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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 CHILL THE FUCK OUT, BITCH. | Akim

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Jules-Henry B. Savarin
♥ Personnel - Gastronome - Cuisinier en Chef
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Adresse : Kekpart dans les cuisines, il y vit plus qu'ailleurs.
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MessageSujet: CHILL THE FUCK OUT, BITCH. | Akim   Mer 19 Aoû 2015 - 23:16

Bitch bitch Bitch





    Sous les effluves tranquilles d'un poisson qui crame, JH hurle son mécontentement du monde. Ses deux commis sont des imbéciles finis, et dans la logorrhée qui submerge leur frêle silhouettes asiatiques se devine un racisme imbécile du français trop chauvin. Ils n'ont pas conscience, peut-être, leur répète t-il d'une voix qui porte au travers de toute la surface de la cuisine, qu'ils sont responsables de leurs actes, et qu'en tant qu'adultes professionnels, il est de leur devoir d'accomplir correctement les tâches leur étant attribués. On se pousse, on se bouscule, et le poisson finit à la poubelle. Ici, pas de recyclage, tant pis pour les ours polaires, mais JH est un connard dont les penchants extrêmistes se situent principalement dans son besoin absolu de recherche de la perfection. Et ce repas que ses deux collaborateurs-imbéciles-crétins-pas capables viennent de brûler est ce qu'il réservait à l'équipe enseignante, et à Ashita Shiori.

    Soit, la commande repeat est accessible, mais l'option « calme » et « sérénité » est inexistante dans le cerveau trop gastronome de l'ancien étoilé.

    Il hurle, il s'époumone, il en vient presque à leur bondir dessus. Avec ses pneus tout terrain, et sa force de cheval, il y arriverait presque, le monstre. Au bout d'un quart d'heure de sauvagerie gauloise, le garçon décide de quitter les lieux pour aller s'aérer l'esprit, au grand réconfort de Tic et Tac, les deux commis dont il ne cherche pas à effectuer le moindre effort pour retenir les véritables noms. Il est là pour cuisiner, pas pour sociabiliser, se justifiera t-il.

    Tic et Tac sortent de son esprit quand, en ouvrant un peu plus son attention au monde qui l'entoure, JH finit par se rendre compte qu'il a abandonné derrière lui et depuis plusieurs minutes les enceintes de l'Académie. Les frottements des roues sur ses gants protecteurs chuintent cruellement, et il s'arrête dans l'inclinaison d'un bateau de trottoir, ignorant les passants qui l'esquivent en lui jetant des regards clairs. Sous le soleil de la journée, ses cheveux blonds ressortent en des éclats de lumière que ne peuvent reproduire les tignasses brunes des jap' qu'il ne cotoie que trop. Dans ce cliché occidental,  il se targue d'illustrer, plus précisément encore, le poncif français. Ses lèvres soulevées sur l'angle d'un sourire pointu, les yeux balayant avec justesse des visages qui se croient plus hauts que lui, il a le charme et la violence réunis dans son corps. On lui donnerait le bon dieu sans confession qu'il vous aurait déjà enfoncé six pieds sous terre. Sartre disait que l'enfer c'est les autres,  mais de toutes évidences, les autres, c'est lui. À ricaner méchamment, vous jugeant sur son cheval métallique, il n'y a que lui pour donner à la fois ces envies de meurtre et de baiserie. JH est un petit connard, JH est un salaud à la française.

    Tic et Tac en souffrent au quotidien.

    Son quotidien à lui est présentement bouleversé.

    Que fait le cuisto de Keimoo aussi loin de Keimoo ? L'homme balaie du regard les alentours d'une ville qui ne lui paraît pas plus accueillante qu'un escalier entre lui et une fête avec des amis. Les sourcils froncés, il se questionne sur l'orientation à prendre. L'envie de retourner en arrière ne le prend pas, pas plus que la motivation à découvrir de nouveaux endroits. Empoignant les roues, il longe les trottoirs, souligne les façades de son reflet trop ramassé, et s'arrête, une heure plus tard, vers une chocolaterie. Les lieux se réclament français, et les sourcils froncés, JH préfère ne pas faire de commentaire. Il a pour idée que s'il rentrait, il ferait face à trois asiatiques bien bridés ayant de la difficulté à prononcer le mot « bienvenue », accompagné d'un « bonjour » pompeux. Heh. N'est pas français qui veut, se jure le parisien. Ses yeux se soulèvent jusqu'à l'enseigne, et il décide de continuer son chemin.

    Cinq minutes plus tard, c'est presque en défonçant la porte de la chocolaterie pseudo-française que JH exprime toute sa personnalité instable. Soit. Il n'a pas pu résister. Avançant sous le feu des regards, il s'exhibe, triomphant, au milieu de la boutique aux odeurs de chocolats, et son sourire s'étire violemment tandis qu'il clame « Bonjour, messieurs-dames », et en français, naturellement.
    On lui découvre un côté ironique, peut-être.

    Le choc passé, un des vendeurs, ô combien japonais, s'approche de lui. JH continue de sourire, tout flamboyant, tout exultant. Ses vices sont violents, on peut lui reprocher ce côté trop gaulois. On lui demande ce qu'il veut. Son jeu est dispersé dans le vent, et il se voit obligé de récupérer un japonais qu'il maitrise, mais qui ne peut pas être qualifié de couramment parlé. Il bredouille.

    « Oh, euh … je voudrais voir si vous aviez des pièces montées ? »

    Parce qu'il n'a naturellement pas la moindre idée de ce qu'il fait réellement dans cette chocolaterie-confiserie. Le plaisir du goût, peut-être. Le chagrin qu'est la mélancolie. Ses yeux glissent sur les autres clients. Les lieux sont coquets, les gens aussi.

    Il y a ce type, pourtant, qui lui tape dans l'oeil. Aussi japonais que lui. JH, comme un gosse amouraché, feigne s'intéresser durant quelques secondes aux œuvres caféinées que lui présente le vendeur, avant de poser définitivement les yeux sur le type. Des fossettes de gosses, quand bien même la carrure de l'autre supplante l'enfant pour imposer l'image du mâle. JH en hausse un sourcil vaguement intrigué. Les japonais devraient s'inquiéter ; les étrangers sont tout autour d'eux, et bien plus bâtis qu'eux.

    Sans un bruit, les roues du fauteuil déplacent leur propriétaire près d'un étal au macaronis multiples. Près du type, au final. JH tourne ses yeux vers lui, tout sourire. La banalité voudrait qu'il lui demande s'il vient souvent ici, mais Jules-Henry Brillat de Savarin ne peut tout de même pas se contenter de la banalité.

    « Si vous parvenez à deviner les saveurs des six macarons étalés sur la droite du présentoir, je vous les offre. »

    Ses yeux pétillent l'amusement. Il ne sait pas vraiment ce qui le pousse à se conduire comme un ado en plein émoi, mais il y a une attirance particulière pour les yeux noirs de ce type au profil trop ensoleillé pour être né ici. Le détail d'un tatouage au dessus des reliefs de la gorge de l'autre attire son regard.

    « C'est égyptien ? »

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Akim Kovatchev
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MessageSujet: Re: CHILL THE FUCK OUT, BITCH. | Akim   Lun 31 Aoû 2015 - 16:50

Y'a de ces journées où le café que l'on boit à la maison n'est pas suffisant. Même si on prend deux ou trois tasses, ce n'est pas assez. Il faut quelque chose de plus fort. Et puis, de temps en temps, on mérite bien une petite douceur comme un latté, croissant au chocolat ou alors une amandine... Avec tout l'argent qu'il gagnait, Akim pouvait bien se le permettre, et puis à force de boire des cafés spécialisés, on dirait que le café ''normal'' n'avait plus le même goût. Ou si, justement, mais que c'était rendu comme de l'eau de vaisselle comparativement à ce qu'on a l'habitude de boire. Et lui il avait besoin de son latté avec une dose d'expresso à tous les jours. Des goûts spéciaux pour un mec spécial. Le russe aurait même vendu sa mère pour mettre la main sur son café. Ironie, celle-ci était morte depuis longtemps, mais c'est façon de parler. Disons qu'il aimait bien cette petite chocolaterie où on pouvait trouver de tout pour les curieux ou ceux avec des goûts plus distingués. Appelons-les les fins palais, tout comme le brun qui décida de se rendre à l'endroit où il pourrait exaucer son désir.

Lui qui souhaite le calme, la paix et la sérénité en venant à cet endroit où il est devenu un client régulier, c'était sans compter sur la mère qui a eu la brillante idée d'amener son gosse avec elle et qui n'arrête pas de pleurnicher pour une chocolatine... Akim n'a déjà pas une patience d'ange, mais alors là avec les enfants, c'est encore pire. Il ne tolère pas ses jérémiades plus longtemps et va déposer le montant demandé pour cette gâterie sur le comptoir, en pointant du menton le gamin pleurnichard. Mais il est poli, il retourne à sa place attendre dans la queue pour son café ensuite. La mère lui fait des gros yeux, mais il en a rien à foutre... au moins la sirène s'est tue. Il attend son tour sagement, même si dans sa tête c'est un tourbillon d'idées qui s'entremêlent encore et toujours. C'est le seul moment de sa journée où il peut vraiment relaxer avant de se lancer dans une vie qui n'est pas vraiment la sienne. Une vie où il traîne des chaînes invisibles 48 heures sur 24 et dont personne n'a la clé des serrures. Même le meilleur serrurier ne viendrait pas à bout d'elles.

Il tourne un regard blasé sur le nouvel arrivant qui devrait y aller mollo avec la joie, et en français qui plus est. Akim s'en désintéresse puisque c'est ennnnfiiiinnnn son tour et il se commande un latté avec une dose d'expresso. L'odeur alléchante des pâtisseries lui a ouvert l'appétit, mais il préfère commencer par le café et on verra par la suite. Alors qu'il attend, il sort son téléphone de son pantalon en fronçant les sourcils. Il pose son regard foncé sur l'écran et soupire un peu. Un texto de Toshiie qui lui demandait de lui réserver sa soirée pour un poker. Refuser, c'est se tirer une balle dans le pied, non, deux balles plutôt qu'une et Akim le sait très bien. Alors sa réponse se fait pas attendre et il range son appareil au moment où on lui tend un bol de latté avec comme dessin un visage de chat. Il hausse un sourcil en payant son café, lui laissant le reste pour pourboire, et il va s'installer à une table près du présentoir. Il trempe ses lèvres dans la mousse blanche et ....

-« Si vous parvenez à deviner les saveurs des six macarons étalés sur la droite du présentoir, je vous les offre. »

Bon sang, il l'a fait sursauter celui-là... Akim tourne la tête au moment où il vient ramasser , de la pointe de sa langue, le lait moussé et il dévisage un instant l'individu le temps de se demander si ça vaut le coup de lui répondre ou pas. Et puis l'idée du jeu lui plaît, à lui et à son estomac. Il se tourne complètement vers lui en offrant son sourire le plus charmeur. Lui aussi sait comment faire.

- Pistache, citron, framboise, chocolat, bleuet, et le dernier à vue de nez je dirais....caramel

Un coup d'oeil au blond pour voir s'il allait confirmer ce qu'il vient de dire, puis à la question sur son tatouage, Akim effleure ceui-ci du bout des doigts. C'est bien le premier qui lui pose la question.

-« C'est égyptien ? »

-Cultivé on dirait. Ouais, c'est égyptien. Horus pour être plus précis et je l'ai depuis des lustres.

C'est comme si la douleur qu'il avait ressenti quand l'aiguille perçait sa peau se faisait encore présente et Akim grimace légèrement. Il ne voulait pas se souvenir des circonstances. Une gorgée de café pour oublier tiens. Bon, c'est pas aussi fort que l'alcool, mais ça radoucit les moeurs.

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