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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Welcome to the Pachinko Palace Hôtel

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Akim Kovatchev
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MessageSujet: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Mar 18 Aoû 2015 - 23:58

Home sweet home...

Le retour à la case départ pour Akim, qui n'avait pas eu vraiment le choix de revenir au Japon après son voyage en Russie pour le travail...Le travail ouais, surtout pour donner un compte rendu en bonne et due forme à Misha sur les allées et venues des Yakuza. Il avait tout raconté dans les moindres détails, et avait du mentir concernant un ancien du clan, Wunjo. Non, il ne l'avait pas revu, non il n'avait eu aucun contact avec lui et oui il ignorait où il était. Si ça se trouve, il avait du changer de nom, de visage, de pays, pour fuir le plus loin possible d'eux. Ce que son faux frère, et ex meilleur ami lui avait conseillé de faire, mais que le brun avait refusé... par orgueil? Par peur? Peu importe, il était resté prisonnier de ce cercle vicieux même s'il savait qu'il allait probablement pas s'en sortir vivant. Wunjo lui avait offert une porte de sortie, une raison de quitter ce monde obscur pour se faire une nouvelle vie, et lui avait craché sur cette proposition. Il se savait pris dans l'engrenage et encore plus en infiltrant le clan des Yakuza pour le compte des russes. C'était ce qu'il savait faire de mieux, c'était ce dans quoi il excellait, ce pourquoi on l'avait formé, ce pourquoi on l'avait recueilli, et malgré toutes les coups bas qu'on lui avait fait, il leur restait fidèle. Après tout, c'était sa seule famille. Les seuls qui daignaient lui montrer de l'importance, même si c'était qu'illusoire. Oh, il y avait bien quelqu'un d'autre... mais Akim ignorait si c'était le bon plan de mêler le blond à ses histoires. S'il voulait le protéger, mieux valait qu'il ne sache rien de qui il était réellement, non? Bah, il avait effleuré le sujet, comme quoi qu'il n'était pas fréquentable, et qu'il pouvait pas vraiment parler de son passé, mais es-ce que c'était assez, ou trop? Il aurait mieux fait de se faire couper la langue pour sa part, moins de risque. Akim avait passé au peigne fin pour Wunjo, et, malgré les marques dans son dos (oui, on avait de la difficulté à croire qu'il n'était plus de mèche avec Wunjo), il était resté muet comme une tombe. Il lui devait bien ça.

De retour à Keimoo, sous une pluie torrentielle, il s'était dépêché à rentrer à son appartement. Il avait du ménage à faire un peu dans ses papiers pour pouvoir continuer son travail. Il avait trouvé la porte entreouverte...déjà ça partait mal. Se crispant un peu, il était entré et avait effleuré l'interrupteur pour se rendre compte que l'ampoule avait grillé. En entrant dans l'appartement il dut se rendre à l'évidence qu'on l'avait maudit... Des traces de verres partout, des tiroirs ici et là, sans parler des papiers qui traînaient et j'en passe. Heureusement, il n'avait rien laissé d'important à l'intérieur, puisqu'il gardait tout dans son portable qu'il avait avec lui. Découragé, il tomba assis sur le matelas et se prit la tête entre les mains. Génial, il n'avait plus d'endroit où aller. Il avait déjà tenté de rejoindre Ivory, mais ce dernier ne répondait pas à ses appels. Bon, vu l'heure avancée de la nuit...
-Fait chier!
En même temps il le comprenait... Pourquoi attendre quelqu'un au passé sinueux qui refuse de divulguer des informations qui aideraient à mieux le comprendre? De plus, Akim avait un de ces caractères.... lui même avait peine à s'endurer parfois.
Un soupir et le voilà debout à prendre son sac à dos qu'on avait bien voulu lui laisser. Il mit quelques fringues à l'intérieur pêle-mêle, puis le nécessaire avant de le refermer. Il alla dans la penderie, soupira encore une fois en voyant qu'il lui restait qu'un seul manteau, même pas un imper en plus, et le mit sur son dos. Un dernier coup d'oeil à l'appart bordélique, et il quitta les lieux avec son sac.

Un grognement alors qu'il quitte l'abri et se retrouve dehors, ayant peine à voir vu l'eau qui lui coule sur la tête et ramène ses mèches noires devant ses yeux. Maintenant, où pouvait-il aller?! Pas qu'il manquait de contacts, mais à savoir s'il avait pleinement confiance en ceux-ci c'était autre chose. Si on avait dévalisé son appartement, c'était sûrement pas pour rien, et, parano comme il était, la confiance d'Akim était devenue encore plus réduite. Par chance qu'il se trouvait déjà au centre-ville et que des hôtels il en pleuvait pas mal. Mauvais jeu de mots vu les circonstances, ce qui eut l'effet de faire sourire Akim, perdu dans ses pensées. Il releva les yeux sur l'enseigne d'un hôtel prestigieux: le Pachinko Palace Hôtel. Tiens, ce nom évoquait quelque chose dans l'esprit d'Akim...mais pour l'instant, il ne sut mettre le doigt sur quoi. Il voulait qu'une chose, pouvoir se prendre une chambre pour retirer ses vêtements, prendre une douche et être au sec. Après ce serait beaucoup plus facile de réfléchir.

Il poussa la porte, secoua un peu la tête en y passant l'une de ses mains pour y enlever le surplus d'eau, puis se dirigea vers le comptoir d'accueil pour parler à la réception....ha non, tiens, c'était un mec.

-Je voudrais une chambre s'il vous plaît! Hem...pour plus qu'une nuit hein

Et c'est qu'il est poli en plus!

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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Mer 26 Aoû 2015 - 23:49

Il lève lentement les yeux vers le client dégoulinant de la trace du typhon passant sur le pays. Il étire les lèvres. Ce n’est même plus un sourire formel, mais mécanique. Un an plus tôt, il aurait haussé un sourcil devant l’impolitesse d’une personne omettant les formalités d’usage tel qu’un simple “bonjour”. Aujourd’hui, cela n’a plus d’importance.

- Bonsoir Monsieur, et bienvenue dans notre établissement. Nous disposons de différents type de chambres et suites. Avez vous une préférence ?

Shiki Katsuragi lui montre le présentoir plexi présentant la grille des tarifs, ainsi que les repas et autres extras, comme dans n’importe quel hôtel prestigieux. A la différence qu’ici, le Pachinko est présent un peu partout, jusque dans certaines suites. Machine à sous responsable de l’endettement de bon nombre de Japonais respectables, et l’enrichissement d’autres. Et en particulier, son “patron”.

***


2014.

Sa dernière rencontre avec Han Yun-Jin, puis l’agression de Lun Marv ne sont que les prémisces de nouvelles portes qui s’ouvrent. A cet instant, Shiki est en train de tout perdre. Fin 2013, il a compris qu’une bonne action peut cacher quelque chose de plus néfaste encore. Sur le plateau droit de la balance, il protège sa famille d’un fou furieux au volant d’une mustang rouge. Simultanément, sur le plateau de gauche, ce diable rouge provoque un accident manquant d’arracher la vie à Zakuro Fea. Dans l’alchimie fictionnelle, on appelle ça le principe de l’échange équivalent. Dans la vie réelle, on peut parler d’équilibre, du yin et du yang, de la bonne et de la mauvaise fortune. Shiki, lui, se dit qu’il aurait mieux fait de ne jamais voir la lumière du jour car son bonheur a duré 17 années. Et que par conséquent, il devait payer 17 autres années de manquement à cet équilibre en brisant le bonheur d’autrui. Han Yun-Jin a donc été sa première victime. Puis Saki Ôsen. Ces personnes qu’il a aimées, le voilà condamné à les voir souffrir. Et lorsque Zakuro s’est fait renverser, lorsque Lun s’est fait agresser, c’en était trop. Zakuro n’était même pas son ami, mais il aurait pu le devenir. Oh oui, il aurait pu le devenir compte tenu de la similitude de leurs âmes. Lun est ce frère qu’il a choisi, et il a failli simplement mourir. Ce n’était pas dans le contrat d’équivalence. Lun Marv marchait déjà sur un fil de rasoir de son existence, enchaînant les souffrances, les trahisons, mais sans jamais se plaindre. Shiki ne pouvait tout simplement pas laisser les choses en état. alors il a sorti cette carte de visite, la carte “en cas de besoin” du jeu de société macabre dont il était le pion oxydé, l’avait brandie et ça l’a amené à ce jour de tempête à se voir tendre une grille de tarifs à un client malpoli.

Retrouver l’agresseur de Lun était une mission simple. Le faire disparaitre en était une autre. Shiki avait été témoin de l’interrogatoire des yakuzas sur ce type. Lorsque la certitude d’avoir chopé le bon mec était confirmé, le paiement se mettait en marche. Intimidation, menaces, extortion. Le coupable finit par mettre fin à ses jours en public. Toutefois, malgré l’apparent suicide devant les dizaines de témoins, Shiki parmi eux, ce dernier sait pertinemment que c’est comme si c’était lui qui l’avait poussé du haut de l’immeuble. Comble de tout, il n’avait même pas tressailli. Quelques jours plus tard, Shiki s’était retrouvé sur le billard suite à l’hémorragie de cet ulcère gastro-duodénal qui avait commencé à prendre possession de lui depuis des mois. Une intervention chirurgicale, la visite de ses parents et devant l’air désespéré de sa mère qui ne comprenait pas comment un garçon aussi gentil que son fils ait pu se retrouver dans cet état, il s’était alors confié à elle.

Maman, tu te souviens ce que tu m’avais dit ? Que, quelques soient mes choix, je serais toujours ton garçon ? Et bien...je l’aime Maman, je l’aime tellement.

Satori Katsuragi n’était pas là ce jour. Ca lui avait facilité la tâche. Comment aurait-il pu se douter que, tous les deux, l’avaient deviné avant même qu’il leur présente en 2010 ? Avant même qu’il ne le sache lui-même ?

J’aime Yun-Jin.

Mais Yun-Jin avait quitté le Japon. Peu après, Saki s’était déclarée à lui. Il projetait de la demander en mariage et ainsi devenir comme tous ces Japonais qui fondent une famille, en masquant simultanément le plus inavouable des pires secrets. Mais Shiki a choisi de la rendre triste pendant quelques temps, plutôt que malheureuse toute sa vie. Ensuite… elle aussi a fini par s’éloigner. Quant à lui, il a cessé ses études. Son père l’a envoyé en France pendant plus d’une année, le temps de digérer la révélation officielle de l’homosexualité de son fils. Ce dernier ne se cataloguait pas comme tel pourtant. Bien au contraire. Sans être homophobe, il éprouve de l’aversion pour ces personnes qui affiche sans honte cette particularité contre nature. La France étant très débridée, il en est revenu plus réservé qu’il ne l’était en quittant le pays.

A son retour, il avait changé. Les lentilles se sont imposées naturellement, les cheveux ont poussé n’ont pas par effet de mode, mais par négligence. Négligence pour sa propre santé également, sa consommation d’alcool s’est accru au contact de ses colocataires francophones.

Il a commencé à recevoir du courrier. Ca ne venait pas de sa famille, et encore moins de ses amis. Qui lui enverrait des photos de Vérité ? Il ne savait pas lui-même où il se trouvait, et pourtant… Le plus effrayant était que le courrier n’était pas cacheté : il était temps pour lui de retourner au bercail. Il fut reçu dans cet établissement, au dernier étage. On lui proposait un poste qu’il n’avait d’autre choix que d’accepter. Enchainé il était devenu, et désormais, les yakuzas le tenaient à leur pogne. Il ne se joignait pas à eux ; il devait travailler pour eux, jusqu’à ce que sa dette soit réglée. De temps en temps, il recevait une enveloppe, non cachetée. Ils savaient tout de sa vie. Jusqu’au détails les plus insignifiants, les contacts les plus éloignés. Il ne connaissait pas particulièrement Daniel Warren, mais il savait l’importance de cet individu dans la vie de Lun. Recevoir une photo de cet homme n’était pas n’importe quelle marque d’intimidation, sans pour autant être une menace. Tout se savait. Absolument tout.

Il devait voir le bon côté des choses : il a désormais une photo de Yun-Jin.

***



Aout 2015.

- Puis-je prendre votre nom ?

Shiki l’enregistre, et remet la clé électronique à l’individu.
On vient le remplacer pour quelques minutes. La pause, c’est sacrée. L’appel de la nicotine ne se fait pas attendre.

Ce défaut, il le tient d’eux. De cet entretien avec le boss, à son retour. On ne peut rien lui refuser, même si ça vous fait recracher vos poumons sur le tapis écarlate.


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Akim Kovatchev
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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Dim 18 Oct 2015 - 2:41

Ce regard...Il lui semble l'avoir déjà vu il n'y a pas si longtemps si sa mémoire ne lui fait pas défaut, ce qui arrive très rarement. Akim fronce un peu les sourcils en le dévisageant quelques secondes. Il veut se rappeler où il l'a vu ce mec, et surtout dans quelles circonstances. Il détourne les yeux sur le présentoir plexi pour choisir la chambre qu'il veut. Bon, vu le temps qu'il va passer ici, mieux vaut pas trop faire son difficile. Il pointe la chambre la moins dispendieuse, et pose ses yeux encore une fois sur lui. C'est que ça le travaille en plus. C'est pas quelqu'un qu'il a simplement croisé dans la rue, non, il en ferait pas tout un plat pour si peu.

-Oui, bonsoir. Hem. Une simple chambre fera l'affaire.

Son regard revient sur le réceptionniste alors qu'il l'étudie et que ça fait un ''tilt''. Il ne fabulait pas, il le connaissait et savait maintenant exactement où il l'avait vu. Il n'était pas fou, du moins il restait encore un peu d'espoir dans sa folie. Akim se devait d'être un bon observateur vu le boulot qu'il faisait. Cette belle gueule, il l'avait vu parmi les vautours. Le jour où le mec responsable de l'agression de Lun Marv s'était foutu en l'air...avec beaucoup d'aide.

***

2014.

Une clope en bouche, Akim prend le visage de l'homme entre ses mains pour mieux incruster dans sa tête la gueule de ce salopard.

-T'en aura pris du temps, mais t'as finalement craché le morceau. C'était si pire que ça?

Il le relâche en lui crachant la fumée de sa cigarette au visage. Méprisable. Si c'était que de lui, l'homme aurait été castré en moins de deux. Mais non, c'était pas ainsi que ça fonctionnait chez les Yakuzas. Akim se redresse un peu et prend une autre taffe en jetant un regard au jeune homme resté près de la porte en simple observateur. Ses yeux verts fixés sur le coupable où on peut y lire beaucoup plus que de la haine. Mais l'heure n'est pas vraiment à la conversation. Le canon de l'arme vient caresser la gorge du ''prisonnier'' alors qu'Akim se penche vers lui. Un sourire se forme sur ses lèvres alors qu'il lui chuchote à l'oreille.

-Ton cauchemar fait juste commencer, crois-moi

Ses lèvres se pressent sur sa joue pour un baiser, laissant traîner sa langue alors que son index caresse la gâchette et il le délaisse en sortant de la salle d'interrogatoire, non sans jeter un regard curieux à l'inconnu juste avant. Le reste, c'est plus de ses affaires. Lui il a été mandaté pour l'interro, et c'est tout. Excepté que quelques jours plus tard, Akim était dans les premiers rangs lorsque le petit salopard fit le saut de l'ange. Tous les témoins de l'affaire étaient horrifiés par ce geste désespéré et pourtant le mafioso était resté de marbre. Une pensée ne cessait de tournoyer dans sa tête. Un jour ou l'autre, ce sera lui qui sera en haut d'un édifice et qu'on forcera à sauter pour faire croire à un suicide. Et encore là, ça c'est si on veut être sympa. Si c'est pas le cas, une mort beaucoup plus longue et atroce l'attendait...

2015.

-Samuel Whishaw

C'était le nom d'emprunt qu'il s'était donné pour son autre identité. Ouais, surtout qu'avec Kovatchev comme nom de famille, difficile de dire qu'on a aucun lien avec les russes. Akim paya la note, en argent comptant, puis suit des yeux le jeune homme qui part vers l'extérieur, sa pause sûrement. Il prit rapidement sa clé électronique, puis marcha sur les talons du réceptionniste. Il voulait voir si lui se souvenait de lui, et surtout savoir quel était son lien avec les Yakuza.

-Hey, je peux vous en offrir?

Il devança son ''nouvel ami'' en sortant son propre paquet de cigarette et en sort une qu'il lui tend avec un petit sourire en coin. Le besoin de nicotine a des effets secondaires qui ne trompent pas et Akim l'avait bien vu et il comptait bien en profiter.

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Dernière édition par Akim Kovatchev le Mar 24 Nov 2015 - 16:51, édité 1 fois
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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Lun 19 Oct 2015 - 21:43

Plus que quelques nuits, et son train de vie changera. Plus que quelques nuits, et il devra faire son retour à l'Académie Keimoo, même s'il n'est pas question de reprendre ses études. Sera-t-il seulement prêt à temps pour se confronter à son passé ? Sera-t-il prêt à faire face aux expressions hautaines, aux jugements de ses anciens camarades ? Aux yeux de Kuge et donc a fortiori, à l'administration de l'établissement dans lequel il a passé plusieurs années de sa vie à étudier et à diriger certains clubs, il ne sera que le manager du club de Kyûdô. Pourtant, il sait très bien que sur les lèvres de nombreux élèves, murmureront la stupeur de voir réintégrer un élève de bonne famille qui finit renvoyé pour avoir expédié un élève à l'hôpital. Une petite crapule certes, une grande gueule, mais surtout un gamin de 16 ans qui ne méritait pas d'être passé à tabac par un garçon sans histoire, un garçon aussi respectable que lui, Shiki Katsuragi.  

***


Printemps 2014

Lors de l'affichage des résultats des examens de fin d'année scolaire, et avant la nouvelle rentrée printanière, le dojo n'avait jamais été aussi rutilant. Toutefois, ce grand nettoyage n'avait pas suffit pas à calmer les nerfs du métis. Une fois sorti du gymnase, Shiki avait longé les bâtiments extra-scolaires jusqu'à atteindre la cour, puis l'axe secondaire vers la sortie de l'Académie. Il s'était alors retrouvé nez à nez avec Saki, accompagnée de Matthews. Encore et toujours lui, à toujours être là comme il ne l'avait jamais été lui-même. C'était peut-être mieux comme ça. C'était alors un poing qui se fermait et un regard masculin qui le provoquait tandis que celui de celle qu'il avait toujours voulu protéger ne semblait pas vouloir se rallumer. La voir à ce point éteinte, c'était une lame émoussée qui le transperçait en plein coeur. Si seulement elle pouvait comprendre qu'il ne l'avait pas rejetée pour lui faire du mal, mais justement parce que c'était pour lui la meilleure façon de la protéger. Il fut un temps où Ethan Matthews et lui était en rivalité. Ce n'était qu'une rivalité scolaire assaisonnée de cette popularité commune qui les définissait. L'un la recherchait, l'autre la fuyait. C'était étonnant de voir de telles personnalités se retrouver si proches d'une ombre fuyante comme Saki Ôsen. Yun-Jin avait été un premier échec social, Saki le dernier. D'une manière ou d'une Shiki devait se retrouver à jouer en solo. Et depuis lors, ça avait été le cas et il ne s'en portait pas forcément mieux, mais au moins, il ne semait plus de désordre émotionnel sur son passage.
Il avait alors continué sa route, ignorant l'humiliation que Matthews lui avait renvoyé en pleine face, en l'occurence celle d'avoir pris la place que Saki lui avait accordé, avant. Il n'avait alors pas prévu de croiser ce "n'importe-qui", illustre inconnu qui en savait trop. Ou trop peu.

- Alors Katsuragi ? Evincé du tableau de chasse de Miss Pleurnicharde ? Ca ne te fout pas la haine ? Pas étonnant qu'Unden en ait fait son punching-b...

Il n'avait alors pas eu le temps de finir sa phrase que le coup était parti. Puis un autre, suivi d'un autre encore. Le temps que quelqu'un intervienne, l'adolescent était déjà inconscient. Finalement, les portes de l'Académie s'étaient définitivement fermées à lui, et Saki avait quitté Keimoo. Matthews et Unden aussi. Quant à lui...

***


Aout 2015

-Hey, je peux vous en offrir?

Il ne sursaute pas, mais il aurait pu. Il tourne la tête vers l'intrus, les sourcils froncés, surpris de le voir là. Sur le coup, il a porté la main à l'arrière de son pantalon, là où la lampe torche taser a désormais sa place. Il la sort, et allume l'appareil, laissant ainsi le faisceau de la torche éblouir le visage de l'individu. Le faible éclairage de la ruelle à l'arrière de l'hôtel ne lui permet pas de discerner les traits de qui que ce soit sans cet accessoire. Sa fonction cachée lui assure une certaine défense, même s'il n'a encore jamais eu l'occasion de la solliciter.
Le comportement commmercial du métis resté à l'intérieur, c'est de la dureté qui s'échappe de ses lèvres.

- Vous n'avez pas le droit d'être là, Whishaw-san. C'est un accès réservé au personnel.

Il éteint la torche et regarde le paquet de cigarette que lui tend le client. Sa sonnette d'alarme intérieure lui envoie un message. Il détaille un peu plus cette forme de visage étranger. Qu'est-ce qu'un client lambda peut bien foutre à cet endroit, à cet instant précis si ça n'est pas dans un intérêt particulier ? Serait-il envoyé par le boss ? Dans le bénéfice du doute, et parce que le client -même quand on choisit la chambre la moins onéreuse, qui l'est toutefois bien plus que dans un hôtel standard- est roi, Shiki tend la main vers le paquet et ce saisit d'une clope.

- Puis-je vous demander pourquoi vous me suivez, même pas deux minutes après votre check-in ?

Autant rester poli, s'il s'agit là d'un test. Et si ça ne l'est pas... Shiki aura au moins économisé une cigarette.  Il sort son briquet dont la flamme vacille dangeureusement à cause du vent encore présent. Si le auvent de toile au dessus de leurs têtes les protège de la pluie, il n'en est pas de même pour le courant d'air. Les longues mèches non soutenues du japonais volent, tandis que la flamme du zippo résistante se dirige vers la sèche de ce Whishaw-guy.

- Vous permettez ?

A votre service.

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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Dim 27 Déc 2015 - 2:48

-Doucement! J’vais pas vous attaquer non plus!

Il lève une main à hauteur de son visage pour se protéger du faisceau lumineux qui l’éblouit. Akim grimace et tourne un peu la tête. Non mais ça va hein. S’il avait voulu lui sauter dessus, il s’y serait pris d’une autre façon et beaucoup plus subtilement. Akim était passé maître en la matière de tuer efficacement et rapidement. Mais ce n’est pas ce qu’il voulait faire avec le réceptionniste. Il voulait juste discuter un peu et à voir comment il était sur ses gardes avec lui, il ne se souvenait pas de l’avoir vu. Bon, ce serait plus difficile que prévu. On devait changer de tactique.

-Je suis désolé, je n’avais pas remarqué.

Piètre mensonge. Faudrait être le dernier des cons pour ne pas avoir remarqué. En fait, Akim se demande s’il ne lui lâche pas la vérité maintenant. Ce sera fait et plus besoin de jouer la comédie. De toute façon, il ne l’a pas suivi pour rien. Oui, tiens, il va lui déballer là et advienne que pourra selon la réaction qu’il aura. Mais avant, le besoin de la nicotine se fait sentir. Akim se prend une clope et reste surpris quand il voit l’autre avancer son zippo pour l’allumer. Il hoche la tête rapidement et se penche un peu pour laisser la flamme embrasser sa sèche. Il tire dessus puis ferme les yeux pour savourer le sentiment que ça lui procure. Il laisse la nicotine faire son effet un instant et ouvre son regard sur le jeune homme. Okay…on va parler.

-Lun Marv…ça vous dit quelque chose non?

Pour entrer dans le vif du sujet, il sait y faire, et il tire à nouveau sur sa clope en détournant un instant le regard. Pour lui laisser le temps de digérer un peu. La fumée ressort par ses narines et il revient sur lui. Comment décrire la situation sans dire qu’il est principalement responsable de la mort de l’agresseur du blond? Il s’en souvient comme si c’était hier en fait. S’il avait pu tuer l’homme de ses propres mains, il l’aurait fait. Akim était habitué à se salir les mains. Mais un « suicide » était beaucoup plus approprié pour lui. Ce salopard avait hésité longtemps avant de sauter du haut de l’immeuble. Le mafieux était à deux doigts de perdre patience et de monter pour aller le pousser. Mais il l’avait finalement fait. Le saut de l’ange dans toute sa splendeur. Une note de 8/10 lui aurait été attribuée. Akim s’était mêlé à la foule pour s’approcher du corps inerte et brisé. Alors que des cris fusaient, il gardait un air impassible en tentant de retenir le sourire qui avait trop envie de se faire une place sur ses lèvres. Puis il avait quitté tranquillement la place une fois le boulot fait.

-Vous ne vous souvenez pas de moi?

Il tire encore une fois sur sa cigarette et plonge son regard sombre dans le sien. Il ne fallait pas l’inquiéter, mais il espérait qu’il se souvienne de lui. Sinon, il allait sûrement lui expliquer les événements qui avaient menés à leur rencontre...ou pas.

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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Ven 6 Mai 2016 - 12:30

La main droite maintenant briquet et cigarette offerte, la flamme lèche brièvement l’extrémité de celle de Whishaw ; Shiki en profite pour détailler les traits de cet homme balayés par la lumière vacillante. L’espace personnel de l’un s’est suffisamment rapproché de l’autre.
Plus vieux que lui sans aucun doute, Whishaw a le visage dur,  marqué par l’expérience de la vie. Une assurance et une confiance en soi non feinte, véritables. A l’opposé des paroles qu’il vient de prononcer. Un mensonge qu’il n’a pas cherché à masquer, comme s’il tenait à faire comprendre qu’il avait délibérément franchi la porte en parfaite connaissance de cause. C’est qu’il en faut pour ne pas remarquer la double inscription sur l’intérieur de la cloison. Même un étranger comprend le sens de STAFF ONLY, en lettres rouges. La porte coupe-feu, la poignée anti-panique et l’éclairage verdoyant au dessus indique clairement qu’il s’agit là d’une issue de secours. Ce type doit probablement se payer la tête du Japonais. Shiki n’en fera pas état ; il y a bien longtemps qu’il ne réagit plus à ce genre de provocation. Les gamineries ne l’affectent plus. En revanche, il est plus intrigué par cette chose qui s’est légèrement échappée des lèvres de Whishaw, un bref instant. L’effet de surprise probablement provoqué par l’éblouissement, et c’est un soupçon de garde qui se baisse. Si au départ, Shiki a cru que son client devait être anglophone, à présent, il a des doutes. L’accent nippon de l’homme est pourtant très bon. Il renvoit vers le passe-temps de Shiki depuis quelques années, à savoir, deviner les nationalités des autres. Un simple jeu. Quand bien même au départ il se fichait pas mal des origines des élèves et étudiants qu’il croisaient, c’est devenu par la suite une évidence sans aller jusqu’à l’obsession. Il appréciait l’exotisme des autres, renforçant de ce fait sa propre appartenance à son pays natal. Tant de gens venaient de très loin pour étudier et peut-être vivre au Japon… Ca l’emplissait de fierté. Il y avait des personnes qui, comme Whishaw, savait parfaitement reproduire les sonorités complexes de ce vocabulaire oriental. Son amie Cammy Logan par exemple, excellait tellement dans la prononciation qu’elle marquait parfois sa langue maternelle de l’accent Japonais.
Han Yun-Jin, lui, se plaisait à laisser entendre les sonorités coréennes dans le seul but de le séduire, et il y arrivait bien. Shiki, tu t’égares.

- ...


Et là c’est clairement perceptible. Lun Marv, un Anglais tout ce qu’il y a de plus british, et tous les anglophones qui ont un jour prononcé son nom, ne l’ont jamais fait de cette façon. Pour l’heure, Shiki laisse son analyse de côté pour mieux s’intéresser au sujet. Qu’est-ce que Lun avait encore fait et surtout, pourquoi ce mec lui parle de lui, à son lieu de travail alors que personne, pas même ses propres parents, ne sait que Shiki bosse au palace. La théorie du test se renforce jusqu’à la question. “ Vous ne vous souvenez pas de moi ? ”
Devrait-il ? Shiki tire sur sa cigarette un temps certain, sans être long, et fixe les prunelles de ce type qui lui fait face. Est-il envoyé par Masanori Kuge ? A bien y réfléchir, il en doute un peu. Si Kuge veut le tester, il enverrait un de ses hommes, pas un étranger. De plus, rien que le fait de tenir la réception de son hôtel est un test suffisant. Shiki remboursera sa dette, même s’il lui faut travailler pour les yakuzas jusqu’à la fin de ses jours. Pour lui, qui a permis l’accomplissement de sa vengeance, il restera loyal. Shiki a les mains sales pour toujours, de toutes façons…

    2014


“Il va sauter !!!”
“Oh non, c’est pas possible !”
“Quelqu’un est monté ?”
“Hey Yasu, j’ai plus de batterie, je compte sur toi pour filmer la chute hein ! Et en HQ ou je te refais le portrait !!”

Au milieu de la foule, il écoutait les commentaires, sans quitter la silhouette situé sur le toit de cet immeuble de 12 étages. Sans le distinguer à cette distance, il pouvait décrire sans difficulté le visage du désespéré. La trentaine, bel homme, un salary-man comme presque tout les autres. Celui là, avait failli ôter la vie à Lun et c’est tout ce qu’il fallait à Shiki pour ne pas ressentir le moindre regret lorsqu’enfin, le malheureux eut plongé dans le vide. C’est incroyable, malgré la patience dont le Japonais avait fait preuve, de voir à quelle rapidité, la terre avait rappellé cet homme à elle. Les cris de la foule n’avait pas permis à Shiki d’entendre les os se craquer. Il aurait aimé voir les derniers instants de ce fils de pute, durant la chute. Et puis, il avait suivi le mouvement, non pas par curiosité, mais pour s’assurer que c’était bel et bien fini. Tandis que les amateurs de morbidisme commentaient ce qui venait de se passer, Shiki avait relevé la tête. Ce mec, non loin, avait une expression probablement proche de la sienne. L’allure occidentale, le regard perçant, Shiki eut l’impression qu’il s’agissait d’un flic. Il avait alors aussitôt tourné les talons et quitté la scène.

    2015



Une chaleur parcours ses veines ;  la cigarette qu’il tient entre l’index et le majeur sombre jusqu’au sol. Il le reconnait. A quoi rime cette mascarade, pourquoi ne pas s’annoncer tout de suite ? Shiki n’aime pas ça.

- Vous étiez-là, lorsque ce mec a plongé.

L’influence des yakuzas altère son vocabulaire. Il ne se rend même pas compte qu’il commence à s’identifier à eux.

- Qui êtes vous, Whishaw ? Si toutefois c’est vraiment votre nom. Et qu’est-ce que vous me voulez ?

Il n’y a plus de cordialité cette fois bien que le ton reste le même. Le mécanisme de défense s’enclenche, Shiki oublie que ça peut être un test de la part de son patron. La colère commence à se dessiner sur son visage et pourtant le Japonais sait très bien que cela ne sert à rien. Si c’est un flic, il vient tout simplement de se faire gruger. Il a toujours été aisé de lire en Shiki comme dans un livre dès lors qu’on gratte sous la surface.
Encore faut-il le vouloir.


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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Lun 30 Mai 2016 - 3:05

Son visage change, presqu’impreceptivement, mais c’est assez pour qu’Akim puisse le voir. Il est habitué à analyser les expressions, le changement de ton, d’attitude chez les gens. Il a fait ça toute sa vie, et c’est sûrement pas demain la veille qu’il arrêtera. C’était presque devenu un don chez lui. Il tire sur sa cigarette lorsqu’enfin son interlocuteur avoue le reconnaître. Puis il recrache la fumée par les narines en hochant la tête. Oui, il était là, oui il a tout vu, et c’est même grâce à lui que ce mec s’est suicidé, avec un peu d’aide d’accord. Akim plonge son regard dans celui de l’étranger qui n’en est plus vraiment un. Bravo, tu m’as reconnu, mais tu ignores encore tellement qui je suis réellement…..

-Très bien, ça a pris un certain temps, mais vous m’avez replacé. J’en suis flatté.

Il se passe une main dans les cheveux, puis détourne le regard un instant. Ses pensées s’égarent un instant, comme s’il était seul. Que penserait Ivory s’il savait ce que le maffieu avait fait cette journée-là?!? Qu’il était beaucoup plus qu’un simple témoin de ce faux suicide. Qu’il avait interrogé la victime, l’avait même torturé, puis avait tout simplement assisté à sa mort par la suite. Sûrement que l’anglais en serait horrifié. Akim fronce un peu les sourcils à l’idée de savoir le blond totallement effrayé par les gestes qu’il a fait. Il ne voudrait sûrement plus le voir, et le mot jamais ne serait pas assez fort pour l’exprimer, puis il souhaiterait ne jamais l’avoir connu, ça c’est certain. Et pourtant, l’égyptien était ainsi. Qu’on le veuille ou non, il resterait un agent de la mafia jusqu’à la mort. À moins que, par un pur miracle, il puisse échapper à l’engrenage avant qu’il soit trop tard. Mais il était déjà trop tard. Même Wunjo avait essayé de le convaincre qu’il faisait la bêtise de sa vie à s’entêter à rester. Et c’est à cet instant précis qu’Akim regretta de ne pas l’avoir suivi…. D’avoir fait à sa tête, comme d’habitude et de rester dans sa stupide routine. D’avoir eu peur de tout foutre ça là et de commencer une nouvelle vie où il pourrait vraiment être lui-même. Bon, il vivrait de paranoïa un peu au début, de peur qu’on le retrouve et lui fasse la peau, mais il aurait fini par s’y faire et réussir à faire quelque chose de sa vie. Mais il avait dit non à Wunjo et voilà où il en était. À continuer de jouer les agents doubles. Si ce n’était pas un Yakuza qui découvrirait la vérité, alors ce serait un de son propre clan qui en aurait assez de lui et le remplaçerait par un beaucoup plus jeune et mieux formé. Il était baisé d’un bord ou de l’autre.

La question le fait revenir à lui et il jette sa clope avant de l’écraser du talon. Qui est-il réellement là est la question? Il veut quoi? Savoir son vrai nom? Ouais à d'autres. Il allait quand même pas lui révéler son identité de peur qu'il le trahisse. Ouais, la paranoïa fait déjà partie de lui. Il secoue simplement la tête en le regardant.

-Je suis seulement un "ami" de Lun et je ne vous veux aucun mal. Je crois qu'on travaille dans le même camp.

Ou comment mieux gagner sa confiance en écartant la méfiance....

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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Mer 31 Aoû 2016 - 9:48

Shiki fronce les sourcils. Il n’apprécie pas trop qu’on parle de Lun de façon si familière. Et pourtant, nombreuses doivent être les personnes à pouvoir prononcer le prénom de son meilleur ami de manière aussi légère. La réputation de Lun Marv n’est plus à refaire, ce qui cause bien du tracas au jeune Katsuragi. L’Anglais est la raison pour laquelle Shiki a changé sa vie, ses connaissances. On dit qu’ « on est capable de tout par amour », sentiment tellement superficiel dès qu’il s’agit de sentiment ambigüs. Le jeune métis n’agit pas par amour. Pas directement. En revanche, par loyauté, par amitié… il est capable du meilleur comme du pire. Sauver une vie ou souhaiter la fin d’une autre. Shiki agit peu ; il observe, sollicite, analyse. Prendre une décision reste ce qu’il y a de plus pénible, comme de travailler pour des yakuzas dans un sublime palace à extorquer l’argent de citoyens honnêtes.

« Honnêtes. » qui l’est réellement en vérité. Des citoyens candides, stupides, assoiffé par l’idée de devenir plus riches alors que leur compte est à découvert. Lui qui est issu d’un milieu aisé n’a jamais eu ce rapport avec l’argent. Dans le passé, il est rentré à Keimoo mais pas grâce à la fortune de son père : il a bossé dur, il a étudié à en collectionner les nuits blanches et c’est pour ces résultats qu’il a été reconnu. Il a travaillé afin de payer lui-même ses frais d’entrée à l’Académie mais ça….personne ne s’en est jamais douté. Rien que son patronyme faisait de lui un être apprécié avant qu’on ne reconnaisse sa valeur véritable. A la réception, il a déjà croisé des connaissances qu’il n’a vues qu’une fois durant son existence et qu’il aura oublié - et les remarques sont allées bon train. « Waaah ! Tu bosses ici !!, tu dois bien gagner ta vie !!! » , « J’ai toujours voulu m’envoyer en l’air dans un hôtel de luxe, mais j’ai pas les moyens…Tu peux faire quelque chose ? », « Tu peux me filler des billes, y’a longtemps que je ne me suis pas fait une soirée Pachinko ? » Etc, etc. Mais personne pour se souvenir du nom qu’il porte. Et personne pour s’étonner  justement de la présence de tant de machines de jeux dans un tel établissement, ni de la présence de tant d’hommes en costard. Les plus malins auront compris que leur présence postée à l’entrée du palace n’était pas pour faire bon accueil aux potentiels ‘clients’, mais plutôt pour dissuader les curieux. En vérité, le palace est  réservé aux habitués, aux politiciens trop peu scrupuleux et à certaines célébrités. Le fait que Whishaw passe sans encombre et réclame la chambre la plus modeste…. Evidemment qu’il y avait anguille sous roche. L’esprit analyste de Shiki Katsuragi reprend son cours, il soupire.

- Mais de quel camp parlez-vous…

Autre soupir.

- Se dire ‘ami de Lun Marv‘ n’a aucun sens.

Parce que Lun a très peu d’amis justement.
On tambourine à la porte. La pause est terminée.

- Ma pause est terminée et j’ai du travail. Passez un agréable séjour dans notre hôtel, Whishaw-san.


*****


Du temps passe. 2016.

- Shiki-kun !! Tu peux m’aider à transporter tout ça dans la suite 1408 ?

Satsuki Kuge, la nièce du Boss s’installe temporairement à l’hôtel. Ses parents sont furibards.

- Kuge-san… votre oncle m’a confié une autre tâche. Pourquoi ne pas demander à Kobayashi ?
- Mais c’est pas vrai, il en fait exprès !!!

Elle attrape son cellulaire et après quelques éclats de voix et autres ronchonnades , le tend à Shiki avec un grand sourire. Les priorités changent. Satsuki a ce pouvoir sur son oncle.

L’après-midi passe. La relève arrive. Shiki sort son paquet de cigarette en descendant les trois marches devant les portes d’entrée de l’hôtel, mais se stoppe aussitôt. Il semblerait qu’il ait de la visite. Les mois ont passé, son statut également. Il ne  « travaille plus pour » les yakuzas. Il a désormais intégré le clan. Il étire un petit sourire. Au diable les formalités.

- Tu vas peut-être me dire ton vrai nom, aujourd’hui.

Même si Masanori Kuge le lui a déjà révélé, depuis le temps. Et son rôle dans le faux-suicide de l’agresseur de Lun. Cette fois, c’est lui qui lui tend le paquet.

- Je t’en dois une. Je n’aime pas avoir des dettes. Question de principe.

N’importe qui dans le clan le confirmera. Kuge-sama le premier.

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Dernière édition par Shiki Katsuragi le Dim 16 Juil 2017 - 11:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Sam 4 Mar 2017 - 2:32

Discuter de Lun Marv le ramène longtemps en arrière et il faut dire qu’il n’aime pas trop penser au passé. Habituellement, ce ne sont pas trop de bons souvenirs, mais ceux en lien avec l’anglais le font sourire. Un joli blond aux yeux verts au Japon, ça se remarque. Akim s’était trouvé un travail dans une maison de thé particulière en jouant le rôle d’une jeune femme à la perfection. Il portait un kimono traditionnel, ses cheveux bien peignés dont quelques mèches viennent tomber sur son regard, couvrant l’un de ses yeux et le regard souligné de khöl, un rouge cerise dessinait ses lèvres, les ongles de ses mains portant la même couleur que le rouge à lèvres et il s’était même sapoudré le corps pour effacer son teint hâlé. N’importe qui n’y voyait que du feu et il/elle faisait un ravage sur les clients. C’est ainsi qu’il fit la connaissance du jeune Lun qui servait le thé à une table d’habitués. Ils en avaient eu du bon temps….

-Oh croyez-moi, cela a beaucoup de sens…

Il fronce les sourcils lorsqu’on tambourine à la porte. On vient les déranger, la conversation est terminée, et pourtant, elle venait de commencer. Akim est agacé, mais incline la tête pour saluer le départ du jeune homme. La porte se referme derrière lui et il soupire. Un agréable séjour dans l’hôtel, ouais comme s’il avait le choix. Il devrait d’ailleurs trouver un autre appartement s’il ne voulait pas tout dépenser son argent dans la location d’une chambre….
***

2016

-Encore un bon travail, c’est tout pour aujourd’hui, on te contacte dès qu’on a besoin.

Akim hoche la tête, comme à son habitude. Il n’est pas très bavard lorsqu’il est question de travail bien fait, vite fait. Et puis, il a d’autres choses à faire, comme se reposer. Il y a quoi? Deux semaines qu’il n’a pas eu une bonne nuit de sommeil… toujours à faire des coups de pute pour les Yakuza en oubliant ses besoins à lui. D’ailleurs, il s’était promis d’aller trouver Ivory pour lui dire qu’il était de retour, même s’il craignait un peu sa réaction. Il ne lui avait pas donné de nouvelles depuis tellement longtemps qu’il comprendrait s’il lui donnait la volée de sa vie. Il le méritait après tout. Un grognement alors qu’il se souvient ce qu’il voulait faire, oui mis à part se reposer, ce qu’il fera à sa mort, c’est de retrouver ce jeune homme, le réceptionniste du Pachinko Palace Hôtel pour continuer leur petite conversation. Oh oui, elle date, mais maintenant qu’ils peuvent se parler d’égal à égal. D’un bon pas, il prend la direction de l’hôtel avec l’envie d’une cigarette qui commence à se pointer. Il ne s’arrête pas pour l’amour de la nicotine et arrive pour grimper les marches menant à l’établissement, avant de s’arrêter à la vue du jeune homme.

Tiens, tiens, on a oublié les formalités on dirait. Ce qui fait un peu rire le brun qui s’approche un peu, plongeant les mains dans les poches de son pantalon. À quoi bon lui mentir encore puisqu’il sait probablement la vérité si ça se trouve. Et puis, au point où il en est….

-C’est Akim, ouais, je sais, ça fait pas très japonais.

Il grimace un peu, un sourire au coin des lèvres, puis sort une main de sa poche pour la mettre sur le paquet de cigarettes que lui tend le japonais. Akim en prend une qu'il glisse entre ses lèvres puis tâtonne dans ses poches à la recherche d'un briquet. Il le sort, triomphant, puis allume sa clope, avant de tirer dessus. Il attend de voir si on en aura besoin avant de le ranger.

-Disons qu'on est quittes alors?

Akim n'aime pas avoir de dettes lui non plus. C'est comme tenir la vie de quelqu'un entre ses mains... il l'a fait assez souvent.



-




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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Dim 16 Juil 2017 - 12:48

Shiki ne s'est pas vraiment penché sur la raison de la présence d' "Akim", lors de leur première rencontre au Palace. Il n'était qu'un simple réceptionniste ayant pour but de se soumettre à Masanori Kuge le temps qu'il fallait pour rembourser ce qu'il lui devait. Aussi, même si cet étranger avait connu Lun, il ne s'en était pas formalisé plus que ça. Après tout, un ne lui a plus donné de nouvelles depuis un certains temps. L'Anglais ignore probablement bien évidemment la route qu'a emprunté le Japonais depuis plus deux ans, ce qui n'est pas plus mal. Nombre de ses congénères aujourd'hui n'hésitent pas à se servir de leur statut de Yakuza pour faire pression sur tout le monde dès que l'occasion se présente. Shiki n'est pas de ceux-là. Il se contente de faire ce qu'on lui dit et malgré tout, il n'a pu que constater que même s'il ne révèle en rien sa situation actuelle, la ville de Keimoo change, ainsi que le regard de ses habitants sur le Palace. Et par conséquent, sur lui aussi. C'est ainsi que fonctionne les réputations.

***



- Katsuragi-kun ?

C'était un jour comme un autre, quelques semaines plus tôt, alors qu'il quittait l'hôtel au petit matin, comme d'habitude à la fin de son service de nuit, au moment ou le site est le plus actif au sein du clan.

- Misato ?

Une ancienne camarade de lycée, poussant un landeau. Elle avait quitté Keimoo pour faire ses études à Tokyo. A l'instar de Logan, elle avait su voir au delà du masque que portait le lycéen de 17 ans alors.

- Depuis quand es-tu revenue à Keimoo?

Les années l'ont épargnée, c'est une sublime mère de famille qui lui fait face alors.

- J'ai eu du mal à te reconnaitre. Tu...portes des lentilles ? Et cet endroit...

Shiki a froncé les sourcils. Une poussette, à cette heure. Quelque chose clochait.

- Laisse-moi te retourner la question. N'est-ce pas un peu trop tôt - ou trop tard - pour balader un enfant ?

La jeune femme a semblé embarrassée.

- Je n'ai pas le choix. Je suis revenue ici lorsque je suis tombée enceinte. J'ai dû arrêter mes études car je ne pouvais couvrir nos frais à tous les deux. Les frais de scolarité étaient trop élevés. Alors j'accumule les petits boulots.  Mais la vie a aussi terriblement augmenté, et j'ai du déménager à Bougu il y a quelques jours.
- Oui, c'est à cause du séisme. Et tes parents ?
- C'est compliqué. Enfin bref, je suis surprise de te voir sortir de ce lieux. Il parait que cet hôtel est fréquenté par... la mafia...

Shiki ne pouvait alors pas lui révélé la vérité.

- Et bien, j'y travaille de nuit. Tu sais visiblement que trouver un job n'est pas chose aisée par les temps qui courent. J'ai donc pris ce qu'il y avait. M'enfin, je suis crevé, je te souhaite donc une bonne nuit.
- Attends Katsuragi ! Tu as l'air d'aller dans la même direction que moi.... ne peut-on pas faire un bout de route ensemble ?
- (...) . Bien sûr.

Shiki avait alors raccompagné Misato jusqu'à chez elle, faisant ainsi un détour considérable étant donné que son logement à Bougu est tout proche du Palace.


***



Définitivement, Shiki préfère ne pas révéler sa nouvelle situation, mais les rumeurs, le téléphone arabe et l'imagination trop pertinente des habitants de la ville on commencé à forger au jeune homme une réputation nettement différente de cet ex-populaire qui "est sorti" avec un chiffon durant ses dernières années d'études. A l'académie, il n'a plus l'image prestigieuse du fils de l'ancien président des Parents d'Elèves, l'élève modèle, l'ancien vice-capitaine du club de natation qui est devenu Capitaine du club de Kyûdo, remportant nombre de trophées dans ces disciplines et figurant dans le top 5 des meilleurs élèves de l'Académie de 2008 à 2011. Il n'est désormais plus que le manager de ce club fantôme qui avait pourtant fait la renommée de l'Académie dans cette discipline. Ses "élèves" se sont laissés porter par la réputation de l'employeur du Japonais et ont déserté les uns après les autres le dôjô. Tout ce qui avait de l'importance pour Shiki n'est plus. Sa première et unique romance, ses amis, son avenir, sa passion pour cet art martial. Ses parents ont compris que leur fils filait un mauvais coton depuis l'accident en 2013 qui avait failli couté la vie de Charlie , leur cadet, et malgré leurs efforts pour tenter de lui faire remonter la pente, n'ont pu être que témoin de l'éloignement de leur aîné. Aujourd'hui, ils ne se parlent même plus. Shiki se coupe totalement du monde et n'a plus que le clan comme préoccupation principale. Maintenant qu'il en fait parti, plus rien d'autre ne compte, car personne n'a su ou n'a pu le convaincre d'emprunter un autre chemin.

Masanori Kuge en revanche, a restauré en lui une étrange lumière. C'est le seul guide qu'il lui ait été offert depuis des années.

Le retour d'Akim à Keimoo eveille en Shiki une certaine curiosité. Ce gaijin a un lien étrange avec les Yakuzas. Il aimerait en connaitre la nature. Alors le japonais détaille l'homme, cet individu qui pour une raison qu'il ignore, connait son meilleur ami. Enfin, cet ami qui ne lui a plus donné signe de vie depuis tellement longtemps qu'il se demande s'il n'était rien d'autre qu'une connaissance pour l'Anglais. Est-ce utile de s'accrocher aux autres ?
Et puis au fond, pourquoi se poserait-il plus de questions. Pourquoi à tout prix savoir ce qui lie cet homme au clan Hachiya ?

Shiki tire à son tour une cigarette de son paquet après qu'Akim ait allumé la sienne. Il la porte à ses lèvres et s'approche du Russe.

-Disons qu'on est quittes alors?

Il se penche vers lui afin d'obtenir le seul feu qui lui semble utile dans ce monde farfelu. Une fois après avoir obtenu d'Akim la flamèche attendue, il recrache lentemant la fumée ver le sol avant de lever ses yeux grimés vers lui.

- Maintenant oui.

Il garde le contact visuel quelques instants sans ciller. Il s'interroge. Que fait-il là ?

- Shikiiiiiii !!!! Regarde ce que j'ai trouvé parmi les lots du pachinko !!

Le contact visuel se rompt. Satsuki sort du palace, seule. Kobayashi n'est pas à ses côtés, elle l'a semé. Elle exhibe une énorme peluche de Gudetama, un sourire énorme aux lèvres. En plein jour comme ça..... ce n'est pas prudent. Pas depuis les nombreuses provocations d'un gang rival installé en ville depuis quelques semaines.

- Kuge-san !!!  Rentrez tout de suite !!!

Shiki se rue alors vers Satsuki pour la faire rentrer dans le Palace.

Une berline en warning non loin de là démarre alors dans une accélération folle. Shiki a juste le temps d'atteindre la jeune femme lorsqu'une détonation suivie de plusieurs autres se font entendre. Gudetama chute, puis se fait perforer de toute part laissant une nuée de plumes se déverser autour d'eux. Shiki serre Satsuki contre lui, tout deux chutant à leur tour.

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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Lun 21 Aoû 2017 - 18:12

Une promesse reste une promesse.... Sauf peut-être quand on est baigné depuis tout jeune dans une organisation maffieuse qui lance des promesses en l'air aussi souvent qu'on change de sous-vêtement. Pourtant, pour ceux qui sont importants pour lui, c'est-à-dire une poignée de personnes, lorsqu'il donne sa parole c'est comme un serment. Il préférait crever plutôt que manquer à une promesse. Un peu comme celle qu'il aurait dû faire à Wunjo Ivanov. Ce dernier avait fini par réussir à quitter l'organisation, une mission impossible, et être libre de ses faits et gestes. Il avait voulu entraîner Akim avec lui, mais ce dernier avait refusé malgré tout. Il n'en avait pas la force, et il fallait bien que l'un d'eux reste pris dans cette toile dangereuse pour sauver l'autre. La relation de ces deux-là a toujours été très ambiguë autant pour Akim que pour Wun, mais il l'aimait assez pour garder le silence même sous une séance de torture. Depuis son retour, il avait croisé Wunjo qu'une fois, et dans de drôles de circonstances. Ce dernier faisait affaire avec les Yakuza pour un deal de drogue ou un truc du genre...Une colère noire s'était emparée du mafieux en voyant celui qu'il croyait maintenant libre flirter avec la mort. Non mais c'était quoi son foutu problème à lui?!?!? Il ne voyait pas tous les efforts qu'Akim avait mis pour sauver son cul?!?

Akim secoue un peu la tête en fronçant les sourcils pour revenir à lui. Il est un peu irrité par ses pensées, mais essaie de rester de marbre. C'est un peu sa spécialité. Il lève les yeux vers le japonais qui s'approche de lui et prend un petit moment avant de réaliser ce qu'il veut. Pourtant, c'est évident, mais il a de la difficulté à reprendre ses esprits. Il laisse la flamme lécher la cigarette du jeune homme, puis range son briquet dans la poche de son pantalon. Il tire sur sa clope, puis laisse la nicotine faire son boulot, bien pénétrer dans son organisme pour en retirer les ''bienfaits''. Le regard de son interlocuteur se fait pressant et pénétrant. Akim le laisse faire tout en ne le quittant pas des yeux non plus. Il attend patiemment la question qui ne vient pas.

- Shikiiiiiii !!!! Regarde ce que j'ai trouvé parmi les lots du pachinko !!

Une interruption dérangeante... Akim tourne la tête pour poser les yeux sur la nouvelle chose intéressante, soit la jeune femme. Oui il sait très bien qui elle est et l'importance qu'elle a. Ce qui est étonnant c'est de la voir seule, sans aucune supervision. Et à voir son sourire, elle en est ravie. Akim pose les yeux sur la peluche et grimace. Il n'y a que les filles pour trouver ce genre de truc irrésistible et craquant. Ha non, tiens, en y réfléchissant bien, c'est sûrement le truc qui plairait à Ivory. Il ne lui en avait jamais encore donné comme cadeau, mais il imaginait bien la tête du blond avec un petit chat ou un ourson poilu en guise de surprise. Il aurait sûrement le sourire fendu jusqu'aux oreilles...ou pas. Akim ne le connaissait pas tant que ça au final et c'est justement ce qu'il voulait faire en revenant à Keimoo. Tenter de trouver un semblant de vie normale...ouais, c'est beau rêver.

- Kuge-san !!!  Rentrez tout de suite !!!

Le ton du japonais est assez ferme et empreinte d'une légère tension. Il court vers la petite rebelle pour lui faire entendre raison alors qu'un bruit fait détourner le regard d'Akim.

-F.u.c.k

Son regard s'agrandit alors que la suite des évènements est claire comme de l'eau de roche. La cigarette quitte ses lèvres pour venir s'échouer sur le sol. Il ne prend pas la peine de réfléchir, c'est l'adrénaline qui prend le contrôle de son corps alors qu'il se rue sur la victime et son protégé. Son corps est comme un bouclier alors que les balles fusent sur eux. Il serre les dents en fermant les yeux, les serrant tous les deux en se jetant contre le sol pour se mettre à l'abri. Akim reste un moment dans cette position et se redresse lorsque la voiture disparaît au coin de la rue dans un crissement de pneu. Une douleur aigüe lui vrille le dos, mais il veut s'assurer que les autres vont bien, qu'ils ne sont pas blessés. Il redresse un peu la tête, ne remarquant pas le sang qui commence à imbiber ses vêtements, encore sur l'adrénaline.

-Vous....n'avez...rien?

Ses yeux cherchent des blessures visibles sur eux, il lève une main tremblante vers la jeune femme pour vérifier son état et se crispe sous la douleur, retombant sur le dos. Il pose une main sur son chandail et la lève vers son visage en déglutissant, elle est maculée de sang.

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Shiki Katsuragi
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MessageSujet: Re: Welcome to the Pachinko Palace Hôtel   Mer 6 Sep 2017 - 0:06

Tout se passe trop vite. Je n'ai pas le temps de penser, mon corps bouge de  lui-même sans que je ne me donne la peine de réfléchir un seul instant. Une seule image me traine, celle de Satsuki qui s'effondre, transpercée de part en part. Puis celle de Kuge-sama, reclu dans son penthouse. Je ne sais pas quelle expression il peut afficher. A mon égard, il n'y a jamais rien eu d'autre que le calme plat et ce petit quelque chose qui m'évoque Yun-Jin. Je comprends qu'au delà de la confiance absolue qu'il a placée en moi, flotte un dérivé de tendresse. Même lorsqu'il se montre menaçant, jamais la haine n'a habité son visage. C'est pour cette raison que je suis resté à ses côtés. Pour avoir la possibilité de voir ce visage bienveillant autant que possible afin de combler ce vide que Yun-Jin a laissé en moi depuis le jour où je l'ai rencontré.  

Mon jugement sur les yakuzas à changé au contact de Masanori Kuge et c'est la raison pour laquelle je m'investis de plus en plus au sein du clan. Et que la protection de Satsuki est devenue ma priorité.

Pourquoi a-t-il fallu que j'échoue aujourd'hui ? Je ne saurai plus faire face à son oncle s'il lui arrivait quoi que ce soit. Le sacrifice de ma personne n'est que peu de choses. Si peu. Infiniment peu.
Allongé sur elle, j'attends que les détonations prennent fin. Mon corps est lourd, vraiment lourd. Suis-je en train de mourir ? Je ressens une douleur violente dans le bras, et ce poids sur mon dos qui se fait de plus en plus pesant...

- Yun-Jin...

Je m'autorise une pensée pour lui. Peut-être sera-t-elle la dernière. Je serre Satsuki contre moi. C'est bientôt la fin.

Je pousse un soupir.

Un crissement de pneu, puis le calme qui revient. Pas un bruit alentour durant les secondes qui s'écoulent après cette fusillade. Mon corps est toujours lourd, mais il semblerait que je sois encore en vie. Je n'ose pas me relever. Je crains que d'un instant à l'autre, les détonations reprennent. Et puis, l'animation revient. J'entends les passants qui élèvent leurs voix emplies de curiosité.


"Vous avez vu ça ???", "J'ai eu si peur!!", "Quelqu'un a été tué ?", " C'était des yakuzas vous croyez ?", "Trop coooool ! C'était comme à la télé !!! ", "J'ai réussi à filmer la voiture !!! On aurait dit un pistolet mitrailleur, genre UZI ! ", " Mais n'importe-quoi, tu devrais lâcher tes écrans plus souvent, ça te rend miro ! C'était de simple pistolets, sinon les pétards auraient été plus rapides ! "



Mais putain, fermez vos gueules.




" Vous...n'avez...rien ? "

Cette voix a vraiment un accent étrange, mais je la reconnais. C'est celle de "Samuel Whishaw". Ou plutôt, Akim Kovatchev. Je l'avais complètement sorti de mon esprit celui-là. Tandis que mon corps se fait étrangement plus léger, je réalise que non, je n'étais pas en train de mourir. Pire que ça, Akim était simplement couché sur moi. Dans un premier temps, je n'ai vu que sa main et maintenant qu'il s'affale sur le dos sur le tapis d'entrée du palace, je ne peux que constater la douleur marquant son visage.

Mais la priorité, c'est Satsuki. Je détourne mon regard du  Russe afin de m'enquérir de l'état de santé de la jeune femme.


- Satsuki, tu n'es pas blessée ???

La familiarité de mes pensées a pris le chemin de mes lèvres. Je détaille le visage de la demoiselle, encore sous le choc.

- SATSUKI ! Bon sang.

Elle étire un sourire en me regardant.


- Je savais que tu portais des lentilles... Tu en as perdu une. Tu ne devrais pas cacher une si jolie couleur d'iris, Shiki. Et tu m'appelles enfin par mon prénom, je suis contente.

Je soupire de soulagement et d'exaspération à la fois. Mais quelle bavarde celle-là. Ma respiration reprend un rythme normal.Je tourne la tête vers Akim. Mon regard se fait rond. Il faut que j'agisse et vite. Je me redresse enfin et m'assure une dernière fois que Satsuki peut en faire de même. J'essaie de ne pas pas manifester d'autre inquiétude mais...
Nous ne sommes plus seul depuis un moment. Kobayashi a fait son retour.


- Aniki !!! Votre bras, vous saig...
- Kobayashi. Emmène Satsuki auprès de Kuge-sama et demande à "Sensei" de préparer ses outils. Je lui amène quelqu'un.
- Mais Ani...
- J'en assume l'entière responsabilité, alors exécution.
- Bien.
- Autre chose.
- Oui ?
- Le gamin à 20 mètres, avec le sweat Uniqlo vert. Il va malencontreusement égarer son téléphone.
- Compris.


***



Au delà du Ninkyôdô - soit les neuf règles de la voie chevaleresque des Yakuzas - il y a celles du clan Hachiya. Et parmi elles, il ne faut en aucun cas amener un étranger au clan à la résidence Kuge, ni à leur clinique privée située dans les sous-sols mêmes du Pachinkô Palace. Shiki s'accroupit aux côtés d'Akim.

- Kovatchev. Où as-tu mal, peux-tu marcher ? Je vais te faire soigner, mais il faut que tu m'aide un peu. La police va probablement arriver d'un instant à l'autre, il va donc falloir faire vite.

Akim était en première ligne. Et vu l'état de sa main, il se peut que ça soit grave. Shiki Katsuragi a repris le contrôle de ses pensées, de même que de ses émotions. Il n'est pas médecin, est incapable de savoir si Akim peut bouger, mais ce qu'il sait en revanche, c'est qu'il lui doit la vie. Aussi peu de choses que son existence puisse représenter à ses yeux, Akim Kovatchev les a protégés, Satsuki et lui-même. Enfreindre une petite règle n'est rien du tout en comparaison. Il pourrait se sectionner tous les doigts en repentir que ça n'équivaudra en rien à ce qu'Akim était prêt à sacrifier pour lui. Shiki attrape alors le poignet de cette main sanguinolente, faisant fi de la douleur qui lui transperce le bras.

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