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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Un séjour a la campagne

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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 4 Juin 2016 - 1:32

Je suis la mère de Satoshi dans un couloir relativement long. Lui aussi fait très traditionnel. J’ai l’impression que tout ici reflue de tradition. Ceci dit, c’est un temple. C’est logique d’un certain point de vue. Mais tout de même. Déjà qu’en temps normal, je vis l’écart entre le Japon et l’Irlande de plein fouet ; j’ai le sentiment qu’ici, tout est encore plus ‘’Japonais’’. Dans le sens, ou le fait que tout corresponde tellement à ces images clichées qu’on se fiat du Japon. J’ai encore cette impression d’être sortie de mon cadre réel.

On arrive finalement dans ce qui me semble être la salle à manger. Il y a une table basse en milieu, avec beaucoup de nourriture dessus. Oui, vraiment beaucoup. Et le pire, c’est que ça à vraiment l’air bon. Tout une gamme de différents plats. Plats typiquement japonais, ou du moins asiatiques. Enfin, typiquement le genre de plat que je ne mangeais jamais avant d’arriver au Japon.
Je tique quant au fait que ça soit sur une table basse. Je sais que les japonais mangent à genoux. Je connais ce cliché aussi. Mais il va bien falloir que je comprenne que tous ces clichés ne sont pas infondés. Je ne sais pas combien de temps je vais tenir à genoux. Je m’approche de table au fur à mesure qu’elle continue de parler. Elle parle vraiment beaucoup. C’est à peine si j’ai eu le temps de placer trois mots depuis qu’elle est entrée dans mon champs de vision.

Puis, en m’approchant de la table, je le vois. Cette machine infernale est ici aussi. Je l’entends rire de tout son petit être, tapant sur l’épaule de son comparse resté dans la chambre d’internat de Satoshi. J’ai l’impression que ces petites horreurs sont partout. Elles me suivent. Leur rire machiavélique résonne dans ma tête. Mais encore plus que des cuiseurs, ce que je vois partout est du riz. Je me rends pleinement compte de la quantité de riz qu’on me fait ingurgiter chaque semaine. Après avoir essayé d’en faire cuire, je me rends maintenant un peu plus compte de ce que qui s’est passé avant à chaque fois que je mange du riz. J’espère sincèrement pour les cuisiniers qu’ils arrivent à rester insensible au rire machiavélique du riz.
D’ailleurs, le riz est évidemment présent sur cette table. Je fixe les boulettes blanches sur la table. Je vous mangerais. Vous ne tiendrez pas longtemps ; et vous découvrirez les paysages de mon estomac avec la même joie que tous les autres aliments que j’ai déjà et vais ingurgiter.

Finalement, c’est Satoshi qui reprend la parole. Il a l’air heureux. Ça fait du bien d’être de retour chez-soi je suppose. D’un autre point de vue, quand on a ce genre de chez-soi, ça n’est pas très dur d’être en manque.
Il l’air plus anxieux à mon sujet. Enfin ; anxieux. C’est vite dit. Vu le sourire qu’il affiche, ça n’est pas le sentiment prédominant chez lui. Je pense qu’il essaye juste de me mettre à l’aise.
Sa mère est envahissante. Mais au sens positif du terme. Elle a l’air tellement heureuse. Affective. Vivante. Un genre de personne auquel je ne suis pas du tout habituée. Mais aussi un genre de personnes que j’ai toujours eu envie de côtoyer.

-D’accord. Ne t’en fait pas pour moi.

Je lui souris en retour. Lui aussi est vraiment gentil. Ils se ressemblent vraiment tous les deux. Je les aime bien. En plus du temple, il y a cet univers qui n’est pas du tout le mien. Mais je suis vraiment contente d’être dedans.

Je retire mon sac et ma veste et pose dans un coin ; ou je suppose, il ne gênera personne. Je pose par-dessus le sweat gris que j’avais autours de la taille. Je me sens plus légère d’un coup. C’est une fois en débardeurs, que je vais trouver une place à la table. Je choisi un coté adjacent à celui de Satoshi. C’est moins perturbant d’être à côté que de d’être en face et se sentir fixée au fur à mesure que je mange.

Je suis supposée me servir. Il y a les boulettes de riz qui trône sur la table. Elles m’appellent. Elles ont peur que je les mange. Si je le fais, elles ne pourront plus venger leurs confrères que j’ai déjà manger. Mais elles aussi ne feront qu’allonger la longue liste de mes victimes.
Mais je ne vais pas manger que ça. En fait, j’ai envie d’essayer un peu de tout. Tout à l’air vraiment bon.
Je suis encore occupée à observer ce qui se trouve sur cette table dans son ensemble quand il me propose du saké.

-Eh bien. Pourquoi pas. Je n’ai pas encore gouté le saké depuis que je suis au Japon.

Et je suis aussi en train de remarqué que j’e n’ai pas bu une seule goutte d’alcool depuis que je suis au Japon. Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas, mais il m’a donné envie. Je devais à peine être au collège quand j’ai bu de l’alcool pour la première fois. Dès que j’ai réussi à m’éloigner de mes parents en fait. Le fait d’avoir passé une certaine partie de ma vie avec des amis pas très nets à au moins l’avantage d’avoir fait de moi quelqu’un de relativement résistant à tout ça. Je ne suis pas spécialement addicte à l’alcool ; mais je sais que j’aime en boire un peu de temps en temps. Quand ça accompagne bien un repas, comme présentement.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 4 Juin 2016 - 2:30

Alors qu'Aslinn semble finalement se servir du Sake, je me lève pour me diriger a la cuisine. Je met a peine cinq secondes a l'atteindre, et constate que rien a changé. En même temps je ne suis partis que deux mois après tout. Je souris en attrapant la bouteille d'eau aromatisé a la pomme. Je n'aime pas particulièrement l'alcool, et c'est surtout a cause du fait que cela soit un symbole de mon passé, de cette soirée affreuse ou toute ma famille, tout mon monde avait basculé. Je n'ai pas particulièrement envie d'y repenser, je vais donc profiter de ce séjour sans me prendre d'avantage la tete. Ma mère s'assoit en face de moi et je vois qu'Aslinn s'est mise a genoux. Elle va vite changer de position je pense, manger comme ça est un calvaire, même si a la base je suis censé faire de même. Peu importe, ma mère prend la parole:

- J'ai tellement de choses a te raconter, tellement de choses sont arrivés depuis que tu es partis. La petite Mika, les chiens du vieux Hida, la famille Buki....

Voila, c'est partit, le moment tant attendu, la description de tout les événements, de tout les potins du village. Elle évoque Mika néanmoins, et cela me rend involontairement curieux.

- Alors tu sais que le vieux Hida etait un ancien éleveur de chiens. Quand il était jeune il est devenu amoureux d'une fille qui avait un chien et du coup pour pouvoir sortir avec elle il s'est mit a les élevés et c'est devenu son métier. Bref, c’était juste pour le contexte pour Aslinn-chan. Et bien figure toi que son chien, le gros la qui ressemble au chien dans cette série que tu regardais quand tu etais petit...hum je ne me souviens plus, enfin le chien était extrêmement gros. Et bien un jour il y a un mois, il est revenu avec des chiots. Et ces chiots étaient ceux de la chienne de madame Gaki, qui etait morte durant l'accouchement. Qu'elle idée de laisser une chienne de cet age mettre bas....et le chien les as recueillit ! J'ai étais les voir ils sont adorables, tu devrais y faire un tour, je sais que tu aimais bien ce chien !

Je fais « oui oui » une première fois en réponse a l'histoire. C'est vrai que j'aime bien ce chien, je le connais depuis longtemps et il a toujours etait gentil, c'est plus facile de parler avec un chien parfois, au moins il ne te répond pas. Enfin pas comme un autre humain. Elle reprend la parole :

- La famille Buki ensuite, figure toi que depuis longtemps, je savais que le pere Buki etait un peu accro au jeu. Il participait a une loterie tout les jours, qui arrivait depuis la ville. Et il a gagné le gros lot. Je n'en revenais pas, c'est tellement une petite chance de gagner...et pourtant il l'a fait, tu te rend compte, huit million de yens! Il a fait construire a Sendai une grande maison avec une piscine interieur, et il a en plus eu une promotion dans son entreprise de construction. Y'en a qui ont vraiment tout qui arrive en même temps, c'est amusant.

Je redis « oui oui une seconde fois ». D'un point de vu extérieur j'en ai peut être l'air d'en avoir rien a faire, mais j'écoute vraiment, et ma mère le sait, sinon elle ne parlerait pas. Elle me sourit comme a son habitude. J’espère qu'Aslinn ne se sent pas de trop, je sais très bien que nous avons tendance a nous enfermés un peu dans notre bulle elle est moi, l'habitude de n’être que deux. Mais elle prend le temps de regarder Aslinn a chaque phrase, comme pour l'inclure dans notre chez nous. Et je ne peux m’empêcher de sourire a mon tour. Cette femme qui m'a donnée la vie est vraiment incroyable.

- Et la petite Mika aussi, je l'ai vu il y a....euh...deux jours. Qu'est ce qu'elle a grandit, elle est magnifique, elle est tellement grande, elle fait quasiment une tête de plus que moi, et par ici je ne suis pas si petite. Elle a eu son diplôme de fin de lycée et a dit qu'elle allait en droit je ne sais plus ou....elle m'a dit qu'elle voulait te voir. Vous étiez tellement mignon quand vous étiez petit, tu devrais aller la voir, elle sera contente. Et comme ça Aslinn-chan n'aura pas a te supporter sans aide pendant autant de temps. N'est ce pas ma chérie ?

Elle lui fait un clin d’œil en souriant avant de se servir a son tour du Sake. Je soupire en reprenant une bouchée de riz en disant :

- Si tu en a marre de l'écouter, Aslinn, dis le, ca nous fera des vacances...

- SatoSato, comment parles tu as ta mère jeune effronté ?

Nous éclatons de rire tout les deux avant de nous remettre au repas qui avance tranquillement.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 4 Juin 2016 - 12:16

Je me sers donc dans le bol qui, il me semble, est destiné à cet usage. Je me sers également dans les plats. Du riz ; mais aussi d’autres choses. Par exemple, les sushis. La première fois que j’en ai mangé ; c’était chez Ishya. Un midi avec une pause un peu plus longue que d’habitude, nous sommes allées chez elle. Si aller chez moi n’a jamais été ne serait-ce qu’une hypothèse, aller chez elle était assez fréquent. Nous avons donc fait des sushi ce midi. Une de mes autres expériences culinaires mémorables. Heureusement qu’elle était là. Enfin. SI elle ne l’était pas, je n’aurais jamais imaginé faire de sushi un jour. Je suis vraiment un massacre quand il s’agit de cuisiner. Comment est-ce que je vais faire pour survivre si je veux arrêter de dépendre d’une cantine ? Je ne vais pas aller au restaurant ou commander des pizzas tous les soirs. Je pourrais peut-être vivre un certain temps comme ça, mais pas indéfiniment non plus. Il va sérieusement que j’apprenne à préparer autre chose que du thé.
Un jour. Peut-être. Eventuellement.

De toute façon, pour l’instant, au moment présent, on me demande de manger. Pas de cuisiner. Et ça, manger, je sais faire ; ça n’est vraiment pas quelque chose qui me pose problème.

Un fois servie, je prends en main le bol contenant le saké. Je suis vraiment curieuse de gouter. La dernière fois que j’ai bu de l’alcool, c’était un Irish coffee. Cette petite merveille de l’Irlande. Mélanger du café avec du whiskey, et rajouter de la crème fouettée par-dessus. Alors pour moi qui aime et adore le café, c’est magnifique. C’était la première fois que je prenais un Irish coffee d’ailleurs. Mais amis avaient décidé qu’il fallait que j’en boive un au moins une fois avant de m’exiler au Japon. Alors le un après-midi avant mon départ, nous sommes allés dans un bar. Je pense que le barman se doutais que nous étions mineurs, mais ce n’est typiquement pas le genre de chose sur lesquelles ils sont pointilleux en Irlande. Tant qu’on consomme, tout leur va. C’est le dernier après-midi que j’ai passé avec mes amis. Le lendemain, j’étais dans l’avions. CE sont aussi eux qui m’ont accompagné à l’aéroport. J’avais explicitement dit à mes parents que ça ne servait à rien qu’ils viennent me dire au revoir. Et même si je ne l’avais pas fait, ils m’auraient éventuellement déposé à côté du bus qui va jusqu’à l’aéroport.

Je bois. Je sens la liqueur descendre dans ma gorge. C’est très différent de tout ce que j’ai bu jusqu’à aujourd’hui. J’aime bien.
Je vois Satoshi se lever et revenir avec une bouteille. Je reconnais cette bouteille. L’eau aromatisé. De l’eau avec du sirop déjà incorporé. Il m’avait déjà fait gouté. Je suppose qu’il aime vraiment ça. Le voir revenir avec cette bouteille me tire un sourire en coin. Il m’amuse.

Puis la mère de Satoshi commence à parler. Au début, j’essayais de suivre la discussion. Même si ça ne m’intéresse pas, d’avoir au moins l’air intéressée. Puis au bout d’un certain temps, je me rends compte que ce n’est pas près d’être fini. C’est comme si elle n’avait parler avec personne depuis des mois, et qu’elle avait besoin de laisser le flot de paroles qui stagnait en elle commencer à sortir. Parce que ça en devient impressionnant. Elle a vraiment des ressources. Elle va peut-être s’arrêter quand elle commencera à s’arracher la gorge à force de parler et qu’elle commencera à cracher du sang.

Je suis l’histoire des chiens avec un intérêt qui n’est qu’apparent. Mais ça aurait été trop simple qu’elle s’arrête là. Elle enchaîne. Encore, et encore, et encore. Au bout d’un certain temps, je décroche complètement. L’avantage du japonais, c’est que je peux choisir de comprendre ou pas. C’est-à-dire que, étant donné que ce n’est pas ma langue maternelle, il suffit que j’arrête de me concentrer sur le flot de paroles pour arrêter d’écouter. Ça ne devient plus qu’un flou de paroles, sans sens réel. Il me suffit de reporter mon attention sur autre chose en attendant. Pour l’instant ça sera le saké. J’observe les mouvements du liquide dans le bol au fur à mesure que j’incline ce dernier. Il prend de jolis reflets avec la lumière. Je bois une autre gorgée. C’est amusant ce gout. Je n’avais jamais bu d’alcool qui s’en approche. Bon, ça reste un alcool, ça n’a rien de complétement inattendu non plus ; mais ça n’est vraiment pas mal.

Elle parle encore.

Je bois une autre gorgée et reporte mon attention sur autre chose.
Ce coup-ci c’est sur la pièce dans son ensemble. J’avais déjà pris le temps de laisser trainer mon sur l’ensemble en entrant dans la pièce, mais ce coup-ci j’en profite pour observer avec plus d’intérêt les détails. C’est vraiment joli comme endroit. Un type d’endroit dans lequel je n’avais jamais mis les pieds avant. Je me sens hors de mon décor, mais ça n’est pas plus mal. J’ai cette impression depuis que je suis au japon de toute façon.

Je reporte un petit peu mon attention sur le moulin à parole en face de moi.
Japanese mode : on
Elle en est rendue à parler d’une fille qui habite dans les alentours.
Je tique à ce sujet. Une jolie grande. Je sais que je ne suis pas grande. Je suis même vraiment petite. Ce n’est pas la peine de le souligner.
Mais l’évocation de cette personne me fait réaliser que non, je ne suis probablement pas la seule personne côtoie Satoshi. Sa ça se trouve, il connait pleins de monde. Surtout ici, ou il a grandi à priori. Jamais je ne l’ai entendu évoquer d’autres gens. Enfin, ceci dit ; depuis le temps qu’on se connais. La situation reste ambiguë. Je me sens tellement à l’aise avec lui que j’ai l’impression de le connaitre depuis longtemps, mais dans ce genre de situation, je me rends compte qu’en fait… non.  

-(…) Et comme ça Aslinn-chan n'aura pas à te supporter sans aide pendant autant de temps. N'est ce pas ma chérie ?

Ah. Je sursaute presque quand elle s’adresse à moi. J’avais presque oublié que j’étais bien présente moi aussi. Je ne suis pas juste une âme qui flotte dans l’air et écoute impunément des discussions. Je suis supposée répondre quelque chose je suppose.
Je lui souris, autant que j’en suis capable. Je ne sais pas sourire sur commande, j’espère juste que ça n’est pas trop flagrant.

-Bah. Ça n’est pas un problème. Il n’est pas SI fatigant que ça.

Mes yeux retournent vers Satoshi, avec amusement plus franc ; je lui souris. Sa mère le charrie. Je le charrie. Pauvre petite chose.  

- Si tu en a marre de l'écouter, Aslinn, dis le, ca nous fera des vacances...

- SatoSato, comment parles tu as ta mère jeune effronté ?


Je ris. Enfin, pas à gorge déployée, c’est plus un rire intérieur, mais je ris quand même. Ils m’amusent tous les deux.

-Oh. Ça va. Je peux écouter. Mais c’est impressionnant d’avoir autant de ressources.

J’ai un sourire en coin, un peu ironique, mais explicitement amusé. Mon regard passe de Satoshi à sa mère.  

-Et j’ai presque envie d'avoir peur que ça ne soit que le début.

Je souris et prends une boulette de riz. J’en prend une première bouchée. C’est bon. J’ai du respect pour cette femme qui sais préparer du riz.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 5 Juin 2016 - 20:21

Je souris à ce que vient de dire la pauvre Aslinn, jeté dans cette arène impitoyable ou dirige la voix de ma mère, intarissable, inarrêtable. Elle se débrouille bien en fait, de nombreuses personnes ont craqués bien avant elle, mais pourtant elle ne semble pas être a bout, au contraire, elle fait même une petite blague qui fait sourire ma mère. Elle semble vraiment contente de nous avoir avec elle, cela doit lui changer de ses journées de solitude. Je suppose que c'est normal de parler beaucoup quand il arrive de ne pas ouvrir la bouche pendant plusieurs journées. Bon, après, elle a toujours était comme ça. Je crois que ça fait partit des choses qui ont plut a mon père. Elle s’intéresse a tout, peut parler de tout. Elle est doté d'une grande curiosité, et surtout, d'une capacité a dialoguer incroyable. Même sans rien connaître du sujet, elle parviendra quand même a instaurer un échange. Je ne pense pas qu'elle y connaissait grand chose en études des planètes et tout ce qui va avec, mais pourtant elle en parlait souvent avec mon père, de son travail, de ses recherches. Enfin tout ça c'est le passé, pas vraiment besoin de s'attarder la dessus.

Elle se lève soudainement en souriant et en s'étirant un peu. Je ne sais pas si elle veux se faire passer pour une femme plus vieille qu'elle ne l'est, mais elle fait souvent des gestes qui ne correspondent pas vraiment avec une femme de son age. Comme s'étirer de la sorte comme si ses muscles étaient tout criqués, endolorit. Je sais que ce n'est pas le cas, et je suis sur que si elle fait ça aussi c'est pour moi. Parce qu'elle veux faire en sorte que je sois normal, et que les gens le pensent, que je viens d'une famille normale. Pas d'une femme de seize ans. Je me demande ce qu'en pense Aslinn d'ailleurs. Je n'ai pas vu son regard et son expression lorsqu'elle la vue pour la première fois, j'étais trop occupé a calmer le monstre déchaîné qui m'avait bondit dessus. Je n'ai donc pas pu lire dans son regard pour essayer de voir ce qu'elle en pensait. Elle m'en parlera si elle veux de toute façon, je n'ai rien vraiment a cacher, si elle me pose une question, j'y répondrais et voilà. La voix de ma mère me sort de mes songes :

- Je vais aller chercher des desserts si vous voulez, je reviens.

Elle doit parler d'aller en acheter, la supérette n'est pas toute proche, mais elle pourrait faire l'aller-retour en une vingtaine de minutes. Mais je pense qu'elle en a assez fait, elle n'a pas besoin de bloquer ses journées pour nous. Je lui souris en répondant :

- Ne t’inquiète pas maman, on ira en chercher après, tu devrais aller te reposer un peu.

- Voyons SatoSato, je ne suis pas si vieille que ça je n'ai pas besoin de me ménager !

Elle prend son assiette et sort de la pièce. Je soupire, c'est quand ça l'arrange. Je retourne mon attention vers la table qui a largement diminué en terme de victuailles. Je reprend une boulette de riz, en observant un instant mon amie assise a coté de moi. J’espère qu'elle n'est pas trop gêné d’être la, je suis sur que tout ce flots d'informations a du la fatiguer. Mais bon même si j'ai l'habitude, je suis encore un peu endolorit également de toutes ces anecdotes que je viens de recevoir. Je me penche un peu sur le coté comme si j'allais faire une confidence et souris en disant :

- La technique c'est de plisser les yeux et hocher la tete. Elle sera contente et tu ne plonge pas dans un échange sans fin. Désolé, elle est contente de nous voir je pense. Elle ne voit pas des gens tout les jours, il n'y a presque que des vieux ici. Du coup forcément ce n'est pas la jeunesse qui l'étouffe. Mais je crois qu'elle t'aime beaucoup, je ne l'ai pas vu autant sourire a quelqu'un depuis longtemps.

Et ce n'est pas pour faire plaisir a la jeune femme, c'est vrai. Ma mère est quelqu'un de plutôt extraverti, mais ce n'est pas pour ça qu'elle aime et parle facilement a tout le monde. Non, elle marche beaucoup au feeling, au ressentit. Si la personne ne lui plaît pas, jamais elle ne s'ouvrira comme elle le fait depuis une demi-heure devant nous. C'est ça aussi que j'aime bien chez elle, elle a une faculté de juger les gens assez bonne. Il est rare qu'elle se trompe sur quelqu'un. Enfin c'est sans doute déjà arrivé, mais ce n'est pas particulièrement fréquent. Et çà c'est véridique. Enfin si elle s'est fortement trompé une fois dans sa vie, mais comme je suis le fruit de cette erreur, je ne vais pas m'en plaindre. Après tout l'amour est aveugle, je ne suis pas sur qu'elle utilisait la même cohérence avec mon père qu'avec les autres personnes. Je me demande ce qu'elle ressentait et si je ressentirais ça un jour aussi. Je ne vais pas commencer a me prendre la tête avec ce genre de question maintenant, sérieux SatoSato, tu es toujours comme ça, a réfléchir a des choses incroyablement hors contextes.

Je replonge mon regard sur la table une nouvelle fois, et je pense au festin qu'elle nous a proposé. On peux dire que si nous avions faim, nous n'avons pas était déçu. C’était même trop, il reste de quoi manger facilement un repas, voir deux. Aslinn mange toujours, mais moi je suis repu. Je me penche de nouveau vers elle en disant :

- Ne te force pas aussi pour manger, elle ne sera pas vexé et de toute façon sincèrement je doute que dix personne comme toi et moi soit capable de résister a la folie cuisinière de ma mère.

Je souris de nouveau. Je souris vraiment beaucoup depuis que je suis a Keimoo, je me demande si ma mère la remarqué. Alors que j'étais si renfermé, voilà que je souris et que j'invite des gens chez moi. Une fille qui plus est. Il y a de quoi être étonné. Je pense un instant ensuite a ce que l'on pourrait faire ensuite. Il est déjà l’après-midi. Enfin je vais commencer par attendre qu'Aslinn ai finit.


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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 5 Juin 2016 - 22:39

Plisser les yeux et hocher la tête.
J'essaie cette tête qu'il me conseille de faire au moment où il me la propose. Pour voir si j'arrive à le faire. En soit même, ça n'est pas vraiment compliqué, mais je ne sais pas si je suis satisfaite de l'expression qui s'affiche sur mon visage à cet instant. Je sais que je ne contrôle très mal mes ressentis, et choisir l'émotion que j'affiche n'est pas forcément simple. Ça reste bien moins prise de tête de rester naturel.
Et puis il s'excuse encore. Pour lui, pour sa mère, pour tout. Bon. Je ne vais pas me plaindre parce que ça faisait longtemps. Et puis, je suppose que j'aurais réagis pareil si j'avais été à sa place. Vu le débit de parole de sa mère, je comprend qu'il ai peur que je sois mal à l'aise, ou que ça me fatigue. Mais bon, j'ai accepté de venir, c'était à mes risques et périls.  Maintenant que je suis ici, je ne vais pas me plaindre.
Enfin.
Pas trop. J'ai faillit tout à l'heure. J'avais commencé même, mais je ne suis pas allée trop loin. J'ai réussit à limiter les dégâts pour l’instant, on va essayer de tenir. Au moins aujourd'hui. Au moi cet après midi.
Idéalement, ça serait tous le séjour. Mais ça fait déjà plus de dix-huit ans que je me supporte, et je commence à me connaître.
Mais bon ; ça ne coûte rien d'espérer.

 - Haha c'est bien si elle sourit alors. Et e t'en fait pas pour moi. Au pire, si ça deviens long, il suffit que j'arrête de me concentrer et le japonais ne deviens plus qu'un flot informe. Ça a ses avantages d'être étrangère.  


Je continue de lui sourire. Même si je dit ça en riant, ces propos sont terriblement vrais. Et c'est réellement pratique. Même en cours. Concrètement, pouvoir choisir comme ça, de comprendre ou non le japonais qu'on me parle à de sérieux avantages. Enfin. De mon point de vue.
Actuellement, en cours, je pense que je pourrais beaucoup plus facilement rattraper mon retard en cours; mais c'est fatigant. Les cours sont ennuyeux, rarement source d'un réel intérêt de ma part. Alors je trouve ça quand même parti que de pouvoir juste, reporter mon attention sur autre chose, et simplement... penser à autre chose que les cours. Même quand je suis dedans.

Sa mère c'est levée et est sortie un peu plus tôt.  Chercher un dessert. Mais je ne sais pas si j'aurais assez faim pour un dessert moi...
Tout ce qu'il y a sur cette table est bien trop bon. Et en plus, c'est elle qui l'a préparé. Je crois que j'admire vraiment cette femme pour sa cuisine en général.  Déjà que Satoshi avais mon respect pour savoir faire cuire du riz; elle en a encore plus.  
Un jour, j'apprendrai à faire cuire du riz convenablement, dans des proportions correctes.  Un jour.

D'ailleurs, je suis en train de remarquer que Satoshi à déjà à arrêté de manger. Je n'ai plus faim non plus ; mais c'est terriblement bon. Je le sens presque fixée. C'est perturbant de manger à côté de quelqu'un qui ne mange pas. Je termine de manger ce que je m'étais servis. Je n'en reprendrais pas une fois de plus. J'ai mangé pour toute la semaine. Mais c'était bon.  Beaucoup trop bon. Je pleure à l'idée de devoir retourner manger à la cantine dans quelques jours.

- Ne te force pas aussi pour manger, elle ne sera pas vexé et de toute façon sincèrement je doute que dix personne comme toi et moi soit capable de résister a la folie cuisinière de ma mère.


Je le regarde. Non, je ne serais pas capable de tout manger. Mais est-ce que tu te rends au moins compte de ce qu'il y a sur cette table ? Ce festin. Ça fait un mois que je mange à ma cantine matin midi et soir. Un mois. C'est long. Et ce n'est que le début.  Je commençais à m'y habituer, mais je dois avouer que là, profiter de ce type de repas, ça fait vraiment du bien.
Sa remarque marché donc un petit rire.

 - Je pense que même si j'essayais, je ne pourrais pas tout manger. Mais ça faisait longtemps que je n'ai pas mangé quelque chose d'aussi bon.  


Je reste pensive un instant.

 - Dix personnes... je pense qu'avec dix personnes c'est largement possible de tout finir.  

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Lun 6 Juin 2016 - 0:28

Je souris a sa dernière phrase. J'aimerais bien pourvoir lui dire qu'elle a raison, mais je suis navré, encore une bouchée et je meurs. Je parviens néanmoins a garder mon sang froid et a sourire. Pourquoi ai-je mangé autant ? Qu'est ce qui a bien pu me passer par la tête ? C'est affreux, cette sensation. Je dois bouger, sinon je sens que je vais être malade. Je repousse un peu la table pour libérer mes jambes étendus sous la nappe qui la recouvre et parviens a me lever. Oui, c'est déjà mieux, beaucoup beaucoup mieux. Je sens que la nourriture atteint mon estomac et va pouvoir commencer son cycle. Je n'ai plus rien au niveau de l'œsophage et je peux de nouveau respirer. Je jeté un coup d’œil vers le bas. Bien qu'elle tente de faire bonne figure, j'ai l'impression qu'Aslinn est au bout elle aussi.

- Si on ne fait pas un exercice physique très rapidement, je pense qu'on va se rendre compte que l'on vient de prendre une bonne dizaine de kilo.

C'est a cet instant que ma mère revient dans la pièce toujours en souriant. Elle a dans les mains un bol de fromage blanc pour elle, qu'elle mange souvent en fin de repas pour ne pas trop se bourrer d'avantage. Quand elle me voit, elle fronce les sourcils en faisant :

- Bon sang Satoshi, tu n'as que la peau sur les os, c'est bien de se muscler, mais si tu ne manges pas, tu vas devenir moche.

- Je...je fais ce que je peux....

- Et bien ce n'est pas assez, ne m'oblige pas a venir a Keimoo te faire manger moi même.

Je rougis, pourquoi faut il toujours qu'elle me fasse ce genre de réflexion. Elle sait très bien que je n'aime pas vraiment parler de ça, de ma musculature, de mon corps, de ce que je mange. Et en plus je sais qu'elle va faire une dizaine de critiques a la seconde, alors raison de plus pour vouloir éluder le sujet. Elle me prend le bras en en tâtant et en soupirant, histoire d'agrémenter ce qu'elle vient de dire plus tôt. Je recule vers la sortie en voulant changer de sujet. Après tout on ne s'est pas poser autrement que pour manger depuis notre arrivé. Il est temps de montrer a Aslinn le reste de la maison. Ma mere prend la parole :

- J'ai installé un futon dans ta chambre, et comme il y a le lit, ça sera parfait pour vous deux.

Je rougis une nouvelle fois. Forcément, il a fallut qu'elle fasse tout pour que l'on dorme dans la même pièce. J'ai l'impression que le calvaire de la dernière fois va se reposer. Je peux essayer de changer de pièce, mais je ne veux pas faire croire a Aslinn que je ne veux pas être avec elle. Merde, je suis coincé, comme d'habitude, elle m'a piégé. Je m'éclaire la gorge en tentant de reprendre contenance, reprendre mon calme, puis je me tourne vers les deux femmes de nouveau :

- Oh, il ne fallait pas, on aurait pu se débrouiller...mais c'est gentil, on va voir comment on dort ensemble ensuite, tu veux que je te fasse visiter le reste ? Bien qu'a part ma chambre, tu as quasiment tout vu déjà.

Ce n'est pas très grand en effet, mais après tout on ne vis qu'a deux, et comme on ne paye pas, on ne va pas se plaindre. Je souris a Aslinn, en même temps, j'ai pu lui tendre une perche pour échapper a ce repas infernal et bourratif. Lorsqu'elle est debout avec moi, je rajoute :

- On ira te faire des courses tout a l'heure si tu veux, je vais lui montrer un peu le village plus lentement, je pense. Alors fais une liste, comme ça tu n'auras pas a ressortir.

- Oui, et tu pourras aller voir Mika-chan. N'est ce pas ? Je te préviens si tu t'enfuis, et que tu repars d'ici sans aller lui dire bonjour, alors qu'elle est si enthousiaste de te voir, je le saurais, et tu auras affaire a moi.

- Oui maman, bien sur, comme d'habitude, j'irais voir la délicieuse Mikaela pour lui offrir mes salutations.

J'ai appuyé sur le prénom de mon amie d'enfance, enfin si je peux l'appeler comme ça, histoire de faire comme si j'avais le dernier mot, j'en suis satisfait, et j'espere qu'elle le sera aussi. Sans discours supplémentaire, je m'enfonce dans le couloir vers l'escalier, qui conduit aux deux chambres qui sont a l'étage.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Lun 6 Juin 2016 - 18:11

Quand sa mère revient avec un bol de fromage blanc entre les mains, je la regarde avec effarement. Je ne peux tout simplement plus rien avaler. J'espère juste qu'elle ne va pas nous en proposer, parce que rien que cette idée me donnerait envie de vomir. Déjà que je n'en suis pas très loin. Je n'aurais pas dû manger comme ça. Je le sais. Je me sens lourde maintenant. Mais j'ai tellement voulu profiter, que je n'ai pas fait attention à combien je mangeais. Ça m'apprendra.

Satoshi à raison. Il faut qu'on bouge. Que je me remette en mouvement ; quitte à devoir bouger mon estomac, qui, je le sens, est quand même bien trop remplis.
Je commence à me lever. Enfin, disons plus précisément, j’essaie de me lever. Le simple fait d’avoir déplacer mon poids sur mes mains dans l’optique de remettre mon corps à la verticale me donne une impression de malaise.

- Bon sang Satoshi, tu n'as que la peau sur les os, c'est bien de se muscler, mais si tu ne manges pas, tu vas devenir moche.

Je vais rester assise un peu plus longtemps en fait. J’observe le spectacle qui se déroule devant moi avec intérêt. Satoshi est bien évidemment gêné que ça mère parle de ça, mais très personnellement, je ris de cette situation. Tout fonctionne en sens inverse ici. La plupart du temps, un homme musclé va être fier de sa musculature. La montrer. L’exhiber même. Mais lui, c’est tout l’opposé. Il se cache ; sous des vestes, des T-shirt amples, un air renfermé. Et sa mère lui demande de prendre de la graisse. Il n’est pas gros, ça c’est sûr. Mais il est loin d’être maigre. Enfin. Je ne sais pas si je suis réellement objective à ce sujet. Pour avoir passé beaucoup trop de temps avec Ewen, qui lui est le parfait exemple pour illustrer le fait de n’avoir que la peau sur les os, j’ai du mal à trouver Satoshi trop maigre. Mince oui, mais de là à vouloir l’engraisser à ce point. A l’entendre, ou pourrais croire que son fils est à la croisée entre un bodybuilder et un anorexique. Il n’est ni l’un, ni l’autre. J’imagine Schwarzenegger à côté de moi. Non, définitivement ; il reste très loin de la musculature à outrance des bodybuilders. Ce genre de corps, tellement musclé que ça en devient moche, oui. La mère de Satoshi à raison, trop de muscles finis par complètement casser l’harmonie du corps humain ; mais franchement, Satoshi reste très loin d’avoir atteint ce stade.

Je continue d’observer ce petit échange entre une mère et son fils avec amusement. Le fait que ma mère me réprimande n’était que trop fréquent ; mais il y a l’affection en plus ici.
En fait, je crois que cette scène me fait vraiment rire. Je les aime bien tous les deux. Tout ici est tellement naturel, tellement spontané.

- J'ai installé un futon dans ta chambre, et comme il y a le lit, ça sera parfait pour vous deux.

Ah. On va dormir ensemble du coup. Je ne sais pas trop quoi en penser. Bon, ça ne sera pas la première fois qu’on dort ensemble. Ça ne m’a pas gêné la dernière fois, ça ne me gênera pas non plus cette fois-ci. Mais je me souviens de l’écart qu’il avait essayé de mettre entre nos lits dans sa chambre, j’ai peu que lui soit mal à l’aise. Ceci dit, il n’était pas immense quoi qu’il arrive, étant donné l’espace qu’on nous laisse dans les chambres de l’académie. Mes yeux retournent vers Satoshi. Il rougit encore. Oui, il a définitivement l’air plus gêné que moi. Et puis ça serait bizarre je pense, qu’on soit chacun dans une pièce différente.
Je lui adresse un léger sourire, dans le but de lui faire comprendre qu’il n’a pas à s’en faire.
Il enchaine donc, proposant de me faire visiter le reste. Et bien pourquoi pas. Je suis supposée vivre ici pendant quatre jours, autant que je connaisse un peu les lieux. Parce que c’est bien beau d’avoir repérer l’endroit où on mange, mais je suppose qu’il y a plus qu’une table et des coussins.

Il va falloir que je me lève pour le suivre. Je remarque alors que je suis encore à genoux. J’avais complètement oublié. A écouter sa mère parler, je suis entrée dans une sorte de transe, et mon attention n’est pas revenue sur les sensations de mes jambes depuis. Enfin, il faut dire que manger étais beaucoup plus intéressant que se préoccuper de l’état de mes jambes. Je ne sais pas si j’arriverai à renouveler cette position plus tard, mais pour l’instant, un autre problème se pose. Il va falloir que je me lève. Et mon ventre n’est plus le seul problème. J’ai l’impression que mes genoux sont bloqués dans cette position. Il va bien falloir que je bouge pourtant.

Je bascule en avant, et appuie mes mains sur la table basse devant moi, espérant y trouver une certaine aide pour me lever.
Nausée.
Mais c’est relativement efficace. Un fois de plus, les muscles de mes bras vont devoir faire leurs preuves. C’est le moment de prouver que vous existez mes petits.
Je prends appuie et remonte une première jambe. Puis m’appuyant plus franchement sur cette dernière, je relève l’ensemble de mon corps.
Mon ventre à l’air de subir relativement bien le changement d’altitude ; par contre, les craquements de mes genoux sont à faire peur. D’ici un an et demi je deviens une grand-mère et dans deux ans, on m’enterre ; vu l’état dans lequel je suis.
J’espère qu’ils étaient plus discrets que ce que je pense, car je n’ai pas spécialement envie qu’ils aient tous les deux pris le temps d’apprécier le concerto de mes rotules.
Ils ont plutôt l’air occupé à parler de la suite des évènements. Personnellement, tout me va. Je suis ici en touriste, je suis le mouvement.
Satoshi s’adresse à moi, avec un sourire. J’aime bien quand il sourit. J’ai toujours ce petit bonheur quand quelqu’un qui me sourit à moi, et personne d’autre.
J’acquiesce d’un signe de tête par rapport à sa proposition. Fais-moi voir. Je suis là pour ça.

Et il a l’air de n’avoir qu’une seule envie, s’éloigner d’ici. Je suppose que les remarques de sa mère ne sont pas pour le mettre à l’aise. Je ris intérieurement.

Puis ils recommencent à parler entre eux.
Je tique au ‘’Mika-chan’’. Je n’arrive pas à me situer par rapport à cette personne. Je ne sais pas si j’apprécie le fait qu’il ait des connaissances ici -ce qui est tous à fait logique, puisse que c’est apparemment l’endroit ou-il à grandis- mais j’aimais bien l’idée de l’avoir pour moi toute seule.

Cette pensée était absolument égocentrique. Je ne vais pas lui demander de devenir asocial juste pour moi.
Ceci-dit, il n’a pas forcément l’air heureux de devoir aller voir cette personne. Vu a façon dont il appuie sur son nom, et la tourne de phrase très polie, il fait preuve d’une certaine froideur vis-à-vis d’elle.
Finalement, je me demande ce qu’elle.
Je verrais bientôt je suppose ; puisse qu’il va falloir ‘’ lui offrir nos salutations’’. Je ris imperceptiblement. La joie s’émane de lui.

Puis sans rien ajouter, il s’engouffre dans un couloir. Je suis un peu prise au dépourvu, mais je suis son mouvement. Je souris une dernière fois à sa mère pour lui montrer mon amusement, et emboite le pas à Satoshi dans ce couloir.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 7 Juin 2016 - 3:13

Je ne suis pas énervé, pas vraiment. Bien que mon air soit contrit un peu grimaçant. Je ne suis pas énervé non, juste agacé. Je voulais juste passer les journées avec Aslinn, l'amie avec qui je suis venu. Pas Aslinn ET Mika. Parce qu'on peux etre sur que si nous allons la voir, alors elle va nous suivre partout, comme a l'époque. Enfin je dis ça mais ca va faire 3 ans, elle a peut etre changé, mûrie. Elle va peut être comprendre qu'elle n'est pas particulièrement la bienvenue. A moins qu'elle ne devienne instantanément amie avec Aslinn, ce qui est possible. C'est le genre de fille joviale apprécié de tous, tout le contraire de moi. Je me souviens au collège que toute les filles passaient leurs temps a lui demander pourquoi elle passait son temps a traîner avec moi. L'age des premiers amours, elles avaient toutes les yeux rivés sur les garçons les plus beaux, les plus sportifs, les plus cool. Moi je ne parlais a personne, et au départ je ne faisais même pas de sport. Je suis blond, c'est peut être attirant pour certaines filles, la différence, mais apparemment pas avec moi. Quand bien même elles trouvaient toutes Mikaela totalement folle de passer du temps avec moi, alors qu'elle aurait sans doute pu sortir avec le garçon qu'elle voulait. Nous étions jeune pour penser a ça, mais c'est comme ça, les jeunes sont de plus en plus précoces, comme dirait le vieux monsieur Hebi. Pour ne pas passer pour un garçon renfrogné, je prend le temps d'expliquer a voix basse dans le couloir a Aslinn :

- Tu vois, linn-chan, ce n'est pas que je n'aime pas Mika, elle est vraiment gentille....mais je la trouve un peu...envahissante. Ce n'est pas vraiment l'idée que je me faisais du week-end avec toi....

Je me rend compte que je viens de lui donner un surnom, naturellement, en diminuant son prénom de moitié. C'est plutôt mignon en fait, et plus facile a prononcer pour nous autres Japonais. Je ne commente pas ça, si elle n'aime pas je ne doute pas qu'elle me le fera remarqué, c'est ce genre de fille. Pareil j'en ai peut être dit un peu trop, j’espère qu'elle ne va pas croire que je l'ai amené ici pour une quelconque raison. Je ne suis pas du genre calculateur, enfin si, je le suis totalement, a observer les gens et a décrypter leurs expressions, leurs pensées. Mais la en l’occurrence, ce n'est pas le cas, j'ai tous fais pour ne pas le faire avec elle. Je ne me suis pas vraiment forcé d'ailleurs, tout est plus facile avec Aslinn. J'ai l'impression que je suis fais pour être avec elle, que tout ce qui me semblait insurmontable avant, me semble plus léger après tout. C'est peut être ça l'amitié, je n'en sais rien, je n'y connais absolument rien du tout.

Pendant tout ce temps de songes, nous avons avancé dans le couloir uniquement éclairé par la lumière venant de la porte d'entrée a l'autre bout. Je me sens lourd a cause du repas que nous venons de manger. Plus j'y pense et plus je regrette ce cinquième onigiri, après tout ces sushis, c'est une erreur. Mais bon, trop tard, ou « too late » comme dirait l'Irlandais qui me suit. Je lui montre la petite cuisine composé du strict minimum, un gaz, un frigo, quelques meubles. Une cuisine très classique. Les toilettes, ce qui nous sert de salon avec un canapé d'angle en cuir, qui était déjà la et dont nous profitons éperdument, une télé avec une bibliothèque composé de nombreux livres de psychologie que ma mère dévore, mais aussi beaucoup d’œuvres et revue sportives, un peu comme celle que j'ai dans ma chambre étudiante. Je n'ai bien sur pas pu toute les prendre, et ma chambre ne peux les contenir, elle est déjà pleine a craquer.

Nous parvenons a l’escalier. Je lui fais signe de passer devant, dans une démarche se voulant galante, comme a mon habitude. Elle est sans doute habitué a présent, mais elle ne m'a jamais dis si elle trouvait sa agréable ou inutile. Je lui demanderais peut être aussi plus tard, ce qu'elle pense de ce genre de manière. La n'est pas la question. Je souris plutôt a l'idée du fait qu'elle doit en avoir marre d'escalader encore et encore et encore des marches. Mais celui ci n'est pas insurmontable. Une dizaine de marches et nous sommes en haut, devant trois portes les unes en face des autres, une a droite, une a gauche et une en face. Il n'y a pas de couloir. Une trappe au dessus de notre tête indique la présence du grenier. Ce n'est pas très grand, mais les chambres le sont plus. Moins de couloir, plus de chambre, ce n'est pas si mal. Je lui indique que la porte en face de nous est la chambre de ma mère. Celle a gauche, la salle de bain, avec une baignoire, ce qui est un rêve devenu réalité pour moi qui aime prendre mes aises sous la douche. Puis je lui indique la porte a droite, ma chambre. Je lui ouvre la porte et la laisse passer pour la laisser admirer le chantier. Je ne sais pas ce qui doit lui sauter aux yeux. Il y a un bureau recouvert de papiers et de livres de toute sortes, beaucoup de livre sur le droit que j'ai déjà lu et qui ne me servent pas vraiment a l'académie. Un lit récemment refait, sans doute du jour même, avec juste a coté un futon beaucoup plus épais que celui que j'ai a Keimoo. Deux armoires contenant toutes mes affaires, mes vêtements. Mais surtout, sur le mur de gauche déjà, se trouve sur deux mètres carrés environ, allant du sol au plafond, une montagne de magazines. Plutôt épais. Des jump. Contenant les œuvres des plus grands auteurs de mangas de ces dix dernières années. Sous le lit, quatre grandes caisses pleines a ra-bord de ces mêmes magazines. En vérité ils sont épais et ne peuvent pas tous tenir ici. Il y a peut etre ceux de la derrières années. Après tout trois jump par semaine, ça va plutôt vite. Les neuf années précédentes sont dans le grenier, quasiment uniquement dédier a ça. Un jour il faudra que je m'en sépare. Ou que j’achète un entrepôt. Oui, je ferais sans doute ça.

- Voila, tu es dans ma chambre, fais comme chez toi. Enfin, tu es chez toi d'ailleurs, a partir de maintenant. Donc n'hésites pas a faire quoi que ce soit.

Je lui souris.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 7 Juin 2016 - 12:56

La voix de Satoshi s'élève, faisant vibrer l'air entre les murs étroits du couloir. Le bruit de nos pas qui étaient depuis quelques secondes le seul son à remplir l'espace se retrouve une fois de plus relégué au statut de bruit de fond. Oui, étonnamment, je trouve ça plus intéressant de me concentrer sur ce qu'il dit que sur les bruits produit par les chocs entre nos pieds et le sol.
Il a l'air plus énervé que ce que je pensais. Enfin, non. Je ne dirais pas énervé, c'est trop fort ; plutôt exaspéré en fait.

Il vient de trouver une nouvelle déformation à mon nom. Je l'aime bien celle-ci. Elle sonne bien de la bouche d'un Japonais je trouve. Aslinn n'est déjà pas très courant en Irlande, alors au Japon. Ça n'aurais rien de surprenant que je sois actuellement la seule Aslinn résidant dans ce pays. Et si prononcer cette suite de lettre n'est pas trop dur pour un anglophone, il est évident que ça n'est absolument pas l'ordre normal dans lequel on placerais ces lettres au Japon. Alors, selon les personnes, j'ai déjà eu droit à des prononciations très variés. Déjà, le simple fait qu'ils découvrent mon prénom en l'entendant quand je le prononce ou en le lisant change drastiquement la façon dont eux vont s'attribuer ces sons. Satoshi ne le prononce pas trop mal. C'est moi qu'il l'ai prononcé pour lui, il a donc entendu les sons originaux en premier, mais je sens bien qu'au fur à mesure, il se l'approprie. Par contre, il ne l'a jamais vu écrit. Et ce n'est pas plus mal, parce que le résultat d'un Japonais qui lit mon prénom est généralement très drôle.
Il y a les suffixes aussi. Cette habitude étrange des Japonais, à laquelle je commence à m'habituer. En fait, je crois que j'aime bien. Après avoir vu mon prénom détourné une dizaine de fois, j'ai fini par aller chercher précisément leur sens. Je sais maintenant que "chan" est affectif. Même si je ne captais pas vraiment quand il m'appelait comme ça au début, j'aime bien cette idée. Je ne sais pas si je me mettrais un jour à lui donner à lui aussi son suffixe, mais j'aime bien qu'il le fasse sur moi. En fait, je n'ai jamais vraiment eu de surnom, ni n'en ai jamais vraiment donné ; alors même si ce ne sont que quelques lettres qui ont été supprimées ou ajoutées, j'apprécie vraiment.

En dehors de cette nouvelle version de mon nom qu'il vient de créer, il me fait plaisir sur cette phrase. Je ne pense pas que c'était le but premier qu'il voulais ; mais je suis contente de constater qu'on pense la même chose de ce point de vue. Je voulais le garder pour moi, et j'ai l'impression que lui aussi. Alors cette fille, elle n'a vraiment pas l'air méchante, mais je suis celle qui peut l'être. Enfin. Je verrais. Je n'ai pas envie de me fâcher pour rien. Et puis, je n'ai pas spécialement envie de me faire mal voir par tout le village uniquement à cause de mon égocentrisme. Je n'ai pas encore décidé comment je réagirais face à elle. Si ne fait rien de mal, il n'y a pas de raison que je sois méchante. Par contre, si elle m'en donne, il n'y a pas non plus de raison que je me retienne. J'agirais celons mon impression du moment. Comme d'habitude en fait.

Mais il est très peu probable que je la supporte longtemps. J'arrive à être à l'aise avec Satoshi, mis c'est loin d'être le cas avec tout le monde. Je n'arrive toujours pas à m'expliquer cette aisance d'ailleurs, mais ça, c'est un autre sujet. En soit même, si cette fille est intéressante, pourquoi pas. Mais il me fait peur à la qualifier "d'envahissante". Si elle commence à prendre trop de place, je risque de ne pas être très douce pour lui faire remarquer qu'elle embête.

Je souris, même s'il ne le voit probablement pas, occupé à avancer plutôt qu'à poser ses yeux sur moi ; j'essaye de prendre un ton léger de toute façon.

- Ne t'en fait pas. On peut aller la voir si il faut. On a le week-end entier après tout.


En fait. Je n'ai pas spécialement envie de la voir. Mais vu comme c'est partis et l'appui qu'y a mit sa mère, ça sera une visite inéluctable. Alors autant la faire et essayer de relativiser.

Tout en lui répondant, nous finissons au bout du couloir. Il me montre alors rapidement tout ce qui compose sa maison. Ça n'est pas très grand, mais l'atmosphère ici est accueillante, vivante.
Puis ; encore un escalier.
Je n'ai pas envie de désespérer une fois de plus. Relativise. Ce coup-ci tu peux en voir la fin avant de commencer à monter. Il y a quoi ? Une dizaine de marches ? Ce n'est pas une épreuve insurmontable. Je suis largement capable de les monter. Mes cuisses et mon estomac vont probablement se liguer pour protester ; mais je devrais être capable de les contraindre a monter en même temps que le reste de mon corps.
Il me laisse passer devant une fois de plus. Il est très "galant". Enfin. J'ai envie de l'interpréter comme ça. On pourrais aussi tout simplement considérer le fait qu'il se retrouve avec mes fesse devant le nez quand je monte les escaliers. Mais je n'ai pas envie de le penser comme ça, donc on va juste dire que c'est de la galanterie. Tant qu'il n'a pas fait preuve du contraire, il n'y a pas de raisons de suspecter et de refuser.

Je monte donc. Je sens mon ventre vibrer. Mais qu'est ce que j'ai mangé ? Vive ma digestion... j'espère qu'il ne va pas non plus commencer à faire des bruits bizarres lui aussi. Mes genoux ont amplement suffit tout à l'heure. Il n'est pas nécessaire qu'ils se mettent tous à chanter l'état de mon corps.

J'arrive en haut, suivie de Satoshi. Il y a trois portes devant moi. On se croirait presque dans un jeu. "Choisissez: A-la porte de gauche, B-la porte de droite, C-la porte du milieu". Sauf que je n'ai pas ce choix à faire, et les informations arrivent d'elles mêmes quand la voix de mon blond reprend possession de l'espace.
Il me laisse passer à nouveau, ouvrant la porte devant moi afin de me laisser contempler son domaine.
La première chose que je remarque est sont bureau. Au moins aussi organisé que le miens. Je ne jugeras pas.
Il y a son lit, tout beau tout propre. Sa mère la probablement fait avant qu'on arrive. Il y a aussi un autre de ces matelas-couettes. Futon. Il va falloir que je me mette à appeler ces choses par leur nom. Je vais dormir dessus je suppose. Il ne va peut-être pas non plus me laisser son lit. Surtout que le futon est franchement plus épais que celui dans lequel j'ai dormis dans sa chambre à Keimoo. Ça ne devrais pas poser problème.


- Voila, tu es dans ma chambre, fais comme chez toi. Enfin, tu es chez toi d'ailleurs, a partir de maintenant. Donc n'hésites pas a faire quoi que ce soit.

Mon regard tourne circulaire ment pour aller embrasser l'ensemble de ce qui se trouve ici.
Sa phrases. Je l'ai tellement entendue. Le coup du "fait comme chez toi" qui signifie implicitement "tu es la bienvenue, mais n'exagère pas non plus"; je la connais trop bien. Ça fait partie des choses que mes parents on essayé de m'inculquer quand j'étais encore chez eux. C'est par ailleurs, une chose que j'ai du mal à appliquer. Je ne suis pas chez moi, j'en suis consciente, mais je sais aussi que dans ma façon d'être générale, je suis à l'aise -voire sans gêne- très facilement. Je vais quand même essayer d'avoir un minimum de respect envers le lieu.

Mon yeux tombent finalement sur une étagère de magasines. Étagère est faible pour décrire ce qui couvre actuellement le mur. C'est un miracle que le sol ne ce soit pas déjà effondré sous le poids de tout ce papier.
Les Jump.
Je connaissait de nom en Irlande ; j'ai commencé à être quand je m'ennuyais depuis que je suis ici. Je n'en ai pas lu beaucoup, mais je sais très bien ce que c'est du coup. Et les voir tous alignés de cette façon est franchement impressionnant. Je sais qu'ils sortent très régulièrement, mais je ne peux pas m'empêcher de me.demander sur combien d'années il a accumulé tout ça.

- Wow.

Je me dirige vers ladite étagère et passe ma main le long des livres. Ils sont tellement serrés, ça en créerai presque une surface lisse. Presque. Frontière entre chacun reste évidente, mais la surface couverte n'en reste pas moins impressionnante.

- Tu les gardes tous ?

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 7 Juin 2016 - 15:47

Je ne peux m’empêcher de sourire devant la réaction qu'Aslinn a en découvrant ma petite collection. J'en rougis même. Je pense que c'est ma plus grande fierté. Enfin, pour quelqu'un qui n'aime pas les mangas, ça peut simplement ressembler a de la stupidité, mais personnellement, j'en suis totalement fou de ma collection. Et je ne m'en séparerais pour rien au monde. Je me souviens encore quand j'ai reçu le premier, il y a dix ans. J'étais plutôt triste suite au départ de mon père, malgré ce qu'il avait fait, c’était quand même mon père. Nous étions arrivés ici, collé a coté de ce temple lugubre. Je ne connaissais personne et de toute façon je n'avais pas vraiment envie de les contraires. Ma mère avait trouvé ce travail, et le premier soir, me ramène ce magazine épais. Je me souviens de mon émotion quand j'ai commencé a le feuilleté, a le dévorer. Ça serait aujourd'hui, je dirais sans doute a ma mère de ne pas dépenser d'argent pour ce genre de chose, mais je ne le regrette pas, loin de la. Ces œuvres ont construites la personne que je suis aujourd'hui. Je souris encore plus vers mon amie et j'explique :

- Quand je suis arrivé il y a dix ans ici, ma mère a prit un travail a la librairie du village. Elle a conclut un marché avec le gérant, diminuant du prix des jump sa paye, et en échange il lui mettait de coté pour moi. J'ai commencé a les collectionner a ce moment la. Et comme il est devenu ami avec ma mère, même après avoir fini de travailler la bas, il a continuer a me les garder et me les offrir même, je les avais gratuitement. Pour te donner une idée de la quantité qui est présente ici, il y a tout ceux de cette année. Ils sont classés par ordre de sortie. Dans la première caisse a gauche sous le lit, les plus anciens, jusqu'au plus récent, ceux en haut de la dernière pile contre le mur. Il m'en manque quelques uns que j'irais chercher pendant le séjour. Donc ici il y a environ un an de jump, les neuf autres années sont dans le grenier, également classé par ordre de sortie, dans des cartons. J'ai mis des heures a faire ça, mais j'en suis plutôt satisfait.

Je souris encore une fois. J'ai parlé un peu plus longtemps qu'a mon habitude, mais le trésor ici le vaux bien. Je passe ma main délicatement sur la couverture d'un des tomes, en couleur, venant du manga « Haikyuu », une œuvre récente qui est assez populaire pour obtenir ses propres pages couleur. Je suis en retard du coup dans les publications. En comptant ceux que je vais récupérer, plus ceux que j'aurais manqué d'ici les grandes vacances dans deux mois, j'aurais largement de quoi m'occuper pendant cette longue pause. Je secoue un peu la tête Si ça ce trouve, Aslinn trouve ça complètement stupide comme passion et je l’embête, alors j'essaye de passer au autre chose. Je fais rapidement en rougissant, encore, d'une voix plus basse :

- Désolé je dois t’embêter avec mes explications stupide.

Je m'approche plutôt du lit qui vient d’être fait, ainsi que du futon a coté, et je pose mon sac par terre, avant de me laisser tomber sur le dos, allongé, sur le futon. Ah, du repos, je pourrais presque m'endormir maintenant. Ça serait vraiment intéressant de se laisser aller. Comme je ne sais pas si Aslinn a prit aux mots le fait de faire comme chez elle, je rajoute :

- J’espère que le lit sera a ta convenance, il est plus très jeune, mais le matelas est assez récent.

Je me rend compte en disant ça que le lit sent affreusement mon odeur. Pas que je sente mauvais ou quoi, mais c'est comme les vêtements ou ce genre de chose, une odeur caractéristique d'une personne, agréable ou non, et j'ai peur que cela ne la dérange. Je rougis encore en continuant de parler comme un idiot, enfin c'est l'impression que j'en ai :

- Mais je ne t'ai même pas demandé, si tu préfères le futon je te le laisse aussi, c'est comme tu veux. Les deux me vont. Oh et si tu préfères avoir une pièce pour toi, je peux aller dormir ailleurs.

Je n'ai pas pu lui demander la dernière fois si cela la dérangeait de dormir avec moi. J'étais partis le matin avant son réveil et quand j'étais revenu elle était déjà partit en cours. Et puis quand j'y pense, ce n’était pas vraiment correct de me tenir aussi éloigné d'elle. Enfin ce n’était pas correct de dormir dans la même pièce juste après notre rencontre, c'est ce que je me disais, mais maintenant que j'y pense, dormir ensemble après tout ce que nous avons traversés, ce véritable parcourt du combattant, c'est un moindre mal. Je trouve ça agréable même, c'est plutôt sympa de ne pas être tout seul. Mais encore une fois, je ne vais pas lui dire, je ne veux pas qu'elle pense que je me fais des idées ou quoi que ce soit dans le genre. Surtout que je ne sais même pas ce qu'elle pense vraiment de moi. Si ca ce trouve elle n'est pas enthousiaste a l'idée d’être ici. Enfin je pense que si c’était le cas, elle ne me sourirait pas comme elle l'a fait plusieurs fois depuis que nous sommes partis. D'ailleurs ça me fait penser que j'ai l'impression de la voir de plus en plus me sourire, alors qu'elle reste assez fermé avec les autres. Les autres. Ça me fait pensé que je ne sais même pas qui sont ces autres. Elle a peut être pleins d'autres amis que je l’empêche de voir pendant ces quelques jours de pause dans les cours. Je m'éclaircis la gorge une nouvelle fois:

- Désolé....ce n'est vraiment pas très luxueux. Enfin je pense que je serais mal a l'aise dans un endroit plus riche, mais ce n'est peut être pas les meilleures vacances qui soit....

Je soupire, oui, si il y a bien quelque chose que j'aimerais modifier, c'est ma pauvreté. Autant pour moi que pour rendre la vie plus simple a ma mère. Mais c'est un rêve qu'il est pour le moment difficile de réaliser.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 7 Juin 2016 - 21:29

Je me retourne vers lui au moment où sa voix s’élève. Il a rougi un peu. C’est mignon. A voir la lueur qui brille dans ces yeux, cette collection représente beaucoup pour lui. Un léger sourire passe sur ma figure. Il fait plaisir à voir de cette façon. Il a l’air tout simplement heureux.
Mes doigts quittent lentement les couvertures des jumps, permettant à mon buste de finir de pivoter vers Satoshi. Je le regarde parler. Je l’écoute aussi, mais ses paroles sont aussi visuelles qu’auditives. Tout son petit bonheur émane de lui pendant qu’il en parle. Je ne dois pas complètement me rendre compte de ce que représente ce mur pour lui. Je n’ai pas lu suffisamment de mangas pour ça. Par contre, je suis tout à fait capable de me rendre compte de ce qu’il laisse voir de cette passion.
Parce que je ne vois pas autre chose que passion pour décrire ce que je vois. L’étagère et les bacs posés à cotés parlent d’eux même ; mais son visage est encore plus explicite.

D’habitude, je considère que réussir à lire les émotions dans gens est une tache trop subtile pour que je me permette d’en tirer des conclusions ; mais déjà que j’avais l’impression de comprendre mon blond plus facilement que la moyenne des gens qui fréquentent la même réalité que moi, comprendre ce qui traverse Satoshi en cet instant n’a rien de complexe ou subtil. Juste, il aime cette collection, il aime ce qu’elle représente, il aime aussi très probablement une majeure partie de ce qu’elle contient. Et avoir quelqu’un à qui la montrer doit être positif pour lui.
J’aimerais tellement pouvoir être quelqu’un avec qui il pourrait partager cette passion, mais je suppose que même si je le faisais, réussir à rattraper tout ce qu’il y à lire me prendrais des années. Tout ce que je peux faire, c’est admirer cette passion d’un point de vue externe à ce que je suppose être l’ampleur de cette chose.

Dix ans qu’il habite ici. J’avais envie de dire que c’est un sédentaire, mais je sais que certains le sont encore plus que lui. Je sais que certaines personnes ne bougent pas de leur ville durant toute leur vie. Je ne sais pas comment ils font ; mais bon, je suppose que c’est un choix de vie. Et on peut pousser la sédentarisation encore plus loin. Il y a ceux dont les grands parents habitaient déjà là, dont les parents n’ont pas bougé, et qui eux même ne bougerons pas. Cette réflexion m’amène à remarquer que j’ai déjà vécu dans beaucoup d’endroit différents. Il y a chez mes parents, le collège à Dublin, le lycée à Arklow, et pour fini, le Japon. En dix-huit ans. Je trouve que c’est un bon début.
Si ça fait dix ans qu’il habite ici, c’est qu’il a déjà déménagé. Je me demande ou est-ce qu’il habitait avant. En France peut-être ? Il a dit être Franco-Japonais, mais je ne sais plus s’il a aussi dit avoir habité en France. Je lui redemanderais. Si j’y pense.

La façon dont il a obtenu ces Jumps est… Hm. JE ne sais pas. Je trouve ça mignon de la part de sa mère. Vraiment attentionné. Mais je trouve aussi que le vendeur est vraiment quelqu’un de sympa. Je ne pense pas qu’a sa place j’aurais été aussi gentille. Enfin, je ne suis pas libraire et je n’ai jamais eu l’intention de le devenir. En plus je suis sûre que c’est le genre de village dans lequel tout le monde se connait depuis qu’il porte des couches.
Je me contredis. Si Satoshi est arrivée ici il y a dix ans, c’est un magnifique contre-exemple. Disons qu’il est l’exception qui confirme la règle. Et puis ; dix ans c’est déjà quand même conséquent et plus que suffisant pour connaitre le village.

-(…) que j'irais chercher pendant le séjour. Donc ici il y a environ un an de jump, les neuf autres années sont dans le grenier, également classé par ordre de sortie, dans des cartons. J'ai mis des heures a faire ça, mais j'en suis plutôt satisfait.

UN AN. Je ne me rendais vraiment pas compte. Un an. Ça me parait tellement peu de temps pour la quantité exposée ici. Juste un an.
Je sais que les jumps sortaient souvent, mais à ce point. Ceux qui les produisent sont des machines. C’est une véritable industrie à ce niveau.
Et il y a neuf autres années classées dans des cartons dans le grenier. Non, je ne me rendais décidemment pas compte de l’ampleur de ce que sont ces alignements de magasines sur l’étagère. Vraiment pas.
Je dois le regarder avec un air entre ahurissement et admiration. Je reste sans mots. Je ne sais tout simplement pas quoi dire face à ça.

- Désolé je dois t’embêter avec mes explications stupide.

J’ai les épaules qui retombent avec exaspération. Il n’avait pas besoin sur le coup. Je plante mes yeux dans les siens. Non, franchement, non. Le ‘’désolé’’ était hors contexte. JE dévorais l’image qui se trouvait devant moi, mais il vient de tout casser.
Enfin. Je suppose que quoi qu’il arrive il aurait fini par passer à autre chose, mais pas de cette façon. Si tu veux, on s’assoit et on lit. Tu m’as juste encore plus donné envie de lire des mangas. Entre ça et m’embêter, il y a un monde.

-Non mais… ‘’des explications stupides’’. Ne te dénigre pas toi-même. Moi je trouve ça vraiment impressionnant au contraire. Déjà que je trouvais qu’il y en avait beaucoup juste sur ce mur, s’il y en a neuf fois plus au-dessus de nos têtes, c’est… hm…

J’hésite. Je ne sais pas comment qualifier ça.

-Beau ? Je ne sais pas comment qualifier ça.

Je hausse les épaule en disant la dernière phrase, cherchant à lui faire comprendre qu’il est loin d’être ennuyant.

Il s’approche du lit ; mais se laisse tomber sur le futon. Il veut donc me laisser le lit.
Je ne sais pas trop quoi en penser. Je pensais vraiment qu’il dormirait dans le sien. Un lit. C’est quelque chose d’assez personnel généralement. Il y ton odeur, un peu comme si u y restait un peu. Il va finir par réussir à me gêner moi aussi. IL est bien trop gentil. Je ne sais toujours pas quoi faire de toute cette affection que je reçois. Quand je le regarde, je constate que le rouge a commencé à revenir sur ses joues. J’aime bien cette tête qu’il fait. En fait, si je n’aime absolument pas l’idée d’être gênée, j’aime bien que lui le soit. Ça rééquilibre. Il enchaine à propos du lit, continuant lentement d’augmenter la couleur de ses joues.
Non, je me vois mal aller dormir dans une autre chambre. Je ne saurais pas à quelle heure je suis supposée aller dedans, ni à quelle heure je suis supposée me remettre en action le matin. Alors que comme ça, je peux adapter mon rythme. Et puis même, ça reste bien plus convivial. Et j’ai confiance en lui.
En soit même, dormir avec lui ne me gêne pas du tout. On l’a déjà fait en plus. Alors bon. Je ne vais pas aller embêter mon monde sous prétexte que je ne veux pas dormir ici. Ce qui de toute façon, serait faux.

Je me dirige vers le lit, et m’assois en tailleurs dessus, me laissant légèrement rebondir sur le matelas.
Je lui souris.
Encore. J’ai l’impression que plus ça va, plus je souris. Ça me fait bizarre de me faire cette réflexion. Il est bien le seul avec qui j’en arrive à ce stade. Il a dû à tout seul me voir sourire plus de fois qu’a l’ensemble des autres gens autour de moi. Sauf mes amis d’Arklow. Mais ça, ça ne compte pas.

-Ne t’en fait pas. Ça sera très bien ton lit. C’est gentil de me le laisser.

Je laisse mes mains s’enfoncer derrière moi dans la couette et repose mon dos dessus.
Je l’observe d’en haut. Lui sur le futon, moi sur le lit. Une fois de plus, je suis au-dessus. Ça ne m’arrive pas souvent pourtant ; mais je suis suffisamment petite pour remarquer à chaque fois que l’ordre des choses s’inverse.

- Désolé....ce n'est vraiment pas très luxueux. Enfin je pense que je serais mal à l'aise dans un endroit plus riche, mais ce n'est peut-être pas les meilleures vacances qui soit....

Hmpf.

-Tu crois que je serais là si ça me posait problème ? Et je peux te garantir que je serais déjà partie si tu habitais dans un manoir pompeux.

Mon sourire à instantanément laissé place à un air bien plus sérieux.
Oui. En courant même. Quitte à devoir refaire la marche de tout à l’heure en courant aussi. Je n’ai juste pas envie de retomber dans le même cadre que celui dont je me suis échappée en venant au Japon.
Ici, je découvre un tout autre monde, et j’en suis heureuse.
Je n’ai pas pu empêcher toute la haine que je porte envers ma famille transparaitre dans ma voix. La simple évocation du l’infime possibilité de retrouver cet univers aristo-bourgeois au Japon me donne envie de taper quelque chose. Quoi ? Je n’en sais rien. Je ne taperais rien pour l’instant. Mais quand même.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 7 Juin 2016 - 22:39

Elle ne semble pas ne pas aimer le lit, au contraire, elle sourit, encore une fois, embellissant son, déjà joli, visage. Oui plus je la regarde plus je la trouve jolie. Pourtant nous ne sommes pas vraiment sur notre trente et un, mais elle dégage une aura qui m'attire irrémédiablement, qui fait que je pense souvent, si ce n'est toujours a elle. Je ne sais pas vraiment pourquoi je pense a ça tout a coup...ah oui c'est vrai, parce qu'elle sourit. Elle rebondit lentement sur le lit tout en me disant que mes explications ne sont pas stupide, que au contraire elle me trouve intéressant. Je rougis d'avantage, mais je suis content qu'elle ne trouve pas ça stupide. Elle ne doit pas savoir qu'au Japon les otaku sont plutôt mal vues, et je ne sais pas si elle voudrait mettre les pieds dans ce monde si elle était au courant. Après moi personnellement, déjà je m'en fiche, et ensuite on ne peux pas dire que nous soyons dans la partie la plus regardante du Japon en la matière. Les vieillards trouveront toujours ça de mauvais goût, je ne peux de toute manière pas vraiment y faire grand chose.

Elle trouve donc ça impressionnant. Elle n'imagine pas a quel point cela me rend heureux qu'elle dise ça. C’était la partie que je craignais, qu'elle me prenne pour un nul, mais au contraire, elle dit que c'est une belle collection. Mes yeux doivent briller sous ses compliments. Je ne peux vraiment faire autrement, j'en suis vraiment extrêmement touché, presque ému. Je ne sais pas comment réagir, alors je reste la avec ce sourire béat sur le visage, sans savoir vraiment quoi faire d'autre. Je la vois qui se penche au dessus de moi, et me regarde. Je plante mes deux yeux dans les siens, scrutant son âme. Comme pour voir si elle est sincère dans tout ce qu'elle me dit. Mais a partir de maintenant, je ne m'excuserais plus, c'est décidé. Je lui fais totalement confiance a présent. Elle ne serait pas venu sinon, elle ne me regarderait pas de cette façon sinon. Nous sommes amis, c'est bon, c'est confirmé a présent. Encore une chose qui me rend heureux. Je n'avais pas dis ça depuis longtemps. Depuis le collège en fait. Amis, moi, quand j'y pense, c'est quelque chose.

Je dirais que cette pensée me vient surtout suite a sa dernière phrase, qui m'a presque fait sursauté. Son ton était abrupte, plus froid, plus profond. Comme si soudainement elle etait revenu a la réalité. Avait disparut de sa voix cette luminosité qui m'éclaboussait depuis que je la connaissait. Non, il semble que ce n’était pas une chose intelligente a dire. Elle me dit rapidement que si elle est la, c'est qu'elle en a envie, qu'elle n'a aucun problème. Elle fuirait en courant ? Et bien c'est rare de rencontrer quelqu'un qui fuit le luxe. Même moi malgré tout ce que je dis, je ne serais pas un contre un petit jacuzzi ou lire mes mangas, ou un écran géant pour regarder mes animes. Ou alors une salle de sport moderne pour pouvoir m’entraîner, ou encore un nutritionniste qui pourrait s'occuper de me faire des repas parfais en calorie pour m'éviter de me prendre la tête toute les semaines quand je fais le planning de mes dîners. Mais elle semble totalement réfractaire a ça. Comme elle le dit, il ne fait aucun doute qu'elle connaît exactement ça, qu'elle le connaît et ne le supporte pas. Depuis le début j'ai cette impression qu'elle ne vient pas d'un milieu pauvre. Elle ne parle jamais d'argent ou quoi que ce soit dans ce genre, mais elle n'est jamais surprise par ce genre de chose, elle le connaît j'en suis quasiment sur. Mais je ne sais pas exactement comment elle me considère, et ça serait peut être mal vu que je lui demande pourquoi elle n'aime pas ça exactement. Elle pourrait me rembrouer en me disant que cela ne me concerne pas. Je ne sais pas si moi je lui répondrais si elle me demandait pourquoi mon père n'est pas la par exemple. Je ne pense pas que je lui mentirais, sans doute sans entrer dans les détails. Ce n'est pas mon genre de m’épandre sur ma vie, et cela ne commencera sans doute pas aujourd'hui.

J'ouvre les yeux que j'avais fermés avant de m'en rendre compte. Elle me regarde toujours. Oui, il est sans doute temps d'aller de l'avant, de bouger pour faire quelque chose, ces courses par exemple. L’après-midi est bien avancé maintenant, il doit etre au moins quinze heure. Le temps de se motiver, de sortir, de faire le trajet, de revenir, de sans doute tomber sur quelqu'un que je connais a cette heure, et ce sera le soir, de nouveau l'heure de manger. J'ai presque un haut le cœur rien que d'y penser, car je suis quasiment sur qu'il nous attends le même festin qu'a midi. Je me redresse sur mes coudes :

- Tu es d'attaque pour repartir, linn-chan?

Je souris de nouveau en espérant qu'elle n'est pas trop fatigué. La journée a déjà etait riche en événement, et j'ai l'impression que notre rencontre devant Keimoo de ce matin a eu lieu il y a des semaines. Non, ce n’était qu'il y a moins de dix heures. Je ne vais pas me plaindre, le voyage était éprouvant, mais au delà de ça, c'est agréable d’être la avec elle. Je suis sur les genoux a présent, dans un mouvement irréfléchi, je passe lentement mes doigts sur sa main, comme si je comptais ça pour lui donner du courage. Je les retires lentement en me rendant compte de mon geste et en espérant qu'elle n'en prenne pas ombrage. Puis je me met debout, sans me départir de mon sourire. Je ne me force plus maintenant, pour elle. J'ai simplement envie de lui sourire de toute mon âme, une envie incontrôlé que je ne comprend pas vraiment moi même.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mer 8 Juin 2016 - 0:26

- Tu es d'attaque pour repartir, linn-chan?

Mes yeux se reposent sur lui. Enfin, physiquement parlant, mon regard était déjà dirigé dans sa direction. Mais mon esprit était franchement ailleurs.
Remontant les parois aléatoires de mes pensée, ma conscience reviens lentement vers Satoshi. Comme une caméra qui ferait la mise au point, ma vue se focalise sur Satoshi. Il redevient net.

Un flou était tomber devant mon regard, laissant le champ libre à mon imagination. Mon imagination qui avait décidé de ne pas être très imaginative ce coup-ci. En fait, je ne sais même pas si on peut parler d’imagination sur ce coup-ci.
Des souvenir sont remontés en surface. Pourquoi maintenant ? Je ne sais pas. C’est loin d’être la première fois que mes origines se rappellent à moi ; mais cette fois-ci, le contre coup est violant. Peut-être parce qu’il m’a fait passé trop rapidement d’une extrême à une autre. Passer d’une admiration intense au dégout profond.

Je me suis revue, posant pour la première fois les pieds dans ce qui allait être mon nouveau collège. Une pré-adolescente rousse ébouriffée, avec les cheveux coupés à grands coups de ciseaux, portant en tout et pour tout un simple jean et un débardeur. Voilà ce que j’étais quand je suis arrivée là-bas pour la première fois. Là-bas. Dublin. Le collège ou j’étais supposé passer quelques années de ma vie. Même si, celons les papiers, j’y suis bien restée tout du long ; concrètement, je n’y suis restée que quelques mois. Et encore. Il faut accumuler les heures passées devant sur quatre ans pour arriver à ces quelques moi.
Je me souviens encore très précisément ces premiers pas dans l’enceinte de l’endroit où j’allais vivre.

Tout le bonheur accumuler depuis des mois, réduit à néant en quelques heures.
L’enfant innocente que j’étais alors -innocente ? vraiment ? - n’avais appris que très récemment que ses parents avaient acceptés de l’envoyer quelque part. Où ? Aucune idée à l’époque. Mais quelque part qui n’était pas la maison. Et cette pensée avait suffi à rendre les quelques mois d’attente bien plus supportables. Rien que l’optique de s’éloigner enfin de ces gens trop vus que représente la famille était une motivation suffisante pour endurer le temps qu’il restait.

Alors j’ai enduré. Commençant à me faire une idée de plus en plus précise de la liberté que j’obtiendrais dès que les cours commenceront.

Sauf que plus l’idée était précise, puis le déchantement serait violant.
Il a été aussi violant que possible.

Le collège était tout sauf l’idée que se faisait alors l’enfant que j’étais. Je me suis retrouvée plongée dans un univers presque pire que celui dans lequel je vivais avant. Ce n’était plus quelques personnes qu’ils fallait subir. C’était les centaines qui faisaient vivre le collège, qui jours après jours ont dévisagé sans se lasser, sans s’ennuyer, mais en critiquant ouvertement, tout l’ensemble de mon être.
Je suis restée une semaine.

Je cherchais à fuir ce qu’étaient mes parents ; je me suis retrouvée dans un endroit ou tous souhaitaient devenir comme eux.

Ce collège de bourges qui fut le miens. Heureusement que je me suis échappée.

Mais je me souviendrais toujours de ma prière journée là-bas. Arrivée, en retard qui plus est, dans une salle de classe remplis de gosses de riches, tous bien coiffés bien habillés. J’ai failli me mettre à pleurer.

C’est cette sensation que j’ai ressentie là, tout de suite. Le passage d’un sujet léger, heureux, source d’une certaine admiration, au souvenir douloureux de ce que représente le fait d’être riche pour moi. C’est l’équivalent du choc entre l’espoir d’un enfant de commencer une vie, pour découvrir qu’il ne vient que de trouver pire.

Mais la mise au point s’effectue, et c’est sur Satoshi que ce reporte mon attention. Je voudrais retrouver la légèreté du moment d’avant. Sa voix, familière me ramène lentement dans la réalité.

Enchainer maintenant ? Oui. Tout à fait.

Je redresse mon dos, libérant ainsi mes bras de son poids. Je viens alors plaquer mes mains contre mes joues, puis les étire. C’est bien. Reviens parmi -nous. Dans un soupir, je laisse mon dos retomber laisse mes mains reposer sur mes tibias, devant moi.

C’est le moment qu’il choisit pour venir poser ses doigts sur ma main. Je sens ses phalanges glisser le long des mes métacarpiens. Je frisonne. S’il m’a d’abord surpris, je me surprends tout autant à apprécier ce contact inattendu. Il vient de me sortir définitivement des limbes dans lesquels mes souvenir essayaient de m’entrainer. Je ferme les yeux en expirant. Détends-toi.
Ce geste affectif était tout ce dont j’avais besoin pour retourner dans le contexte présent. Je réouvre les yeux en souriant. Il reprend finalement sa main avec lui et se lève en souriant.
Encore ce sourire. Plus ça va plus, je le trouve naturel. Plus ça va, plus je l’aime. Jamais je n’aurais cru qu’un jours ce genre de visage me serait destiné à moi. A moi seule et personne d’autre.

-Evidemment !

Je lui souris en retour, très franchement, très sincèrement. J’espère juste que les quelques secondes durant lesquelles le joyeux épisode ma rentrée au collège est remonté n’ont pas été trop longue. ET aussi que cet accès à la déprime n’a pas été trop évident. Je ne sais pas dans quelle mesure je suis capable d’expliquer.

Je me relève à mon tour, dépliant mes jambes croisées jusqu’alors, puis me relevant de toute la hauteur que me permet ma taille.

-On redescend au village du coup ?

Je commence à me diriger vers la sortie de la chambre, laissant mes yeux trainer une dernière fois sur ce mur de manga. Oui, impressionnant. Vraiment.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mer 8 Juin 2016 - 15:54

Elle me répond avec une spontanéité que je n'attendais pas. Alors qu'elle semblait totalement plongé dans ses pensées, la voilà qui en ressort d'une façon soudaine, mais presque naturelle. Comme si elle était a l’affût de mes paroles. Enfin, plus que mes paroles, on dirait que c'est mon geste qui l'a fait revenir parmi nous, comme si elle se trouvait dans une partie reculé de son esprit, et que tel du fer attiré par un aimant, il était parvenu a revenir jusqu'à moi. Je me sens un peu perplexe de l'avoir sortit de son rêve éveillé, je ne sais pas vraiment si c’était agréable ou non, mais au vu de cette façon de sortir de sa torpeur, et surtout son regard semblant redevenir joyeux, je présume que ce n’était pas le rêve le plus agréable du monde.

Elle se lève, de toute sa hauteur, ce qui me fait sourire en y pensant vu que sa hauteur n'est pas vraiment bien haute, mais je me garde bien de le dire a haute voie, des fois qu'elle en soit vexée, et elle avance vers la sortie de ma chambre. Au final c'est moi qui la pousse a sortir, mais c'est elle qui semble être la plus motivé. Elle me demande si nous sortons de nouveau dans le village. En effet, je pense que nous n'avons plus vraiment le choix, bien que je resterais bien la toute l’après midi a discuter, a dormir, a rire. Mais c'est bien sur impossible, la torpeur appelle la torpeur, si nous ne bougeons pas, nous n'allons rien faire des quatre jours, et je ne sais pas si elle a vraiment envie de rester a ne rien faire. Elle semble encore regarder mon « mur », je ne sais pas si elle en est impressionné mais en tout cas je suis vraiment content de cette réaction, je m'attendais vraiment a ce qu'elle rejette cette passion. Je m'éclaire la gorge avant de dire avec douceur :

- En effet, il faut qu'on aille acheter deux trois choses pour le repas de ce soir. Et puis je dois te montrer la rivière, en cette époque de l'année c'est super agréable !

Je lui souris encore une fois avant de poser a mon tour mon regard sur la pile de livre semblant sans fin. Quand je pense aux nombres d'années que j'ai mis pour tout rassembler, a l'argent que représente cette collection. Si je vendais tout, je suis sur que je pourrais vivre tranquillement pendant une année facile, sans aucune autre rentrée d'argent. Mais on ne vend pas un trésor aussi inestimable, ce serait une infamie. Si un jour j'ai des enfants, j’espère qu'ils auront la même passion que moi et continuerons la ou je me suis arrêté, ça serait sans doute la chose la plus incroyable pour moi. Pendant que j'y pense, il faudrait vraiment que je m’achète des tomes reliés, c'est un peu un reve, je n'ai jamais eu de mangas a proprement dit, ce ne sont que des magazines finalement, avec un chapitre de plusieurs œuvres, pas une seule œuvre publié. C'est décidé, dés que je rentre a Keimoo, je m'y met, je recherche une collection pas trop chère en vente et je la prend. Ça sera encore un grand moment de stresse d'aller voir le vendeur, mais bon, il faut ce qu'il faut comme on dit. Il faudra aussi que je trouve un endroit ou ranger ces tomes, mais ca ce n'est pas le plus compliqué.

Une fois cette pensée achevé, je passe dans le dos d'Aslinn, obligé de la frôle afin de me rendre en haut des escaliers, que je descend avec habitude. Il est plutôt pentu en faite, surtout en descente, et je pense, même si je ne me souviens pas super bien de la première année passé ici, que je suis déjà tombé par inadvertance. Avant de faire des arts martiaux, et ainsi développer ma dextérité et mes réflexes, je pense qu'on peux dire que, au naturel sans entraînement, j'étais plutôt maladroit. Je me souviens d'une fois a l'école a Tokyo ou j'avais réussis a trébucher et a tomber sur quelque chose qui...n'existait pas. L’hypothèse est que mon pied est heurté le talon de mon autre pied et que je me sois fait moi même un croche pied. Mais je ne saurais sans doute jamais si il n'y avait pas quelque chose par terre que je n'avais pas vu.

Une fois en bas, nous retrouvons ma mère beaucoup plus posé maintenant, en train de lire un livre sur le jardinage dans le petit salon a coté de la salle ou on a mangé. Elle lève les yeux en souriant a notre arrivé. Elle s'est changé pour mettre des vêtements plus adaptés a la chaleur. C'est de famille le fait de ne pas tenir le soleil, je tient ca d'elle. Elle a maintenant un débardeur blanc et un short en jean plutot court, taillé a la main. Je soupire en la voyant habillé de la sorte. Les autres parents trouveraient cela honteux qu'une mère soit habillé d'une manière aussi....hum...indécente ? Mais elle est jeune, je ne trouve rien a y redire. Elle se lève en plissant son haut d'une manière formelle avant de me tendre un papier sur lequel est écrit une liste de plusieurs choses a prendre.

- Si quelque chose vous fait envie, n'hésitez pas, Aslinn-chan, je ne sais pas ce que tu aimes alors prend ce que tu veux, je n'ai rien prévu exprés pour ne pas que tu ai a te forcer pour quoi que ce soit. Prenez votre temps, il faut beau aujourd'hui.

Elle nous fais un clin d’œil évocateur de quelque chose que je ne parviens pas a comprendre, puis disparaît dans le couloir a l'opposé de notre direction que j'empreinte, vers la sortie de la maison. Le soleil est a son zenith et nous sommes sans doute dans la période la plus chaude de la journée. J'hésite a enlever ma veste, mais devant Aslinn ce n'est peut....oh et puis zut. Je m’exécute pour finir en tee shirt, mes bras légèrement saillant me faisant rougir. Ma mère a raison, je dois me calmer sur la musculation.

Nous voilà dehors.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Ven 10 Juin 2016 - 18:24

Les escaliers sont vraiment raides en fait. Je ne m’étais pas fait la remarque quand il a fallu les monter ; mais réussir à les descendre maintenant est une autre épreuve. Ça avait été bien plus simple de les monter. Enfin, non. Réussir à les monter avait été d’une autre difficulté ; une difficulté plus physique. Ce sont mes cuisses qui avaient protestée quand il avait fallu une fois de plus faire monter mes pieds jusqu’aux marches. Présentement, c’est plus une question d’équilibre. J’arrive à tout descendre, mais je ne sais pas combien de fois je vais réussir à rééditer cet exploit. J’ai surtout peur pour demain matin ; si je dois faire la même chose alors que je suis encore endormie. Ça risque d’être dangereux.
J’essaierai de survivre.

Satoshi descend derrière moi. Quand nous arrivons en bas, c’est pour trouver sa mère installée dans ce qui semble être le salon, un livre sur je ne sais quoi ouvert devant elle. Quand elle relève la tête pour nous voir arriver, elle sourit à son tour. C’est amusant comme son sourire et celui de Satoshi se ressemblent. Ils ont cette même façon de remonter les coins de leur bouche, découvrant l’alignement de leurs dents avec une légère courbe entre-ouverte. Un beau sourire. Enfin, je trouve. Il faut aussi dire, que je suis vraiment heureuse à chaque fois que je vois Satoshi sourire. C’est rare que les gens me sourient à moi aussi franchement. Surtout au Japon. Je continue de recevoir fréquemment les regards de travers que cause le feu de mes cheveux ; mais ça, je suppose que le temps que je passerai au Japon n’y changera rien.
Elle s’est changée. Ça lui va bien. Mais elle fait encore plus jeune comme ça. Je me demande vraiment quel âge elle a. Je sais que les Japonaises peuvent avoir l’air jeunes longtemps ; mais à ce point… Satoshi à un an de plus que moi, et sa mère a l’air d’avoir entre cinq et dix ans de plus que nous. Il y a un problème. Je demanderai un jour, mais j’ai peur que ça ne soit vraiment indiscret. Après, je peux très bien me tromper complètement. Je sais que j’ai du mal à juger l’âge des japonais, mais de là à avoir l’air si jeune.
… Je ne sais pas. Ça me perturbe. Elle a l’air très gentille ; un peu envahissante, mais très gentille quand même. Mais ça continue de me perturber.

Elle aussi ajoute ‘’chan’’ à mon prénom quand elle me parle. Je reçois trop d’affection en ce moment.
Prendre ce que je veux. C’est facile à dire, un peu moins à faire. Je ne sais pas ce qui est bon dans les plats japonais que je n’ai pas encore goutés, et comme je mange à la cantine tous les jours ou presque, je n’ai jamais vraiment eu à me poser la question. Masi ça reste une attention qui me fait plaisir. Je ne sais pas à quand remonte la dernière fois qu’on m’a demandé mon avis sur pour le repas. Chez moi, je n’ai pas le choix de manger, et la cantine de l’académie est à peu près pareille. Et même si je décide de manger à l’extérieur, ça reste de ma propre volonté, pas de celle d’un autre. Donc, je trouve ça vraiment gentil de sa part de vouloir prendre en compte mes goûts.

Prendre notre temps. Il fait beau aujourd’hui. Clin d’œil.
Je la regarde suspicieusement. Ce clin d’œil destiné à Satoshi était très explicite. Il n’a pas l’air de tiquer. Je pense que ses joues seraient redevenues rouges s’il avait capté. Sa mère se fait des idées.
Je ne sais pas quoi en penser. Je me fiche pas mal de ce que pense se mère, mais je doute que ce soit aussi le cas de Satoshi. Enfin bon. Je ne suis pas là pour juger à ce niveau, mais j’ai peur de trouver ça lourd rapidement. Je verrais.
Elle se lève et part voir ailleurs, nous laissant seuls avec nous-mêmes une fois de plus.
Satoshi se dirige vers la sortie de la maison ; je lui emboite le pas. Je récupère ma veste avant de sortir et enfile mes chaussures rapidement. Mon sweat restera ici. Vu la température, je ne pense pas que j’en aurais besoin.

Quand je remets les pieds dehors, je suis complètement aveuglée pendant quelques secondes. Le temps que mes iris se réadaptent à la luminosité, ce n’est qu’un écran blanc en face de moi. Puis, mes yeux refont la mise au point, et je peux discerner à nouveau le jardin par lequel nous sommes arrivés tout à l’heure. Je ne pensais pas qu’il ferait si beau et si chaud aussi tôt en Mai. Généralement, en Irlande, à cette époque de l’année, il pleut encore. On a du soleil, éventuellement, de temps en temps, même si ça tire quand même vers le beau par rapport à l’hivers. C’est une saison qui est plutôt agréable. Mais on se croirai vraiment en été ici.

Je vois Satoshi retirer sa veste, ne gardant sur lui qu’un simple T-shirt. Je laisse mes yeux trainer le long de ses bras. Pratiquer les arts martiaux depuis des années à quand même quelques avantages.
J’hésite à faire comme lui. Il fait chaud. Mais en plus de faire chaud, il fait aussi beau ; et le soleil tape. Je suis en débardeur. Ça n’était peut-être pas la meilleure idée que je n’ai jamais eue. Même si j’aime bien le soleil, et la chaleur dans son ensemble ; ma peau, elle, en a décidé différemment. Déjà que je sens les rayons de soleil caresser gentiment mes joues, je ne vais pas non plus leur laisser libre accès à mes bars et épaules. Je vais finir complètement rouge sinon. Je garde donc ma veste sur les épaules pour l’instant. Eventuellement, je l’enlèverai quand on sera sous des arbres, à l’abri des rayons du soleil les plus forts. Pour l’instant, je vais la garder. Et puis, c’est même mieux niveau chaleur, comme elle est beaucoup trop grand pour moi, ça crée des courants d’air entre moi et le tissu. Ça n’est pas plus mal.

Je commence à me diriger vers l’endroit où, il me semble, commençais le petit chemin. Sauf que… JE suis en train de me rendre compte que je suis totalement incapable de le discerner à travers l’herbe. D’autant plus que la lumière se réfléchi sauvagement sur l’herbe, me forçant à cligner légèrement des yeux. Je vais regretter mes lunettes de soleil laissées à l’internat.

-…… Je ne trouve même pas le chemin…. Il y a trop de grandes herbes.

Je prends un air à mi-chemin entre le consternée et l’amusée.

-Je ne pourrais même pas m’échapper si vous commencez à me martyriser.

Je lui souris. Je sais très bien que je suis tout sauf une victime ici. Mais ça m’amuse.




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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 11 Juin 2016 - 16:53

J'ai l'impression qu'il fait encore plus chaud que lorsque nous sommes arrivés. En même temps c'est logique, nous sommes en pleines après-midi, il fait plutôt chaud pour la saison et nous arrivons a l'heure ou le soleil est le plus fort. En plus j'ai un tee shirt noir, forcément il a fallut que je mette ça. Avant de sortir. Le noir, la couleur qui attire le soleil, comme si ce n’était pas déjà mon ennemi naturel, comme si il ne passait pas déjà son temps a m'attaquer impitoyablement. Mais en plus de ça il va me gâcher mon séjour. J'enrage. La luminosité est telle que j'ai beaucoup de difficulté a garder les yeux ouverts. Mais quand je vois la façon qu'Aslinn a de grimacer, ce n'est pas que moi. Je ne suis pas le seul adversaire autoproclamé du soleil finalement, ouf.

J'avance a l'opposer d'Aslinn pendant une seconde, observant le jardin qui a bien changé en un mois. Quand je suis partis il n'y avait presque pas de pousse, et la il semble que au contraire beaucoup de plants et de fleurs soient apparut. C'est vraiment bien, parce qu’après tout, c'est l'une de nos principales ressources de nourritures, les légumes du jardin, au moins nous n'avons pas a les acheter. Du coup qu'ils poussent est une vrai bénédiction pour nous, et une preuve du travail que ma mère met en place pour que le jardin soit beau et actif.

Je me retourne ensuite vers Aslinn qui semble essayer de trouver le chemin que nous avons pris a l'aller. C'est vrai que les herbes sont vraiment hautes, on va finir par avoir des serpents sur le terrain, surtout en cette saison puisqu'ils sortent de leurs hibernation. Elle semble quand même un peu perdu et cela me fait rire. Comme je le pensais elle me dit qu'elle ne trouve pas le chemin, qu'elle ne parvient pas a voir au milieu des grandes herbes. En quelque pas, je la rejoins et lui dis en souriant :

- En vérité, nous sommes déjà sur le chemin, mais c’était bien essayé quand même !

Je souris, amusé, avec un œil taquin tout en prenant un peu les devant tout en respirant le parfum fleural qui emplit l'air environnant. C'est sur qu'ici nous sommes bien éloignés de la pollution et le brouhaha de la ville. Bon, c'est néanmoins plus compliqué de trouver un restaurant ou un café, mais ce n'est pas grave, il suffit de faire les boissons nous mêmes. Je m’arrête alors que nous sommes en train de longer le temple, en regardant a travers une fenêtre a ma hauteur. La différence de luminosité ne me permet pas dans un premier temps de voir a l’intérieur, puis petit a petit, je vois le tatami, puis la salle entière ou je m’entraîne quand je suis chez moi. Je souris :

- C'est la que je m’entraîne, c'est un peu mon dojo personnel, je trouve ça cool d’être tranquille, comme c'est privé, personne ne vient a part moi.

Après lui avoir montré et avoir repris le chemin vers le haut des escaliers, j'entends qu'elle me dit que même si elle voulait elle ne pourrait pas s'échapper. Elle sourit et cela me fait rire également. Je tourne ma tête légèrement vers elle en plissant les yeux d'un air sournois :

- Tu as vraiment confiance en nous, mais tu sais une fois la nuit tombé, on se transforme et on mangent, moi et ma mère, toute forme de vie présente aux alentour de la maison et du temple....mais si tu veux t'échapper, tu peux encore le faire, si tu cours vite tu peux atteindre la gare avant la nuit et t'en sortir en un seul morceau.

Je souris en atteignant le devant du temple, qui n'a pas vraiment changé depuis le moment ou nous sommes arrivés deux heures plus tot....ce qui est plutot logique aussi. Mais le soleil a continué de progresser dans le ciel, nous donnant un jolie panorama du village depuis la hauteur d’où nous sommes.

- Bon, le plan c'est d'éviter le plus possible la zone ou il y a les maisons, par la bas, c'est la ou habites Mika, il faut qu'on arrive a temporiser la rencontre le plus possible, tu me suis ? La supérette est par la bas, et la rivière par ici. Je ne sais pas ce que tu as envie de faire en premier ? Je suis juste le guide, nos activités dépendent de tes envies ma chère.

Je souris encore une fois, le regard toujours fixé sur le village, attendant sa réponse.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 11 Juin 2016 - 23:47

- En vérité, nous sommes déjà sur le chemin, mais c’était bien essayé quand même !

Ah…. Bah…. Loupé.
Enfin, non du coup, je suis dessus et c’était le but recherché. Mais ce n’était pas vraiment de cette façon que je comptais arriver à mon but. Son sourire m’indique qu’il me charrie ce coup-ci. Chacun son tour je suppose. Je me serais bien passée de me ridiculiser à cause d’un chemin. ''Ridiculiser’’ est un grand mot, mais disons que je ne suis pas forcément apparue sous mon meilleur jour. Enfin, je m’en fiche pas mal. Tant mieux si ça l’amuse. Je lui envoie un sourire qui ce veux explicitement forcé, dans un air qui montre que ça me fait rire aussi, mais que je m’en serais bien passée ; à mi-chemin entre l’exaspération et l’amusement.

Il repasse devant moi et, avec un air léger, commence à avancer dans ce qui du coup est le chemin. Je sais où il est maintenant. Enfin, de façon relative. Disons que je suis capable de le discerner après le passage de Satoshi. Je le suis à travers les hautes herbes, longeant le bâtiment. Même s’il ne marche pas très vite, je manque de lui rentrer dedans quand il s’arrête pour regarder à travers une petite fenêtre. Profiter de ce carde dans lequel je suis était bien plus intéressant que me concentrer sur le mouvement de ces pieds. J’ai l’impression que c’est un mode auquel je n’appartiens pas, je le sais, mais rien ne m'empêche d'en profiter. C'est d'ailleurs ce que te fait, laissant librement l'air ambiant se déplacer sur ma peau, pénétrer mes poumons, se glisser entre mes cheveux. Je laisse le soleil caresser mes joues, même si je connais le prix à payer. J'écoute cette nature que je ne connaissais pas. Alors voir Satoshi pivoter sur le côté me surprend un peu. Ça n'était même pas un mouvement brusque, et heureusement d'ailleurs, car je pense que je me serais définitivement pris ses côtes si ça avait été le cas.

Il y a donc un dojo en plus ici. Mais c'est tout confort. Presque ça fait une petite ville. Il ne manque plus que le cinéma et la piscine. Enfin, il y avait une télé il me semble, donc il y a déjà le cinéma.
Le mouvement reprend. Nous nous dirions à nouveau vers l’escalier. Il va falloir les redescendre ; puis les remonter... j'ai une petite pensée pour mes cuisses. Essayez de survivre, s'il vous plaît. J'ai encore un peu besoin de vous. Un peu beaucoup en fait. Bref, survivez.

Quand je dis que je ne serais même pas capable de m'échapper si j'essayais, il entre dans mon jeu avec humour. Ça me surprend qu'il enchaine comme ça sur le coup ; et ce contraste entre ce que j'ai entre ce que je pensais qu'il répondrait et ce qu'il répond actuellement me fait rire. Enfin, je n'attendais pas réellement de réponse, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il me suive dans l'ironie de cette façon. Il m'amuse. Alors je ris. D'un rire clair ; pas forcément ce grand rire à gorge déployée qui dure un quart d'heure, mais un rire franc quand même.
J'ai envie de rire. Il me donne envie de rire.

Me calmer ne me prend pas non plus cinq ans, et quand on arrive de nouveau devant l'avant du bâtiment, je peux pleinement l'admirer une fois de plus. L'ambiance à un peu changée. Je suppose que c'est dû à éclairage qui est plus dur. Si à chaque fois qu'on l'on passe devant à une heure différente de la précédente ce qui se dégage c'est renouvelé, je ne vais pas pouvoir me lasser. Je crois que pendant ces quatre jours -enfin, presque trois, vu le temps déjà passé- Je ne vais cesser d'admirer cette chose. Je laisse mes yeux traîner sur l'architecture avant de me reconcentrer sur Satoshi.
Avançant jusqu'à la limite encore horizontale de la colline, je l'écoute m'expliquer ce que nous pouvons faire.

Il commence par me montrer là où il ne faut pas aller. Il n'a vraiment pas l'air de l'aimer cette fille. Je ricane à sa façon de vouloir l'écarter malgré les envies de sa mère. Bon, je suis mal placée pour parler du respect des ordres des parents, mais sa mère est tellement gentille que je n'ai pas envie de là contre dire. D'un autre côté, je me passerai bien d'aller voir cette fille moi aussi.
Puis, il y a supérette et rivière.

- Je meurs d'envie d'aller voir la rivière.

Je lui souris, les yeux brillants.
- Je t'ai dit que je n'avais jamais été à la campagne avant. Et bien je n'ai jamais vraiment été dans une rivière non-plus ; alors qu'une supérette... on en trouve aussi en ville.

Je dois avoir un air de gamine, mais c'est actuellement la meilleure façon de décrire ce que je ressens. Je suis une enfant toute contente d'aller mettre ses pieds dans l'eau. J'espère qu'on peut mettre ses pieds dans l'eau.

- après, je ne sais pas si c'est forcément le mieux de commencer par là. Enfin. Je te suis.

Sourire en coin. J’enchaîne :

- Et s'il faut vraiment aller voir la fille pour que ta mère soit contente, on peut.... Mais en dernier.

Je prends un air faussement innocent. On fait ce que je veux hein ?

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 12 Juin 2016 - 17:02

Alors que je parle lentement de toutes nos possibilités, je remarque son regard légèrement changer lorsque j'évoque la rivière. C'est une rivière assez classique. Longue étendu d'eau, plutôt large pour une rivière, mais pas assez pour être un fleuve. Un an après notre arrivé y a était installé un ponton pour pouvoir y descendre et se baigner l'été, même si la en ce moment elle doit être loin d’être assez chaude. Je me souviens que peu de temps avant que je parte, ils avaient même fait en sorte de pouvoir s’asseoir sur la berge, pour pouvoir s'y mettre tranquillement, se rafraîchir les pieds, ce genre de chose. Je n'y suis pas aller depuis plusieurs mois, mais l'été c'est quasiment indispensable d'y faire un tour pour se rafraîchir. Ce n'est pas une région très humide, beaucoup de canicule font qu'il faut absolument y aller pour sentir de la fraîcheur.

Elle me dit alors qu'elle a vraiment envie d'y aller faire un tour. Ce n'est qu'une rivière après tout, mais quand je vois ce regard, je me dis que peux être il n'y a pas de rivière en Irlande. C'est possible après tout. Je n'en ai aucune idée. Elle confirme en me disant que dans sa vie elle n’était pas seulement jamais allé a la campagne, mais aussi n'avait jamais approché une rivière. Il n'y en a peut être vraiment pas, cela ne serait pas si étonnant. Je vois dans son regard une expression de curiosité presque enfantine. Je ne peux m’empêcher de sourire. C'est sur que niveau magasin, en ville, il y a ce qu'il faut. Je réfléchis un instant en disant :

- Et bien, la supérette est ouverte jusqu'à vingt trois heure le soir. Alors je suppose qu'on peux commencer par la rivière. J’espère que tu ne seras pas trop déçu.

Je m'étire en regardant du coup vers la droite, dans la direction de la rivière, ce n'est pas très loin en plus, et on pourra se reposer un peu de cette journée. Quoi de mieux que de s'allonger au soleil les pieds dans l'eau ? Je descend une ou deux marches, prenant un peu d'avance, quand je l'entend me dire que si il faut vraiment aller voir Mika, on pourra le faire a la fin. Elle a raison, de toute façon nous ne partons pas tout de suite, si c'est demain, alors ca sera demain, ce n'est vraiment pas un problème pour moi. Et cela ne semble pas l’être pour elle non plus. En même temps elle n'est pas venu ici pour voir une fille dont elle n'a jamais entendu parler. J'hoche la tète en souriant et en continuant de descendre les marches :

- Tu as raison, de toute façon nous ne sommes pas la pour la voir, si ça ce trouve ma mère dit qu'elle veux me voir mais je ne l'ai pas vu depuis trois ans, elle m'a sans doute oublié.

J'en doute un peu en fait, si elle n'a pas changé, elle a toujours était le genre de fille qui sait ce qu'elle veux et ne change pas pour un oui ou pour un non. Après tout elle a continuer de me suivre pendant quatre ans sans jamais hésiter, changer d'avis ou ce genre de chose. Alors je doute que même après trois ans elle soit passer a un stade ou elle ne veux plus me parler. Enfin je dis ça mais elle a grandit, ce n'est plus une enfant, comme moi, beaucoup de chose on du changer depuis.

Je continu de descendre. Les marches me semblent éloignés les unes des autres, comme si mon corps était soudainement lourd dans l’effort physique. Après tout ce que nous avons fais aujourd'hui, je ne dirais pas non a une sieste, mais je ne vais pas dire ça a mon amie alors que nous venons juste d'arriver. Je suis souvent fatigué après avoir vécu un moment entouré de beaucoup de monde, et je me repose souvent le premier jour de mon arrivée. Mais la c'est impossible. Maintenant il faut continuer comme si de rien était, et arriver en bas de cet escalier. Je me retourne et fait d'un air tranquille :

- Si tu es fatigué, linn-chan, n'hésite pas a me le dire, je dois avouer que mon corps pleure un peu. C’était une sacré matinée quand même...

J'arrive quand même a repartir et a finir de descendre les marches. C’était un peu un combat avec moi même, mais je suis parvenu, enfin a vaincre cette montée. Mais ce n'est pas la dernière que nous allons affronter aujourd'hui, je préfère ne pas y penser d'ailleurs. J’attends qu'Aslinn finisse la descente a son tour. Nous revoilà en bas, loin du temple qui était pourtant a coté de nous une minute plus tôt. La rivière n'est pas loin. Je sens la fraîcheur qui s'en dégage d'ici, caresser mon visage rouge a cause de la chaleur. Je respire lentement, attendant mon amie pour continuer.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 12 Juin 2016 - 23:00

Il semble d'accord pour la rivière. Très bien. Je suis satisfaite. Pur quoi est-ce qu'il a peur que je soit déçu ? C'est dur de comparer vu que je n'ai jamais vraiment pu profiter d'un rivière auparavant. En soi-même, c'est triste à dire, car ce n'est pas les rivières qui manquent en Irlande. Il y en avais un peu partout. Sauf que je n'ai jamais vu plus que les panneau indiquant leur localisation. Enfin, je grossit. J'ai déjà vu des rivières. Mais de loin. Mettre mes pieds dedans est resté un rêve inatteignable. Je pense qu'il aurais fallut commencer par avoir une météo plus favorable pour que j'ai vraiment envie d'y aller. Disons que le rêve inatteignable, je l'ai vu tout à l'heure. Les rivière en Irlande peuvent créé des paysages magnifiques, mais avec une température amiante de quinze degrés et une petite bruine, aller mettre les pieds dedans n'est pas forcément la première idée qui nous viens à l'esprit. Par contre, l'image idéaliste du court d'eau, avec ses cailloux, sont ponton, et surtout, le soleil qui se réfléchi dessus, est longtemps resté une image de mon imaginaire. Sauf qu'elle ne l'est plus. Il m'a laissé l'apercevoir tout à l'heure, il m'y emmène maintenant. Il fait beau. Il fait chaud. La rivière est la.

Je le vois entamer la descente. Au bout de quelques marches, il reprend la parole.
C'est un peu triste ce qu'il dit. Si cette fille l'a oublié en a peine trois ans, elle ne vaut pas vraiment le coup. Surtout s'ils se connaissent depuis qu'ils sont petit, ça serait dommage. Après, vu comme il a l'air de l'apprécier, je suppose que ça l'arrange un peu de voir ça comme ça. Je ne suis pas ici pour mettre mon nez dans ses relations, donc je ne dirais plus rien dessus. Il sait ce que je pense, j'ai été relativement claire il me semble. Je ne suis pas ici pour ça ; mais je ne vais pas non plus faire mon asociale au pont de ne même pas accepter le fait de voir d'autres gens que lui et sa mère sur l'ensemble du week-end. Je m'en passerai bien, mais je suppose qu'il y a des contacts humains au quels je n'échapperais pas. Ne serait-ce que le vendeur dans la supérette. Il faudra bien lui parler, même à lui. Alors bon, je ne suis pas encore ermite il me semble ; donc on va continuer à entretenir des relations sociale avec les gens jusqu'à ce que j'en décidé le contraire. Et je n'ai pas envie de ce contraire pour l'instant, donc il attendra.

Je descends à la suite de Satoshi, laissant ce temple qui me fascine dans mon dos. Je le redécouvrirais quand nous rentrerons. Ça me donnera la motivation de remonter les escaliers. Oui, je pense que j'aurais besoin de motivation à ce moment, et l'âge du temple que je pourrais potentiellement avoir devrais m'en insuffler un peu.

Les escaliers à moitiés descendu, il se retourne et m'adresse à nouveau la parole.
L'entendre dire que son corps à lui aussi commence à sérieusement souffrir fait remonter les coins de ma bouche. Comme quoi, même les sportifs de haut niveau souffrent dans les escaliers.

- Ça fait longtemps que je suis fatiguée, mais ça, ça n'est pas important.

Je prends un air méditatif, qui se veux plus caricatural que réaliste.

- Et puis, si on flanche maintenant ; comment est-ce qu'on va faire pour remonter après ?


Désolé de t'avoir rappelé que non, les escaliers, ce n'est pas juste descendre. Et comme la chambre est déjà installée, ça serais dommage de dormir dehors et ne pas l'utiliser. Et puis, même s'il fait beau et chaud maintenant, on reste tout début Mai et ce n'est pas dit que la température reste constante une fois le soleil disparu. C'est même très peu probable.

Il se retourne et semble défier les marchés avant de recommencer à descendre. Ça fait longtemps que j'ai défié cet escalier, et je l'ai vaincu tout à l'heure. Je sais que je le vaincrais ici aussi ; mais si tu as besoin de temps pour assurer ta victoire, prend le.

Je me remet en mouvement en même temps que lui, fixant son dos pour me caler à sa vitesse.

Une fois en bas, je laisse mes mains descendre vers la terre. Idéalement, si j'étais souple, elles seraient allées toucher le sol. Mais ça reste un idéal. Peut-être que si je me mettais à faire de sérieux entraînement et assouplissements je serait capable de le toucher un jour, mais pour l'instant ce n'est pas le cas et mes mains pendent lamentablement dans le vide.
Toujours est-il que ça a l'effet rechercher. C'est à dire, étirer d'une certaine façon les muscles de mon dos, puis, dans le prolongement, la chaîne ishios puis mollets. Ce n'est pas forcément les muscles qui ont le plus travaillés ici, mais c'est un étirement qui est facile à faire et qui a quand même son petit effet sur le reste du corps.
Je relève me dos, passe en position flexion puis remonte dans un craquement de genoux.

- C'est quand tu veux, ou tu veux. Tu es le guide.

Je lui souris, avant de laisser mon regard dériver sue les alentours. D'un mouvement de pied, je soulève un petit nuage de poussière. Il va probablement falloir que je nettoie mes Dr.Martens. Déjà que je ne l'ai pas fait depuis un certain temps, mon séjour ici va me contraindre à le faire en rentrant.
Ce qui est pratique, c'est que même si je ne suis pas vraiment fan du fait de les salir, en elles-mêmes, ce sont des chaussures solides, faites pour êtres portées longtemps. Et comme cela fait déjà quelques années qu'elles ont élu domicile à mes pieds, ce sont de véritables chaussons. Je n'ai même pas de chaussons d'ailleurs. Mes dock sont plus confortables que tous les chaussons du monde.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 14 Juin 2016 - 3:52

J'ai l'impression que nous partageons vraiment nos états d'esprit sur cette journée. A chaque fois qu'elle ouvre la bouche, c'est pour dire exactement ce que je viens de penser. Et quand je parle, elle sourit, me faisant me dire que peux être c'est également le cas dans l'autre sens et qu'elle était en train de penser a ce que j'ai prononcé a l'oral. C'est sans doute ce que l'on appel de la complémentarité. Elle me dit que si on flanche, nous n'aurons aucune chance de remonter ensuite. Je ne lui ai pas dis que de l'autre coté il y a un chemin en pente légèrement plus douce, mais sans escalier. Avec des chaussures a semelles lisses comme les nôtres, des chaussures de ville, il est difficile de prendre l'autre chemin sans glisser, sous peine de transformer l’ascension en une véritable escalade de tout les dangers. Bah, au pire, bien qu'elle me dise qu'elle est fatigué, elle continu d'avancer, l'air heureuse, jovial, qui la caractérise depuis que je l'ai retrouvé devant le campus ce matin. En rigolant je fais :

- Au pire si tu n'arrives plus a faire un pas devant l'autre, je te porterais, si tu n'as pas peur de te faire dévorer bien sur.

Je fais un clin d’œil vers la rousse qui ressemble sans doute beaucoup trop a ceux que font ma mère, sans que je m'en rende vraiment compte. Nos mimiques sont identiques, mais c'est rassurant dans un sens, nous sommes bien mère et fils, et ceci en est la preuve. Elle achève le tout en me disant qu'elle me suit, qu’après tout je suis le guide. Elle n'a pas tord. Je suis bien le guide ici, et je dois faire en sorte de lui offrir un séjour intéressant, agréable, pas trop fatiguant. Je crains que cela soit déjà trop éreintant pour que la dernière des trois choses a mettre en œuvre soit possible, mais bon, je ne vais pas me défiler maintenant, il faut continuer. J'hoche la tête en lui indiquant le chemin de terre qui part vers la droite :

- En suivant ce chemin, on va y arriver rapidement, et rassures toi, on va pouvoir se reposer la bas, on sera meme mieux qu'en haut de la Coline. A cette heure elle est en plein soleil et il fait encore plus chaud que dans le renfoncement du village.

Je reprend alors mon avancement. Mon corps se remet en marche lentement, jusqu'à atteindre sa vitesse de croisière, qui lui permet de franchir la dernière marche sur laquelle j'étais posté, tout en bas de immense escalier, et de prendre ce fameux chemin en terre rouge. La terre rouge est une caractéristique de la terre d'ici, étant donné que la pierre sous le sol est en grande partie de la pierre de tuffeau, dont la pelure est rouge, ce qui teint la terre. C'est un détail pas vraiment important et je suppose que cela n'est pas ce qui l’intéressera, je garde donc cette information pour moi, tout en pouvant lui répondre si jamais elle voulait en savoir plus. Je ne la connais pas tant que ça, enfin pas tout sur ses hobby, peut être que c'est le genre de chose qu'elle apprécie. Je lui laisse la possibilité de me le montrer, sans forcer sur quelque chose qui n'est pas intéressant hypothétiquement pour elle.

L'avantage d’être sortie a cette heure, c'est que comme c'est la colline qui est au soleil a présent, les rayons sont bloqués par la hauteur, ne venant pas jusqu'à l'endroit ou nous sommes, a l'ombre. Pour moi c'est vraiment une bénédiction, le soleil est un ennemi de longue date après tout. Peut être qu'Aslinn aurait préféré y marcher, mais une fois les hauteurs dépassés, nous serons de nouveau sous son emprise a mon plus grand regret. Nous avons quand même la possibilité de marcher tranquillement un peu plus au frais, et je regarde mes avant bras nus qui ne sont pas crispé comme ce matin par la chaleur et la sueur. Les veines et les muscles ne ressortent pas, ils ont presque l'air maigres. Bon peut être pas, par rapport a la moyenne Japonaise, et puis j'ai un physique un peu plus occidental, légèrement plus trapu. Mais en ce moment je suis plus classique, et cela m'arrange étant donné que je suis bien mon vêtu que d'habitude, je suis moins visible comme cela et c'est tant mieux.

Nous passons alors le virage, ressortant a mon grand regret en plein soleil. Mais il n'y a pas autant de chaleur qu'attendu, comme je l'avais secrètement espéré. Une fraîcheur nous frappes le visage, tandis qu'une multitude d'arbres apparaissent devant nous. Si une fois dans le village il est possible d'oublier le coté campagne, avec son collège, ses bâtiments plus récent, ses magasins, la foret est juste a nos portes a l’arrière, et dés que nous en sortons un peu, cela nous frappes de nouveau. Et avec en bonus, la fraîcheur de la rivière qui vient nous caresser le visage. Elle se trouve juste après la rangé d'arbres, planté a une lointaine époque sans doute pour ceux qui viennent prêt du court d'eau se relaxer sous les feuillages. Ça sera parfait pour nous. De l'ombre, du soleil, il y en a pour tout les goûts.

- Nous avons juste a passer les arbres, encore un court instant de patience et on la verra ta rivière.

Je le dis en souriant d'un air taquin, mais je suis moi aussi content, d'en l'idée de la pause bien mérité que nous allons pouvoir prendre dans un instant. Les arbres sont la, les premiers, et je sors du chemin pour passer au milieu des troncs, que je touche, que je caresse même, d'un air absent. Il n'y a pas de courant ici, si bien qu'il est impossible de savoir qu'il y a une rivière sans la voir ou la sentir sur son visage comme nous le vivons a l'instant, mais après encore une petite minute de marche, nous arrivons au bord de la rive. L'eau est la, étincelante, brillante comme si des étoiles l'abritait, avec les rayons du soleil qui la frappe. Le ponton est visible un peu plus loin, mais en s'asseyant au bord, il est possible de toucher l'eau facilement, après tout elle est juste devant nous. Je m'écroule allongé dans l'herbe en souriant :

- J’espère que ça te plaît, c'est sans doute moins incroyable une fois qu'on y est, j'en ai peut être fait un peu trop.

Je rigole silencieusement.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 14 Juin 2016 - 10:05

- Au pire si tu n'arrives plus a faire un pas devant l'autre, je te porterais, si tu n'as pas peur de te faire dévorer bien sur.

J'observe son dos descendre de quelques marches avant de se retourner pour m'envoyer un clin d'œil. Je plante mes yeux dans les siens, un air amusé faisant briller mes pupilles. Je n'ai rien contre le fait de me faire porter ; mais à mon avis, tu ne te rends pas compte de mon poids. Je suis plus lourde que ce dont j'ai l'air. Je ne suis pas une petite asiatique chétive de trente-cinq kilogrammes. Enfin, je suis petite aussi, mais disons qu'entre les brunes et moi, il y a une différence de carrure qui fais que...
Ceci-dit, si il a la motivation de me porter, je ne dirai pas non. Pour l'instant je peux encore marcher, mais dit toi que je note. Quand je finirai de mourir, j'appellerais à l'aide. Et pour le coup, je n'ai absolument pas peur que tu me mange. Avoir fait une référence à ma réflexion de tout à l'heure me fait rire intérieurement. Et puis au pire, si je me fait manger, ça sera sans regrets. J'ai bien pu profiter de mes derniers jours, le début de voyage était sympa. Je serais bien restée un peu plus, mais si je dois me faire dévorer, j'accepterai ma mort. Mon âme ne restera pas dans ce monde pour aller le hanter.

Pendant que je laisse mon esprit vagabonder dans la possibilité de me faire manger dans l'instant présent, il se remet à descendre et je le suit.
Une fois en bas, je lui demande de faire le guide, disant une fois de plus que je ne fait que le suivre. Ce à quoi répond en m'indiquant globalement le chemin. En soi-même, ça ne m'est pas vraiment utile, puisse qu'il est là et je n'ai qu'à suivre ses pas pour aller trouver cette rivière. D'un autre coté, c'est toujours plus agréable de suivre quand on sait où on va d'une façon générale. Je serais totalement incapable de trouver la rivière par moi-même, même avec ses explications, mais je peux la situer mentalement d'une certaine façon.
L'entendre évoquer la possibilité de se reposer laisse mon visage se détendre. Nous en sommes bien au même point. Je pense que nous avons tous les deux envie de calme. D'arrêter de marcher partout en fait ; d'arrêter de monter des escaliers à tout bouts de champs.

Il se remet en marche et une fois de plus, je lui emboîte le pas. Je suis pressée une certaine façon. J'ai envie de voir cette rivière de plus près.
La marche commence. D'abord dans l'ombre de la colline, puis de retour au soleil pendant un certain temps. Cependant, il est bien moins agressif ici qu'au sommet de cette colline ; et je ne m'en porte pas plus mal. J'aime le soleil, mais je sens aussi mes joues qui subissent. Ici, les rayons continuent de venir les caresser, mais sans non plus les agresser se la même façon que tout a l'heure. Après, ça reste le soleil, et donc la possible cause de coups de soleil. Mais bon, je devrais y survivre. Je préférerais y survivre.
Continuant de suivre le chemise terre rouge, nous repassons finalement sous les arbres.
C'est amusant cette couleur. Ce n'est pas très courant. Je sais très bien ce qu'est de la terre battue, mais ici, ça n'a pas l'air d'être ça. Enfin, il existe pleins de types de terre et je n'ai pas prétention de dire que je les connais toutes. Ici, je trouve surtout que le fait que le sol soit rouge colore le paysage un peu plus. Avec une nature explosion, et un grand ciel bleu, tout est coloré ici. Ça change drastiquement des teintes de gris des blocs de la ville.

Une vague d'air froid viens se plaquer contre mon visage, chassant les rayons du soleil pour prendre leur place. Nous repassons à l'ombre des arbres.

- Nous avons juste a passer les arbres, encore un court instant de patience et on la verra ta rivière.

Il dit ça sur un ton amusé. "Ma" rivière. A priori ce n'est pas la mienne, mais je veux bien la posséder si il en est le besoin. Je lui sourit en retour avec un air faussement exaspéré.
Avant que j'ai eu le temps de répondre, il quitte le chemin et s'enfonce entre les arbres. Il laisse sa main traîner sur le strict de ces derniers. Serais - tu en train d'essayer de communiquer avec eux ? Ils vont avoir du mal à te répondre tu sais. Je ne leur ai pas encore trouvé de bouche pour parler. Enfin, tu peux être télépathe et eux aussi, je ne dirais rien.

Après peu de temps à marcher entre les arbres, nous arrivons finalement à la rivière.

Immense étendue d'eau devant moi, scintillante sous le soleil. Je la laisse captiver entièrement mon regard.
La voix de Satoshi semble venir de loin quand il me demande si ça le plaît. Oui ça me plait. Je ne sais pas trop à quoi exactement je m'attendais, mais je ne pensait pas qu'elle serait si grande. La surface de l'eau est lisse, miroitant tranquillement au soleil. Il ne semble pas y avoir beaucoup de courant. Ce calme qui se dégage du lieu est agréable. Il n'y a que nous. Je vois un ponton un peu plus loin sur la rivière, mais de la ou nous sommes je peux sans problèmes profiter de ce qui s'offre à moi.

Quand je me retourne vers Satoshi, il est déjà mort dans l'herbe. Je souris à cette image. Il semble être aussi épuisé que moi. Il faut sire que le voyage à été fatigant, peut-être même plus pour lui que pour moi, et nous n'avons quasiment fait aucune pause, mis à part le temps de manger, ce qui, vu la quantité ingérée, était aussi fatigant que marcher. Et c'est à peine si nous avons pris le temps de digérer. Oui, nous avons bien le droit à une pause.
Sauf que, je n'ai pas envie de cette pause tout de suite. Je n'ai qu'une seule envie, aller mettre les pieds dans l'eau. Je ferais ma pue après ; quand je serais définitivement morte, sans une seule once d'énergie laissée en moi.

Je retourne vers Satoshi et retire rapidement des chaussures. C'est facile, mes lacets n'étant toujours pas fait. J'enlève aussi mes chaussettes, les laissant à l'intérieur de mes dock. C'est pieds nus que je franchi les derniers lettres qui me séparaient de mon blond. Restant debout, j'invite mon dos au dessus de sa tête de façon à ce que nos deux visages soient dans un alignement vertical. De cette façon, il n'a pas à bouger pour me voir parler.
Je lui souris antan que mon visage en ai capable, les yeux brillant du bonheur que je ressent.

- Ça y est ? Tu es mort ?

C'est sur un ton enjoué que j'ai parlé, et que je continue à m'exprimer.

- Je vais aller mettre les pieds dans l'eau. Je viendrais mourir à côté de toi après.


Un dernier sourire, puis je redresse mon dos et me dirige vers l'eau.

Commençant par m’accroupir au dessus de la surface lisse de la rivière, j'observe mon reflet. Ou du moins, la tâche sombre que je suppose être mon reflet.
Me lisant tomber en arrière, je suis assise au bord de l'eau. Je commence à remonter mon pantalon. Pourquoi est ce que je n'ai pas mis un short ? Bon, je ne savais pas que nous irions dans une rivière, mais j'aurais quand même du anticiper. Ça aurais été bien plus pratique. Je ne garantis pas la survie de mon jean pendant très longtemps.

Une fois les ourlets remontés jusqu'aux genoux, je me redresse et plonge les pieds dans l'eau.
Elle est froide. Mais ça fait du bien. Vraiment.
Je m'avance un peu plus. La vase glisse entre les orteils. Ça n'est pas vraiment une texture agréable, mais je ne bronche pas. J'arrive à la limite à laquelle je peux aller sans mouiller mon pantalon. Il va y avoir un choix à faire. Combien de temps va t'il falloir à mes vêtements pour sécher si je plonge complètement ?
Hm...
....
Il fait beau. Il y a du soleil. Une petite brisé souffle. C'est triste de ne mettre que mes tibias dans l'eau.

Je continue d'avancer. L'eau touche mon jean. Elle dépasse mes genoux. J'avance jusqu'à en avoir jusqu'à la moitié des cuisses environ. Puis, ça devient trop dur de marcher. L'eau est contre moi. Je fait un demi tour et me laisse tomber en arrière.
Ça y est. Je suis trempée.
Au pont ou j'en suis... je met la tête dans l'eau aussi. Je reste en apnée quelques secondes, et ressort en expirant un grand coup ; envoyant ma tête en arrière de façon à ce que mes cheveux en suivent le mouvement et aillent derrière aux aussi. J'enlève l'élastique qui les tenait juste maintenant. C'est un beau massacre. Je remet la tête dans l'eau et réitère le mouvement en ressortant. Ce coup-ci, c'est un peu plus efficace. Je passe un main dans les cheveux. C'est assez surprenant, mais ils sont trempés.

Je me redresse complètement et me dirige vers la berge.
Quand je repose les pieds sur l'herbe, j'ai une idée. Pardon Satoshi, mais tu sera ma victime une fois de plus.
Une fois de retour sur terre, je sens pleinement mes vêtements peser. C'est lourd l'eau, mine de rien. J'essaie mes cheveux et commence à me diriger vers Satoshi.
Tout en continuant d'avancer, je remonte mon T-shirt, le faisant finalement t passer au dessus de ma tête. J'en roule de dernier, de façon à pouvoir les sore efficacement. Mais ce n'est qu'une fois placé au dessus de la tête de Satoshi que je l'essore. Désolé petit blond.

Je recule de quelques pas pour admirer mon œuvre, puis secoue mon T-shirt et le remet. Je ne suis pas sure qu'il soit très à l'aise si je reste en soutien-gorge.
C'était une bonne idée. Mon T-shirt est bien plus léger une fois vidée de son eau. Il continue de me coller, mais devrais être plus rapide à sécher maintenant.

Je tombe assise à côté de Satoshi et lui adresse le plus grand sourire que je suis capable de faire.

- Désolé. Je te maltraite encore.

Il y a tout sauf un ton d'excuse dans ce que je viens de dire. Je suis très évidement amusée.

- Mais ça aurais été dommage de ne pas profiter. Elle est bonne.


Je continue de lui sourire. Oui, je suis tout à fait contente de ce que je viens de faire.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Jeu 16 Juin 2016 - 19:05

Cela fait longtemps que je n'ai plus l'impression de faire ami-ami avec l'astre solaire. Et pourtant en ce moment même, le dos allongé dans la texture spongieuse de l'herbe chaude, je le regarde comme un rival, mais également comme un ami. Alors qu'il continuait ses effroyables offensives deux minutes plus tôt, a présent il me caresse lentement le visage, un peu comme pour me féliciter d'avoir tenu jusque la, d’être un adversaire de valeur, un combattant sous les cieux. Moi, comme le reste du monde, est sa raison de vivre, et il m'en remercie actuellement. La nature entière m'en remercie en me gratifiant ce moment de véritable extase. Je ne pensais pas pouvoir atteindre ce point de jouissance spirituelle aujourd'hui, après ce voyage, ces rencontres, ces émotions, ce repas....ces escaliers. Et pourtant c'est comme une nouvelle jeunesse, comme si tout mes tracas s'envolaient lentement dans le soleil lointain, dans la stratosphère, dans l'univers. Je ne suis qu'une infime molécule dans l'infini, et cet instant me le fais légèrement comprendre. Nous en sommes tous conscient, mais dans une attitude humain, nous l'éludons, préférant nous concentrer sur des choses plus proche de nous.

Une ombre me cache la boule de chaleur qui m'éclaire le visage. Une tête, rousse. Qui semble me parler directement. Je ne comprend pas ce qu'elle me dit dans un premier temps, j'étais trop profondément enfouis dans mes pensées pour l'écouter. Je crois qu'elle fait un commentaire sur ma position. C'est vrai que j'ai même l'impression de ne plus respirer. Ce genre d'impression qui, lorsque vous le remarquez, vous donne le sentiment ensuite de respirer très fort. Encore une fois c'est une réflexion humaine, sans réelle importance. Mais ici, dans cette position ou je suis, le plus infime des détails me semble intéressant a prendre en compte. Je l'entend me dire qu'elle va mettre les pieds dans l'eau. Cette fois j'ai compris mais....en cette saison, je suis sur que l'eau est glaciale. Enfin au moins elle est heureuse d’être la, elle sourit comme une enfant qui fête noël pour la première fois. Je présume donc que c'est déjà une réussite de l'avoir emmener ici. C'est presque une rendez-vous en fait, ou j'aurais choisis la destination. Je tourne la tête pour l'enfouir un peu dans l'herbe en rougissant légèrement. C'est sur que même si cette idée est un peu stupide, je ne peux m’empêcher de songer au fait que c'est bien la première fois que je, au delà d’être avec une fille, sort avec quelqu'un, un ami. Et cela me rend plutôt content. Je n'avais plus étais comme ça depuis cette époque. Comment s’appelait elle déjà ? Enfin, ce n'est plus vraiment important malheureusement....

Je redresse le village juste a temps pour la voir plonger sous l'eau. Elle est totalement folle. Il me semble qu'il ne fait pas très chaud en Irlande, et elle est peut être habitué a des températures plus froides, mais de la a sauter dans cette eau glaciale....je suis persuadé que je mourrais a l'instant ou je placerais un orteil dans l'eau. Je n'aime pas la chaleur, mais je ne suis pas suicidaire au point de sauter la dedans. Je la regarde sortir la tête ruisselante d'eau de la surface liquide en esquissant un sourire. Elle semble vraiment dans son élément, ça aurait était dommage de ne pas venir ici. Je pense aussi a la tète que va faire le vendeur de la supérette quand il va la voir arriver trempé comme une soupe, de la tête au pied, en cette saison. Pas comme si il y avait beaucoup de nageur par ici.

Ma tête retombe en arrière pour profiter du soleil, me coupant le champ de vision que j'avais de la jeune fille. Je ferme les yeux, l'entendant simplement sortir de l'eau. J’espère qu'elle ne va pas attraper froid. Je l'entend poser ses pieds dans l'herbe, ce doux son de flottement contre l'herbe douce et chaleureusement chaude, surtout après être sortit du glaçon. Je garde les yeux clos, je ne l'entend plus beaucoup. J'ai simplement la sensation qu'elle s'approche de moi, le bruit de l'air indiquant son arrivée. Mais ce n'est pas la seule chose qui, au final, m'indique qu'elle est la, a mes cotés. Plutôt une sensation largement plus...humide.

J'ouvre les yeux au moment ou le gros de l'eau me tombe sur le visage. Je suis plutôt bouche bée je pense, c'est la meilleure description de ma réaction actuelle. Elle est en train d’essorer son tee shirt au dessus de ma tête avec un grand sourire. Provocation, amusement. Elle est heureuse hein ? Aucune expression n’apparaît sur mon visage, qui reste neutre, dégoulinant d'eau froide. Mes cheveux s'affaissent sur mon front, se collant a ma peau. Je reste neutre, mais intérieurement un sourire s'élargit. M'agresser moi, sur mon propre terrain...je me lève lentement en l'entendant me dire que ça serait dommage de ne pas profiter de l'eau a cette température. Nous n'avons sans doute pas les mêmes critères.

Tu l'as trouves bonne l'eau ? Vraiment ?

Mes yeux se plissent, mon sourire s'élargit alors vraiment a l’extérieur tandis que je la regarde comme un prédateur observerait une proie. Œil pour œil. Cette action mérite rétribution. Vengeance. Elle ne m'en voudra pas, je suis sur que non. Alors qu'elle remet son tee shirt, sans crier garde, je passe un bras autour de sa taille et la soulève du sol. Comme je le pensais, même si elle n'a pas le physique frêle d'une Japonaise, elle n'est pas bien lourde. Mes capacités sportives m'arrangent, pour une fois. J’espère que l'effet de surprise est assez grand pour qu'elle ne se débatte pas trop avant d'arriver au niveau de l'eau. Mais de toute façon elle n'aura pas le temps de s'échapper, en quelque pas j'ai effectué la distance qui nous séparés du bord de la rive. Je la regarde d'un sourire malicieux, taquin avant de la lancer dans l'eau de nouveau, en ricanant lentement, puis je m'accroupis au bord, attendant qu'elle remonte pour lui dire :

C'est super que la température te convienne, linn-chan.

Sourire en coin amusé, je passe la main sur les cheveux mouillés qui dissimule mon regard également plutot joueur.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 18 Juin 2016 - 0:53

Assise à côté de lui, je l'observe lentement se relever, le visage ruisselant d'eau. Ses cheveux collés contres ses tempes, encadrant un visage impassible. Un instant, j'ai peur de ce que j'ai fait. J'espère qu'il n'est pas fâché. Je n'ai pas vraiment réfléchit ; mais tout le monde n'est pas forcément heureux de se retrouver mouillé sans avoir rien demandé. Ceci-dit, je pense que je suis là première à ne pas apprécier. Je détesterais vivre avec moi même. Quelle horreur ça serais. Deux Aslinn toujours prêtes à se taper dessus. Ça va tant que c'est moi qui fait aux autres, dans l'autre sens, j'apprécie moins généralement.

Alors quand je le vois ce redresser avec ce visage neutre, j'ai presque peur. Presque.
La courbe que prends sa bouche tout de suite après me rassure. Enfin. "Me rassure". C'est relatif. Je ne l'avait encore jamais vu avec ce sourire. Et ce plissement des paupières, allongeant encore plus ses yeux déjà relativement bridés. C'est vrai qu'il est métisse ; il est très loin d'avoir les yeux les plus étirés que j'ai vu au Japon, mais il en grade les traits principaux. Sont visage, crispé de cette façon m'évoque vraiment une sorte de renard. Il va faire quelque chose. C'est ce regard fourbe que je suis tout à fait capable d'avoir. Que j'ai même probablement eu il y a quelques instants, juste avant d'essayer de le noyer.

Encore une fois. Quand j'y pense, ce n'est pas la première fois que je lui mets ma tête sous l'eau. Enfin, les circonstances étaient différentes pour la première fois. C'était du sadisme de ma part. Même si la situation m'a fait jubiler à ce moment, elle était très différente de la situation actuelle. Bien plus légère, avec bien plus de bonne humeur. C'est une amusement plus "sain".

Puis ;
il se lève rapidement, me soulevant par la taille.

Je ne trouve rien d'autre à faire que m'accrocher à son épaule et rire encore plus. Quelle audace mon petit.
Je fini une fois de plus dans l'eau. Éclaboussant tout au moment où il me lance, je me laisse couler quelques secondes avant de ressortir le buste de l'eau en expirant un grand coup. Expiration accompagnée d'un grand mouvement de dos, déroulant toute ma colonne vertébrale, jusqu'aux pointes de mes cheveux, elles aussi ramenée en arrière par ce mouvement.

Je le regarde avec un air qui se veut faussement exaspéré, sans vraiment être capable d'empêcher les coin de ma bouche de remonter, me faisant sourire presque contre mon gré. Si je le souhaitait vraiment, peut-être que je serais capable d'empêcher ce sourire de filtrer, mais je n'en ai pas envie de toute façon actuellement.

C'est super que la température te convienne, linn-chan.

Il dit ça sur un ton amusé. C'est drôle hein. Je suis encore dans l'eau. Je fini encore et toujours dans l'eau. Je plante mes yeux dans les siens. De lui-même, il vient éloigner les mèches qui venaient faire cloison entre son regard et le mien. C'est bien, je n'ai même plus besoin de le faire moi même . Je lui souris d'un air malicieux, lui rendant bien ce qu'il cherche à dégager.

Une petite brise souffle. C'est vrai que nous sommes encore début mai. Pourtant les rayons du soleil sont bien présents. Il viennent caresser mes épaules avec bien plus de douceur qu'ils ne le firent tout à l'heure. C'était vraiment violent en haut de la colline. Après, la journée est déjà plus avancée, nous sommes moins proche de midi. Et puis, vu la température de l'eau, ce n'est pas maintenant que je risque d'avoir chaud. Je me sens bien. L'eau est froide, mais le soleil qui vient taper sur moi réchauffé ce qui aurais pu être congelé. Et puis, l'atlantique Nord est plus froid, celons les périodes. La première fois que j'ai mis les pieds dans la mer était en Janvier. Je suis tombée malade après. Quelle petite nature j'étais. C'en était presque triste. Je résiste beaucoup mieux maintenant. Je reste sensible aux températures, mais je ne suis plus une victime du bon vouloir de l'eau. Et puis, j'aime trop le milieu aquatique pour me créé des contraintes telles que la température.

Je passe moi aussi la main dans mes cheveux, les faisant ainsi tenir en arrière de la même façon que mon blond. C'est rare que j'ai le visage aussi dégagé. Je passe ensuite ma maint le long du bord de mon T-shirt, cherchant à le décoller de mon corps. Tentative totalement inutile, puisque après avoir été décollé, le poids de l'eau le ramène la ou il avait décidé se venir se plaquer précédemment. Je prends alors le bas du dit T-shirt, et le remonte jusqu'au dessus de mon nombril environ, de façon à avoir de la matière à essorer.
C'est en le vidant de son eau que je reprend la parole face à Satoshi.

- La température est très bien. Mais j'avais déjà essoré mon T-shirt. Je ne pensait pas devoir recommencer directement après.

Sourire faussement innocent, les yeux toujours plantés dans les siens, prenant un air de victime qui n'est absolument pas le mien d'habitude. Et je ne peux même pas me considérer comme victime actuellement, étant la première à avoir été le chercher.

L'eau m'empêche de progresser rapidement, mais il ne pas m'a envoyé trop loin non plus. Une dizaines de de secondes sont suffisantes à mon bras pour rejoindre son épaule.

Je suppose qu'il de doute de ce que je vais faire, mais même si ça n'est pas le cas, le résultat obtenu reste le même.

Je pause les mains sur ses épaules, dans un face à face ou nous sommes
finalement à la même hauteur ; entre lui accroupi et moi debout dans la rivière. Les yeux toujours plantés dans les siens, me rapprochant lentement.

En arrivant presque à lui faire un câlin, ce n'est que quand mon visage est à une quinzaine de centimètres du siens, mes coudes biens installés sur ses épaules, que ma figure change.

Un quelques fractions de secondes, mon visage est passé de cette fausse exaspération presque mielleuse à mon grand sourire sadique et fourbe. Je sais bien le faire lui, et il est souvent utile. Sans chercher à lui laisser le temps de comprendre, je tire sur ma prise pour la faire tomber en avant.

Et plouf.

Nous sommes deux dans l'eau maintenant.

La tête de l'eau une fois de plus, laissant ce coup ci mes cheveux suivre le chemin qu'ils veulent. Or ce chemin à décidé que ça serait devant mes yeux. Cependant, je suis bien trop occupée à rire pour prendre le temps de remonter ces mèches qui me coupent du monde.
Je me penche vers Satoshi, un grand sourire barrant mon visage. Mais ce coup-ci, ce n'est plus du sadisme. C'est plutôt su malice. C'est moi qui dois désormais avoir cet air de renard affiché sur le visage.

- Tu ne pensait quand même pas gagner à ce petit jeu ?

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 19 Juin 2016 - 1:30

Lorsque le corps de mon amie heurte la surface de l'eau, l’effleure avec toute la douceur que peux le permettre la gravité terrestre, un amusement humide me rappel une première fois que je n'étais qu'a quelques centimètres de l'eau. La gerbe de liquide qu'elle soulève en frappant la parois translucide explose a mon contact, me recouvrant totalement cette fois, collant les mèches que je m'évertuais a décoller. Je secoue un peu le front en l'observant évoluer sous l'eau, ce n'est pas compliqué de la voir, l'eau est tellement claire par ici qu'on pourrait dire que c'est du cristal. Je continu a dégager mon regard jusqu'à ce qu'elle remonte a la surface et que je puisse lui envoyer ma petite pique. J'en suis plutôt fier d'ailleurs, et j'attends de voir avec un certain intérêt sa réaction, après tout, c'est elle la spécialiste de ce genre d'activités, entre nous deux, je ne suis qu'un humble débutant a coté de la rousse.

Et quand je vois son visage barré par le même sourire que j'ai fais un peu plus tôt, en revenant a la surface, je ne peux m’empêcher de m’esclaffer. A vrai dire je sais ce que je ferais a sa place, je présume que je m'arrangerais pour la faire tomber a son tour. Enfin je le ferais a elle, parce que je a l'aise maintenant, je suis moi même, je présume que même l'attraper de la sorte et la jeter de nouveau a l'eau, je ne l'aurais jamais fais a quelqu'un d'autre, j'aurais juste baissé la tête et laisser couler. Mais ce n'est plus le cas maintenant, je ne me laisse pas faire. Je ne souris plus en esquivant la situation. Je la regarde plutôt, enfin je plante mon regard dans le sien, en attendant de voir comment elle va réagir. Elle tire sur ses cheveux pour dégager son visage, me permettant de la contempler encore plus facilement qu'avant. Au premier abord, elle semble plutôt taciturne, mais le sourire qui éclaire actuellement le visage ne me laisse pas de marbre. Il est trop....lumineux. Elle tire un peu sur son haut histoire de le décoller de son corps, sans grand succès. Cela me fait rire un peu plus encore d'ailleurs, cette façon de faire.

Elle tourne son regard vers moi lorsque je lui parle, et me sourit en me disant qu'en effet elle apprécie l'eau et sa température, ce qui est quand même un mystère pour moi vu comment je l'ai trouvé glaciale il y a une minute, mais que c'est dommage parce qu'elle vient de l’essorer déjà et qu'elle va devoir le refaire. D’après mes souvenirs enlever son tee shirt n'est pas trop un problème pour elle, et je suis donc sur qu'elle n'aura aucun soucis a l’essorer a nouveau, c’était tellement amusant sur ma tête qu'elle n'aura rien a en redire. Elle plante son regard dans le miens, faisant une moue qui me fait fondre, chauffer intérieurement, et le sang ainsi crépitant monte a mes joues pour me faire rougir une nouvelle fois. Elle s'approche de moi lentement jusqu'à parvenir a atteindre mes épaules avec ses bras, elle appuie ses deux mains sur mon corps, se surélevant un peu dans l'eau, toujours en souriant, en approchant son visage.

Je sais ce qu'elle veux faire, mais c'est de bonne guerre alors je ne résiste pas. Je me sens partir en avant, et je fais d'ailleurs en sorte de sauter a moitié au dessus d'elle histoire de ne pas la faire couler dans ma chute en avant. Je n'ai pas envie de la noyer, ça serait moins drôle tout de suite. Je sens ma tete entrer en contact avec la surface transparente, la briser, passer dans un autre monde, que je ne connais pas aussi bien, a la seconde ou mon visage entier est immergé. Je ne sens plus le poids de mon corps, flottant dans un espace insoluble ou je ne suis plus maître de rien. Les yeux clos, j'apprécie le silence qui me transperce de part en part. Je n'arrive même pas a savoir depuis combien de toi je suis sous l'eau, une minute ? Une seconde ? Je n'en ai absolument aucune idée. Tout ce que je sais c'est que je suis mouillé a présent, mais que l'eau n'est pas si froide que ça. Je reprend un peu conscience de mon environnement. Ça doit faire une minute, je vais remonter pour ne pas qu'elle s’inquiète, ça serait dommage. Et puis il faudrait que je respire aussi, mais c'est un détail ça, un simple besoin humain.

Ma tête sort de l'eau, enfin, et je reprend une grande inspiration. Ça fait peut être plus d'une minute en fait, pourtant j'ai l'impression que cela n'a pas duré longtemps. Je ne suis pas vraiment a l'aise dans l'eau, a la base, ce n'est pas mon élément. J'ai appris a nager particulièrement tard. Et lorsque je remonte a la surface, par réflexe, j'attrape le bras d'Aslinn qui est juste a coté de moi, histoire de ne pas couler en reprenant ma respiration. Quand j'étais sous l'eau je ne le sentais pas, mais maintenant c'est une évidence qu'elle n'est pas si chaude que ça et j'ai un long frisson qui me fait claquer des dents. Elle me regarde en me demandant si je pensais vraiment gagner. Je pourrais la couler la, elle est encore plus légére dans l'eau, mais je vais plutot lui sourire en murmurant :

- Tu as gagné, tu es la plus forte, j'abandonne.

Je me rend compte que je la tient toujours, mais je n'arrive pas vraiment a me pousser a la lâcher, alors je la regarde simplement, en silence.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Dim 19 Juin 2016 - 22:51

Ses joues ont repris une teinte rosée. J’aime bien se visage que ça lui donne. Il n’a pas l’air gêné pourtant. C’est juste le sang dans se ses joues qui a décidé de remonter. A cause de la proximité ? Ou de la vue que dois lui offrir mon T-shirt trempé ? Je n’ai pas envie de poser la question, je ne saurais donc jamais. Je peux laisser libre court à mon imagination pour formuler des hypothèses qui ne seront jamais vérifiée. Ses yeux viennent se planter dans les miens jusqu’à l’instant ou je décide de le tirer dans l’eau.

Il met un certain temps à remonter. Il sait nager au moins ? Enfin, la question ne se pose pas ici, puisque si moi j'ai pied, lui aussi devrai réussir à toucher le fond. Logiquement. S'il pense à tendre ses jambes.
Il finit tout de même par remonter. La gerbe d'eau qu'il soulève en sortant m'éclabousse un peu plus ; mais ça ne change pas grand-chose, je suis déjà trempée de toute façon. Je laisse mon rire prendre sa liberté avant de réussir à formuler une phrase cohérente.
Mes cheveux continuent de me traverser la figure, collant à mes joues. C'est surprenant de constater leur longueur ; avec le poids de l'eau, les boucles sont complètement détendues. Ils restent loin de quelque chose de lisse, mais au lieu de boucles serrés ressemblant à des tire-bouchons, ce sont plutôt des petites anglaises lâches, qui se rapprochent plus de la vague que du tourbillon habituel. Je gagne presque dix centimètres par rapport à ma longueur de d’habitude. C'est perturbant de sentir les pointes de mes cheveux toucher mes épaules.

Quand il me répond qu'il se rend, je suis presque déçue. Vu tout ce qu'il y a à faire dans l'eau, il aurait largement eu de quoi riposter. Me remettre la tête sous l'eau, ou ne serait-ce que m'éclabousser lui aurais largement donné de quoi contrer ma remarque. C'est une victoire presque trop facile.
Presque.

Ça l'aurait été s’il avait été dans un autre état en ressortant de l'eau. Je le sens s'accrocher à mon bras, en même temps qu'il commence à claquer des dents. L'eau est froide. Je ne suis pas frileuse, mais je ne me suis pas vraiment demandée si lui l'était avant de le renverser dans la rivière. A sa façon s'accrocher à mon bras, il n'a vraiment pas l'air à l'aise, et même s’il me sourit, je sens qu’il n’est pas vraiment dans son élément. J’ai déjà eu droit à des sourires bien plus rayonnants de se part.
Si ça se trouve, il n'aime pas l'eau. C'est tout à fait plausible. J'aime et adore le milieu aquatique, mais ce n'est que moi. Les autres peuvent avoir un rapport différent à l'eau. Un rapport qui n'est pas le grand amour.
C’est rare que je me soucie des autres, mais je n’ai vraiment pas envie que ce que je prenais pour un jeu commence à le mettre mal à l’aise. Je ne sais pas comment j’aurais réagis avec quelqu’un d’autre, mais je sais que je ne veux pas lui faire de tords à lui. Du moins, pas dans cette situation.

J’effectue une rotation de l’avant du bras, forçant sa main à glisser vers la mienne. Dans un dernier mouvement de poignet, sa paume vient se plaquer à la mienne. Je glisse mes doigts entre les siens, dans un geste qui se veut rassurant ; tout en m’approchant de le lui.
Je me place devant lui, prenant également sont autre main dans la mienne. Debout dans l’eau, les pieds enfoncés dans la vase ; l’eau m’arrive un peu au-dessus du nombril.
Puis, je lâche ses doigts pour faire remonter mes mains le long de ses bras à lui. Je sens le grain de sa peau sous mes doigts, il a la chair de poule ; il a froid. Mes mains finissent leur course sur ses épaules. Raffermissant ma prise, c’est une façon symbolique d’immobiliser les légers tremblements qui secouent son corps. Quand je reprends la parole, c’est avec une voix qui se veut calme.

-Arrête de claque des dents, tu as encore plus froid comme ça. Et détends tes muscles, ne soit pas crispé, laisse le sang circuler. Ça te réchauffera déjà un peu.

J’incline très légèrement ma tête sur le côté, tout en laissant un fin sourire apparaitre sur mon visage ; le tout dans une figure que je souhaite rassurante. Je n’ai tellement pas l’habitude de me comporter comme ça. Mais j’essaie vraiment de le mettre un peu plus à l’aise dans l’eau. Même si on ne reste pas longtemps, ce serait quand même quelques instant moins pires.

Je lâche ses épaules et d’une main, remonte ses cheveux qui étaient retomber devant ses yeux. Ça me fait penser que les miens continuent de me barrer le visage eux aussi. Bah. C’est plus de lui que je m’inquiète pour l’instant. Je fixe une fois de plus sa rétine quand je reprends la parole. J’aime bien regarder les yeux des gens quand je leur parle. Je ne sais absolument pas déchiffrer un regard, je suis d’être suffisamment subtile pour ça ; mais de cette façon j’ai l’impression d’avoir toute l’attention de mon interlocuteur, mais aussi que moi-même je capterais mieux sa réponse.
Je redresse la tête et souris un peu plus.

-On sort de l’eau si tu veux.

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