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 Jour de club [Aslinn Eadhra]

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Satoshi Sakutaro
► Université - 2ème année - Capitaine Combat Sans Armes
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MessageSujet: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Ven 15 Avr 2016 - 18:50

C’était la fin de journée, encore une de passé dans une atmosphère étouffante de classe pleine a craquer. Ou devrais-je dire, d'amphi plein a craquer. Je ne m'étais pas attendu a ce qu'autant d’élèves suivent le même cours de droit que moi. Nous étions environ cinq cent dans mon lycée, la, rien que dans l'amphi, nous étions bien six cent a écrire aussi vite que notre vie et surtout notre bras nous le permettais. Pas question de répéter une phrase ou une explication, ici, c'est marche ou crève. Si tu prends du retard, sois tu te débrouilles pour rattraper le train en priant pour que ca ne passe pas en examen, soit tu rattrapes chez toi après avoir annoté ce qu'il y avait a récupérer, soit...tu es mort et tu abandonnes, comme sans doute une bonne moitié de cette promotion d'ici la fin de la première année.

Je n'étais pas très inquiet, j'étais motivé par pleins de choses, certaine chose plus que d'autre, sans compter que j'avais des motivations qui s’étaient rajoutés depuis le début de l'année. Je n'avais pas vraiment de mal a garder le rythme, après tout c'etait le seul cours ou j'écoutais vraiment, je n’étais pas trop fatigué par le reste, et en plus, j'avais une très bonne mémoire pour ce que j'aimais. Comme beaucoup de personne en fait, difficile de mémoriser quelque chose qui vous débectes.

Bref, après ce cours, je savais avec soulagement et excitation qu'il serait l'heure de rejoindre le dojo. Bon, ce n’était pas encore la meilleure heure de la journée, il y avait beaucoup de monde, et j'étais mal a l'aise vis a vis de mes coéquipiers. Certain commençaient a râler que je sois avec eux, que j'étais inutile et que je ne voulais pas me lier au reste du groupe. Seul cap me défendait. Kongo Shinji, une armoire a glace largement plus compétente dans sa musculature que dans sa technique. Si ce montre s’était entrainé autant que moi, je n'imagine pas a quel point il serait fort. Par chance, c'est une crème, le genre d’élève extrêmement discipliné, toujours avide d'aider son prochain, d'accomplir les taches qui lui sont donnés. Il a un code d'honneur très développer. J'aime ce genre de garçon, il ne me pose pas de probleme, je peux presque m'entendre avec eux, dans la limite du possible, c'est a dire jusqu'au moment ou je dois parler avec eux. Il me défend même, je crois aussi qu'il sait que je suis le meilleur de l'équipe. Il est au courant de mes prouesses au lycée, heureusement c'est le seul, et il garde ça pour lui.

J'arrive au niveau du dojo, enfin. On est en Avril et même a dix-huit heure, le soleil commence lentement a baisser si bien qu'il ne fait plus aussi jour. On dirait que mon cours a durée plus longtemps que prévu, il y a moins de club aujourd'hui. Tant mieux. Je rentre et je vois les garçons mené par Shinji courir dans la zone qui nous est réservé. L'échauffement sans doute. Je vais directement au vestiaire pour me changer. J'enfile mon vêtement noir et orange. Qu'il est bon d’être libre de ses mouvements. Comme il fait chaud je ne met pas de tee shirt en dessous, pas besoin. Je m'observe un instant dans le miroir. J'ai encore légèrement mincit au niveau du bassin, tandis que le haut de mon corps est encore plus sec et musclés. Il va falloir que je mange un peu gras ou que je diminue mon nombres d'heures d'entrainement pendant un temps, je n'ai pas envie de me faire remarquer.

Je retourne dans le dojo et commence a courir avec eux. Je me rend vite compte que si j’accélère, a part certain, ils ont du mal a tenir mon rythme. La plupart ne s'entraine qu'une fois par semaine, leurs unique séance de sport. Le capitaine m'autorise a partir de mon coté d'un signe de tête, et je décide d'aller au coin de la salle et je m'assois en tailleur. Je m'entrainerais quand ils seront partis, je préfère méditer et me concentrer pour le moment, c'est mieux, je n'ai pas beaucoup de place de toute façon.

L'un des garçons du groupe, un petit plutot mince lance en rigolant a un de ses amis, assez fort pour que j'entende:

" Tu as vu le capitaine, il lui dit de s'écarter pour ne pas nous géner, c'est sympa de faire des groupes comme ça, ca évite les blessures".

" En effet" répond son complice, " je n'ai pas envie de faire du mal a un débutant, c'est mieux comme ça".

Les deux ricanes, personne ne dit rien, tant mieux. Si c'est vraiment ce qu'ils pensent, c'est encore mieux pour moi. Je suis tranquille.
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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Ven 15 Avr 2016 - 23:18

Les cours...
...les cours...
Les cours...
Encore et toujours la même galère.
Encore et toujours le même ennui.
Encore et toujours la même joie à chaque fin de journée. La sonnerie est toujours là même, arrive inlassablement au bout de cinquante-cinq minutes. Pourtant, le sentiment de libération reste aussi intense. La sonnerie que j'apprécie le plus, est celle de fin de journée. Quoique... Celle qui annonce également la pause de midi est aussi pas mal dans mon classement.
Soyons francs, la sonnerie reste la même à chaque heure; mais je trouve que ce l'on de le moment de la journée, on les appréhende différemment.
Et celle que j'attends, sur laquelle mon cerveau fini littéralement de fondre viens de retentir. L'annonce de la fin de mon dernier cours de la journée. La fatigue s'écrase sur moi comme un doigt sur une fourmis. Mais ça reste un moment de soulagement pur. C'est fini pour aujourd'hui.

Ou presque.

J'ai les activités de clubs ce soir. Déprime. Je les maudits un peu plus de m'avoir imposé deux clubs. J'aurais de loin préférer rejoindre ma chambre. Ne rien faire. Boire du thé. Manger un biscuit. Puis recommencer à ne rien faire.
Bon. Au bout d'un certain temps il aurais fallut que je me mette à travailler pour les cours. Déjà que je suis à la ramasse, si en plus je ne fournis pas un minimum d'efforts, je vais juste continuer à couler.
Mais la.
Il veulent que je transpire. Que je fasse des effort. Ils vont essayer de m'apprendre à taper. Mais qu'est ce qui m'a ris de prendre un club de sport ? Sur l'ensemble de ma petite vie; qui a quand même durée dix-huit ans déjà, je n'ai jamais pratiqué d'autre sport que les quelques heures imposées par le cursus scolaire; à savoir, pas grand chose. Généralement, c'est le genre d'heure, ou si tu décide de ne fournir aucun effort, c'est quand même largement possible de s'en sortir avec une note pas trop mauvaise. Sauf que la. J'ai choisi ce club de mon propre chef. Je suis supposée montrer un minimum d'investissement personnel. Mais moi, j'ai choisi juste parce que je trouve ça classe. Maintenant que je vais devoir pratiquer, ça me paraît éreintant.
Je pourais m'enfuir. Aller traîner quelque part en ville. Dire que j'avais "malencontreusement" oublié.
...
Ça m'étonnerai que ça passe aussi facilement. Je n'ai même pas fait un entraînement. Je ne peu pas dignement m'échapper. Je vais devoir y aller. C'est le destin inéluctable qui attend ma soirée.

Je me dirige donc a pas lents vers le gymnase. Les lacets de mes docs traînent. J'ai eu la flemme de les faire ce matin. Trop de flemme en moi en ce moment.

J'arrive devant l'entrée du gymnase. C'est immense. Voilà endroit du lycée dans lequel je n'avais encore jamais mis les pieds. Mes heures perdue ne m'avaient pas menée jusque ici. Qu'est ce que j'irais faire dans un gymnase aussi ? L'idée de me voir pénètrer dedans me fait rire intérieurement. Sauf que c'est ce que je suis e train de faire. Moi faire du sport. Mais quelle blague.
J'entre donc dans ledit gymnase. La vue de terrains de sports s'offrent à mes yeux. Pas mal. Sauf que ce n'est pas la que je vais faire des arts martiaux. Déjà que ça risque de faire mal, si en plus je devais pratiquer sur un sol aussi dur... bonjour les bleus !

J'avance donc un peu plus. Un autre élève entre en même temps que moi, à la différence près que lui a l'air bien plus motivé. Je l'attrape par l'épaule avant que qu'il n'aille trop loin.

- excuse-moi. Ou est le club d'art du combat sans armes ?

Il me regarde un instant de travers, puis son visage s'éclaire. Il a l'air d'avoir enfin capté ce que je lui demandais.

- c'est dans le dojo. Par la bas, deuxième porte à gauche.

Il m'indique une direction rapidement, puis c'est explication terminées, repas vers son destin, ailleurs dans le gymnase.

Je vais donc "par la bas" et ouvre la "deuxième porte gauche". Il y a trop de gens. Tous ces gens sont ceux qui vont me voir me ridiculiser. Rien que les voir courir me donne envie de fuir. Je cherche celui qui avais validé mon inscription.

- Ah ! Tu es la nouvelle ? C'est bien, tu es as l'heure.

- Je. .. oui.


- Je suppose que tu n'a pas de matériel ? On prête des kimonos au débutants un certains temps, mais il faudra penser à avoir le tiens un jour. De toute façon c'est plus confortable d'avoir ses propres vêtement.

Il enchaîne lui. C'est à peine si j'ai eu le temps de place trois mots. Non ais sérieusement. Il me dit de le suivre, et ce dirige vers ce qui semble être un vestiaire. Il s'arrête juste un peu avant et ouvre un placard dans lequel sont suspendue de nombreuses tenues blanches. Il m'en sort une, la superpose à ma silhouette, et l'air satisfait de sont estimation déclare:

- Celui-ci devrait t'aller. Ne t'en fait pas, ils ont été lavés.

Puis il m'ouvre la porte un petit local et me dis de me changer.

Encore heureux qu'ils aient été lavés. Je ne l'aurais même pas pris en mains s'il puait la sueur d'un autre.
J'entre donc dans le vestiaire et prend place la ou il en reste. Il y a déjà un certain nombre de sac disséminés à travers la pièce.
Mon sac posé sur un banc, ma veste accrochée au porte manteau; je enlève mes Dr. Martens rapidement. Finalement ce n'étais pas plus mal de ne pas avoir fait les lacets. Je commence à me changer. Le pantalon est facile à mettre, la veste tout autant à enfiler. Je grade quand même un débardeur dessous. Par contre je me sens stupide avec la ceinture. Si je le fait qu'un tour elle est beaucoup trop longue, mais avec deux je suis incapable de faire un nœuds. D'ailleurs, je n'ai pas la moindre idée de comment je suis censée faire le nœud.

Je décide donc de sortir accoutrée de cette façon. Je trouverais bien quelqu'un pour m'expliquer.

De retour dans le dojo, j'observe. Je ne connais personne. Qui pourrais - je connaître de toute façon ?
Ah.
Si en fait.
Le blond de l'autre jour est la. Satoshi.
Habillé d'un vêtement noir, il est plutôt classe comme ça. Je décide d'aller le voir. Il m'aidera avec la ceinture. Je traverse le dojo en plein milieu, sans me soucier des regards qui le suivent. Enfin. Je ne peux m'empêcher de les remarquer. D'abords sur mes cheveux, comme d'habitude, puis sur mon être tout entier. Mais ce coup-ci, je sens aussi les regards masculins longer les courbes de mon corps. Je les sait généreuses pour les normes du pays; mais la plupart du temps, elle sont cachée par ma veste et un jean large. Je me sens à découvert sans son point sur mes épaules.
Toujours est-il que je parviens Satoshi. Les yeux fermés, il n'a pas l'air de m'avoir remarquée. Je m’accroupis devant lui, et avec un sourire un eu sadique, lui reprends les joue pour les étirer une fois de plus.

- Heya Satoshi !

J'attends qu'il me calcule et prend un air désespéré.

- Tu sais comment ont fait pour fermé un kimono.

Je me redresse dévoilant ma veste ouverte, tendant la ceinture devant moi.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Ven 15 Avr 2016 - 23:44

Je suis en train de commencer lentement a rentrer dans ma méditation. Enfin. Bon, j'ai finis par faire abstraction des réflexions des autres membres de mon groupe. Si ils savaient les pauvres, pour une fois j'aimerais bien faire une petite démonstration de ce que je sais faire, juste pour voir la tête qu'ils feraient. Ça pourrait être amusant. Allons, pas le temps d’être amusant. Reprend toi, Sato-Sato.

J'entends les portes qui s'ouvrent et se ferment continuellement. Presque a un rythme sans discontinuité. Je me calque dessus. Chaque parcelle de ma peau est connecté a ce rythme lent et régulier. Si un changement s’opère, je change mon rythme. Ma respiration détermine ma concentration, ma concentration détermine ma précision, ma précision, mon pourcentage de chance de tuer mon adversaire en un coup, avant qu'il ne réagisse.

Tuer quelqu'un, ca me parait si facile, mais en même temps si dur. J'imagine mon poing frapper la gorge de mon adversaire, le foie, la rate, d'un coup sec, le perforant ou le broyant. C'est aussi facile que de casser une biscotte pour quelqu'un qui s'y connait vraiment, c'est d'ailleurs pour ça que je ne combat presque jamais et que j'ai peur de le faire. Je n'ai pas l’expérience. J'ai peur de blesser gravement mon adversaire. De toute façon, le combat n'est pas une finalité, mon but est tout autre. La maitrise de moi même, le calme, la sérénité.

Bon, la sérénité est encore a travailler, surtout avec les gens, surtout avec Aslinn. Je ne l'ai pas revu. Elle avait pourtant dit qu'elle faisait aussi des arts martiaux ici. Peut être qu'elle m'a mentit. Peut être qu'elle fait en sorte de m'éviter. C'est grandement possible. Bon, elle a prit mon numéro, c'est bon signe non ? Je pense que oui, enfin, je suppose, enfin, j’espère.

Étrangement, le bruit a diminué dans la salle. Je n'entend plus beaucoup de voix masculine, seulement les filles qui continuent de jacasser. Peut être un instant commun entre les clubs de concentration. Non, certains parlent encore, de quelque chose que je ne parviens pas a distinguer. J'ai soudainement comme un mauvais présentement. Quelque chose arrive, quelque chose va me dévorer vivant avant que je puisse faire quoi que ce soit. Je suis confiant, je suis concentré, je n'ai pas du tout le même état d’esprit que hors du dojo.

Je sens soudainement une main sur ma joue, puis une sur l'autre. Elles sont douces et chaudes. Je n'ai pas vraiment le temps d'en profiter que j'entends un "Heya Satoshi !" J'ouvre les yeux, et elle est la, comme si la lumière venait de s'allumer devant moi, et s'éteindre partout ailleurs. Je ne vois plus qu'elle devant moi. Je dois sans doute rougir, mais pas trop, surtout intérieurement. Je garde contenance facilement, je ne suis pas le même ici. C'est mon territoire, mon terrain, j'ai confiance.

Je remarque que tout autour de nous, les regards de la plupart des gens est braqués sur nos deux personnes. Je ne comprend pas trop, jusqu’à ce que j'entende la même voix me dire, d'une voix quasi désespéré:

"- Tu sais comment ont fait pour fermé un kimono. "

Elle montre sa veste ouverte, en tendant sa ceinture. Je ne peux m’empêcher de reluquer rapidement sa poitrine, sans vraiment m'en cacher. Aprés tout, elle me la balance presque a la figure. Je ne peux néanmoins m’empêcher de sourire devant son air horrifié.

- Bien sur, Aslinn-chan, je vais t'aider.

Soupir d'étonnement de la part de l'assemblé qui regarde, et recule d'un pas, les yeux grands ouverts a ce que je viens de dire. Qu'elle honte d'appeler comme ça une étrangère inconnue ! L'intimité aussi rapidement crée est très rare ici. Je m'en fiche, et je prend la ceinture d'une main, et la coince sous mon bras le temps de tirer chaque pan du kimono de la jeune fille. Je place mes mains au niveau de son ventre afin de superposer les deux vetements, puis en le maintenant d'une main, je passe la ceinture derriere son dos, puis de chaque coté, avant de la ramener devant elle et de la nouer d'une façon experte. Je la regarde alors, aussi bien que tout les autres dans la salle, et dit:

- On a pas trop le temps la, mais je t'apprendrais a faire le bon nœud, si tu veux.

Je lui souris de nouveau, et intérieurement, suis fier de moi. Je n'aurais jamais pu ne serais ce que l'approcher d'aussi prêt a l’extérieur, alors la toucher. Je me trouve incroyable et rigole intérieurement. Ici, je me sens vraiment plus fort.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Sam 16 Avr 2016 - 0:57

- Bien sur, Aslinn-chan, je vais t'aider.

A son tour il se révèle. Il est plus grand que moi. Je n'avais pas vraiment fait attention la dernière fois, même si ça n'a rien de surprenant, mais la proximité de cet instant ne me le fait remarquer que plus violemment.
Il n'a même pas l'air d'avoir transpiré. Peut-être il n'avait pas encore commencé. Ceci dit... à chaque fois que je le trouve quelque part il est est assis en train de dormir. Ou s'il ne dormais pas présentement, il faisait semblant. C'est peut-être quelqu'un de naturellement fatigué, un peu comme moi... Mais il avait l'air trop concentré quand je l'ai sortis de sa torpeur. Au moins ce coup-ci je n'ai pas eu droit à l'air désemparé de hamster maltraité qu'il m'avait servis la dernière fois. Il sourit même. Et ce, très naturellement. C'est agréable à voir.

Il s'empare de la ceinture, la bloque et prends les pends de ma veste pour les croiser devant mon buste. La pression de sa main sur mon ventre est agréable. Suffisement forte pour que je la sente, mais contrôlée de façons à ne pas faire mal. Quand il passe sa mains dans mon dos pour y faire passer la ceinture, je sens presque sa respiration dans mon cou. Je suis trop petite pour ça. Ça tête passe au dessus de la mienne et la respiration me dépasse. C'en est presque dommage.
Je me surprends à accepter un contact aussi facilement. Les seules personnes qui pouvaient me toucher de cette façons sont restées en Irlande.
Quand il relâche la pression sur mes abdominaux, je sens mon ventre se relâcher. Pourquoi est-ce que j'avais contracté au départ ?

Il finit de faire le noeud de ma ceinture. Les mouvements de ses doigts sont rapides, agiles. On sent qu'il pratique depuis longtemps. L'envie de le voir s'entraîner pique la curiosité. S'il sait faire un noeud aussi habilement, il est peut être tout aussi habile dans sont art. J'ai envie de voir.

- On a pas trop le temps la, mais je t'apprendrais a faire le bon nœud, si tu veux.

Oui je veux. De un, parce que au moins comme ça je n'aurais plus besoin de traverser le dojo avec la veste grand ouverte, et de deux, parce que qu'officieusement, je n'ai rien contre le fait de passer un peu plus de temps avec mon blond.
Il continue à sourie. C'est amusant de le voir sous un autre jour. Oui, parce que franchement. Jamais je ne l'aurais cru capable de m'approcher comme ça le renier fois. Il a l'air baucoup plus sur de lui. En fait, sur ce coup, il fait son âge. Il a vraiment l'air un cran plus affirmé que sur le toit. Et ça n'est franchement pas désagréable. S'il avait été juste timide j'aurais fini par me lasser. Les gens timides sont trop difficiles à décoincer et généralement je n'ai pas la patience de mener se genre de relation au bout.
Haha.
Moi qui parle de relations. C'est sûr que je vais aller loins. Enfin. Trois amis c'est déjà un début. Je ne compte pas ceux avec qui je traînait au collège. Il étaient pratique on va dire; mais des que le lycée est venu nous séparer, je ne leur ai jamais reparlés. Je ne sais pas si je considère quatre amis ou pas. Satoshi . Je ne pensait franchement pas que c'était possible pour moi de devenir aussi proche de quelqu'un aussi rapidement au Japon. Non parce que j'ai commencé par aller l'embêter, mais jamais je n'aurais cru qu'il me ferait rire et sourire, que je lui donnerais mon numéro, et que je finirais par le laisser s'approcher autant de moi. Ça me paraît telement ireel. Pourtant il se situe bien la, campé devant moi, à sourire naïvement.

- Oui, ça serait pratique que j'apprenne je pense... histoire de ne pas avoir à retracer sera le dojo avec la veste grande ouverte.

Un rapide coup d'oeil en périphérie m'informe que notre conversation est surveillée. J'hésite une demi seconde avant de râler.

- Bon. Je vais aller rejoindre mon groupe. Il vont bientôt commencer je crois.

Je dois avoir une mine désespérée en disant ces mots. Mais rien que l'idée de commencer à m'échauffer; de commencer à transpirer, suffit à rendre mes pas lourds. Je me detourne de Satoshi pour commencer à me diriger vers l'autre coin du dojo.

- Et vous vous n'êtes pas obligés de mater comme si j'étais à poil! Vous voulez qu'on aille se doucher ensemble aussi peut-être ?!

J'ai presque crié en disant ça. Je sais que plus je parle fort, plus on entend mon accent. Mais là ils devenaient vraiment lourds. Autant les regards quand je suis passée tout à l'heure je peux supporter, autant d'être scrutée quand je discute avec quelqu'un, que chacun de nos geste soit analysé; je n'en pouvais plus. Et s'il y en a un qui ose répondre, mes mots feront plus mal de ses poings.
Je me calme un peu; puis me retourne vers mon blond.

- Tu restes après la fin du créneau du club ?

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Sam 16 Avr 2016 - 14:25

Elle observe tout le long, quand je l'aide a attacher son vêtement. Elle a l'air intéressé, c'est déjà ça, j’espère qu'elle va aimer vu qu'elle a l'air d’être une débutante, ca serait compliqué si elle trouvait ca nul ou ridicule. Enfin compliqué, pour moi surtout. Elle semble réfléchir pendant la manœuvre, et je commence a trouver ce regard posé sur nous légèrement fatiguant. J'observe la salle lentement, en remarquant que ceux qui sont le plus fixés sur la scène sont les membres de nos clubs respectifs. Ils attendent peut être que l'on s'embrassent. Ou que l'on se battent. Après tout les clubs sont rivaux, une telle entente est suspecte.

Lorsque je lui propose de lui apprendre plus tard, elle me répond

"- Oui, ça serait pratique que j'apprenne je pense... histoire de ne pas avoir à retracer sera le dojo avec la veste grande ouverte."

Je ris de nouveau, elle n'a pas tord, surtout vu la réaction qu'elle suscite. Je suis plutôt content qu'elle vive directement a l'académie, qu'elle n'ai pas de train a prendre pour rentrer chez elle. Il y a des véritables psychopathes dans ce genre de moyen de transport, et quand on voit la réaction qu'elle provoque chez les autres personnes présentes, j'aurais peur pour sa sécurité. Mais je commence a cerner légèrement son caractère. Elle dirait sans doute "qu'elle peux se débrouiller toute seule".

J’espère aussi qu'ils vont bien lui apprendre les bases, pas lui faire faire n'importe quoi pour qu'elle se blesse. Je lance un regard froid et neutre vers ses coéquipiers, regard qui n'échappe sans doute a personne. Je n'ai pas envie qu'ils lui fassent faire n'importe quoi pour s'amuser avec la petite étrangère. Cet endroit est sacré, mais certaine personne ne semble pas l'avoir comprit et passe leurs temps a faire n'importe quoi. Si tout le monde était aussi rigoureux que cap, alors venir s'entrainer serait un bonheur quotidien. Sa voix me tire de mes pensées:

"- Bon. Je vais aller rejoindre mon groupe. Il vont bientôt commencer je crois. "

Je répond d'un dernier sourire en hochant la tête, sourire un peu plus crispé suite a mes dernières pensées:

- Bon courage, surtout souffle bien, c'est la clé, le souffle, la respiration.

Je doute qu'elle prenne en compte mes conseils, après tout je suis le débutant ici, celui qui n'est même pas assez bon pour s'entrainer avec le groupe. J’espère qu'elle va apprécier la séance. Au delà du fait que c'est désormais mon ami, une personne qui veux apprendre les arts martiaux méritent selon moi le respect grâce a la démarche effectué dans ce sens.

Je la regarde s'éloigner en commençant a reprendre ma position initiale, quand je l'entend dire:

- Et vous vous n'êtes pas obligés de mater comme si j'étais à poil! Vous voulez qu'on aille se doucher ensemble aussi peut-être ?!

Alors que j'avais commencé a fermer mes yeux, je les rouvres instantanément, estomaqué par l’aplomb dont elle fait preuve en face de ces inconnus. J'avais mis plusieurs jours pour parler un mot ou deux avec Shinji, et je n'avais même pas encore adressé la parole aux autres. Elle arrive et fait la leçon a tout un groupe d'étudiants. Je ne peux pas m’empêcher de glousser silencieusement, essayant d’être discret. Bon sang, toute les filles d'Europe sont comme ça ? Elle n'est vraiment pas banale ici. Elle se retourne a nouveau vers moi, et me demande:

"- Tu restes après la fin du créneau du club ?"

Je la regarde lentement, mon cœur faisant un bond dans ma poitrine. Bien sur, oui, OUI, je reste, comme toujours, et encore plus si tu es la Aslinn....c'est a la fois un cauchemars de m'imaginer seul avec elle dans une heure trente, mais également une motivation incroyable. Je m'imagine déjà tout ce qu'on pourrait faire, mais tout ce que je parviens a répondre, balbutiant légèrement, reprenant un air plus proche de celui de notre première rencontre.

- Bien...oui...je...oui bien sur, avec plaisir.

Je baisse la tete d'un air penaud. Moi, incroyable ? Mais merde, je suis le pire des nuls....

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 17 Avr 2016 - 0:03

- Bien... oui... je.... oui bien sur, avec plaisir.

Haha ! Je retrouve mon Satoshi des toits sur cette dernière phrase. C'est amusant de voir comme il peut paraître timide et sûr de lui a la fois. Je ne pensait pas qu'il aurais la force de venir directement faire le nœud de mon kimono, mais plutôt qu'il me montrerais directement sur le sien; pourtant il l'a fait. Et de voir comme il est redevenu timide avec ma proposition de ce revoir après ne le rends que plus amusant.

Dire que je ne l'aurais jamais connu si je n'avais pas décidé d'aller prendre l'air sur le toit l'autre jour. Mais je crois au hasard. Alors je l'ai rencontré. Si je ne l'avais pas fait, j'aurais tout simplement continué ma vie, sans jamais me poser de questions. Oui, je pense que le hasard est une notion que j'aime bien. Et puis c'est un mots rigolo aussi. Les sonorité que prend le mot anglais correspondent à ce qu'il signifie, je trouve.

Je souris à Satoshi pour lui montrer mon approbation quand au fait de se retrouver après, puis me retourne une fois de plus pour me rediriger vers mon groupe.

Hm. La respiration. Il a évoqué ça rapidement quand j'ai dit que j'y allait. Je n'ai pas la moindre idée de la place que peu prendre la respiration dans le sport; vu l'intensité avec laquelle j'ai pratiqué jusqu'alors. Bah. Je verrais.

Je me dirige vers les gens qui ont la même tenue que moi. Je suppose que c'est mon groupe. Je n'ai pas la moindre idée de comment je suis censée les reconnaître en dehors de ça. Je constate que parmi ces gens là, la plupart étaient de ceux à m'observer lourdement quand j'ai parlé avec l'autre blond. La façon sarcastique dont ils me fixaient à présent suffit à me confirmer le fait que je viens de me faire plein de nouveaux amis. Rire. Non, très sérieusement, je pouvait difficilement mieux comme début. Aller voir quelqu’un d'un autre club et commencer à râler publiquement. Pas mieux pour me faire une réputation. D'ailleurs, les clubs. La façon dont ils se fixaient entre eux, dont ils nous fixaient; ne me dites pas qu'il y a des rivalités entre clubs. Ce serait lourd, enfantin, inutiles, stupide... Pourtant, ça a tout l'air d'être le cas. Et biens ils irons se taper entre eux sans moi. Je ne suis pas la pour ça.

Celui qui m'a accueilli, et semble définitivement être le capitaine, ou du moins quelqu'un d'investit, lance le début de notre entraînement.

- Nous avons pas mal de nouveaux qui débutent cette année. Je pense que le plus efficace pour l'instant serait d'enseigner les bases aux nouveaux.

Il marque une pause. Hésite un peu. Il n'a pas forcément l'habitude de s'imposer comme chef apparemment.

- Ceux qui savent comment ça fonctionne, vous pouvez vous échauffer par cous même. Il y en a un ou deux qui veulent prendre en charge les nouveaux ?

Autre blanc.

-Leur montrer les échauffements et les mouvement de base...

Pause.

- Allez, s'il vous plaît. Je peux le faire, mais il faut au moins une autre personne avec moi.

Il a l'air motivé lui au moins. Deux autres personnes se désignent. Le clubs avance pas mal en fait. Je ne pensait pas trouver des gens motivés dans le lot. Enfin, c'est normal je suppose. Il y en a qui aiment transpirer.

Transpirer...
Hahahahahahahahahaha.
L'entraînement commence pour moi aussi.
Douleur.

Il faut que je coure. Mais pourquoi ? Les muscles de mes jambes ne m'ont jamais servis à rien d'autre que marcher. Et encore. La plupart du temps je suis assise ou allongée, telle la loque professionnelle que je suis. Devoir les mettre en marche, relancer les systèmes rouillés qui n'ont jamais vraiment fonctionnés, risque d'être un épreuve.

Alors commence le mouvement.
Tourner circulairement dans la salle. Mais qui a créé un échauffement aussi ennuyeux. Quel est le but réel de courir. Je me sens stupide comme ça. Mais comme tous les autres font de même, j'ai l'air stupide avec eux.

Haha.
Il parlait de la respiration hein ?
Conseil trop judicieux.

J'ai tenu cinq minutes. Puis j'ai crus que j'allai vomir mes poumons sur le tatami. Le pire; c'est que ça n'est même pas fini. Le minimum à été imposé à dix minutes. Mais je vais littéralement décéder. Il n'aurons plus qu'à venir me chercher avec une petite cuillère.

Et ce n'est que le début. Avant même de commencer à voir les mouvements, il faut faire du renfort musculaire et s'étirer. Minimum syndical d'après eux. Eux qui ? Eux les trois gens qui nous ont pris en charge. Ils n'ont pas l'air conscients du point auquel je débute.
Moi ? Faire des abdos? pompes? Du gainage ? Quelle grande et magnifique blague.
Pourtant, je l'ai fait.
J'ai cru qu'en plus de mes poumons, mes muscles eux aussi allaient me sortir par la bouche. Et s'ils sont finalement restés dans mon être, il ont étés réduits en lambeaux par les étirements. Depuis quand c'est humainement possible de se mettre dans ces positions ?

[Interlude]

Il ne reste plus qu'un quart d'heure. Je dois survivre au moins jusqu'à ce moment là. Ensuite je m'écrouler ais lamentablement.

Les gens de mon club ne doivent plus en pouvoir. Plus d'une heure à m'écouter me plaindre. Je n'aimerais vraiment pas être à leur place. Ils ont essayés de me faire combattre contre un autre nouveau. Je me suis pris des coups un peu partout, notamment un dans le menton qui m'a bien fait souffrir. Mais j'ai du en donner au moins tout autant. Surtout que je ne suis pas du genre tendre. Sauf que vu ma technique. .. je n'arrive pas à juger si mes coups ô vraiment fait mal ou pas. Et je ne sais pas non plus si j'espérais qu'ils soient douloureux ou non... Vu la face dont ils m'ont observés tout à l'heure. .. je leur en veux un peu. D'un autre coté... ça serait bière je reste dans de bons termes avec mon club au moins un certain temps.

Enfin. C'est fini. Les gens commencent à partir. Je dit au capitaine que je vais rester encore un peu. Il acquiesce. Je m'étale sur les tatami. J'ai cette image de moi dans la tête depuis une heure et demie. Il était temps de la rendre réelle. Je fixe le plafond. Je suis pleine de sueur, mais je dois avouer que finalement, ça n'étais pas si désagréable. J'ai l'impression d'être vidée.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 17 Avr 2016 - 1:05

La chaleur éprouvante d'un interlude lumineux. C'est exactement ce qui m'est arrivé durant notre conversation. L'intense sensation que le vide est remplit, que les émotions sont annihilés pour n'en former plus qu'une seule, unique, le bonheur. Finalement c'est purement subjectif, j'ai toujours cru être heureux, enfin je ne savais pas vraiment si j'étais heureux ou malheureux, je n'avais juste aucune idées de ce qui faisait ce bonheur. Une vie de famille avec des amis, des passions, des cours chiants mais qui finissent par passer grâce aux pauses entres copains....j'imaginais que la vie heureuse de base devait être ça.

Je m'étais construite la mienne autrement. Plus sur la passion, et la solitude. J'étais heureux de ma vie, parce que ce n’était pas celle d'un autre. Je me l'étais construite moi même, et j'en suis fier. Je le suis toujours, mais je comprend aujourd'hui qu'il lui manque quelque chose. Des amis, des vrais, sur qui compter en cas de coup dur, rire, pleurer. Raconter ses problèmes, anciens comme nouveaux et y trouver des solutions. C'est ça qu'il me manque.

J'ai vu des psy. Ils m'ont dit que je devais parler d'avantage de mes problèmes avec mon père, que je pourrais sortir de cette bulle de cette façon. Mais je n'avais pas envie d'en sortir. Ma vie, ma bulle, moi, et personne d'autre. Aslinn.

Je n'avais pas envie de me faire juger a la face du monde. Ils voulaient tous que je parle, encore et encore et encore. Pour dire quoi ? Rien du tout, que je me sentais seul ? Que j'en voulais, des amis, que ce n’était pas juste une aspiration rationnelle de l’être humain ? Une fonction instinctive, animale, de vivre en communauté, en meute, pour se protéger, s'aider, voir se reproduire. C’était ça que je voulais ? Non, je ne veux pas, je ne tient de personne, c'est ma vie, ma bulle, ma solitude. Aslinn.

Un exemple a donné pour une éducation saine. C'est ce qu'il y a de marqué dans tout les livres sur l’éducation des enfants. Il y a besoin d'une présence masculine pour guider et punir, ainsi que celle d'une mère pour protéger et comprendre. Une logique sans faille, surtout quand la présence masculine est aussi dominant. Ils voulaient tous que je le suive sans cligner des paupières, aveuglément, le descendant, l'héritier. Non, je refuse, je ne le suivrais pas, je ne le suivrais plus, c'est ma vie, ma bulle, mon avenir. Aslinn.

Son sang coule dans mes veines, alimente mon énergie vitale, mes organes. Faisant battre mon cœur a tout rompre devant le spectacle magique de mes fêtes d'anniversaires vides de chaleur et d'argent. Il a tout prit, nos sentiments, notre peau, notre sang. Juste retour des choses, il lui appartient, je lui appartiens. Non, c'est faux, il n'est rien, rien de plus qu'une chimère du passé que je me sers pour avancer dans la pénombre en sécurité. Renfloué dans mes propres ténèbres, j'avance avec la facilité déconcertante a reporter mes défauts. Non, je m'insurge, ce ne sont pas ses défauts, mais les miens, car c'est moi, pas lui. Pas son sang, mon sang, mes veines, mes organes, mon cœur, ma vie. Aslinn.

J'ouvre les yeux, encore endormit ? Étrange. Depuis quelques jours, j'ai tendance a perdre ma concentration et m'endormir pendant la méditation. La nuit a commencé a tomber, il n'y a plus grand monde dans la salle. Je m'en fiche. Ou suis-je, dans la salle, je viens de le dire. Je dormais ? Depuis quelque temps....je l'ai déja dis je crois. Je me perd dans mes propres pensées. Je fais toujours ce reve, depuis longtemps. Des heures, des jours, des semaines, des mois. Non, des années, dix années. Sans aucun résultat. Quelque chose me semble néanmoins différent. Une chose, je ne parviens pas a mettre le doigt dessus. J'ai le visage perlant de sueurs, tandis que mes yeux, égard, sont perdus dans les interstices du tatami. Il est tard, une heure a passé. J'ai dormis, j'ai rêvé, sans que rien ne vienne soulager l'enfant meurtrit.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 17 Avr 2016 - 2:22

Je ferme les yeux. Je me sens partir. Partir ou ? Partir loin. Loin quelque part dans ma tête, dans mon inconscient. Je me sens vide. Légère. Comme - ci toute la sueur que j'ai produite avait emmenée avec elle une partie de ma tête.
Ma tête... Elle me semble lourde, et pourtant vide. Je ai plus la force de la faire tenir droite. D'ailleurs, elle n'est pas droite. Allongée sur le tatami, les lumières du plafond m'éblouissent quand mes yeux se réouvrent. Mon esprit est flou. Je ne pense à rien. Seules les lumières qui dansent devant mes yeux occupent l'espace conscient de mon esprit. Je me sens bien.

C'est ça de faire du sport ?

Se sentiment de bien être qui m'envahit prends le dessus sur tout le reste de mon âme. Il n'y a rien. Rien que du vide. Rien que du noir. Et une explosion de couleur en même temps.

Ma poitrine se relève et se rabaisse dans un rythme régulier. Ce n'est plus la course effrénée dans laquelle mon coeur c'était lancée à cause d'efforts trop intenses. C'est la régularité du retour à calme. Jamais je n'avais profité du calme de cette façon. Jamais mon esprit n'avais été aussi vide.

Je reviendrais. Je supporterais les regards désapprobateurs des membres du club. Je remettrais cette tenue blanche. Je recommencerais à courir. Je râlerais, longuement, inlassablement; mais je continuerais. Puis à la fin, je laisserait mon dos tomber sur les tatami, mes yeux se fermeront. Puis le vide explosera.

Je referme les yeux. Mes sens sont comme amplifié par le néant de mon esprit. Les bruits des gens qui se dirigent vers les vestiaires me soulage. Bientôt, il ne reste que peu de gens. Et nous.
Je ne l'ai pas oublié. Ce n'est pas parce que les pensée sont atrophiées par la fatigue que j'allais tout simplement arrêter de penser. Je l'ai vu, tout au long de l'heure qui viens de s'écouler. Et je suis déçue. Il n'a rien fait. Juste rien. Adossé à un mur, les yeux fermés, semblable à l'image qui m'est apparue pour la première fois sur le toit. Il avait l'air de tellement admirer les arts martiaux. Il a dormis. Ou s'il ne dormais pas, il fait très bien semblant. C'est.... consternant.

Je tente de me relever par simple contraction de mes abdominaux, mais ceux-ci, déchirés par un entraînement trop intense, sont tout simplement incapables de fournir l'effort que je leur demande. Épaule, coude, main. Je relève mon dos difficilement à l'aide de mes membres supérieurs. Eux aussi sont douloureux. Mais la douleur de cette situation est presque agréable. C'est une bonne douleur.

Remettre mon dos droit fait craquer mes vertèbres un à une. Les muscles de mon dos protestent à leur tour.

Je dirige mes yeux à ou il est assis. Depuis le début. Pas un mouvement n'est venu déroger à sa station. Je vais aller le voir. Le déranger va devenir une habitude chez moi.

Remettre mon corps entier dans une position verticale est une épreuve. Mais ce n'est pas la douleur qui m'arrêtera. Jamais mon corps n'imposera de limite à ma volonté.

Mais comme ci la verticalité me permettais de diminuer la gravité qui me tire vers les tatamis, réussir à avancer est une tâche bien plus aisée que remonter mon buste. Je sens chaque parcelle de mes muscles se contracter, mais ce n'est plus de la douleur; c'est juste de la conscience.

Mes jambes finissent par me mener à ma victime. Mais ses yeux sont déjà ouvert quand je parviens devant lui. La sueur dégouline sur ses tempes. Il ne dormais pas ?

La fatigue gagné sur ma déception de ne as avoir pu le surprendre. Je prend place à côté de lui et m'adosse à mon tour au mur. Un long soupir s'échappe de mes lèvres en même temps que mon regard remonte vers le plafond. Je laisse le silence durer encore un certain temps avant de laisser ma voix rauque à cause de l'effort faire vibrer l'air qui nous entoure.


- Je ne pensais pas que faire du sport me laisserait dans cet état.


Je laisse le silence se prolonger. Je savoure la sérénité que je ressent à cause de la fatigue.

- Tu ne t'entraînais pas ?

Le silence continue à couler.

- Je ne t'ai pas vu bouger.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 17 Avr 2016 - 2:58

La lumière est revenue, un flash lumineux qui éclaire mes sombres pensées. Je la regarde depuis que j'ai ouvert les yeux, depuis que je me suis arraché au monde des songes. Elle a tenté de se relevé. Je l'ai vu, non, je l'ai sentis. Je suis en osmose avec l’extérieur, comme si le contraste avec l’intérieur était la pour me soumettre continuellement a une torture habile et placé a l'exacte position de mon cœur.

Elle se lève, difficulté encore une fois pour rester debout. Je ne la sens plus, le ressentis a disparut. Tant pis, tant mieux. Je soupire de soulagement. La douleur aussi a disparut. C’était cruel, mais nécessaire. Elle dégouline de sueur. Elle est belle de cette manière. Quand elle donne tout dans un but précis, que je peux sentir son envie et sa détermination, c'est la que je découvre le cœur d'une personne. Ce tatami révèle des secrets enfouis, pour tout le monde, moi y comprit, cinq minutes plus tôt. Elle semble a bout. Discuter, questionner, réconforter, encourager. C'est ce que je dois faire. Silence, je n'ai rien d'autre a faire.

Elle s'approche encore, m'observant de ses yeux qui glissent vers mes tempes. Je suis découvert ? Je ne sais pas, je ne pense pas. J’essuie ma joue qui est petit a petit recouvert pas le fluide de mon front. Je n'ai rien fais, eu aucun résultats. Pitoyable, je suis exténué.
Elle tombe assise a coté de moi, je sens son parfum me venir aux narines. Du parfum mêlé a de la transpiration. Je pensais que les filles détestaient qu'on leurs fasses ce genre de remarque, même dans une volonté de complimenté. L'odeur ne me dérange pas, ce n'est pas pire que moi, c'est une femme, un être humain, c'est naturel. Elle sent bon, parce que c'est une femme ? Ou parce que c'est elle. Impossible d'avoir cette réponse.

Elle est proche, très proche. Je ne suis plus sur mon terrain, physiquement, pas psychologiquement. Je suis en un enfant, enfant en proie a ses démons. Le silence dur. Elle le fait durée. Par sadisme. Par envie de calme, de repos. Par manque de chose a dire. Toujours pas de réponses, cela devient ennuyant tout ces questionnements. L'air frisonne de sa jolie voix durcit par l’effort. Elle me parle de sa séance, qu'elle n'avait apparemment jamais du sport de cette façon avant. Je souris silencieusement, j'avais raison, le tatami avait raison. Il a toujours raison.

Le silence encore. Des secondes qui dures des siècles. Parle, je veux t'entendre, entendre que ceci est réel.

"- Tu ne t'entraînais pas ? "

Je me réveille. Une seconde fois, pour la première fois. L'air est tiède. Je glisse légèrement sur le coté, étourdit, rougissant par la soudaine arrivée d'Aslinn, par sa présence si proche, sa présence réconfortante. C'est précipité, trop. Je n'étais pas prêt.

"- Je ne t'ai pas vu bouger."

Je souffle lentement, puis répond:

- Je ne participe pas a l'entrainement du club, je suis trop faible, ils ont peur de me blesser. Désolé si je t'ai déçu ou si tu cherchais quelqu'un pour t'apprendre.

Je soupire encore, intérieurement. Abrutis, a elle, tu peux lui dire, tu peux te permettre de te vanter une fois dans ta vie, de la seule chose incroyable que tu as jamais réalisé. Bien sur que non, je ne peux pas. Spécialement parce que c'est elle. C'est compliqué. Je suis incroyablement compliqué:

- Et toi, racontes moi, ca t'as plu ?Tu reviendras ?

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 17 Avr 2016 - 14:20

Autodénigrement. Modestie. Honnêteté.
Je n'arrive pas à choisir entre ces trois termes pour définir sa réponse. Est ce que c'est par pur manque de confiance en soit qu'il dit lui même être faible? Est ce qu'il est vraiment faible comme il le prétend ? Les mouvements de ses doigts quand il a fait le nœud de mon kimono sont restés graves dans ma tête. Il y arrivait trop facilement pour n'être qu'un débutant. Cette ceinture à une taille vicieuse. Cependant, peut ont juger le niveau des gens par leur capacité à faire des nœuds ? Il pourrait très bien pratiquer depuis longtemps; sans jamais être devenu bon. C'est un cas plus courant qu'on ne veux l'admettre. Par manque d'investissement, de volonté ou tout simplement de capacités. Mais il n'empêche que je trouve ça étrange. Les entraînements sont fait pour s'entraîner, justement. Ça n'a pas d'intérêt d'essayer de progresser si on ne s'entraîne même pas avec les autres. Même moi je le sait. Peut être sa timidité fait remparts à sa progression. Et si c'était juste qu'il n'osait pas.
Peu probable.
Vu la façon dont il m'a approchée tout à l'heure, il n'est finalement pas si timide que ça. Je suis sûre qui serait capable de faire leurs entraînements sans problèmes. Surtout que de ce que j'ai vu, ça n'étais pas vraiment plus dur que ce qu'ils m'ont fait faire. Et si moi j'ai réussit, il peut le faire. Sans problèmes. J'en suis sûre.


- Et toi, racontes moi, ca t'as plu ?Tu reviendras ?

Sa question le sort de mes réflexions. Il replace le sujet sur ma tête. Ne t'en fait pas, un jour je choisirais entre les trois mots. Autodénigrement, modestie, honnêteté. Mais pas tout de suite. Mes pensées sont atrophiées par la fatigue. Mais je doit continuer à communiquer.

- Ils ont réussit à me faire courir.

Soupir. Je repense à mes pauvres petites jambes qui devaient à peine comprendre l'effort que je leur demandais d'un coup.

- On a fait du renfort musculaire, des étirements; puis après seulement ils ont commencer à nous montrer les bases.

Inspiration.
Expiration .

- J'aime bien leur technique. Je vais continuer je pense.

Je vide mes poumons de l'air qu'ils contenaient un fois de plus avant de laisser tomber ma tête sur son épaule. C'est pratique d'être petite des fois. Au moins toutes les épaules sont à la bonne hauteur.
Je ferme les yeux.

- Je suis vraiment épuisée je crois.

Je laisse ma tête appuyée sur lui. Je laisse le temps couler avant de recommencer à parler. Si je ne parle pas je vais m'endormir comme ça. C'est juste confortable. Juste parfait. Je sens mon esprit glisser dans les limbes de mon inconscient. Réussir à formuler une pensée droite me ramène à la surface. J'ouvre les yeux sur la réalité qui m'entourai avant de retomber dans le néant.

- Mais avec qui est ce que tu t'en traîné du coup ? Qui t'apprends je veux dire ?

En disant ces mots, ma tête c'est remise dans l'axe de ma colonne. Je fait pivoter mon regard pour pouvoir observer son profil.

C'est surprenant quand même. Il a l'air exténué. Les racines de ses mèches blondes ont l'air humides de sueur, son derme est brillant, malgré la tentative infructueuse qu'il a fait précédemment pour en retirer les gouttes qui perlaient le long de ses tempes.

A mon tour je passe ma manche sur mon visage, tentative tout aussi désespérée pour parvenir à me défaire des sécrétions de mon corps. J'abandonne. J'irais prendre une douché dans ma chambre tout à l'heure. Ça sera le plus simple.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Dim 17 Avr 2016 - 15:48

Elle semble réfléchir. A quoi ? Aucune idée, c'etait pourtant une question simple. Peut être qu'elle cherche comment me dire qu'elle souhaite abandonner. J'en doute, elle avait l'air satisfaite un moment auparavant, sans doute qu'elle est juste trop fatigué pour me répondre facilement. Car en effet elle le fait finalement, gardant sa voix éreinté par son entrainement:

"- Ils ont réussit à me faire courir."

Elle soupir tandis que je songe a son entrainement. Du Karaté, hein. Je ne sais pas si c'est le meilleur entrainement que de courir. Bon, ça échauffe les muscles, et pour une débutante, je suppose que ça aide a apprendre comment respirer. Lui ont ils prodigués des conseils ? Ou ne serait ce qu'expliquer comment respirer a la base, pour être moins fatigué, permettre la régénération constante de son rythme cardiaque. Vu son état j'en doute, ou alors tellement rapidement qu'elle n'a rien comprit. Ils ont la facultés de ne voir que ce qu'ils veulent voir, une étrangère débutante n'est sans doute pas assez intéressante. Elle tente de reprendre sa respiration, s'en est presque mignon de voir a quel point elle est fatigué, elle a tout donné, ça j'en suis sur. Lamentable, je suis lamentable, je n'ai rien fais.

Elle me dit qu'elle pense être vraiment épuisée. J'en suis ravi, c'est une bonne fatigue, après cet effort, elle sera encore plus contente de retrouver sa chambre, son lit. Elle sera fière d'elle, c'est ce qu'apporte le sport, la fierté personnel, ce truc qui te fait te dire "j'ai réussis, je suis allé au bout, je suis plus fort qu'avant". Je remarque alors le poids sur mon épaule, et je ne peux m’empêcher de trembler. Qu'est ce qu'elle fait ? Elle a mit sa tête sur mon épaule, elle souffre de quelque chose pour faire ce geste plutôt intime ? Ou alors sa tête ne tient plus droite. Je vais la laisser, ca ne me gêne pas, au contraire. Elle me parle de leur technique, qu'elle trouve ça intéressant, qu'elle aime ça. Le Karaté hein ? C'est un bon sport, exigeant, technique, physique, c'est parfait pour elle, je pense. Elle me dit qu'elle va continuer, tant mieux, je pourrais la revoir plus souvent de cette manière.

Sa tête est toujours appuyé sur mon épaule, lorsqu'elle me demande qui m'a enseigné ce que je sais. Ce que je sais ? Je lui ai dis que j'étais un débutant. Elle a l'air de m'avoir percé a jour. Que faire ? Bon, je vais continuer dans le même sens, je peux quand même lui dire un peu comment j'ai commencé. Elle m'a répondu, je peux faire de meme, c'est la moindre des choses.

- Quand j'étais en deuxieme année, au collège, je suis tombé sur le club de mon établissement. Le club de Kung fu. L'un des membres, un de mes sempai, était spécialisé en kung fu wushu. Il était incroyable, il jouait avec la vie de ses adversaires avec une précision incroyable. Je...je ne sais pas comment expliquer ça.

Je m'arretais un temps, cherchant mes mots afin de ne pas trop me dévoiler:

- Il etait si fort, il aurait put tuer a mains nues n'importe qui. Du moins c'est comme ça que je le voyais. Il avait la force et la précision nécessaire a mettre hors d'état de nuire quelqu'un, avec facilité. Mais ce qui m'a impressionné, c'est qu'il avait la force de ne pas le faire. Il se contrôlait totalement, il faisait ce qu'il voulait de l'adversaire, sans jamais lui infliger des blessures importantes. Il se maitrisait, il maitrisait les autres, il etait le maitre du tatami. Et ce n’était qu'un homme.

Sur terre, il n'y a que les hommes, les Dieux viennent des cieux, pour nous punir ou nous récompenser. Lui c'etait un homme, mais je l’idolâtrait comme une entité divine. Mon premier et seul maitre.

- Je me suis inscrit dans le club et il m'a enseigné les bases. Puis a la fin de l'année il est partit au lycée, et depuis je m'entraine tout seul. Il m'a...sauvé si je puis dire. Non, oublis ça, c'est pas important.

Pas besoin d'en dire davantage, c'est déja trop. Et puis il y a autre chose que je veux demander:

- Je n'ai pas vu tout ton entrainement, ils ne t'ont pas fais faire de combat j’espère.

Je tourne légèrement le menton afin d'avoir une vu plongeante sur son visage.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Lun 18 Avr 2016 - 18:55

La façon dont il parlait de son maitre, je pouvais sentir l’émotion suinter de sa peau tellement il a mis d’ardeur a en parler. C’est magnifique. Et terrifiant. Cet homme, qui n’était qu’au lycée, de mon âge à peu près je suppose ; il pouvait jouer avec la vie des gens. Tuer. Ça semble si éloigné de moi. Ma vie n’a jamais été un cadeau, mais je n’ai pas encore envisagé de tuer ma famille. Pas encore. De toute façon j’ai eu ce que je voulais donc je n’en vois plus de raison valable.

Son maitre. Je ne sais pas quoi en penser. L’idée qu’il soit maitre dans son art au point de tout contrôler est une belle image. Mais au point de contrôler même la vie de ceux qui l’affrontent. Je trouve ça magnifiquement terrifiant. Je sais que les arts martiaux étaient à la base une tradition de guerrier. C’est l’art des combat, l’art de tuer. Mais cette réalité semble si loin de la bulle dans laquelle je vis. Je suppose que chacun crée son univers, avec son propre rapport à la mort. Je suis fascinée. C’est comme si je découvrais un nouvelle fois les arts martiaux. Je n’avais pas vu l’activité de mon club sous ce point de vue. J’ai envie de comprendre mieux ce qu’on ressent quand on se bat. Quand on se bat comme il le décrit. Quand on contrôle, quand on possède.
Je vais continuer. Un jour, peut-être, je comprendrais pleinement la flamme qui brille dans les yeux de Satoshi.


- Je n'ai pas vu tout ton entrainement, ils ne t'ont pas fait faire de combat j’espère.


Sa tête revient vers moi dans un mouvement lent, dubitatif.

Qu’est-ce que je suis censée répondre à ça. Avec sincérité ou en minimisant les dégâts ? Je ne peux pas juste répondre oui. Je ne peux pas non plus répondre non. S’il y a bien une chose que je n’aime pas c’est mentir. C’est compliqué de mentir, puis la situation après est tout aussi compliquée. Non, décidément, la franchise me correspond mieux. J’affronte son regard quelques secondes, puis le détourne vers le bas. Mais j’ai le sentiment qu’ils n’auraient pas dû me faire combattre. Vu la lueur sceptique de son regard.

-Oui.

Mon regard remonte dans le siens, puis je retourne la tête et laisse mes yeux se perdre sur les tatamis. Je remonte mes genoux, et redressant mon dos, je fais basculer celui-ci légèrement en avant pour aller poser mon menton sur mes rotules.

-Je me suis faite taper un peu partout. J’en ai fait tout autant.

Silence.

-Ils ont essayé de nous montrer des mouvements, mais même ceux basiques ne sont pas faciles à faire. Et encore plus dur à utiliser sur le coup.

Je me sens presque coupable de dire ça. C’est comme si je commençais déjà à dénigrer la technique de ceux du club. Déjà que j’étais boffement convaincue par leurs personnes, vu comme je me suis fait voir avant le début même de l’entrainement. Je ferme les yeux sur ces dires. Même si c’était éprouvant, j’ai vraiment bien aimé. La sueur qui coule dans mon dos est la preuve de l’intensité de mon effort.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Lun 18 Avr 2016 - 19:48

Elle me regard un peu, d'un air que je n'arrive pas a décrire. C’était juste une question, je me demande si j'ai dis quelque chose de mal. J'ai peut etre prit un ton un peu cassant. Mais ce n'est pas ma faute si la plupart des clubs envoient aux charbons les nouveaux élèves comme des bêtes qu'on coincent dans une cage pour voir qui est la meilleure, qui a le meilleur potentiel. Un art martial a besoin de pratique réguliere, de connaissances, de savoir faire. Ce n'est pas les aider, au contraire, ca peux en dégouter certain.

Je l'entend me répondre qu'en effet, elle a fait un combat d'entrainement. Je détourne la tête en me mordant discretement la langue. Qu'elles bandes d'idiots. Elle me dit qu'elle a prit des coups, ils sont inconscients. Je me lève lentement, la ceinture caché sous mon vêtement me tombant lourdement sur les cotes. C'est vrai qu’après un tel temps d’inaction, lever, dix kilogrammes me donne un solide coup sur les os.

"-Ils ont essayé de nous montrer des mouvements, mais même ceux basiques ne sont pas faciles à faire. Et encore plus dur à utiliser sur le coup."

Je m'étire lentement avant de me retourner vers elle et de m'accroupir devant ses genoux remonté, je la regarde intensément dans les yeux d'un air sérieux avant de commencer en disant:

- C'est totalement stupide, vous auriez pu vous faire mal. Ils sont idiots, ils ne pensent pas a ce que vous pouvez ressentir, juste a votre potentiel et savoir si vous avez la carrure pour faire gagner des tournois au club ou non. Un vrai maitre ne t'aurait pas fais combattre avant des semaines.

Des mois mêmes. La pratique de coup entre partenaire est une chose, un combat en est une autre. Ce n'est pas un jeu. J'ai envie de crier ca devant tout les combattants qui sont la pour rigoler. Ce n'est pas un jeu, c'est un combat permanent contre soi-même. C'est dur, éprouvant, et ce n'est que comme ça que tu peux être satisfait. De la même manière qu'Aslinn a tout donné et est maintenant contente d'elle, c'est comme ça qu'on progresse et qu'on est heureux dans son activité. Donner des coups au hasard ce n'est pas un art martial, c'est un combat de rue, sans règles. Les règles définissent l'essence même de notre vie, et cela va de même avec le combat. Quand tu sors de ce système, c'est l'anarchie:

- Je suis désolé...j'aurais du faire attention a toi, tu as étais blessé a cause de ma négligence. Et de celle de tes sempai....j'espere que tu vas quand meme continuer...ca me ferait plaisir...que tu...restes.

Qu'est ce que je raconte, je voulais juste m'excuser, et maintenant je la pousse a continuer, et je suis censé être un novice.... je ferais mieux de me taire, de parler d'autre chose de plus intéressant. Comme par exemple continuer a inventer des excuses pour qu'elle pense que je suis nul. Ou encore lui donner des conseils pour qu'elle progresse malgrés les débiles qui lui servent de maitre. Ou encore lui raconter une blague, j'ai des tonnes de blagues....il vaux mieux pas, essayons autre chose.Je désigne sa boucle que forme le ruban autour de sa taille:

- Alors, tu veux que je t'aide ?
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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Lun 18 Avr 2016 - 22:35

Un vrai maitre ne t'aurait pas fais combattre avant des semaines.

Son regard planté dans le mien. Mes boucles qui collent à ma peau à cause de la sueur. Ses sourcils légèrement froncés. Lui devant moi. Un air que je ne lui connaissait pas encore. Intimidant. Presque intimidant. Rassurant. Ça oui. J'ai le sentiment que même si nos chemins viennent de se croiser, il m'aidera. A la façon dont il me regarde, je sais que je peut lui faire confiance.

Il dit débuter. C'est un débutant de longue date alors. Je me demande combien de temps on reste débutant. Mais cette façon de parler, de se comporter vis à vis de son art. La passion qu'il y met me semble irréelle. Il a du tomber dans les arts martiaux comme on tombe dans la mer. Sa puissance vous prends. Les vagues vous emportent. Le sel entre dans la bouche et les narines. Puis tout ne deviens qu'eau. Le monde réel a disparu pour laisser place à l'immensité du bleu. A perte de vue. Si la vue fonctionne encore. Alors, et seulement alors, on peut vivre la Mer. La Mer que je connais. Que j'aime.

Alors je plonge mes yeux dans les siens. Et aussi profond que je peux aller, je nage. Pourtant, ils ne me disent rien d'autre que du brun. Je ne sais pas lire dans les gens, je sais pas lire les pensées, ni même découvrir l'être profond de quelqu'un en observant simplement sa coquille. Pourtant, lui je veux le connaître. Je veux comprendre l'ambiguïté qui l'entoure.

- Je suis désolé...j'aurais du faire attention a toi, tu as étais blessé a cause de ma négligence. Et de celle de tes sempai....j'espère que tu vas quand même continuer...ca me ferait plaisir...que tu...restes.

L'air vibre. Les sons parviennent à mes tympans. Je sort de ma torpeur. J'étais en trains de me perdre dans ce regard. Retour à la réalité. Retour à l'humanité. C'est comme si le charme étais brisé. Pourtant un fil perdure. Il n'a plus cet aura de puissance, de confiance en soi d'il y a un instant. Pourtant il a ma confiance. Je pense que si en cet instant, il me disait de me lever pour continuer à faire des abdo, je me lèverais et je trouverais quelque part l'énergie pour les faire. J'ai le sentiment qu'il sait quoi faire. De quoi il parle. De ce qu'il aime. Car sa passion pour les arts martiaux n'est que trop évidente. C'est comme si ça nature et sa passion s'affrontaient en se moment, dans son lui interne. Sa timidité le ramène à la réalité, comme une barrière qui le bloque, comme un barrage à sa passion. Pourquoi ne s'entraîne t'il pas avec les autres ? Même moi je suis parvenue à faire un entraînement. Il doit pouvoir. Soit disant qu'il n'est pas assez fort. Je suis sceptique. Comment peut-on s'entraîner seul si on ne fait que débuter ? Les autres ne sont - ils pas supposés aider ?

Non. Définitivement non.
Je n'arrive pas à suivre les aléas qui dirigent cet homme. Un instant, il est sur de lui, prodigue des conseils, parle des méthodes d'entraînement. Puis la minute d'après, il s'excuse. Je crois que j'en ai mare d'entendre des "désolés". Ces Japonais. Comme si la politesse devait intervenir ici. Comme si la culpabilité avait une place quelconque dans cette conversation. Pourquoi...
Pourquoi.
Mais avant même que je ne lui demande la raison de ses excuses, il me montre ma ceinture.
De l'aide ? Oui je veux de l'aide.
Je n'ai même pas eu le temps de râler un peu. Je voulais savoir pourquoi il s'excusai, en quoi avait - il été négligeant. Enfin. Il a réussi à sauver sa face en mettant un peu sur le dos des sempai. Je trouve ça plus judicieux. Oui, c'est de leur faute si j'ai des bleus. Pas de la sienne. Mais il a lire de vouloir que je reste.
Oh que oui je vais continuer. Je ne laisserait quelques coups me démonter, et il faudra plus que des bleu pour que j'arrête. Je veux me sentir vide encore. Vide comme tout à l'heure.

Je remonte ma tête, qui était toujours appuyée sur mes genoux. Mes vertèbres s'alignent une à une. Mon dos se remet droit. Je laisse mes genoux tomber vers l'extérieur et me met en tailleur. De cette façon le nœud de ma ceinture est exposé.

- Oui ! Je veux bien que tu me montres.

Les coins de ma bouche remontent. Je souris. C'est gentil me m'aider.

- Et bien sûr que je reste. Je ne peux pas dignement laisser tomber alors que je viens à peine de commencer. J'ai bien l'intention de tenir le coup.

Je continue à sourire naïvement. Un sourire sincère. Sans sarcasme. Sans ironie. Le nombre de fois où j'ai souris comme ça en dehors des moment avec mes amis d'Irlande peuvent se compter sur les doigts d'une seule main. Décidément je m'ouvre trop facilement à ce blond. Mais je n’y peut rien. C'est comme des réflexes.

- Bref. Comment fait t'ont pour nouer cette chose ?


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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Lun 18 Avr 2016 - 22:54

Qu'est ce que je fais bon sang. J'avais promis. J'avais juré. Aussi loin que je me souvienne, ce jour d'été ou j'avais effectué ce dernier coup et que j'avais étendu mon adversaire sur le sol. Il était tombé durement, trop durement, dans un son mat, un coup sourd qui m'avait fait vrillé les tympans. Je le regardait estomaqué, tandis que les membres de mon club accourait vers moi pour me féliciter. Mais de quoi ? D'avoir frapper un homme si fort qu'il en avait perdu conscience ? Avoir utilisé les techniques de mon maitre pour commettre ce genre de violence abjecte. Avoir agis comme mon propre pere ? Celui que je hais le plus ?

Non, ce n’était pas pareil et je le savais. Hikari avait souvent combattu en tournoi, et sans doute qu'il avait déjà effectué ce genre de coup, il avait déjà réduit un silence un adversaire pendant quelque secondes. Un combat singulié, arbitré, avec des règles. Les deux combattants sont conscients des risques, sont d'accords pour participer au combat. Je n'ai rien fais de mal. Qu'est ce que le bien et le mal ? A quel moment peut on frapper quelqu'un, par rapport a un autre moment ou cela est interdit ?

Je reste devant Aslinn le regard dans le vague, un air interdit sur le visage, tandis qu'elle montre sa ceinture et acquiesce en souriant, a ma question. Elle est la, me demandant de l'aide, je lui ment comme a une malpropre. Elle a assez baissé sa garde pour m'approcher de la sorte, et je la repousse spirituellement. Et le pire, c'est que je le fais exprès.

Je l'ai promis, je l'ai juré ce jour la, quand il a réouvert les yeux, moi avec une médaille autour du coup, de multiples personnes autour de moi en pensant déjà a l'avenir, lui seul dans un coin de la salle, le visage tuméfié, les cotes fêlés, le cœur brisé. Il m'avait regardé. Il m'avait lancé un regard pitoyable. Plein de déception et de fierté, d'un air de dire "la prochaine fois, je t'aurais" d'un air de dire "il n'y aura plus jamais de prochaine fois pour moi, je ne veux plus que tu me fasses souffrir". J'aurais voulu lui demander la vérité. Qu'il me dise vraiment ce qu'il avait en tête. Je n'ai pas pu, je ne l'ai pas approché. J'avais trop peur.

Elle me dit qu'elle va rester, qu'elle ne peux pas laisser tomber alors qu'elle vient de commencer, qu'elle va tenir le coup. Je la vois assise en tailleur. Je vois cet homme tuméfié qui me regarde avec un air détruit. Je vois mon serment me revenir au visage. Si je ne lui dis rien, je la perd. Si je parle, je me perd moi même. Bon sang, que puis je faire pour remédier a cette situation.

Mon pendentif pèse lourd autour de mon coup. Le Yin et le yang. La vérité et le mensonge. Il me rappel mes propres pensées, comme si il était le symbole du pour et du contre. L'anneau d'acier se balance comme a son habitude autour de sa chaine. Il me tire vers le sol, veux me noyer dans le tatami. Mais je reste debout, je le dois, pour lui, pour elle, pour mon serment.

Je reviens a moi une nouvelle fois. Je la vois alors me sourire, d'une façon dont peu de personnes m'ont sourit avant. Ma mere, je pense, cette fameuse nuit, jamais depuis. Peu de personne. Personne. Quelle différence. Je dois lui dire la vérité. Ce n'est rien d'important après tout, juste ma réputation qui pourrait changer du tout au tout si quelqu'un apprend mes compétences. Je pourrais devenir populaire, faire des tournois en représentant l'académie. Qui sait, des filles viendraient peut être me voir en cachette.

Je reviens encore une fois a moi. Elle me demande alors comment nouer la ceinture:

- Ah, oui, bien sur, excuse moi, je reviens.

D'un pas trainant, je vais chercher une autre ceinture que je ramene:

- Je vais te montrer, puis on le fera ensemble, puis enfin tu essayeras toute seule, d'accord ?

L'exemple, l'apprentissage, l'exercice. Il m'a toujours apprit comme ça, je ne vais pas faire autrement que ce que je maitrise.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 19 Avr 2016 - 19:27

Une excuse. Encore une excuse. Encore et toujours des excuses. Je vais aller me taper la tête contre un mur jusqu'à ce que mon crâne s'ouvre. Au moins comme ça je ne pourrais plus entendre ces excuses incessantes. Ils ne savent faire que ça. Même quand ce n'est pas eux. Même quand je suis à l'origine du problème. Si je ne fracasse pas ma tête contre un mur à la prochaine excusé, c’est mon crâne qui explosera d'un trop plein d'excuses. Comment est-il parvenu à placer des excuses dans cette phrase. Je te demande de l'aide. C'est moi qui te la demande. Qui suis à l'origine. Qui t'embête avec mon incapacité à faire ce fichu nœud. Alors pourquoi "excuses-moi" ? Hein ? Pourquoi ? D'où vous viens cette capacité presque miraculeuse à formuler des excuses à tout bouts de champs ?

Il se lève. Mes yeux suivent sa démarche lente. Je ne sais pas où il va. Je sais qu'il y a les vestiaires dans cette direction. Ne me laisse pas seule ici. Bon. Je partirais. Mais je me sentirais incroyablement trahie si tu partais au milieu de rien. Comme ça. Pof.
Haha.

Mon esprit est cruel avec moi. Je suis stupide. Il allait juste chercher une autre ceinture.

- Je vais te montrer, puis on le fera ensemble, puis enfin tu essayeras toute seule, d'accord ?

Un.
Deux.
Trois.
Trois temps pour apprendre. Trois coups. J’espère qu’il me laissera plus que trois essais car c’est statistiquement impossible que je parvienne as faire ces gestes en trois fois seulement. Quoique. Je vais peut-être me découvrir un talent insoupçonné pour les nœuds de ceinture ? Enfin… ça serait surprenant.

J’acquiesce d’un léger mouvement du visage. Un sourire en coin contracte encore mes muscles faciaux.

-Montre-moi alors.


Mes yeux rivés sur ces doigts, je ne veux pas perdre un geste de ce qu’il s’apprête à faire. La dernière fois, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi habile. Je veux revoir ses doigts se déplacer avec l’agilité qu’ils ont eu tout à l’heure.



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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 19 Avr 2016 - 20:43

Elle me regarde en attendant que je lui fasse la démonstration. Je vais apprendre comment faire, grâce a ma technique d'apprentissage. Ma technique d'apprentissage. Attention, bientôt et je vais lui dire que je suis un professeur. Je ne suis plus a un mensonge prêt. Moi, enseignant, on aura tout vu, Hikari sempai rigolerait bien en voyant le collégien devenir celui qui apprend aux autres. Je me met a ricaner tout seul, et je dois sans doute être étrange en ce moment. J'aimerais bien le revoir, qu'il observe mes progrès. Ça pourrait être gratifiant, et utile qu'il me donne de nouveaux conseils, depuis toute ces année.

Je baisse les yeux, cessant lentement de rire. Elle me regarde, m'observe intensément. Elle a l'air avide d'apprendre et cela me fait plaisir. Sa présence me fait plaisir, alors que j'ai l'habitude d’être ici seul. Que ferais je sans elle ? Un entrainement dans la nuit, comme a mon habitude, avec comme seul compagnon ma solitude ? Non, sa présence est vraiment apprécié, réconfortante. Néanmoins elle a toujours ce petit sourire en coin qui me rend étrange, depuis notre première rencontre. Qui me donne une drole de sensation. Je me demande si au final ce n'est pas juste un amusement pour elle. J'ai toujours l'impression que son air est moqueur, qu'elle est la a attendre la moindre de mes erreurs pour se moquer de moi, comme si c'etait le vrai but de sa présence.

Je suis totalement parano, qu'est ce que je raconte, c'est mon amie maintenant. Mon amie, c'est étrange de se dire ça, je n'ai absolument jamais pensé a quelqu'un de la sorte. Je dois lui montrer en retour que je veux être également ami avec elle, je dois lui prouver que je la considère comme importante pour moi. Elle me regarde toujours, et me lâche un:

"-Montre-moi alors. "

Oui, l'heure n'est plus au songe, mais a la démonstration. Je m'assis de nouveau en face d'elle, et je m'approche de sorte que nos genoux se touchent. La proximité est importante pour qu'elle puisse bien voir la démonstration. Je déroule la ceinture devant ses yeux afin qu'elle puisse en apprécier la taille.

- Il y a deux méthodes, une facile, et une esthétique. Personnellement, je ne sais pas laquelle est la mieux, si tu veux quelque chose de beau ou plutôt de simple et rapide. Je vais te montrer les deux.

"Toujours commencer en tenant la ceinture de chaque coté tendu. Tu place le centre sou ton nombril, et tu fais passer chaque bout dans ton dos. Tu les fais revenir sur le devant, puis ensuite tu fais un nœud de manière a ce qu'elle tienne bien"

Je noue d'une manière parfaite, j'en suis même plutôt fier, ça aurait était un comble de rater la démonstration alors que je suis celui qui est censé lui apprendre. Je passe les boucles entrent elles avec rapidité. Ce n'est pas un nœud classique, c'est même plutôt l'inverse. La plupart des débutants perdent leurs ceintures au milieu d'un mouvement et doivent se débrouiller pour la remettre. En combat, perdre sa ceinture est éliminatoire, tu dois avoir ta ceinture, et pouvoir la remettre avec rapidité. Je passe les boucles l'une dans l'autre, je remonte, je descend, je sert, et voila.

- Maintenant l'autre méthode, quand tu fais la première technique, il y a une superposition dans ton dos qui n'est pas extrêmement jolie, on vois les deux morceaux de la ceinture. L'idée est de faire en sorte de plaquer l'une des extrémités au niveau de la hanche, comme ça, puis de faire passer l'autre par dessus, de sorte que devant ne revienne que l'une des deux extrémités. Ensuite tu récupères le bout qui est caché et tu le ramène devant, sauf que cette fois, elles sont parfaitement l'une au dessus de l'autre, c'est plus propre, mais plus long. Puis ensuite tu refais le même nœud a l'avant.

Une fois fais, je l'observe en silence, attendant qu'elle soit sortit de mon explication sans doute hasardeuse. Je ne suis pas un très bon professeur en fait, je n'ai même pas tout comprit a mes propres explications. Je rajoute en parlant avec un peu plus de douceur, mais aussi moins d'assurance:

- Et tu sais....l'important n'est pas de réussir du premier coup, mais de se concentrer sur chaque essai afin de réussir, il faut que tu y mettes du cœur.

C'est ce que mon maitre me disait toujours. Peu importe le temps que cela prend, si tu t'y donnes corps et âme, tu y arriveras.

- Peu importe le temps que cela te prend d'assimiler ce que je viens de te dire, si tu t'y donnes corps et ames, tu y arriveras.

Ça sonne vraiment faux dans ma bouche, je ne sais pas pourquoi. Un menteur qui lâche ce genre de phrase, c'est quand même plutôt cocasse. J'avance alors lentement mes mains, jusqu’à les poser sur son ventre, au niveau de la boucle de sa ceinture

- On va le faire ensemble, d'accord ? Laisses moi guider tes mains.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mar 19 Avr 2016 - 23:17

Il se rapproche. Ses genoux viennent se poser conter les miens. Contact inattendu, mais pas désagréable.
Il est toujours plus près. Toujours plus intense. C'est comme si sont regard était inlassablement creusé par son âme pour devenir de plus en plus profond. Je vais finir par me noyer. Chaque de ses mots devient un peu plus démonstratif de sa passion. Quand il commence à expliquer comment faire pour nouer cette fichue ceinture, on sens qu'il sait de quoi il parle. Les explications vont vîtes. Mais sont définitivement pas plus précises que les quelques bribes auxquelles j'ai eu droit précédemment. Rien que pour expliquer un nœud, il a su ère plus précis que les autres de tout à l'heure qui on désespérément essayer de nous montrer comment taper en face de soit. C'était ridicule. Il l'étaient. Je l'était. Nous l'étions tous, tous ensemble, dans ce même élan de stupidité qui nous poussait à continuer. A aller plus loin.
Toujours plus loin.
Encore et toujours.
Enfin. C'est ce que je pense.
De toute façon je n'ai pas le choix. Je n'ai plus le choix. Le Japon est déjà l'endroit le plus éloigné possible de l'Irlande. Je n'irai pas plus loin physiquement. Je n'ai plus qu'à m'emmenée moi même plus loin. Par des actions, des pensée. De la motivation. Un état d'esprit.

C'est ce que je ressent par rapport à lui je crois. Je découvre lentement son état d'esprit. Passionné par les arts martiaux. Bloqué par sa timidité. Pourtant, il arriver à passer la barricade. La preuve, il est la en face de moi, et m'explique sans rougir ni buter sur ces mots. Il me regarde sans hésiter. Il est lui même venu chercher le contact. Je découvre se qui se cache sous cette carapace protectrice de timidité. Je le demande d'ailleurs ce qui l'a amené à se cacher dans cette carapace. Je trouverais un jour, peut-être, éventuellement.

Je ne quitte pas ses doigts d'une seconde pendant qu'il fait le nœud. Pourtant, soyons franc ; je n'ai rien suivi. Autant sont explication par rapport au positionnement de la ceinture autour de l'abdomen était compacte, mais claire, autant la façon dont il l'a noué au final reste nébuleuse. Et j'ai enfin compris pourquoi la ceinture étais soit trop grande, soit trop courte quand j'avais essayé de le faire seule dans les vestiaires. Ce n'est pas un tour, ni deux qu'il faut faire. C'est un et demi. Vicieux non ? Il fallait y penser. Ne pas poser la ceinture sur le dos, mais sur le ventre en premier. C'est intelligent. Trop intelligent.

- Et tu sais....l'important n'est pas de réussir du premier coup, mais de se concentrer sur chaque essai afin de réussir, il faut que tu y mettes du cœur. Peu importe le temps que cela te prend d'assimiler ce que je viens de te dire, si tu t'y donnes corps et ames, tu y arriveras.

Mes yeux remontent droit dans les siens lorsqu'il dit ça.
"Fait le, ou ne le fait pas. Mais si tu le fait, sache qu'il n'y a pas d'essais." C'est un grand maître qui disait ça. Enfin. Grand par sa puissance et ses connaissances. Parce que, concrètement, il est tout petit et tout vert.
Mais je trouve néanmoins que les propos de Yoda et ceux de Satoshi se rejoignent.
Si mon blond, lui préfère passer par les essais; ce qui, dans cette situation, s'avère bien plus approprie, alors que Yoda dit le contraire; ils sont liés, de part leur sens. Je pense que nous sommes toujours dans l'essai. Il n'y a jamais de coup final parfait. Pourtant chaque essais nous mène un peu plus à ce coup final. Et il faut toujours essayer comme si c'était la dernière fois qu'on le fait.
Toujours tout donner.
C'est ce qu'il faut faire. "si tu t'y donnes corps et ames" comme dit Satoshi.
Oui.
Il faut toujours essayer du mieux qu'on peu. Sinon on ne connaît pas ses capacité le jour J et on se retrouve incapable à les utiliser pleinement.
Alors je vais faire ça..

Bon.
Ça reste un nœud.
Ça aurais été un peu plus épique s'il avait été question d'un mouvement de combat un peu plus classe. Mais il n'empêche que l'aspect pratique du nœud de kimono lui donne sa valeur.

Il se rapproche de moi. Ses doigts, puis sa paumé se posent sur mon ventre. Une seconde fois, mais avec beaucoup plus de langueur ce coup si. Je frissonne au contact ainsi recréé.
Alors, lentement je redresse mon dos. Décolle les dernières vertèbres qui avaient garder contact avec le mur. Avance le buse et courbe le bas de mon dos, de façons à ce que ces mais puissent glisser facilement autour de ma taille. Mes yeux, eux, retombent des siens pour suivre lentement ses bras, puis finir sur ces mains. Je l'observe avec attention.

J'hésite. Je ne sais pas si poser les mains sur les siennes en cet instant est une bonne idée. Ça serait plus pratique pour suivre le mouvement, mais j'ai peur que ce soit trop.
Non.
Je ne le ferai pas tout de suite. Et de toutes façons si je le fait je ne pourrais plus voir les mouvements agiles de ses doigts. Alors je contemple.

- On va le faire ensemble, d'accord ? Laisses moi guider tes mains


Ah. Et bien finalement si.
J'acquiesce d'un hochement de tête et contracte mes biceps, ou du moins se qui en tient lieu, vu la densité de mes muscles; et fait lentement remonter mes mains pour les poser sur ma ceinture. Juste à côté des siennes. Je commence alors le mouvement qu'il vient d'effectuer sous mes yeux avec dextérité.
Haha.
Qu'il vient d'effectuer avec dextérité, très exactement . "Il". Parce que "Elle" est franchement moins douée. Rien que réussir à aller faire passer les deux extrémités dans mon dos en même temps s'avère être impossible. Quand on a la souplesse d'un cailloux, passer ses mains dans son dos pour les relier est.... complexe.
Pourtant, il est la. Il accompagne mes mouvement. Comme il le dit.
Il doit rire intérieurement face à moi. Je dois être ridicule à me contorsionner pour faire passer la ceinture dans mon dos.
Mais j'ai réussi. Je savais que c'était possible. Je la ramène donc devant, et essaye de faire un semblant de nœud.
Mon nœud ressemble plus à une blague qu'à un nœud. Il crie de lui même qu'il se de ferra au moindre mouvement, mais c'est un nœud. Indubitablement. Concrètement. Officiellement. C'est un nœud. Et je suis plutôt contente.
Enfin. Tout est relatif.
Mes yeux retournent plonger dans les siens. Un léger sourire s'empare à nouveau; mais ce coup-ci il est accompagné d'un remontement de l'avant de mes sourcil. Preuve que je suis consciente du désastre.

- Hm. Je l'ai fait. Je crois. Mais...

Silence.

- Enfin je pense que je garde une bonne marge de progression.


Silence.
Sourire.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mer 20 Avr 2016 - 17:58

Je dois avouer qu'en proposant de le faire avec elle, de lui toucher les mains, j'ai littéralement exploser de l’intérieur. J'ai implosé en fait, oui c'est le bon mot. J'ai l'impression qu'un grand combattant vient de me prendre la main et lentement l'avancer vers elle, en bougeant mes lèvres de l'autre main et en disant pour moi les mots que je viens de prononcer. J'imagine Bruce Lee en train de bouger mes lèvres et je rigole de nouveau avant d'hocher la tête a son hochement de tête. Ça peux durer longtemps comme ça, alors il vaux mieux commencer.

Elle me regarde avec vraiment beaucoup d'intensité, j'en suis vraiment intimidé, encore plus que d'habitude. Je donne vraiment tout pour ne pas partir en courant. Mon dieu, si elle me frôle la main, je m'évanouis, j'en suis quasiment sur. Elle les poses de chaque cotés des miennes, je respire un peu mieux. Je dois faire e sorte qu'elle ne s'aperçoive pas de mon stresse, je dois mener l'échange, il faut qu'elle ai confiance en moi, ainsi qu'en mes explications.

Lentement, je commence alors a faire bouger mes mains délicatement, emportant les siennes dans le mouvement, en allant le plus doucement possible pour ne pas lui faire faire un faux mouvement. Il ne manquerait plus qu'elle se blesse. Elle a le regard fixé sur mes mains, mais je ne peux pas détacher le miens de son visage. Ce orange est vraiment incroyable, comme la dernière fois, je meurs d'envie de le toucher. De toucher cette boucle de cheveux qui me donne une impression étrange. Quelque chose que je ne connais pas, que je veux découvrir....

Elle a beaucoup de mal a faire passer la ceinture dans son dos. Elle manque vraisemblablement de souplesse. Il faudra que je lui parle des étirements, elle semble toute criqué après l’effort, et je ne sais pas si ils lui en ont fait faire. Elle y parvient finalement et enfin ramène la ceinture devant elle et s'attaque au nœud. Elle a la bonne technique, elle a de la dextérité dans les doigts, il ne lui manque que l’expérience, et surtout, la vitesse d’exécution. Elle va trop lentement, si bien que la première partie du nœud se détend pendant qu'elle se concentre sur la deuxieme partie, ce qui amène a ce résultat. Ses yeux remontent vers les miens, que j'avais détournés en regardant le résultat de son essai. J’espère qu'elle n'a pas remarqué que je la dévore des yeux depuis cinq minutes, ca rendrait la situation encore moins facile...

"- Enfin je pense que je garde une bonne marge de progression. "

Un silence s'installe de nouveau, et je ne peux m’empêcher de sourire a son sourire, devant cette expression du visage qu'elle arbore. C'est vrai qu'elle fera sans doute mieux au prochain coup, mais c'est vraiment pas si mal pour une débutante. Quand j'ai commencé, ma ceinture tombait constamment pendant les entrainement, durant chacun de mes mouvements, a tel point que je m'entrainais seul le soir a faire ce nœud afin de pouvoir remédier a ce défaut. Je secoue la tête lentement:

- Ne te dévalorise pas, c'est plutôt pas mal pour une première fois. Il suffit maintenant de le refaire, de répéter le mouvement encore et encore jusqu’à ce qu'il devienne instinctif, que tu puisses le faire les yeux fermés. Tu n'es sans doute pas très loin de la plupart des membres de ton club, ce ne sont que des débutants pour la plupart. Souvent dans ce genre de club, il y a des séances différentes pour les débutants et les expérimentes, enfin dans les gros clubs avec beaucoup de membre, pas comme le miens. Le club de Karaté doit compter bien plus de membre, ceux qui font du kung fu vont dans des écoles spéciales.

Je me leve lentement, je ne réfléchis plus du tout, plongé dans mon explication:

- Et tout est pareil dans arts martiaux. Le combat qu'ils t'ont demandés de faire était ridicule. Vous n'aviez rien pour le faire, aucune connaissance ou technique. Vous devez répéter les mêmes choses encore et encore jusqu’à ce que votre corps puisse le faire de sa propre volonté.

Pas trés loin de nous, dans un coin de la piece ce trouve un rondin de bois d'ou dépassent des morceaux arrondis [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Je m'en approche et continus:

- Ca c'est l'outil de base d'entrainement au kung fu, en vérité la première fois que je l'ai vu, je n'avais aucune idée de ce que je devais faire avec. Taper ce morceau, ou celui la, ou sauter dessus, je ne savais pas. Puis on m'a montré une fois, un mouvement, deux mouvements, jamais plus. Puis je l'ai répéter, encore et encore, jusqu’à ce que je le connaisse. Puis j'en rajoutais un, et ainsi de suite jusqu’à ce que je puisse faire l'entrainement les yeux fermés.

Je frappais du plat de la main l'une des branches, avant d'en frapper un deuxieme du dos du poignet, puis de l'avant bras, puis de la deuxieme main, enchainant lentement, mais vite a la fois. Comme si mes mains allaient vite, mais savaient tellement ou aller que cela donner un sentiment de lenteur étrange. Je ferme les yeux en continuant, puis les ré-ouvres et détourne le regard tout en continuant plusieurs enchainements, avant de m’arrêter et de ramener les bras en arrière, en soufflant lentement, et en expirant tout l'air que j'avais insufflé dans mes poumons:

- Bien sur ce n'est pas comme ça que toi tu vas t'entrainer, mais tout les arts martiaux on cela en commun, la pratique avant l'action, la répétition d'un mouvement unique des dizaines de fois jusqu’à ce qu'il ne fasse qu'un avec ton corps et ton esprit.

Je me rend soudain compte que je viens de maintenir la parole pendant dix bonnes minutes. J'ouvre un peu plus grands les yeux, e levant les mains au ciel dans un signe d'une excuse que je ne dis pas pour autant, je ne vais pas m'excuser de parler d'arts martiaux sur le tatami:

- Mais je ne veux pas t'ennuyer plus longtemps avec ça, tu as eu des étirements ? Je peux t'aider si tu veux. Tu auras moins cette sensation de fatigue ensuite.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Mer 20 Avr 2016 - 23:24

Ne te dévalorise pas.
Ne te dévalorise pas qu'il dit. D'un autre coté, quand accrocher tes deux mains dans ton dos est quasiment impossible et que pourtant; il va bien falloir apprendre à le faire si tu veux être capable de mettre la ceinture, ce n'est pas de la dévalorisation. C'est juste du réalisme.

D'un autre pont de vue. Je suis relativement satisfaite de mon noeud. Il n'est franchement pas trop mal.

Ses explications se prolongent. Il a l'air lancé. Et ce n'est pas moi qui vais l'arrêter. Je vais me tenir en face de lui, malgré mes muscles qui crient, et je vais gober un à un tous les conseils qu'il peut me donner. Je suis la pour ça. Il est la pour ça.

Je ne sais pas si on peu considérer que je profite ou pas. "Profite" au sens de "profiteur". Parce que clairement, tout ce que je l'entend débiter est bien plus intéressant que les quelques bribes d'informations que j'ai eu tout à l'heure. Ils étaient interssant eux aussi, et probablement tout aussi passionnés -et encore, je reste dubitative sur cet aspect- mais ma petite personne n'était probablement pas leur centre d'intérêt premier. Trop petite. Trop grosse. Trop rousse.
Un gabarit inadapté aux sports de combat. Haha. Comme si mon gabarit était adapté à un quelconque sport. Mais si je m'arrêtais à chaque fois que mon physique me pause problème je n'irai pas loin. Déjà, je commencerais par me raser la tête. Non mais c'est vrai ! On dirait que j'ai un bonnet orange fluo en permanence. Si ça n'est pas handicapant ça. Bon, après, les problèmes vis à vis de la morphologie sont plus classiques. Ma taille, et mon poids ne vont pas ensemble, je suis aussi souple qu'une table et le poids le plus lourd que je peux soulever est celui de mon sac de cours. Je me méprise et me fait rire moi-même. Je suis telement faible.
Mais bon. On va dire que je suis ici pour remédier à ça ? Enfin. C'est bien parce que c'était obligatoire de faire deux clubs. Mais quitte à faire leur fichu club, autant faire d'une pierre deux coups.

D'un autre coté. Je râle. Je me plains. Mais ça me plait. Vraiment. Je ne pensais pas trouver du bonheur dans le sport, dans le fait de transpirer, de souffrir. Oui, parce que soyons francs, je souffre beaucoup énormément. Mes pauvres petit muscles qui jusque ici existaient pour me faire mettre un pied devant l'autre entre chaque salle de cours, on découvert qu'ils pouvaient servir à autre chose. Être plus rentables que juste servir à marcher. Et j'ai le sentiment que pour eux (mes très chers muscles) c'est comme découvrir la nuit.

Nuit noire. Nuit blanche. Nuit pale. Je le demande comment régirais quelqu'un qui verrais la nuit pour la première fois. Et ce qu'il rirait ? Et ce qu'il pleurerais ? Je sppose ue la nuit fait trop partie du quotidien des gens pour qu'ils en aient peur. Enfin. Qui n'a pas peur du noir ? Pas moi en tout cas. Je ne dirais pas que j'ai spécifiquement peur du noir, mais je ne suis pas non plus à l'aise quand son manteau d'ébène prend possession de toutes matières. Quand les yeux ne se vent plus rien, sauf peut être distinguer vague contour d'une ombre.

C'est ce que je ressents vis à vis de ce sport que je commence. A voir les reflets briller dans les yeux de Satoshi, j'ai l'impression de mettre lancée dans quelque chose de beaucoup plus grand que moi. De tellement immense que je vais m'y perdre.

Mais heureusement j'ai déjà une bouée de sauvetage blonde. Il m'aidera. Je le sait.

Il continue.

Explique. J'intègre.

Bon, la mise en application sera autre chose, mais j'essaierai de mettre chacun de ses conseils en application. Si je n'en oublie aucun. Je ferait en sorte de n'en oublier aucun. Il veut que je répète ? Je répéterai les mouvement encore et encore. Encore et toujours. Jusqu'à pouvoir les faire les yeux fermés.

Je l'ai observé se lever et prendre cette chose étrange. Un bois, dans lequel on a planté du bois, de façon un peu aléatoire. C'est l'impression que me donne c'est objet.
Pourtant, quand je vois ses mains voler au tours, je ne peux pas réagir autrement que rester scotchée.
Alors j'observe. Mes yeux suivent comme ils peuvent le mouvement irréel de ses mains. C'est comme si ses bras et son corps étaient passés dans une autre dimension ou les contraintes physiques n'existaient plus. Plus de gravité, plus de matérialité. Les doigts volent. Les paumes dansent. Les mains dirigent.

La répétition d'un mouvement jusqu'à être capable de le faire les yeux fermés. Ce n'est qu'en le voyant mettre en application que je comprend pleinement la puissance de ses propos. C'est de l'hypnose. Il a l'air ailleurs quand il fait ce mouvement sans une autre dimension. Et il m'entraîne avec lui. Rien qu'observer me fascine. Qu'est ce que ça doit être à faire ? C'est magnifique. Merveilleux. Terrible.
Dans quelle condition doit être son corps ? Parvenir à faire bouger ses mains si rapidement ? Il faut avoir le corps qui suit. Ce n'est pas mon cas. Il va falloir que j'essaye beaucoup avant de parvenir à un résultat qui peu éventuellement s'aparenter au tiers de ce qu'il fait sous mes yeux.

Puis il s'arrête.

- Mais je ne veux pas t'ennuyer plus longtemps avec ça, tu as eu des étirements ? Je peux t'aider si tu veux. Tu auras moins cette sensation de fatigue ensuite.


Comme un charme rompu, je retombe sur terre. Ses doigts ont arrêtés leur balais. Mais si ce n'est plus la fascination que j'avais il y a un instant, la gentillesse qui s'émanne de lui me suffira. C'est gentil de perdre ton temps pour moi.

- On en a fait un peu au début de l'entraînement, juste après les échauffements. Mais ça comptais comme renfort musculaires je crois.


Mes yeux ont lâchés ses doigts pour revenir vers sa figure. Puis mon regard remonte vers le plafond. Je réfléchis.

- Mais on en a plus fait après.
...
Je ne connais pas beaucoup d'étirements.

Je me sens presque honteuse de dire ça face à lui qui a l'air de telement aimer son sport, mais de toute façon j'assume. Je ne vais pas me cacher, et de toutes façons c'est loin d'être un secret:

- Je ne faisait pas du tout de sport avant... c'est vraiment une première pour moi.


Mes pupilles retournent capter la lumière qui se réfléchit sur le tatami. Dit plus simplement, je baisse les yeux. Ma mains remonte et part sa poser sur ma nuque. Presque par réflexe. Je caresse les cheveux presque rasés de la base de mon crâne , affichant une mine un peu déconfite.
Oui.
Pour ce qui est du sport, je débute totalement.

- Je veux bien que tu m'en montre du coup...

Mon regard remonte vers lui.

- Et en quoi les étirer élimine la fatigue ? Je veux dire, c'est scientifique ?


Ma curiosité à été piquée par sa remarque. Moi qui ne connais absolument rien au corps humain. Je veux découvrir ça aussi.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Jeu 21 Avr 2016 - 2:24

J'observe le bout de bois. Plutôt ridicule comme instrument si vous voulez mon avis. Pourquoi pas autre chose a la place ? Un partenaire est dix fois mieux. Non en fait, je n'ai jamais autant appris qu'avec cet instrument. Je secoue la tête. Pourquoi dois je toujours me poser des tonnes de questions existentiel. Je pourrais tout simplement me laisser porter par mes envies, et frapper cet instrument encore et encore, jusqu’à ce que mes mains saignes. J'observe de nouveau mon amie. Je viens de lui proposer quelque chose, il est tout naturel d'écouter sa réponse.

Au début de l'entrainement, très utile tient, ironie quelle douce utopie. Ahah. Bon j’exagère un peu, les étirements sont utiles en toutes circonstances. Échauffement, étirements. Exercices, étirements. Décrassage, étirements. Combat, étirements. C'est la base, et ils n'en n'ont rien a faire. Sérieux je suis sur qu’après la séance ils en ont fait de leurs cotés, tout ça commence a m'énerver, je devrais vraiment en toucher deux mots a cap.

Elle me dit alors qu'elle n'avait jamais vraiment fait de sport avant, qu'elle commence juste. Je suis d'abord plutôt estomaqué. On ne fait pas de sport en Europe ? Ici il y a tellement de clubs que c'est presque obligatoire de passer dans un de sport durant sa scolarité. La population a sans doute des contrecoups de ce système. Finalement je suis bien content d’Être né ici. Le sport apporte la rigueur, le courage, le travail, beaucoup de choses nécessaire pour survivre dans la société Japonaise moderne ou tout le monde est constamment sous pression. Ce sont des qualités indispensables, et je suis plutôt content de les avoirs obtenus, j'aurais moins de problèmes quand je rentrerais dans la vie active alors que certain sont vraiment dans de beaux draps.

Elle me dit alors qu'elle est d'accord pour que je lui en montre quelques uns. Elle rajoute aussi, ou plutôt me questionne pour savoir si c'est vraiment utile, scientifiquement parlant. Toujours les questions compliqués, je me demande toujours dans un coin de ma tête si elle ne le fait pas exprès pour me pousser dans mes retranchements. Mais dans un autre, je me dis qu'elle est vraiment intéressé, et ça me fait plaisir. Je m'éclaircis la gorge avant de m'approcher de nouveau, en lâchant la ceinture au sol que j'avais toujours dans la main:

- Bon je vais t'expliquer alors. Tu vois, quand tu fais du sport, tu muscles ton corps grâce a l'activité que tu pratiques. Mais c'est pas simplement que si tu bouges un muscle, il va grossir. Non, c'est plus compliqué que cela.

Je réfléchis a un moyen d’être didactique et compréhensible, le but est que a la fin elle s'en souvienne.

-" Quand tu agis sur un de tes muscles, il est mis a contribution, contracté, étiré dans plusieurs sens. Et lorsque tu agis dessus comme il faut, il finit par se déchirer. C'est d’ailleurs en l'utilisant trop, en abusant de ce système que certain sportifs finissent par souffrir de déchirures musculaires. En fait, une fois déchiré, le muscle va se reformer lentement, en devenant plus fort, c'est comme ça que la musculation direct, c'est a dire faire de la musculation avec des machines, ou indirect, en utilisant les muscles dans un sport, qu'ils gonflent et deviennent plus fort. Si ils se déchirent trop violemment, ils mettent plus de temps a se reformer et provoque ce que j'ai déjà dis, une déchirure musculaire, ce qui est plutôt douloureux.

C’était pour le contexte, les étirements servent a atténuer la douleur. Si tu restes comme ça, tu vas te coucher, et demain matin au réveil, tu ne pourras même pas sortir de ton lit tellement tu auras mal. Tes muscles seront noués, en reconstruction. Grâces aux étirements, tu vas les détendre au maximum afin de faciliter leurs régénérations, limitant la douleur causé. Ce que j'ai dis n'est donc pas vraiment vrai, cela ne supprime pas la fatigue, disons plutôt que ça diminue la douleur que tu risques d'avoir quelques heures après l'exercice. "

Je lui souris, ça me semble clair. Enfin, je crois, peut être pas en fait. Je l'observe pour voir si elle a comprit, attendant sa réaction. Dans un coin de ma tête, je me dis que je suis sans doute ennuyeux avec mes explications a rallongent a chacune de ses questions. Je dois avoué que le contrecoup de mon cauchemars est passé. Une fois ses étirements physique, je ferais un peu d'exercice a mon tour. Le poids de ma ceinture de force autour de la taille commence a me peser d’être la dans le vide, c'est plus facile en mouvement de supporter la charge. Heuresement que je diminue le poids le reste du temps, c'est infernal. Je ne veux pas ressembler a un bodybuildeur.

Je lui lance alors un sourire encourageant:

- Si tu as une question sur quelque chose que tu n'as pas compris, hésites pas.

Elle en pose déja, pas besoin de l'encourager idiot, ca se voit qu'ici la personne la plus mal a l'aise c'est toi, arretes d'en rajouter abrutis.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Jeu 21 Avr 2016 - 21:06

Bon. Je vais t'expliquer alors.

J'ai le sentiment d'être une enfant, retombée en primaire, qui découvre les yeux grands ouverts comment "o" et "n" font "on". Je l'observe alors tout au long de son explication, les yeux grand ouverts. Je ne veux rien perdre. Plus que le sport, plus que la transpiration, ce qu'il dit est intéressant. Extrêmement intéressant. Le corps humain est une chose magnifique. C'est avant tout un corps, doté d'une conscience. Les hommes savent que la mort suit à la vie; de même qu'ils savent que deux et deux font quatre. Les capacités cognitives de l'homme peuvent aller très loin. Mais l'aspect qu'il développe à cet instant ne se situe pas dans la psychologie humaine; mais bel et bien dans la réalité matérielle de l'humanité. Les muscles. Ces longues chaînes, connectées au cerveau, qui nous permet de nous mouvoir. Mais ce n'est pas tout. Comment et pourquoi débutent ces mouvements ? Comment notre corps fait - il pour que le fait de penser à un geste soit suffisant pour décan cher ce dernier ? Je trouve ça fascinant. Comment bouge t'on? Pourquoi bouge t'on?
Et même, après le fait d'avoir déclenché le mouvement, physiquement parlant, comment est composé notre corps pour parvenir à créé autant de gestes et positions possibles ?

Contractions. Étirements.

Tout semble tourner autour de deux actions. Contracte, étire. J'essaie imperceptiblement ce principe sur mon mollet, continuant de l'observer parler parallèlement. Je contracte mon muscle, puis je le relâche. Je constate surtout que la douleur que je ressentais déjà ne c'est qu'amplifiée. On ne va pas insister sur ce petit jeux.

Après avoir expliqué rapidement le fonctionnement d'un muscle, il continue sur les étirements eux mêmes. C'est complexe cette histoire de déchirement... Mais ce que je retiens surtout de son monologue, c'est que si je m'étire j'aurais moins mal plus tard. Et ça je ne cacherais pas dessus. Si je peux faire en sorte d'être capable de marcher droit tout à l'heure, simplement grâce à des étirements, je vais continuer à profiter de ses conseils. Et s'il en a d'autres comme ça je les ceux aussi.

- Si tu as une question sur quelque chose que tu n'as pas compris, hésites pas.


Je l'observe un instant. Sa timidité lors de notre première rencontré me semble bien loin. C'est même lui qui me propose de continuer à parler. Et bien soit. Si il est d'accord, je suis capable de le tenir encore un certain temps. Surtout s'il est aussi passionnant.
Je trouve ça presque bizarre de le remémorer notre première rencontre sur le toit. C'est presque comme s'il avait fait exprès de paraître timide pour faire tomber mes barrières. Et si c'est le cas, il a franchement bien réussit. Qui aurais cru que je me laisserai approchée et commencerais par moi même une discussion avec le parfait inconnu qu'il était la dernière fois ? Plus sincèrement. J'aurais très bien pu ne jamais aller sur ce toit et ne jamais lui adresser la paroles. Le monde tient à une suite de coïncidences quand même.

Je souris à sa remarque.

- Ne t'en fait pas ! Je n'hésiterai pas!

Je réfléchi une demi seconde à la suite. Mais l'enchaînement des événements mes paraît évidents. Je suis la pour apprendre.

- Je ne connais pas beaucoup d'étirements.

En continuant à parler, je m'écarte comme je peux de lui et du mur qui était toujours dans mon dos. Créant ainsi un espace dans lequel je peux bouger en restant au sol. J'étends les jambes, mettant mes genoux droits. Puis je tends mes bras dans l'optique de les faire toucher mes pieds. C'est beau l'espoir. Mais mes muscles et tendons m'impose une limite bien avant que je ne parvienne à mon but.

- Je ne suis vraiment pas souple en plus.

Je me sens ridicule dans cette pose. Mes cheveux collent encore à mon visage, mais la sueur à commencé à sécher. Je remonte mon dos en gardant les bras dans le prolongement. Mes bras se retrouvent alors droits, au dessus de ma tête. Je continue le mouvement pour m'étirer comme je le fait assez régulièrement, en courbant le dos. D'ailleurs c'est comme ça que j'ai mis un point à un autre brun récemment. Il a du le sentir passer...
Sauf que ce coup-ci. Douleur. En étirant mon dos de cette façon, je viens de découvrir comment étirer mes abdominaux aussi. Et dans la condition ou je suis ça fait bien mal.
Je rebaisse les bras rapidement les portant à mon ventre, recourant le dos en avant.

- Ouch.


Je reprend une position normale.

- Bref. Tu connais des étirements... qui n'achèverons pas non plus ce qu'il reste de mes pseudo - muscles.

Je le regarde avec un sourire un peu douloureux. Mes abdominaux m'ont fait remarquer qu'ils existaient réellement dans la douleur.

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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Jeu 21 Avr 2016 - 22:15

Étrange, j'ai comme une sensation de déja vu. Je suis maintenant dans un dojo décrépit, la peinture des murs se décollant dangereusement, tandis que toute la structure grince a chaque coup de vent, menaçant de s'écrouler violemment. Je suis assis dos au mur, tandis qu'Hikari me regarde en souriant:

- C'est facile les étirements, il suffit de pousser un peu plus loin que ce que tu penses pouvoir faire, ainsi tes muscles seront sollicités légèrement plus et tu auras de vrais résultats.

Je suis de nouveau debout devant la rousse qui tente de s'étirer un peu maladroitement, comme ce qu'on ferait en se réveillant le matin. D'abord en s'étirant les bras vers les jambes. C’était l'un des mouvements que je voulais lui montrer, mais c'est plus simple a deux, plus efficace, je l'aiderais après. Puis elle s'étire le dos vers le haut, et quand elle grimace et ramène ses bras vers son ventre, je tend le bras instinctivement vers elle d'un air inquiet, posant la main légèrement sur son épaule:

- Fais attention, si tu forces trop tu vas te faire mal. Le but est de te soulager, pas de te blesser, je vais t'aider ne t'en fais pas, si tu me fais confiance bien sur. Je risque de pousser un peu sur tes muscles, hésites pas a me dire quand c'est trop.

Je recule légèrement et prend une position stable pour faire des démonstrations:

- Il n'y a pas un étirement élémentaire qui fait tout, comme tu dois t'en douter. Chaque étirement a un muscle qu'il vise a soulager. Je peux t'en montrer des basiques. D'abord...

Je me met sur une jambe, soulevant l'autre en arrière de sorte que mon talon vienne se caler sur mes fesses. Puis je l'attrape avec la main sous la cheville et tire lentement, ayant du mal a garder mon équilibre a cause du poids supplémentaire sur mon bassin. Je fais souvent mes étirements a vide, sans poids d'entrainements, mais il n'est pas question que je l’enlève devant elle.

- Ça c'est un étirement très basique pour tout ce qui est jambes, mollets, cuisses, hanches, chevilles. Le but et de tirer le plus possible afin de détendre le muscle visé. Pour les jambes il y en a un deuxieme.

Je désigne un escabeau a l'opposé de la pièce que je ramène devant elle, puis je monte sur une marche, avant de reculer pour que mes talons pendent dans le vide.

- Le but ici c'est de faire en sorte que ton pied soit le moins possible sur la marche, le plus possible dans le vide, et de mettre ton poids sur la partie arrière qui est dans le vide. Normalement il faut le faire sur un escalier pour se tenir et ne pas tomber en arrière. Je te tiendrais si tu veux le faire, ou on mettra l'escabeau prêt de quelque chose de fixe pour ne pas que tu tombes.

Je descend en poussant l'escabeau et en me remettant a genoux devant elle:

- Tout ça c'est pour la partie basse du corps, des exercices simples. J'en ai encore un autre que je te montrerais après. Pour les bras, c'est classique, tu tend en avant, paumes des mains vers les extérieurs, tu lies tes doigts entre eux et tu tires. Pour les épaules, la même chose, sauf que tu mets tes bras dans ton dos. Et enfin vu les douleurs que tu as il faut aussi que tu étires tes abdominaux. Pour ça tu t'allonges sur le ventre.

Je m’exécute, m'allongeant face contre terre devant elle. Puis je met les paumes de mes mains sur le sol, comme pour faire une pompe:

- Quand tu es dans cette position, tu pousses alors sur tes bras pour remonter, sauf que tu t'appliques a garder les jambes sur le sol. Seul le haut de ton corps va remonter, tu dois donc te redresser le plus possible sans que tes jambes bouges de leurs positions initiales. Comme ça toute la partie haute de ton corps va être étiré, principalement tes abdominaux.

Je me redresse en époussetant mon vêtement d'entrainement. Puis je la contourne avant de me mettre a genoux juste derriere elle:

- Enfin, l'étirement que je te disais tout a l'heure. Tu sais ce que tu as fais avant, essayer de toucher tes pieds. On va faire ça. D'abord chaque main pour chaque pied, puis ensuite tes deux mains pour un pied, puis l'autre. Cet étirement fait les abdominaux et les jambes. Mais a la difference de tout a l'heure, tu ne vas rien faire d'autre que tendre les bras dans la direction que tu veux, et je vais pousser ton dos en avant et diriger l'étirement. Ca sera sans doute plus douloureux, mais beaucoup plus facile. Normalement tu vas vite avoir une impression d'étirement et de soulagement, comme quand tu te réveilles le matin et que tu tires sur tes bras, mais si jamais tu as mal, tu me le dis et on arrêtes tout de suite. Et surtout ne te redresse pas d'un coup, tu pourrais te faire mal au dos. De la même manière que je vais pousser sur ton dos lentement, je t'aiderais a revenir a ta position initiale en douceur.

Je m’arrête alors et souris tout en agitant légèrement la main, attendant son accord pour la toucher et commencer l'étirement, je rajoute juste un:

- Ca fait beaucoup d'informations, si tu n'as pas envie tu peux me le dire bien sur, il y a d'autres exercices plus simples.
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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Ven 22 Avr 2016 - 23:24

Pas d’étirements pour l’ensemble du corps hein ? Dommage. J’aurais bien tout fait en une seule fois. Mais bon. Je suppose que ça aurais été trop facile de défier le corps humain tout entier avec une seule pose. Il va falloir que je me fasse a cette idée que le corps n’est pas qu’une entité pratique, mais un système complexe que je vais devoir appréhender si je ne veux pas continuer a décéder à chaque fois que je fais du sport. Il va falloir arrêter la fascination et commencer à comprendre.

Je l’ai avouer précédemment, mais je n’ai vraiment jamais fait de sport en Irlande. Un peu comme une bombe a retardement, ce fait m’éclate a la figure. Enfin, il y avait quand même les deux heures par semaines symboliques que j’ai eu depuis que je suis au lycée. Mais je n’ai jamais fait partie d’un quelconques club de sport. Quand j’étais au collège, je ne sais même pas si on avais des cours de sport ou pas, tellement j’étais absente ; et quand j’étais enfant… Je préfère ne même pas y penser. Rien que le fait de me voire courir horrifiait mes parents. Faire du sport est inutile pour une jeune fille de la haute société. Eventuellement se débrouiller en Tennis peu être utile. Et encore. Pourquoi transpirer ?

Alors voila. Aujourd’hui, c’est presque comme si pour la première fois je sollicitais mes muscles. C’est comme si pour la première fois mon derme laissait j’échapper la sueur.

Et c’est peut-être surprenant, mais ça me plait. Moi qui avant entrait a reculons dans les gymnases. Il ne faut pas juger sans connaitre après tout.

Il a poser sa main sur moi quand mes abdominaux m’ont rappelés qu’ils existaient. Il a l’air de vraiment se soucier de moi. D’un autre coté, vu le temps qu’il prend pour m’expliquer, j’ai vraiment l’impression de compter aux yeux de quelqu’un. Ceux qui me donnaient cette impression n’ont jamais été qu’Ishya, Ewen ou Yanae. Jamais je n’aurais cru que quelqu’un pourrais poser sa main sur moi sans que je ne l’envoie voler en deux dixièmes de secondes. Mon corps est ma propriété. On ne touche pas sans mon accord.

Pourtant.
Il y a lui. Ce blond là. Qui défie tout ce que je pensait sur moi-même. Aucune réaction négative.  C’est même plutôt agréable.  Pourquoi ? Je pensait me connaître, puis un inconnu arrive, et fait voler toutes mes certitudes. Est-ce lui ? Ou le Japon en général qui m’adoucit ? Ça m’intrigue. Je veux voir jusqu’à quel point il peut fragiliser les barrières. Je veux que ce début de relation aille plus loin. Je reviendrais au club de karaté pour transpirer encore, pour sentir le vide encore. Mais je reviendrais aussi, parce que c’est la que j’ai le plus de chances de le croiser, à priori. Il dit débuter. Je suis dubitative sur ce fait ; vu comme il a l’air de s’y connaître.  D’un autre coté, je suppose que c’est possible de pratiquer longtemps sans jamais réussir à devenir très fort dans son domaine. Mais ça doit être horriblement frustrant. Enfin, j’espère que ça ne l’empêche pas de venir régulièrement.

Perdue dans les aléas de mes pensées, je continue à l’observer me montrer. J’emmagasine tout ce que je peux. C’est passionnant.  C’est un nouvel aspect du monde que je découvre. Comme si la matérialité de ce qui m’entoure venais tout juste de m’apparaître. Je découvre mon corps en même temps qu’il m’explique. Et lentement, je commence à comprendre le fonctionnement de cette chose que j’exploite tout les jours sans en avoir jamais compris l’ampleur, la magnificence.

Oui. Magnifique. C’est le mot.

Autant dans la proximité que nous créons que le contexte qui nous sert à créé cette proximité. Je me sens bien. Je baigne.
Cette image de la mer me reviens en tête. J’aime énormément la mer. Je n’y suis presque jamais allée en Irlande, pourtant, les quelques souvenir que j’en ai sont bon.
La première fois, c’était avec ma famille. Cris, pleurs, hurlement. Il fait toujours énormément d’énergie et de volonté à mon entourage pour reussir à me faire suivre le mouvement familial. Puis une fois sur place, j’ai découvert ce qu’était la mer. Belle. Puissante. Indomptable.  Même ma terre avait abandonné face à la Mer. Les falaises se jettent dans la mer, comme dévorée par cette entité. La Mer vainc tout.
Cette image est restée gravée en moi. Je ne l’ai pas revue pendant longtemps.

Puis je me suis fait des amis au lycée. Et ces amis m’ont emmenés à la plage. Alors j’ai revu la Mer. Mais pas uniquement de l’extérieur cette fois ci. Jamais mes parents ne m’auraient laissés plonger dans l’eau.  
Pourtant, j’aime ce contact froid et salé qui caresse mon corps quand j'entre dans l’eau. Alors la Mer vous embrasse. Vous prend ou vous recrache, selon son envie.

Je ressent un peu la même chose vis-à-vis de la situation présente. Je me sent entourée, protégée. Pourtant mon corps à été mal – mené, et concrètement,  je suis au bout. Littéralement épuisée.

Il se met derrière moi. Commencer des étirements. Alors y puisque nous y sommes. Pourtant, je ne sens pas le contact de ses mains dans mon dos.

- Ca fait beaucoup d'informations, si tu n'as pas envie tu peux me le dire bien sur, il y a d'autres exercices plus simples.

Il semblait hésiter. Pour une fois que j’attendais la pression des mains de quelqu’un sur mon dos, il faut que ce soit lui qui hésite.  Ça me rends presque triste. D’un autre coté, le voir si passionné dans son speach. J’en avais oublié à quel point il a été timide lors de notre première rencontre.  Si ça se trouve je le torture à diminuer constamment l’espace entre nous. Mais il a l’air d’accord. Je suppose que si ça ne lui plaisait pas du tout, il ne ferait que me montrer les étirements.  Il ne viendrais probablement pas au contact par lui-même. Je suppose. J’espère. Je n’ai pas envie de le mettre trop mal à l’aise non plus.  Je l’aime bien mon petit blond. J’ai le sentiment de commencer à trouver des repères dans cette société de bruns.
Je ne l’avais plus dans les yeux. Caché derrière mon dos il ne vois pas mon visage. Je fait alors douloureusement pivoter mon bustes.  Mes abdominaux crient. Mon trapèze crie. Mes dorsaux crient. Tous les muscles qui jusqu’à aujourd’hui s’étaient tus ; me rappellent un à un depuis le début à quel point ils existent. Mais je parviens  quand même à les tordre suffisamment pour voir la tête de Satoshi. Un léger sourire barre mon visage. J’ai les yeux mis clos à cause de la fatigue accumulée entre une journée de cours et l'entraînement  ; mais je tiendrais le coup.

- Non. Ça ira de commencer avec ça.


Je reprends la position de tout à l’heure

- Pour l’instant c’est une main pour chaque pied ? Je suis censée tenir combien de temps ?


Je me rends compte que depuis le début,  je ne fait que le bombarder de questions. Mais il y réponds tellement bien. Et je ne vois pas ce que je pourrais raconter.  Il a l’air bien plus dans son milieu que moi. Je suis ici pour découvrir. So that’s what I do. Discorvering.
J’attends un fois de plus de sentir les contact des ses doigts sur mon dos, à travers le tissus du kimono.
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MessageSujet: Re: Jour de club [Aslinn Eadhra]   Sam 23 Avr 2016 - 16:39

Je me souviens encore de ce jour comme si c'etait hier. Quand je l'ai vu. Quand je l'ai sentis, quand je l'ai...ressentis. Cette vision, cette émotion sans nulle autre pareille. Rien que d'y penser, la cicatrice au coin de ma bouche me fait souffrir à nouveau. Comme si ma peau était en train de s’ébrécher dans l'instant et qu'un flot de sang déferlait le long de mes lèvres, goutant avec fracas depuis mon menton sur le sol sacré. Rien que d'y penser, une émotion que je ne connais que trop bien m'enferme dans le passé. Un étaux le prend et le fracasse de ses mâchoires mortelles. Rien que d'y penser, j'ai l'impression que je pourrais perdre ce calme qui me correspond pourtant si parfaitement.

Elle avait les cheveux brun plutôt long, tombant en cascade dans son dos, tandis que des petites mèches, plutôt des boucles, caressaient ses joues, enveloppant son visage d'une manière élégante et gracieuse. Du haut de son bon mètre vingt, elle regardait le monde avec ses iris flamboyants, curieux de tout, prenant chaque découverte comme une bénédiction. Moi même elle me regardait plutôt d'une façon respectueuse, mais ne manquait jamais de me taquiner en parlant de moi comme du "Kohai", qu'elle répétait sans cesse depuis qu'elle l'avait apprit. Elle n'avait que six ans après tout, je n'avais pas vraiment besoin de prendre ces provocations aux sérieux.

Elle était la, sur le bord du tatami, a nous regarder s'entrainer, moi et son frère. Mon maitre et sa sœur. Mon maitre, la personne que je respectais le plus au monde, que j'admirais. C’était un entrainement comme d'habitude, mais ce jour la il avait voulu se battre, s'entrainer en situation réelle. J'avais accepté comme a mon habitude, je n'aurais jamais songé contredire ce garçon qui savait tout et était l'homme le plus fort au monde. Si il dit ou propose quelque chose, il a raison, c'est tout ce que j'ai a comprendre. C’était plus simple comme ça, je ne voulais pas voir a quel point nous étions petit dans ce dojo délabré. Je ne me rappel plus vraiment de la suite. Je me souviens ouvrir les yeux, la mâchoire ruisselante de sang, avec lui a genoux a coté de moi, me regardant d'une façon étrange. C’était notre dernier entrainement, c'etait l'été. Il s'était excusé et avait disparut du bâtiment, ainsi que de ma vie.

" Vas y grand-frere, je suis avec toi !"

J'ai les mains tendu devant moi, prêtent a être posés sur les épaules d'Aslinn. Pourquoi je repense a ça maintenant ? Un flash, encore un. Depuis que j'ai noué un contact humain, ils sont de plus en plus fréquents. Comme si mon cerveau cherchait a me dire quelque chose. Elle vient d'accepter de faire l'étirement, et me pose une nouvelle question.

"- Pour l’instant c’est une main pour chaque pied ? Je suis censée tenir combien de temps ?"

Je ne sais pas vraiment, je ne connais pas la résistance de son corps a ce genre d'exercice, vingt secondes peut être pour commencer, peut être moins. J'ouvre la bouche, la referme. Silence dans la salle vide. Je connais cette sensation, ce poids sur la poitrine. C'est comme cette fois la. C’était donc ça le message ? Je vais me prendre un coup de pied dans la mâchoire ? Je descend les yeux vers Aslinn. Je ne doute pas de son caractère, loin de la, mais d'ici a ce qu'elle me fracasse la bouche, il y a un monde. Pourtant l'émotion remonte lentement dans mon torse, vers mon visage.

- Je....

Nouveau blanc. Je n'arrive plus a parler. Comme sur le toit. Sur le toit ? Non pas du tout, c'est totalement différent maintenant. Ce n'est pas de la timidité qui me bloque, soudainement, alors que j'étais parfaitement a l'aise jusqu’à maintenant. Il y a autre chose. Un je ne sais pas quoi qui me rend mal a l'aise. J'avance lentement mes mains vers ses épaules, et a environ deux centimètres de sentir le tissu du kimono sous mes doigts, je me bloque. Je m’arrête sans le vouloir. L'émotion monte encore.

Je me lève alors d'un bond, le visage a présent blafard. L'émotion, l’étau, s'est encore resserré. Je revois les boucles de cheveux devant moi, comme si le visage de la petite fille me contemplait depuis l’extérieur du dojo, par la fenêtre. Je dois être encore en train de rêver. Je suis encore endormit, Linn ne m'a pas réveillé et elle est rentré chez elle. Je me met a avancer vers le vestiaire en lâchant d'une voix étrangler:

- Je...blurp....je reviens.

L'émotion est trop forte. Je cours maintenant jusqu'au vestiaire et a un lavabo, avant de m'écrouler devant, et de vomir tripes et boyaux. On dirait qu'elle est monté trop haute. Je souffle, je suis en sueur. Que m'arrive t'il bon sang ? Une crise de stresse? Pourquoi maintenant alors que tout allait bien ? J'avais enfin une conversation tranquille avec cette jolie fille, pourquoi faut il que ce genre de chose ne m'arrive qu'a moi.

J'écarte mes cheveux qui tombent légèrement devant mes yeux sous la chaleur et la sueur. J'allume le robinet d'eau afin de m'en passer sur le visage, et mes pupilles croisent le miroir. Quelqu'un me regarde dans ce grand cadre de verre. Un blond aux yeux bruns. Je me souviens de ce vieil homme, voisin de palier qui me disait toujours, "oh, comme tu ressembles a ta mère, c'est incroyable, les mêmes yeux, les mêmes traits". Non pas du tout. Je me souviens de ce jeune garçon qu'elle gardait a une époque ou le besoin monétaire de notre duo se faisait sentir. " C'est amusant cette ressemblance dans votre famille, je ne ressemble a personne de la sorte dans la mienne, enfin si, mais pas comme un lien familial, plus comme un lien entre asiatique." Il avait rit de sa blague sur nous, les bridés. Mais il raconte n'importe quoi. Non, il a tord.

Ce que je vois en ce moment, ce n'est pas ma mère, notre ressemblance frappante dans nos traits, nos mimiques, non. Ce n'est pas moi que je vois, pourtant il me ressemble beaucoup. Je le vois lui, celui qui a ruiner ma vie, encore et encore et encore et encore. Qui l'a ruine encore maintenant. Alors qu'il n'est plus la. Il est la et sera toujours la. Je ne peux pas, je n'arrive pas a me défaire de cet homme.

C'est pourtant ironique, c'est moi qui ai ruiné la sienne. Je suis comme Œdipe. j'ai tué mon père et ruiné la vie de ma mère, la forçant a être avec moi. Bon, ce n'est pas vraiment comme Œdipe, mais je peux presque ressentir les particules de sable du désert venir se frapper contre ma peau. Cette solitude, cette envie de non violence, qu'elle blague.

Je n'étais pas admirateur de mon maitre, j'étais jaloux de lui. De sa famille, de cette petite fille qui était sa sœur, que j'aurais tant voulu avoir a mes cotés. Je l'avais attaqué sans technique, avec violence, haine et rancœur, a tel point qu'il avait du me frapper vraiment a son tour pour me calmer. Quand je vois toute ces années a apprendre les arts-martiaux, a prôner la non violence, je sais au fond de moi que c'est l'inverse, que je veux au contraire pouvoir frapper plus fort, faire plus mal.

Je re-vomis, enfin un peu moins. Je n'ai plis grand chose sur l’estomac. Je suis tellement désolé de t'avoir laissé seule alors que je devais être la, que je l'avais promis. Je suis désolé d’être né de cette façon, d’être celui que je suis, d’être son descendant. Je voudrais tant y retourner, lâcher un "ça va, pas de probleme, on reprend" mais je ne peux pas.

Je ne veux pas faire comme lui, mais je le ferais sans doute, c'est mon destin. Comme toute ces magasines psychologiques ou on racontes que les enfants battus reproduisent ce schéma sur leurs propres familles. Aslinn, je suis désolé, je ne peux pas te faire ça. Toi qui est la seule personne qui est venu vers moi.

Je ne peux pas te faire du mal.

Je recule et tombe assis sur un banc du vestiaire, le visage bas, silencieux.

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