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 « Le bonheur n’est pas une expérience, c’est un souvenir. » [PV Kohaku]

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Natsu Nakagawa
♠ Lycée - Quatrième année
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Gémeaux Tigre Age : 19
Compteur 21

KMO
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MessageSujet: « Le bonheur n’est pas une expérience, c’est un souvenir. » [PV Kohaku]   Mer 30 Mar 2016 - 23:51

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「 Le bonheur n’est pas une expérience, c’est un souvenir.」

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Natsu & Kohaku
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ncore un énième livre terminé. Natsu observa pendant quelques secondes la monstrueuse pile qui ne cessait de s’agrandir, jour après jour. Pareille à la tour de babel, l’étrange sculpture menaçait de s’effondrer à tout instant, prête à détruire tout ce qui se trouvait sur son passage. Il n’y avait toutefois pas grand-chose à détruire dans la chambre du jeune Nakagawa.  Quelques friandises peut-être, mais point de perte colossale. Le jeune homme se laissa tomber dans l’amas de feuille de note qui encombrait le sol de la pièce. Cela ne pouvait plus continuer ainsi, il lui fallait sortir. Un coup d’œil vers son œuvre d’art Littéraire lui rappela qu’il lui fallait malheureusement rendre la totalité des ouvrages à la bibliothèque de la ville. Natsu n’avait nullement envie d’emprunter des ouvrages à l’école, préférant nettement les titres se trouvant dans celle du centre-ville. Malheureusement, le problème était le même que pour l’emprunt : Il lui fallait sortir.  

Cela constituait pour l’adolescent, une épreuve fortement redoutée. Le soleil, l’odeur de la pollution, le regard des gens, leur sourire. Tout était pour lui une abominable torture. Les regards d’autrui étaient devenus semblables à des coups de fouet, lui lacérant la peau pour mettre à nu ses plus ignobles pensées. C’était exactement cela. Ces gens semblaient vouloir découvrir ce qu’il avait dans la tête, le sonder jusqu’à ce qu’il en meure. Bien évidemment, Natsu savait pertinemment qu’il ne s’agissait en rien de cela. Toute cette histoire de le sonder jusqu’à ce que mort s’en suive n’était que pure invention d’un esprit paranoïaque. Néanmoins, il ne maîtrisait pas ses pensées négatives.
Dans un soupire frôlant l’abus, le jeune homme se vêtit sans réellement regarder ce qu’il mettait. Ce ne fut que devant le miroir qu’il découvrit son éternel reflet las et fatigué. L’espace d’une seconde, il se dit qu’il aurait pu repasser son T-shirt, bien trop froissé à son goût. Après avoir noué mollement sa ceinture sans pour autant la serrer, laissant pendre le bout de cuir dans le vide, il enfila ses chaussures sans en nouer les lacets et passa une main mollassonne dans ses cheveux mal coiffés. Décidément, sa tête trahissait de trop ses récentes nuits blanches, ne serait-ce que par son teint pâle et ses cernes creuses. Qu’importe. Il n’allait pas hiberner avant de se rendre à la bibliothèque.

Le trajet fut pénible. Bien plus que Natsu ne l’avouerait jamais. Peut-être était-ce cette constance impression d’être observé qui lui donnait la nausée… à moins que ce ne soit son regard posé en permanence sur le sol. Le jeune Nakagawa ne levait que rarement la tête, à la recherche d’indication à travers ses mèches. Pareilles à un rideau, ces dernières lui tombaient sur le visage, chatouillant ses joues et son nez avec insistance, provoquant ainsi de ridicules grimaces. Une fois la bibliothèque en vue, il ne fallut pas plus d’un quart d’heure à l’adolescent pour rendre sa petite montagne. Ne désirant nullement emprunter d’autres ouvrages, il s’en était allé les mains vides et le sac bien plus léger. Alors que le jeune homme allait repartir pour le pensionnat, son regard fut attiré par quelque chose au loin. Hésitant, il s’en approcha.

Un aquarium ? Cela ne faisait pas très longtemps que Natsu s’était établi dans la ville, mais il pensait déjà avoir tout vu, des boutiques de luxe aux coiffeurs bons marché qui rataient sans cesse leur coupe. Jamais encore il n’avait mis les pieds dans un aquarium, sortant rarement du domicile familial. L’adolescent observa quelques secondes les enfants enjoués à l’idée de découvrir quel monstre marin se cachait dans les entrailles du bâtiment. Natsu aussi voulait le découvrir. D’un pas pressé, le jeune homme se hâta jusqu’à l’entrée où il paya sans rechigner ce qu’il avait pour habitude d’appeler la taxe de passage.
Une fois à l’intérieur, un sentiment de soulagement l’envahit lorsqu’il se rendit compte que la lumière était quasiment inexistante, hormis près des aquariums. Les premiers animaux marins que découvrit l’adolescent n’étaient en rien intéressant. Poisson rouge et ses copains, coraux et oursins… Pourtant il passait de longues minutes devant, lisant chacune des fiches d’informations et observant avec insistance chaque espèce qui osait croiser sa route. C’était tout nouveau pour lui. Soudainement, Natsu s’arrêta brusquement. Tournant la tête, il découvrit les Raies Manta pour la première fois. Elles étaient splendides. Pendant un instant, le jeune homme voulu que sa mère soit à ses côtés pour vivre ce moment avec lui, comme elle aurait dû le faire lorsqu’il était enfant. Son cœur se serra tandis qu’il restait planté devant la vitre à regarder ces animaux marins nager librement. Si seulement le monde pouvait être différent.


Natsu Nakagawa, A votre service !

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Kohaku Joshua Mitsumasa
♣ Université - 4ème année
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KMO
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MessageSujet: Re: « Le bonheur n’est pas une expérience, c’est un souvenir. » [PV Kohaku]   Mar 17 Mai 2016 - 2:13

I'LL MAKE YOU THE HAPPIEST THAT YOU HAVE EVER BEEN.

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Les bulles de savon tournaient sous les rayons du soleil, transposant les faisceaux en des éclats arc-en-ciel qui pailletaient le trottoir de leurs couleurs. Joshua les soufflait, son corps mût d'une candeur enfantine, et les contemplait l'instant de quelques prismes secondes, avant de les pourchasser. Ses mâchoires claquaient contre l'air frais, désireuses d'emplir sa bouche du goût savonneux de ses créations. Son regard était rivé sur les sphères transparentes, si intensément que le monde autour de lui n'était devenu qu'un amas de paysages embrouillés, défilant au gré de ses enjambées, de ses bonds et de ses courses folles contre le vent. Il ne portait attention qu'au statut éphémère de ses proies, son tutu bleu nuit sautillant autour de ses hanches à la manière d'un petit animal excité. Attrape-les, attrape-les, semblait-il scander d'une voix essoufflée que Kohaku réceptionnait contre ses tympans comme un encouragement murmuré.

Ce fut de cette manière, tel le Petit Poucet semant ses cailloux et son pain, qu'il trouva son chemin jusqu'au centre-ville, à peine conscient de la manière dont ses coudes s'étaient logés contre les corps des inconnus qu'il avait dépassé, à peine soucieux des orteils que les minces semelles de ses converses jaunes avaient fracassé. Les bulles brillaient, taisaient momentanément les voix d'une humanité trop uniforme qui n'arrivait pas à capter son intérêt. Jusqu'à présent, personne n'avait transcendé le gris dont les percées solaires ne faisaient qu'accentuer la monotonie, personne n'avait davantage illuminé sa journée que les bulles savonneuses qu'il soufflait ponctuellement, irrégulièrement, sur son chemin.

Personne.

Lorsqu'un essoufflement nié le gagnerait et que ses longs doigts arachnéens se coinceraient entre la peau et le textile des hautes chaussettes recouvrant ses genoux, il s'imaginerait rentrer chez lui, penaud, le regard rembrunit par une journée n'ayant eu de fructueux qu'une poursuite contre la brillance du vide. Kojiro le réceptionnerait peut-être, cheveux de jais glissant en coulisses nettes contre son torse et le saluerait, droit, hirondelle aux ailes précautionneusement coupée de sorte à ce qu'elle ne s'envole pas. Peut-être que Joshua, à ce moment, se laisserait tomber contre lui, apprécierait les mains qui se déposeraient, une pointe d'hésitation présente dans leur poigne, contre ses hanches pour le stabiliser et quémanderait la présence de Zakuro d'une voix miaulée. Parce que le bleu du Ciel irradiait les couleurs et promettait une intensité que nul autre n'arrivait à siffler à l'intérieur de ses synapses. Parce qu'il faudrait impérativement surpasser les bulles avec quelque chose de plus grandiose et que les pires journées pouvaient toujours trouver réparation dans les tréfonds du regard du rônin des temps modernes.

Oui. Peut-être.

Pour l'instant, les bulles se fracassaient contre une vitre claire, barbouillant d'eau scintillante le passage verré qui laissait entrevoir l'espace de réception appartenant à l'aquarium de la ville. Une impasse, en quelque sorte, une impasse débordante d'enclos aqueux que Joshua pouvait soit contourner ou traverser. Il resta interdit un long moment, tige dégoulinante de savon tenue entre ses doigts, menton relevé vers l'insigne invitant les gens à entrer dans l'édifice.  Le choix lui sembla évident, transparent, et il pénétra dans l'édifice de la même manière qu'il avait vécu sa journée jusque-là, sans se questionner ou porter attention au monde qui l'entourait. On dût l'interpeller pour qu'il daigne payer son ticket, stoppant ses gestes et ses bulles dans leurs élans, ce qu'il fit sa grande motivation, pointillant ses gestes d'une attitude cinglante.

L'aquarium était tel qu'il se le rappelait être, peuplé d'enfant et d'âmes errantes, brodés d'employés oscillant entre passion et désintérêt. Il balaya les animaux d'un court regard avant de souffler une nouvelle giclée de bulles, son intérêt vacillant presqu'aussi rapidement qu'il s'était manifesté. L'aquarium était plus sombre que l'extérieur pour accommoder la faune marine qui y vivait  et donnait aux particules d'eau et de savon l'aspect de fantômes aux contours à peine définis. Joshua resserra les pans de son veston sur sa peau, la texture du textile pressant contre ses côte et son plexus solaire.

Une, deux, une nouvelle chasse aux bulles débutait.

Il déambula entre les espèces animales sans leur accorder la moindre attention, s'éparpillant dans tous les sens, zigzaguant entre les expositions jusqu'à en percuter le dos d'un individu figé devant une enceinte. Son front se cogna contre l'arrière du crâne de l'inconnu et il releva la tête, avec la ferme intention de poursuivre son chemin sans s'incommoder de l'accrochage, uniquement pour remarquer l'élégante silhouette de l'une des raies qui nageait de l'autre côté de la vitre. L'eau donnait l'impression que l'animal était vêtu de somptueuses teintes de bleu qui s'entrecroisaient dans un mariage trompe-l'œil vivifiant.  

Il passa ses bras autour des épaules de l'individu, déposant son menton près des vertèbres de son cou et marmonna sans vraiment réfléchir, les yeux fouillant la cuirasse mensongère de la raie, une esquisse de jeu bateau, le genre de réplique commune qu'il servait à bon nombre des inconnus croisant sa route lors des jours d'ennui. Sa voix se perdit dans des mèches noires à la texture terne.

" Ne bouge pas. J'ai besoin d'aide. Y'a un mec avec qui je suis sorti qui ne me lâche pas. Tu veux bien jouer le jeu et faire comme si tu sortais avec moi ? "

Il imposa des inflexions crédibles à sa voix, la pimentant d'un degré de nervosité qu'il espérait engageante, incitante. À priori, ce bougre avec qui il était entré en collision n'avait probablement rien de bien particulier. Il s'était simplement trouvé au bon endroit, au bon moment, avait écarté Joshua de ses bulles l'instant d'un échange que l'épouvantail aux cheveux blancs se chargerait de forcer.

" J't'en prie. Je t'offre à manger, en échange. Ce que tu veux. "

Le souffleur à bulles dégoulinait devant les pieds du jeune homme, créant une petite flaque glissante qui promettait malchance à un éventuel visiteur. Kohaku se ravissait de savoir l'extravagance de son sourire dissimulée aussi longtemps que l'autre lui tournait le dos. Une telle expression ne mentait jamais et il lui faudrait quelques secondes, voir quelques minutes, pour se remettre de la piqûre de l'intérêt, il lui faudrait attendre que les rouages humains se mettent en marche et lui présentent ce qu'il préférait.

Un repas. Un jeu.

À saveur de savon, cette fois.


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