₪ Académie Keimoo ₪

The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mei Shiozaki
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
avatar

Genre : Féminin Taureau Cochon Age : 22
Adresse : Résidence B8 - Quartier Daikanyama
Compteur 279

KMO
                                   :

MessageSujet: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Sam 7 Mai 2016 - 21:03

Elle était perdue. Et pourtant tout annonçait une bonne journée. Même une parfaite.

Mei se réveilla avant que son réveil ne sonne et évita ainsi le bruit strident qui n’a de cesse de l’effrayer, de la faire bondir hors de son lit et lui faire frôler la crise cardiaque. Et le fait que cela arrive de si bon matin n’eut pas fini de creuser son désespoir. Alors imaginez sa joie de ce matin. Après cela elle fut prise d’une énergie telle qu’elle les aime, cette énergie qui vous donne envie de faire tout et n’importe quoi, même du sport alors qu’il est à peine huit heure du matin. Elle s’étira de tout son long, se leva et s’apprêta rapidement pour descendre rejoindre sa mère et son frère pour le petit déjeuner. Elle fut surprise de voir son père, lui qui avait pour habitude de rester tard le soir à son bureau et donc de se réveiller le lendemain que vers dix heures, lisait les journaux comme à son habitude. Elle put alors discuter avec lui et fut contente de cette deuxième bonne nouvelle. Le temps défila et très vite on la retrouva dans la rue, le soleil était de plus en plus présent et on pouvait s’attendre, cette année encore, à un été bien chaud. Tout ça sentait les vacances alors que cela ne faisait même pas un mois que les cours avaient repris. Mei secoua la tête. Il faut qu’elle arrête d’y penser et qu’elle commence à se concentrer sur les cours plutôt, sans ça c’est la déprime annoncée. Mais le simple fait de se souvenir de ses résultats récents en économie lui fit perdre son sourire.
« Mei reste positive, aujourd’hui c’est une très jolie journée, oui ça l’est. …Oh mince le feu ! »

La jeune fille se mit à courir d’une traite, le feu pour piéton était vert mais à en voir le comportement des conducteurs il ne risquait pas de le rester encore très longtemps. Elle surgit devant les gens, eux totalement pris sur le fait, la regardaient d’un air contrarié. Mei, elle, leur demanda pardon intérieurement. Ne pas louper le feu était primordial puisqu’elle le vit comme annonciateur de chance. C’est essoufflée que la jeune étudiante traversa le passage piéton. Elle s’arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle et calmer son rythme cardiaque puis repris son chemin mais cette fois-ci en marchant. Elle arriva à la station et n’eut à attendre que deux minutes avant de voir apparaître le métro qu’elle a pris l’habitude de prendre pour aller en cours quand il n’y a personne pour la déposer. Heure de pointe oblige, elle se dépêcha de se trouver un coin pour ne plus y bouger de tout son trajet. L’étudiante se retrouva collée à un employé de bureau qui s’acharna sur un pauvre mot croisé. Elle ne put s’empêcher de le scruter du regard et observa l’évolution de sa colère face à son ennemi du matin. Peut-être que la japonaise n’était pas la plus futée du monde mais les mots croisés, ça lui parlait. Malheureusement elle n’eut aucune motivation et envie de l’aider.

Plus les arrêts s’enchainaient et plus Mei sentit sa respiration s’alléger, elle devait tenir encore deux stations. Cinq minutes. Trois. Une. Enfin ! Elle jeta un coup d’œil pour repérer l’unique rue qu’elle connaissait et qu’elle empruntait tout le temps. Elle vérifia l’heure sur sa montre, tout était ok, elle était dans les temps. Comme toujours d’ailleurs. Ne pas être en retard était important pour elle. Une fois le portail passé, elle se prépara psychologiquement à son premier cours de la journée. C‘était celui d’anglais, le professeur voulait la voir participer davantage et l’attendait ainsi au tournant. Elle le savait et cela lui procura un stress dont elle se serait bien passée. Alors que notre étudiante se dirigeait rapidement vers l’entrée du bâtiment elle eut une sensation bizarre, une sensation d’oubli. Mais elle ne savait pas à quoi l’affilier et cela la frustra énormément. Ce qui était sûre c’est que quelque chose clochait. Elle posa le pied sur une marche, prête à grimper le long escalier qui se dressa devant sa personne et s’arrêta. Il avait dit quelque chose… le professeur avait parlé d’un truc. Elle fronça les sourcils et fixa le mur comme si cet amas de béton allait l’aider à se souvenir de ce détail qui était loin d’être insignifiant. Elle continua de monter tout en se creusant les méninges.

De manière générale, la mémoire de notre étudiante fonctionnait parfaitement et avec les années il arrivait encore qu’elle soit surprise de sa capacité à se rappeler d’informations que beaucoup aurait déjà oubliées. Oui mais voilà elle se retrouvait désormais parmi ces personnes qui ne prêtaient pas attention à ce qu’on leur a dit et dieu sait qu’elle aurait souhaité être plus attentive à son dernier cours de langue. Ce n’était plus le bâtiment que la Chinoise regardait avec instance mais la troisième marche sur laquelle elle se tenait droite comme un i. Et paf ce dont elle n’avait plus idée lui parut tout de suite plus clair, il avait changé de classe. Si elle pouvait s’arracher les cheveux elle le ferait, le prof avait osé changer de salle ! Ça n’allait plus pour elle. L’avait-il dit à voix haute ? Ou bien avait-il envoyé un email ? Non il ne savait même pas utiliser la technologie mise à sa disposition pour mener à bien sa leçon alors lui demander de toucher à un ordinateur…il restait le panneau d’affichage. Un sourire apparut sur le visage de l’étudiante, un sourire empli de désespoir. Le fameux panneau dont elle ignorait totalement la localisation. Elle émit un soupir qui était sûrement le plus long qu’elle ait pu émettre de toute son existence. Elle se détourna de son envie d’atteindre le premier étage et se résigna à descendre d’un pas cette fois ci très lent. Il lui fallut à présent compter sur sa logique pour trouver cet encadrement qu’elle maudissait de tout son être. Partir à droite ou à gauche ? Au point où elle en était, autant suivre son intuition.[/color]

« S’il-vous-plaît, faites que ce soit le bon chemin, je vous en supplie. » se murmura-t-elle.

A chaque détour on pouvait la voir se pencher et vérifier doucement si le couloir qui se dessinait lui inspirer quelque chose de bon. Mais allez demander à quelqu’un aussi nulle en orientation que Mei si un chemin est digne de confiance, elle vous répondra simplement qu’elle n’en sait strictement rien. Et dire qu’elle a pour habitude de prévoir un plan B voire C, elle se retrouvait à la limite de crier à l’aide. Elle comprit, après avoir croisé deux fois le même tableau et trois fois des pots de fleurs qui lui paraissaient étrangement identiques, qu’elle était perdue. Second soupir et avec lui la nervosité. Son pas se fit plus lourd et la jeune asiatique n’avait plus aucun doute là-dessus, la journée qui avait bien commencé venait tout simplement de tourner en cauchemar.

« Il manquerait plus que je sois obligée de demander à quelqu’un…encore faut-il que ‘ce quelqu’un’ apparaisse, n’est-ce pas ? » et voilà qu’elle se mettait à parler toute seule.

Mais peut-être plus pour très longtemps car ce qu’elle redoutait arriva. Au loin, un quelqu’un était là, un quelqu’un était entrain de marcher ! Elle fut prise de panique car elle savait qu’il n’y avait pas d’autre choix. Elle n’osait même pas regarder sa montre de peur de voir ô combien elle était en retard. La brunette serra les poings, prit un faux-air déterminé et se dirigea vers l’élève inconnu. L’élève qui se trouvait être un garçon lui tourna le dos et Mei se surprit à prendre de la vitesse, puis à ralentir, à vouloir faire demi-tour et puis à recommencer son avancée une bonne fois pour toute. Comment allait-elle l’aborder, non. Comment pouvait-elle l’aborder ? Elle avait l’impression qu’elle risquait de l’effrayer mais aussi de sortir quelque chose d’insensée. Non en fait elle avait surtout l’impression qu’elle allait s’évanouir. Sans réfléchir elle actionna le pas et ne trouva pas un autre moyen pour l’arrêter que de l’attraper par le bras.

« Toi ! Salut. Désolée euh en fait voilà tu sais pas où est, comment ça s’appelle déjà…le truc d’affichage ?? C’est horrible je suis complètement perdue. » commença-t-elle, essoufflée encore une fois. « Comment ça se fait que je sois tellement pas douée !».

Toujours agrippée à lui, elle lui avait sortie son speech et lui avait posé cette question droit dans les yeux comme s’il pouvait lui apporter une quelconque réponse. Le pauvre.

La maladresse, ça vous dit quelque chose ?
Spoiler:
 


Dernière édition par Mei Shiozaki le Sam 16 Juil 2016 - 15:35, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10569-throughmyeyes-co-jp#229738 http://keimoo.forum-actif.net/t10520-shiozaki-mei-enchantee-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10546-exister-et-perdurer http://keimoo.forum-actif.net/t10522-livret-scolaire-de-shiozaki-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Sam 7 Mai 2016 - 23:07

Je respire lentement. Un, deux , trois. j'expire et je me lève d'un bond. Je crois que si je n'avais pas fait ça, je n'aurais jamais eu le courage de m'extraire de ma douce couette qui recouvre mon futon. Il y a une autre chose que je déteste dans la vie, c'est me lever. Une fois debout, une fois que tout mon corps est en alerte, alors c'est partit, mais avant, avant, alors que même mon cerveau est encore embrumé, que mon corps ne veux pas réagir ou alors avec une extrême lenteur, tout me parait affreusement difficile. Comme si, moi qui a l'habitude de vivre avec une ceinture de poids de cinq kilos, une masse de plusieurs tonnes se tenait sur tout mes muscles, bien décidé a m'enlever toute possibilité de me mouvoir. Mais j'ai réussis a m'en extraire a l'instant. Il est six heure huit. Je suis debout au milieu de ma chambre sans savoir quoi faire pour me motiver. Je tombe en avant en me rattrapant sur les bras et faisant deux pompes avant de me propulser suivant la troisième pour me remettre debout.

Ok, mon corps répond maintenant, et ce petit exercice m'a réveillé. L’adrénaline de la chute est la meilleure chose que j'ai trouvé pour dissiper instantanément toute trace de sommeil. Je n'ai pas le temps de réfléchir, il est temps d'agir. J'attrape mon short et mon tee shirt que j'enfile rapidement, avant de prendre un pull que je passe par dessus. Même si il fait chaud la journée, tant que le soleil n'est pas la pour réchauffer l’extérieur, mieux vaux se couvrir. Je n'ai pas envie de tomber malade pour un jogging, ça serait vraiment bête. Bon et maintenant, il est temps d'y aller. J'ouvre ma porte que je referme vite derrière moi.

Une fois passé la porte principale du hall d'entrée de la résidence, et être sortit dans l'aube naissante, je me sens revivre. Je pars en courant dans les allées du campus, tandis que le vent fouette mon visage. C'est la meilleure sensation que je connaisse. Ici, en cet instant, je me sens vivre comme jamais. Il n'y a absolument personne a cette heure la, a part peut être le concierge et certains autres sportifs qui, concentrés dans leurs propres courses, ne me jette pas un seul regard. Mon rythme cardiaque augmente un peu tandis que je sors du campus pour effectuer mon cursus habituel, afin de compléter mes dix kilomètres journaliers. J'ai enfin récupéré de quoi acheter a manger, je n'ai donc pas a réfléchir si je dois me dépenser ou non. Je peux me donner pleinement aux affres de la libération physique et spirituel qu'est la course a pied pour moi.

Sept heures trente huit au réveil de ma chambre quand je passe enfin la porte pour me retrouver dans mon antre. Je transpire légèrement, mon souffle est juste plus rapide qu'ordinaire, mon corps est parfaitement habitué a cet exercice. J'ai mis une heure pour courir et m'étirer, sans aucune seconde de sprint, c'est parfait, je ne cherche pas a aller au delà de moi, c'est jute pour garder la forme. Je fais chauffer de l'eau pendant que je prend ma douche, avant de mettre des sous-vêtements propres, ainsi qu'un nouveau jean et un tee shirt que je recouvre d'un pull marron. Je l’enlèverais sans doute dans la journée pour l'enfouir dans mon sac de cours. Je m'assois a la table ou je mange et prend du riz qu'il reste de la veille. Il est froid mais ca ira. Je l'accompagne avec l'eau chaude que j'ai infusé avec du thé. Si il y a bien un avantage avec le club de cérémonie du thé, c'est que je sais en faire parfaitement maintenant, alors qu'avant j'utilisais mes techniques bien a moi, gâchant souvent la saveur du breuvage.

Il est huit heure passé quand je fini mon petit déjeuné et prépare mon sac en empilant deux trois blocs notes et de quoi écrire, ainsi qu'un ou deux livres. Je prend plus tard aujourd'hui, les horaires sont plus espacés qu'au lycée. Je dois vouer que j'y ai déjà pris gout, je ne supporterais pas de retourner en arrière a présent, et passer des heures interminables dans des cours qui ne m’intéresse pas le moins du monde. La au moins quasiment tout les cours m'interressent, c’était mon choix de faire cette filière, aucun trucs chiant au possible qui te bloque toute la journée.

Bon, cette fois je ne peux plus reculer, a vrai dire j'aurais quand même voulu rester, mais pas le choix, quand faut y aller, faut y aller. J'ouvre de nouveau ma porte et la referme derrière moi, puis rejoins l’extérieur ou le campus est désormais bondé de jeunes se dépêchant d'aller chacun a leurs cours respectifs. La plupart qui sont encore la prennent a la même heure que moi, ce sont beaucoup d'étudiants, les lycéens étant déjà en cours a cette heure, mais certain court car ils sont en retard. J'ai l'impression de me voir moi les trois années précédentes quand j'étais en retard quasiment tout les matins alors que j'étais a l'internat. Je crois que certain professeurs étaient vraiment désespérés. Je rentre dans le bâtiment tranquillement et je continu d'avancer quand soudainement je sens une main sur mon bras qui semble vouloir me stopper. Je sursaute un peu en me retournant d'un coup, comme a mon habitude sur mes gardes. Une fille se tient la devant moi, la plus grande fille que je n'ai jamais vu je crois.

Oui elle est grande, presque autre que moi. Dans ma campagne, le peu de filles de mon age étaient toutes dans les standards Japonais. Et ici, la plupart des filles a qui j'ai parlé ne dépassait pas le mètres soixante. Je dois donc avoir un air un peu surprit. Mais heureusement que cette rencontre se déroule après le début de ma sociabilisation. J'ai parlé avec Aslinn, Natsuki, Zakuro et enfin Hisaka. Je n'ai plus peur des relations humaines. Enfin, moins peur plutôt. Il y a un mois, je serais peut être partit en courant. Je souris a cette remarque, et souris de mon sourire. Il y a un mois, je ne souriais jamais, et maintenant cela semble être devenu assez simple pour moi. Elle me regarde d'un air désespéré en me disant:

« Toi ! Salut. Désolée euh en fait voilà tu sais pas où est, comment ça s’appelle déjà…le truc d’affichage ?? C’est horrible je suis complètement perdue.

Elle semble essoufflé et peine un peu a parler, mais rajoute:

« Comment ça se fait que je sois tellement pas douée ! ».

Je ne vais pas commencer a rigoler, histoire qu'elle ne prenne pas ça pour une façon de se moquer d'elle. Je pense a la façon dont ma mère me calmait et je pose lentement la main sur celle qui me tient le bras. Bon, ma main est tremblotante, je ne suis vraiment pas habitué a faire ça. Je voulais la rassurer, pas la stresser encore plus. Je rougis sans doute, surtout quand elle plante son regard dans le miens. Eh ! C'est moi qui fait ça normalement, pas l'inverse, ca me perturbe encore plus. Je bafouille lentement:

- Je..euh, oui, je ne suis la que depuis un mois mais...je dois pouvoir t'aider, enfin je pense.

Comment ça tu penses ? Tout ce que je voulais faire, c’était la rassurer et l'aider, pas la rendre encore plus confuse. Je m’exaspère moi même, c'est plutôt fatiguant.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Mei Shiozaki
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
avatar

Genre : Féminin Taureau Cochon Age : 22
Adresse : Résidence B8 - Quartier Daikanyama
Compteur 279

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Dim 8 Mai 2016 - 16:30

De toute sa vie, elle ne s’était jamais retrouvée dans une situation aussi gênante. La voilà totalement à court de souffle, désemparée. Il lui semblait même commencer à voir ce qui l’entoure changer de forme pour finir par être flou. Mais là n’était réellement pas le moment pour tomber dans les pommes. Ce qu’elle venait de lui dire lui revint d’un coup à l’esprit. Cela devait sûrement faire partit du top cinq des choses à ne justement pas dire. Elle rêverait d’être de ces gens qui abordent les autres d’un air naturel, posé comme si ce n’était qu’un petit accident sans grandes répercussions. A dire vrai, c’en était un. Un sursaut et ce qui la sortit de cet état inconfortable fut quelque chose d’encore plus inconfortable pour elle ! Enfin plutôt surprenant disons. Elle sentie une main se poser sur la sienne, la personne qu’elle avait interpellée sans crier gare avait réagi. Sa surprise se lisait dans son geste et l’asiatique eut un air désolée pour la seconde fois de la matinée. Elle savait qu’elle devrait revoir son approche à l’avenir car tout le monde ne le prendrait pas aussi bien et elle aurait vite fini par rencontrer quelqu’un qui pourrait bien lui crier dessus. Mei qui s’était penchée pour reprendre son souffle, se redressa. Ce visage ne lui disait vraiment rien et pourtant la liste des personnes qu’elle avait auparavant observées et analysées était bien longue. Cette école était décidemment bien grande, trop même. La première chose qu’elle remarqua était qu’il ne semblait Japonais qu’à moitié. Il était blond ! Etait-ce un étranger ? S’il s’avérait que oui, Mei se retrouvait devant un nouveau problème, ce n’est pas qu’elle était vraiment nulle en anglais mais il y avait mieux qu’elle, vraiment. Et l’ironie du sort serait qu’elle était justement entrain de manquer un cours qui lui permettrait d’interagir avec lui. Quelle sacrée journée. Puis elle s’aperçu de la différence de taille. Un rien les séparait. Mei se serait amusé à penser à quel point le Japon manquait d’hommes grands mais une autre fois peut-être. Sa main qui  avait pour habitude d’être froide se réchauffa un peu mais avec la chaleur déjà existante ce fut un peu désagréable.

Elle sortit de ses pensées à l’entente de la voix de son interlocuteur. Il parlait bien japonais, elle fut de suite soulagée et plus à l’aise. Pas qu’elle ait quelque chose contre les étrangers mais ils étaient connus pour être souvent plus extravagants et elle savait que la situation était déjà assez à son désavantage pour qu’elle ne le soit encore plus. Il bafouilla un peu, ses joues prirent une légère teinte rouge et elle clignota des yeux, embarrassée. Puis ses paroles la percutèrent, il pouvait l’aider, c’était bien ce qu’il venait de dire ? Elle ne put s’empêcher de sourire, la voilà rassurée.

« Tu le penses seulement ? Non attends, moi aussi ! On est deux à le penser. » elle acquiesça comme pour se confortait dans l’idée.

Et il le fallait parce qu’il était son dernier espoir. Enfin surtout le seul.
La jeune étudiante ne voulait réellement pas lui mettre la pression alors elle pesa ses paroles mais  ce qu’elle voulait le plus au monde était de voir apparaître devant elle ce panneau alors tout était bon à prendre. Elle n’avait plus qu’à le suivre. Mais par pitié qu’il ne se tourne pas vers elle pour lui demander quoique ce soit, elle nageait en pleine confusion. D’ailleurs il pourrait l’emmener à l’autre bout de la ville, elle continuerait à penser qu’il est plus proche de savoir où cela se situe qu’elle. Avant de se mettre en route elle remarqua que leurs deux mains se touchaient encore et surtout qu’elle lui tenait toujours fermement le bras. Il n’en fallait pas plus pour que des rougeurs apparaissent désormais sur ses joues et lui fasse baisser la tête. Elle dégagea sa main et bafouilla à son tour un petit « Excuse-moi. »

Plus ils s’avançaient et plus elle pensait qu’elle devait faire bien pitié, si ça se trouvait il avait accepté de l’aider uniquement pour ce motif. Il avait tout de même l’air d’être sympa mais elle le comprenait. Combien de fois les gens lui avaient demandé leur chemin, qu’elle leur avait répondu qu’elle ne pouvait pas les aider et qu’en retour ils pensaient qu’elle leur mentait alors qu’en vérité elle leur rendait un service en leur disant ça et en se refusant d’essayer même un peu de les orienter. Elle soupira. Elle se laissa guider mais Mei a toujours marché rapidement, c’est dans sa nature alors elle se força pour rester derrière et ne cessa de fixer son dos. Or de se retenir et adapter son rythme finissaient par la déranger, de ce fait elle se retrouva vite à ses côtés. Bien sûr quand il fallait tourner de son côté à elle, elle était alors à deux doigts de lui rentrer dedans.  Discrètement elle porta une main à son visage pour se pincer la joue en plus de se mordre la lèvre inférieure. Si elle pouvait, elle se serait pincer les deux. Elle reprit ses esprits. Ce n’était pas le moment pour se comporter encore plus étrangement. Elle se disait qu’il s’y retrouvait bien pour quelqu’un qui n’était là que depuis un mois.

« Attends, tu as dit un mois ?!! » s’écria-t-elle, elle le fixa à nouveau. « T’es plus jeune que moi alors ! Wouah je devrais déjà dû connaître l’école par cœur à mon stade. Ne me regarde surtout pas sil-te-plait, je me sens vraiment nulle là. » Elle agita la main comme pour se cacher mais surtout, elle continua à le regarder du coin de l’œil.

« Les jeunes d’aujourd’hui, ils arrivent à retrouver leur chemin, comme… des chats. Oui c’est ça se sont des chats » pensa-t-elle.

Mise à part le fait que Mei allait fêter ses 21 ans dans quelques jours et donc qu’elle faisait partie des ‘jeunes d’aujourd’hui’, elle venait littéralement de les comparer à des chats. Heureusement pour elle, elle ne lui avait pas sortie ça sinon l’image qu’il aurait d’elle serait celle d’une personne qu’on a croisée une fois dans sa vie et qu’on espère ne plus avoir à croiser encore une fois. Son côté timide était loin mais elle le voyait revenir, surtout en voyant la manière dont elle se comportait, il fallait mieux qu’il revienne pour la calmer. Et dire que sa mère n’avait de cesse de la pousser à aller vers les autres, Mei n’osait imaginer comment elle réagirait. Elle rigolerait à coup sûr en fait car vu de l’extérieur cela devait bien l’être. Prise d’une certaine détermination, elle se racla la gorge et elle reprit la parole d’une voix qui ne réussit pas à masquer son mini stress.

« D-Dans tous les cas, si tu as besoin d’aide ou d’informations sur quoi que ce soit, tant que ce n’est pas lié à l’orientation-elle rigola légèrement-,n’hésites pas à me poser des questions. Je suis plus âgée que toi après tout.»

Ses yeux se posèrent sur ce qui se dévoilait devant elle, elle l’avait fait !

__________________________________________________
I wandered endlessly
To the entrance of the world


♥:
 


Dernière édition par Mei Shiozaki le Sam 16 Juil 2016 - 15:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10569-throughmyeyes-co-jp#229738 http://keimoo.forum-actif.net/t10520-shiozaki-mei-enchantee-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10546-exister-et-perdurer http://keimoo.forum-actif.net/t10522-livret-scolaire-de-shiozaki-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Lun 9 Mai 2016 - 16:00

Elle semble vraiment en stresse, enfin, elle me rappel que par ici, tout les Japonais sont accro aux horaires, qu'ils ont une sainte horreur d'arriver en retard. Je les vois tous courir le matin en se poussant presque les uns les autres dans une panique silencieuse. Comme si arriver a huit heure un au lieu de huit heure était le sacrilège suprême. Je suppose que mes professeurs au lycée auraient adorés que je sois comme ça, dommage, ce n'est pas le cas. Alors que je tente de la rassurer maladroitement elle me sourit soudainement en ajoutant:

« Tu le penses seulement ? Non attends, moi aussi ! On est deux à le penser.

Euh, oui je le pense seulement. A vrai dire il y a de cela une minute j'ignorais tout de l’existence d'un panneau d'affichage sur le campus. Bon ça parait logique en fait, tout les établissements scolaires ont ce genre de panneau pour faire circuler les informations en tout genre. Après, de la a savoir ou il se trouve. Je vais suivre la logique, il doit être dans un endroit ou il y a un fort taux de passage des étudiants. Mais pourquoi elle le cherche a la base en fait ? Je remarque soudainement que ma main et la sienne sont toujours mêles. Je rougis encore en la retirant, mais elle aussi, en s'excusant tandis que j'ajoute "je suis désolé". Au moins elle n'a pas l'air de ressembler a Natsuki, le genre de fille qui t'insultes si tu ne fais pas au quart de tour ce qu'elles veulent que tu fasses.

- Je suppose que c'est par la, suis moi.

Nous nous mettons en route, et je sens bien son regard posé sur moi. Je dois avouer qu'elle m’intéresse, on ne rencontre pas de fille comme elle tout les jours. J'aurais voulu être celui qui suit, histoire de pouvoir la regarder un peu. Tout ce que je sais d'elle c'est au premier regard que je l'ai vu, qu'elle est grande, qu'elle a de grands cheveux long. Ça ne fait pas énormément d'informations en fait. Le reste attendra, je ne vais pas me retourner pour la scruter de haut en bas, ça serait vraiment étrange. J'en meurs d'envie, mais non.
Je n'ai pas a attendre longtemps en fait. Elle marche plutôt vite, elle se tient a mes cotés a présent, si bien que je peux la regarder un peu mieux du coin de l’œil.

Je parviens a capter son regard. Ses yeux sont sombres. Ou plutôt, bruns. J'ai l'habitude de regarder ce trait physique en premier, car il me donne souvent plus d'informations que le reste du corps. A travers cette évaluation, et a ce qu'elle m'a dit jusqu’à présent. Elle a l'air plutôt gentille. Je pense qu'il y a moyen de bien m'entendre avec elle. Sa silhouette est plutôt élancé et sa grande taille lui va plutôt bien. Je la trouve plutôt jolie, peut être dans sa différence, une fille aussi grande ne m'est pas habituel, a vrai dire la fille que je connais qui s'approche le plus de sa taille, c'est ma propre mère, qui n'est pas petite pour une Japonaise. Elle parle soudainement, et je détourne les yeux de peur d’être surprit. Je suis plutôt discret mais j'ai l'impression qu'elle est d'une nature plus observatrice que la moyenne. Elle me ressemble un peu en fait.

« Attends, tu as dit un mois ?!! »T’es plus jeune que moi alors ! Wouah je devrais déjà dû connaître l’école par cœur à mon stade. Ne me regarde surtout pas sil-te-plait, je me sens vraiment nulle là. »

Je la regarde en m’arrêtant un peu. C'est une ainé. Je n'y avais même pas songé. En fait ce n'est pas une histoire de physique, c'est surtout que je ne pensais pas que quelqu'un de plus vieux que moi me demanderait, a moi, de l'aider a se retrouver. C'est pour ça que je pensais que nous étions de la même année et qu'elle aussi n'était pas arrivé il y a très longtemps. Je souris a la fin de sa phrase. Plus je la regarde et plus je l'écoute, plus on dirait qu'elle a des réactions que je pourrais moi même avoir. Ça me fait rire, de trouver quelqu'un qui vous ressembles, c'est plutôt amusant. J'ouvre lentement la bouche de nouveau quand elle reprend la parole pour me dire que si j'ai besoin d'aide, je peux lui poser des questions tant que ça ne prend pas en compte l'orientation.

- C'est gentil merci, a vrai dire je n'ai pas trop de problèmes pour l'instant. Et il faut que je t'avoue quelque chose. Je vais vers l'endroit ou cela me parait le plus logique, mais je n'ai aucune idée de l'emplacement du tableau d'affichage. Je ne savais même pas qu'il y en avait un. Désolé.

Je ne vais pas la faire tourner cent sept ans dans le vide, une ainé qui plus est, je dois lui dire tout de suite la vérité, histoire qu'elle ne s'énerve pas contre moi de lui avoir fait perdre son temps:

- Je veux bien t'aider a chercher bien sur, cela me fait vraiment plaisir au contraire.

J'ai ajouté cette dernière phrase précipitamment. Histoire qu'elle ne pense pas que je veux me débarrasser d'elle.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Mei Shiozaki
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
avatar

Genre : Féminin Taureau Cochon Age : 22
Adresse : Résidence B8 - Quartier Daikanyama
Compteur 279

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Lun 9 Mai 2016 - 19:09

Elle ne savait pas combien de temps ils arpentaient les couloirs et à dire vrai, elle espérait que le but de cette longue marche apparaisse enfin. Mei avait beau ne pas être une sportive, ce qui la dérangeait ce n’était pas l’effort en lui-même mais l’heure qui tournait.
Après avoir pris la parole, la Japonaise se préparait à répondre à toutes sortes de question que l’étudiant pourrait lui poser. A son arrivée à l’université, elle en avait des tonnes mais n’a jamais su les poser et surtout ne savait pas à qui les poser. Elle enviait ces personnes qui se tournaient naturellement vers leurs professeurs, leur envoyant même de longs mails tout en espérant recevoir une réponse dans la minute qui suivait. Elle qui voulait se rendre utile était désormais prête, malheureusement il s’avère qu’il n’avait aucune demande. Très bien, cela lui allait aussi. Elle fut prête à passer à autre chose et même à aborder un autre sujet histoire de faire la conversation mais ce qu’elle entendit la coupa court dans ses pensées.

« […] Je vais vers l'endroit où cela me parait le plus logique, mais je n'ai aucune idée de l'emplacement du tableau d'affichage. Je ne savais même pas qu'il y en avait un. Désolé. »

« Haha tu ne sais pas qu’il y en avait un donc tu ne sais pas où il est, c’est évident ! », elle rigola. Deux secondes et elle s’arrêta.

Oh wait, il ne savait pas où le panneau d’affichage se trouvait pire même, sans son intervention à elle il n’aurait jamais su qu’il existait !
Elle ne lui en voulait pas, non en fait la seule personne à qui elle pouvait s’en prendre n’était autre qu’elle-même. Son regard se perdit un peu dans le grand espace. Elle réfléchit un instant. En réalité elle ne pensait pas à grand-chose mais elle reprit ses esprits -et combien de fois avait-elle déjà dû le faire depuis le début de cette escapade. Ce qui est sûr c’est qu’il avait plus de logique qu’elle, n’importe qui pouvait le prétendre d’ailleurs. Mei ne put s’empêcher de sourire, encore une fois, à l’entente de la dernière phrase du blondinet. Il ne restait plus qu’à poursuivre leur route. Elle lui fit signe de continuer à la guider tout en ajoutant un « On y va ? ». Elle se voulait également d’être rassurante vis-à-vis de sa précédente réaction qui était un peu excessive. La jeune fille remarqua qu’ils avaient fini par marcher au même rythme.

Cette fois-ci, ce n’était plus une simple ligne droite qu’ils devaient emprunter, en effet le couloir fut coupé par un escalier. Elle ne savait pas si la vision de ce dernier était une bonne nouvelle, surtout après qu’ils n’aient cessé de voir des longs, très longs couloirs qui semblaient ne jamais se terminer ou au contraire cela en était une mauvaise. S’il y avait des escaliers, cela voulait dire que l’établissement était tellement grand qu’il n’avait pas eu d’autres choix que d’en construire un. La Chinoise tenta de se changer les idées, elle tourna encore une fois son regard vers l’étudiant mais cette fois-ci plus qu’un choix, se fut instinctif comme si elle sentait que lui aussi la regardait. Elle se racla la gorge. Elle devait avouer que ça la perturbait un peu, elle n’avait pas l’habitude et eu tout d’un coup la sensation que son apparence laissait à désirer. Elle ajusta discrètement son haut et sa jupe et passa très vite une main dans ses cheveux si bien qu’elle se demandait si elle l’avait réellement fait. Mei se rendit compte qu’elle était entrain de se mettre dans un malaise qui n’avait à coup sûr pas lieu d’être. Pour s’en défaire elle décida de reprendre la parole.

« Au fait, je ne me suis pas présentée. Je sais qu’on ne se reverra peut-être jamais après ça mais bon, c’est la moindre des choses, elle se stoppa, se tourna complètement vers lui, « je suis Shiozaki Mei, enchantée. » Elle s’inclina légèrement et pensant que ce n’était pas assez (en fait ses parents lui avaient toujours dit d’agir le plus poliment possible), lui tendit la main.

Décidément elle n’avait jamais été aussi bavarde et qui plus est avec un inconnu et en un aussi petit laps de temps. Mais pour être honnête, il donnait envie qu’on lui parle, il était calme même peut-être plus qu’elle en cet instant et il prenait de son temps pour l’aider. Elle pouvait le dire, elle était à l’aise.
Toutefois un autre problème persistait et elle ne savait pas comment le mettre au courant. En fait, elle y avait pensé pendant qu’elle cherchait son chemin par elle-même mais ne cela lui été revenu à l’esprit que maintenant. Une fois arrivés au panneau d’affichage, la troisième année savait pertinemment qu’elle n’allait pas trouver sa nouvelle salle de cours. C’était après tout une nouvelle classe et les seules qu’elle avait mémorisées étaient celles de d’habitude. Du coup, elle espérait que son guide accepterait de l’emmener jusqu’à elle. Mais comment lui dire ? Ce serait abuser de sa gentillesse et même s’il lui avait clairement déclaré que ce n’était pas une contrainte, elle ne put s’empêcher de se sentir assez honteuse face à son incapacité à se débrouiller toute seule. Sans parler du fait que de tous les deux, elle était l’aînée aka celle qui devait tout savoir.
Pour le moment, elle mit ce souci dans un coin de sa tête et se concentra sur l’instant présent.

« Je me demandais…quelle étude tu as choisis ? Tu as rejoint des clubs ou tu te décides encore ? »

Si au début la Japonaise voulait à travers ses questions éviter un blanc qui n’était peut-être pas si gênant en soit mais qui allait l’embarrasser, au final elle commença à être plutôt curieuse au moment elle les posait. Elle doit avouer qu’elle aimerait qu’on s’intéresse à elle, qu’on ne pense pas qu’à soi et qu’on fasse comprendre qu’on était avec elle là tout de suite. Et puis c’était aussi dans sa nature, son côté attentionné ressortait. Il finissait toujours par apparaître qu’elle le veuille ou non. Pendant qu’elle attendait sa réponse, elle vit un distributeur au loin. Il faisait chaud et elle qui avait soif laissa échapper un « Oh, super ! ». Tout en gardant un œil sur le jeune homme, pour lui assurer qu’elle était toute ouïe, elle sortit son porte-monnaie pour en tirer assez de pièce et prit quelques secondes pour se décider sur quelle boisson son choix allait se porter. La logique voudrait qu’elle prenne une bouteille d’eau mais elle préféra du thé vert. Puis notre étudiante se retourna et lui indiqua des yeux ladite machine.

« On n’est peut-être pas encore arrivés à destination mais laisse-moi te payer quelque chose, pour te remercier. Et j’insiste ! »

__________________________________________________
I wandered endlessly
To the entrance of the world


♥:
 


Dernière édition par Mei Shiozaki le Sam 16 Juil 2016 - 15:49, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10569-throughmyeyes-co-jp#229738 http://keimoo.forum-actif.net/t10520-shiozaki-mei-enchantee-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10546-exister-et-perdurer http://keimoo.forum-actif.net/t10522-livret-scolaire-de-shiozaki-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Lun 9 Mai 2016 - 20:47

Oui en effet, c'est bien pour ça que je ne sais pas ou il est. C'est logique, en effet, bien vu. Je n'ai pas exactement compris pourquoi elle répétait de ce que je venais de dire, mais cela doit avoir une signification quelconque pour elle, comme les gens qui répètent a voix haute pour bien s’imprégner de l'information. Elle s’arrête de rigoler aussi rapidement qu'elle avait commencé, c'est même plutôt étrange encore une fois un changement d'humeur de cette rapidité. Enfin on a chacun nos habitudes, je ne vais pas la juger la dessus. Elle réfléchit encore un peu avant de me sourire et de me dire "on y va ?" signe qu'elle accepte que nous continuons les recherches ensemble.

La vraie question que je me pose actuellement c'est comme j'ai pu atterrir dans une situation pareille ? Bon a vrai dire, rater un cours ou deux m'est complétement égal, ce n'est pas la que j’apprends. Les cours me servent a trouver les livres avec lesquels je pourrais progresser, rien de plus. Mais partit comme on est, elle ne sera jamais a son cours a temps. Peut être qu'elle s'en fiche et qu'elle utilise ca comme excuse pour ne pas y aller. C'est vrai que je ne sais pas quelles études elle fait, je devrais lui demander. J'ouvre lentement la bouche quand soudain elle me prend de vitesse. J'ai remarqué qu'elle avait rapidement plissé ses vêtements et passé la main dans ses cheveux, elle veux être irréprochable. Normal pour une ainé qui se trouve avec un kohai, je suppose. Elle est censé me montrer l'exemple, c'est comme ça que marche notre société.

Au fait, je ne me suis pas présentée. Je sais qu’on ne se reverra peut-être jamais après ça mais bon, c’est la moindre des choses

Elle se stoppe et arrêtes d'avancer, si bien que je manque de tomber en avant en voulant arrêter mon mouvement en plein milieu. Je retrouve mon équilibre tandis qu'elle se présente en me tendant la main. J’espère qu'elle n'a pas vu ça. Je prend sa main avec douceur. Elle est chaude, comme précédemment, c'est agréable. Je rougis de nouveau en bredouillant:

- Je suis Satoshi, Sakutaro Satoshi, ravi de faire ta connaissance.

Je la serre très légèrement, ne voulant pas passer pour une brute. Maintenant qu'elle est de face, je peux parfaitement plonger dans ses yeux bruns. Elle a l'air plutôt douce et gentille, comme je l'avais imaginé en premier lieu. Plus je la regarde, ses mimiques, sa façon de parler, on dirait vraiment moi. Je ris intérieurement a cette pensée. C'est peut être a ça qu'aurait ressemblé ma sœur si j'en avais eu une.
Malheureusement je n'ai jamais eu ce genre de famille. J'essaye de sourire pour garder l’atmosphère qui s'est crée entre nous même si cette pensée m'a légèrement alourdit la poitrine. Je ne peux rien y faire, c'est comme ça. Ce n'est pas comme si je blâmais réellement ma mère, non, ce n'est pas elle la coupable dans cette histoire.

Alors que je me commence a me perdre dans mes pensées, sa voix me fait sortir de mes songes. Elle me demande mes études, les clubs que je fais. On dirait vraiment que c'est le genre de personne que je pourrais appeler "sempai", un peu comme Hikari quand j'étais au collège. Le genre de fille qui se soucie de ses kohai peut importe leurs provenances. Tout en finissant sa phrase, elle désigne du regard que j'ai suivis depuis tout a l'heure un distributeurs de boissons. Tout en y allant, je répond:

- Et bien je suis en première année de droit international. Je trouve ça plutôt intéressant. Et pour les clubs, je fais partis de celui de cérémonie du thé.

Je laisse passer un blanc en pensant avec aigreur a ce club que j'ai du rejoindre obligatoirement. Avoir deux clubs obligatoire est vraiment une plait. Je me demande si j'ai une chance d'en changer maintenant ? Hum, probablement pas avant l'année prochaine.

- ... Et je fais aussi du sport, sport de combat sans armes. Du kung fu wing chun plus précisément. Si ca ne te parle pas, c'est une variable du kung fu tout simplement.

Je lui souris de nouveau, après avoir déprimé sur le premier club, le deuxième me rend ma joie matinale. Nous avons atteint le distributeur, et elle me propose quelque chose. En temps normal, j'aurais refusé. Je n'aime pas trop profiter des gens, et surtout pas de leurs argent. Certains evenements de ma jeunesse m'ont contraint a détester ce genre de chose. Mais dans cette situation, elle semble vraiment contente de me le proposer et je n'ai pas le cœur de lui refuser. Je désigne une eau aromatisé a la pomme, mon péché mignon:

- Merci beaucoup, je t'en suis vraiment reconnaissant.

Je m'assois sur un banc juste a coté, avant de continuer:

- Et toi, qu'elle est donc ta filière d'étude ? Tu as dis que tu étais plus vieille que moi, tu es en deuxième année ?

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Mei Shiozaki
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
avatar

Genre : Féminin Taureau Cochon Age : 22
Adresse : Résidence B8 - Quartier Daikanyama
Compteur 279

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Mar 10 Mai 2016 - 21:03

D’habitude quand Mei se montre très polie, les gens mettent toujours un moment à réagir. Il lui arrive même qu’on lui demande pourquoi elle va jusqu’à vouloir leur serrer la main après s’être présentée alors qu’il lui suffisait de s’incliner. Elle fut donc heureuse qu’il accepte sa poignée de main. Il ne lui fit pas de remarque au contraire. En parlant de remarque, elle cacha sa réaction amusée et fit mine de ne pas relever le fait qu’il fut pris de cours et perdit quelque peu l’équilibre. Après qu’il se soit présenté, elle eut la confirmation qu’elle ne le connaissait pas, elle répéta son nom ‘Sakutaro Satoshi’ dans sa tête pour s’assurer de s’en souvenir même si elle avait toujours eu une bonne mémoire pour les noms et prénoms.

A l’entente de son choix d’études Mei fut agréablement surprise, pour avoir fait du droit depuis le début de ses années universitaires, elle trouvait que c’était une matière qui demandait beaucoup travail personnel et qu’il fallait pas mal de courage face à la quantité de cours à mémoriser. Cependant elle savait qu’il y avait une différence entre son cas et celui de Satoshi. En effet, ce fut une simple matière depuis le début alors que pour lui c’était un cursus. Elle n’eut pas le temps de faire un commentaire, il répondait désormais à sa deuxième question. Et d’ailleurs la Japonaise réussit à suivre jusqu’au club de cérémonie du thé mais elle ne put s’empêcher de faire les gros yeux quand le jeune homme commença à parler de son club de sport. Ne lui demandez pas de répéter le mot complet de ce sport, vous n’auriez qu’un bafouillis en réponse. Elle ne savait pas qui choisissait le nom de ces arts de combats mais ils devaient avoir une certaine imagination. L’étudiante le remercia intérieurement de comprendre instinctivement qu’elle n’était pas du tout le genre de personne qui comprenait ses termes et d’ainsi expliquer avec des mots plus simples ce que c’était réellement. Elle acquiesça comme pour remplacer un ‘Ah je vois’. Ses talents d’observatrice entra en jeu lorsqu’elle vu ses lèvres s’écarter encore une fois. Comme elle, il semblait être une personne souriante. Mais sur le coup il avait souri pour une raison précise. Avant de reprendre la parole, Mei sélectionna la boisson qu’il avait accepté de se faire offrir. Elle suivit du regard tout le cheminement, puis se baissa pour prendre son dû.

En se retournant pour lui donner elle remarqua qu’il n’était plus derrière elle mais à côté, assis. Très bon choix pensa-t-elle, elle était aussi fatiguée. Avant d’imiter son geste, elle lui passa son eau à la pomme puis galéra un moment avant de réussir à ouvrir son thé.

« Pas besoin d'être aussi reconnaissant, c’est rien du tout vraiment. » Puis le cours naturel des choses voulait qu’il lui retourne sa précédente question, ce qu’il fit.

« Ah non, en troisième année en fait. Je suis étudiante en sciences politiques. Je n’sais pas si ça te dit quelque chose. » elle rigola un peu et bu une gorgée qu’elle attendait de prendre depuis qu’elle avait repéré le distributeur. Elle enchaîna
« Sakutaro-san, ton nom est japonais et pourtant tu es blond. Une couleur ? Tes parents ne disent rien à propos de ça ? »

Pas qu’elle sous-entendait que ses parents puissent être sévères mais au Japon tout le monde sait comment les écarts de look ou d’attitude sont vite mal vu. A peine avait-elle posé sa question qu’une autre lui revînt. Son sourire d’avant, oui il avait piqué sa curiosité. Ne voulant pas trop paraître comme une bavarde qui était trop indiscrète avec ses parents, elle mit quelques secondes à se lancer, pendant qu’elle tenter de savoir comment formuler au mieux cette interrogation qui la taraudait, elle joua avec l’étiquette entourant sa bouteille. C’est dingue comme les ingrédients puissent devenir d’un coup intéressants à lire.

« J’ai remarqué la manière dont tu avais réagi en parlant de ton sport de combat, une passion ? »

Cela lui rappela la natation que la jeune femme avait commencé au début de sa deuxième année de collège, elle comprenait à quel point une activité pouvait aider à plein de chose. Enfin, Mei ne pouvait pas vraiment dire que c’était sa passion mais à travers ce sport, elle avait réussi à s’ouvrir plus et sans que ses parents n’aient à lui dire quoique ce soit, elle sut qu’ils en étaient heureux. Elle fixa sa montre. OK ce n’était pas bon, il était huit heure quarante-cinq. Même si elle n’avait loupé son cours que depuis quinze minutes, elle ne put s’empêcher de ressentir une certaine panique. Elle n’aimait pas ne pas être à l’heure.

Tout en tendant l’oreille pour écouter ce que Satoshi disait, elle rangea sa bouteille dans son sac, se releva et s’avança vers le fond du couloir qui n’était qu’à quelques pas. Là au détour de ce dernier il était là.

« T’as vu juste, le panneau ! Le panneau d’affichage est juste là ! »

C’est bon on pouvait dire qu’elle était aux anges. C’est rassurée, qu’elle se rapprocha de ce qu’elle et Satoshi avaient longtemps cherché. La Chinoise jeta des coups d’œil un peu partout cherchant le nom de ce fameux professeur qui, après avoir fait cette modification, était dans le collimateur de la jeune fille. De son index elle parcouru la liste accrochée, retenue par quatre punaises argentées. Il y avait tellement de noms qu’elle ne le trouva qu’au bout de dix secondes. Quelle aventure quand même et le pire c’est qu’elle n’était même pas sûre de pouvoir le retrouver. Elle n’avait fait que de suivre l’étudiant en droit et n’avait pas réellement prêté attention à certains détails qui lui permettrait de mémoriser le chemin. En espérant que cela ne lui arrive plus. Néanmoins au fond d’elle, Mei savait qu’elle ne pouvait pas encore laisser partir le Japonais car comme redouté un peu plus tôt, elle ne savait pas où se trouvait cette nouvelle salle. Mais elle pensait qu’elle avait assez usé de son temps même s’il l’avait aidé de bon cœur.

« Bon…Voilà. Je pense que ça ira à partir de là. » Vraiment Mei ? « Merci pour ton aide, à la prochaine peut-être. »

Elle avait encore des efforts à faire pour réussir à mentir correctement. Et c’est avec son manque de crédibilité qu’elle s’élança dans sa nouvelle course. Elle lui tourna le dos s’il pouvait la voir, il verrait à quel point elle était perdue. Elle jeta un coup d’œil à droite et à gauche. Par où aller ? C’était sûr qu’il ne lui avait pas transmis sa logique et une impression de déjà-vu la frappa. Comme avant sa rencontre avec Sakutaro.

__________________________________________________
I wandered endlessly
To the entrance of the world


♥:
 


Dernière édition par Mei Shiozaki le Sam 16 Juil 2016 - 15:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10569-throughmyeyes-co-jp#229738 http://keimoo.forum-actif.net/t10520-shiozaki-mei-enchantee-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10546-exister-et-perdurer http://keimoo.forum-actif.net/t10522-livret-scolaire-de-shiozaki-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Mar 10 Mai 2016 - 22:14

Ah non, en troisième année en fait. Je suis étudiante en sciences politiques. Je n’sais pas si ça te dit quelque chose.

Je reste un peu bouche bée pendant deux secondes. En troisième année ? Vraiment ? Bon sang, j'aurais au moins pu faire l’effort de la vouvoyer, jusqu’à ce qu'elle me dise de la tutoyer tout du moins, histoire de paraitre polis. Bon je l'ai emmené sans hésité, je suppose qu'elle ne doit pas me prendre comme un vaurien sans éducation, c'est déjà ça. Elle boit une gorgée et je fais de même. Sciences politiques donc ? Ce n'est pas si éloigné de ma propre filière, même si ses cours doivent être plus diversifiés contrairement a moi qui me concentre uniquement sur le droit. C'est plutôt intéressant a savoir. Je vais éviter de trop poser de questions, même si c'est elle qui a dit que je pouvais le faire. Alors qu'elle finit de boire, elle me demande si ma couleur de cheveux est naturelle. Je souris intérieurement, ce n'est pas la première personne a me le demander.

- Ce n'est pas une couleur en fait, mon père n'est pas Japonais, mais j'ai pris le nom de ma mère. Il est Français, il parait qu'il y a beaucoup plus de blond la bas, je ne sais pas je n'y suis jamais allé. J'ai envisagé quand même de me faire une couleur c'est vrai, histoire de moins me faire remarqué, il n'y a que des bruns par ici, comme vous...euh, toi. Mais j'ai abandonné l'idée, le blond me va finalement.

Je l'ai vouvoyé par erreur. Depuis que je sais que c'est une ainée, le vous me brule les lèvres, mais je ne peux pas y repasser sans paraitre étrange...je dois faire un effort, histoire de ne pas encore me montrer sous un jour étrange. Je reprend une gorgée. C'est vraiment délicieux. Je pourrais vraiment en boire toute la journée....
Alors que je suis dans cette réflexion, elle reprend la parole. Décidément, elle n'a aucun problème pour parler, elle semble vraiment a l'aise, je reconnais bien la une ainée. Elle me dit qu'elle a trouvé que j'avais réagis différemment en parlant de mon sport. Elle semble en plus observatrice. Je passe la main au niveau de mon col, en tirant un peu dessus d'un air gêné, en répondant, avec un rictus au niveau de la bouche:

- On ne peux rien te cacher....ce n'est pas vraiment une passion, c'est plutôt....un mode de vie. J'ai commencé au collège, en deuxième année, et depuis je m'entraine tout les jours.

Je la regarde s'éloigner soudainement vers le fond du couloir, et se tourner ensuite vers moi d'une façon plutôt contente en me disant que j'avais raison, que le panneau était la. Je lui souris, même si au fond de moi, je sais bien que c'est totalement par hasard que j'ai pris cette direction et que je n'avais aucune idée du fait que le panneau était ici. Je me lève a mon tour en faisant passer la bretelle de mon sac a dos sur le coté pour pouvoir ranger ma bouteille a mon tour.

« Bon…Voilà. Je pense que ça ira à partir de là. »« Merci pour ton aide, à la prochaine peut-être. »

Je la regarde s'éloigner, avant d'avoir pu dire quoi que ce soit. Je commence a me dire qu'elle était sans doute pressé, quand je vois qu'elle hésite entre deux directions, a l’arrêt. Je soupir silencieusement en me pointant juste derrière elle, a deux pas, et dis d'une voix amicale:

- Vous, euh, tu es sur que c'est bon, sempai ? Tu vas parvenir a t'y retrouver ?

Elle semble complétement perdue maintenant que je la regarde de plus prêt. Comment peut on perdre la direction de sa salle après trois ans passé dans la même école. Elle est sans doute très étourdie, et je ne peux m’empêcher d'avoir un sourire un peu plus large en faisant un pas en avant supplémentaire, histoire de lui montrer que je lui propose mon aide.

- Je peux encore vous...euh, t'aider, je pense, si tu veux.

C'est pas super correct pour un kohai de proposer son aide comme ça, c'est mème plutôt insultant. Enfin je pense que les ainés n'aimes pas se faire entendre dire qu'ils ont besoin de l'aide de gens plus jeunes qu'eux. Mais après j'ai des idées plutôt arrêtés et ce n'est peut être pas le cas, je vais donc attendre de voir sa réponse. En vérité j'aimerais bien l'aider d'avantage si je le peux, je l'aime bien, elle est gentille. Et puis elle m'a offert a boire, autant que je le mérite, je ne vais pas l'abandonner comme ça.
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Mei Shiozaki
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
avatar

Genre : Féminin Taureau Cochon Age : 22
Adresse : Résidence B8 - Quartier Daikanyama
Compteur 279

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Mer 11 Mai 2016 - 17:02

Malgré son heureuse trouvaille, Mei n’avait pas menti quand elle disait écouter ce que Satoshi racontait. Surtout si ce dernier prenait la peine de répondre aux questions qu’elles avaient posées. Encore maintenant, elle était surprise de ne toujours pas s’être retrouvée piégée par sa timidité qui, il faut le dire, avait pour tendance de survenir un peu quand elle le voulait au détriment de la jeune fille. Si elle comprenait bien, l’étudiant était né d’un métissage, tout comme elle. Sauf qu’évidemment c’était plus flagrant chez lui. A dire vrai mise à part les yeux, la taille et peut-être la forme du visage rien ne distinguaient les Japonais des Chinois. Mais elle n’avait pas encore croisé une personne à moitié Française et malheureusement elle ne pouvait pas lui apporter plus de précision quant à savoir si les blonds étaient plus répandu là-bas, il faut le croire. Elle avait également entendu un ‘vus’ qui la fit reculer un peu. Tous les termes comme « sempai » étaient chose normale pour elle mais c’était bien la première fois qu’on la vouvoyait. Lorsqu’il se mit à parler du sport qu’il pratiquait, il faut avouer qu’elle était étonnée qu’on puisse faire d’un activité un mode de vie mais pas que, c’était assez admiratif aussi.

Puis vint le moment pour eux de se quitter, enfin c’était le choix qu’elle avait pris et pour être honnête il y avait d’autre manière de dire au revoir. Mais Mei n’était vraiment pas douée en ce qui concerne…toutes ces formalités et elle était même plutôt mal à l’aise. De ce fait elle fit court, clair et précis et sans vouloir l’avouer, elle voulait paraître plus sûre d’elle comparé à son comportement précédent de ‘jeune fille qui a besoin d’aide’. Ce n’était pas sans compter son problème d’orientation qui la collera à vie. Alors qu’elle cherchait par quel côté partir ou plutôt commencer sa nouvelle recherche, elle entendit cette voix à laquelle elle était désormais bien habituée. Sans se retourner elle se sentit complètement idiote et ferma les yeux un instant pour penser à une façon de répondre qui lui permettrait de garder entre autre sa dignité. Pour les autres cela sonnerait comme une interrogation des plus normales mais pour elle, cela lui avait été parvenu aux oreilles comme un « Je t’ai vu hésiter et tu sais que je sais que t’es perdue ». Elle plissa les lèvres, joua un peu avec ses mains et expira. C’est avec un sourire gêné qu’elle lui refit face. Néanmoins, elle ne savait pas quoi lui dire sur le coup et Satoshi s’avança en arborant toujours ce même sourire mais qui cette fois était bien plus grand. Cela eu pour résultat de la rendre plus mal à l’aise, honteuse qu’elle l’était déjà cependant cela n’était en rien de sa faute. Et encore ce vous. Et il le pensait. Depuis le début des deux c’était bien lui qui pensait le mieux et qui avait juste sur toute la ligne. Mei se racla la gorge pour se donner un peu de consistance et ne pas se faire manger par le malaise qui pesait sur ses épaules.

« Et bien, je veux bien… »
Elle n’osa le regarder dans les yeux et en cet instant le sol avait l’air moins intimidant. Une chose la fit tout de même lever le regard.
« Tu n’as pas cours ? Il est presque 9 heure, tu n’devrais vraiment pas en louper pour-enfin non- à cause de moi. »

La situation était déjà assez embarrassante comme ça, il ne manquerait plus qu’il soit là à rester avec elle alors qu’il devait être entrain d’assister à une leçon importante.

Mais l’heure tournait et elle prit la décision d’accepter son aide. S’ils se dépêchaient dès maintenant, cela ne pourrait être que positif pour tous les deux. L’étudiante lui fit signe de passer devant pour ensuite le suivre, pour ne pas changer. Elle lâcha un petit « Merci, une nouvelle fois. ». Et enchaîna avec un petit détail qui l’avait marqué, enfin il y en avait pleins. Elle espérait aussi qu’en reprenant vite la parole, et en changeant le sujet bien évidemment, il allait oublier ce moment gênant même si elle pouvait toujours oublier.

« Depuis tout à l’heure je vois que tu essayes de me vouvoyer. Tu n’as pas besoin de le faire, même si tu es mon kohai ça ne me déranges pas que tu me tutoies au contraire, ça m’embarrasserait si tu me commences à me parler aussi poliment.
Est-ce—est-ce que c’est à cause du sport que tu pratiques ? Je suis pas très calée sur ce sujet mais mon frère faisait du judo et je sais que le respect de la hiérarchie est assez important, alors je me demandais si c’était pour ça…
»

Maintenant qu’elle le disait à voix haute tout s’éclairait pour elle, bien sûr il y avait le fait que Satoshi paraissait être, non était plutôt, vraiment très gentil mais si son sport de combat avait une place importante au point de devenir un mode de vie, alors il devait sans doute se montrer rigoureux en ce qui concerne ce genre de règles et devait les suivre à la lettre. Mei comprenait pour quoi elle avait toujours eu plus de facilité à approcher les lycéens ou les étudiants qui faisaient du sport. Elle les voyait comme des personnes qui étaient travailleurs, motivés et surtout qui, au travers des diverses règles imposées par leur sport, savaient se montrer respectueux. Ce n’était pas comme les glandeurs ou les gens louches qui s’amusaient à sécher les cours et qui avaient plus de chance d’avoir des problèmes voire de finir en prison plutôt que de réussir leurs études. La Chinoise se stoppa car elle sentait qu’elle partait dans son monde et avait peur de ne plus être assez attentive à ce que Sakutaro pouvait bien lui raconter. D’ailleurs une certaine distance c’était d’ores et déjà installé entre eux. Elle n’y avait même pas fait attention. Très vite on a pu la voir accélérer le pas tout en essayant de rester discrète.

« Au fait qu’est-ce qui t’as donné envie de faire ce genre de sport ? Tu veux impressionner les filles ? » lui demanda-t-elle, un sourire au coin accompagné d’un regard complice.

La troisième année s’essaya à l’humour, humour qu’elle avait hérité de son père. Elle savait toutefois que les blagues de son paternel n’étaient pas toujours un succès, il ne lui restait plus qu’à espérer que cela fonctionne pour elle.

__________________________________________________
I wandered endlessly
To the entrance of the world


♥:
 


Dernière édition par Mei Shiozaki le Sam 16 Juil 2016 - 15:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10569-throughmyeyes-co-jp#229738 http://keimoo.forum-actif.net/t10520-shiozaki-mei-enchantee-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10546-exister-et-perdurer http://keimoo.forum-actif.net/t10522-livret-scolaire-de-shiozaki-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Mer 11 Mai 2016 - 20:02

« Tu n’as pas cours ? Il est presque 9 heure, tu n’devrais vraiment pas en louper pour-enfin non- à cause de moi. »

Je m’arrête un instant, pensant a la tête que feront les profs qui ne me verront pas a la prochaine heure. Ah et bien en fait. Ils ne feront pas de tête, ils ne s'en rendront sans doute même pas compte. Quand on a une classe de plusieurs centaines d’élèves, un de plus ou un de moins ce n'est pas vraiment important. Je tente de prendre un air rassurant en répondant rapidement, tout en souriant, mes yeux légèrement plissés:

- Vous, euh, tu sais, rater une heure ne m’émeut pas plus que ça, a vrai dire je m'en fiche, je préfère largement discuter avec toi et t'aider a trouver ton chemin.

Je n'aime pas particulièrement être avec les gens, c'est sans doute pour ça qu'avant ma rencontre avec Aslinn, je n'avais pas parlé avec un être humain autre que ma mère depuis plusieurs mois. Je suis extrêmement a l'écart d'habitude. Mais pourtant avec cette fille, Shiozaki-sempai, j'aime bien discuter et être dans cet endroit en ce moment. J'aurais tout aussi bien pu continuer ma route, aller a mon cours, sans doute m'endormir, puis sortir de cours et aller m'entrainer. Ma routine quoi, mais je l'ai modifié cette routine pour faire un bout de chemin avec mon ainée, et j'en suis plutôt satisfait. Elle me remercie encore une fois et je rajoute:

- Vous, euh, tu est quelqu'un de plutôt studieuse non, Shiozaki-sempai? Je veux dire, a ta place, avec un retard comme ça, j'aurais juste fais demi-tour et rattrapé le cours moi même avec un livre. Enfin je ne veux pas te donner de leçon bien entendu, tu dois savoir comment faire au mieux.

J'ai failli faire la leçon a cette fille, ou avais je la tête....réfléchis plutôt a comment l'aider. A vrai dire je suis bien en peine de trouver, mais je suppose que les sciences politiques doivent être dans les mêmes bâtiments que le droit, ça serait logique de regrouper les classes par secteurs.

- Je n'en suis pas sur, mais je pense que nos cursus sont dans le même bâtiment, vu qu'ils sont plutôt proche. C'est peut être une erreur, mais c'est le cas, le bâtiment de droit est par la bas.

Je désigne la direction de la main tout en écoutant ce qu'elle me dit a propos du vouvoiement. En effet je n’arrête pas de faire l'erreur de commencer ma phrase par un vous. Je suis plutôt soulagé qu'elle me dise de la tutoyer. Elle me demande si cette façon de parler vient du sport que je pratique. Je me remémore les paroles de Zakuro-san, qui avait était plutôt énervé de cette marque de respect que j'avais mis en avant envers lui. D'un ton amère, et avec un sourire gêné je répond:

- Et bien je le pensais, mais il semble que tout mes paires ne soient pas de cet avis, alors je ne peux pas vraiment te donner une réponse totalement correct. Mais j'ai toujours pensé que le respect est la base de tout art comme le miens, et de toute façon, comment parler vraiment a quelqu'un que l'on ne respecte pas ? Enfin cette notion de respect influence beaucoup les relations humaines je pense, et il est de mon devoir d’être respectueux au maximum, surtout envers une ainée comme v...toi. Désolé.

J'ai encore ce tic du vouvoiement mais j'ai réussis a l’arrêter plutôt cette fois. Je remarque alors qu'une certaine distance c'est insinué entre nous. Elle est vraiment pressè. J’accélère pour la rattraper et ce pendant trente bonnes secondes avant d’être de nouveau a ses cotés et d'entendre sa nouvelle question. Je souris en commençant par dire:

- Oui sans doute quelque chose comme ça.

Avant de rajouter:

- Non, un jour j'ai vu quelqu'un le pratiquer et ça m'a impressionné, alors j'ai voulu en faire aussi, et voila comment ça a commencé....et toi, Shiozaki-sempai, tu es dans un club ? En troisième année il doit y avoir plus de travail, je ne sais pas si tu arrives a t'en sortir ?

Je suis stupide, bien sur qu'elle est dans un club, c'est obligatoire ici. Mais bon peu importe, je n'ai plus qu'a attendre sa réponse.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Mei Shiozaki
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
avatar

Genre : Féminin Taureau Cochon Age : 22
Adresse : Résidence B8 - Quartier Daikanyama
Compteur 279

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Mer 11 Mai 2016 - 22:02

« Vous, euh, tu sais, rater une heure ne m’émeut pas plus que ça, à vrai dire je m'en fiche, je préfère largement discuter avec toi et t'aider à trouver ton chemin »

Elle se retint de rire mais ne cacha pas son expression amusée. Décidément il avait déjà choisi son camp entre ces élèves qui se dépêchent et les autres qui prennent leur temps, qui font avec et qui se disent que c’est tant pis si ça ne le fera pas au final. Mei était dans l’autre, et secrètement elle aurait souhaité en changer. Toujours à faire attention à être à l’heure voire même à venir plus tôt pour être sûre d’avoir une bonne place, souvent parmi ceux devant le professeur. Toujours avoir ses affaires avec le travail fait au complet quitte à devoir passer des heures dessus. Mais elle n’y pouvait pas grand-chose, plus que l’habitude, c’était quelque chose de famille. Avec une mère professeure elle se devait d’être travailleuse et de plus avec une famille diplômée de l’Université de Tôkyô, l’étudiante savait mieux que quiconque à quel point la place des études était important et les réussir l’était d’autant plus. Ainsi elle enviait l’étudiant en droit qui suivait un peu ses envies et à l’idée de manquer un cours ne l’inquiétait pas plus que ça. Peut-être que ses parents n’en savaient rien en fait ou peut-être qu’eux aussi ne prêtaient guère attention à tout ça. Mais bon elle n’allait pas continuer à le questionner sur ce sujet, elle avait peur de paraître trop envahissante. A dire vrai elle ne savait pas si parler de ses études lui plaisaient vraiment ou s’il ne faisait que de lui apporter des réponses. Toutefois il lui avait quand même dit que toute cette discussion lui plaisait, elle ne pouvait que partager ce sentiment. Jamais n’avait-elle parlé aussi longtemps et ce avec la même personne. Il y avait certes des personnes qu’elle connaissait (plus ou moins, souvent cela s’arrête au visage, au nom et à quelques bribes de discussions qui laissent échapper des petits détails sur leur vie) or il n’existait aucune réelle preuve d’une interaction passée. Rien.

Elle releva la tête, qu’elle avait jusque-là penchée en direction du sol, lorsqu’elle entendu sa nouvelle question. « Plutôt studieuse », hm c’était le mot juste. Et cela reflétait assez bien sa réalité. Elle était plutôt travailleuse, elle était plutôt attentive et heureuse d’être en cours et aussi plutôt confiante lors des examens. Mais rien n’était certain. Ce qui suivit lui fit détourner le regard, elle devrait faire comme il dit, abandonner et tenter de rattraper à sa manière. Même si avec le peu de contact qu’elle avait avec ses camarades, savoir ce qui a été fait en cours s’annonçait difficile. Mais elle était dans l’autre camp.

« Je n’aime juste pas louper un cours et en plus le prof m’attend au tournant alors je dois y aller, même si ce sera un peu juste. Je ne veux pas gâcher tous tes efforts que tu as mis et le temps que tu m’as consacré à me guider quand même. »

Ce serait un peu déplacé de sa part que de sortir « Bon on arrête, merci pour tout. » même si ça ne l’ennuie pas de l’aider, il y avait des limites.

Elle suivit sa main de l’œil et remarqua qu’en effet leur deux bâtiments étaient voisins, est-ce que cela voulait dire qu’ils allaient se recroiser ? Elle n’avait plus droit cette année alors elle ne savait pas vraiment mais si à l’avenir il avait besoin d’informations, cette proximité lui permettait de venir la voir ou vice-versa. Bon restait encore à réussir à se retrouver et puis si cela se trouve il n’aurait peut-être rien à lui demander. Mei écouta son avis sur la question du respect puis se disait que si certains avaient encore des doutes, maintenant c’était sûr ; ce Satoshi était vraiment bien élevé et extrêmement poli. C’était assez incroyable. La brunette pensait que cela faisait de lui un très bon adversaire, il avait un bon mental (il ne dérogerait à aucune règle, il aurait toujours un respect pour son rival et il serait même plus respectueux s’il faisait face à un sempai). Elle s’amusa à penser qu’il devait se faire violence pour ne pas la vouvoyer. Mais elle retînt également son changement de ton, inédit pour elle. Elle le comprit d’un côté, quand les gens ne partagent pas le même avis que vous, cela peut être déroutant.

« Ne t’excuses pas, je ne te cache pas que c’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui se montre encore plus poli que moi. Mais n’oublies, la prochaine fois que tu me verras, tutoie-moi. Peut-être même que les autres vont te penser privilégier à pouvoir parler familièrement avec une sempai. Alors profites-en. ». Cela la fit rire et elle avait presque hâte de voir ça.

Puis vint le moment où elle sut si sa fameuse blague faisait son effet escompté ou pas. Il sourit, bon c’était un bon début. Mei savait qu’elle avait encore des progrès à faire à ce niveau-là. Néanmoins si on prenait en compte le fait qu’elle n’avait rencontré Satoshi pour la première fois qu’il y a une dizaine de minute, elle pouvait se permettre d’en être satisfait. Elle hocha de la tête tout le long de sa prise de parole, signe de son attention.

« C’est vrai que les études ont pris une part plus importante mais je suis quand même membre de trois clubs ; celui d’origami, d’ikebana et je pratique aussi un sport, la natation. J’étais déjà dans un club de ma ville depuis ma deuxième année de collège. Je suis contente d’avoir pu continuer ici à Keimoo.
D’un côté Keimoo est un établissement privé, c’était obligé d’avoir autant de clubs, pour satisfaire tout le monde et pour rentabiliser le prix des frais scolaires.
D’ailleurs, que font tes parents dans la vie ? Enfin, je dis ça mais tu n’es pas obligé de me répondre, désolée si c’est indiscret.
»

Mei se rendit compte de ce qu’elle venait de lui raconter, se mordit la lèvre inférieure en prenant conscience que s’il décidait de lui dire le métier de ses parents, elle aussi par politesse devait lui dire ceux des siens. Pour sa mère ce n’était pas un souci mais pour son père…En y repensant, depuis son arrivée à Keimoo personne n’avait fait de remarques quant à son nom de famille. Ce n’est pas comme si elle attendait avec impatience qu’une personne survienne et lui demande en criant si son père n’était pas un des ministres du gouvernement. Mais peu de personne partageait le sien et récemment son père avait commencé à apparaître très souvent à la télé. Ce n’était peut-être pas aussi alertant que cela pouvait en avoir l’air, après tout son géniteur semblait être apprécié de l’opinion générale et il fallait s’y connaître en politique, non ?

Spoiler:
 

__________________________________________________
I wandered endlessly
To the entrance of the world


♥:
 


Dernière édition par Mei Shiozaki le Sam 16 Juil 2016 - 15:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10569-throughmyeyes-co-jp#229738 http://keimoo.forum-actif.net/t10520-shiozaki-mei-enchantee-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10546-exister-et-perdurer http://keimoo.forum-actif.net/t10522-livret-scolaire-de-shiozaki-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Mer 11 Mai 2016 - 23:01

« Je n’aime juste pas louper un cours et en plus le prof m’attend au tournant alors je dois y aller, même si ce sera un peu juste. Je ne veux pas gâcher tous tes efforts que tu as mis et le temps que tu m’as consacré à me guider quand même. »

Je m’arrête une seconde en manquant d'éclater de rire. Moi, perdre mon temps ? C'est tout le contraire, grâce a elle j'ai une excuse pour rater la prochaine heure. Si j'avais su que j'allais avoir une chance pareille, je me serais levé plus enjoué. Bon, elle a l'air plutôt du genre a toujours suivre les cours sans jamais rater une seule heure, le genre d’élèves modèle que je ne serais jamais. Je vais éviter de lui dire que je suis du genre a rater souvent les cours et a être tout le temps en retard. Je n'ai pas envie de griller ma maigre réputation que j'ai difficilement acquis auprès d'elle. Je m'éclaire la gorge avant de faire:

- Oh mais tu sais, comme j'ai dis je suis très content de pouvoir t'aider sempai, ce n'est pas du temps de prit, au contraire, c'est une aubaine pour moi.

J'en ai déjà trop dit, pas besoin de beaucoup en rajouter. Si elle se rend compte que je suis du genre feignant, elle va sans doute perdre la possible estime qu'elle a de moi, ça m’ennuierais de déjà avoir tout gâché. Lorsque je lui demande ensuite pour ses clubs, elle me répond rapidement, avec une phrase beaucoup plus longue que ce qu'elle m'a habituée jusque la a dire. Elle semble se détendre un peu. parlait plus longuement de ses centres d’intérêts. Vraiment j'ai l'impression de me voir moi en fille.

« C’est vrai que les études ont pris une part plus importante mais je suis quand même membre de trois clubs ; celui d’origami, d’ikebana et je pratique aussi un sport, la natation. J’étais déjà dans un club de ma ville depuis ma deuxième année de collège. Je suis contente d’avoir pu continuer ici à Keimoo.
D’un côté Keimoo est un établissement privé, c’était obligé d’avoir autant de clubs, pour satisfaire tout le monde et pour rentabiliser le prix des frais scolaires.


Je souris, elle fait trois clubs ? Je suis déjà fatigué avec un club, celui de cérémonie du thé. L'autre je ne le considère pas vraiment comme un club, c'est totalement différent. Et elle en cumule trois ? Je la regarde d'un air quelque peu admirateur. Ça doit être ça d’être plus âgé, on peut facilement avoir plus d'activités et de responsabilités. Bon, après tout je me disais quand j'étais au collège qu’être au lycée changerait ma vie, puis au lycée, que je devais attendre les études supérieures. J'y suis maintenant, et rien n'a changé. Ça doit plutôt être une histoire de caractère je pense. Je ne suis tout simplement pas fait pour le devant de la scène.

- C'est quand même impressionnant, trois club, cela doit être fatiguant quand même. Et surtout la natation. Un sport qui fait travailler tout le corps, ce n'est pas une mince a faire je trouve.

Et crois moi, niveau corps humain et surtout système musculaire, je m'y connais. Je suis largement capable de voir a quel point la natation est un sport exigeant. Je me demande de quoi elle a l'air quand elle nage, je dois avouer que je suis plutot curieux de voir ça, elle est peut être forte, elle fait peut être des courses officielles. Bon, je ne vais pas lui demandé ça tout de suite, j'écoute plutot la suite de sa phrase.

D’ailleurs, que font tes parents dans la vie ? Enfin, je dis ça mais tu n’es pas obligé de me répondre, désolée si c’est indiscret. »

Hum, oui en effet, que font ils dans la vie ? C'est une très bonne question. C'est peut etre indiscret, mais je ne vois pas vraiment l’intérêt de mentir ou quoi. Bon ma mère n'a pas de travail fixe, femme de ménage n'est pas vraiment glorieux, quand a mon pere, est ce qu'il fait toujours la même chose ? Aucune idée.

- Et bien, ma mère fait des petits boulots ici et la. Quand a mon père, il est scientifique, je crois. D’après ce que je sais, il faisait des recherches sur l'espace.

Oui, je crois que j'avais entendu parler de lui une fois sur un magasine qu'il avait ramené a la maison. J'étais jeune, mais d’après mes souvenirs, c’était un magasine qui parlait d'une planète lointaine, aussi j'ai toujours pensé qu'il était scientifique dans ce milieu la. Je n'ai jamais demandé a ma mère depuis. A vrai dire on a plus parlé de mon père depuis environ dix ans maintenant, et je n'ai pas sincèrement envie de ramener le sujet sur le tapis.
Je tourne mon regard vers le siens en m’apprêtant a lui demander ce que les siens font, mais comme elle l'a dit, c'est indiscret, alors je ne rajoute rien a ce sujet si elle n'en parle pas elle même. Je regarde l'heure a une horloge situé dans le couloir ou nous sommes. Il est neuf heure passé. C'est bon, je suis officiellement en retard:

- J'irais pas en cours ce matin, c'est pas grave.

J'en suis meme plutot content.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Mei Shiozaki
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
► Université - 4ème année - Vice Capitaine Natation
avatar

Genre : Féminin Taureau Cochon Age : 22
Adresse : Résidence B8 - Quartier Daikanyama
Compteur 279

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Jeu 12 Mai 2016 - 20:48

Bien engagée dans la discussion Mei ne prêtait même plus attention à ce qui l’entourait, elle ne remarqua donc pas que les premiers cours de la matinée avaient pris fin. On put entendre le bruit de porte qui s’ouvrait et des élèves qui semblaient bien heureux de quitter enfin leur salle, le faisaient savoir par leurs conversations. Cependant les cours à l’université sont connus pour s’enchaîner. Les étudiants n’ont pas le temps de souffler, ils doivent ainsi se presser et la Japonaise tourna légèrement la tête à l’entente des bruits de pas qui se dépêchaient pour ne pas être en retard. Décidemment elle avait beau se concentrer sur autre chose, ici son échange avec Satoshi, tout la ramenait à ce pourquoi ils étaient là vraiment. D’ailleurs, cela faisait maintenant plus d’une demi-heure qu’ils marchaient mais elle avait l’impression qu’avec tout ce qui s’étaient dit entre eux, qu’ils parcouraient le couloir depuis bien moins longtemps. Le temps passait tellement vite.

« C'est quand même impressionnant, trois club, cela doit être fatiguant quand même. Et surtout la natation. Un sport qui fait travailler tout le corps, ce n'est pas une mince à faire je trouve. »

Elle concentra de nouveau son attention sur le sportif. Elle qui n’était pas habituée au compliment et même si ce n’était pas tellement concentré sur elle, elle fut un peu gênée et tenta de cacher son embarra. De manière générale, elle n’avait pas à se plaindre, le club d’origami et d’ikebana représentaient des activités calmes, qui avaient tendance à apaiser plus qu’à demander une grande implication physique. De plus là où la natation se basait sur un travail de groupe, ces deux autres clubs pouvaient pratiquer en solo et c’est peut-être ce pour quoi elle les avait choisis en premier. Toutefois en ce qui concernait l’endurance il avait raison pour la natation mais elle n’avait pas vraiment remarqué les efforts, avec les années on ne ressent plus la fatigue et elle avait même pris l’habitude. Cependant il fallait avouer qu’il suffisait qu’elle modifie ses horaires d’entraînements ou loupe quelques séances pour de suite en ressentir les conséquences. Comme tout sport la rigueur était un élément essentiel.

« Tu n’as pas tort mais je te rassure, on s’y fait vite. »

Et si l’étudiante devait faire un autre commentaire, elle rajouterait qu’elle était plus admirative devant le sport qu’il pratiquait et surtout la manière dont il s’impliquait dedans. Si elle suivait son rythme, elle serait depuis longtemps dans le groupe des avancés et participerait même à des courses comme celles qui sont organisées par l’établissement Keimoo. Oui un jour elle voudrait réellement en faire partie et connaître ce sentiment de fierté quand on gagne des médailles pour notre club.

L’étudiant décida de répondre à sa question malgré qu’il n’en était pas obligé, elle fut contente que d’un côté il se sente assez à l’aise pour lui répondre. Mei fut curieuse lorsqu’il mentionna le métier de son père qui était alors scientifique. Il faut dire qu’elle aimait beaucoup les emplois comme le sien ou même celui d’ingénieur et les trouvait intéressant. Elle partageait cette opinion avec son frère, actuellement étudiant en astronomie. Ce dernier avait choisi de suivre sa passion même si tous deux savaient que les études qui l’attendaient, n’allaient pas être faciles.

Alors que la troisième année, un peu nerveuse, s’apprêtait à son tour à l’informer sur le travail de ses géniteurs, il n’en était rien. Non il ne lui demandait rien et cela la laissa silencieuse pendant quelques secondes, on aurait dit qu’il avait lu dans ses pensées ou qu’il l’avait lu sur son visage. Dans tous les cas elle ressentit un léger soulagement et voulu ne pas le montrer mais elle garda un arrière-goût amer dû à sa gaffe et ne put se retenir d’ouvrir la bouche.

« C’est un peu bizarre, sachant que j’étais celle qui te l’a demandé en première mais merci de ne pas me retourner la question. »

Après tout c’était lui qui venait, inconsciemment, de réparer sa maladresse et elle pensait que c’était la moindre des choses.

Mei sortie de leur bulle, du moins c’est ainsi qu’on pourrait amusement le qualifier et constata que les nombres inscrits sur les portes se rapprochaient de ceux qu’elle recherchait. Ils y étaient presque, elle y était presque. Elle n’y croyait pas, il s’était passé tellement de choses en si peu de temps. Elle n’arrivait pas à croire tout ce qu’elle avait fait juste pour ce cours d’anglais, un cours qu’elle n’appréciait même pas des masses enfin plutôt un cours enseigné par un professeur qu’elle n’aimait pas. Son pas se fit involontairement plus lent. C’était nouveau pour elle à la fois d’avoir fait face à un aussi gros imprévu et d’avoir fini par se perdre et à la fois d’avoir su demander de l’aide à un inconnu, d’être tombé sur quelqu’un de sympa avec qui elle avait eu ce genre de conversation qu’on a quand on est entre amis. Pour être honnête l’étudiante ne voulait pas quitter ce petit écart dans son quotidien qui était jusque-là rythmé par la même monotonie. Mais savait l’appel des priorités plus fort.

Au loin elle reconnue un garçon de sa classe, woua elle n’était donc pas la seule à être en retard. Enfin d’après la montre ; très en retard. On ne pouvait pas dire qu’ils avaient déjà eu une vraie conversation mais malgré ses fréquentes panne de réveil, et il devait sûrement en avoir encore été victime aujourd’hui, il se présentait comme quelqu’un de très poli et sympathique. En fait c’était un peu la version plus âgée de Satoshi maintenant qu’elle y pensait. Quand son camarade répondant au nom de Shinji, croisa le regard de la jeune fille, tous deux s’inclinèrent. De l’extérieur cela pouvait renvoyer une image assez drôle et différent de deux camarades qui pour se dire bonjour prononceraient juste un ‘Salut !’. Puis elle se tourna une dernière fois vers son kohai.

« Merci pour tout, sans toi je n’aurais même pas pu espérer assister à mon cours; contente de t'avoir rencontré. On se reverra peut-être, en tout cas je l’espère et surtout n’hésites pas à venir me dire salut si tu me vois. Je ferais de même ! »

Elle aurait voulu rajouter autre chose mais elle avait repéré Shinji l’attendant à la porte. C’est vrai qu’arriver à deux après avoir raté plus de la moitié du cours était moins embarrassant. Elle s’inclina devant Satoshi et avant de rentrer dans sa salle de cours lui adressa sourire et un dernier signe de main.

[ FIN ]
Spoiler:
 

__________________________________________________
I wandered endlessly
To the entrance of the world


♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forumactif.com/t10569-throughmyeyes-co-jp#229738 http://keimoo.forum-actif.net/t10520-shiozaki-mei-enchantee-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10546-exister-et-perdurer http://keimoo.forum-actif.net/t10522-livret-scolaire-de-shiozaki-mei
Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 426

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   Dim 31 Juil 2016 - 1:52

Elle finit par me remercier de ne pas lui poser la question, bien qu'étrangement je n'ai absolument pas posé de questions, ou dit que je n'avais pas envie d'écouter. C’était par pure politesse, je voulais simplement éviter de faire la chose qu'elle s’était reproché un instant avant. Mais il semble bien que j'ai eu raison, car cette façon qu'elle a de s'excuser, de me remercier, est facilement déchiffrable. Elle n'a pas envie d'en parler. Et qui suis je pour aller contre cette volonté ? Une simple envie pourrait elle vraiment aller a l'encontre des sentiments de cette fille ? Sans compter que je lui dois un minimum de respect, elle est ma senpai après tout, et même si cette façon de me dire de ne pas la questionner m'a rendu encore plus curieux, je n'en ferais rien. Je laisse le silence s'installer d'avantage. Des instants de repos sont aussi agréables, lorsque c'est avec une personne que l'on apprécie. Je le découvre petit a petit. Comme beaucoup de chose d'ailleurs.

Je sursaute presque quand j’entends sa voix me sortir de ma rêverie. Pendant un instant j'avais presque oublié le pourquoi de notre rencontre, la raison de notre aventure dans les couloirs du bâtiment. Elle cherchait sa classe, et je l'ai aidé a la trouver. Et vu la façon dont elle m'interpelle, je présume qu'elle a dénicher un indice. Un gros indice même si je prend en compte le garçon en face de nous qui attends devant une porte et qui, son visage l'exprimant facilement, a vu notre arrivée. Je ne le connais pas, je ne l'ai jamais vu, c'est un Japonais lambda. Je suppose donc que ce n'est pas moi qu'il regarde, mais mon amie. Je tourne la tete vers elle en souriant.

- Il semble que nous soyons arrivés a destination, Shiozaki-senpai.

Alors que nous arrivons juste devant le garçon en question, il s'incline devant Mei, qui fait de même, dans une politesse tacite, un geste habituel, rituel, que nous composons jours après jours dans ces mêmes couloirs sur-bondés. Étrangement, moi qui est si enclin a faire ce mouvement du buste, j'éprouve une légère envie de faire un pas en arrière. Je pense que je commençais vraiment a apprécier la compagnie de mon aînée, et cette façon de s'incliner de notre interlocuteur est comme un douloureux rappel a l'ordre du fait que je vais partir tout seul dans un instant dans ces couloirs sans fin, vers une destination qui m'est pour l'instant inconnue.

Je n'ai pas le temps de ruminer cette idée, que Mei se retourne vers moi. Elle commence par me remercier, encore une fois. Je retient mon sourire cette fois. Elle me ressemble finalement, toujours a s'excuser, a remercier, a s'incliner. Mais quand j'y pense, ce n'est pas la seule. Contrairement a ce que je pense de mes origines, je suis sans doute largement plus Japonais que Français, pays ou je n'ai jamais mis les pieds. Ce n'est pas les autres qui me ressemblent. Ils ressemblent au Japonais standard, et j'en suis l'une des copies. J'écoute ce qu'elle continu de me dire, qu'elle n'aurait sans doute jamais trouvé sa salle de classe sans moi. Ce qui est probablement faux, le campus n'est pas si grand, et si cela n'avait pas etait moi, elle aurait probablement trouvé quelqu'un d'autre, ou serait finalement arrivée devant cette porte synonyme de séparation.

Elle achève en disant qu'elle est contente de m'avoir rencontré, ce qui est largement valable dans l'autre sens. Moi qui est toujours seul, moi qui cherche a me sociabiliser un peu plus, cette rencontre était comme un cadeau tombé du ciel. Je voudrais lui dire qu'elle ne sait pas a quel point elle m'a fait plaisir de discuter avec moi, mais cela ne sort pas, et puis, les murs ont des oreilles par ici, ou plutôt, le garçon qui nous observes depuis une minute. Comme si j'allais dire cela devant lui. Elle me demande alors de ne pas hésiter a venir la voir si je la croise, et qu'elle fera de meme. Si elle est entourée d'une bande de fille aussi respectueuse qu'elle, aucune chance que je prenne les devants, je ne dérangerais pas un senpai juste pour ma petite personne, elle doit avoir beaucoup de chose a faire plus intéressante que me dire bonjour.

Elle semble s’arrêter un peu sur sa phrase, comme si elle n'était pas fini, mais le garçon devant la porte semble s'impatienter. Elle s'incline rapidement, et je fais de même :

- Oui, a bientôt, Shiozaki-senpai, ca ma fait vraiment plaisir de faire ta connaissance, moi aussi.

Quelle phrase plus banale que cela pour clore une rencontre, d'autant que j'ai simplement reprit les mots qu'elle avait utilisé une seconde plus tot. Elle va finir par croire que je n'attends qu'une chose, c'est qu'elle parte et me laisse seul. Je reste incliné plus longtemps qu'elle, afin d'essayer de lui faire comprendre avec la gestuelle que je suis vraiment vraiment content, que je ne feins pas de l’être. Je relève la tête, la voyant de dos arriver devant la porte, et partir, un air amère peint sur le visage.

Mais alors que j'allais me détourner, elle se retourne une nouvelle fois vers moi, et me fait un signe de la main ainsi qu'un de ces sourires qui m'avait donné du baume au cœur, précédemment. Une genre de chaleur en moi s'installe, inconnue jusque la, mais qui me fait sourire également. Je ne peux plus me détourner a présent. Je ne peux que lui faire ce cadeau de mon visage, légèrement maladroit, jusqu'à ce qu'elle disparaisse de mon champ de vision, et que la porte fatidique sur referme sur son dernier pas.

Je lâche un soupir de frustration. Maintenant que je suis seul, j'aurais voulu d'avantage discuter avec elle. C'est presque évident que je ne lui reparlerais jamais. Je ne lui parlerais sans doute jamais de nouveau par moi même. Et puis il faut bien l'admettre, ce genre de rencontre n'arrive que dans les shojo, ou les fan-fictions sur internet. Ou les rps, tient, ces relations entres joueurs me font vraiment penser a cela. Il faudrait que je me fasse un compte un jour....

Je souris de nouveau a cette idée, en me retournant, les mains dans les poches. Que faire maintenant. Les cours peut etre ? Il n'est pas si tard. Mais je n'ai plus envie, d'autres choses occupent désormais mon esprit. Alors mes pas me conduisent petit a petit vers la sortie du couloir, vers l’extérieur ensoleillé, et de plus en plus loin de cette rencontre inopinément radieuse.....

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Règle n°1 : Ne rien prendre pour acquis [& Satoshi]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Rien que pour un instant [PV Merlin]
» quoi faire pour une bonne armée du gondor en Gda 1500points
» Aline c'est pour toi, rien que pour toi.
» Une baston... Quoi de mieux pour se détendre... et pour boire du Tzinpaf ? (PV Jenna, Laara, Saeko, Clio et Keylo)
» Celui qui se prend pour Dieu - Investigation Discrète

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
₪ Académie Keimoo ₪ :: ₪ L'académie Keimoo ₪ :: ► Université :: Hall et couloirs-
Sauter vers: