

Je n'y connais rien. Absolument rien. Ni aux poissons, ni aux sushi - à part que je sais que le riz colle au doigts- donc c'est complètement du hasard.  Il y en avait des blancs, mais le rose était plus flashy alors c'est lui qu'on mangera.
Quand je le penche pour l'attraper, je remarque qu'il y a une différence entre ceux à droite et ceux à gauche.

"Eh ? Ça n'est pas tous les meme ? ... Saumon. Truite. Et bien des deux sont roses. Lequel est mieux ?"

Prenant un paquet de chaque en main pour les observer, mes yeux s'accrochent finalement aux prix. Mon regard passe de l'un à l'autre avec incrédulité.

" Wow.... il y en a un qui est deux fois plus cher. Ils ont tellement l'air d'être les mêmes pourtant.... La truite est la contrefaçon du saumon ou quoi ?"

Je repose le somon.

" Va pour truite du coup hein. Pas besoin  de claquer deux fois plus alors qu'il est juste rose."

Pastèque et saumon plaqué contre mon ventre pour les tenir, la progression dans la supérette continue. Ou plus précisément, elle touche à sa fin. En passant devant les liquides, il se prend un bouteille d'eau aromatisée. J'ai bien compris qu'il l'aimait bien celle là. J'ai un sourire en coin devant ce geste, qui n'a l'air que trop machinal. Quand il me demande ce que je veux, je manque de lui répondre que ça ira pour moi, quand les yeux se posent sur les limonades. J'ai découvert ça au Japon. Enfin, pas la limonade, mais celles-ci en particulier.  Dans une bouteille en verre, il faut taper un coup sec sur le bouchon pour pouvoir l'ouvrir. Quand j'avais acheté une bouteille pour la première fois, j'ai cherché un bon quart d'heure comment l'ouvrir avant de demander avec un air désespéré à un passant de me montrer. Ça n'est pas comme la limonade à laquelle j'etais habituée en Irlande. C'est..... différent.  C'est de la limonade ; mais différemment. Il y a un goût en plus. Je la trouve même meilleure. Alors à défaut de trouver de Dr.Pepper au Japon, je bois ça.  
Ajoutant donc cette petite bouteille aux choses que je teins, nous arrivons enfin à la caisse. Je pose tout sur le comptoir, puis reculle d'un pas pour laisse Satoshi parler.  Le caissier à l'air plus ou moins éteint,  jusqu'à ce qu'il reconnaisse Satoshi et semble remarquer la présence d'une étrangère à ses côtés.  Je n'ai que le temps de contracter rapidement les coins de ma bouche quand il s'adresse à moi, dans un  sourire blasé, de politesse.
Finalement on ressort du magasin. La chaleur ambiante m'enveloppe, bien plus agréable que le froid de la supérette qui me donnait l'impression d'être un yaourt qu'on tente désespérément de garder frai.

Je soupire en aquiescant quand le blond évoque les quelques instants avec le vendeur. Non, ça n'a pas vraiment l'air d'être une lumière.

"....je suppose qu'il est temps de rentrer ?"

"Haha..... je pense aussi. Ça devrais suffire pour aujourd'hui non ?"


Je lui lance un clin d'oeil, faisant allusion à l'ensemble de ce qu'il c'est passé aujourd'hui. En commençant par le train et en finissant par la supérette ; avec bien entendu, ce qu'il y a eu entre les deux.
Je commence à me diriger vers quelque part. Je ne sais pas où.  Il faudrait peut être que ce soit lui qui guide. Ça sera plus simple pour rentrer. Si ça se trouve je vais déjà dans la mauvaise direction.

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Satoshi Sakutaro
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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 31 Juil 2016 - 17:24

Ça devrait suffire hein ? C'est vrai. Quelle journée après tout. Je dois avouer qu'a la base, je pensais lui faire découvrir la campagne tranquillement. Non, a la base de la base, avant même que je décide de mettre cette invitation en place, un peu sur un coup de tête d'ailleurs, j'avais eu en tête de passer trois jours enfermés dans ma chambre a rattraper les jump que j'avais en retard, pourquoi pas aider ma mère avec l’extérieur de la maison qui avait bien besoin d'un nettoyage. A aucun moment je n'avais songé a prendre un bain dans le lac en cette saison, ou encore raconter toutes ces histoires a la jeune fille avec moi, lui présenter l'endroit ou j'ai l'impression d'avoir toujours vécu.

J'avais peur de l'ennuyer a la base. Je m'étais dis qu'il n'y avait rien d’intéressant entre ces arbres. Mais au final, ce qui n’était qu'une idée lancé sans réflexion, ce soir la dans ma chambre, avait finalement était la meilleure chose qui me soit arrivé de penser depuis que j'étais arrivé a Keimoo. Pas que je pensais beaucoup a ce genre de chose, de toute manière, mais c'est important de noter que je n'avais pour une fois pas hésiter, et que cela avait payé. Je touche du bout du doigt mon tee-shirt encore humide, comme pour m'assurer que tout cela avait bien eu lieu, que ce n’était pas un rêve. Et oui, il n'y a pas de doute, j'avais bel et bien vécu cette journée. Je souris.

- Oui, je dois avouer que je commence a fatiguer. Tu dois te dire que je n'ai pas beaucoup de résistance hein ? Je m'en excuse.

Je lui souris toujours, histoire de lui montrer que je ne m'excuse pas vraiment. Et de toute manière, je ne suis pas totalement fatigué, je dis ça pour me donner de la contenance, une raison de retourner jusque chez moi. Ma mère va sans doute faire la tête en sachant que je n'ai pas fait les courses qu'elle voulait. C'est le genre de personne a tout prévoir a l'avance, et avec ce contre-temps, elle ne pourra pas faire le repas qu'elle voulait. Mais c'est moi qui vais faire a manger ce soir la, histoire de montrer un peu a Aslinn comment je me débrouille. Elle a dit qu'elle n'était pas douée, mais elle va apprendre, rien est perdu.

Nous marchons vers chez moi depuis une dizaine de minutes maintenant. Nous passons entre les maisons dont les fenêtres laissent filtrer une lueurs amicale. Il doit être tard pour qu'il fasse nuit. Dés le mois de Mai, le soleil ne se couche plus avant vingt heure. C'est amusant de se promener de la sorte avec quelqu'un lors de cette période tardive de la journée, je ne sors que rarement la nuit après tout, le soir c'est fait pour dormir, et je me couche tôt pour me lever, tôt, l'habitude sans doute, de ce que je fais depuis très très longtemps.

Alors que nous sommes en bas de la colline, devant les marches, je rigole lentement, sans savoir pourquoi. Toute ces histoires de marches me reviennent en tete, mais je n'ai plus aucune difficulté a les montés, ce que je commence a faire. On dirait que plus le temps avance, et plus la fatigue disparaît chez moi, ce qui n'est pas forcément très logique, mais je suppose que c'est habituel, pour quelqu'un qui passe sa vie a essayer de se surpasser continuellement, physiquement. Alors que je suis a la moitié, je dis dans un murmure :

- C'est...gentil, ce que tu as fais tout a l'heure pour le poisson. Prendre le moins cher je veux dire. Tu as du remarquer qu'on...ne roule pas du tout sur l'or, et encore, je suppose que ce n'est qu'un euphémisme. Je ne me plains pas attention, mais je voulais quand même te remercier, c'est gentil d'avoir fait attention.

Pourquoi je lui dis ça tout a coup ? Je suppose que la nuit m'aide a me liberer, a moins avoir envie de garder les choses pour moi. Et plus la journée avance, plus la confiance que j'ai envers elle me semble naturelle, comme si je n'avais rien a lui cacher. Presque rien. Certaines choses sont bien, dissimuler dans un part de mon esprit.

Je n'ai pas le temps de réfléchir d'avantage que nous sommes déjà en haut. Ou plutot, je suis arrivé en premier en haut, ayant prit de l'avance. Sans m'en rendre compte, j'ai monté les marches deux a deux, si bien qu'Aslinn n'est encore qu'a la moitié du chemin. Je souris en m'étirant en haut de la montée, en l'observant se mouvoir dans ma direction. Je me répète, mais je ne pensais pas qu'elle viendrait dans ce coin reculé du Japon . Comme elle a dit, il y a toujours un risque qu'elle tombe sur des psychopathes mangeurs d'hommes. J'éclate de rire, cette fois a voix haute, sans me soucier de sa réaction. Je rigole tout seul, cela doit sembler ridicule de son point de vu.

Une fois en haut, je la prend délicatement par la main afin de la mettre dans la bonne direction. Elle a failli aller dans le mauvais sens lorsque nous sommes partis du konbini, et avec les herbes hautes, je ne doute pas qu'elle aura du mal a trouver d'elle même le chemin qui contourne le temps. Elle est mignonne, avec son sens de l'orientation inexistant.

- Heureusement que je suis la pour te guider, sinon tu n'aurais sans doute pas trouver la gare de Keimoo.

Je rigole en lachant sa main, une fois que nous sommes sur le bon chemin. Nous contournons le tout comme précédemment, pour arriver a l'entrée de ma maison, la ou se trouve ma mere en train d'étendre du linge. Je n'ai meme pas eu a sortir mes affaires de mon sac, elle l'a fait pour moi, et a déjà fini la lessive. On peux dire qu'elle ne traîne pas. Je rougis en lui faisant un signe de la main et en lui indiquant que nous nous occupons du repas. Elle me regarde, puis regarde Aslinn avant de dire :

- Oh ma cherie, tu es toute mouillée, et toi aussi, qu'est ce que vous avez fait ? Vous allez attraper froid, Satoshi, montre la salle de bain a Aslinn-chan, avant qu'elle n'attrape froid.

- Nous n'avons pas pu tout acheter....j'ai perdu la liste, on y retournera demain.

- Ne te préoccupe pas de ça et dépêche toi d'aller a l’intérieur, ce n'est pas encore l'été, il ne fait pas si chaud le soir.

Elle n'a pas tord, il fait de moins en moins chaud depuis quelques minutes. J'indique a Aslinn de me suivre d'un regard, l'emmenant jusqu'à l'escalier, que nous montons jusqu'à revenir dans ma chambre. Le point de départ, enfin rentré. Je rougis une nouvelle fois en pensant de nouveau au fait que nous allons dormir dans cette pièce, elle et moi, durant plusieurs jours. Mais ce n'est plus de la gène, c'est surtout de l’appréhension. Je chasse cette idée de ma tete en faisant :

- La salle de bain est en face, comme je te l'ai montré tout a l'heure, fait comme chez toi, je vais a la cuisine commencer a faire a manger, tu me rejoins quand tu as fini ?

Je lui souris avant de sortir de la chambre, redescendant au premier niveau. Je préfère ne pas être en haut quand elle se...quand elle est....non, SatoSato, ne penses pas a ça, ne penses pas a ça....

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Lun 1 Aoû 2016 - 0:21

- Oui, je dois avouer que je commence a fatiguer. Tu dois te dire que je n'ai pas beaucoup de résistance hein ? Je m'en excuse.

Je pose mes yeux sur lui avec insistance. Mes yeux roulent dans leur orbites, accompagnées d'un soupir d'exasperation. Mais le ton employé et le sourire qu'il envoie après me dit qu'il me charie. J'ai déjà fait la remarque par rapport au fait que je n'aime pas entendre des excuses pour tout et sur tout. Je ricane avec une ironie explicite.

- On peut savoir lequel de nous deux c'est endormis tout à l'heure ? Je t'autorise à être fatigué de cette longue et éreintante journée.

Je ponctue ma phrase d'un long sourire, comme si je retroussais mes babines, dévoilant de longues canines. Ce n'est pas un sourire de rire, mais plutôt de provocation. Comme une ambiance qui s'installe, l'ironie prononcée, loin d'être une critique, ne fait que nous rendre complice. Entre le dit, et le non - dit ; j'apprécie beaucoup l'équilibre qu'on peut trouver à utiliser l'art de l'ironie.

Commençant finalement à rentrer, il a fallu qu'il me tire vers la direction opposée de celle vers laquelle j'allais.
Eh bien.
Il faut croire que ça n'était pas par la.
Pour moi et mon sens de l'orientation.

Je le suis à travers les maisons. Les ombres s'allongent, les lumières s'allument aux fenêtres.  Il est si tard que ça ? Les jours ont déjà bien rallongés par rapport à l'hiver, le soleil ne disparaît plus à dix huit heure vingt maintenant. J'aime bien l'ambiance du moment. La lumière jaune, presque orange, envoyée par le soleil, rasant tous volume qu'elle rencontre, créant les formes sombres des ombres. Bientôt ce n'est plus le soleil qui nous éclairera, mais la lune.
Retour aux escaliers.
Je les avait presque oublies eux.
Mes cuisses non par contre.
Je ne vais quand même pas avoir des courbatures demain pour avoir monté trop d'escaliers... je finirai définitivement par me sentir faible.
Je ricane. Satoshi m'accompagne ? Lui aussi rit. Pourquoi ? Il se sent comme moi face aux escaliers ?
Toujours est-il qu'il a plus de motivation. Premier élancé dans l'ascension, je me vois contrainte de le suivre si je ne veux pas être semée.
Enfin. Je suis semée quoi qu'il arrive.
Parvenant à suivre au début, il a déjà commencé à me perdre quand dans un murmure il me remercie pour tout à l'heure.  

- c'est normal non ?

Ou alors tu a vécu entouré d'hypocrites égocentriques. Trois mots lâchés le plus naturellement qu'il soit.
Déjà qu'ils macceuillent, je ne vais pas non plus commencer à les ruiner pour du poisson. Au delà même du fait que eux ne soient pas vraiment riche ; ça me met mal à l'aise de profiter de l'argent des autres. Je suppose que ma famille m'a plus que vaccinée quand au fait d'utiliser l'argent à outrance.

Il est déjà en haut. Je lève les yeux vers lui, un air de défi encré dans le regard. Mon ego me fait mal. Je suis si faible que ça ? Il m'a bien mit la moitié des escaliers dans la figure. La loque que je suis ne peut pas luter face au sportif qu'il représente hein ? Je soupire et continue de montrer.
Je l'entends rire.
C'est chouette la haut ? Tu vois le monde avec quelques marches de plus que moi, et c'en est hilarant ?
Je le fixe un instant, cherchant "vraiment" ce qui a pu provoquer son hilarité, mais je ne trouve pas.  
Ce qui se passe dans sa tête doit être passionnant de temps en temps. J'espère qu'il m'invitera un jour.

Il fait nuit quand j'arrive en haut. Le ciel c'est enflammé puis éteint, il laisse désormais place aux étoiles pour qu'elles dansent. Le ciel dégagé que cet après midi va probablement durer un certain temps, il n'y a rien qui vienne nous dissimuler les millier de systèmes que sont les étoiles.  
Doucement, Satoshi glisse ses doigts entre les miens. Comme s'il était le valet qui fait descndre une princesse de son carrosse,  il me dirige lentement vers le chemin qui menais vers l'arrière du temple.
J'ai un rapide regard sur le temple. Sous la lumière des étoiles qui commencent à naître,  il prend encore une facette différente de celles de tout à l'heure.  
Satoshi lâche ma main. Je sens la rugosité de sa main passer sur mes doigts quand il reprend les siens pour lui. Je me surprends encore à aprécier ce contact.  Mais je n'ai pas non plus envie de m'y habituer. Que ça reste un événement à chaque fois, pour mieux en profiter.
Il fait une petite remarque sur mon sens de l'orientation légendaire. Je me retourne lentement pour lui lancer un regard suspicieux, accompagné d'un sourire en coin.

- Well, je n'y serais tout simplement pas allée à pied. J'aurais pris le tram et serais descendue à l'arrêt "gare"

Tout simplement. On apprend à se débrouiller sans sens de l'orientation. On fait comme on peut avec ce qu'on a, et pour ma part, je le vis plutôt bien.
Le temps que je lui réponde,  nos pieds ont déjà contournés le temple pour nous amener devant chez lui. Sa mère étant du linge, que je suppose être celui de Satoshi, étant donné que je n'ai pas encore trouvé d'autre homme ici pour mettre les vêtement étendus.
Pas d'autre homme.
...
C'est vrai que je n'ai pas encore croisé son père. Il n'en a jamais été question d'ailleurs. Jamais cité, jamais évoqué.
C'est étonnant. Une famille monoparentale ?
Peut être.... je poserais la question.

Sa mère commence à parler ; je n'ai pas le temps de faire autre chose qu'aquiescer rapidement, son flot de paroles étant trop rapide pour que je parvienne à placer trois mots.

J'entre à nouveau dans la maison, suivie par Satoshi. De retour dans sa chambre il m'indique la douche, et me dit de le rejoindre après.  
J'ai déjà pris une douche ce matin... Mais je ne vais pas me priver pour autant.  Ça le fera du bien quoi qu'il arrive. J'ai transpiré, sans parler de ma baignade dans la rivière.
J'observe son dos disparaître dans les marches. Un fois de plus, je suis laissée seule avec moi-même.  D'un autre coté, je n'allait peut être pas non plus lui demander de m'accompagner dans la douche.

Je récupère mon sac que j'avais laissé dans un coin.  Je vais me mettre en pijama hein.
Je n'ai pas envie de remettre mes vêtements de la journée.
Prenant donc mes affaires pour la douché,  je le dirige dans la slle bain qu'il a indiquée.
Je retire mes vêtements, les posant dans le lavabo en tendant de trouver quelque chose pour les étendre et les laisser finir de sécher cette nuit. Autant mon T-shirt à bien séché, autant mon jean est encore lourd d'eau. Mais j'ai besoin qu'ils sèchent. Je n'ai pas amené l'ensemble de ma garde robe, et j'ai l'intention de les réméré demain. Finissant de retirer mes sous-vetments, j'ai une fois de plus l'impression d'être libérée dans je degraffe mon soutien-gorge.
J'entre finalement dans la douche.
Allumant le jet, je m'ecarte d'un coup. Oui, attendre que l'eau chauffe ça n'est pas mal.
Et dire que je me suis baignée sans problème dans la rivière tout à l'heure.  Ma façon d'aprehender la température de l'eau diffère complètement celon l'endroit et le contexte...
L'eau chaude arrive finalement. Je me glisse dedans et soupire. J'ai l'impression que mon corps se relâche d'un coup. Mes muscles se détendent. Si ils se détendaient plus, je m'ecroulerais.  
Je ne vais peut être pas rester vingt-cinq minutes dans la douche. Je le lave rapidement, et laisse l'eau chaude couler encore un peu pour finir de me rincer.
Je sort.
Haha...
Je n'ai pas de serviette. Bah, j'utilise celles qui sont supendues.
Une fois sèche, j'enfile mon pijama. Un simple T-shirt blanc, coupe homme pour ne pas changer, avec une pomme verte, très verte imprimée sur le devant et un short de sport, qui n'a jamais été utilisé pour sa fonction initiale, à savoir, faire du sport.
La pomme. C'est la pomme d'apple corps, la société de production qu'on fondé les Beatles, mais ils faut le savoir. Pour d'autres, c'est juste une pomme verte, bien verte. Ainsi habillée, je redescant, en quête de la cuisine. C'est dedans que je suis supposée retrouver mon blond. Je ne sais plus exactement où est ce qu'est, mais pour la quantité de pièces qu'il y a ici, trouver n'a pas été trop dur.

Je pénètre dans la cuisine, envoyant un sourire d'au blond qui s'y trouve.

- Bon. Qu'est ce que je dois faire ?

Je suis motivée, mais j'ai peur de ce que je peux faire.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mer 3 Aoû 2016 - 19:49

Je descend les marches de l'escalier lentement. A vrai dire je n'ai pas véritablement l'impression de les descendre. J'ai l'esprit ailleurs. Comme si tout mon esprit était embrumé par une chose indéterminé. J'ai bien envie de remonter pour aller me jeter sous ma couette, et profiter d'un sommeil de plusieurs jours. Je me rend compte d'ailleurs que je me suis retourné. Je vois Aslinn passer de ma....de notre chambre a la salle de bain. Je respire un coup, il faut y aller, faire ces foutu sushis. Je n'ai pas vraiment envie de cuisiner, je suis fatigué, beaucoup plus que ce que je pensais, comme si la tension redescendait depuis que j'ai mis un pieds dans ma maison. Mais Aslinn ne les fera pas toute seule de toute manière, je dois lui apprendre.

Je fini de descendre l'escalier, passe devant le salon ou ma mère semble lire un livre, et avance jusqu'à la cuisine dans laquelle j'ai déposé le sac de course quelques minutes plus tot. J'allume la lumière dont l'interrupteur se trouve derrière le frigo, et me voilà en place, prêt a commencer. Une nouvelle fois, je laisse mes mains appuyés sur le plan de travail, afin de reprendre mon calme. Cette journée était....indescriptible. Je ne m'étais pas amusé comme ça depuis....une quinzaine d'année sans doute. A l'époque ou j'avais des amis, une amie, et ou j'étais....bwarf, cela ne sert a rien de rester trop longtemps concentré la dessus. C’était une autre vie. Ma troisième commence aujourd'hui. Je souris.

Je me penche sous le meuble ou j'étais appuyé. Sous ce fameux plan de travail se trouve une multitude de tiroir. Autant nous n'avons pas une grande maison, mais nous sommes parfaitement équipés pour les choses importantes, et la cuisine en fait partit. Je sors le ricecooker qui se trouve dans un tiroir profond, et le pose sur ce fameux, plan de travail. La première étape est simple, faire cuire le riz. Après avoir mis plusieurs doses d'eau, je fais de même avec le riz se trouvant dans un sac dans un placard en hauteur ou se trouve plusieurs condiments comme du riz, des pates, ce genre de choses. Je met un certain nombres de dosette de riz, que je lave avec l'eau déjà dans l'appareil. Je prend soin de verser l'eau dans l’évier en retenant le riz avec ma main, et une fois fait, je remet le même nombre de doses de riz, avant de fermer le couvercle, et de brancher l'appareil. Une led rouge s'allume, signe que la cuisson a commencé. Une bonne chose de faite.

Je prend ensuite deux assiettes que je pose devant moi, avant de récupérer le poisson dans le sac. De la truite donc, je n'ai absolument jamais utilisé de truites pour faire des sushis, le saumon restant la base. Au konbini, ce dernier est relativement cher, mais au marché, c'est simple d'en obtenir a bas prix, si bien qu'on peux en avoir même sans gros moyen, par ici. La mer n'est pas très loin, et de toute façon le Japon est une île, alors le poisson n'a pas un prix trop élevé.

J'attrape un couteau, que je fais sauter dans ma main avec expertise. Au delà de l'habitude de cuisiner, j'ai pratiqué les arts martiaux avec armes blanches, une des branches du kung-fu. Manipuler ce genre d'instruments ne me pose aucun problème. Je commence a découper des morceaux de poissons de tailles égales, pas trop gros afin de pouvoir en faire des sushis faciles a manger en une bouchée. Alors que j'ai découpé presque la moitié du morceau de la bête en question, j'entends la porte derrière s'ouvrir, laissant mon amie rentrer dans la pièce, me demandant sans plus de cérémonie ce qu'elle doit faire.

Je reste bouche-bée une seconde devant elle, la relookant de bas en haut. Définitivement, c'est autre chose que la plupart des Japonaises que je côtoie depuis toujours. Et elle a laissé ses cheveux détachés, et le fait qu'ils soient un peu mouillés, sans savoir vraiment pourquoi, renforce l'attirance que j'ai pour elle en cet instant. Je rougis sans doute, et détourne le regard un instant, en indiquant son tee-shirt :

- C'est...amusant....j'adore les pommes, en fait. Hum...c'est sans doute une coïncidence ou quoi que ce soit...

Je préfère arrêter de parler maintenant, en dire plus serait probablement plutot dangereux pour moi, et afin d'éviter de tomber dans une situation plutôt gênante, il vaux sans doute mieux repartir sur les fameuses directives. J'ouvre une nouvelle fois le sac, en sortant les quelques légumes que nous avons achetés, ainsi qu'en ouvrant la porte du frigo, sortant avocat, tomates et autres légumes. Puis j'attrape un second couteau avec aisance et le tend a la jeune femme, le tenant par la lame afin qu'elle puisse facilement attraper le manche :

- Et bien, je suis déjà en train de découper le poisson. J'ai mis le riz a cuir également. Du coup le temps quu'il soit prêt, encore une quinzaine de minutes, il faut préparer ce qu'on va mettre avec. Il y a l'algue a découper en lamelle d'une certaines tailles, ainsi que les légumes. Tu peux commencer par me dire ce que tu veux dans tes sushis, et aussi, je suppose que tu dois savoir découper les légumes ? Si non, je te montrerais.

Je lui souris en lui faisant signe de venir a coté de moi. L'espace devant le plan de travail n'est pas large, mais en se serrant un peu, nous pouvons largement y travailler a deux. Si elle n'est pas trop gène d’être ainsi....bien que dans les faits, c'est sans doute moi, toujours aussi rouge, qui est le plus mal a l'aise. Mais je ne déteste pas cette situation. Les hormones, c'est vraiment quelque chose de détestable. C'est incontrôlable, alors même que je suis avec une amie, ressentir ce genre d'émotions...plus que les hormones, les humains sont vraiment mal fait....préférant aborder un autre sujet de conversation, le temps qu'elle approche de la table, j'ajoute :

- Tu n'est pas resté sous l'eau longtemps, la salle de bain te va j’espère ?

Pendant un instant, je songe que je ne lui ai même pas sortit de serviette....mais il y avait probablement de quoi se sécher quand même, sinon elle n'aurait pas la peau sèche comme ça....mais voilà que je regarde encore sa peau....je pointe a nouveau ma concentration sur le poisson, sans un mot supplémentaire.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Jeu 4 Aoû 2016 - 12:55

Quand j'arrive en short/T-shirt dans la cuisine, les cheveux encore humides de la douche, venant mouiller les épaules de mon T-shirt; il reste bloqué.  Sa surprise m'arrache un léger sourire. Il s'attendait à quoi ? Bon, c'est vrai que j'ai été rapide dans la douche, mais ça n'est pas une raison pour bloquer comme ça. Je reste sur place un instant, réagissant comme en miroir avec lui. Je vois son regard descendre rapidement le long de mon corps en même temps que le sang monte dans ses joue. Les coins de ma bouche remontent légèrement. Il me fait rire. Tu avais oublié le fait que mon corps était celui d'une femme ou quoi ? D'une européenne surtout en fait.
Enfin. Je suppose qu'il n'y a pas vraiment beaucoup de japonais qui ont "l'habitude" de voir débarquer une européenne en pyjama. Le fait que, d'un point de vue morphologique, je soit radicalement différente des asiatiques locales me saute à la figure. J'avais presque oublié ce détail.  
Bah.
Observe si tu veux. Ce n'est pas non plus comme si je me baladais à poil.

Il semble se reconnecter d'une certaine façon, et détourne le regard, rougissant un peu plus. Ça faisait longtemps d'ailleurs ; qu'il n'avais pas rougis comme ça. Comparé à notre première rencontre sur le toit, ou il avait passé son temps à virer d'un rouge à un autre. Ça ne sera plus fifty shades of grey mais fifty shades of red.
...
Je n'ai plus de respect pour moi même... à penser des truc pareils.

Il fait une remarque sur mon T-shirt.  Mes yeux tombent sur ma poitrine, observant le motif qui l'orne.  Oui, c'est vrai qu'il aime les pomme. Il boit des pommes, il mange des pommes. Mais je n'avais pas vraiment fait de liens entre les deux.
Je relève les yeux vers lui en souriant plus franchement.

- Hm Well.... tant mieux ? or so. I du not kwow eh.

C'est avec ce même sourire affiché sur le visage que je me remet en mouvement.  Oui, tant mieux si ça lui plaît de me voir porter la magnifique pomme d'apple corps, je ne vois pas trop ce que ce je peux penser d'autre. Il me tends un couteau avec un air professionnels. Je le prends en main de la façon la plus simple qu’il soit. Je ricane intérieurement. Tu prends des risques à me mettre une arme blanche dans les mains. Qui sais ce que je peux faire avec. J'observe l'objet un instant,  avant de faire passer mes doigts de la lame, appuyant suffisamment pour pouvoir apprécier le fil coupant du couteau, sans non plus m'ouvrir les doigts. Je sais que la plupart des gens détestent me voir faire ça avec des lames, mais j'ai un bon rapport avec ce type d'outil. Ciseaux, cutter, couteaux. Il est rare que je me coupe avec. Je risque plus de me couper avec une feuille qu'avec un couteau. C'est stupide, je sais, mais c'est comme ça. Après, pour l'utilisation que j'en ai eu jusque maintenant... et vu l'ensemble de mes expériences de cuisine, ça ne signifie pas grand chose. Je soupire pour moi même.  J'ai le sentiment que je vais être ridicule. Il va bien falloir que je lui explique que je n'ai jamais fait de cuisine à proprement parler. Deux, trois fois j'ai essayé. Mais ça n'est vraiment pas quelque chose qui nous intéressait, moi et mes amis d'Irlande, et mis à part avec eux, je ne vois pas pourquoi est ce que j'aurais cuisiné.

Je l'écoute parler, les yeux toujours rivés sur la lame. Je pourrais l'égorger sans problème avec ça.  Il a confiance pour me mettre un truc pareil entre les mains. Je ricane intérieurement. Il n'a probablement même pas imaginé le fait que je puisse essayer de tester son couteau sur lui. C'est juste un couteau de cuisine après tout.

- D'accord. Et bien... On peut tout mettre ? J'aime bien de toute façon.

Je le regarde avec mes question explicite dans les yeux. C'est toi qui connais. Moi je ne sais pas ce qui est bon, donc je mélange tout. Mais s'il y a mieux, apprend moi.

Je m'approche finalement de lui. Le plan de travails n'est pas large.  On peut vraiment travailler à deux la dessus ? Je ne vais pas te couper les mains en voulant couper mon légume ?  Me postant côté de lui, nos bras se frôlent, nos coudes se touchent. Je ne réagis pas plus que ça, mais du coin de l'œil, je le vois rougir jusqu'au cou. Il m'amuse. Beaucoup trop.
Prenant un premier légume, je commence à le considérer.  Tu es rouge. Tu est une tomate. J'aime bien les tomates. Je plante le couteau dedans à la verticale et fait descendre la lame sur un côté. La peau se déchire, le jus sors. J'écarte ma main, mon bras viens se plaquer contre celui du blond.  
Bon. Disons que j'ai à moitié coupé la tomate en deux.
Je soupire, avant de prendre la fruit rouge dans l'autre sens et de finir le de couper de l'autre côté. Je vais bien réussir à couper une tomate... je sais que je suis nulle, mais quand même pas à ce point.
Comment est ce que je dois la couper par contre ?

Le temps que je pense ça,  Satoshi à déjà repris la parole.

- Oui oui, aucun problème. Ça a fait du bien.

Je ponctue ma phrase d'un sourire qui lui est à adressé.

- D'ailleurs ferais bien d'en prendre une aussi. De nous deux c'est toi qui a eu le plus froid dans la rivière, et ça me ferais mal que tu tombe malade à cause de moi.

Mes yeux redescendent sur ma tomate avant que je ne continue.

- Enfin. Ne me laisse pas seule avec la cuisine non plus hein... Sinon je ne garantis rien de ce que tu retrouvera en revenant.

Je considère ma tomate un instant avant de remonter le visage vers lui.

- D'ailleurs comment est ce que je suis censée couper ça ? ... je veux dire, en petit morceau, en tranches ?

Je soupire, fermant les yeux un instant, dans une moue légèrement désespérée avant de remonter le regard vers lui.

- Je pense qu'il faut que tu sache que je n’ai vraiment aucune base en cuisine. J'ai passé la moitié de ma vie en internat, à manger dans une cantine donc, et pendant la moitié d'avant, il était tout à fait hors de question que je mette les pieds dans la cuisine...

Soupir.
Je laisse tomber ma tête sur l'épaule de Satoshi en disant ça.  Je l'ai dit avec un air léger, mais concrètement, la cuisine est l'une de mes plus grandes lacunes. Et c'est un réel problème. L'internat est une solution pour l'instant, mais je n'ai pas l'intention d'y rester éternellement. Devoir supporter des horaires, dépendre du bon vouloir de l'administration, éventuellement me retrouver avec une colocataire, ce qui serais pire que tout ; toute ces choses qui font que, dès que je peux, je prendrais un appart. Sauf quand dans cet appart, il faudra bien que je me fasse à manger toute seule. Je pourrais encore manger à l'académie je pense, mais l'idée n'est pas non plus de dépendre encore entièrement de l'établissement. Et puis pouvoir choisir ce que je mange de temps en temps me plairait bien.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 6 Aoû 2016 - 21:10

Je suis parvenu a reprendre mon calme désormais. C'est pourtant étrange que je perde mes moyens de la sorte a chaque fois que nous sommes dans la même pièce. Mais maintenant que j'y pense, ce n'est pas la seule avec qui j'ai eu ce genre de réaction. Je me souviens de ce passage dans la bibliothèque avec Natsuki et ses amis, ou l'une d'elle avait tenté de faire je ne sais quoi en usant et abusant de ses charmes....c’était tellement forcé que je l'avais déterminé instantanément, mais il en reste que je n'étais pourtant pas vraiment a l'aise. Les charmes féminins restaient un grand mystère pour moi, mystère que je me chargerais de résoudre....un autre jour, sans aucun doute. Je n'avais pas vraiment le temps pour le moment.

Je retourne plutôt mon attention vers les fameux légumes, en souriant a sa remarque. On peux mettre tout ? Certains grands chefs Japonais t'éventrerait sur le champ pour avoir osé dire une chose pareille. Chaque ingrédient doit être soigneusement marié avec une saveur qui lui correspond, afin de pouvoir avoir un goût aussi unis que délicieux. Mais comme elle dit, elle ne sait pas vraiment, alors je vais lui expliquer ce que je sais. Par grands chefs, je ne parlais pas de moi, je ne connais que les bases, ce qui passe a la télé ou est écrit dans les magasines. Ou encore ce que ma mère m'a apprit. Ma mère d'ailleurs, même si elle ne cuisine pas suite a ma proposition, elle pourrait nous conseiller, elle s'y connaît. On va se débrouiller.

- Désolé, je réfléchissais. C'est difficile de marier n'importe quoi avec n'importe qui, si tu vois ce que je veux dire. Mais je n'y connais pas beaucoup non plus, alors faisons des choses simples. Des sushis simplement avec du riz et du poisson, et des sushis avec de l'avocat et des tomates. C'est un peu ce qui se fait de plus couramment.

Alors qu'elle commence a se concentrer dans la découpe d'une tomate, grossièrement, de ce que je vois du coin de l’œil, elle me remercie pour l'attention que je viens d'avoir, en disant en plus que je devrais me dépêcher aussi, histoire de ne pas attraper froid. Un léger sourire au coin de mes levres apparaît, en effet j'ai sans doute eu plus de mal quelle a survivre au petit séjour dans l'eau, mais maintenant que je suis parfaitement sec, en dehors de mon t-shirt, je peux au moins faire le repas d'abord. Je l'observe continuer de massacrer sa tomate en faisant :

- Tu me sous-estimes je crois, qui a dis que j'avais eu froid ? Pas moi il me semble. Dans mes souvenirs, c'est même toi qui me suppliait pour sortir.

Alors qu'elle observe son œuvre, je ramène ma main vers sa tête, frappant son front du bout du pouce en ricanant, tout en retournant ensuite a la découpe du poisson. Après avoir découpé les lamelles, je tourne la planche ou se trouve les morceaux pour les couper dans l'autre sens, afin d'avoir des morceaux de petites tailles, toute plus ou moins identique. Cela devrait être parfait. Je m'y attelle pendant une minute encore et une fois fini, je jette un regard vers le riz qui est presque prêt, il ne reste plus qu'a finir les légumes, et nous serons parfait niveau timing.

Je me tourne vers mon amie histoire de l'aider, constatant que les choses n'ont pas vraiment avancé. Elle semble se battre avec sa mission, me laissant pensé au passage que la laisser seule ici n'est pas une bonne idée. Je souris. Au vu de l'état de la tomate, je vois l'idée, ne t'en fais pas ma petite. Elle ajoute qu'elle ne sait pas comment elle doit couper le tout. En tranche, en lamelle, en petit morceaux. Je n'avais pas pensé qu'il était nécessaire de lui dire vu qu'il semblait qu'elle avait déjà vu des sushis. Je soupire histoire de l'énervé un peu, d'une façon bien trop bruyante pour que ce soit vraie, avant de la contourner pour me mettre du coté de sa main forte.

- Déja tu tiens ton couteau de la mauvaise façon. Il faut que tu le maintienne avec ce doigt pour avoir plus d'agilité en cuisine. Ce n'est pas un combat tu sais, elle est gentille la tomate, elle va te nourrir bientôt.

Tout en parlant ma main vient jusqu'à la sienne, histoire de bien lui donner une position plus adéquat. Je remarque en passant sa position initiale. Elle avait l'air d'avoir de l’expérience. Elle aurait peut être du faire du combat avec arme finalement. Mais en cuisine, elle risque vite de se couper elle même les doigts. Une fois fait je prend moi même une tomate et récupère mon couteau, avant de me mettre juste a coté d'elle pour qu'elle puisse bien voir ce que je fais.

- Comme tu t'en doute, le sushis c'est l'algue qui entoure le riz, qui entoure la garniture. Et comme les sushis ne sont pas très grands, il faut tout couper en petits morceaux, de la taille du poisson qu'il y a comme exemple. Personnellement pour les tomates, je les coupes d'abords en quatre, comme ça, puis une fois que j'ai quatre quart de même taille, je les découpes en petit morceau, de cette façon.

Tout en parlant, j’effectue la chose avec lenteur afin qu'elle visualise bien le tout. Ce n'est pas compliqué, si je suis capable de le faire, il n'y a aucune raison qu'elle n'y arrive pas. Mais comme elle vient de dire qu'elle n'avait absolument jamais cuisiné, je préfère bien lui montrer chaque étape avec précision, ça lui servira sans doute pour plus tard. Si elle passe du temps avec moi, elle prendra l'habitude, je n'ai pas l'argent pour me faire servir de toute manière. Une fois la démonstration effectue, je retourne a ma place, en attrapant une cuillère :

- Ça s'apprend comme tout, t’inquiètepeuvent être utiles surtout. Tu finis les tomates ? Je fais les avocats. pas, si tu veux tant que ça être avec moi, je te ferais essayer des choses marrante. Enfin marrant, qui

J'attrape l'un des avocats en question que j'ouvre en deux, avant de prendre la partie mangeable avec la cuillère. Une fois fait et mise dans une assiette, je me dépêche de couper également en petit bout, finissant juste a temps pour entendre le clic du rice cooker indiquant la fin de la cuisson. Je pose mon couteau en souriant. Timing parfait. Je retourne l'attention vers ma rousse afin de voir si elle s'en sort également

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 9 Aoû 2016 - 16:03

- Tu me sous-estimes je crois, qui a dis que j'avais eu froid ? Pas moi il me semble. Dans mes souvenirs, c'est même toi qui me suppliait pour sortir.

Ricanement. J’étais au bord des larmes dans la rivière, yeux suppliants, mains tremblantes. J’ai cru que j’allais m’évanouir quand le froid m’a pris. Heureusement que tes bras puissants sont parvenus a me sortir de l’emprise de l’eau. Je pense que je serais morte noyée sans ton aide. Et puis c’est de ta faute. Qu’est ce qu’il t’a pris de me balancer dans ce glaçon liquide? C’est de la torture.
Je reprends un ton ironique pour lui répondre, le suivant dans sa lancée.

-Mais d’un autre coté ; qu’est ce qui t’a pris de me jeter dans l’eau ? Tu sais très bien que je suis mal à l’aise dedans.

Je ricane encore.
Je sais pertinemment que j’étais la première dans l’eau. Que je suis celle qui lui à balancé de l’eau sur la figure. Et que je méritait complètement d’être lancée dans la rivière. En y pensant, c’est la première fois que quelqu’un me soulevais comme ça. Il est quand même franchement fort. Je ne suis pas légère pourtant ; et lui me soulève comme si de rien n’était. Presque je finirai par me sentir légère a ce rythme.
Ce passage a la rivière était vraiment un bon moment. Pour lui aussi je pense, même s’il a eu froid.

La discussion reviens sur la cuisine.
Ne me laisse pas seule. Tu prendrais de ‘’gros’’ risques.
Je suis on ne peu plus sérieuse. Si tu ne veux pas voir tout brûler, ne m’abandonne pas dans cet espace. Pourtant il ricane. Je lui réponds avec un sourire désobligé. Aie un peu de respect pour la pauvre personne que je suis. Il soupire bruyamment, je ricane. Je peux être exaspérante de temps en temps, je sais.
Je contemple la tomate ouverte devant moi. Je viens de la tuer. Je l’ai coupée en deux. Et il me dit que ce n’est pas un combat…

-Parce que tu crois que la tomate a envie que je la mange peut-être ? Elle va tout faire pour vivre et moi je suis en train de la charcuter.

Je plante mes yeux dans les siens, toujours ce même air parfaitement sérieux affiché. As tu seulement considéré le potentiel émotif d’une tomate ? Séparée de ses congénères, seule face à une lame aiguisée ; avec pour seule résistance face à moi la simple protection de sa peau, toute fine, toute rouge, assurément pas une armure.
Finalement, il décide de  carrément me montrer. Je soupire avec un air semi-amusé. Tu veux participer au massacre aussi ? Mais avant toute chose, il commence par me montrer comment tenir le couteau. Sa main viens se poser sur la mienne, faisant glisser mes doigts dans une position similaire à celle qu’il avait précédemment sur sa propre arme. Le contact froid, un peu visqueux a cause du poisson qu’il avait en main plus tôt, fait remonter un frisson froid le long de mon bras. La douche chaude tout à l’heure était plus agréable.

J’étais quand même franchement loin du compte par rapport a la tenue du couteau. Comment est-ce que je fait pour la poignarder maintenant ? Je perds en force a le tenir comme ça.
Enfin…
Vu a force nécessaire pour couper une tomate, je devrais y a arriver.
Il me montre ensuite comme lui coupe les tomates. Tu crâne hein. Toi tu sais couper une tomate. Tsss. Bon, ceci dit, je suis celle qui à posé la question, et ça m’étonnerais franchement qu’il considère le fait de couper une tomate sous mes yeux comme un moyen d’apparaître comme un ‘’type cool’’. Ceci dit, je pense que j’ai a peu près la même considération que lui pour ce fait.
Je ricane intérieurement. Je suis quand même en train de chercher à trouver le potentiel de drague du fait de couper une tomate. Je me fait pitié à moi même de temps en temps.

J’ai surtout pris le temps de bien fixer ses doigts pendant qu’il découpais le légume. Je vois, je vois. Des petits bouts donc. Le mouvement a été enregistré. On va voir si j’arrive a mettre ne pratique.
Je ne m’en fait pas trop non plus pour ce fait. Je ne suis pas stupide non plus. Alors oui, je n’ai jamais fait de cuisine, mais ça ne veux pas dire que je n’y arriverais jamais.
Et puis, j’en ai déjà fait. Des sushi. Une fois.

Quand il explique comment faire les sushi, des images remontent. La garniture, dans le riz, dans l’algue. Je ricane pour moi même. Quels souvenirs. Poser l’algue sur le truc avec les petites tiges de bois, je sais faire. Étaler le riz gluant sur l’algue.
Hahahahahahahahahahahaha.
C’est une autre étape. J’ai cru que je garderais le riz collé sur moi pendant cinq ans. Heureusement juste me nettoyer les mains a suffit à faire partir tout l’amidon. Mais c’est violent quand même ce truc.
Poser les légumes je savais faire aussi.
Puis rouler.
Je manque de m’étrangler en y pensant. Heureusement que Satoshi est repartis voir ses légumes à lui. J’espère qu’il n’a pas entendu mon rire étouffé étrange. Mais l’image de mon sushi qui s’écoule devant moi, riz et garniture refusant désespérément de rentrer dans le rouleau que j’essayais de faire, à eu raison de moi.

Il m’a laissée en prise avec les tomates d’ailleurs ; prétextant des avocats pour me laisser la tache.
Si je veux tant que ça être avec toi
Nan mais oh. Dit aussi que je ne sais pas me débrouiller toute seule.
Enfin, je n’ai rien contre le fait d’être avec lui non plus….
Bon après. Oui, en cuisine je galère. Mais je suis parfaitement capable.
Quand je m’en donne les moyens. Si je suis motivée. Si je n’ai pas la flemme.

En l’occurrence, je suis vraiment motivée là, tout de suite, présentement. Ça n’est pas souvent pourtant. Mais j’ai vraiment envie de langer ces sushi. La petite fierté de manger quelque chose fait par moi. Et par Satoshi. Parce que soyons francs, sans lui je serais loin d’être capable de faire ça toute seule. Je pense que je n’aurais même pas envisager l’action ‘’faire la cuisine’’.
En fait, sans lui, je serais probablement actuellement une larve dans ma chambre d’internat, en train d’attendre que le temps s’écoule.
Je ricane légèrement.

- Si je veux tant que ça être avec toi….

Je ricane d’un air désobligé, enchaînant avec amusement.

- Je veux bien que tu fasse la cuisine chez moi aussi.

Je fini de découper la première tomate en petits morceaux. C’est de la boucherie. Enfin non, c’est un légume, mais il à été charcuté. Puis j’entame une deuxième tomate.
Puis reprenant la parole sur un ton plus sérieux, sans la touche ironique qui avais assaisonnée ma remarque précédente, je me retourne vers lui, m’appuyant au bord du plan de travail, faisant pointer le couteau vers lui dans un mouvement de poignet, pour qu’il se sente plus concerné.

-Enfin bon… Je suppose qu’il faudra que j’apprenne de toute façon. Je ne vais pas non plus rester en internat éternellement. C’est la que tu interviens.

Puis je me retourne vers mes légumes, prenant une troisième tomate.
De son coté, mon blond semble avancer bien rapidement. Il galère franchement moins que moi. Poisson et avocats son déjà fini depuis longtemps quand je termine de découper la dernière tomate. Je considère mon œuvre un instant, avant de recentrer mon attention sur Satoshi. Le riz a cuit aussi.
Le riz. Haha.
Bref.
Il va falloir passer a la suite. C’est une autre étape.

-Bon. J’ai vaincu les tomates.

Faisant craquer mes doigts encore plein du jus des légumes, je lui souris avec un air légèrement sadique.

-On va pouvoir attaquer la suite.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Jeu 11 Aoû 2016 - 19:24

Je l'écoute avec un sourire me parler de cette histoire de lac. Elle retourne assez bien la petite pique que je lui ai envoyé, constatant qu'elle a bel et bien comprit que l'eau n’était pas vraiment mon élément naturel préféré. Quelque chose ou l'homme n'est pas fait n'est pas quelque chose que j'aime particulièrement. Le jour ou j'aurais des branchies et des pieds palmés, peut être que je pourrais apprécier d'avantage....dans tous les cas je décide de ne pas répondre directement a sa derniere provocation, préférant lui mettre un léger coup d'épaule afin de la taquiner un peu, avant de revenir sur la découpe de ma nourriture.

Elle parle de la tomate comme d'un être a part entière. Pourtant une fois cueillit, elle est bel et bien morte, je doute qu'elle puisse lui en vouloir pour quoi que ce soit, de la même manière qu'elle ne sera pas triste de finir manger par n'importe quel autre animal dans la nature. C'est la façon que la nature a crée pour que nous puissions chacun survivre a notre niveau. De toute manière je doute que malgré ça elle ai le moindre remord a manger le fruit, ce n'est pas comme si cela aller changer quoi que ce soit de les laisser de coté.

- Une fois que tu es mort, tu n'as plus vraiment ce genre de pensées, c'est pareil pour la tomate, il faudrait que tu ailles plutôt dire ça aux agriculteurs qui les cultivent.

Je souris en finissant enfin de couper en petits morceaux les avocats. J'ai parfaitement réussis a ce qu'ils soient tous de la même taille et je suis plutôt fier de moi. Avec le couteau, je les rassembles avant de les pousser dans le coin de la planche a découper ou se trouve déjà le poisson, faisant le tas juste a coté. Je jette un coup d’œil a Aslinn qui n'a pas encore finit ses tomates, et je vais ouvrir l'appareil contenant le riz, que je dépose dans un grand saladier. A cet instant précis, ma mere rentre dans la cuisine négligemment, et nous souris en avançant vers le frigo. Elle en sort un fruit que je n'ai pas le temps d'apercevoir avant qu'elle croque dedans, une pomme. C’était mes pommes maman, vraiment...

- Tu ne peux pas attendre le repas un peu ? Au lieu de grignoter comme ça, a ton age....

- Dis tout de suite que je suis vieille, n'oublis pas je suis la plus jeune et la plus belle des mamans.

- Oui oui....de toute façon la jeunesse c'est principalement dans la tete non ?

Elle s’esclaffe avant de faire un sourire a Aslinn et de ressortir de la cuisine sans un mot de plus. Et elle n'a pas tord. Avoir trente-six ans, et avec un fils de vingt, c'est quand même pas banale, mais je ne sais pas trop en parler devant Aslinn, je ne sais pas ce qu'elle en pense après tout, elle pourrait trouver cela affreusement mal d'avoir un enfant a seize ans. J'ai néanmoins gardé le sourire suite a cette discussion avec ma génitrice, sans le faire volontairement. Pendant ce temps il semble qu'Aslinn a fini, et la voilà qui me propose de venir faire la cuisine chez elle. Ça me plairait bien. Mais il vaudrait mieux qu'elle vienne chez moi, bien que ma petite cuisine dans ma chambre n'est pas grande. L'avantage c'est que mon coloc n'est pas souvent la, alors ca ne posera pas de problème.

- Tu devrais plutôt toi venir apprendre a cuisiner chez moi, a l'internat a Keimoo, les soirs ou Koga-san n'est pas la. Enfin bref, maintenant que tout est fini, passons au sushis a proprement parler, tu sais comment faire ?

Je sors d'un meuble adjacent du sel, et remplit un récipient d'eau froide, que je pose a coté du reste des ingrédients désormais prêt. J'attrape dans le frigo des algues faites exprès pour la confection de sushis, j'ouvre le sachet devant moi et commence a les découper en plusieurs petites portions. Il faudrait au moins en faire une vingtaine pour trois. Je compte rapidement le nombre de découpe que je dois faire et rapidement avec habitude et dextérité efféctue la découpe en silence, avant de déplier l'un des morceaux d'algues devant moi.

- Ce n'est pas très compliqué en vérité. Tu déplies la portion d'algue que tu veux, tu prend le riz, une petite portion, comme ça, que tu plonges dans le petit récipient d'eau, ou j'ai déjà mis du sel. Grâce a ça il sera encore plus collant et ne se séparera pas aussi facilement pendant la confection, ensuite il sera maintenant par l'algue. Bref, tu pose le riz d'un coté de l'algue, puis tu choisis l'accompagnement, celui la on va dire que ce sera au poisson, alors tu prends un bout de poisson que tu poses par dessus le riz, puis tu le recouvre encore avec du riz, et enfin tu peux enrouler le tout avec l'algue, qui avec l'eau va facilement se coller par dessus arriver au bout du...euh, roulement ? Je ne sais pas si c'est comme ça qu'on dit, mais voilà, c'est tout simple, tu as compris ? Essayes un peu avec les légumes, je m'occupe déjà de ceux avec le poisson, ok ?

Je lui souris avant de pousser vers elle la moitié des portions d'algues, puis de commencer a mon tour la préparation, de la même manière que je viens déjà de le faire, tout en gardant un œil sur mon amie histoire de l'aider en cas de besoin.

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