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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Njut Njut Njut! [Naoko Tanaka]

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Takuya Hibari
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MessageSujet: Njut Njut Njut! [Naoko Tanaka]   Sam 15 Aoû 2015 - 19:52

Moi qui appréciait le calme, le samedi après-midi était en effet le moment propice pour me rendre au centre commercial. Coincé au milieu d'une foule de consommateurs enivrés par les vapeurs se dégageant à la fois de la sueur causée par la chaleur d'un été caniculaire et des ventilations trop fortes, j'énumérais avec une efficacité stupéfiante les adjectifs collant le mieux à mon idée brillante d'aller acheter des meubles à cet instant précis, en chemise et jean noir par ces températures.
Idiote, stupide, douteuse... Je me haïssais.

J'avais acheté un petit studio au quartier Bougu récemment, et si la perspective de me retrouver propriétaire d'un petit bout de terre m'avait d'abord réjoui, la taille des responsabilités venant avec m'avait bien vite refroidi. La cuisine, le repassage ou même le rangement n'étaient en effet pas mes qualités premières et vu ma capacité à ne jamais remettre les choses à leurs places les premiers mois en tête à tête avec l'appartement risquaient d'être folkloriques. Cela tranchait avec l'image de l'homme maitre de lui que je tentais de renvoyer et j'aurais sans doute déjà tout laissé tomber par frustration si l'idée de meubler moi même mon nouveau temple ne m'avait pas un peu remotivé.

Motivation bien vite brisée lorsque la réalité me rattrapa, je n'avais que mes deux bras pour transporter les meubles, pas autant d'argent sur mon compte que je l'aurais voulu, un gout pour la décoration d'intérieure assez limité si on excluait les estampes et livres qui s'amoncelaient un peu partout, et surtout, une horde de japonais excités à traverser. Non vraiment, ma chambre à l'académie n'était pas si mal en fin de compte.
Un coup de coude lord d'une bousculade me fit brusquement reprendre mes esprits, je m’apprêtais à répondre à l'importun par un coup bas du même acabit mais l'auteur du méfait s'était déjà volatilisé dans la foule. Un rictus d'impatience vint automatiquement se fixer sur mes lèvres fines alors que je  laissais échapper une occasion de libérer un peu de pression. Au fond c'était peut-être tant mieux, ça nous évitera un scandale en pleine marée humaine.

Je laissa échapper un soupir, non, chercher des noises à un individu lambda ne m'aiderait pas, j'étais venu à Keimoo dans le but d'éviter ce genre de situation et de repartir du bon pied. Force était de constater que jusque là, outre quelques mésaventures, j'y étais plutôt bien arrivé au prix d'efforts considérables et d'un répertoire téléphonique bien trop vide à mon goût. Limiter les interactions sociales étaient un des seuls moyens que j'avais trouvé pour éviter de replonger dans mes vices, et tant pis si cela jouait sur mon humeur, les arts martiaux et l'écriture étaient là pour me défouler. Pourtant je savais que cet équilibre précaire ne pouvait durer éternellement.
Je secouais la tête afin de chasser ces pensées bien trop défaitistes tandis que j'avançais tant bien que mal, jouant de ma stature relative, vers le magasin voulu. J'étais ici pour acheter des meubles, point, et rien ni personne ne pouvait se mettre entre moi et la boutique tant convoitée qui se découvrait enfin à mes yeux.

Poussant d'un revers de main le dernier obstacle humain se présentant sur mon chemin et ignorant ses protestations inutiles dans le même temps, j'arrivais enfin devant l'entrée de ladite boutique. Une vitrine plutôt sobre pour un centre commercial, deux trois affiches annonçant des promotions dépassées depuis quelques mois et une masse de clients beaucoup moins importante, tout cela donnait d'avantage l'impression d'avoir affaire à un antiquaire qu'à un vrai magasin de meubles.
Ce fut finalement d'avantage l'idée de pénétrer dans un lieu bien plus calme qu'un réel besoin qui me poussa à entrer. L'intérieur ne faisait que confirmer l'impression de brocante, les meubles étaient entassés un peu partout sans vraiment de trie préalable, tout juste si les lits n'étaient pas présentés au même endroit que les ensembles de cuisine. Les seuls endroits réellement praticables étaient les allées bien délimitées où s'entassaient les quelques courageux clients attirés par cette caverne au trésor moderne.

J'avais beau avoir noté quelques idées sur mon téléphone, cette liste se révéla inutile confrontée à ce magasin, aussi, un peu perdu, j'errais un moment sans but dans les sentiers de cette forêt dense, ne sachant ni par quoi commencer ni sur quel style me concentrer tant le choix était important.
C'est alors que, entrain de ruminer quelques remarques déplaisantes envers les vendeurs qui faisaient semblant de ne pas me voir, je l'aperçu.

Je ne la remarqua d'abord pas, d'ailleurs je ne devais pas être le seul tant sa taille et l'impression d'effacement qu'elle dégageait la rendait invisible aux yeux de la plupart des gens, mais son visage ainsi que son nom ne m'étaient pas étrangers et, poussé par la curiosité, sans vraiment réfléchir, je commença à la suivre dans le magasin. La raison de sa présence m'était inconnue, nous n'avions pas gardé contact après l'épisode de la grotte car en effet, si l'urgence de la situation nous avait poussé à échanger quelques mots, j'avais le sentiment qu'un fossé la séparait naturellement de ses contemporains. Je grimaça un instant de mécontentement, après tout, je faisais exactement la même chose mais avec d'autres méthodes.

Je ne savais pas réellement pour quelle raison je la suivais ainsi, je n'avais jamais eu l'intention de lui reparler, et c'était sans aucun doute réciproque mais étant donné ma situation à cet instant je n'avais pas grand chose d'autres à faire que de lui demander de l'aide pour choisir mes meubles et espérer que ses gouts étaient plus développés que les miens. Tant pis si mon ego souffrait, il commençait à y être habitué.

Je la héla d'une voix certes assez forte pour qu'elle puisse l'entendre mais que je jugeais assez peu agressive, enfin, tout est relatif.
"Tanaka!"

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Naoko Tanaka
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MessageSujet: Re: Njut Njut Njut! [Naoko Tanaka]   Mar 25 Aoû 2015 - 2:38

Assise à même le sol, je contemplais le vide de la pièce qui s’étalait devant moi. Cela faisait maintenant plus d’un an que j’habitais dans cette maison, ou devrais-je plutôt dire, ce manoir. Je m’y étais habituée et avais depuis longtemps pris mes aises. La bâtisse n’avait plus aucun secret pour moi, et cela commençait à faire un moment que les derniers travaux pour la piscine extérieure étaient terminés. En soit, je m’y plaisais, je n’avais pas à me plaindre, puisque même chez mes parents, je n’avais jamais vécu dans quelque chose d’aussi extravagant qu’ici. Oui, tout était parfait.

Enfin, presque.

Lorsqu’on se contentait du rez-de chaussée, la maison avait acquis un caractère particulier, puisque… je l’avais envahi, un peu, durant cette année. Bien sûr, la décoration était toujours cadrée, proche d’un salon d’exposition, mais contrairement à mon arrivée, on pouvait désormais voir ça et là des indices qui indiquait que des gens vivaient réellement ici.
A vrai dire, le problème venait surtout du premier étage. Il était vide. Enfin, pas totalement, le strict minimum, et à chaque fois que j’y mettais les pieds pour faire un peu de ménage, je ne pouvais m’empêcher de trouver ça un peu triste. Surtout que nous n’utilisions pas tout cet espace.

C’est ainsi qu’après de longues discussions avec Oswald, sa belle-mère et son demi-frère, la décision d’accueillir de nouveaux pensionnaires fus adoptée. Je m’étais chargée de l’annonce, simple, que j’avais posée un peu partout au niveau des tableaux d’affichage de l’Académie. Les propositions ne tardèrent pas à pleuvoir, certaines plus sérieuses ou intéressées que d’autres. Certaines, presque complètement idiotes.

Au final, notre choix avait fini par être fixé, et deux nouveaux colocataires devaient emménager d’ici début septembre. Et malgré les affirmations de Tricha qui avait soutenu que ce qui se trouvait à l’étage était largement suffisant, je n’étais pas vraiment convaincue. Pour moi, c’était vraiment le strict minimum. Un lit et un bureau dans chaque chambre, quelques assiettes, une poêle et une casserole dans la kitchenette, et un canapé dans le salon. Vu les dimensions de l’étage, autant dire, presque rien.
Me laissant tomber en arrière sur le parquet en chêne de la pièce de vie, je soupirais. Il fallait que je fasse quelque chose à ce propos, et ainsi, je dégainais mon téléphone et composai le numéro.

« Bonjour Maman. Dis, c’est possible d’avoir mon argent de poche plus tôt ce mois-ci ? »


~~~


C’est ainsi que je me retrouvais aujourd’hui, dans les rues commerciales de Keimoo, un samedi en fin de matinée. La ville n’était pas encore trop active, et j’en profitais pour faire une ronde sans risquer d’être prise dans la foule. Je grimaçais à cette pensée, et, pour l’évacuer, je glissais mon casque audio sur les oreilles alors que j’augmentais la cadence de mes foulées.

Faire les magasins ne me dérangeait pas vraiment, en soi, et au contraire, je pouvais parfois trouver ça assez amusant. S’il n’y avait pas la contrainte "autres personnes" qui s’ajoutait à ça. Et ainsi, une petite virée innocente pouvait se transformer en véritable calvaire. De ce fait, je prenais toujours énormément de précaution. Eviter les grandes avenues, les heures de pointes, pas de transports en commun, pas de grand magasin, toujours avoir de l’eau, des bonbons, mes boites d’anxiolytiques et ma ventoline. Un véritable attirail que je trimballais dans mon sac à dos et dans mes poches de short, pour ce qui était des confiseries.

Marchant à l’ombre des bâtiments, je me décidais à prendre un sandwich dans un kombini, qui était tout simplement infect, mais qui servirait à me caler pour au moins une bonne partie de l’après-midi. Passant de petite échoppe à moyen commerce, je déambulais calmement, discrètement, comme toujours. Mais le temps passait, et rien n’était encore commandé. Ma limitation concernant les lieux de vente me desservait, et le plus souvent, soit je tombais sur des boutiques design pas très intéressante, soit je ne trouvais simplement pas ce que je voulais. M’asseyant sur un banc dans une ruelle, loin du passage de la foule de sortie pour un week-end estival ensoleillé, je sortais de la poche avant de mon sac mon carnet ainsi qu’un crayon.

Tout en profitant de cette petite pause pour souffler un peu et m’hydrater, je faisais méthodiquement la liste de tout ce qui me semblait manquer. Liste qui s’allongea, tellement qu’elle ne tenait même pas sur une page de mon petit carnet. A cette constatation, je souriais doucement à l’idée de devoir rendre des comptes à mes parents concernant le trou dans mes économies que cela allait provoquer. Trou qui allait vite être renfloué, je ne me faisais pas vraiment de soucis là-dessus. Et puis, il était rare que je dépense pour autre chose que mes essais culinaires, alors, en tant qu’exception, utile qui plus est, je savais que ça allait passer.

Relevant les yeux de ma liste, je jetais un coup d’œil au ciel dégagé, qui promettais des chaleurs toujours continues. J’étais plutôt contente d’avoir prévu le coup et de m’être habillée en conséquence. Abaissant le regard vers la rue principale, parallèle à celle dans laquelle je me trouvais, je pu apercevoir, de l’autre côté, une boutique de meuble. Grimaçant légèrement en me disant que c’était dommage qu’elle se trouve à cet endroit, je tentais de me dissuader d’y aller. Mais la curiosité, et surtout, mes achats toujours inexistants me poussaient à y aller quand même. Pas de front, surement pas.

Alors, perdant un temps presque ridicule à faire un détour pathétiquement long, j’arrivais enfin dans la boutique, qui était plutôt grande, et peu fréquentée. Je soufflais de soulagement en pénétrant à l’intérieur des murs, puis fit glisser mon casque autour de mon cou, par politesse. Les meubles étalés étaient en sacré bazar, et, d’un premier coup d’œil, j’eu du mal à m’y repérer. Je décidai donc de faire un premier tour de reconnaissance, avant de me lancer dans les fouilles détaillées de l’endroit. Attrapant dans une de mes poches une sucette à l’orange, je la calais au coin de ma joue et commençais à regarder partout, sereinement.

Ce n’est qu’après un certain moment que la musique d’ambiance de la boutique fut couverte par une voix masculine qui appelait mon nom. Sur le coup, je ne réagis pas de suite, après tout, des Tanaka, il en existait des milliers, et ajouté à ça qu’il y avait peu de chance que quelqu’un m’interpelle. Cependant, je me tournais, par curiosité, ma sucette toujours au coin de la bouche.
Je fus surprise de tomber nez à nez avec un ancien camarade d’infortune, après notre escapade dans les montagnes à l’occasion d’une randonnée. Superbe souvenir.

Après ça, nous n’avions pas vraiment gardé contact, Takuya et moi. Je n’avais pas spécialement cherché, comme d’habitude, à maintenir une entente polie par simple souvenir de camaraderie. Et sur le coup, j’étais même étonnée qu’il se souvienne de moi. Enfin, j’imaginais qu’après ce genre de situation, les souvenirs restent gravés en mémoire. Toujours était-il que je le vis s’approcher de moi.

Je lui fis un signe de main pour le saluer, accompagné d’un « ‘Lut. » discret. Il faisait trop chaud pour m’embarrasser des conventions sociales, je n’avais pas envie de m’embêter avec ça. Sans réfléchir, je déclarais juste après :

« Tu viens pour des meubles, toi aussi ? »

Question idiote, nous étions dans un magasin de meubles et je doutais qu’il soit là pour manger des glaces. Sur le coup, je me taisais après mon idiotie, et, ma liste en main, je contemplais les mots écrits au stylo noir : "décoration chambre Hisaka". Mon regard resta quelque seconde sur le papier, avant que je ne le relève vers Takuya, et demandais simplement, après avoir pris ma sucette presque finie en main.

« Dis, est-ce que tu saurais ce qu’un garçon de 19 ans aimerait avoir dans sa chambre ? »

Aucun sous-entendu derrière, et je fixais innocemment la hauteur de mon interlocuteur, espérant qu’il puisse m’aiguiller au moins un peu sur les choix les plus judicieux à faire.

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La consécration:
 
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MessageSujet: Re: Njut Njut Njut! [Naoko Tanaka]   Dim 29 Mai 2016 - 2:28

Elle faisait partie de ces gens qu'on avait tenté de classer.

Ses deux grands yeux semblaient fixer le monde d'un air perpétuellement désintéressé, sa moue ennuyée installait des barrières là où un sourire aurait pu construire un pont tandis que son allure passe-partout finissait de la rendre invisible. Elle était opaque, elle absorbait les informations sans rien renvoyer d'autre que des signaux discrets et triés sur le volet. Ses battements de cils ne renvoyaient rien, sa peau était blanche et unie sans marques ni indications. Elle maitrisait mieux ses informations que la Corée du Nord, sa silhouette détachée ne trompait pas, elle contrôlait son corps. Je n'éprouvais aucune pitié pour elle, ni même de sympathie, elle n'en avait pas besoin. Si avoir été en contact au cours de notre escapade sauvage avait eu un effet positif, c'était bien le fait d'avoir pu m'habituer à sa présence particulière, au prix de quelques remarques déplacées de ma part.
Je ne souhaitais pas présenter d'excuses, je pense qu'elle n'en avait d'ailleurs cure, mais le fait est que je me sentais coupable de juger ainsi mon prochain. Sentiment étonnant pour quelqu'un ayant l'habitude de catégoriser tout un chacun. J'eu un petit haussement de sourcil, c'est exactement ce que je venais de faire. Je la classais instinctivement dans ceux qu'on ne pouvait classer. Bienvenue dans la section "divers" Naoko Tanaka, je suis désolé.

L'objet de mes pensées me tira de mes songes. Elle m'avait lancé un "'lut" à la figure, mais celui-ci n'était pas épris de dédain, elle ne s’embarrassait simplement pas de formules de politesse, et c'était tant mieux. Je rétorquais un "Yo" d'un air détaché, la main droite dans la poche. J'avais le sentiment que nous n'avions rien à nous dire, je me sentais incapable de lui demander des indications, de la chambrer ou même de faire simplement la discussion.
Mais je n’eus pas à m'en faire, c'est elle qui prit l'initiative.
" Tu viens pour des meubles, toi aussi ? "

Je clignais des yeux en regardant autour de moi, interloqués par cette question. Oui, nous étions bien dans un magasin de mobiliers, la question n'avait aucun sens, je la repoussais donc sans répondre. Je posais de nouveau mes yeux sur mon interlocutrice en haussant un sourcil alors qu'elle tentait une nouvelle question, s'étant sans doute rendu compte de son écart.

" Dis, est-ce que tu saurais ce qu’un garçon de 19 ans aimerait avoir dans sa chambre ? "

Elle ne brisait pas la barrière, elle me permettait simplement de communiquer et cela ne me dérangeait pas, j'allais l'aider. Je pivotais des talons sans répondre et ouvris la marche, les deux mains dans les poches en lui demandant de me suivre. Ce qui, de son point de vu, devait d'avantage s'apparenter à un ordre. Elle me demandait de l'aide alors que j'avais déjà du mal à choisir pour moi, je soupirais en marchant, j’espérais pouvoir la conseiller.
Nous nous dirigions vers la section bureau et accessoires, ou du moins, ce qui devait s'apparenter à cela étant donné le fourre-tout qu'était ce magasin.

"C'est pour sa chambre? Il y a déjà du mobilier?"

Elle ne souhaitait sans doute que quelques indications, mais, même si je ne pouvais l'avouer, me promener seul dans ces rayons n'avaient rien d'attrayant, et puis, mon acolyte de fortune pourrait sans doute me conseiller en retour. En vérité je ne savais pas trop ce que je faisais, les seuls jeunes hommes de mon âge que je côtoyais auparavant avaient des goûts sortant de la norme, je n'étais même pas sûr que tous disposaient d'une chambre à eux, voir d'un toit. Quand à moi, je n'étais pas un exemple non plus, il n'y avait qu'à voir l'état de mon appartement. Je m'imaginais néanmoins que quelqu'un de 19 ans devait être étudiant et que celui-ci devait avoir un bureau pour travailler et si jamais, bureau il y avait, des éléments pouvaient toujours y être ajoutés pour ranger d'avantage de choses. Logique imparrable mais sans doute à côté de la plaque, elle devait déjà y avoir songé.

"Pour qui est-ce? Quelqu'un emménage avec toi?"

Je n'en avais que faire, mais, à défaut d'être amis, autant ne pas rendre la chose plus triste encore à cause d'un silence gênant.

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