₪ Académie Keimoo ₪

The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Jour de club [Aslinn Eadhra]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Aslinn Eadhra
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Tigre Age : 19
Adresse : Internat
Compteur 236

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 24 Avr 2016 - 9:54

Je suis en position. Les bras tendus en avant; dans une tentative désespérée de toucher mes pieds. Pour l'instant je ne force pas. Il a dit qu'il appuierai. Le sens bouger derrière moi, se placer correctement. J'attends le contact de ses mains dans mon dos. Pression qui amènera inéluctablement la douleur sur mes muscles déjà tordu par des entraînements physiques trop inhabituels. Pourtant le contact ne viens pas. J'attends, mais l'empreinte de ses mains refuse de venir s'appliquer de chaque côté de ma colonne.
Puis un mouvement d'air dans mon dos. Du vide. Sans l'avoir vu, je sais qu'il n'est plus la.


- Je...blurp....je reviens.

Cette voix nauséeuse, presque caverneuse, qui résonne loin derrière moi me confirme mon impression.

- MAIS QU...

J'ai presque crié, me retournant vers lui en un mouvement rapide dont je ne croyais plus mon corps capable. Qui d'ailleurs n'en étais pas capable. Je m'effondre lamentablement sur le flanc tout en l'observant s'éloigner rapidement. Je traîne lamentablement sur le tatami, tel un vêtement abandonnée. Oui, on dirai vraiment une vielle loque, laissée ici, malmenée, méprisée. Je soufre. Ce mouvement trop brusque viens de raviver des douleurs qui commençaient à s'enfouir dans le souvenir de l'heure passée et achevée.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA


Je crie en me retournant pour retomber sur le dos, dans une position allongée, moins douloureuse. Ma voix est rauque, comme abîmée par l'effort. Je me donne l'impression d'être un soldat mourant, en train de se vider de son sang, la carotide béante.
Pourtant je suis bien vivante et mon sang continue de couler en moi et non hors de moi. Mais l'état dans lequel est mon corps me crie que je suis au bout.

Pourtant. Je me lèverais une fois de plus. Je l'ai vu partir en courant Pourquoi ? Qu'est ce que j'ai encore fait ? Tout ce passait bien. Qu'est ce que j'ai fait de travers ? Ils ont un problème avec les dos au Japon ? Y a t'il encore un sens caché que je n'ai pas encore découvert dans le fait de d'exposer son dos ? Et encore. Je reconnais un dos peu être beau, généralement la ligne dessinée par la colonne vertébrale au milieu de la nudité d'un dos est un chose qui peu s'avérer incroyablement belle. So sexy.
Sauf que là, mon dos n'étais absolument pas découvert, j'ai un débardeur, mais surtout la veste du kimono qui, ample qu'elle est, est loin de suivre les courbes de mon corps. Alors je ne comprends pas. Ni mes poings, ni mes pieds n'ont pu se balader pour finir dans sa figure comme ce fut le cas avec l'autre bruns dans le réfectoire.
Enfin, je ne vois pas. Ça me torture. Pourquoi ? Pourquoi. Pourquoi !
Si ça se trouve ça n'est même pas de ma faute. Mais de qui d'autre dans ce cas ? Il n'y a que nous deux ici. C'est vide. Vide de monde, vide de possibles cause à cette fuite.
Oui parce qu'à par fuite, je ne vois pas comment appeler ça. Il est partis. Juste partis. En courant en plus.

Ou alors ça viens de lui. Tout simplement de lui. Si ça se trouve, il étais malade. Ça pourrait être pour ça qu'il ne s'entraînait pas. Peut-être. Peut-être pas.
Ça me torture. Mais qu'est ce qui se passe ? Tout allait très bien. Alors pourquoi ?

Je ferme les yeux. Je me sens partir. Partir loin, quelque part dans mon esprit. Tout est noir. Si je reste comme ça je vais m'endormir. Mais je ne peux pas m'endormir maintenant.

Il ne revient pas. Il ne reviendra pas. J'en suis sûre. Si je ne vais pas le chercher par moi même, je ne le verrais plus. Mais ça c'est hors de question. J'ai enfin trouvé quelqu'un avec qui j'arrive à être à l'aise au Japon, alors si il crois que je vais le laisser m'abandonner comme ça, il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au coude.

Si ça se trouve il est juste malade. Il voulais juste ne pas vomir si le tatami.
Toujours est-il que je vais aller voir. Parce que ça n'a pas l'air d'aller pour lui. Parce que je commençais tout juste à pouvoir voir au delà de ses barrières; de mes barrières. Il a réussit à fissurer la carapace, et il ne fait que continuer à la fragiliser depuis le début; alors je refuse de le voir partir comme ça. Je ne l'autorise pas à partir comme ça.

Alors je vais me lever, et je vais elle voir.

Me lever. Cette idée provoque un rictus sur mon visage. Me lever. Moi aussi je vais vomir à ce rythme.
Mais j'y arriverais. Je le ferai.
Je rassemble tout ce qui me reste qui s'apparente à de l'énergie. Et je recommence comme tout à l'heure. Épaule, coude, main. Je n'essaie même pas d'utiliser mes abdominaux. Si je le fait, il vont tout simplement finir de se déchirer et je vais retomber lamentablement en hurlant une fois de plus.
Mais même en m'aidant autant que possible de tout mes membres, remonter le dos est une torture.
Pourtant je le fait. Mon corps ne posera pas les limites de ma volonté. Ce corps m'appartient. Il fait ce que je veux, quand je veux, si je le veux. Alors il va se lever. Repasser en position verticale. Les jambes vont se remettre à fonctionner. Un à un, je poserai mes pieds dans ses empreintes et j'irai. J'irai voir ce qui ce passe. Comprendre ce qu'il y a à comprendre. Et de toute façon, on ne laisse pas les gens en plan sans fournir des explications. Si c'est quelque chose avec moi, j'extorquerais, si ça n'a rien à voir avec moi j'extorquerais aussi. Je préférais qu'il soit juste malade. Mais j'ai un pressentiment. Ça serai trop facile si il était juste malade. Ça serait trop lisse.

J'ai réussit à remettre mon dos droit. Il va falloir maintenant aligner mes jambes à ce dos. Et pour ça, il va falloir se lever.

Je plie une jambe. Douleur. Je ramène l'autre au dessus. Douleur. Je prends appui sur mes mains. Douleur. Je pousse sur la jambe repliée. Douleur. Mon poids bascule sur l'autre jambe. Douleur. Je tends les jambes. Douleur. Je suis debout.

Alors je suis son ombre. Je l'ai vu partir. Je suis le souvenir de se corps, courant vers un destin que je connais pas encore. Sauf que je suis bien incapable de courir. Il attendra un peu plus que j'arrive jusqu'à lui. Il ne m'attend probablement pas. Mais je vais venir. Inlassablement, indubitablement, inéluctablement. Je veux savoir. Je veux comprendre. Le pourquoi. Le comment.

Alors j'y vais. J'entre la ou je l'ai vu entrer. Une odeur nauséabonde envahi mon cerveau. Comme si elle s'infiltrait par tous les orifices de mon corps, je la sens comme un virus qui s'installe profondément entre mes entrailles. Elle ne fait que réveiller l'envie de vomir qui s'était estompée après l'effort trop intense de l'entraînement. Mais je me contient. Si on commence à vomir tout les deux ça n'ira plus. Déjà que ça n'a pas l'air d'aller très fort. On ne va pas en rajouter des couches. Je m'approche de lui. Il ne m'a pas vue. Son reflet dans le miroir à l'air bien plus passionnant. Il vomit. Pas grand chose. Il y a plus dans le lavabo que fana son ventre probablement. Il recule. Tombe sur l'un des bancs. Dans sa posture, je vois le ciel entier qui lui tombe sur les épaule. Je vois sa souffrance, sur son visage, dans cette façon de se laisser tomber, dans cette façon de laisser tout ses muscles abandonnés à leur propres désirs. Mais c'est une douleur différente de la mien. Mon corps crie, son esprit crie. Je ceux savoir pourquoi.

Je dépasse l'encadrement de la porte pour venir me placer devant lui. Lui assis, moi debout. Je suis plus haute. Je ne sais pas s'il ma vue ou non. Probablement pas. Il pourrais avoir les yeux braqués sur moi, il ne me verrai pas tant son regard semble vide.

Alors je passe ma main dans ses cheveux, pour repousser ses mèches qui ont déclaré leur indépendance depuis trop longtemps. Ils sont trempés de sueur. Elles collent à mes doigts. Ce n'est pas plus mal. La sueur les tient amen arrière et mon geste n'a pas été une tentative complètement désespérée. Désormais il n'y a plus ce rideau entre ses yeux et les miens. Mais les siens ne semblent pas vouloir admirer autre chose que le sol.
Je place mes main de chaque côté de sont visage. Les pouces et index le long de sa mâchoire, je sens son sang battre dans ses carotides, sous mes paumes. Le rythme est rapide, comme lancé dans la course effrénée de la proie traquée.

Sèchement, violemment même, je redresse son visage vers le mien et approche ma face de la sienne jusqu'à ce qu'il n'y ai plus qu'une quinzaine de centimètres entre nous. Il ne peut plus échapper à mon regard. Noie toi dedans. Pendant ce temps je te scrute.
S'il y a des gens qui arrivent à comprendre les gens uniquement en les regardant dans les yeux, je n'en fait pas partie. Tout ce que je vois n'est autre que tu brun. Mais je sais qu'il soufre. Quelque chose ne va pas avec lui.

- Pourquoi ?

Je laisse le silence couler. Je veux que cette interrogation atteigne son âme avant je ne continue.

- Qu'est ce qui ce passe ?

Ses yeux dans les miens, il doit répondre. Je continuerais d'interroger jusqu'à ce que ma soif réponse soit assouvie. On ne me laisse pas en plan sans fournir d'explication valable qui me satisfasse.

__________________________________________________
•  ●  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ●  •

Benefit:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://bluepineapple.tumblr.com http://keimoo.forum-actif.net/t10472-aslinn-eadhra http://keimoo.forum-actif.net/t10494-bonjour-au-revoir
Satoshi Sakutaro
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 372

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 24 Avr 2016 - 15:32

Que se passe t'il bon sang, j'ai comme l'impression soudaine que tout ce que j'étais depuis dix ans vient de se retourner lentement mais surement pendant les trente dernières minutes, et maintenant me pousse face contre terre. C’était un mensonge, tout ce temps, et je le savais, mais ces derniers jours m'ont ouvert les yeux, je ne peux plus faire ce que j'ai toujours fais. Je n'en ai plus le droit....

Dieu peux t'absoudre de tes péchés, il est le gardien de ta vie et de ta mort, celui qui guide tes pas jours après jours dans l'infini, te permettant de vivre et de t'épanouir. Et c'est exactement ce qu'il m'arrive en ce moment. Il me guide, vers ma propre déchéance. Il a était bon avec moi durant cette vie, mais c'est fini, il me montre maintenant ce que je suis vraiment. Son envoyé n'a plus était la pour me guider, je me suis amusé de cette liberté paradoxale, en profitant inconsciemment durant le temps qu'il me rester, et maintenant, il vient en personne me montrer que c'est a mon tour d’être un guide, de prendre ce rôle inhumain, celui du méchant.

C'est Ashura qui était mon guide. Il avait tout. Une nation, une famille, de l'amour pur qui lui permettait d'aller de l'avant jour après jour, de continuer a se battre pour ce qu'il croyait juste. Ashura-ô, le roi divin des Ashura. Mais comme les rois précédents, sa cupidité, sa colère a eu raison de lui. Il a infligé son courroux et après avoir était tué par un deva, il a disparut dans les méandres de son univers.
La deva a élevé le fils du roi, car elle était gentille et douce. Les années ont maintenant passé et ce n'est désormais plus la déva du roi, ce n'est qu'une éleveuse pour le prochain Ashura, qui a maintenant murit et éclot. Il doit maintenant trouver sa propre deva, pour répéter le cycle. Mais il n'est pas un roi, c'est juste un humain qui a évolué vers ce statut de sous-dieux. Un humain qui n'existe seulement que pour mener le monde jusqu'au prochain roi, un entre deux. Il n'a aucun droit de penser ou d’espérer, il ne peux qu'accepter son destin en espérant que sa fin ne soit pas aussi dur que celle du précédent Ashura-ô.

J'ai toujours adoré ces légendes. J'ai toujours transposé ma vie avec ces histoires mythologiques qui font toute la richesse culturelle du Japon. Et cet instant ne fait pas exception. C'est beaucoup trop proche pour que cela soit un hasard. Tout est identique, tout s'entrecoupe de façon a ce que le résultat soit exactement comme la légende. Peut être qu'inconsciemment j'ai reproduis certaine chose volontairement.

Soudain, une sensation douce, chaude, presque irréelle. Je sens quelque chose sur mon front, redresser avec douceur mes cheveux. Elle est la, je le sais, je ne peux pas aller contre ce destin. Je pense un instant a mes cheveux qui tiennent presque magiquement en l'air sur ma tête, comme dans un étrange shonen ou les coupes de cheveux des héros sont totalement impossible a maintenir dans la réalité sans implants. Mais ce n'est qu'une pensée qui part vite quand je me rend compte que je suis aveugle. Je ne vois rien, je ne vois que le miroir ou il me regarde encore, Ashura-ô, de son regard moqueur et impérieux. Laisses moi, pars d'ici, je n'ai rien a voir avec toi. Je ne peux pourtant pas m'en persuadé tant les événements semblent jouer contre moi.

La sensation change d'endroit pour se diriger jusqu’à mes joues. Je sens la chaleur pénétrer mon corps, et je sens mon visage se lever plus vers le haut sans mon autorisation. D'une façon plutôt abrupte même. Elle est la, je vais enfin la voir, celle que le destin m'a amené afin de continuer le cycle éternel d'Ashura. Qui me portera jusqu'au prochain héritié, qui continuera a son tour ce que je suis incapable de faire en tant qu'humain. Qui me portera jusqu'au prochain Ashura.

"- Pourquoi ? "

J'ai la sensation que mes yeux tournent dans mes orbites, et je retrouve enfin la lumière. L'appel m'a réveillé, enfin autant que peux ce réveiller quelqu'un qui n'est pas endormit. Je retrouve la pénombre du vestiaire, uniquement éclairé par la lumière venant de la salle principale. Je retrouve le miroir et mon propre reflet qui me regarde d'un air vide. Je retrouve le regard intense qui me fixe a moins de vingt centimètres de mon propre visage, d'un air interrogateur, d'un œil attentif. Elle est la.

Ma Deva.

"- Qu'est ce qui ce passe ? "

Ah oui, c'est vrai, je suis partis en trombe, mais je pensais qu'elle allait me laisser et rentrer chez elle, ça aurait était sans doute mieux. Qu'est ce que je peux bien lui raconter, mes lubies n’intéressent personnes, et de toute façon je ne les comprends même pas, ce n'est que des flashs de mon subconscient. Que ferait il ? Non, je sais ce qu'il ferait, je ne vais pas la battre pour m'en sortir. Ca serait simple, une brindille qui se retrouve coincer sous un chêne, c'est exactement ce qu'il se passerait. Mais je ne veux pas être comme lui, et si je le suis, je vais me battre pour l’empêcher. Meme si je prend conscience que tout ce que j'ai fais était inconsciemment pour lui ressembler, je veux me sortir de ce cycle, pour lui, pour moi, pour elle.

Commencer par trouver une explication, des mots simples, une idée logique et rationnelle, en faisant en sorte qu'elle ne s’inquiète pas.

- Je....je crois que j'ai une intoxication alimentaire. J'ai mangé ce qu'il restait dans mes placards ce midi et je pense que il y avait des choses périmés dans le tas, désolé de t'avoir abandonné plus tôt....on peux reprendre si tu veux.

Non, je ne veux pas, je veux me cacher et attendre la fin, ne plus ressentir cet étau, mais je n'ai pas le choix. Un Ashura n'a pas le choix, il ne peux pas se cacher, le roi ne le permet pas, il doit affronter les obstacles de sa vie jusqu’à la fin, je n'ai pas le choix. Je plonge enfin mon regard dans le siens. Alors qu'avant il semblait ne rien regarder, maintenant il la regarde fixement elle. Sans conscience, sans gloire, sans rien, juste un regard vide qui fixe un objectif pour tenter de ne pas perdre le fil de sa concentration.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Aslinn Eadhra
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Tigre Age : 19
Adresse : Internat
Compteur 236

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 24 Avr 2016 - 17:47

Je… je crois que j’ai une intoxication alimentaire. J’ai mangé ce qu’il restait dans mes placards ce midi et je pense que il y avait des choses périmés dans le tas, désolé de t’avoir abandonné plus tôt… on peux reprendre si tu veux.

C’est dommage pour lui, mais cette réponse ne me satisfait pas.
Une intoxication alimentaire hein ? C’est trop facile. Trop lisse. S’il était vraiment malade il ne serait pas venu ici. Enfin, je suppose, on n’est jamais à l’abri de maniaques qui ne supporteraient pas de louper un entrainement. Mais je ne crois pas à son intoxication alimentaire. Il évoque un repas de ce midi. Ce midi était il y a au moins sept heures. La nuit est déjà presque installée dehors, et lui utilise cette excuse-là. Je suis plus que dubitative sur ce fait. Intoxication alimentaire, ça survient pendant la digestion non ? Et à moins qu’il ne soit vraiment faible, il devrait avoir fini de digérer. D’ailleurs il n’a pas beaucoup vomi. Enfin. C’est relatif. Mais j’ai vu pire. Bien pire.

J’ai le sentiment de l’avoir repêché de très loin. De trop loin. Le contact de sa peau sous mes mains est chaud, humide. Il transpire plus que moi alors que je suis celle qui viens de passer une heure et demi à faire du sport. Je ne comprends pas.

J’hésite entre deux réactions.

Je pourrais m’agenouiller devant lui, poser ma main sur son front, jouer le rôle d’une bonne petite femme, me soucier de lui, demander s’il veut se reposer. Sauf que non. Ce n’est pas moi, et ça ne fera pas avancer l’embrouille. De toute façon je ne correspondrais jamais à l’image qu’on se fait de la fille gentille et attentionnée, gracieuse et aimable. Je suis tout sauf ça. Pour le plus grand désespoir de mes parents d’ailleurs. Je suis devenue tout ce qu’ils voulaient que je ne sois pas. Et ça me plait. Je ris intérieurement. J’ai eu tout ce que je voulais. J’ai souffert, mais j’ai arrêté de subir la souffrance, alors, et seulement alors, je suis devenue libre. Les ciseaux doivent toujours trôner quelque part dans ma chambre. Je ne les plus utilisés depuis. Mais ils sont le symbole de mon triomphe.

Alors je vais faire comme bon me semble. Comme toujours. Je ne prétends pas que ça soit la meilleure attitude à avoir, mais c’est la mienne ; pas celle dictée par d’autres âmes extérieures ou des préjugés à propos de la société. Tant pis si ça doit faire de moi quelqu’un d’égoïste et violant. Je le suis déjà aux yeux de la plupart de ceux qui me côtoient. Un blond de plus ou un blond de moins. Je ne suis plus à ça près.

- Dommage. Ce n’est pas la bonne réponse.

Ma voix a repris le ton sarcastique de d’habitude. Je ne suis pas sure qu’il y est déjà eu droit. De toute façon il aurait fini par l’entendre un jour ou l’autre. Ça me surprend même de De ne pas encore avoir fait preuve d’ironie en sa présence. S’il veut prétendre me connaitre il va bien falloir passer pas cette facette de ma personnalité, puisse que c’est celle que j’affiche la plupart du temps.

J’ai un léger rictus a la pensée de ce que je vais faire. Tu n’as pas l’air bien je vais te replacer les idées.
Mon visage est toujours à quinze centimètres du miens, mais mon regard qui était dur, éventuellement un peu inquiet, doit désormais exprimer tout le sadisme de mon être. Ma personnalité dominante je pense.

Je lâche sa mâchoire. Lentement. Un sourire explicite barre mon visage. Les coins de ma bouche sont étirés aussi loin qu’ils peuvent aller. Trop de sadisme en moi. Le pire, c’est que j’y prend énormément de plaisir.

Puis les actions s’enchaînent beaucoup plus rapidement d’un coup. Enfin, aussi rapidement que mon corps me le permet. Mais je me sens bien. Beaucoup mieux que la minute précédente. Je hurle de rire dans ma tête.

J’empoigne ses cheveux avec ma main gauche. Je tire un coup sec pour le mettre sur ses jambes. Il n’a pas l’air de comprendre ce qui lui arrive, j’en profite. Ses cheveux sont pratiques en tant que poignée. S’ils avaient été un peu moins long je n’aurais pas pu. Je le maintien fermement. Contrains à être plié en deux à cause de la différence de taille, Je le traine jusqu’aux éviers. Il a de la chance, le plus proche de nous n’était pas celui dans lequel il a décidé de se vider. Trois pas suffisent à rejoindre l’un d’eux.

-TU VAS VOIR. ÇA IRA MIEUX.

Je crie. Le rire doit transparaitre dans ma voix. Je dois avouer que j’adore dominer, et que cette situation est jouissive pour mon égo.
Avec toute la force que je peux mettre dans mon bras, je lui pousse la tête dans l’évier. De l’autre main j’appuie aussi fort que je peux sur le bouton qui déclenche l’arrivée d’eau.

Puis je m’écarte d’un pas pour contempler mon œuvre.



__________________________________________________
•  ●  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ●  •

Benefit:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://bluepineapple.tumblr.com http://keimoo.forum-actif.net/t10472-aslinn-eadhra http://keimoo.forum-actif.net/t10494-bonjour-au-revoir
Satoshi Sakutaro
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 372

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 24 Avr 2016 - 18:23

Bon, c'etait pas si mal comme idée, en plus j'ai vraiment mangé quelque chose de périmé ce midi, mais j'ai l'habitude, je le fais depuis des années. On a pas beaucoup d'argent avec ma mère, c'etait la seule façon qu'on avait pour manger certain jour. Je ne vais pas me plaindre, disons juste que ça aurait pu être plus nutritif certaines fois. Je me souviens même certaine fois ou ma mère faisait semblant de manger devant moi, pour ne pas diminuer nos stocks, afin que je puisse me nourrir....ma pauvre mère...j'irais la voir la semaine prochaine, je ne suis pas rentré au village depuis longtemps.

Je me concentre sur la scène en court. Enfin j'essaye, en l'observant. Cela ne semble pas vraiment la convaincre. En même temps sept heures environ depuis le repas, c'est compliqué, j'aurais du y penser avant, je suis trop lent, pas assez réactif. Je sens toujours sa main, elle est vraiment douce et chaude, je pourrais presque m'endormir. Je ne peux pas m’empêcher de transpirer abondement, une image me revenant en tête encore et encore, ma mère recroquevillé dans la cuisine de la maison que nous avions quand j'étais petit. Du sang partout, lâche moi Aslinn, je ne veux pas te blesser.

"- Dommage. Ce n’est pas la bonne réponse."

Elle a changé de regard maintenant. Je connais bien ce visage, moqueur, sadique, jubilant. Mes yeux implorent de plus en plus. Non, ne me laisse pas te faire ça, je vais le faire j'en suis sur, recules, laisses moi. Elle me lâche et sourit de plus en plus. RECULE, NE ME TOUCHE PAS.

Je ne parviens même pas a me défendre devant ce visage, et encore moins lorsqu'elle m'agrippe lentement les cheveux. Elle me tire, d'un coup sec et violent pour me remettre debout. Cette violence, non, pas ça. Je la connais trop, cette sensation de se faire dominer, de ne rien pouvoir faire.

Elle me tire vers un lavabo. Je suis obligé d’être penché en avant, je suis trop grand pour qu'elle me tienne par les cheveux debout. Elle tire sans aucune douceur maintenant, ce n'est plus la même fille. J'ai fais une erreur, j'avais peur de moi, j'aurais du avoir peur d'elle. Je reprend totalement ma contenance. Je suis quelqu'un qui observe les gens constamment pour ne pas etre surprit, pour toujours pouvoir réagir en cas de danger. Mais je ne l'ai pas fais avec elle. Je reprend ma mentalité d'avant notre rencontre, je n'ai plus peur comme il ya deux minutes, je suis juste redevenu comme avant.

Elle me plonge le visage dans le lavabo, tout en allumant l'eau. Le liquide se déverse alors sur mon visage. Je ne peux plus. Je la pousse violemment sur le coté en me libérant de sa prise, et je fais dix pas pour m'éloigner d'elle en marche arrière, gardant le regard braqué sur sa position. L'eau est rentré dans mes poumons lorsque j'ai inspiré avant de me libérer et je tousse en reprenant mon souffle, de l'eau dégoulinant de mes cheveux et de ma peau.

J'arrache les lacets orange qui tiennent fermé mon vêtement noir et ouvre le haut avant de décroché la ceinture qui se trouve attaché autour de ma taille. Je l’envois voler plus loin, en sentant une libération, en me sentant beaucoup plus léger. J'inspire un grand coup avec tout mon corps désormais libre de toute restriction et d'une voix tremblante je parviens a dire:

- Ne...ne refais...plus jamais ça.

Je me rappel d'un soir, l'un des premiers soir, ou ma mère avait voulu se défendre et avait crié. Il lui avait plongé la tête dans l'évier sous l'eau pour la calmer. Ça avait marché, mais j'avais cru, caché dans le couloir par la porte a peine entrebâillé, qu'il était sur le point de la tué. Je ramène une main sur ma tête. Je me rend compte de ce que je viens de faire. Elle voulait m'aider ? Me ramener sur la terre ferme peux être. Mais son regard, ce n’était pas de la compassion, mais de la jubilation. Elle m'avait vraiment effrayé.

- Je n'aurais pas du...te pousser.

Bien sur que non, j’espère que je ne l'ai pas blessé, j'ai agis par instinct sans réfléchir, et je m'en mord les doigts a présent. Je ramène les deux pan de mon vêtement l'un sur l'autre pour caché mon torse nu. La aussi je n'ai pas réfléchis. Mon corps est saillant, a l'affut après cette scène et cette dose d'adrénaline. J’espère qu'elle ne l'a pas trop vu dans la pénombre, ça serait vraiment la pire soirée possible.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Aslinn Eadhra
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Tigre Age : 19
Adresse : Internat
Compteur 236

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 24 Avr 2016 - 21:18

Il me repousse violemment. Je m’y attendais un peu, mais je ne pensais pas qu’il aurait autant de force. Je recule de trois pas, puis, comme au ralenti, je perds mon équilibre. Mes jambes sont au bout quoi qu’il arrive. Je tombe lourdement sur mon bassin. Je suis bonne pour un ou deux bleus, mais c’est loin d’être un problème. Ils s’ajouterons juste à ceux que j’ai reçus à l’entrainement.
Mes yeux ne l’on pas quitté. C’est bien. J’ai eu le résultat voulu. Il y a eu une réaction spontanée ce coup-ci.

Par contre je ne comprends pas pourquoi il commence à se déshabiller. Il veut me violer ou quoi ? Je ris à cette idée. Qu’il essaie. La dernière fois que quelqu’un m’a abordé explicitement dans la rue, il est reparti avec le nez en sang. Je ne suis peut-être pas spécialiste, mais je sais quand même me défendre. Sauf qu’évidement il ne le fait pas. Je ne suis pas dans une ruelle sombre en Irlande et il est tout à fait net. Enfin. Tout dépend du contexte. Sur le coup je n’ai toujours pas compris pourquoi il est parti vomir ; mais c’est différant.

Les pans de sa veste noire pendent maintenant sur ses hanches. Il décroche quelque chose et l’envoie voler au loin. Ce quelque chose tombe avec un bruit lourd. Ne me dites pas qu’il avait des poids ? Depuis quand les débutants s’entrainent avec des poids ?

-Ne… ne refais… plus jamais ça.


Il a l’air essoufflé. Presque autant que moi.
Mh.
Peut-être plus en fait.

-Je n’aurais pas du te pousser.


Il remonte les pans de sa veste.
Il cachait bien son jeu. La lumière rasante qui provient de l’ouverture de la porte ne faisait que ressortir les volumes de son torse. A moitié éclairée, sa musculature sculptée n’était que trop bien mise en valeur.

Je ris. D’un rire clair, la gorge grande ouverte. Il me fait rire. Il se cache. Définitivement. Plus ça va, plus je le découvre. Il passe d’un extrême à l’autre. Qui aurais cru que la petite chose timide des toits me pousserait avant de découvrir un tel corps sous mes yeux. Je veux découvrir encore plus. Qu’il me surprenne encore. Je prends appuis sur les mains, derrière mon dos, comme un dossier, les jambes étalées devant moi ; et je ris. Puis doucement, le rire s’atténue, je reprends mon souffle. J’ai un point de côté. Je remonte légèrement le dos pour soulager mes bras, puis ramène ses derniers devant mon ventre pour appuyer sur ce dernier et minimiser la douleur causée par mon rire. Puis je ramène mes jambes et les mets en tailleurs. Je respire.
Un sourire plus naturel revient sur mon visage. Enfin, disons moins sadique, moins crispé. Parce que la tête que je viens de lui servir est celle que j’utilise les trois quarts du temps. Il est une exception.
Mais j’apprécie vraiment ma petite exception.

-Tu vois, tu vas déjà mieux.

Lentement, je reprends appuis sur mes mains pour me relever. Mes muscles sont toujours aussi douloureux, mais l’action du moment à faire revenir l’adrénaline. J’y arrive plus facilement que ce que je pensais.
Je me dirige vers le lavabo dans lequel il a vomi. Il y a de l’eau partout par terre. Je fais attention à ne pas glisser. J’ai peur que si je fini une fois de plus au sol je n’arriverais plus me relever.
J’appuie sur le bouton. L’eau commence à s’écouler, entrainant avec elle tout ce qu’il a pu cracher tout à l’heure.
En même temps, je commence à parler.

-Tu dois te sentir plus léger maintenant. Généralement vomir fait du bien. Si en plus tu avais des poids et que tu viens de les enlever, tu vas finir par t’envoler.


Ma tête pivote sur le côté. Je replonge mes yeux dans les siens. Un coin de ma bouche remonte dans un sourire ironique. Ironique mais pas sadique. Je n’ai plus cet élan de méchanceté de tout a l’heure. Mon envie a été assouvie, maintenant je vais le torturer autrement.

Le flot du robinet se tarit, avant de s’arrêter définitivement. Je rappuie sur le bouton pour relancer l’eau, quelle finisse d’emmener avec elle ces choses nauséabondes qui trainent au fond de l’évier.

Puis, ce n’est plus ma tête seule qui pivote. Lentement, mon corps tout entier se tourne vers Satoshi.

- Je ne recommencerais pas, ne t’en fait pas.

Je dis ça tout en avançant vers lui avec lenteur. Je m’arrête à une trentaine de centimètres de lui. Même en tenant mon dos aussi droit que possible, je lui arrive à peine aux épaules. Pas grave, je remonte le menton et plante mes yeux dans les miens. Avec un sourire faussement naïf sur le visage, je remonte min bras pour faire passer ma main dans ces cheveux. C’est bien moins pratique que tout a l’heure, ou la hauteur de sa tête était plus accessible, mais j’y arrive quand même.
Puis ma main repart. C’était volontairement sadique de ma part, je le reconnais, mais je vais continuer.
Puis ma main redescend. Je croise les bras sur mon buste et prend un peu de recul.

-Donc, finalement, tu sais pourquoi tu as vomi comme ça ?

__________________________________________________
•  ●  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ●  •

Benefit:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://bluepineapple.tumblr.com http://keimoo.forum-actif.net/t10472-aslinn-eadhra http://keimoo.forum-actif.net/t10494-bonjour-au-revoir
Satoshi Sakutaro
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 372

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 24 Avr 2016 - 22:12

Elle se met a rire, d'une voix encore plus éclatante que la dernière fois que j'ai entendu cet éclat sortir d'entre ses lèvres. Je dois faire une tête étrange, en la penchant un peu sur le coté. Comment peut elle adopté cette attitude alors que je viens de la balancer littéralement vers le sol. Bon elle n'a pas du trop se faire mal, heureusement. Je respire un peu mieux a cette pensée, je ne suis peut être pas si horrible que je le pensais. Elle prend une position plus confortable avant de me dire:

"-Tu vois, tu vas déjà mieux."

Vraiment ? Je vais mieux ? Non pas du tout, je me sens horriblement mal. J'ai eu peur d'elle, vraiment. Et je l'ai frappé en retour, ce que je déteste le plus au monde. J'ai l'impression que mes flashs avaient raisons, je me suis persuadé que j'étais anti-violent, mais a la première occasion, je frappe une fille, a qui j'apprenais des choses en plus, c'etait un peu comme si j'avais attaqué une personne de confiance. Mais pourtant elle ne semble pas m'en vouloir. Je ne comprend vraiment pas sa réaction. J'essaye de parler, impossible, encore une fois, je suis comme tétanisé. Elle se relève tandis que je me rend compte que petit a petit ma respiration retrouve son calme. Je n'aurais pas du balancer mes poids comme ça, c'est du matériel que je ne pourrais pas me racheter si ils ce cassent.

Elle va jusqu'au lavabo ou j'ai vomis tout ce que j'avais sur le cœur. Elle a une démarche un peu lourde du a la fatigue. Vraiment? Ou alors a t'elle vraiment eu mal lors de cette chute ? Que faire pour briser la glace. Je dois aller de l'avant et m'excuser de nouveau, c'est comme ça qu'elle me pardonnera, si elle m'en veux, sinon tant pis, ça ne sera qu'un peu plus. Pourtant je suis comme paralysé, ce que je viens d'avoir comme flash m'a laissé plus éprouvé que ce que je pensais. Elle est en train de nettoyer le lavabo, bon sang on dirait ma mère. J'aurais pu l'insulter de tout les noms, elle aurait continuer de sourire en repassant derriere moi pour que j'aille mieux. Et la, cette fille fait la même chose, je ne comprend pas.

"-Tu dois te sentir plus léger maintenant. Généralement vomir fait du bien. Si en plus tu avais des poids et que tu viens de les enlever, tu vas finir par t’envoler. "

Elle a vu, merde, ça ne sert plus a rien de cacher a présent. Si elle en parle, il se passera plusieurs choses. Je vais devenir plutôt connu et des gens viendront sans doute me parler. Bon, sans doute moins connu que ceux de certains clubs qui cherchent a l’être, moi je serais juste celui qui a gagné un tournoi au lycée. L'école me poussera sans doute a participer a de nouveaux tournois pour accroitre la popularité de leurs académie. Le capitaine devra sans doute me laisser sa place, enfin il le fera de lui même, étant donné qu'avec son honneur, il ne voudra jamais être au dessus de quelqu'un de plus fort que lui. Et je ne le veux pas, je veux qu'il reste, je veux que tout reste comme maintenant, a l'exception prêt que je veux être avec Aslinn plus souvent, mais avec tout ce qu'il est arrivé ces dix dernières minutes, je doute que notre relation soit toujours comme avant. Pourtant elle est la a me parler d'une manière plutôt douce.

Elle se tourne alors en venant vers moi et en me rassurant, qu'elle ne recommencerait pas. Je n'en doute pas en fait, je pense même que c'etait pas si grave, cela m'a juste rappelé un mauvais souvenir et j'ai surréagis. Je devrais lui dire, je devrais, mais encore une fois je reste silencieux. Elle arrive devant moi, et lentement plante son regard dans le miens, de cette manière qui lui est propre depuis que je l'ai rencontré. Je ne saisis pas vraiment le but, mais cela a chaque fois me rend du baume au cœur. Comme précédemment, elle me passe la main dans les cheveux en levant le bras. Je tressaillis. Personne n'a jamais fait ça, et elle le fait encore. Soit elle m'en veux et se prépare a me tuer, soit elle ne m'en veux pas et je suis complétement perdu. Je doute que ce soit la première hypothèse. Elle recule alors et croise ses bras devant sa poitrine en reculant un peu, s'éloignant. Je réfléchis a deux cent a l'heure, que répondre. "Je suis un enfant battu et il m'arrive d'avoir des impressions de déja vu, des flashs back et d'en faire des crises d'angoisses, de paniquer." Oui, bonne idée, pour passer pour un psychopathe. Que faire....Improvise.

Ma voix n'est plus celle d'avant, je suis redevenu plus timide maintenant, le dojo est juste la, mais pas avec moi pour autant. La chaleur du tatami ne m'encourage plus:

- Je....désolé, je t'ai un peu mentis, je ne commence pas en fait, enfin je te l'avais déjà dis, mais je ne suis pas un débutant. Vraiment excuses moi, je n'avais pas l'intention de faire ça mais j'en suis habitué et je ne savais pas comment tu réagirais, j'ai l'habitude de me cacher....

J'avance vers le poids a terre un peu plus loin et le soulève avec précaution. Ouf, il est toujours en bon etat. Je le pose sur le banc, enfin une bonne nouvelle.

- Je ne sais pas pourquoi j'ai vomis, dis je pour continuer sur ma lancé, toujours avec la voix un peu enraillé, j'ai eu un moment d'absence....il s'est passé beaucoup de chose et...ca m'arrive.

Je me retourne et avance de nouveau vers elle, reprenant la place que j'avais avant d'avancer jusqu’à mon poids d'entrainement. Je m'approche encore et tend légèrement la main en avant sans la toucher néanmoins, comme si une barriere m'en empêcher.

- Tu...tu es sur que ca va ? Tu es tombé lourdement, je ne veux pas que tu sois blessé...je...je peux regarder si tu veux, j'ai l'habitude des blessures musculaires. Bon je ne peux pas vraiment te faire une radio, sans connaissance ni matériel, mais je pourrais déceler si tu es blessé quelque part ou non.

Je secoue la tête, me mord la lèvre.

- Enfin, c'est moi qui t'a....qui t'ai....fait ça, je suppose que tu préfères que je ne te touche pas, je pourrais....te faire plus mal encore.

Ma bouche dérape sur cette dernière phrase. Oui c'est en partis ca qui me fait peur, j'ai peur de la blesser comme il m'a blessé avant. Il a put le faire, et je peux le faire, j'ai peur, c'est ça qui régit ma vie, la peur.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Aslinn Eadhra
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Tigre Age : 19
Adresse : Internat
Compteur 236

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Lun 25 Avr 2016 - 0:49

Comment je réagirais ? Comment ça comment je réagirais ? Je ne capte pas. Je ne vois pas ce que viens faire ma réaction la dedans. Justement, si il ne débute pas, il devrai en être fier non ? Vu comme il admire ses maîtres et leurs arts, il pourrait au moins profiter pleinement de ses capacités dans ce domaine qui a l'air de tant le fasciner. Ça doit être un truc de timide ça. Ne pas vouloir sortir du lot, ne pas vouloir être comme une proéminence sur la surface lisse que représente la moyenne des capacité des membres du clubs. Enfin. Ne pas débuter ne veux pas non plus dire être expert. J'ai envie de trouver jusqu'a quel point il se cachait. Mais la n'est pas la question actuellement.

Il a l'air de vraiment se soucier de moi maintenant. L'ambiance qu'on avais installé tout à l'heure sur les tatamis commence à revenir, doucement. De la confiance, du calme. Il veut vérifier les endroits où je suis tomber. My dear dear friend, I fell down on my ass. So it's just gona be nope. Not now.

Mais je vais faire en sorte que ce ne soit pas un non catégorique. Il a peur que j'ai peur de lui. Trop de peur en lui. On dirait presque qu'il essaye d'avoir peur à ma place. Mais je ne vois pas pourquoi j'aurais peur. Peut-être parce qu'il m'a fait tombée. Mais c'est le juste retour des choses, je suis celle qui l'a pris par les cheveux pour aller lui mettre la tête dans le lavabo. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me fasse un câlin pour avoir fait ça.
Si je ne fait rien il va sérieusement penser qu'il m'a blessée. Je pourrais le torturer encire un peu, faire durer ses doutes; mais ça ne m'amuse plus. Il a l'air de vraiment s'en vouloir.
C'est triste qu'en j'y pense. Je suis surement celle qui a été la plus violente entre nous deux, pourtant je ne culpabilise pas le monstre du monde. Peut être que je suis vraiment sadique. Enfin, je lui suis. Mais je veux dire au sens où je me régale de la souffrance des autres. Sauf que ce n'est pas la souffrance qui m'amuse. C'est plus de les torturer, de les malmener. Mais pas physiquement. C'est plus drôle de jouer avec l'esprit. Bon. D'accord. C'est du sadisme. Mais je dirait que c'est du sadisme naïf. Je n'irai pas trop loin non plus. Enfin. Je. Non. Je me perds, la.
Réponds lui juste. Il attends ta réponse et toi tu es en train tomber de plus en plus profondément dans ton esprit. Reconnecte toi un peu.

- Non, ça ira, ne t'en fait pas. Je ne suis pas tombée fort du tout. J'en ai vu d'autres.

Un rictus étire ma bouche.

- bien pires.

Pendant un instant, je retourne en Irlande. Je repense à mon enfance. Sur le coup, ce sont les années collège qui reviennent. Non, celles-ci n'étaient pas vraiment un cadeau. Comme toutes celles qui ont précédées en fait.

- Alors ce n'est pas quelques bleus qui vont me faire peur.

En disant cette dernière phrase, je lui prends la main. Tu dis que je ne veux plus te toucher ? Soit. Je te contredis. Ne serai - ce que pour pouvoir juger l'expression sur ton visage.

Lentement, je remonte la manche de sont vêtement noir jusqu'à son coude. Ses veines sont saillantes. Il est tout contracté. Je longe les motif qu'elles créent le long de sont bras avec l'ongle de mon pouce.

- Tu es encore tout crispé. Détends toi. Je ne mords pas sans raisons.


Je relève les yeux vers son visage. Je souris en clignant des yeux. Un sourire encore un peu sadique. Je me demande ce qu'il ressent vis à vis de ce contact. Est ce que je le met encore plus mal à l'aise ? Ça serait drôle. Je ne sais pas si j'essaye de le rassurer ou le faire douter encore plus.
J'empoigne son poignet plus fermement. Il ne peux plus partir. Enfin. C'est symbolique. A mon avis il se défait de cette prise comme il veux, et épuisée comme je suis, je ne risque pas de présenter beaucoup de résistance. Mais justement, c'est cet aspect s'implique qui m'intéresse. Je veux qu'il comprenne que ce n'est quelque chose comme lui qui risque de me faire peur. J'ai défié ma famille entière. Ce que eux pouvait infliger dépasse de lui les quelques bleu.
Après c'était différent. Les dégâts n'étaient pas physique, la plupart du temps. Mais ça ne change rien au fait que je ne risque pas de baisser les yeux devant lui. Par contre je n'ai pas la moindre idée de l'utilité de ce geste. J'hésite entre tordre son poignet pour le forcer à s'asseoir devant moi, ou le tirer pour sortir du vestiaire et retourner sur les tatamis.
Je ne fait aucun des deux.

- Tu savais qu'il y avais du cyanure dans les pépins de pommes ?


Je relâche la pression sur son bras, sans non plus le lâcher complètement. Je sens encore son pouls dans ma main. Jusqu'où je peux le déstabiliser ? Lancer un sujet de but en blanc de cette façon, voyons voir s’il suit encore. Sinon je lui remet la tête dans le lavabo. Enfin. Je lui ai dit que je ne le ferai plus. On verra.

__________________________________________________
•  ●  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ●  •

Benefit:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://bluepineapple.tumblr.com http://keimoo.forum-actif.net/t10472-aslinn-eadhra http://keimoo.forum-actif.net/t10494-bonjour-au-revoir
Satoshi Sakutaro
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 372

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Lun 25 Avr 2016 - 19:36

"- Non, ça ira, ne t'en fait pas. Je ne suis pas tombée fort du tout. J'en ai vu d'autres. bien pires. Alors ce n'est pas quelques bleus qui vont me faire peur."

Elle ne comprend pas, mais c'est normal après tout, je ne dis jamais rien. Elle ne le sait pas, mais ce n'est pas des bleus qu'elle doit avoir peur, c'est de celui qui les causes. Je vais mettre de la distance, c'est sans doute mieux. Elle ne comprendra pas, mais c'est pour son bien. C'est indispensable même. Je commence a mieux comprendre pourquoi je m'étais mis en marge du monde. Je serais malade de faire du mal a quelqu'un. Donc inconsciemment, je n'ai plus aucun contact, ça règle le probleme. Ça sera un probleme dans ma vie, mais pour l'instant il vaux mieux s'en tenir a ça. Je me demande comment faisait les plus grands combattants. Ils devaient avoir une contrôle absolue de leurs corps, ce que je n'ai sans doute pas, alors autant ne pas prendre de risque, pour ne pas que cela se reproduise.

Pourtant elle ne semble vraiment pas être effrayé le moins du monde. C'est encore elle qui vient a moi me toucher. Elle retire l'avant de ma manche, la repousse pour frôler l’intérieur de son ongle. Elle suit le sillon de mes veines, comme un jeu cruel. Elle s'amuse encore, elle ne comprend pas la situation dans laquelle je suis. Je suis fou, je deviens fou. C'est un traumatisme classique de l'enfance qui revient encore et encore, j'en suis même conscient, je sais que cela m'arrive. Alors pourquoi je n'arrive pas a le contrer ? C'est pathétique.

"- Tu es encore tout crispé. Détends toi. Je ne mords pas sans raisons. "

Je relève la tête. Ces mots, encore une fois. On dirait qu'elle lit en moi, a chaque fois que je pense a quelque chose, elle m'en parle naturellement. Je n'ai aucune trace de crispation sur le visage. Mes veines sans doute, lui on mis la puce a l'oreille, mais tout de même, elle est douée ! Tient, c'est marrant, j'ai oublié mes noires pensées pendant un moment. Je peux m'en détacher a présent, elle m'a changé les idées, je vais en profiter alors, je réfléchirais a une façon de m'éloigner plus tard, c'est impossible de toute façon pour le moment. Elle va sans doute vite m'oublier de toute façon, la preuve, on ne s’étaient même pas revu depuis le toit. Bon, personnellement j'y ai pas mal repensé. Mais si ca ce trouve elle s'en fiche et n'a pas repensé a moi depuis. Je l’espère, ça sera plus simple.

Elle me tient plus durement le poignet pendant un instant, j'aimerais savoir ce qu'il se passe dans sa tête, puis elle me relâche un peu en me lâchant une phrase comme quoi il y aurait du cyanure dans les pépins de pommes. Je me demande...que..quoi ? Attend, pourquoi elle me parle de ça la, d'un coup, j'ai du raté une étape de la conversation. Ca ne m'étonnerais pas en fait, je suis plutôt distrait. J'ouvre un peu plus les yeux en réfléchissant a la question. Je dois trouver quelque chose a dire. D'intelligent. Mais sérieux, je n'y connais rien a ça, de toute les questions, fallait que ça tombe la dessus.

- Euh, oui bien sur...enfin non, je ne savais pas, c'est...sans doute....étrange...et bon a savoir, je crois.

Je fronce les sourcils. Dis quelque chose d'intelligent aller, c'est a toi de jouer, enfin pas trop non plus, d'ici a ce que ce soit un connerie et que je dise n'importe quoi....ah oui, je dois paraitre idiot pour qu'elle me trouve ridicule et s'en aille exaspéré. Ouais, je ne peux pas faire ça, désolé Sato-Sato, je n'y arriverais pas comme ça.

- C'est marrant en fait, de se dire qu'il y a une substance pareil dans les pépins de pommes, enfin c'est...euh...marrant.

Mais qu'est ce que je dis la....elle me rend tout confus, surtout sa main qui est encore la et ses yeux qui me scrutent lentement. Des bruits de pas se font entendre alors sur le tatami jusqu'au véstiaire. Le capitaine de mon équipe:

- Oh, désolé, je ne savais pas que euh...vous etiez la et...pardon.

Le géant rougit en sortant d'un pas et en rajoutant:

- Je voulais juste te redire de me rapporter les clés après avoir fermé le dojo. Oh et Satoshi-dono, si tu pouvais me donner ton avis sur un mouvement, demain, ça me serait très utile. Pardon de vous avoir dérangé mademoiselle.

Il s'incline dans une pose martiale avant de reculer encore et de repartir beaucoup plus vite que lorsqu'il est venu vers la sortit. Je le regarde partir, avant d'avoir pu ajouter quoi que ce soit. Puis je regarde Aslinn bêtement, sans savoir quoi rajouter.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Aslinn Eadhra
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Tigre Age : 19
Adresse : Internat
Compteur 236

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 26 Avr 2016 - 0:02

Ses yeux s'ouvrent un peu plus grands. Il me fait rire. Je viens de le sortir de sa torpeur. Une fois de plus.  Les limbes de son sprint doivent être passionnantes,  parce que j'ai du mal à l'en sortir. Mais j'y arriverais.

Il réponds.  Maladroitement, mais il répond quand même.  C'est un bon début.  Il se dépêtrer passablement avec ses mots. C'est amusant de voir son faciès déformé par différentes expressions.  Comme s'il ne parvenait pas à choisir. Je cherche explicitement à le prendre au dépourvu, et lui entre dans mon jeu en courant. Enfin. D'un autre point de vue, il parviens presque à me donner une réponse construite. Presque. C'est sur que c'est très drôle qu'il y ai du poison dans les pommes.

Si ça se trouve, c'est de ça que viens l'histoire de blanche neige....

D'un autre coté, si j'ai retenu ça, c'est bien que ça m'intéresse. J'ai du le lire un jour quelque part, je ne sais plus trop ou. Mais j'aime les pommes. C'est bon, c'est beau, c'est pratique. Pourtant, en leurs coeurs, elles comportent un des poisons les plus utilisés dans l'histoire.  Belle image je trouve. Tout n'est pas parfait. Même les pommes. Elles aussi sont vicieuses.

Je suis encore en trains de le scruter, sa mains dans mienne, mon ongle contre sa veine quand une tierce personne arrive.
Il restait encore des gens ? Je pensait qu'on était tranquille.  Je me sens presque outrée. Le dojo était à nous. Et personne d'autres. Que vient faire cet intrus ici ? Je refuse. Part.
Je ne dis rien. Mais le regard que je lui lance est explicite.

- Oh, désolé, je ne savais pas que euh...vous etiez la et...pardon.


Oui excusé toi. Incline toi et va embrasser le sol. Tu nous dérange la. J'étais en train de réussir à le sortir, lentement. Puis toi, tu arrive. Et toi aussi tu es trop grand, trop large. Est-ce seulement humains ? Depuis quand est-ce possible d'enfants une telle chose ? Sa mère à du souffrir.

Il rougit et recule. C'est ça; écarte toi. Pourquoi tu ne continue pas ? Va donc voir plus loin que la porte. Traverse le mur même. Mais fou nous la paix.
Je vois les muscles de son visage se contracter pour venir ouvrir sa bouche.
Non. J'ai dit part. Ne parle pas.

- Je voulais juste te redire de me rapporter les clés après avoir fermé le dojo. Oh et Satoshi-dono, si tu pouvais me donner ton avis sur un mouvement, demain, ça me serait très utile. Pardon de vous avoir dérangé mademoiselle.

Part. Oui c'est bien. Juste un pardon.  J'ai envie de lui passer la tête sous le robinet à lui aussi. J'ai le sentiment qu'il viens de littéralement me couper dans mon élan.  Ça sera de sa faute si je suis moins gentille.

Puis, une fois que mon regard à crié à la place de ma bouche et que cet inconnu est partis, je commence à calculer ce qu'il viens de dire.
Clé.
Mouvement.
Avis.
Ça ne m'intéresse pas. J'étais rendue à parler d'autre chose avec l'on blond là.  Qui t'a autorisé à nous ramène sur terre ?
Je sens le regard de Satoshi peser sur moi. Il a l’air  interdit. Le géant qui viens de passer comme un courant d'air à probablement tiré plein de conclusion de notre proximité; mais n'est surement pas ça qui va le gêner.  Il en faut beaucoup plus pour me mettre mal à l'aise.  Satoshi par contre,  n'a pas du tout l'air de savoir quoi dire. Pas grave.  Je vais continuer de mener la discussion. Je peux monologuer longtemps si il faut.

 - Tu t'entraîne demain aussi ? Tu es motivé pour une débutant !


Je sais pertinemment qu'il a déjà avouer ne pas débuter; mais la perche était trop facile à prendre. Le ton ironique de ma voix doit être explicite. Je continue de me moquer de lui gentiment,  ouvertement.
En disant cette dernière phrase, j'ai laissé  la gravité reprendre le contrôle de sa main, et retirant la mienne, j'ai laissée cette dernière suivre le court de son destin.

 - Je ne pensait pas qu'il restait encore des gens dans le dojo. La nuit est déjà  une installée. Je pensait qu'ils étaient tous rentrés.  


Je lui ai pas du tout laissé le temps de répondre.   Bah. Je suis sûre qu'il s'en remettra.

Je baille largement, sans gêne. Je suis fatiguée. Épuisée même.  Je tend mes bras au dessus de ma tête pour m'étirer. Mauvais réflexe.  J'avais oublié. Comment ai-je fait pour oublier ? Je ne sais pas.
Mais mes muscles me rappellent violemment dans quel état je suis.

Dans un espèce de râle,  je redescends mes bras.

 - URG. Avec cette histoire, j'avais complètement oublié l'état de mon corps.  


Je lui envoie un regard douloureux. Parce que de toute façon,  je l'aurais envoyé à n'importe qui. Je souffre.
Revenir en haut Aller en bas
http://bluepineapple.tumblr.com http://keimoo.forum-actif.net/t10472-aslinn-eadhra http://keimoo.forum-actif.net/t10494-bonjour-au-revoir
Satoshi Sakutaro
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 372

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 26 Avr 2016 - 16:21

Je suis totalement ce train d'analyser ce qu'il vient de dire. Bon, déjà rajouter le suffixe -dono a mon prénom, comme a chaque fois qu'il n'y a personne, cela commence a me fatiguer, je ne suis pas un maitre, et je ne le serais jamais. Pas besoin de ce manque de familiarité avec moi. On est égaux. Et puis ce mouvement qu'il veux que je vois. J’espère que ce n'est pas ce que je pense. Je ne peux m’empêcher de murmurer d'une voix très basse:

- J’espère qu'il ne parle pas du Biu Gee.

J’espère que ce n'est pas ça. Dans le wing chun, il y a trois formes de mains de base. Le Siu Lim Tao, qui est apprit par les débutants et c'est cette forme qu'ils entrainent durant les premiers mois, voir les premières années d'entrainements. Ce n'est qu'une serie de mouvements primaires. Mais sans eux, impossible de devenir un vétéran. Il y a ensuite une deuxieme forme, le Chum Kiu. C'est la forme complémentaire du Siu Lim Tao, c'est également indispensable a l'art martial. Mais ensuite, avec ces deux formes, il y en a une troisième a mains nues. Le Biu Gee. On raconte qu'Ip Man en personne en est le créateur. C'est une forme d'attaque destructrice autant pour l'adversaire que pour sois même, car elle demande des torsions des articulations extrêmement douloureuses, pouvant aller jusqu’à de grosses blessures musculaires. C'est la forme que j'ai appris seul et gardé dans un coin de mon esprit, scellé. Pas besoin d'attaque destructrice, c'est une discipline qui prône uniquement la légitime défense après tout, enfin c'est comme ça que je la vois tout du moins. J’espère que ce n'est pas ça, il n'a en plus pas des articulations très souple, il pourrait se blesser grièvement.

Je dois le rattraper pour lui dire d’arrêter tout de suite, il n'a pas l'air conscient des risques.

" - Tu t'entraîne demain aussi ? Tu es motivé pour une débutant ! "

Je sursaute, elle est la, toujours la, je l'avais presque oublié. Un rictus s'étire sur mon visage et disparait rapidement. Bien joué, la, sur le coup, elle m'a eu. Je n'ai rien a répondre, elle sait la vérité, et elle se moque de moi. Bon, je l'ai cherché et a vrai dire je le mérite, surtout après l'avoir poussé. Qui aime bien châtie bien, je peux encaisser ses piques. Elle lâche lentement ma main, qu'elle tenait toujours. J'avais oublié ça aussi, heureusement sinon je me serais sans doute encore liquéfié.

"- Je ne pensait pas qu'il restait encore des gens dans le dojo. La nuit est déjà une installée. Je pensait qu'ils étaient tous rentrés. "

- Et bien je suis souvent celui qui ferme le dojo, mais j'ai oublié de lui ramener les clés la semaine dernière, tu sais, quand je suis partis sur le toit....c'etait pour ça. Il a sans doute voulu me le rappeler...ah et oui, je m'entraine demain, comme tout les jours.

Je vais faire comme si je n'avais rien remarqué, c'est moins gênant que de lui renvoyer la pareil. Et puis je ne saurais même pas quoi lui renvoyer d'amusant. Si je vais trop loin elle sera énervé, si je ne suis pas assez drôle elle sera ennuyé. Je ne suis pas doué pour les blagues, il vaux mieux ne pas en rajouter a la situation. Je parlerais au capitaine en lui rendant les clés, pas besoin de le suivre en courant. Elle se met a bailler. Il doit commencer a être tard. Je vois la pendule depuis l'endroit ou je suis. Il est presque vingt et une heure. Combien de temps ais-je dormis, vraiment ? Aucune idée, mais le temps passe très vite aujourd'hui. Trop vite. Elle émet un râle étrange en s'étirant, hum, c'est vrai, les étirements. Elle me regarde douloureusement. Je reprend la parole, en essayant d'oublier tout ce qu'il vient d'arriver.

- Et bien je pense qu'il vaudrait mieux retourner a ces étirements. Et j'ai de quoi te soulager dans ma chambre, je peux aller chercher ça si tu veux, j'ai une ceinture de glaçons a mettre sur les articulations pour les refroidir, et des calmants, une recette que j'ai apprise de ma mère qui avait l'habitude de me voir rentrer tout endoloris.

Je ne lui propose pas de venir avec moi, de quoi j'aurais l'air de lui proposer de venir chez moi, plus psychopathe tu meurs. Je recule légèrement en rattachant complétement les lacets de mon haut, elle en a déjà trop vu dans l'ombre, pas besoin d'en rajouter, déja que j'ai fais des concessions sur ce que je voulais lui dire et ne pas lui dire....ca ira pour aujourd'hui.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Aslinn Eadhra
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Tigre Age : 19
Adresse : Internat
Compteur 236

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 26 Avr 2016 - 20:23

Alors il s’entraine tous les jours ? Mais il est fou. Il n’y a que les fous pour venir transpirer ici jours après jours, sans relâche. Et il est le dernier à partir à chaque fois en plus. Ce n’est même plus de la folie à ce niveau. C’est du masochisme. Désolé très cher ; mais je ne viendrais surement pas te tenir compagnie tous les jours. J’ai d’autres choses à faire que venir cracher de l’eau par la peau tous les soirs.
Bon. Officiellement, je ne fais pas grand-chose de mes soirées. Mais il n’empêche que je n’ai pas envie de venir ici juste pour transpirer. Les deux séances pas semaine déjà imposée sont plus que suffisantes pour mon petit moi. En plus je suis censée bosser pour rattraper tout mon retard. Déjà que je ne fais pas grand-chose par rapport aux autres bruns, à ce rythme je vais juste finir à la traine. Je finirai sans-abri quelque part dans les rues du Japon.
Haha.
J’aimerais bien. Mais jamais ma famille ne laissera sa descendance tomber dans la déchéance. Ça serait trop facile de devenir clodo. J’ai des ‘’responsabilités’’ à tenir. Ils me font rire. Je préférais de loin qu’ils me laissent tranquille ; quitte à me rétamer lamentablement, tant qu’ils me laissent en paix ou je suis, je serais heureuse.

Retourner aux étirements. Ça me parait une bonne idée. C’est les trucs qui sont censés diminuer la douleur non ? C’est une très bonne idée même. Je vais peut-être arrêter d’avoir l’impression que mes cuisses se déchirent à chaque fois que je me tiens un peu trop droite.
Je commence à esquisser mon mouvement vers la sortie, mais il enchaîne trop rapidement avant que je n’aie eu le temps de partir.

Et j'ai de quoi te soulager dans ma chambre, je peux aller chercher ça si tu veux, j'ai une ceinture de glaçons à mettre sur les articulations pour les refroidir, et des calmants, une recette que j'ai apprise de ma mère qui avait l'habitude de me voir rentrer tout endoloris.

Il est motivé ce soir dites donc. Jamais je n’aurais cru que mon petit blond des toits parlerait autant en un seul soir. Il va falloir que je m’éloigne de cette image que j’ai de lui sur le toit l’autre jour, parce que plus ça va, plus je le découvre différemment. C’est normal, je ne m’attendais pas le connaitre très bien en lui ayant parlé quarante-cinq minutes la dernière fois ; mais je ne pensais en découvrir autant sur lui. Il se cache trop bien.

Il n’est définitivement pas débutant dans son sport. Pour venir s’entrainer tous les jours, porter des poids aux entrainements, avoir cette armoire qui viens lui demander des conseils, et en plus, avoir tout ce qu’il faut pour soulager les douleurs musculaires de cette façon…
Sa mère, l’habitude… Oui, à mon avis il pratique depuis bien plus longtemps qu’il ne le prétendait.

C’est vraiment gentil de sa part de vouloir soulager mon corps comme ça. Et je ne vois aucune raison de refuser.

Je me retourne lentement, me dirigeant vers la porte, passant les mains derrière la tête, tout en répondant.

-Je veux bien. Je ne sais pas dans quelle mesure ça sera efficace sur moi, mais ça vaut le coup d’essayer. J’ai un peu peur des retombées si je ne fais rien pour mes muscles là. Je…

Je suis passée trop près de la porte en voulant sortir.

-AAAAAAAÏÏÏÏ ! YOU FUCK ! FUCKING DOOR ! FUCKING TOE !

Mon doigt de pied. Je suis pied nue, la porte est dure, mon pied est fragile. Je me suis cognée bien trop violemment sur cette porte. En une demi seconde je suis accroupie, à masser mon petit doigt de pieds. Mon corps m’en veux aujourd’hui. Comme si je n’avais pas déjà suffisamment souffert.

Je sens un frisson remonter dans tout mon corps, comme si la vibration causée par le choc continuait de traverser la matière de mon corps avec un léger retardement. Je ferme les yeux en remontant les sourcils.

-Ahhhh. Just why are you here ? You fucking door. And why earth did you go to kiss her, eh ? You god damn toe.

Je soupire. Je viens de remarquer que je suis spontanément repassée à l’anglais. J’espère sincèrement qu’il parle mal anglais, je ne sais pas ce qu’il pense s’il a compris. Je viens quand même de commencer à parler avec mon doigt de pied et la porte.

Je retourne ma tête vers lui.

-Bref. Je veux bien des étirements, oui. Et ta chambre n’est pas trop loin ? L’internat pour le lycée est à l’autre bout de l’académie, je ne sais pas si c’est pareil pour les étudiants. Je peux t’accompagner sinon.


__________________________________________________
•  ●  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ●  •

Benefit:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://bluepineapple.tumblr.com http://keimoo.forum-actif.net/t10472-aslinn-eadhra http://keimoo.forum-actif.net/t10494-bonjour-au-revoir
Satoshi Sakutaro
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 372

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 26 Avr 2016 - 20:53

Je devais être en 3eme années de collège. Je m'étais entrainé toute une journée sans voir le temps passer. C’était la première année ou j'étais seul, désormais livré a moi même dans l'apprentissage de cet art si complexe. J'avais effectué le Liu Sim Tao durant toute la journée sans interruption, de neuf heures a dix huit heures. A cette époque la, l'entrainement était pour moi encore plus important que maintenant. Je vivais littéralement pour ces heures passés dans le dojo de mon collège. Il m'était même arrivé qu'un professeur vienne me réveiller le soir, alors que je m'étais assoupis sur le tatami usé par le temps, pour me dire de rentrer chez moi. J'avais des résultats plutôt médiocre, mon esprit n’était tourné que vers une chose: le kung fu.

J'avais entendu dans une émission spécialisé, qu'il était impossible de progresser sans maitre. Que les mouvements devaient être apprit par un expert, et devait être corrigé par un expert. Quand tu commences a faire un mouvement incorrect, et que ton corps en prend l'habitude, c'est encore plus difficile de retrouver un mouvement juste. C'est pour ça qu'il ne faut pas faire n'importe quoi. Pourtant, je n'ai eu un maitre que pendant deux mois, et il n'a pas eu le temps de m'apprendre plus que les bases. J'ai tout vu, tout effectué, tout appris par moi même. Je me suis demandé pendant longtemps si cela faisait de moi un mauvais pratiquant. Quand je vois les raclés que j'ai mis a des jeunes de mon age au lycée, je suppose que je n'ai pas trop de retard. Encore une raison qui m'a fait jubiler, frapper plus fort. J'étais imbu de moi même, de mon apprentissage solitaire. Mais comme tout le reste, cela ne se reproduira plus. Plus jamais.

Je m’inquiète vraiment pour mon capitaine, je devrais aller le voir au plus vite. Mais je ne peux pas l'abandonner, sans compter que je viens de lui dire que j'allais l'aider. Bon, après tout, il peux attendre une vingtaine de minutes en plus, ca ne mangera pas de pains...oh, je viens de me souvenir, je n'ai plus rien a manger chez moi, et plus d'argents. Je vais devoir jeûner ce soir, tant pis. Super, maintenant que j'ai pensé a ça, j'ai l'impression d’être affamé.

Elle me répond qu'elle est intéressé, bien qu'elle ne sache pas si cela sera efficace. Ca le sera ma petite, je peux te le garantir. Je n'ai jamais vu le remède de ma mère inefficace. Et pourtant ce fameux jour, ou je m'étais entrainé pendant de longues heures, j'étais revenu en pleurant, presque en rampant de douleur. Mon corps n'avait pas aimé, mais cela l'avait endurcit. Un cri me sort de mes songes. Elle vient, a priori de d’écraser l’orteil contre la porte. Oui, je connais bien ça, c'est douloureux, et humiliant aussi d'avoir fait preuve d'égarement. Elle parle d'une façon qui me fait dire qu'elle jure. Je reconnais de l'anglais, je ne suis pas mauvais dans cette langue, j'ai l'habitude d'apprendre des sonorités, des mots différents, c'est sans doute du fait d’être bilingue depuis l'enfance. Mais je ne comprend pas tout a fait ce qu'elle dit dans un premier temps, elle a un accent a coupé au couteau, sans doute l'Irlandais, j'ai l'impression d'entendre un discourt d'Obama, avec son accent Texan qui ressort.

Je comprend quelque mots, puis la deuxieme phrase plus ou moins. Hum, elle se parle a elle même, enfin je crois. Je ne suis peut être pas si fou, moi qui passe mon temps a parler a mon moi intérieur dans ma tête. La solitude sans doute, mais cela rend ridicule. Elle jure, enfin je crois qu'elle jure, pendant une bonne minute, et je fais bien attention a ne pas ne serais ce que sourire, histoire de ne pas augmenter son énervement. Puis quand elle finit, elle se tourne vers moi comme si de rien etait en me disant:

"-Bref. Je veux bien des étirements, oui. Et ta chambre n’est pas trop loin ? L’internat pour le lycée est à l’autre bout de l’académie, je ne sais pas si c’est pareil pour les étudiants. Je peux t’accompagner sinon."

C'est a ça que je pensais, je dois passer voir le capitaine avant de rentrer....et il y a de la place sur le tatami qui me sert de futon. En fait, mon futon est rangé en dessous, et je le sors le soir pour dormir. J'optimise la place au maximum pour pouvoir m'entrainer ou méditer même chez moi, au cas ou le dojo serait fermé pour telle ou telle raisons. Mais je n'ai rien a lui offrir a part de l'eau, même pas de quoi manger.....ce n'est pas une façon d'inviter les gens:

- Ce n'est pas très loin, et j'ai la place pour faire les étirements la bas. Par contre, je dois rendre les clés d'abord, mais Shinji n'habite pas très loin de ma propre chambre, il est au premier étage je crois, je suis au rez de chaussé. Si ça te va bien sur, de venir chez moi, je veux dire.

Je rougis, je n'ai jamais invité de fille chez moi auparavant. Je n'ai jamais invité personne d'ailleurs. Meme si ce n'est pas sans raison, cela me fais drôle quand même. Et encore une fois, sans rien avoir a offrir, c'est plus désastreux, mais bon. Je la dépassé en repassant dans le dojo, sur le tatami, mon poids a la main, mon sac sur l'épaule, en rajoutant d'un air moqueur:

- Ah et...excuse la porte, elle n'a pas fait exprès d’être la, et ne sois pas trop dur avec ton pied.

Je n'ai pas compris exactement si elle parlait bien a son orteil ou non, alors j'ai préféré dire pied, au cas ou. Je souris légèrement.

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
Aslinn Eadhra
♠ Lycée - Quatrième année
avatar

Genre : Féminin Bélier Tigre Age : 19
Adresse : Internat
Compteur 236

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 26 Avr 2016 - 22:57

Il est d’accord. J’ai l’impression de m’inviter chez lui. Un peu. Bah. Il n’a pas l’air de trop mal s’en porter. Juste il a rougi. Il y a de trop nombreuses causes possibles à cette soudaine coloration de son visage. Je ne vais pas chercher à les énumérer. N’oublions pas qu’il a commencé par m’apparaitre en tant que timide. Ça fait aussi partie de sa nature je suppose.

En y pensant, ça fait un certain temps que je ne suis pas allée chez des amis.
Rire.
Il faudrait que je retourne en Irlande si je veux pouvoir retourner crécher chez eux. Et l’Irlande est bien trop dangereuse à mon gout. Je serais bien trop proche de mes parents.
Je me surprends à déjà considérer Satoshi comme un ami, au moins. On ne s’est croisés que deux fois. Le lien c’est créé presque trop facilement je trouve. Je ne me pensais pas capable de m’ouvrir aussi facilement. Ça doit être le Japon. Je m’adoucis.
Enfin.
Je lui ai quand même mit la tête dans le lavabo. On ne peut pas vraiment dire que je sois douce. Mais moins égo a eu son petit moment à lui de la journée. Il y avait droit on va dire. Si je ne le caresse pas un peu de temps en temps, il va finir par exploser ; et j’ai peur de ce que ça va donner.

Je repasse de la position accroupie a la position debout. Mon regard suit lourdement le bord de la porte dans ce mouvement. Un regard lourd, haineux. D’où tu t’en prends à mon pied toi ? Si je ne te tape pas, c’est juste parce que je sais pertinemment que si je le fais, je me ferais encore plus mal.
Je commence à me détourner de la porte pour ressortir du vestiaire.

- Ah et...excuse la porte, elle n'a pas fait exprès d’être la, et ne sois pas trop dur avec ton pied.

Lentement, ma tête revient vers lui. D’abord avec de grands yeux étonnés, puis, avec une seconde de retard, les coins de ma bouche remontent aussi haut qu’ils le peuvent.
Il ma’ donc compris. Je ne sais pas si je dois en être heureuse ou pas. Je suppose qu’il a donc compris que je viens d’insulter ouvertement la porte et de demander des explications à mon pied pour cette erreur. Mais ce qui me plait le plus dans cette histoire, c’est qu’au lieu de rire bêtement, c’est moi qu’il arrive à faire rire. Cette remarque était digne de moi. Tout à fait le genre de chose que je suis capable de dire sur un ton ironique pour amuser ou embêter ma victime, selon le contexte.
Alors je ris. Pas le rire clair de toute à l’heure. Un petit rire amusé ; le visage fendu pas un large sourire. S’il est capable de ça, il me plait un peu plus.

-Hm. Je suis sure qu’elle s’est alliée avec mon doigt de pied. Ils complotent contre moi, j’en suis persuadée.

Le même air amusé affiché sur le visage, je reprends mon mouvement qui s’est fait violement interrompre par cette fichue porte.

-Il faudrait que j’aille récupérer mes affaires qui sont encore dans le vestiaire. Par contre, le Kimono n’est pas à moi. Je ne sais pas pour combien de temps ils me l’ont prêté…

Je marque un temps d’hésitation.

-Bah. J’ai transpiré dedans et j’en aurais besoin la prochaine fois de toute façon. Je vais rester habillée comme ça pour l’instant. Je le ramènerais la prochaine fois.

J’ai un dernier regard vers lui, puis je me dirige vers les vestiaires ou je me suis changée. Laporte juste à côté en fait. Il n’y a plus que mes affaires. Tous les sacs qui étaient ici quand je suis arrivée ont retrouvés leurs propriétaires. C’est à mon tour de le récupérer maintenant. C’est presque triste. Le vestiaire va être complètement vide sans mon sac. J’espère qu’il ne sentira pas trop seul.

J’enfile mes chaussettes rapidement et glisse mes pieds dans mes docs. Je n’ai rien contre le fait d’être pied nu, mais c’est définitivement dans mes chaussures vertes que mes pieds se sentent chez eux. JE rassemble pantalon et T-Shirt et les compresse dans mon sac. J’enfile ma veste ne jeans au-dessus du kimono. Mon sac sur le dos, je me redirige vers la sortie. Je passe devant un miroir. J’ai vraiment un drôle d’allure. Entre les cheveux qui sont pire que d’habitude, à cause de la sueur, ma veste au-dessus de la tenue de combat blanche ; je trouve ça drôle. De toute façon si ça ne plait pas à ceux que je croiserais, c’est leur problème. Pas le mien.
Je sors et retourne trouver Satoshi.

-On peux y aller.

Un rapide coup d’œil vers la fenêtre m’indique que la nuit est complètement tombée. Comme généralement, je ne fiat rien après les cours, il est rare que je ne sois pas dans ma chambre à cette heure. Je ne sais plus si j’avais prévu de Skyper avec Ishya ce soir. Bah. De toute façon elle est indépendante, te ce n’est pas parce que je ne suis pas là une fois qu’elle va m’en vouloir. Je le sais.

__________________________________________________
•  ●  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] ●  •

Benefit:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://bluepineapple.tumblr.com http://keimoo.forum-actif.net/t10472-aslinn-eadhra http://keimoo.forum-actif.net/t10494-bonjour-au-revoir
Satoshi Sakutaro
♣ Université - 2ème année
avatar

Genre : Masculin Verseau Buffle Age : 20
Compteur 372

KMO
                                   :

MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mer 27 Avr 2016 - 15:32

Vraiment étrange cette journée. Alors que de base j'étais la a attendre pour m'entrainer, elle était arrivé tranquillement, quasi en terrain conquis, la ou j'avais mis des semaines a me déplacer en étant a l'aise sous le regard des autres. Enfin c'est le temps que j'avais mis avant de me rendre compte que la plupart des gens m'ignoraient, et que je pouvais ne pas stresser comme un idiot. Elle était arrivé avec son kimono détacher en me demandant de l'aide, et elle avait était jusqu’à parler a l'assembler qui l'ennuyait. Incroyable pour moi, jamais je ne pourrais faire un truc pareil.

Je m'étais endormis, puis réveillé avec elle devant moi, qui me parlait, me demandait des conseils, la tête appuyé sur mon épaule. Rien que d'y penser, je frémis encore. Je l'ai sans doute ennuyer avec mes explications techniques, mais elle a eu l'air intéressé, c'est plutôt bon a savoir qu'elle aime ce genres d'informations, si jamais il y a un blanc dans un conversation, je pourrais me rabattre la dessus. Enfin, si on se revois par la suite...

C'est sur qu’après que je me sois enfuis, qu'elle m'ait suivit et regardé avec cet air interrogateur, et que je lui ai mentis, que je l'ai poussé plutôt violemment, je ne pensais pas qu'elle me proposerait de venir chez moi. Je suis un peu perdu avec elle, j'ai toujours l'impression de tout faire mal, et au contraire il semble que cela ne la gêne pas le moins du monde. Je comprend vraiment pas. Elle ne sait rien de moi, elle ne sait rien de ma plus grande peur qui me ronge a longueur de journée et qui a conduit a cette situation ce soir. Et pourtant elle me regarde de ses grands yeux sans les détourner ou cligner une seule fois, comme si elle avait confiance en moi. Confiance, c'est vraiment un mot étrange quand j'y pense, je me demande si quelqu'un a eu un jour confiance en moi. En même temps, est ce que j'ai un jour eu confiance en quelqu'un ? Sans doute pas, impossible.

Bon, il est l'heure de partir maintenant. De passer voir le capitaine, Shinji m’inquiète, il veux toujours tellement bien faire, qu'il se surmène. Enfin je ne peux pas trop le juger la dessus, mais moi j'ai l'habitude, lui il me semble que non. D’après ce que je sais il n'a commencé qu'en fin de lycée, ce n'est pas beaucoup pour commencer la troisième forme. Peu importe, on verra bien en arrivant.

Je regarde Aslinn qui me sourit soudainement. Elle répond a ce que je lui ai dis sur son pied. Elle a l'air vraiment d'aimer et surtout d'avoir de l'humour. C'est plutôt marrant, mais je ne sais pas si je pourrais être a la hauteur de ce coté la. Après tout cela n'a jamais était ma plus grande qualité. Je vais devoir me documenter pour essayer de gagner de l'humour, un peu. Il y a sans doute des sites qui disent comment avoir de l'humour, je me prend la tête encore....

Elle demande si elle doit garder le kimono, et avant que j'ai pu lui répondre, se répond a elle même. Ok ce n’était pas adressé a moi, je vais faire attention a ça, histoire de ne pas parler sur quelque chose qui ne m'est pas destiné. Je la regarde alors partir vers le vestiaire et m’appuies contre le mur en me passant la main devant le visage. Cette soirée était presque trop pour moi, et ce n'est pas fini. Je crois que je vais sécher les cours demain, ce n'est pas bon pour moi autant de pression. Je vais exploser je pense, très vite, trop vite.

Elle ressort déjà et je vois qu'elle a remit sa veste par dessus son kimono. J'hésite a lâcher un "attention de ne pas prendre froid après un effort physique". Mais il ne fait pas froid, elle est couverte, et je ne suis pas son père, je n'ai pas envie de passer pour un mec chiant. Je m'abstiens et l'entend me dire qu'elle est prête a partir. Je la laisse sortir puis sors a mon tour, me retournant et fermant la première porte. Je met les loquets en haut et en bas qui bloque la porte et tire la deuxieme, avant de regarder le tatami désormais plongé dans la pénombre. A demain mon ami, je reviens vite. Bon, c'est bizarre de parler a un sol, mais en attendant, c'est le seul qui ne m'a jamais abandonné. Je soupire en fermant la porte et en introduisant la clé dans la serrure. Après avoir fermé, je me retourne vers Aslinn en souriant et en désignant le chemin en béton qui part du dojo:

- C'est par la. Après toi.

En effet, la soirée ne faisait que commencer...

__________________________________________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Récompenses:
 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://keimoo.forum-actif.net/t10499-sakutaro-satoshi-en-charge-zakuro http://keimoo.forum-actif.net/t10513-le-timide-guerrier http://keimoo.forum-actif.net/t10500-livret-scolaire-de-satoshi-sakutaro
 
Jour de club [Aslinn Eadhra]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Jour de club [Aslinn Eadhra]
» Club de medecine
» A TOUS CEUX QUI PENSE CHAQUE JOUR EN BIEN POUR CE PAYS
» HOROSCOPES DU JOUR
» Infos françaises du jour (prédictions) :

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
₪ Académie Keimoo ₪ :: ₪ L'académie Keimoo ₪ :: ► Campus :: Complexe Académique :: Secteur sportif :: Le dojo-
Sauter vers: