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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Comme un air de série culte - Chinese guy -

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Erik Thornberg
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MessageSujet: Comme un air de série culte - Chinese guy -   Mar 15 Déc 2015 - 10:27

MACGYVER
ou comment fabriquer une bombe avec un trombone



Mon prédécesseur est donc en arrêt pour dépression. Sans blague ? A cause de ce job. Sans blague ?? Je dois "me méfier" m'ont-ils dit. Laissez-moi rire. Quand on voit la gueule du règlement, il ne faut pas s'étonner. C'est quoi ce pays, c'est quoi cette école ?  
En fait, je crois qu'il me faudrait un plan parce que je ne trouve pas mon local. Les bâtiments se ressemblent, les salles se ressemblent, c'est un vrai labyrinthe !

De l'une de mes poches, j'attrape un bloc note et dresse mon propre plan de mon écriture en pattes de mouche quasi illisible. Bouchon entre les dents, feutre à la main, les petites pages se remplissent à mesure que mon périple se dessine sur les feuilles quadrillées. Je croise des élèves, certains d'entre eux me saluent poliment, d'autres me snobent royalement. Je perçois des regards qui en disent long sur la réputation de cette école. Je devrais peut-être faire une mini-enquête et tenter d'en savoir plus. Pourquoi le type que je remplace est en dépression ?

Et voilà que cette curiosité me renvoit vers mes anciennes pratiques. Chassez le naturel, il revient au galop. Je me vois projeté 20 ans en arrière, prônant l'impartialité et la justice comme tout flic compétent qui se respecte. Y'a juste un rouage qui pique : la justice n'est pas ce qu'elle semble être.

- excusez-moi...

Représentée par des guignols en costard, brandissant des preuves-bidon et envoyant mon frangin en taule. Qu'ils aillent tous se faire foutre, ces avocats et juges de mes deux...

- Excusez-moi !!!
- UNDSKYLD ?!!  (quoi ?!!)

La gamine qui me fait face a les yeux ronds. Oops, je l'ai effrayée ? C'est sûrement à cause du danois.. Non ?
Mais non, je n'ai pas gueulé. Pff.

- Hm. Excuse-moi. Que veux-tu ?

Je me gratouille la tempe, je suis un peu embarassé. Cette petite asiat' est toute menue avec son classeur et ses deux-trois livres en main. Sérieux miss, les besaces c'est plus pratique hein. Tu peux la jouer à la mode de l'oncle Sam, t'en n'auras jamais la tronche.

- Et bien, euh...est-ce que je peux passer ?
- Oui, bien sûr. Pardon.

Je ne la regarde pas particulièrement, mais disons qu'elle a attiré mon attention. Parce que ce petit truc vient d'entrer dans...un amphi. Un amphi, elle est étudiante ?? Na, c'est pas possible, elle doit avoir, à tout casser, 14 ans sur sa tête ! Je regarde la pancarte près de la porte devant laquelle je me tenais quelques secondes plus tôt, obstruant ainsi le passage de la môme.

- Evidemment.

Je me barre de là, comprenant ainsi ma petite saute d'humeur et la raison pour laquelle j'étais parti loin, loiiiin dans mes pensées : cours de Droit. Pfff. Tous des péquenauds en train d'évoluer tels des Pokemons attendant de passer le niveau de crétinerie supérieur.

- Tu devrais changer de voie. Le Droit, ça craint.

Elle se retourne, et j'en fais autant, notant sur mon bloc de papier "Amphi de merde" - en suédois - à cet emplacement géographique dessiné. Qu'on ne vienne pas me demander de changer les ampoules ou réparer je ne sais quoi à cet endroit.

Maintenant que j'y pense...ce job est vraiment merdique. Ce n'est pas le pire, mais j'ai comme l'impression que je vais devenir le larbin d'un peu tout le monde. Je n'ai pas eu l'occasion d'élever mon fils, et me voilà face à une multitude de Mikael de tous âges, de tous milieux, et de toutes personnalités. Je suis comblé. Je soupire en voyant non loin un extincteur couché sur le sol. Il est toujours plombé et je constate toutefois que son entretien est conforme. En tentant de le remettre en place, je comprends la raison pour laquelle il a chu : son support mural est détaché. Waouh, de l'action !! Trop de la balle.... D'une autre de mes poches, je sors un couteau suisse aussi vieux que MacGuyver lui même mais en meilleur état. Bah ouais, je sais me servir de mes mains, mais allez savoir pourquoi j'ai jamais réussi à en faire un appareil de soudure. A cette pensée j'étire un sourire moqueur. Si on m'avait dit un jour que j'allais me retrouver à fixer un support mural, au milieu du couloir d'une académie de petits bourgeois, en souriant tout seul comme un vieux con, et qui plus est au Japon...

Est-ce que j'ai le droit de dire que c'est une vie de merde ? Non. Parce que ça n'est pas le cas, alors je continue de sourire comme un vieux con en sifflotant le générique de cette série américaine aussi dépassée que moi-même.

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MessageSujet: Re: Comme un air de série culte - Chinese guy -   Lun 21 Déc 2015 - 20:38


    Max Planck
    ou comment être persuadé d'avoir tort quand on a parfaitement raison.



    Infusion tranquille d'un thé vert qui miroitait les réalités troubles d'une journée que je repoussais à son dernier instant ; le moment était calme et trop tranquille pour que je ne puisse désirer en bouleverser quelque peu le cours des choses. Mes yeux glissèrent sur les empilages bancals de manuels de mécanique, et je vins mordiller sur la céramique parfumée à la théine.

    From : Litchi
    To : Chess
    15/12/15
    10:49:34


    « Omg, I'm soooo bored. »

    Écartant ma tasse dans le déploiement de l'axe de mon coude, ma face vint heurter la surface des ondes corpuscules, le chapitre sur la mécanique ondulatoire imprimant l'angle de ma mâchoire. Au temps pour les particules des ondes réelles dont il fallait que je définisse le comportement des électrons. Tapotant du bout des doigts sur la structure solide de la tasse, mon esprit évoluait en les tests mentaux d'une reconstruction de la matérialité cylindrique. J'imaginais les décharges d'énergie entre ma chair heurtant la composition moléculaire de la tasse, les flirts mécaniques des oppositions des forces antagonistes, et mes yeux se plissèrent sous l'emportement imaginaire d'une projection visuelle des protons. Oh, damn.

    Redressant mon dos, déployant mes vertèbres en ces corrélations trop dynamiques pour que ça ne dure réellement, je repoussais en arrière ma chaise, pour me relever, et récupérant ma tasse, j'évoluais en travers de la chambre étudiante, détendant les muscles ankylosés de mes épaules. Le bureau, comme un champs de bataille évoluant en un assaut terrifiant, présentait une surface couverte de manuels ouverts, comme des cadavres éventrés, exhalant les figures géométriques de représentations quantiques. Il y avait forcément une manière pour moi de me motiver à reprendre correctement ces révisions … plus tard. Il fallait que je bouge ou je doutais de ma capacité à pouvoir intelligibiliser quoique ce soit de correct sur l'électromagnétisme.

    (…)

    Déambulant sous les couloirs qui œuvraient à travailler mon esprit, se transformant sous l'effet de mon imagination en des reptiles pâles dont les gloaques écailleux se tapissaient d'affiches estudiantines et d'annonces à propos de cours de guitare le lundi soir, je remontais sans trop de difficultés l'inverse d'un flot de jeunes années, gravelas de têtes sombres qui se retournèrent sur mon passage, tandis que je soufflais, du bout des lèvres, sur le nouveau thé réchauffé dont j'avais fait l'acquisition à la machine du troisième étage.  

    Les ribambelles d'étudiants tournoient autour de moi, et pendant un instant, les faces humaines sont remplacées par les composites magnétiques qui justifient la radiation d'un corps noir, dont la chaleur et son élévation sont responsables. Mes yeux se plissèrent, et durant quelques secondes irrationnelles, le monde ne devint plus qu'un tableau sensationnel d'une conscience subatomique dans laquelle s'éclataient le milliard exponentiel de possibilités.
    Je ramenais mes épaules en arrière, étirant mes déltoïdes, et les muscles se déroulèrent dans un long développement suivant l'axe des vertèbres. La sensation de réalité fragilisée dans sa tengibilité était récurrente, songeais-je, en particulier quand le thé étourdissait mes sens. Une fois, sur le bord d'un soupir encré, Joshua m'avait dit que le plaisir commençait par les sens. Il n'était pas compliqué d'en vérifier la thèse quand il s'agissait de perdre les repères de la vérité pour préférer le confort d'un moment d'observation du monde.

    Un éclat de blond au travers des humains normalement trop bruns me fit détacher les yeux d'un mur, et je baissais les yeux vers la silhouette qui se poste devant un extincteur détaché. Le détail est habituel, je ne crois pas avoir vu cet objet fixé correctement depuis plusieurs mois, mais il s'agit là d'une routine que de passer à côté en se demandant combien de fois ils vont le remettre en place. L'homme était blond, carré, et j'étais quasiment persuadé de n'avoir jamais épinglé son visage dans le répertoire mnésique des portraits mentaux que j'avais dressés des humains de ce quotidien universitaire. Je l'observais quelques temps, avant d'opter pour un rapprochement silencieux, à l'écouter, de dos, siffloter un air inconnu.

    « Vous avez conscience que vous vous la jouez un peu Tantale ? »

    J'amenais le thé à ma bouche, en esquissant un demi sourire. Le souvenir de mes cahiers abandonnés et éventrés sur le chapitre de l'électromagnétisme perturbèrent mon mouvement, et serrant avec un peu plus de pression le gobelet en plastique, je sifflais.

    « Oh. Et je parle du mythe grec. Pas de l'élément chimique. »

    Pendant une seconde, je le déshabillais des yeux, dans un balayage rieur du regard.

    « À moins que vous ne me spécifiez être très résistant à la corrosion, ductile, que votre numéro atomique est 73, et ... »

    Je plissais les yeux, fouillant les souvenirs de la représentation mentale du tableau de Mandeleiev. L'homme avait cette apparence que je pouvais facilement associé à cet métal de transition, par un étrange hasard. Au final, j'avais plus de facilité à l'associer à ce minerais bleu/noir, conducteur de chaleur et d'électricité, qu'au cannibale Tantale de l'Olympe. Les chiffres revinrent. Je souriais.

    « - masse volumique, 16, 4 g·cm-³ et masse atomique 180, 94788 ± 0, 00002 u. »

    Je secouais mon gobelet, reportant mon regard sur l'extincteur qu'il s'échinait à accrocher.

    « C'est dommage que vous le remettiez en place. On s'était habitué à le voir comme ça. »



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    MessageSujet: Re: Comme un air de série culte - Chinese guy -   Jeu 7 Jan 2016 - 16:03

    STARGATE SG1 - "Le supplice de Tantale"
    ou la frustration dévorante qui ne s'apaise jamais


    - Hein ?
    Une voix masculine qui surgit dans mon dos, je ne daigne pas me retourner pour le moment. Ce n'est pas de l'impolitesse, mais c'est juste que cette saloperie de vis refuse d'entendre raison ! Je devais m'en douter, il faut changer la cheville ou percer à nouveau le béton. Ca me gonfle un peu là. J'ai pas vraiment le matos pour ça, j'espère que la direction...enfin, l'administration, a de quoi me permettre de mener cette ridicule et pénible mission à bien. Tu parles d'un héros. Voilà maintenant que l'intrus commence à me parler de je ne sais quoi... Je me suis arrêté à Tantale là. Il a avalé les pages de Wikipédia ou quoi ? Ca suffit, je laisse tomber. Pour le moment. Parce que je ne renonce pas, j'arriverai à fixer ce maudit extincteur sur ce mur. Mais Tantale, Tantale... ce nom me dit quelque chose. Je me redresse et me retourne. Et ça sort tout seul.

    - Son of a b...each !!!

    Juron qui m'échappe involontairement, mais grâce à mon habile maitrise de...moi-même, je joue de l'homonymie pathétique. Parce que Godzilla ne ressemble pas vraiment à un élève mais encore moins à un membre du personnel. Enfin, c'est plus l'Empire State Building que Godzilla.

    ...

    Attends un peu. Je ressemble à un membre du personnel moi ? Hum. Alors détaillons, détaillons le morceau de viande qui se présente là. Vraiment, vraiment très grand. Alors il doit bien dépasser les deux mètres, hein ? Je semble petit à côté...ça change ! Wouhou !  Mais non, j'aime pas ça. C'est qu'en général, le monde est impressionné par ma stature, ça m'amuse beaucoup, mais là... Je fronce alors les sourcils. Etudiant ou personnel ? Le mec est assez à l'aise pour se balader dans les couloirs avec un truc fumant dans les mains et d'après l'odeur, ça n'est pas du café. Une tisane, super-mamie ? Ensuite, il ne dit pas bonjour mais il me vouvoie. Un membre du personnel poli à 50% ? C'est déjà les soldes à Keimoo ? Ce n'est pas très nippon tout ça. En tout cas, hormis les yeux bleus et la taille mirobolante, il semble être Japonais. Plus que moi en tout cas. Haha, c'est pas dur. En fait, je me casse la tête pour rien parce qu'en fait, j'en ai rien à foutre. Alors je hausse les épaules et...Ah bah, ça me reviens maintenant. Héhéhé.

    - Je ne sais pas ce que tu baragouines mon gars. La seule fois où j'ai entendu parler d'un Tantale, c'était dans un des premiers épisode de Stargate.

    Avec le même mec qui a fait McGyver en plus ! Haha, je me poile tout seul. Encore un peu et je faisais un amalgame de taré. Associer le mot "tantale" et "grec" m'a presque fait dire que je ne mange pas de... ce pain là. Mais heureusement qu'il y a la téloch' en taule pour savoir que Tantale n'a rien à voir avec tantouze. Ou tarlouze, rayez la mention inutile.
    En tout cas, cet épisode là était chouette. L'équipe d'explorateurs des planètes avaient réussi à trouver le langage universel grace aux éléments chimiques représenté sur une version holographique 3D du tableau périodique, celui qui porte le nom de je ne sais plus quel buveur de vodka (soit dit en passant, la vodka, c'est dégueu !) . Quoi qu'il en soit, le vieux type dans l'épisode a dit un truc comme "aucun trésor ne vaut qu'on s'y attarde s'il ne peut pas être partagé et s'il ne sert à personne d'autre". C'est ce que je reproche à pas mal de guignols de cette académie. Ils veulent tous obtenir le savoir, non pas pour le partager, mais pour frimer, monter sur leur grand chevaux et clamer haut et fort "Tu vois, ça je le sais, toi non, ce qui me rend supérieur à toi". C'est souvent le cas des étudiant en droit qui prétendent connaitre la loi sur le bout des doigts, mais ne l'ont-il jamais enfreinte une seule fois ? E t je ne parle pas seulement des lois gouvernementales, mais des lois universelles, de l'éthique. Ils me font tous marrer. Les étudiant en psychologie ne valent pas mieux : sous prétexte de savoir ce qu'il se passe dans le crâne d'un être humain, il sont les premiers à juger, à prendre de haut quiconque ose leur répliquer en pleine face. Ouais, bah tu peux avoir tous le savoir que tu prétends, tant que tu n'auras pas l'expérience de la vie et ses aléas, tu ne vaut pas mieux qu'un môme qui apprends à lire. Savoir c'est bien, partager c'est mieux et si tu fais tout ça sans faire enfler ton égo, tu auras droit à mon attention, et à mon respect. La plus grande erreur de l'humanité, celle qu'aucun prof ne pourra noter d'un zéro pointé, c'est de désirer ce qui est difficile d'atteinte, voire quasi inaccessible. C'est oublier que c'est ce qui se trouve à sa portée qui a le plus de valeur. Les choses simples, la liberté.

    J'ai un petit salaire comparé à ce que je faisais avant, mais je suis heureux désormais. Mettre des petits cons derrière des barreaux n'empêchera pas les vrais criminels à voir le jour. Je suis certains que bons nombres d'entre entre eux foulent le sol de cette académie. Des manipulateurs, des meurtriers, des pervers. Si ça se trouve, Monsieur Wikipédia est de ceux là.

    Je reconsidère l'extincteur là et étire un grand sourire.

    - Et bien, raison de plus pour le faire ! Un peu de changement ça ne fait pas de mal, après tout, chaque chose a sa place, n'est-ce pas ?

    Et bien, il va donc vraiment falloir que je me dégote une perçeuse. Plus facile à obtenir qu'un doctorat en je ne sais pas quoi, hein ?

    - Donc, t'es qui ? T'as l'air d'en connaitre un rayon en chiffre ou en chimie... Cursus scientifique ?

    Au hasard hein. Pourquoi pas ? Ceci expliquerai cela...
    Quant aux bonnes manières, et bien on va suivre hein. Trop de manières et de politesses hypocrites dans ce pays de toute façon.

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    MessageSujet: Re: Comme un air de série culte - Chinese guy -   Lun 22 Fév 2016 - 20:03

      Elément 117, 40 % plus lourd que le plomb.


      L'allusion à Stargate me fit projeter dans un rappel de la série des années de mon père. Ce n'était pas ma série de Science Fiction favorie, mais j'avais toujours éprouvé une certaine attirance pour Teal'c, le Jaffa aux yeux si particuliers. J'esquissais un sourire.

      « Je ne crois pas avoir vu cet épisode. »

      Appuyant mon dos contre le mur, je considérais avec attention l'amassement discret d'un petit groupe de fille, au bout du couloir, dont les chaussettes hautes remontaient fermement sur leurs mollets galbés. J'amenais le gobelet à mes lèvres, suçotant le rebord, les yeux rivés sur les ourlets des jupes, les rondeurs des cuisses. Mes pensées cavalcadaient sur Tantale, le damné sans eau, sans nourriture, et sur Prométhée, le malheureux Titan au foie sempiternellement arraché par un rapace. Mes yeux glissèrent sur les cuisses des filles. J'inspirais, la buée du thé venant flirter sur le rebord de mes lèvres.


      - Et bien, raison de plus pour le faire ! Un peu de changement ça ne fait pas de mal, après tout, chaque chose a sa place, n'est-ce pas ?

      Je ne répondais pas, détachant mes yeux des jambes nues des filles, pour les porter sur le visage de l'homme. Sur sa face nordique, l'on devinait les sévices d'une vie antérieure à celle-ci, différente en tout point. Qu'avait-il été avant d'être le toutou d'Ashita, occupé à remettre en place les extincteurs tombés et à passer la serpillière dans les couloirs après les journées pluvieuses ? Les yeux plissés, j'examinais ses mains burinées, attestant mentalement les algorithmes faramineux de mon imagination découlant au sujet de la taille et de la force de celles-ci. Sa proposition n'en était pas une, et m'ennuyait fermement.

      « Je ne suis pas adepte du déterminisme. »

      Dans un soupir irrité, je m'écartais du mur, avançant droit sur lui, pour le surplomber du regard, et à l'instant où il posait sa seconde question, m'interrogeant sur ce que j'étais, je fronçais les sourcils, le contournant. Je considérais des yeux le cadavre allongé de l'extincteur, avant de simplement m'abaisser, et m'asseoir dessus.

      Le message était clair, mon refus implacable imposant le fait que cet objet, pour mon divertissement, ne bougerait pas d'en dessous mes fesses. Il n'y avait pas de raison particulière à cette guerre que je déclarais à l'ordre : simplement, la notion de logique caché dans ce déterminisme pointu m'exaspérait. Croisant les jambes, calant mon dos contre le mur, je levais la main, laquelle mon thé, pour secouer mon gobelet sous le nez de l'homme-Tantale, heurtant son regard au mien. J'estimais mon poids, depuis ma dernière visite médicale, à cent kilos, puisque j'avais perdu un peu de masse. Si l'homme tenait à ce que l'extincteur, dans une volonté iminément confrontée à la mienne, soit placardé de nouveau au mur, je tenais à ce qu'il me déloge de ma position sur laquelle je tenais mes appuies. J'amenais les épaules en arrière.

      « Je suis Zakuro Fea, je suis en physique théorique approfondissement cosmologie. Je suis aussi le Ciel, et, là, je suis un emmerdeur. »

      À l'autre bout du couloir, les filles ayant assistées à la scène se mirent à glousser. Je vins tapoter contre la surface plastifiée du gobelet, dont le contenu s'était vidé de moitié. Je plissais les yeux, venant interroger l'homme d'un regard dans lequel ne s'exprimait que trop mon insolent intérêt au béhaviorisme.

      « Chaque chose à sa place, comme vous disiez. »


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