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 Un séjour a la campagne

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Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mer 28 Sep 2016 - 23:33

C’était une remarque plutôt convaincante, mais je doutais qu'elle ne lui soit jamais adressé. Ma mère ne faisait que rarement des remarques aux gens, a part a moi bien sur, et c’était souvent sur un ton cordial. Pas vraiment du genre a faire des vagues, je crois d'ailleurs que je ne l'avais jamais vu s'énerver. Personne du village ne s’était jamais plaint de nous pour une quelconque raison. En bref, nous étions des citoyens lambda qui désiraient ne pas faire de vagues. Je n'avais pas si faim que ça, mais pour la forme je tendais a nouveau le bras pour prendre un second pain que je coinçais dans ma bouche avant de me lever d'un bond, en sautant de la chaise et de retourner vers le couloir, puis vers l’extérieur. Libérant l'étreinte que j'avais placé sur le gâteau, nous nous retrouvions dehors aussi vite que nous étions entrés.

- Une fois il y a eu un voleur dans le village. Je ne savais pas vraiment qui c’était avant que ma mère et le marchand de livre me raconte l'histoire. Il paraît qu'il venait de Sendai, qu'il était orphelin et cherchait a vole de la nourriture au konbini. Bien entendu il s'est fait attrapé, et a réussis a courir a l'endroit ou travailler ma mère a cette époque la. C’était la période au début ou nous sommes arrivés, elle était chez le marchand de livres justement. Elle ne m'a pas raconté cette partie la, mais d’après l'histoire que j'ai entendu. Elle a payé la totalité de ce que le gosse avait volé, puis s'est agenouillé et c'est excusé devant les autorités, qui on laissés partir le gamin.

En longeant le temple, je me passais légèrement la main derrière la tête, ayant du mal a trouver les mots justes sur ce que je voulais faire passer comme message. Je ne le savais pas vraiment moi même, a part que ma mère avait le cœur sur la main, et passait son temps a aider quiconque lui demandait une aide, peu importe la teneurs de la demande. Le gamin en question n'était sans doute pas fier de ce qu'il avait fait, mais la réaction qu'il avait eu ce jour la lui était resté dans la tête depuis, et ne le quitterait probablement pas d'ici la fin de ses jours. Du respect, c'est sur, de la culpabilité, sans aucun doute. Mais surtout, il n'aurait voulu qu'une chose, être puni. J'agite la main alors que j'entame la descente des escaliers.

- Désolé, ce n’était pas très intéressant en fait. Commençons par mon collège. Je connais un moyen d'y entrer même si il n'y a personne. Enfin sauf si ils s'en sont aperçut, mais j'en doute.

Je ne faisais pas partis des bandes de voyous qui s'amusaient a dégrader les vieux bâtiments qui nous donnais la chance d'étudier, cependant, comme tous les enfants du coin, et surtout a cause de l'influence involontaire de Mika, j'avais fini, comme tout le monde, par connaître cette ouverture dans le grillage derrière le terrain de football en terre qui avait était aménagé pour une kermesse longtemps avant notre arrivée dans la ville. Ce n’était pas très très bien de relancer cette coutume plutôt malhonnête, mais personne ne serait la pour s'en apercevoir. Ayant achevé la descente, je tournais dans la direction du lac en direction de l'endroit ou nous avions étaient la veille.

- Il faut contourner le lac, pour passer derrière l'école. Ce n'est pas très long.

Ce n’était vraiment pas le meilleur voyage possible, elle devait s'ennuyer, mais je n'avais pas grande chose de mieux a lui proposer. Ici pas de fête, pas d'internet ou de télé, rien d'autre que des livres, et des promenades amenant des discussions. Elle le saurait pour une prochaine fois, que ce n’était pas dans cet endroit qu'elle vivrait les meilleurs moments de sa vie, bien au contraire. C’était ennuyeux, mais cela me convenait parfaitement.

- Il y a eu une époque ou maman voulait que je fasse un sport collectif parce qu'elle trouvait que je m'ennuyais. Alors j'ai fais du foot. Une heure. Imagines la tête de l’entraîneur que lors du premier centre, au lieu de faire une tête, étant un peu trop court, je fais une retournée acrobatique. En troisième année de collège je crois. J'ai toujours étais plus doué avec les techniques de pieds qu'avec celles de mains. Du coup tout le monde s'est mis a murmurer sur mon passage. Mika n’arrêtait pas de dire que j'étais....comment disait elle déjà....ah oui, « l'étoile montante du football Japonais ». Cela ne m'a pas vraiment amusé, alors j'ai vite arrêté. Ce n'est pas très animé ici, mais comme tu as du le remarquer, je ne suis de toute façon pas quelqu'un de....très animé ? A quoi bon faire de grandes fêtes ? Je ne trouve pas ça forcément meilleur que lire un livre ou s’entraîner.....mais je dois être bizarre.

Hikari n'avait jamais renoncer a toute ces choses, il ne m'avait pas apprit a ne pas aller faire la fête ou s’entraîner encore et encore. Je l'avais fait, c’était tout. J'avais encore une fois parler pour justifier une pensée que je n'avais même pas énoncé a haute voix. Soupirant lentement, j'apercevais au loin le grillage entouré de sapins, entourant le terrain en question. Je m'y dirigeais d'un pas tranquille en voulant relancer la conversation. Cela commençait a être difficile. J'allais lui dire que j'aimais bien le silence, mais ce n’était certainement pas la meilleure façon de rompre la glace encore une fois. Autant ne rien dire, elle pouvait parlait aussi après tout. Voulant cependant donner la raison de notre voyage ici, je faisais évasivement :

- Désolé de te forcer ici, c'est vieux, miteux, ça ne sens pas très bon, et je pense même que si nous tapions trop fort dans un mur il s'écroulerait. Mais je veux absolument voir quelque chose. Et puis, ça serait dommage de venir ici sans voir notre incroyable dojo !

Finissant sur ce ton sarcastique, je poussais tant bien que mal les épines d'un des arbres pour passer derrière ou un espace de vie permettait de se tenir. Le grillage découpé etait bien la, mais ouvert. Trop ouvert. Je n'avais que peu de doute sur l'origine de cette situation, mais ne voulant pas trop en dire, je faisais simplement :

- Il doit déjà y avoir quelqu'un. On rentre quand meme ?

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Sam 1 Oct 2016 - 15:36

Nous sommes de retour dehors en quelques minutes peine. Concrètement, faire ce détour n’aura servis qu’à nourrir Satoshi. C’était tout de même nécessaire je suppose. Surtout s’il n’avais absolument rien mangé avant d’aller faire du sport. Il me fait peur de temps en temps. Manger est un besoin vital et je doute qu’il soit exempté de ce besoin, tout sportif qu’il soit. Je crois que je comprends sa mère d’une certaine façon. Voir son fils se priver ainsi ne doit pas vraiment lui être agréable. Je soupire pour moi même l’observant recommencer à marcher vers l’avant du temple. Au final il ne va même pas avoir besoin de désherber ; on aura tout écrasé a force de passer dessus. Je ricane. Il désherbera quand même probablement. Tout le monde n’a pas ma flemme, et concrètement, je ne suis pas sure que simplement passer revienne au même.
Bah. Pas mon problème.

Je m’engage a sa suite sur le petit chemin, l’écoutant a nouveau raconter une histoire. Plus encore que quand il a raconté la légende, je ne comprend pas le but de cette histoire. Je veux bien écouter s’il a encore envie de parler ; mais il passe d’un sujet a l’autre sans transition, et j’ai du mal a le suivre de temps en temps. En soit même, un voleur, pourquoi pas. L’acte de la mère du voleur est beau. Mais concrètement, je ne sais toujours pas pourquoi il me raconte ça. Il le dit lui même d’ailleurs. Je ne dirais pas que ce n’était pas intéressant, mais sur le coup, je n’ai pas compris pourquoi. Enfin, ceci-dit, je n’ai pas compris pourquoi non plus quand il m’a raconté la légende dans le dojo. Je suppose que je ne suis pas censée comprendre. J’écoute et j’enregistre. Peut être un jour ça me servira.

Nous sommes déjà en train de descendre les escaliers quand il clos ce sujet.  Finalement, ça sera le collège en premier.
Je le suis dans une direction que je crois reconnaître. Au fur a mesure que nous avançons, j’en suis de plus en plus sûre. Il me semble que la rivière est par là. J’y retournerais bien. C’était vraiment un moment agréable avec mon blond.  Mais le collège n’est pas la rivière à priori, donc ça ne sera pas pour tout de suite. Un léger sourire inconscient étire mon visage aux souvenirs de hier après midi. J’ai vraiment l’impression de m’être fait un ami. Avant, les seuls avec qui j’étais capable de me détendre comme je le suis avec mon blond étaient Ishya, Ewen et Yanae. Je suis contente. J’ai l’impression de commencer a me trouver des repères fixes au Japon.

C’est avec ce même sourire satisfait que je l’écoute à nouveau raconter une histoire. Mais ce coup-ci, cette dernière à un contexte. Je ricane en l’entendant parler de sa tentative de sport collectifs. Je ne l’imagine pas du tout faire du foot. Il y a ce cliché du joueur de foot qui ne lui correspond pas du tout. Cet univers sportif-ci a une connotation, dont j’ai du mal a me défaire. Aussi, essayer de l’imaginer jouer au foot a quelque chose decallé. Ceci-dit, avec ses capacités, je pense qu’il peut. réussir dans a peu près n’importe quel sport. C’est ce qu’il confirmais de lui même d’ailleurs. ’’Une retournée acrobatique’’. Je ne peux retenir un ricanement. J’imagine très bien la surprise de ceux qui y ont assisté. Pauvre petit timide.

-D’un coup, sans faire exprès, te retrouver au centre de l’attention ne t’a pas plus?

Un long sourire étire mon visage, appuyant un peu plus sur le ton moqueur avec lequel je viens de m’adresser a lui. Je continue d’avancer a coter de lui en reprenant la parole.
Il fait remarquer sa timidité de lui même. Au moins, il en est conscient.
Je ne l’imagine pas du tout aller en soirée non plus. Ou alors finir désespéré dans un coin a attendre patiemment que ça se finisse.  Ceci-dit, je ne suis pas non plus spécialement intéressé part les fêtes. Je fini généralement par m’ennuyer.

-Mais je comprends un peu que tu n’aime pas les fêtes.

J’ai une petite moue exaspérée.

-C’est ennuyeux la plupart du temps. Regarder les gens qui ne tiennent pas l’alcool mourir lentement en se pensant intéressants. C’est un peu fade comme activité.

J’ai déjà été invitée a un certain nombre de soirée. Ceci-dit, j’en fait beaucoup moins depuis que je suis au lycée. Et encore moins depuis que je suis au Japon. Ou non, pas depuis que je suis au lycée ;  j’en fait beaucoup moins depuis que j’ai de vrai amis. Passer du temps avec eux est bien plus amusant qu’aller aux soirée pour me pseudo-socialiser.
Au collège je sortais beaucoup. Beaucoup trop. Mes années collège ne sont définitivement pas quelque chose dont il faut parler. Je risque de chuter dans son estime si il comprend ce que j’étais pendant que lui faisait des coup de pieds retournés au Japon.
Je laisse le silence peser après cette remarque renfrognée. Je n’ai pas l’intention d’évoquer mes expériences personnelles sur ce sujet ; et encore moins avec lui.
Heureusement, nous arrivons rapidement a son collège. Il a l’air de l’aimer au moins autant que moi j’aimais le miens ; a en entendre le ton qu’il utilise pour le décrire. Enfin ; personnellement, je n’aurais même pas envie d’y retourner. Rien qui ne me donne envie d’aller voir ces bâtiments ou je suis supposée avoir passé quatre ans de ma vie. Sauf que ça n’a pas vraiment été le cas. Et je n’ai pas non pus envie de revoir les ‘’amis’’ que je me suis fait dans cette période de ma vie.
Je ricane suite a sa remarque.

-Tu a l’air d’adorer ton collège dit-donc.

Écartant les branches d’un arbuste, il dévoile une brèche dans le grillage qui entoure les bâtiments. Un brèche est bien faible pour décrire l’état de la chose. C’est grand ouvert.
Déjà quelqu’un ? Peut être. En tout cas, j’avance pour pénétrer dans l’enceinte du collège. C’est pratique d’être petite de temps en temps. J’aurais quand même préférée être grande. Mais sur ce coup, oui, c’est pratique.

Je me retourne vers lui derrière le grillage et lui adresse un grand sourire.

-Oui, on rentre.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 4 Oct 2016 - 23:16

C'est vrai ça, je l'adore ce collège. Qu'elle blague, c’était le symbole même de la discorde familiale, de l’échec filiale que j'étais. A absolument aucun moment je ne m'étais dis que cet endroit était une opportunité. Enfin pas durant ma première année de collège, puisque par la suite j'avais pu faire des rencontres qui m'avaient permis d'évoluer, dans un sens qui n’était peut être pas le meilleur, mais qui avait fait ce que je suis aujourd'hui. Mais je ne savais pas comment je pouvais qualifier ce que je pensais de cet endroit. Alors je disais tout simplement.

- Je n'ai eu que trois amis ici. Mika, Hikari et sa petite sœur. Et le plus ironique, c'est que je n'ai quasiment jamais parlé a sa sœur, c'est pour te dire a quel point j'ai beaucoup de relations par ici.....

Je la regardais se contorsionner facilement en passant entre les mailles écartelées du grillage. Je n'avais pas beaucoup plus de difficulté a passer, et je n'attendais même pas qu'elle me réponde verbalement pour commencer a mon tour a passer a travers l'ouverture. Elle se trouvait de l'autre coté de la barrière qui nous séparais de la légalité et de l'illégalité, je n'allais pas la laisser toute seule dans ce monde. Détachant a deux reprises mon t-shirt qui s'accrochait dans les mailles j'arrivais moi aussi a fouler la terre battue du terrain de foot qui n'avait pas du tout changer depuis que je l'avais quitté. Les mêmes buts en bois qui avaient cassés d'innombrables fois, la peinture a peine visible qui n’était même pas refaite chaque année, et toujours le bruit insonore des cris de joie et de labeur que je pouvais presque entendre dans le silence environnant.

- Ne touche pas aux buts, ce n'est pas très solide. L'une des stratégies pour marquer était que celui qui n'avait pas le ballon frappe le poteau pour que le but s'écroule et que le gardien ne puisse plus arrêter le tir de celui qui avait le ballon. Tout est de qualité ici.

Ironiquement, je lui faisais signe de faire attention a ce qu'elle touchait. Pas besoin d'un accident en cette belle après-midi de printemps. Ma mère ne m'aurait pas pardonné d'avoir rendu la seule invitée hors village que j'avais ramené en dix ans blessés a cause de l'action stupide que j'étais en train d'entreprendre. Tout ça pour apercevoir quelque chose qui ne m'était d'aucune utilité. Regardant inutilement a droit et a gauche comme si quelqu'un allait surgir de derrière un buisson, le fait que quelqu'un était passé avant nous, peut être même encore dans l'enceinte de l'école me ramena a la réalité. Au pire ils me connaissaient, ce n'etait pas bien grave, j'aurais presque pu passer par l'entrée principale, ils ne m'auraient pas refusés la chose. Traversant le terrain, je désignais les batiments, décrivant rapidement l'endroit :

- Dans le bâtiment tout petit la bas, on avait cours de dessin je me souviens que c’était l'horreur, il y avait une prof bizarre, énorme, qui était complètement dans la lune et qui avais pris l'habitude de nous raconter la façon dont elle éduqué son chien. La bas c’était la cantine, c'est pas grand non plus, on peux uniquement manger par groupe de dix. Mais aujourd'hui il y a moins d’élèves, on étaient presque deux cent a l'époque.

J'aperçois alors le bâtiment qui nous intéresses. Semblant a l'écart du reste, comme si il n'avait était construit qu'a la va vite pour aller dans le sens d'une minorité, ce qui était le cas. Il n'avait était construit que lors de la victoire dans un tournoi d'un étudiant de l'école bien avant que je la rejoigne. Et il n'y avait jamais eu plus de dix ou quinze membres simultanés. Nous étions les deux seuls quand j'y étais. Ce qui n’était pas vraiment un problème pour moi, mais qui semblait agacer Hikari au plus haut point. Arrivant devant la porte, je m'écartais vers la fenêtre sur le coté en expliquant :

- Normalement la porte est fermé, mais il y a un crochet caché qui permet de l'ouvrir. J'utilisais ça pour venir m’entraîner avant d'avoir le dojo du temple. Enfin je suppose qu'en forçant un peu la porte se serait ouverte de la mime façon.

Trouvant l'ustensile par terre, je l'introduisais rapidement dans la serrure, en constatant finalement que la porte tait déjà ouverte. Je fronçais les sourcils avant de tourner un regard interrogateur vers Aslinn. Haussant les épaules, je posais l'objet que j'avais dans la main a l'endroit ou je l'avais trouvé, et je tirais la porte avant de m'écarter pour laisser passer la rousse, galanterie instinctive oblige, celle qui me caractérisait, pour le meilleur comme pour le pire. Je la suivais dans un couloir sentant la transpiration, exactement l'odeur familière qui m'avait accompagné durant d'innombrables heures. Passant a coté du vestiaire, je faisais signe de continuer vers la double porte laissant entrevoir le tatami au bout du couloir, que nous traversions rapidement, pénétrant dans la salle principale.

- C'est dingue, ils n'ont même pas changés les affiches aux murs, on dirait que je ne suis jamais partit.

L'endroit était un peu vieillot, extrêmement classique avec des armes en bois alignés contre un murs, des mannequins et des poteaux d’entraînements, un sac de frappe, un ring de boxe a l'opposé de la salle, des casiers contre un mur, des affiches présentant des compétitions et des combattants un peu partout autour, collé sur les murs.

- Voila, c'est la que j'ai appris mon art. Oh.

Sur l'une des affiches, semblant plus neuve, on pouvait voir un garçon d'une vingtaine d'année uniquement vêtu d'un short de combat, en position offensive l'air renfrogné, les muscles pectoral et abdominales saillants. Au dessus, une date qui n’était pas encore passé, désignant un grand tournoi national se déroulant a Tokyo. D'une main légèrement fébrile, je faisais :

- C'est lui, Hikari, qui a était mon maître. Je ne savais pas qu'il combattait encore.

Un éclat de rire dans notre dos, résonant dans la salle avec douceur et clarté. D'une voix douce et lumineuse.

- Tu vas quand même pas te mettre a pleurer, Sato-Sato. Je savais pas comment te voir, et j'étais sur que tu viendrais ici, alors je t'ai attendu. Mais je ne savais pas que tu avais amené une amie.

Nouvel éclat de rire, alors que je me retourne pour voir une fille suspendu a une poutre par les genoux, la tête en bas, au dessus de la porte, que nous venions de traverser. Des bruns tombant en cascade vers le sol, de même que son t-shirt qu'elle gardait coincé en dessous de la poitrine d'une main, dévoilant la peau clair du haut de son corps avec indifférence. Je souriais légèrement, alors que l'identité de notre interlocutrice ne laissait que peu de doute.....

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mar 4 Avr 2017 - 23:20

Tu vas quand même pas te mettre a pleurer, Sato-Sato.

Je sursaute.  
Une fille à l'envers derrière moi ; je la fixe un instant, incrédule.  Depuis quand est-ce que les humains sont devenus des chauves-souris ? Je fais quelques pas en arrière, lui laissant la place de redescendre.
Un rapide coup d'oeil sur Satoshi me laisse le temps de percevoir sa surprise. Il a cependant l'air encore plus surpris que moi et ce, d'une manière différente. Il sait qui est cette fille ; mais ne s'attendait vraisemblablement pas à ce qu'elle soit la.
J'inspire un coup avant de reconsidérer avec plus d'attention ce petit animal qui s'amuse à me faire sursauter.  Les yeux plissés sur elle, c'est d'abbord de la méfiance que j'exprime, durant les quelques secondes que je mets à finalement comprendre qui elle est.
Il m'a présenté son frère il y a quelques secondes à peine. Sur cette affiche, les muscles bandés, en position d'attaque ;  "Hikari-senpai". La petite chose qui viens de surgir à les mêmes yeux ; et les mêmes petites fossettes à côté des commissures de la bouche.
Tu disais que tu connaissais trois personne ici, c'est bien ça ? On en aura déjà croisé deux, en deux jours.

Je les regarde s'observer tous les deux, tels deux tigres, dans la pénombre du petit dojo, avec pour seule source de lumière l'ouverture de la porte. Lumière rasante, augmentant les impressions de volumes, créant devant mes yeux une image presque en noir et blanc, de par ses contrastes. Seul la chevelure blonde de Satoshi colore cette vision. De toutes évidence, ce n'est pas à moi de parler à cet instant.  C'est lui qui la connait, et qui a l'air d'être également le plus surpris -une fois mon sursaut passé- par cette apparition.

["elipsse" - aventures et autres - Jour 4]

On est partis trop tard évidemment.
L'avantage d'avoir des paysages aussi vides, c'est qu'on peuxt voir arriver le train de loin. De très loin.  
Et je ne sais pas comment nous aurions fait sans cette vue dégagée, parce que si nous n'avions pas fini en courant, le train ne nous aurais certainement pas attendus. C'est ça de s'être endormis tard. Sato s'était quand même levé tôt,  mais pas moi. Damn. Il a dit qu'il fallait se dépêcher pour ne pas le manquer, mais apparemment on ne s'est pas suffisamment dépêchés. C'est donc en crachant mes poumons que j'entre dans le train. Nous avons de la chance, celui-ci est bien plus vide que celui que nous avions pris pour l'aller. Enfin, si ça se passe comme pour l'aller, ils se remplira au fur à mesure, jusqu'à ce qu'on arrive Tokyo, puis se désemplira tranquillement ensuite.

J'inspire puis expire un grand coup avant de suivre Satoshi vers des places assises. Oui, posons nos petites fesses, laissons nos jambes au repos. La journée vient à peine de commencer et j'ai déjà envie de retourner dormir. Dire que l'autre blond court tous les matin ; et moi je ne tiens même pas cette petite centaine de mètres en sprint. Je me trouve vraiment faible des fois.
Je m'avachis dans le fauteuil,  laissant mon sac reposer sur le siège à côté du mien, et remonte la tête vers le plafond, finissant de reprendre mon souffle.

 -Ahr.  Faire du sport aussi tôt.  Je n'était pas prête pour ça psychologiquement.

Je renverse ma tête en avant sur ces mots, observant le sol une demi-seconde avant de remonter mes yeux pour fixer Satoshi en biais. J'accompagne ce mouvement d'un ricanement envers moi même.  Le ton ironique de cette fausse plainte ne fait qu'accentuer l'auto-dérisions dont je fait preuve. Je sais pertinemment que je ne suis pas quelqu'un de sportif -même si ça s'est grandement amélioré depuis que je fait du karaté- mais je trouve ça quand même faible d'être essoufflée après un seul sprint, aussi long soit-il.

 - Enfin. Je suppose que pour toi c'était tranquille.

Je ricane une fois de plus, avant d'inspirer une dernière fois pour reprendre mon souffle.

 - Je n'arrive pas à me dire qu'on rentre déjà.  Ça fait bizzare de se dire qu'on retourne vers la ville.  

Je pose pas tête contre la vitre et observe le paysage se mettre lentement à défiler,  en même temps que le train commence à partir.
Ces quatre jours à la campagne auront été une véritable pause. Je devrais essayer de voyager un peu plus dans le Japon,  ne pas rester toujours à Keimoo. Ces quelques jours m'auront montrés à quelques point c'est ressourçant de s'écarter du stress de la ville de temps en temps.
Je baille une fois, avant de remettre un rapide coup d'oeil sur Satoshi. J'en aurais découverts des choses, durant ces quelques jours. Le Japon n'a pas encore finit de me surprendre.

Le train accélère,  atteignant bientôt sa vitesse de croisière ; filant jusque Keimoo ; avec tout de même quelque arrêts entre, dont je me serais bien passée, étant donné le flot humain pénétrant à chaque fois dans le wagon.

Sayonara Mûra.

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MessageSujet: Re: Un séjour a la campagne   Mer 5 Avr 2017 - 2:01

C’était un simple séjour. L'herbe était encore brunit par le soleil abondant, aux endroits ou elles parvenaient encore a respirer dans la chaleur étouffante. Les arbres n'étaient plus en fleurs, mais n'avaient pas perdu leurs feuillages arborescents de couleurs. Les champs continuaient d’être récoltés un a un par les machines insatiables, pilotés par la main qui avait le contrôle du territoire. Deux âmes en vadrouille sur une route. Proche d'un lac, dans une foret. Partout le soleil, partout la brise qui caresse le visage et laisse la place a une quiétude libératrice. Ce n’était pas qu'un séjour.

Ce n'était pas qu'un séjour. J'avais laissé derrière moi la maison, simple mais toujours aussi bienveillante. La chaleur de cette mère, cette femme, cette amie. Celle qui m'a mit au monde. Celle qui m'y a ensuite permit d'y rester. Cette présence n'a pas de prix. Le jardin gorgeant de fruits et de légumes bienfaiteurs. L'eau s'échappant du tuyau qui s'écoule paisiblement entre les travées de terre. Les repas qui se suivent et se ressemblent, me faisant prendre rapidement la masse que j'avais perdu a cause du jeûne forcé. Et toujours, cette présence. Ce n’était pas qu'un séjour.

Ce n’était pas qu'un séjour. Ma chambre était la. Ma passion avec elle, sans superficialité, sans rien qui ne sois utile. J'y avais passé des heures, des jours, des mois, des années, et pourtant être entouré de ces murs ne perdait jamais de son charme. C'était une partie de moi, et cela le serait probablement pour le restant de mes jours. Que je parle Japonais ou Français, que je sois brun ou blond, la puissance qui imprégnait ma poitrine, elle, n'avait aucune différence avec le reste du monde. Et cette pièce, étrangement, me le rappelait. Ce n’était pas qu'un séjour.

Ce n'était pas qu'un séjour. Le temple, lieu de pèlerinage, de croyances diverses et variées, d'histoires surnaturelles et autres fantômes plaisantins. Gardien de mes jours comme de mes nuits. Gardien de ma vie. De mes entraînements, pivots de mes footing quotidiens, porteur de la sueur de mon front, porteur de mes larmes. Porteur de mon sang. Le matériel usagé, le craquement des lattes, la vétusté de ses murs. Un allié de chaque instant, qui me ferait toujours ce même regard sinistre lors de mon retour, ce même adieu flamboyant lors de mon départ. Ce n’était pas qu'un séjour.

Ce n’était pas qu'un séjour. Le village qui n'avait strictement pas changé. Toujours ces mêmes regards familier, sans jugement, cette rugosité campagnarde qui était aussi surprenante qu’affectueuse. Le clocher toujours aussi délabré, contrastant avec la pureté du carillon qui sonnait a chaque heure sans jamais une fausse note. La jeunesse avait disparut, mais néanmoins, elle continuait de se faire sentir un peu partout. De cette colline, jusqu'à l'arbre bicentenaire qui gardait l'entrée, depuis l'éternité, et a jamais. Ce n’était pas qu'un séjour.

Ce n'était pas qu'un séjour. L'école, lieu d'apprentissage, scolaire, mais aussi de la vie. Ce n’était pas grand, jamais cela n'avait était grand. Et pourtant Elle m'avait toujours semblé gigantesque. Doté d'une population extrêmement élevé qui m'avait parut s’amenuire a mesure que je découvrais l'université. Les filles inaccessibles, les garçons trop brutaux et.......mon mentor. Qui m'avait apprit a combattre, qui m'avait apprit a vivre. Dans ce dojo tout aussi ridiculement petit que le reste de la ville. Mais pourtant j'y gardais mes plus précieux souvenirs. Mon plus précieux ami. Ce n'était pas qu'un séjour.

Ce n'était pas qu'un séjour. Mika était la. Toujours aussi flamboyante. Aussi énervante. Aussi collante. Aussi attachante. Je l'aimais je crois, durant mon enfance. Ou peut être pas, je n'arriverais sans doute pas a mettre un doigt sur ce genre de sentiment de toute manière. Néanmoins, la voir avait fait l’effet d'un choc sur moi. Un rappel du passé, un pas dans le présent, et une invitation vers le futur. Car je savais qu'elle, ne me laisserait jamais tombé. Je l'inviterais sans doute, bientôt. Je lui parlerais sans doute, ce soir. Ce n'était pas qu'un séjour.

Ce n'était pas qu'un séjour. Malgré mes attaches passés, j'avais eu pour la première fois l'impression d’être quelqu'un comme tout jeune de mon age. Grâce a cette rousse venue de si loin pour passer un week-end dans cette campagne aussi belle que ce village disgracieux. Par gentillesse ? Par une vrai volonté de m'accompagner ? Dans cet endroit aussi ennuyeux que terne. Loin de la ville, de ses activités, de ses loisirs. Loin de tout, prêt de moi. Étrange. Ce n’était, de toute manière pas qu'un séjour.

Car au fur et a mesure que nous pénétrions dans les villes, arrêt après arrêt, train après train, je voyais la valeur de la vie qui m'avait était offert. L'enfer initiale était loin. J'étais maintenant dans une bonne école, avec une mère aimante, des gens que je pouvais sans doute considérer comme des amis. Peut être. Nous n'étions encore qu'a la fin d'une période, et nous n'allions qu'en commencer une autre. Ce n'était pas qu'un séjour, car lorsque j'y avais mis les pieds pour la première fois, dix ans plus tôt, j'étais arrivé en enfer. J'avais perdu ma vie. Et alors que je quittais ce séjour une nouvelle fois, je me rendais compte que c’était bien cet endroit, qui m'avait redonné la vie.

FIN

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