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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Pourquoi ici ? [Kohaku]

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Aslinn Eadhra
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MessageSujet: Pourquoi ici ? [Kohaku]   Ven 25 Mar 2016 - 21:23

Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ?

Et, mon dieu, que je l'aime.

Comment, pourquoi je suis arrivée là ? Une suite d'événements improbables. Ou... non. Plutôt la continuité lassante d'une suite d'événements que n'arrivent pas. En d'autres termes, l'ennui.
Je n'ai rien à faire en moment. Vraiment. Juste, j'attends patiemment le début de l'année. Sauf que la patience est une qualité que je ne me connais pas encore. Que je ne connaîtrais probablement jamais. Ou du moins, pas dans un futur proche ou loin, tel que je peux me projeter moi-même. Mais les prédictions sont une science encore trop inexacte pour que je me permette d'affirmer. Je dirais donc qu'il est très peu probable que pour une raison ou une autre, je devienne quelqu'un de patient.
Toujours est-il que, faute de patience, je m'ennuie en ce moment. Et c'est quand commence l'ennui, que généralement commencent les évènements improbables.

C'est justement à cause de cet ennui que je suis sortie de ma chambre. D'ailleurs cette chambre. Je l'aime bien. Elle n'est pas grande, mais elle est juste à moi. C'est le petit bout de territoire qui m'appartient sur cette terre nouvelle qu'est le Japon. Enfin, officiellement, ça reste juste une chambre du lycée. Mais cette année elle sera à moi toute seule. À moins que quelqu'un ne débarque en cour d'année et ne vienne troubler ma tranquillité.

En ce moment, je la verrai bien troublée cette tranquillité d'ailleurs. Passé un certain point, la tranquillité s'appelle ennui. Et l'ennui m'amène ici.
Je ne sais même pas si je suis encore dans l'enceinte de l'académie.

Il y a environ une heure, j'ai commencé à être fatiguée de m'ennuyer, et je suis partie -une fois de plus- explorer les bâtiments dans lesquels je m'apprête à passer cette année. Je commence à bien les connaître, à force d'errer sans but. Puis j'ai trouvé un passage que je n'avais pas encore remarqué. Alors, évidemment j'y suis allée. Au bout du passage il y avait une sorte de grand champ, laissé à l'abandon. Je l'ai traversé. C'était agréable. Trouver un cadre différent de la ville ou des bâtiments ternes du lycée. Et au bout de ce champ, il y avait ça. Cette chose que je n'arrive pas à considérer. C'est, ou du moins c'était, un bâtiment, mais une bonne partie est écroulée. Je trouve cet endroit magnifique.

Il y a quelque chose qui se dégage. Une atmosphère. Une ambiance.
J'aime cet endroit. Définitivement.

Je ne sais pas si c'est juste la semi-destruction que règne ou l'ambiance générale également causée par l'heure. Le soleil est bas. Les ombres sont longues, et j'ai découvert cet endroit en contre-jour. Quand je suis arrivée, il était noir, sur le fond doré sanglant du ciel. Puis quand je me suis approchée, il m'est apparu dans toute sa magnificence. Toute la partie gauche du bâtiment est effondrée. Celle de droite tient debout avec force. C'est comme si le monde n'avait réussi à s'abattre que sur la moitié de ce bâtiment.

Je ne sais pas si c'est normal d'éprouver cela envers un bâtiment à moitié détruit, mais moi je l'aime.

C'est de l'art. La beauté de la destruction souligne la magnificence de la force.
Hm. Je ne me savais pas si intellectuelle...
Je vais voir ce que c'est, d'un point de vue plus concret.

Une écurie. Je suis presque déçue. Je n'aime pas spécialement les animaux, et le fait qu'une telle beauté soit due à des chevaux... est fade. Sans goût. L'endroit à un peu perdu de son charme. Je n'aurais pas dû entrer et continuer en extase de l'extérieur.


C’est ce que je fais. Ressortir. Prendre l’air. Air plutôt doux pour un mois de mars. Autant profiter des rayons de soleil, qui en plus d’avoir créé l’ambiance si particulière de cet endroit, ont également l’avantage d’être chaud. Je m’assois en tailleur à une quinzaine de mètres en face de l’écurie. J’ai le soleil dans les yeux… mais je peux contempler tranquillement.

Je me rends compte à quel point je n’ai rien à faire en ce moment. Mes amis sont en Irlande. Soit ils dorment, soit ils débutent leur journée de cours. J’ai la flemme de faire le calcul pour trouver l’heure exacte qu’il doit être en Irlande. Et si on écarte mes petits Irlandais, les Japonais qui m’entourent sont eux aussi en cours, du moins, en train de bosser. Et quoi qu’il arrive, je ne les connais pas, ou très peu. C’est impressionnant de voir leur ardeur parfois. Pour du travail. C’en est presque triste. Le pire, c’est que je vais être obligée de me mettre à bosser moi aussi. Déjà que je vais être à la ramasse, pour de trop nombreuses raisons, telles que quatre ans de collège à ne rien faire –au sens propre- et que malgré toute la volonté dont je peux faire preuve, c’est dur de rattraper en temps normal ; mais là je gagne en plus la difficulté de la langue. Je vais définitivement souffrir. Autant que je profite du temps qu’il me reste à glander.

Je laisse tomber mon dos et étends mes jambes. Allongée dans l’herbe, j’observe le ciel. C’est drôle. C’est le même qu’en Irlande.
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Kohaku Joshua Mitsumasa
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MessageSujet: Re: Pourquoi ici ? [Kohaku]   Lun 29 Aoû 2016 - 1:26

STAND HERE.

And let them flock to your eyelashes.


-

L'encre dégouline en de grossières coulisses contre le bois du bâtiment et je regarde les traits qu'elle dépeint avec une avidité perlée d'égocentrisme. Le noir serpente dans les craquelures d'un mur usé, avale des saletés que la nature a incrusté dans la paroi. Les stries noires s'imbriquent les unes dans les autres, dessinent un rondelet visage décoré d'une bouche beaucoup trop petite et de yeux inégaux, eux beaucoup trop larges. Les iris sont entièrement bleus, dépourvus de pupilles et s'égarent dans des directions qui paraissent opposées. Le personnage n'a pas de nez et gît, couché de tout son long, dans un troupeau de moutons aux expressions ahuries s'éparpillant de tous les côtés. C'est l'encre de ses cheveux bouclés qui coule vers le bas, zigzaguant un chemin que je suis du regard avec une satisfaction démesurée.

Je souris.

Objectivement, cette œuvre est immonde. Subjectivement, c'est la plus belle chose que j'ai jamais vu. Mes doigts cherchent à parfaire le portrait, glissent dans une tentative gauche d'y ajouter une touche de réalisme. Ils sont tâchés d'un bleu émulant la teinte du ciel. Je presse mes pouces dans les orbites évidés de ma création pour les regarder se remplir, se définir, dans un moule similaire à celui ayant construit leurs homonymes. Mes paumes sont un outil, mes lèvres un écrin, et j'embrasse les filaments fous de mèches tirebouchonnées en m'émoustillant de l'idée de le recréer.

Recommençons. Encore une fois. Aller, Zakuro.

Je recueille la peinture étalée sur ma bouche d'un coup de langue, rivière de noir se diluant au contact de ma salive. Le goût s'éclate contre le muscle comme une vague sensorielle, si fort, dans sa prestance chimique, qu'il rappelle davantage un touché, une sensation. Il a quelque chose d'insistant, qui démarre sur la pointe de ma langue pour venir se coller contre la membrane interne de ma joue. Je l'entrevois tâcher mes dents et souiller mes gencives, transformer mon sourire en un paysage pollué.

Le silence de l'après-midi résonne contre le bourdonnement de ma créativité, projetant contre les hauteurs de mon œuvre asymétrique des rayons passant du dorée au bronze, dans une formulation que je préférerais voir sautiller par le cramoisi. Je contemple, en sourdine, reculé et caché, installé dans une solitude qui me rappelle les étoiles d'ombres découpés par les arbres des montagnes Nantai, le portrait du ciel, des moutons et de l'immensité du vide. La peinture sèche contre mes doigts et ma gorge me brûle de son alliance avec les composantes chimiques de l'acrylique.

Je ronronne.

Mes chaussures, des plateformes composées de paillettes rouges, écrasent l'herbe ténue qui picorent les ruines de l'écurie. Ce sont elles qui l'habitent depuis que le séisme l'a éventré, rompant ses murs de la même manière qu'il avait casser ma cage thoracique. Mes doigts retournent s'engluer de cette peinture que j'ai trimballé jusqu'ici et en dépose sur le bois endommagé qui croise ma route. Il y a quelque de paisible dans l'existence de cet endroit que l'on n'a pas cherché à réparer, quelque chose qui fait vibrer mes poumons de la certitude d'avoir assisté à la descente du centre-commercial, quelque chose qui me rapelle Lun Marv dans ma chambre d'hôpital. Je pourrais, si les souvenirs de la chair ne s'estompaient pas si facilement me rappeler le chant de mes côtes durant les mois qui ont suivis, le bras de Swan, trop faible pour soulever ses boîtes lors du déménagement.

Ha. Définitivement, j'adore cet endroit. Il perdure et fait perdurer.

Les empreintes digitales qui tracent le chemin qui m'écarte posément de ce Zakuro difforme que je clamerai être de l'art  agissent comme des pancartes, des signes discrets en forme de paumes, qui mènent vers la beauté frugale d'un secret. Et lorsque je m'extirpe du dédalle de mur que le soleil n'arrive pas tout à fait à atteindre, doré-bronze-et-rêve-de-rouge s'amoncelant trop haut pour révéler, je me retrouve heurté de plus belle par l'écart que ce bout de paradis entretient avec le reste de l'Académie.

C'est à ce moment, me promettant distraitement de revenir ici pour lire, que je la vois, orange-paille-foncée-claire, statuesque dans le décor délabré de l'écurie. Elle me rappelle un épouvantail qu'on aurait jeté au sol, sa silhouette l'arrachant au quotidien nippon qui scinde constamment mon regard. Je n'ai pas conscience de l'avoir aperçu auparavant, mais j'ai la certitude définitive de vouloir souffler dans ses cheveux.

Je roucoule, écartant d'un revers d'intérêt la moindre hésitation - mot que mon dictionnaire interne associe à Lawrence et Kojiro - avant de m'approcher d'elle, enjambant des brins de verdures graciles pour en venir à surplomber sa silhouette. Je jette des ombres sur ses membres de paille et son visage se découpe, sectionné entre lumière, nature et obscurité.

« Hello. »

Mes jambe de chaque côtés de son torse, je m'abaisse sur son corps, déposant mon postérieur sur son estomac et lui souriant, amusé, agitant une main tâchée, dégoulinante de peinture presque fraîche en guise de salutation. Bonjour, mademoiselle l'épouvantail.

« I am a crow. And you are not scary enough. »

Mes phalanges viennent taillader ses joues et son menton dans un geste brusque, presqu'enfantin de par sa candeur irréfléchie. Je trace un sourire sur son visage, apposant sur son épiderme, ma seconde oeuvre de la journée.

«  Mieux. »



Spoiler:
 

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Je suis tout ce que je veux, je ne suis rien de ce que je subis. Je deviens celui que je suis.
Kit fait à partir d'oeuvres de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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MessageSujet: Re: Pourquoi ici ? [Kohaku]   Sam 24 Sep 2016 - 17:03

Je ferme les yeux. La couleur sanguine du soleil qui filtre à travers mes paupières à remplacé le ciel. Bleu, ou orange, parfois jaune. Et même un peu rouge. Quand j'ai fermé les yeux, il faisait beau. Le soleil sombrait lentement pendant que le ciel s'enflammait. Je me demande de quelle couleur il sera quand j'ouvrirais les yeux. Est-ce qu'il sera le même ?  Peut-être que si je garde les yeux fermés suffisement longtemps, le ciel deviendra violet. Ou vert. Ça m'étonnerait très franchement ; mais je peux continuer de garder les yeux fermés pour l'imaginer comme je le veux. Je ne sais pas ce que je penserais d'un ciel violet. Ça serais agressif. Après,  ce n'est qu'une question d'habitude je pense. Mais quand même ; violet...

Je soupire et remonte l'un de mes bras pour venir le poser sur mon visage. Mon nez se cale au creux de mon coude ; la lumière du soleil ne filtrera pas à travers mon bras. Je ne vois plus rouge, mais noir. C'est reposant pour mes yeux. Le tissus de ma veste frotte sur mes paupières. Est-ce que j'ai encore envie de me reposer.
Non.

Je m'ennuie. C'est que je suis déjà trop reposée ?  Mais je ne sais pas non plus ce que j'ai envie de faire. Je pensais que mon arrivée dans un nouveau pays serais une aventure. Un chamboulement. Pourtant,  aussi violants qu'aient étés mes premiers pas au Japon, la suite à été désespérément plate. Des papier, quelques allez retour à l'admiration.  Déballer tous mes cartons. Aller sur Skype.
Ah.
Et aussi découvrir un nouvelle culture.  Un peu. Beaucoup. Par défaut.  Disons que je n'échapperais pas à la culture Japonaise. Ou que j'aille, elle me suit. Alors je vais devoir m'y habituer. J'ai l'impression de devoir tout réapprendre. Mais ça ne suffit apparemment pas à m'occuper.  La culture vient à moi, la plupart du temps. Mais pour qu'elle vienne à moi, il faut que je ne sois pas seule dans un champ face à une écurie à moitié détruite.  
Autre soupir.
Je relève le bras, le laissant lamentablement tomber sur le côté. Le monde est redevenu rouge. Encore le soleil a travers le filtre de ma peau.
J'ouvre les yeux. Lumière trop violente.
Finalement, le ciel n'est pas devenu violet.  Déception.  Ou pas. Je referme les yeux, continuant de giser ici comme un cadavre abandonné. Je vais finir par m'endormir, à force d'inactivité.

La moitié du monde est devenue noire.  
Qu'est  ce que ?
Le soleil ne caresse plus l'ensemble de mon visage. C'est froid. Nous sommes en mars, et on m'a coupé du soleil. J'ouvre à nouveau les yeux en fronçant les sourcils. Contrainte de cligner plusieurs fois avant de réussir à voir clair, je fini par discerner une silhouette en contre jour. Hello , dit - elle.
Forme noire, le soleil est bien trop violent quand il se cache derrière toi. Je remonte mon bras, le plaçant de façon à ce que ma main envoie son ombre sur mes yeux.
Je cligne encore. Finalement, je vois.

Mais le temps que j'arrive à voir, la silhouette c'est déplacée. Pourquoi avoir bougé ? Je sens un poids se poser sur moi. Que ?! J'expire un coup l'air qui remplissait les poumons ; tentative inutile d'amortissement. Mon ventre est écrasé.  Et si j'avais mangé hein ? Si je te vomissait à la figure ? Tu ferais moi le malin. J'ouvre les yeux en grand pour jeter un regard furieux sur celui qui m'a pris pour son trône.  
Mais mes yeux rencontrent du blanc, et un large sourire d'enfant.  Ma voix reste bloquée dans ma gorge.
Coucou madame. Tu veux aller manger une glace ?

Il s'adresse à moi en anglais, sans que je ne comprenne mieux pour autant. Ça faisais lontemps qu'on ne l'avais pas parlé anglais. Deux semaines au moins. Mais je ne pensais pas que j'oublierais comment parler cette langue aussi rapidement. Ou alors le problème ne viens pas de la langue, pas de l'accent ; mais simplement des mots.
Your'ne not a crow, and I never wished to be scary.

Mieux.
Sa main passe trop près de mon visage. Bien trop près. Et évidemment, il y a le sol. Ce fichu truc qui m'empêche de reculer la tête. Le geste est trop rapide, trop spontané, pour que je n'aie le temps de pousser sa main.
Une matière froide viens se poser entre mes joues ; décrivant un arc au dessus de ma bouche.

Non. NON.
Je plantes mes yeux sur lui ; exprimant tout le dégoût dont je suis capable de faire preuve ; avant de remonter ma main dans le but d'essuyer tout ça.  

 - Da fuck ? Ye com' an' paint on me ?

J'essaye de remonter le dos pour lui faire face, mais son postérieur à décidé de me clouer au sol. Je n'ai fait qu'etaler la peinture un peu plus ; colorant ma main au passage. Et pour avoir parlé ; j'ai aussi le goût dans la bouche. Un goût de plastique, acide. Ma salive remonte et ne fait que répandre un peu plus ce goût désagréable.

 -I aïnt' gonna be a worrk ov art'

Je repasse ma main sur ma bouche ; empirant encore plus la situation. C'est une horreur ce truc. Et c'est froid en plus. Et mon ventre est lourd. Qu'est ce qu'il me veut hein ? Décidé à venir embêter la pauvre étrangère qui débarque ?

 - An' not even' yurs.  

Je essuie consciencieusement ma main sur son T-shirt, avant de ramener la seconde, pour agripper le tissus et forcer un peu sur mes abdominaux pour venir essuyer ma bouche sur ce même T-shirt. Je ne me fais pas trop d'illusion.  J'ai tout le bas du visage peint ; mais au moins comme ça il n'y aura pas d'autre peinture qui entrera dans ma bouche. Je crache sur le côté une salive colorée avant de rediriger mon regard vers lui, porteur de toute mon incompréhension. Mais qu'est ce qu'il me veut ? Mes sourcils sont toujours aussi froncés ; mon regard toujours aussi mauvais.

 - Pourquoi tu fait ça ?


Je hoquette au mileu de ma phrase. Toute mon indignation passe à travers mes mots ; rendant mon accent pire que d'habitude. Je ne suis même pas sure qu'il ai compris ce que j'ai dit. Je ne sais même pas si je doit parler en anglais ou en Japonnais à celui là. Il a utilisé les deux. J'ai parlé en anglais par réflexe ; mais avec mon accent Irlandais je doute qu'il y ai des japonnais capables de me comprendre. Mais il n'a pas l'air japonnais. Ce n'est pas un petit brun qui regarde ses pieds en marchant.  
Ce type.
Il est venu ; il s'est assis.
Et m'a peint sur le visage.
On est définitivement loin du cliché Japonnais habituel.
Indignation. Énervement.  
Pourquoi ?

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