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 In every lost soul the bones of a miracle [Hisa]

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Wunjo Ivanov
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KMO
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MessageSujet: In every lost soul the bones of a miracle [Hisa]   Dim 6 Sep 2015 - 18:09


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In every lost soul

The bones of a miracle



On ne pouvait pas vraiment dire qu'il avait remué ciel et terre pour s'incruster ici, sur le campus... Mais tout de même, il avait du faire preuve d'ingéniosité. Keimoo étant une Académie réputée, n'importe qui n'était pas toléré dans son enceinte. Et puis, sans faire totalement son age, Wunjo faisait clairement plus vieux que la plupart des étudiants ici, il attirait donc forcément l'attention. Heureusement pour lui, le fait d'avoir étudié ici il y a quelques années maintenant faisait qu'il connaissait plutôt bien l'Académie et les gens qui y travaillaient -ceux qui n'étaient récemment arrivés, cela s'entendait-, ce qui lui donnait un avantage certain pour jouer les parasites en toute discrétion.

Ce qui l'amenait ici ? Les affaires pardi !
Puisqu'il était sans emploi, il fallait bien qu'il renfloue les comptes d'une manière ou d'une autre, et la manière en question consistait à dealer de la drogue. Ce n'était pas la première fois que le Russe s'adonnait à ce genre d'activités, mais il avait opté pour une autre clientèle : si par le passé il avait écumé les bars louches de la ville pour appâter les vermines de Keimoo, il se concentrait maintenant sur un tout autre type de profil : le bourge rebelle. Le bourge rebelle consomme de la drogue, douce en général, dure parfois, est souvent pété de thunes, et créé très peu de problème car il n'a lui-même pas envie de s'en attirer. Bref, c'est le client parfait.

Le seul souci de ce client parfait, c'est que pour le débusquer, il faut venir sur son terrain. Car non, les bobos et aristos étudiant à l'Académie ne fréquentent pas beaucoup les quartiers mal famés de la ville. Et comme tout le monde le sait : si Mahomet ne va pas à la montagne, c'est la montagne qui ira à Mahomet. Même si Wunjo était quand même très loin d'une montagne... à vrai dire il évoquait plutôt un arbrisseau.
Un arbrisseau qui cherchait de toute évidence à ne pas être trop reconnaissable, de toute évidence. La plupart des étudiants qu'il avait cotoyés du temps où il était encore un faux universitaire avaient quitté l'Académie... ou même la ville, les chances qu'il soit reconnu étaient minimes, mais il ne pouvait définitivement pas les prendre. Il n'avait pas non plus sorti le grand jeu -les perruques, il en avait un peu sa claque-, mais les lentilles couleur noisette pour cacher ses yeux vairons étaient bien là. Il avait également opté pour le bonnet noir bien enfoncé sur les cheveux et les lunettes de soleil larges, ce qui ne dénotait pas trop avec le temps ensoleillé mais plutôt frais de septembre...  De toute façon, étant donné la variété de looks qu'on pouvait trouver sur le campus, personne n'irait se formaliser de ces quelques petits accessoires.

C'est à la cafet du campus qu'il avait rendez-vous pour son échange. Ca tombait plutôt bien, il avait justement un peu soif. Il passa au comptoir commander son café glacé, avant de se diriger vers la véranda. Contrairement au hall de la cafeteria, essentiellement meublé de tables et chaises façon réfectoire -un réfectoire élégant mais un réfectoire quand même- la véranda offrait un confort bien plus familier, avec des tables basses entourées de canapés et fauteuils attrayants. Les grandes baies vitrées permettaient d'admirer le jardin entourant les lieux, et laissaient également entrer le soleil quand il y en avait. Avec cette belle journée, la véranda était le lieu de détente idéal. Il y avait déjà quelques personnes installées, mais l'endroit était loin d'être bondé, et Wunjo n'eut aucun mal à trouver un endroit pour s'installer.

Il déposa son sac, contenant la marchandise qu'il comptait bien vendre, à côté de lui, sur le tissus matelassé du canapé, posa son café sur la table basse, avant de s'affaler sur le sofa dans un soupir de bien être. Il aurait pu s'endormir ici, avec les rayons de soleil qui lui caressaient le visage et le bruit étouffé des discussions alentours pour le bercer. Le son caractéristique indiquant l'arrivée d'un SMS le sortit cependant de sa torpeur, et il se redressa un peu, tendant le bras pour attraper son café alors que ses doigts s'agitaient sur l'écran pour afficher le message.... qui lui tira un juron, en russe.

[J'ai un imprévu, désolé. Est-ce qu'on peut reporter à demain soir?]

Petit con va. Mais petit con sacrément fortuné et sacrément bon client, difficile de l'envoyer sur les roses juste pour le plaisir du défouloir. Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait. Merde quoi, il s'était fait chier à se créer une fausse carte étudiante au cas où on venait le faire chier. Il grogna un peu, mais finit par répondre au môme : [Ok pour demain. T'auras une majoration de tarif pour la peine.]

S'il plaisantait ? Oui, techniquement. Si le gamin était par contre assez con pour le prendre au sérieux et pour accepter, il n'allait pas cracher sur de l'argent de poche supplémentaire... Le téléphone sonna encore pour lui apporter la réponse suivante : [Ca ne devrait pas être un souci.]
Ok, donc il était con. Mais ça arrangeait plutôt les affaires du blondinet qui glissa l'appareil dans sa poche alors qu'un léger sourire se dessinait sur ses lèvres et qu'il s'apprêtait à siroter une gorgée de son café glacé. Augmenter ses rentes sans rien faire, c'était plutôt pas mal. Bon, le seul souci dans cette histoire, c'était qu'il n'avait plus grand chose à faire aujourd'hui avant au moins ce soir...

Se laissant couler dans le fauteuil, café à la main cette fois-ci, il laissa sa tête basculer en arrière, pensif. Que faire ? Maintenant qu'il était là, il n'avait pas tellement envie de repartir desuite. Il aimait bien le campus, ça lui rappelait de relativement bons souvenirs. Avant la disparition de ses parents, il n'y était pas tant de fois retournés... essentiellement par peur d'être reconnu par les mauvaises personnes. Mais depuis qu'il avait orienté ses affaires vers la gente estudiantine, il avait plus d'occasions d'y venir. Généralement, il ne restait pas longtemps, juste le temps du business, mais là...puisqu'il n'avait rien à faire de mieux, pourquoi pas ?

Se redressant un peu, il commença à scruter les gens autour de lui. C'était un gros souci chez le Russe : il n'aimait pas la solitude, et s'ennuyait très vite lorsqu'il n'avait pas de compagnie. Pire qu'un enfant, dès qu'on le laissait seul trop longtemps, il se mettait à faire des conneries. Le souci, c'était que les conneries qu'il faisait étaient devenues nettement moins anodines que celle d'un môme de 5 ans... Ses yeux vifs cherchaient de toute évidence une proie, quelqu'un qui pourrait tuer son ennui. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas fait cela. La dernière fois, c'était avec Kuro. Il eut un pincement au cœur alors que l'image de son ex petit ami envahissait son esprit sans invitation. Lui qui essayait à tout prix de ne pas y penser, c'était une grande réussite...
Comme pour chasser cette image, s'il leva subitement, manquant de renverser le reste de son café sur son jeans au passage. Il retourna au comptoir chercher un autre café glacé, avant de retourner à son observation.

Il y avait déjà un peu plus de monde qu'avant. Il élimina d'entrée de jeu toutes les candidates féminines: il avait définitivement du mal à supporter les filles. Il y avait naturellement quelques rares exceptions, mais avec sa poisse habituelle, il ne préférait pas tenter le sort. Il élimina les groupes, il n'avait jamais aimé les gens agglutinés, sauf peut être avec une sacrée quantité d'alcool dans le sang pour le rendre plus tolérant. Le café avait tendance à avoir l'effet inverse.

Et puis ses yeux tombèrent sur un type, d'apparence plutôt jeune -pas non plus lycéen, mais sûrement pas thésard- et de toute évidence seul. Il avait une liasse posée sur ses genoux, à moins que ce ne soit un journal, peut être le Keimood, laissant penser qu'il était peut être en train de travailler, réviser, ou bouquiner. Quoiqu'il en soit, ce n'était pas ça qui allait rebuter Wunjo Ivanov. A vrai dire pas grand chose ne le rebutait, pas même le casque audio avec la musique poussée à fond. En fait, plus le corps et l'attitude criaient « foutez moi la paix », plus il avait envie de s'inviter. On appelait ça l'esprit de contradiction : le sien était très développé, et très irritant.

En quelques enjambées, il se retrouva à son niveau, se laissant tomber sans grâce sur le canapé à côté de lui. Le souci de la véranda, c'était que la plupart des tables étaient aménagées pour des groupes de 4 à 10 personnes, alors nécessairement, quand on s'y installait seul, on s'exposait à l'invasion d'inconnus. La plupart des inconnus, cependant, se contentaient de s'asseoir, et de se mêler de leurs affaires. Wunjo, lui, était une espèce bien plus envahissante. Il offrit un grand sourire espiègle à son voisin qui ne semblait pas franchement vouloir lui accorder son attention. Maintenant qu'il était assis à côté de lui, il remarqua 2 choses : il était plutôt grand -en tout cas pour les standards japonais et pour les siens, vu que le blondinet n'était pas très grand- et il avait un air... comment dire... Blasé. Oui c'était ça. Mauvais jour peut être ? Ou bien éternel sentiment désabusé, impossible à dire. Quoiqu'il en soit, c'était exactement le genre de petite -enfin techniquement grande- créature que le Russe adorait embêter. Ca lui donnait envie d'enfoncer ses index dans ses joues juste pour voir s'il réagirait. Mais même Wunjo le mal élevé savait qu'il n'y avait des limites à ne pas dépasser. Il fallait qu'il soit sacrément ivre pour venir pincer les joues des inconnus.

A la place, il s'installa un peu de profil, posant un bras sur le dossier du canapé, pour faire un peu plus face à sa jeune victime. Il n'aurait su dire si l'autre ne l'avait pas remarqué, plongé dans ses feuillets, ou s'il l'ignorait ostensiblement. Il penchait pour la seconde option, mais ça n'allait pas l'arrêter.

Fouillant dans son sac, il en sortit une petite pochette transparente, dans laquelle on voyait une vingtaine de pastilles de couleurs vives avec un joli smiley content en guise de décoration. Il posa cette petite pochette sur le feuillet du jeune homme, juste sous son nez. Sur son visage, son grand sourire n'avait pas faibli, et ses yeux pétillants le dévisager avec amusement. Clairement, il s'amusait.

« Tiens, t'as l'air d'en avoir bien besoin »

Lâcha-t-il en guise d'explication, levant un sourcil mutin alors qu'il guettait sa réaction. Ou plutôt.... son absence de réaction.
Ce n'était pas une critique directe plus... une taquinerie. Bon, en général, les gens normalement constitués attendent de connaître un peu les gens avant de les taquiner. Wunjo, non. Il avait juste la fibre très asticoteuse, encore plus lorsque l'ennui avait le malheur de pointer le bout de son nez.

« Fais pas cette tête Droopy, ce n'sont que des smarties »

Ajouta-t-il dans un petit rire, reprenant son sachet maintenant qu'il avait imposé sa présence au « Droopy » en question. Wun ne savait même pas si Droopy était connu au Japon. S'il ne l'était pas.... tant pis. Le surnom perdrait de son impact, mais ça le faisait au moins sourire de superposer ce chien indolent à ce drôle de garçon. S'il mentait au sujet des cachetons ? Impossible à dire. Il ouvrit la pochette, y glissa son doigt, en attrapa un vert, qu'il glissa sur sa langue, sans quitter des yeux son voisin.

« Alors, qu'est-ce que tu fiches ici tout seul ? »

Enchaîna-t-il, levant les sourcils. Une vraie question de fond, selon lui. Il ne supportait pas la solitude, et il ne comprenait pas que certains puissent tant s'y complaire. Wunjo et l'ouverture d'esprit, ça faisait parfois deux. Souvent, même.






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MessageSujet: Re: In every lost soul the bones of a miracle [Hisa]   Mar 8 Sep 2015 - 10:49

P comme pause bien méritée. La matinée ne m’avait pas vraiment souri. Entre les cours ennuyants – que je nomme épistémologie et chimie organique – et les voisins super chiants, on peut dire que j’ai eu ma dose. Mon quota de tolérance étant épuisé pour le moment, je me dis que prendre une boisson fraîche à la cafétéria m’aidera sûrement à me reprendre pour mieux supporter les cours de l’après-midi qui commencent dans…trois heures. Parfait, ça me laisse le temps de me détendre suffisamment pour revenir d’attaque. Même si l’ambiance de la cafétéria ne me plaît guère, je me rassure en me disant que je trouverais bien une forteresse de solitude au niveau de la véranda. J’occuperais un sofa pour moi tout seul et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Enfin, ça c’est ce que j’aime imaginer. Si ma chambre de pensionnat n’avait pas été inondée, je n’aurais pas ce genre de soucis, je serais simplement retourné me cloîtrer entre quatre murs en location jusqu’à la reprise des cours. J’aurais dormi, mangé, je serais allé sur internet pour me vider la tête. Maintenant que j’habite dans une maison au quartier Hebi, c’est un peu plus compliqué pour faire des allers-retours entre le campus et mon logement, mais je ne peux pas dire que j’en suis mécontent. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Pour plusieurs raisons – dont le loyer – je suis satisfait d’avoir eu à déménager.

(…)

Le monde est petit. Alors qu’on me sert une canette de soda au comptoir, je crois reconnaître une personne au loin. Peut-être que je me trompe, mais elle ressemble vaguement à une fille que j’ai connu en étant plus jeune, au primaire peut-être. Sauf qu’avant elle était brune, elle avait des yeux bruns foncés et ne portait pas des lunettes. Je secoue la tête. Ce n’est pas elle finalement. Encore légèrement confus, je remercie l’homme qui m’a servi avant de partir m’installer loin de la population. Par chance, la véranda n’est pas très occupée. Je jette un œil à travers la baie vitrée, c’est bien ce que je pensais. La plupart des étudiants préfèrent rôtir à l’extérieur, profitant de ce fait des derniers rayons de soleil de la saison. L’été s’achève dans quelques jours, il sera bientôt temps de troquer nos chemises à manches courtes contre des pulls. Une main dans la poche, l’autre sert de support au morceau de métal qui contient du thé glacé. Je sirote tranquillement ma boisson en revenant sur mes pas. Asseyons-nous sur le premier canapé venu.

J’ai l’air d’un chien qui marque son territoire. Installé à l’exact milieu du sofa, je pose mon sac de cours à ma gauche, puis mon casque ainsi que mon téléphone à ma droite. Consigne ou plutôt règle d’or : ne pas approcher. Certes, je ne mords pas et je n’ai pas l’air d’être très dangereux, mais je ne suis pas disponible pour faire la causette pour autant. Afin de prendre encore plus mes aises, je décide de sortir un livre. Quitte à passer le temps ici, autant bouquiner. Astrophysique, étoiles, univers, c’est le titre. La dernière fois que j’avais essayé de le terminer – à savoir début juin – je m’étais posé sur un banc dans la cour puis je m’étais fait aborder par…une fille qui ne supportait pas de me voir seul. Finalement, nous avons eu un désaccord et je n’ai jamais pu finir en paix. Les mois qui ont suivi ont été bien trop chargés pour que je puisse m’adonner aux plaisirs de la lecture. Parfois, je me demande ce que je fais encore au club de littérature maintenant que je dois m’occuper du recrutement du club plutôt que lire dans mon coin comme je le faisais du temps de l’ancienne présidente.

(…)

Heureusement que j’avais mon casque sur moi, sans quoi je n’aurais pas survécu au brouhaha engendré par les autres étudiants. Au moins ils ne s’adressent pas à moi, ils ne me dérangent pas quand je lis, c’est une bonne chose. Enfin, ça, c’était ce que je pensais il y a deux minutes. Depuis il y a un type louche qui s’est installé à côté de moi malgré la barrière que j’ai tenté d’installer. En d’autres temps, d’autres lieux, j’aurais simplement émis un grognement de mécontentement – voyez l’animal qui est en moi – avant de partir m’installer plus loin si jamais l’inconnu devenait trop envahissant. Néanmoins, il se trouve qu’il ne me reste que vingt pages à lire et je refuse de me lever pour finir ce bouquin cinq mètres plus loin. Irrité, je ne laisse pourtant rien paraître et décide de feindre l’indifférence alors que je sens un bras se poser sur le dossier du canapé. Ce n’est pas une illusion. Ce type me cherche. Et même mon casque ne semble pas vouloir me soutenir. Ce traître glisse le long de mon visage avant d’atterrir au niveau de mon cou. Les yeux plissés, les lèvres serrées, je finis par me tourner vers le gêneur alors qu’il se met à fouiller dans son sac.

Impossible. Ce n’est quand même pas ce que je crois ? Des pastilles multicolores avec un mini-sourire dessiné dessus. Je relève les yeux vers mon interlocuteur. Je ne sais pas qui il est ni d’où il vient, mais il n’a pas l’air d’être un étudiant. Je ne sais pas quelles sont les tendances actuelles, mais je doute que les gosses de riches se sapent de la sorte. Bonnet noir, lunettes de soleil, c’est comme s’il cherchait à ne pas révéler son identité. Comment a-t-il fait pour arriver jusqu’ici sans que quelqu’un remarque qu’il soit louche ?! C’est un intrus, pire que ça. Un dealer. A qui dois-je le signaler ? Le temps que j’aille le dénoncer, il aura certainement eu le temps de fuir. Le regard étincelant, il me propose sa marchandise en sous-entendant que j’aurais besoin de me décoincer.

« Non merci. »

C’est alors qu’il se met à rire. Des smarties ? Je penche la tête sur le côté avant de pousser un long soupir. Comme si c’était le moment et l’endroit pour faire ce genre de blagues. En tout cas je suis soulagé, même s’il a l’air louche et peu fréquentable, il ne m’a pas proposé de drogue. Le livre toujours posé sur les genoux, je hausse les épaules et retourne à mon occupation. Je lis sans vraiment lire, je n’arrive plus à me concentrer. Quelque part, mon regard finit toujours par dévier en direction du type louche. Droopy. C’est le nom qu’il m’a donné. Je n’ai pas idée de l’endroit d’où ça vient alors je ne vais pas le prendre trop mal…je suppose. Après avoir posé une pastille verte sur sa langue, il reprend la parole. Au même moment, je décide de fermer mon bouquin. J’abandonne.

« Je lisais. »

Bravo Hisaka pour cette remarque très pertinente. J’ai l’impression que kami-sama ne veut pas que je termine ce livre, c’est comme s’il renfermait un secret sur la dernière page et qu’une force mystérieuse m’empêchait à chaque fois d’y parvenir. Bon, faisons-lui plaisir et parlons-lui un peu. Quand il verra que je ne suis pas la personne idéale pour jouer à ses enfantillages, il finira bien par partir de lui-même. Je repense alors au gros lourd qui m’avait harcelé pour que je lui tienne compagnie à la gare l’an passé. Je gémis intérieurement. Peut-être qu’il ne va pas lâcher l’affaire aussi facilement que je ne le pense.

« J-j’espère que tu as une bonne raison pour m’avoir interrompu. »

Toi, moi. On ne se connait pas. Je sais bien qu’il y a marqué « victime à embêter » sur mon front – encore qu’il n’y a que des emmerdeurs d’un certain niveau qui parviennent à le voir – mais est-ce un motif valable pour venir me chercher des noises ? Il y a une multitude d’autres gens à voir dans la cafétéria ou même dehors. Si tu veux tuer ton ennui, je ne suis pas la bonne personne. Enfin, j’aimerais bien ne pas l’être. Pauvre petite chose que je suis.

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MessageSujet: Re: In every lost soul the bones of a miracle [Hisa]   Sam 19 Sep 2015 - 20:55


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Un sourire presque bienveillant s'installa sur les lèvres de Wunjo alors que son nouveau centre d'intérêt refermer son bouquin : ouiiiiii, ouvres tes chakras et laisse entrer la Wunattitude dans ta vie mon petit! C'était en tout cas à peu près ce que sa disait le russe alors qu'il ôtait ses lunettes de soleil pour avoir moins l'air d'un agent de Men in Black -ou d'un kéké... c'était une question de perspective.

« Ah tu lisais ? A première vue j'aurais plutôt dit que tu étais en train de leeeeentement décéder d'ennui mais d'accord ... »

Après Hisaka dans le rôle de Captain Obvious, Wun dans le rôle de Captain OhReally ?!. La surprise feinte était presque crédible... Wunjo demeurait un bon acteur même si pour le coup il ne faisait aucun effort particulier pour être plausible. Un simple petit haussement de sourcils accompagné d'une moue étonnée et le tour était joué. Sa pauvre victime n'allait probablement pas y croire une seule seconde, et franchement il s'en foutait : EVIDEMMENT qu'il avait remarqué qu'il lisait. EVIDEMMENT bis qu'il se doutait que l'étudiant ne voulait pas être dérangé... Mais ce n'était pas ça qui allait l'arrêter...loin de là en fait. Wun était un emmerdeur, un vrai. Il avait 28 ans, mais la maturité d'un gosse de 12 ans. Il s'amusait d'ailleurs d'un rien, un peu comme un môme, et si c'était très pratique pour lui, ça pouvait virer au calvaire pour son entourage. Il se souvenait encore de l'air particulièrement blasé d'Ethan devant certaines de ses réactions.... Son cœur se serra un peu à cette pensée : l'américain lui manquait. Beaucoup. Maintenant il n'avait plus personne à qui se confier et à qui faire des câlins -lui qui était si tactile, ça lui manquait cruellement. Certes, c'était en partie sa faute, mais ça ne rendait pas l'absence plus tolérable.

Il s'infligea une claque mentale pour sortir la nostalgie de sa tête et se concentrer sur le pauvre bonhomme en face de lui. Le désespoir était en train de se peindre sur son visage de manière peu perceptible mais bien réelle alors qu'il réalisait qu'il ne se débarrasserait probablement pas facilement de la sangsue à bonnet.
Il eut tout de même le courage d'essayer, ce qui était tout à son honneur. Naturellement, il ne pouvait pas deviner qu'il était tombé sur un mec très têtu et avec beaucoup trop de temps libre. Un temps libre que Wunjo aurait pu mettre à profit pour se trouver un boulot, ou juste commencer à mettre en place son grand projet de vie -enfin de mort du coup- mais.... Non. Plus tard. Un jour. Sérieusement aujourd'hui il avait vraiment la flemme, et puis sa petite affaire qui avait été reportée avait anéanti sa motivation.

Pas celle pour embêter cet étudiant, en tout cas.

« Une bonne raison ? »

Répéta-t-il, à deux doigts de muter en perroquet à force de répéter tout ce que disait le brun. Il avait bien envie de lui dire que pour avoir une bonne raison, il faudrait déjà avoir une raison concrète, mais il s'en garda bien, comprenant sans mal où ce mec voulait en venir : si t'as pas de bonne raison, dégage. Wunjo n'était pas certain qu'il oserait le lui dire de manière aussi claire, mais le message était le même. Pas de chance pour lui, le russe était TRES doué pour jouer le con, et faire semblant de ne pas comprendre ce qu'on voulait lui dire. Il en avait rendu chèvre plus d'un... Rarement des filles par contre, puisqu'il était très mal à l'aise en leur compagnie. En fait, la meilleure chance de s'en sortir pour le brun, c'était encore de se faire pousser une paire de seins.

« T'as l'air de te faire chier comme un rat mort. »

Ca avait l'air d'une constatation, mais c'est bel et bien la réponse à sa question. C'était une bonne raison pour l'interrompre, non ? La milice anti-ennui était de sortie. Pour sûr, peu de gens dans l'entourage de Wunjo avaient le loisir de s'ennuyer... Le blond vivait à mille à l'heure et embarquer tous ses proches avec lui, qu'ils en aient envie ou non.

« Alors soit ton livre est VRAIMENT chiant et je rends un service à l'humanité -enfin surtout toi-en t'empêchant de le finir... »

Poursuivit-il, tapotant le livre en question de son index, ne cherchant même pas à lire le titre. De toute façon Wunjo et les livres... Ce n'était pas qu'il n'aimait pas cela, c'était plutôt qu'il trouvait toujours mieux à faire -genre... dormir. Ou embêter les gens autour de lui. Il ne s'était jamais pris le temps de se poser dans un fauteuil pour bouquiner, et ce genre d'habitudes venaient en fait assez rarement sur le tard.

« ...Soit ta vie est un peu chiante. Et c'est sur le point de changer »

Si c'était une promesse ? Presque. Mais plus par jeu et provocation qu'un réel engagement... Wunjo n'était pas arrogant au point de prétendre pouvoir bouleverser la vie de quelqu'un. Même si techniquement, c'était ce qu'il avait fait avec la plupart de ses amis. Mais il doutait sincèrement que l'argument « Hey j'ai la mafia russe au cul ! » soit très vendeur aux yeux de quiconque, alors il allait le laisser de côté.

« Tu connais le concept de fun ? C'est quand la dernière fois que tu t'es pris un gros fou rire ? »

Son ton n'était pas moqueur, ou critique. Non, c'était une question lancée avec un intérêt réel, une interrogation qui s'était véritablement imposée à son esprit. Ouais, il se demandait vraiment quel était la conception d'amusement chez ce drôle d'oiseau... Il espérait juste qu'il n'allait pas lui répondre que c'était de lire son livre. Sinon, c'était un cas désespéré. Mais pas suffisamment désespéré pour faire fuir un Wunjo qui s'ennuie, précisons le.

« Tu sais, j'aime pas voir les gens tirer une tronche.... Comme ça. Ca me rend triste »

ajouta-t-il dans une petite moue. C'était de la taquinerie, mais quelque chose dans son propre sourire indiquait qu'il ne plaisantait pas totalement. Outre être un fieffé connard et un emmerdeur de première, il avait toujours été une éponge à sentiment : quand on s'énervait avec lui, il s'énervait, quand on s'enthousiasmait autour de lui, il sentait l'excitation monter à son tour. Il était émotionnellement bien trop influençable... La maussadité, la nostalgie, le chagrin, la léthargie, toutes ces empreintes le marquaient de façon bien trop intime, comme s'il était le premier concerné. Ca ne durait, heureusement pour lui, jamais trop longtemps.






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MessageSujet: Re: In every lost soul the bones of a miracle [Hisa]   Dim 25 Oct 2015 - 1:24

Est-ce qu’il y a un volontaire dans la salle pour aller dire à ce jeune homme qu’il n’est pas drôle ? Et est-ce qu’il y aurait par hasard une âme charitable qui se dévouerait pour lui tamponner « Gros relou » sur le front ? Non ? Vraiment pas ? C’est votre dernier mot ? Bon en même temps, je peux comprendre que les foules ne se bousculent pas si je n’ouvre pas la bouche pour en faire la suggestion, mais si je m’y mets, je doute que cela ait l’effet escompté. Cela dit, si je devais décéder d’ennui maintenant, ce serait plutôt parce que ce charmant binoclard est venu m’importuner alors que je me livrais à l’une de mes passions : la lecture. Passion est un bien grand mot, mais je trouve quand même ça plus intéressant que de devoir me forcer à faire la discussion avec un inconnu. On dirait bien que je me coltine une belle brochette de gagnants quand il s’agit de faire de nouvelles rencontres. Dans les mangas, en général, le protagoniste se retrouve rarement dans ce genre de situations. Enfin, je suppose que si j’étais un personnage de fiction, je serais plutôt un second rôle, que dis-je…un figurant. Vous savez, ce mec que l’on dessine parfois en arrière-plan quand on ne sait pas comment combler le vide du décor. Je me dis alors doit être ça, et qu’en plus je récolte tous ceux dont le héros de l’histoire ne veut pas. Cela me rassure en un sens, ça voudrait dire que personne ne veut de l’autre non plus, je ne suis pas le seul à être exclu des merveilleuses péripéties du personnage principal.

Toutefois, ce n’est pas parce que monsieur a été rejeté du devant de la scène et que, de ce fait, il s’ennuie que je dois me plier à ses exigences et jouer son jeu. Certes, j’ai accepté de refermer mon livre, mais je n’ai pas vraiment eu le choix. Cet homme est du genre collant. Non, envahissant serait plus approprié comme terme. Quand son regard s’est posé sur moi, quand il m’a adressé la parole pour la première fois en prétendant me proposer des substances illicites, j’ai tout de suite compris qu’il n’allait pas me lâcher. Enfin, j’ai mis un moment avant de m’en rendre compte, mais c’est plus classe de faire semblant de l’avoir cerné du premier coup. La main droite posée sur mon front, je pousse un soupir ennuyé. J’ai au moins eu le mérite d’avoir essayé de résister à son emprise, mais ce fut en vain. Il veut que toute mon attention se porte sur lui et lui seul, j’ai encore du mal à comprendre pourquoi est-ce qu’il m’a choisi moi plutôt que les jolies jeunes étudiantes un peu plus loin, mais n’ayant pas la foi de polémiquer, je justifierais en hurlant mentalement « C’EST LE KARMA ». Même si j’ai peu d’espoir

« T’as l’air de te faire chier comme un rat mort. »

Je lève les yeux au ciel. Il n’a que ce disque à son actif ? Ce doit être un pauvre jeune homme, quel manque cinglant de répartie. Je ne réponds rien à cette provocation gratuite et me contente de hausser les épaules avant de commencer à fixer le plafond. Comme je m’y attendais, il n’a pas l’intention de s’arrêter là. Devant mon absence de réaction, il se met à tapoter mon livre. Par réflexe, je le mets hors de sa portée en le rangeant dans mon sac. Pas question qu’il y touche. Je l’écoute d’une oreille alors que mon attention se reporte sur d’autres gens au loin. Discours du gros lourd en perspective. Bon sang, c’est quand qu’il s’arrête de parler. S’il pensait me vexer en critiquant mon livre ou mon mode de vie, on peut dire qu’il s’est foutu le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Je l’approuve d’un mouvement de tête, les mains dans les poches.

« Tu as raison, ma vie est chiante. »

Après tout, si ça peut lui faire plaisir, pourquoi ne pas aller dans son sens. Peut-être qu’il en perdra sa répartie à dix yens. Enfin, m’arrêter là aurait été trop gentil. Puisqu’il semble vouloir s’amuser, voyons comment il compte me renvoyer la balle si je lui lance un pic.

« Surtout depuis que t’es là en fait. »

En soi, ce n’est même pas un mensonge. Ce type fait vraiment partie des gens que je ne supporte pas. Si je n’étais pas un minimum civilisé et respectueux, si j’osais un peu plus, j’imagine que je pourrais très bien lui adresser un regard méprisant ou une expression remplie de dégoût. Oui, dans mes fantasmes les plus fous, c’est sans doute ce qui arriverait. Malheureusement, il semblerait que notre autre personnage de seconde zone ne soit pas sur le point de lâcher l’affaire. Allons bon, tu n’as vraiment pas envie de te trouver un autre chiot qui remuera la queue en ta présence ? Tu sais, il existe des gens qui aiment bien qu’on leur pose des questions. Eh bien, je dois t’apprendre que je n’en fais pas partie, surtout des trucs futiles comme tu le fais.

« …  »

Mon dernier gros fou rire, même si je voulais m’en souvenir, je crois que je n’y arriverais pas tant ça remonte, mais je n’ai pas de problème avec ça. Bien sûr que non, pas besoin de rire aux éclats pour être heureux. Enfin, un peu quand même, mais rire super fort, ça attire l’attention des gens non ? Et je ne suis pas très à l’aise avec ça. Je décide d’ignorer sa question dans l’espoir qu’il finisse par se lasser et partir, mais le voilà reparti. J’en suis presque au point de deviner quand est-ce qu’il va ouvrir la bouche. Quand je vois ses lèvres bouger, je retiens un soupir agacé. Ma foi, qu’ai-je fait à Kami-sama dans mes vies antérieures ? Mon regard s’assombrit. Si tu n’aimes pas les gens qui tirent la tronche, tu pourrais aussi aller autre part. C’est d’ailleurs ce que je vais lui proposer. Il y a toutes sortes de personnes dans cette cafétéria, et en majorité des petits groupes qui ont l'air de mieux connaître le concept de fun que moi. Serais-je irrité par ses remarques ? Un petit peu, sans doute.

« Il y a un groupe de filles là-bas, je désigne les individus en question d’un mouvement de tête, elles ont l’air de s’amuser, ça te rendra peut-être moins triste de voir leur joli minois. »

Il n’y a plus qu’à attendre qu’il m’avoue son homosexualité maintenant. Même s’il le disait juste pour m’embêter et se trouver une excuse de rester avec moi, ça serait la cerise sur le gâteau. C’est à ce moment là que mon regard croise mon reflet dans une vitre, je m’y attarde quelques secondes pour la première fois depuis…longtemps. Je ne trouve pas que je tire particulièrement la tronche. Enfin, quand je le fais vraiment, je crois que j’ai une autre tête. Wait…depuis quand est-ce que je m’y intéresse ?
HRPG : Désolé pour le retard ><

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