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If you get tired, learn to rest, not to quit.
 
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 See you again. (PV Haruhiko)

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Naoko Tanaka
▼ Université - 2ème année - Vice Présidente Cuisine
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MessageSujet: See you again. (PV Haruhiko)   Lun 10 Aoû 2015 - 22:40

See you again.
PV Haruhiko



Je n’y arrivais pas.

Nous étions samedi, et, accoudée sur le plan de travail de la cuisine, j’observais les essais ratés qui s’étalaient devant moi. Les pseudos macarons n’avaient absolument pas l’air d’en être, et je laissais tomber mon front sur la surface en faïence en poussant un râle exaspéré.  C’était la première fois que je me retrouvais devant un échec aussi flagrant en cuisine. Encore plus en pâtisserie. Bien sûr, il m’était arrivé, surtout au début, de faire des créations tout juste potables.

Mais là, en plus de l’aspect presque monstrueux de la chose, ce n’était même pas bon à manger. Pourtant, j’avais fait des choses bien plus compliquée. Et j’avais suivi une recette correcte. Et je ne savais définitivement pas ce qui avait cloché. Où est-ce que j’avais foiré ? Je soupirais, levant les yeux sur les atrocités culinaires, et me décidais à contre cœur de leur permettre un voyage à la poubelle. Je n’aimais pas vraiment jeter, ça m’embêtais toujours de gaspiller. Mais là, c’était immangeable, et irrattrapable.

M’asseyant sur une chaise, je contemplais avec désespoir le foutoir qu’était devenue la cuisine. Moi qui travaillais plutôt proprement d’habitude, j’avais fini par laisser traîner à force de m’évertuer à avoir un résultat concluant. Et au final, ça n’avait rien donné. L’idée de baisser les bras ne me plaisait pas vraiment, et par fierté, je me voyais l’envie de recommencer encore et encore jusqu’à y arriver. Mais je ne devais pas foncer tête baissée. Il fallait que je revois tout depuis le début.

Attrapant mon ordinateur qui trônait fièrement sur la table, je me mis à faire des recherches approfondis pour essayer de trouver une recette satisfaisante. A force de fouiller internet, je sélectionnais des articles et comparais les instructions qui étaient à chaque fois similaires, mais pas identiques. Avec les connaissances que j’avais sur les bases de pâtisseries, je me décidais à un choisir une sur le lot, et après un brin de vaisselle, m’apprêtais à me relancer dans la préparation, en espérant que cette fois ci serait la bonne.

Mais alors que je rassemblais sur la table les ingrédients nécessaires, je dû me rendre à l’évidence. Il me manquait des choses essentielles, que j’avais gaspillées dans mes précédents essais. Et ça ne servait à rien que j’essaie de me lancer sans, vu qu’au final, je n’avais plus que du sucre et... rien d’autre. Et des macarons avec seulement du sucre… C’est du sucre.

Jetant un coup d’œil à l’horloge qui affichait les alentours de 19h30, je me décidai à quitter mon tablier et à enfiler rapidement une paire de converse pour me rendre dans un konbini du centre-ville. Habillée de manière décontractée d’un simple short en jean et débardeur, je déambulais dans les rues de Keimoo sous la chaleur agréable d’un soir d’été.

J’arrivais rapidement à destination, et alors que je m’approchais de la supérette, je comptais sur mes doigts la liste des achats à faire, pour ne rien oublier. Je fus déconcentrée cependant par un chien qui était attaché à l’extérieur du magasin, et ne put m’empêcher de m’accroupir pour lui donner quelques caresse. L’animal semblait amical et plutôt heureux du geste, et il y répondit par une léchouille affectueuse sur le dos de ma main.

Je souriais doucement, attendrie devant le canin, et me décidai quand même à aller faire ce pourquoi j’étais venue. Des courses. Me redressant, je pénétrais dans le bâtiment climatisé et frissonnais légèrement du changement de température. Après tout, j’étais bras et jambes nues, et sur le coup, j’eu presque froid.

Navigant dans les allées de la supérette un panier accroché au bras, je me dirigeais d’abord en du côté des œufs. Cependant, un homme plutôt grand me bloquait l’accès, occupé à balayer et ne m’ayant sûrement pas vue parce que j’étais dans son dos. Attendant quelques secondes et ne le voyant pas bouger, je changeais donc de tactique, et me raclais doucement la gorge.

- Hum… Excusez-moi.

Je fixais sa stature avec un air de déjà-vu. Ce ne fut que lorsqu’il se retourna que je le reconnu. Sur le coup, je lâchais un « Ah ! » de surprise, avant de me reprendre, un peu gênée.

- Sa-salut.

Quelles étaient les chances pour que je croise un ancien compagnon de punition dans un konbini, à 7 heures passées du soir. Presque nulle, ça, j’aurais pu le parier !

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Dernière édition par Naoko Tanaka le Lun 22 Aoû 2016 - 22:47, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Jeu 13 Aoû 2015 - 6:28




Cette journée semblait être comme les autres. Le soleil s’était levé au même temps que les oiseaux et la chaleur estivale prenait sa place au fil des heures passantes. La vie prenait déjà son plein dans la ville, ressemblant à une fourmilière. Les commerçant s’activait à faire vivre leur gagne-pain tandis que certains profitaient simplement d’un moment apaisant de balade au calme du matin. Dans tout ça, il y avait une personne qui n’en avait cure. Préoccupé des moindres par cette vie naissante et grandissante qui s’animait juste à quelques mètres de lui. Haruhiko était fièrement endormi dans son lit, très loin de se réveiller. La journée du vendredi était toujours celle qui se trouvait être particulièrement épuisante. Bien moins que celle du lundi, mais le samedi matin était devenu en quelque sorte son instant sacré de grasse matinée. Il était par conséquent hors de question pour lui de prévoir quoi que ce soit avant dix heures du matin. Et s’il n’avait rien à travailler, son activité se résumerait à jouer à des jeux vidéos. Il fallait qu’il rattrape son retard sur Kaoru… Cela en allait de son honneur de grand frère.
Voilà donc un samedi comme les autres. A moitié enroulé dans son drap, une jambe pendante en dehors du lit, Haruhiko était maître des lieux au pays des songes. Cette nuit là, il rêva des nombreuses confiseries de Naoko, prenant vie. Ils étaient accompagnés de cette silhouette féminine qui lui tendait la main, un sourire aux lèvres. Il ne distinguait pas exactement son visage mais il savait pertinemment qu’il s’agissait de Naoko. Comment ? Aucune idée. Il le savait, simplement.

Ce n’était pas rare qu’il fasse ce genre de rêves-la. Il n’avait jamais eu la curiosité ni même l’audace de lui demander à quoi elle ressemblait derrière cet écran. Peut-être car il n’y accordait pas autant d’importance qu’un homme normal aurait pu y mettre. Cela lui importait peu de savoir si elle était jolie ou non. Grande ou petite. Brune ou bien rousse. Mais il était persuadé d’une chose, Naoko devait être une femme magnifique. Et qu’importait s’il lui manquait un œil ou un nez. Elle avait la plus précieuse des beautés, celle du cœur.

Ce fut donc un petit sourire aux lèvres et le cœur léger qu’il émergea du sommeil. En temps normal, il aurait été du genre à râler et soupirer jusqu’à temps de sortir de sa petite chambre étudiante. Mais aujourd’hui, il se trouvait d’une humeur particulièrement bonne. Par ailleurs, il écrivit immédiatement à Naoko en se levant pour lui raconter cet étrange rêve où elle dirigeait un clan mafieux de marshmallow secret. Le tout en lui demandant si le sucre n’agissait pas comme une drogue commençant à le faire délirer.
La matinée se déroula sans encombre. Il n’avait pas de révisions à faire, c’était un temps plutôt clément que l’été pour profiter de prendre un temps de relâche. C’est donc ce qu’il fit en rattrapant ses niveaux de retard sur le jeu auquel il s’adonnait avec Ruru. Le midi fut bien évidemment un bol de nouilles instantanées. Quoi de mieux pour un étudiant que la malbouffe !? Non… C’était surtout car il était incapable de réussir autre chose que du riz. Le reste ne semblait pas vouloir goûter bon dès qu’il s’essayait à la cuisine. Les seules choses qu’il savait cuisiner de ses mains se résumaient aux desserts. Il avait prit l’habitude d’en faire régulièrement pour Kaoru lorsqu’elle rentrait de l’école. Bon… Aussi beaucoup pour lui. Si on devait le condamner un jour à vivre sans sucre, il préférerait certainement mourir.

L’après-midi se résuma à quelques petits échauffements, histoire de garder la forme et un brin de ménage dans le désordre qu’il avait mit dans sa chambre durant la semaine, trop fatigué pour faire quoi que ce soit de convenable. Enfin, regardant l’heure une dernière fois, il prit son sac et se dirigea vers son petit boulot du soir au Konbini.

La soirée quant à elle ? Tout aussi calme que le reste de la journée. Quelques clients, pas de grabuges… Des vieilles dames aimant discuter à la caisse en prenant le temps. Il leur souriait et leur tenait un peu compagnie quelques minutes. Il commençait à arriver à peindre un tableau des habitués et des réguliers. Certains même dont il arrivait à se remémorer le nom. La nuit commençait à pointer le bout de son nez, lui indiquant l’heure proche de la fin de son travail. La dernière demi-heure était souvent la plus calme. Il n’y avait que ce monsieur avec son chien qu’il laissait à l’entrée, venant faire ses maigres courses pour la fin de semaine ou les quelques bricoles qu’il oubliait dans les supermarchés. Le magasin était vide de monde. Une idée lui vint, puisque personne n’avait besoin de lui en caisse pour le moment, celle de s’avancer sur le ménage des locaux.
C’est ainsi que le jeune Haruhiko se retrouva vers le fond de la boutique à balayer le sol pour ramasser les saletés entrées dans le magasin durant la journée. Son esprit était totalement parti ailleurs, tant qu’il ne sentit même pas que quelqu’un se trouvait derrière lui, ni même que cette dite personne était rentrée dans le magasin quelques instants auparavant. Ce ne fut que lorsqu’elle se racla la gorge qu’il réagit enfin.

- Hum ?

Son cerveau se ralluma en quelque secondes lorsque son regard se porta sur la jeune fille.

- Tiens ! C’est drôle de se recroiser en dehors de l’école.

Puis, il réalisa.

- Pardon ! Je te bloquais l’accès à ce que tu voulais, c’est ça … ?

Affichant un sourire d’excuses, il se déplaça légèrement sur le côté pour lui laisser la place d’accéder à tous les rayons et étagères du coin.

- Tu cherches quelque chose en particulier ? Je peux peut-être t’aider.

Nouveau sourire, plus enclin de sympathie. Il joint ses deux mains sur le dessus du manche de son ballais, prenant légèrement appui dessus. Il ne savait pas réellement pourquoi, mais il était content de la revoir.


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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Ven 14 Aoû 2015 - 5:12

Je toisais le jeune homme pendant une courte seconde, le dévisageant presque. C’était déjà étrange de le recroiser, mais en plus, à l’extérieur de l’Académie. On aurait pu croire à un coup du sort, que j’aille dans la supérette dans laquelle il travaille, pendant le créneau où il travaille, et que je sois plantée devant lui. Et le pire, c’est que c’était tout à fait par hasard, puisque je ne le connaissais pas. Sur le coup, je me demandai s’il n’allait pas penser que j’étais une stalker, vu que la coïncidence paraissait assez grosse. Et pourtant, c’était loin d’être le cas.

Éjectant cette idée de mon esprit, me disant que mon expression de surprise lorsque je l’avais reconnu aurait suffi à ne pas faire peser ce genre de soupçon sur moi, je reportais mon attention sur le rayon du magasin qui venait d’être libéré, comparant déjà les prix des différents produits proposés.
M’approchant, j’attrapais une boîte de 6 œufs et la déposai doucement dans mon panier. J’étais un peu nerveuse, mais, j’essayai de ne pas le montrer. La principale raison était qu’il était relativement proche de moi. Du moins, dans mon espace personnel. Les allées n’étaient pas très grandes, et vu qu’il s’était décalé pour que j’aie accès à l’étale, nous étions maintenant côte à côte.

Et en tant que japonaise, qui plus est pas très habituée à la présence des autres, ça me rendait anxieuse, un peu. Le fait est qu’il soit beaucoup plus grand que moi y jouait sûrement aussi, puisque cela rendait sa présence encore plus… omniprésente dans mon périmètre de sécurité. Du coup, après avoir récupéré mes œufs, je m’apprêtais à m’écarter un peu, mais il m’adressa la parole. Par réflexe, je relevais la tête en sa direction. Et wow, décidément, il était vraiment trop près de moi ! Bon, au moins, son expression sympathique faisait qu’il n’avait pas l’air d’une menace, mais, tout de même !

Malheureusement pour moi, le fait que nos regards se croisent m’empêchait presque de tourner la tête, et donc de tenter de reculer sans risquer de faire tomber des choses autour de moi. Sûrement par réflexe d’ancienne bagarre, où il ne faut jamais quitter des yeux son adversaire, je transposais l’empiétement dans mon territoire de sûreté en restant sur mes gardes. Sauf que… de se regarder sans rien dire était étrange, alors, je commençais à paniquer là-dessus aussi.
Faisant rapidement le vide dans mon esprit, j’essayai de me concentrer sur sa question, pour détourner mon attention de sa proximité. Je répondais donc, après avoir réfléchis un instant tout en levant les yeux, comptant en même temps sur mes doigts au fur et à mesure que j’énumérais.

- Hum… poudre d’amande, cacao, chocolat, œufs… Ça c’est fait… Beurre, crème… Ah, et du sucre glace.

Sur le coup, me replonger dans ce que je venais chercher m’avait permis de me calmer, et, je reculais donc discrètement d’un pas pour augmenter la distance. Ce n’est qu’après coup que je réalisais que d’énumérer ce qu’on vient acheter au personnel d’une supérette ne se faisait pas trop. Je me reprenais donc rapidement.

- M-mais, je peux me débrouiller.

Après tout, il avait sûrement d’autres choses à faire. Jetant un œil autour de moi, je remarquais que le konbini était désert, sauf moi et un vieux monsieur. Et je comprenais pourquoi il balayait. Au final, il n’avait rien d’autre à faire. Mais ce n’était pas une raison pour autant, après tout, il n’allait pas faire les courses à ma place. Ainsi, je me dirigeais vers les autres rayons afin de continuer mes emplettes.

Mais forcément, qui dit chocolat, dit bonbons. Et je me retrouvais au milieu des présentoirs de sucreries. Malgré ma bonne conscience qui me disait que j’en avais déjà bien assez à la maison, je ne pus m’empêcher de jeter un coup d’œil aux nouveautés. Alors que je m’accroupissais pour être à la hauteur des différents paquets de bonbons, j’eu une pensée pour Haruhiko, en me demandant s’il aimerait telle ou telle chose, s’il avait déjà goûté. Je souriais légèrement, tout en craquant sur des pockys à la mangue. Le choix du goût était plutôt original et je fus intriguée. J’en prenais donc deux boîtes, une pour moi et une autre pour l’envoyer. De ce fait, j’aurais l’avis de mon cher correspondant.
Prenant au passage le chocolat et le cacao, je continuais de déambuler dans la supérette. Mon ancien camarade de punition était maintenant en caisse afin de faire payer le vieux monsieur, qui s’en allait ensuite. Sans m’en rendre compte, je fixais le chien qui partait, tout joyeux, en compagnie de son maître avec un petit pincement au cœur. Décidément, j’aimais vraiment trop les animaux. Et l’envie d’avoir un chien à moi me trottait dans la tête depuis un moment. J’y réfléchirais sérieusement, pour sûr.

Secouant légèrement la tête pour remettre de l’ordre dans mes pensées qui divaguaient beaucoup trop, je cherchais désormais la poudre d’amande, ingrédient indispensable. Il me semblait être dans le bon rayon, mais je ne trouvais rien. Après avoir passé au peigne fin le rayon, je devais accepter la défaite. Ainsi, timidement, je me dirigeais vers la caisse et levais légèrement les yeux vers le jeune homme en uniforme.

- Désolée de te déranger mais… Je ne trouve pas la poudre d’amande. C’est pour faire des macarons alors…

Je laissais ma phrase en suspens, même pas sûre qu’il sache ce qu’était des macarons. Après tout, la pâtisserie n’était pas la discipline la plus pratiquée et connue au Japon. Les desserts étaient peu nombreux, et beaucoup de gens n’y connaissait strictement rien lorsque ce n’était pas nippon. Enfin. Même s’il ne savait pas, en soi, ça m’était égal tant qu’il me montrait ou était cette fichue poudre d’amande.

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Sam 22 Aoû 2015 - 15:28



Le jeune homme fut prit de compassion pour la situation. A vrai dire, il trouvait ça drôle de la revoir dans d’autres circonstances. L’école avait tellement d’étudiants qu’il ne pensait même pas simplement la recroiser un jour. Resté planté devant la jeune fille, il souriait. Jusqu’à ce qu’il finisse par comprendre qu’en réalité, l’étalage juste derrière lui était ce qu’elle voulait atteindre. C’était donc pour ça qu’elle restait planté devant lui ainsi… Tapant ainsi du poing dans son autre main, il recula de quelques pas pour la laisser passer. Sauf qu’en ayant réalisé ce geste tel un « euréka ! », le balais venait de s’échapper de son contrôle… Et tomba au sol dans un bruit désagréable. Immédiatement, il se pencha pour le ramasser.

- Désolé, pour le bruit…

Une fois que l’objet fut remit à ses mains, il réfléchit à la liste d’ingrédients qu’elle cherchait. Etrangement sa liste lui disait fortement quelque chose… Une frangipane ? Non. C’était avec du cacao. Un gâteau simple chocolat-amande ? Un Crumble ? Il n’arrivait décidément pas à deviner ce qu’elle voulait préparer avec cette simple liste d’ingrédients… Enfin, il fut prit d’une pointe de tristesse en constatant qu’elle n’avait pas besoin de lui. Lui qui aimait tant rendre service.

En parlant de rendre service… Lorsqu’il jeta un regard à la caisse, il vit le vieux monsieur s’y diriger avec son panier de courses. D’un mouvement rapide, il tassa le tas de poussière dans un coin, histoire de ne déranger personne sur le passage, et se dirigea jusqu’au comptoir.

- Bonsoir à vous, Monsieur Ueda. Vous allez bien ?

Ramassant ses quelques courses, il les mit dans un sachet avant de faire le tour du comptoir pour lui tendre à nouveau, sourire aux lèvres. Puis, il l’accompagna jusqu’à sa chienne, qui se mit à japper et à remuer la queue dès qu’elle vit son maître et un autre potentiel donneur de caresse. S’accroupissant, il flatta l’animal avec joie. Cette chienne était tellement adorable. Toujours à réclamer une ou deux caresse dès qu’elle le pouvait, mais très douce et câline envers son pauvre vieux maître qui avait de la misère à marcher. En y pensant, il pourrait lui acheter quelques gâteries et lui en donner, les prochaines fois.
Se redressant, il se dirigea à nouveau vers la caisse, prenant le produit nettoyant et un chiffon pour nettoyer le comptoir. Il ne resterait plus qu’à ramasser les dernières miettes, encaisser la jeune fille de Keimoo et il pourrait partir. Néanmoins, il fut surprit lorsqu’elle revint jusqu’à lui pour l’interpeler.

- Des macarons… !

Sa joie et son étonnement face à la réponse pouvait paraître étrange. Mais pour lui, il venait de gagner à son propre jeu que de savoir ce qu’elle allait cuisiner avec tout ça. Bon… C’était également un peu triché étant donné qu’elle lui avait directement donné la réponse. Enfin. Elle allait faire des macarons ! Il se souvenait avoir réussi à en faire, une seule fois… Grâce à sa tante Sachiko qui lui avait donné une astuce.

- Tu n’as pas à t’excuser pour ça ! Viens, elle est juste là, en bas de l’étagère…

S’avançant au devant de la jeune fille, il se dirigea jusqu’à la deuxième étagère plus loin que la caisse et s’abaissa pour atteindre le sachet. Relevant la tête, il lui tendit, tout fier d’avoir pu finalement lui rendre service. Puis, jetant un regard un peu curieux au panier, il vit la même erreur que lui.

- Si je peux me permettre… Tu devrais prendre une crème plus légère ! Ca permet d’alléger un peu la consistance et lui permettre de ne pas être trop difforme à la fin…

Pendant quelques instants, il regretta. Se demandant s’il n’était pas allé trop loin dans ses conseils. Il ne la connaissait pas réellement après tout, et il ne savait pas du tout comment elle allait le prendre…

- Hm… Désolé… Ce n’était peut-être pas mes affaires après tout, ah ah… Fais-moi signe quand tu auras tout ce dont tu as besoin, je serai en train de terminer le balai. Prends ton temps, je ne suis pas pressé de soir.

Peu fier de sa capacité à être amical et trop invasif, il se dirigea jusqu’au tas de poussière pour aller le ramasser. Ainsi il ne restera plus qu’à tout éteindre et s’en aller. Un coup d’œil sur sa montre lui confirma. Non, il n’était pas pressé… Ni ce soir, ni aucun autre. Regardant son cellulaire, il n’avait pas non plus de message de Naoko.


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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Lun 24 Aoû 2015 - 1:24

Alors que je le toisais, je vis son visage s’illuminer soudainement à ma requête. Je fus étonnée. J’avais l’impression que je venais de lui annoncer une des meilleures nouvelles qu’il ait pu entendre de sa vie. Sur le coup, l’image du chiot qui était à l’entrée du magasin vint se calqué sur ses traits. Et mes yeux commençaient à halluciner, je lui voyais presque des petites oreilles tombantes et une queue qui remue dans le bas de son dos. Je secouais doucement la tête pour m’enlever cette image un peu perturbante de l’esprit, même si… c’était mignon, en un sens. De le voir si heureux pour une chose si simple.

Je n’avais pas vraiment l’habitude de côtoyer des gens comme lui. Enfin. Quand on oublie le fait que déjà à la base, je ne côtoie presque personne, c’était étrange pour moi de me retrouver en face et d’interagir avec quelqu’un d’aussi…
D’aussi quoi ? Heureux ? Simple ? Expressif ? Amical ? Souriant ? Peut-être tout ça à la fois. Pour dire vrai, son genre de personne ne trainait généralement pas avec mon genre de personne. Moi, j’étais renfermée, inexpressive, pas toujours très sympathique, voire même triste ou désagréable. Et je n’étais que trop bien placée pour savoir que les groupes ne se mélangeaient pas. Alors, même si au fond de moi, j’étais plutôt contente qu’il ne m’évite pas, et même qu’il ait l’air plutôt satisfait de me revoir, je ne pouvais m’empêcher de me dire que ça risquait de ne pas durer. Après tout, ma réputation allait finir par me rattraper un jour.

Abaissant les paupières durant quelques secondes, je décidai de me forcer à ne pas penser à ce genre de choses maintenant. Je ne voulais pas avoir des idées déprimantes en tête, et repenser aux événements de l’année dernière n’allait réussir qu’à me plomber le moral. Je devais me fixer sur du positif…
Du positif, il semblait savoir ce qu’était des macarons, à sa réaction. C’était plutôt étonnant pour un japonais. Mais d’un côté, l’Académie mélangeait tellement de nationalité qu’il aurait très bien pu être half, même s’il n’en avait pas l’air. Un returnee, sinon, qui aurait vécu dans un autre pays et serait de retour au Japon. En plus, il me semblait qu’il était nouveau à l’Académie, alors, ça semblait envisageable. Sinon, il aimait tout simplement la pâtisserie, comme moi. Oui, c’était aussi une solution.

Toujours est-il que je le vis quitter l’arrière du comptoir, et, passant devant moi, il m’indiqua de le suivre. Puisque nous passions à côté du rayon frais, j’en profitais pour prendre au passage un pot de crème et une plaquette de beurre, que je laissais tomber négligemment dans mon panier. Il s’arrêta devant un rayon, et, pas très attentive, je sursautai presque afin de m’arrêter à mon tour sans lui rentrer dedans. Heureusement, plus de peur que de mal, mon visage se stoppa à 3 cm de son dos, juste avant l’impact. Je soufflai légèrement, et reculais d’un pas.

Toujours devant moi, je le vis s’accroupir pour se saisir d’un petit sachet de la poudre convoité. Sur le coup, je me dis que c’était plutôt bien caché et qu’il fallait le savoir pour espérer avoir une chance de le trouver. Et après coup, je fus un peu désolée que Inu-san -non, non, ce surnom n’est pas du tout influencé par ma vision de tout à l’heure, je ne vois absolument pas de quoi vous parlez- ai à s’abaisser aussi bas, vu sa taille. Moi qui étais plus petite, cela m’aurait demandé moins d’effort d’aller la chercher, et pourtant, il n’avait même pas hésité à presque se casser le dos pour me rendre service.

Les oreilles et la queue refirent leur apparition lorsqu’il me tendit la poudre d’amande, tout fier, et c’est un peu perturbée que je lui pris des mains. Je devais être fatiguée, aucune autre explication. Ou alors, durant ma session pâtisserie qui avait duré quelques heures, j’ai dû sniffer un peu trop de farine, parce que là, c’était étrange ! Pour le coup, j’étais tellement absorbée dans la concentration pour faire disparaître ces -très cute- hallucinations que je ne le vis pas tout de suite jeter un coup d’œil dans mon panier.

Ainsi, lorsqu’il fit la remarque sur la crème, je ne réalisai pas de suite, me contentant d’hausser un sourcil le temps que l’information monte au cerveau.
Temps qui n’avait pas été suffisant pour réagir que déjà Inu-san s’excusait, penaud, et je ne comprenais pas trop pourquoi il paniquait autant à cette simple remarque. L’image de mon camarade de classe pendant notre devoir commun de français me revint à l’esprit, avec ses excuses archi-formelle pour avoir -d’après ses dires- dénigrer mes principes moraux. Discrètement, je laissais échapper un léger rire. Ces derniers temps, j’attirais les gens awkward, apparemment. Enfin, c’était mieux que de les faire fuir.
Même si là en l’occurrence, Inu-san était déjà parti à la vitesse de l’éclair, la queue entre les jambes, sans que je n’ai rien le temps de dire.

J’haussai les épaules, et, prenant le pot en main, je réfléchis quelques secondes. Il savait ce qu’était des macarons, ce qui pouvait vouloir dire qu’il s’y connaissait. En soi, ça ne me coûtait rien de suivre ses conseils. Et comme je ne connaissais personne d’assez adroit avec la pâtisserie, je ne pouvais pas demander de contre-expertise. Convaincue, je me dirigeais à nouveau vers le rayons frais pour échanger mon pot de crème pour une plus légère.

Vérifiant mon panier, je constatais qu’il ne me manquait plus que le sucre glace, qui ne tarda pas à rejoindre mes autres emplettes. Je me décidais aussi à prendre une bouteille de jus de cranberry, pour accompagner les macarons, si jamais je réussissais à les faire.
Checkant une dernière fois, je me dirigeais donc, sereine vers la caisse. J’attendis quelques secondes que le jeune homme revint, et, alors qu’il commençait à passer mes articles, je relevais les yeux vers lui un instant, avant de les rabaisser sur mes produits que je rangeais dans un sac en papier, avant de déclarer, calmement :

- Je vais essayer avec ta méthode. Merci du conseil.

Pause, je glissais les paquets de pocky à côté du cacao.

- Je te dirais si ça a fonctionné.

J’avais dit ça sans vraiment réfléchir, et après coup, je me dis que j’aurais pu rajouter un « si on se recroise un jour ». Je décidai cependant de ne rien dire de plus, me persuadant que de toute façon, cette simple phrase n’allait rien impliqué. Ce n’était pas une promesse, et je doutais franchement qu’elle est été considérée comme telle. Seulement une politesse.

Le total fut annoncé, et je sortais mon porte-monnaie afin de régler mes achats. Attrapant mon sac en papier contre ma poitrine, en prenant garde de mettre une main en dessous pour ne pas infliger un poids trop important à la matière fragile, je jetais un dernier regard à l’employé du kombini et murmurais, juste assez fort pour qu’il puisse entendre.

- Au revoir. Merci encore.

La porte automatique s’ouvrit, et je disparaissais dans les ténèbres du soir.


~~~


Cela faisais au moins une bonne vingtaine de minutes que je tournais en rond dans le même quartier résidentiel. Mon sac d’emplette toujours contre mon corps, je m’arrêtais à un croisement et laissais s’échapper un long soupir. La nuit m’avait perdue, et j’avais dû rater la route qui m’aurait permise de rentrer chez moi. Ne m’en étant pas rendu compte tout de suite, j’avais continué à marcher. Avant de me rendre compte que le paysage ne m’était pas familier. J’avais tenté de faire demi-tour, mais impossible de retrouver la route.

Je relevais les yeux, et pu apercevoir à quelques mètre un terrain de sport, et un banc. Je décidai d’aller m’y poser, histoire d’essayer de me repérer. L’endroit était désert,  seulement éclairé par les lampadaires. En face de moi, un terrain de basket, vide, sûrement envahi la journée par des gamins criards.
Posant mon sac à mes côtés, je me saisissais de mon téléphone, et activant la 3G, je tentai de me faire réparer par les satellites espions de google, en espérant que ceux-ci me donneraient l’itinéraire pour rentrer chez moi. Attendant patiemment, je décidai de prendre une photo et d’envoyer un message, le temps que la géolocalisation fasse son travail.


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J’ai tenté de faire de la pâtisserie ce soir...
Et c’est la première fois que je me rate autant  A23
Du coup, je suis sortie prendre un peu l’air.
Je m’y remettrais en rentrant, je pense !
Nao.

J’envoyais le message après avoir pris soin d’y attacher la photo. Et alors que je commençais à regarder mon itinéraire de retour, je pu apercevoir du coin de l’œil une silhouette masculine s’approcher du terrain. Je restai bouche bée quand je reconnu Inu-san. Il allait vraiment finir par croire que je le stalkais ! Me faisant la plus discrète possible, je croisais les doigts pour qu’il ne me vois pas, et je m’enfonçais un peu plus au fond du banc, espérant me fondre dans l’obscurité. S’il me reconnaissait, il allait fuir, obligé !

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Mer 26 Aoû 2015 - 4:24




Plusieurs fois, il passa le balai dans le vide. Regardant un peu maladroitement en direction de la jeune fille, afin de s’assurer qu’elle ait bien tout ce qu’il lui fallait. En réalité, son seul but était de paraître occupé pour ne plus donner l’impression de l’importuner dans ses recherches. C’était son plus grand damne. Dès qu’il voyait une ouverture positive avec quelqu’un, il s’y engouffrait immédiatement. Sûrement guettant la chance de rencontrer du monde sympathique avec qui il pourrait partager des choses.  Il y avait Naoko. Mais ce n’était pas la même chose… Il y avait cette barrière entre eux, celle du virtuel. Barrière qu’il appréciait fortement au final, puisqu’il pouvait lui raconter bien plus de choses sans avoir peur de son jugement –ou presque. Il avait au final peur d’être jugé, même pas Naoko. Comme un de ces mecs insignifiants qui terminera sa vie en vieux garçon et dont personne ne se préoccupe vraiment. Celui qui vit dans l’ombre de la vie sociale des autres.
Quand elle se dirigea enfin vers le comptoir, ayant certainement fait le tour de ses achats, il redressa la tête. Bon… Il pouvait maintenant ramasser les miettes bien trop ordonnées sur le sol. Ca lui apprendra à balayer avec bien trop d’application. Deux secondes après avoir jeté les poussières dans la poubelle arrière, il reposa le balai contre le mur et se désinfecta les mains rapidement au petit lavabo.

Lorsqu’elle vint poser les articles, Haruhiko sorti un grand sac en papier, de taille suffisante pour tout rentrer en un seul. Il passa les articles méticuleusement, un à un. Prenant garde à ne rien altérer ou casser.

- Je vais essayer avec ta méthode. Merci du conseil.

Elle ne lui en voulait pas ? Sérieusement ?

-Je te dirai si ça a fonctionné.

Un petit éclair d’espoir naquit dans l’esprit du jeune homme. Etait-ce là un signe qu’elle le tolérait ? Même si ce n’était que trois fois rien, il était content que quelqu’un se soucie assez de lui pour lui donner des nouvelles des conseils donnés. Ce n’était pas grand-chose, mais assez pour laisser un peu de baume au cœur à Haruhiko. Oui, il se contentait souvent de peu. Il lui sourit.
Lorsqu’elle prit le temps de chercher sa monnaie, une question lui brûla les lèvres. Est-ce que tu fais quelque chose, après ? Bien entendu que oui ! Elle venait d’acheter une préparation pour macarons à presque vingt heure du soir. Ce n’était certainement pas pour les faire la semaine prochaine. Mais peut-être que… Non. Elle risquait de prendre peur. Ce n’était que la deuxième fois qu’ils se croisaient après tout. Etant presque un homme adulte, il devait prendre ses responsabilités et ne plus agir comme un enfant surexcité à l’idée de la moindre sortie.

- Au revoir. Merci encore.

- Au revoir et bonne soirée !

Lorsque les portes du magasin se fermèrent, il abaissa sa main faisant « bye bye » et se laissa glisser sur sa chaise de comptoir, lacement. Quel imbécile. A trop faire de plan, il n’avait finalement rien fait. Juste un foutu « bonne soirée » ! Tant pis, encore une occasion loupée…

Il était temps de fermer boutique.

Son sac sur l’épaule et la grille fermée, il s’en alla, faisant tourner les clés sur son index ou en s’amusant à les lancer en l’air pour les rattraper de temps à autre. Jusqu’à ce qu’il manque de les faire tomber… A ce moment là, il prit la décision de les ranger bien sagement dans sa poche… Perdre les clés de son travail n’était peut-être pas une brillante idée. Perdre son boulot en était une encore pire. Trouver un patron aussi arrangeant n’avait pas été chose facile. L’Université, les cours, le sport… Enfin. Pour passer le temps avec le trajet et profiter d’entraîner les muscles de ses bras, il prenait avec lui un ballon, s’amusant à dribler tout le long. Quelques fois il s’inventait des obstacles imaginaires, ou dépasser le nombre de jongle que la journée précédente.
La nuit était vraiment belle ce soir et un léger air frais semblait l’habiter. Au moins, c’était agréable de prendre de grandes bouffées pour se remplir les poumons. Soudainement, il sentit dans sa poche arrière de pantalon, son téléphone vibrer. Naoko ! Il bloqua son ballon sous son bras et sortit avec entrain son téléphone, il lut le message, amusé.

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Pauvre toi ! La pâtisserie s’en prend à toi...
Mais je suis sur que tu vas finir par y arriver !  A05
Et qu’en plus de ça, ça va être au top, comme d’habitude.  A19
Je prends l’air frais du soir aussi,
On regarde sûrement les mêmes étoiles !
Elles sont belles ce soir.
Haruhiko.

Refermant son téléphone, il afficha un large sourire en soupirant légèrement. Rien qu’un petit message et son cœur se trouvait léger. Oui, pour sûr, il se contentait vraiment de peu. Mais il vivait bien comme cela. Sa marche continua quelques minutes à dribler jusqu’à ce qu’il arrive au lieu qu’il regardait avec envie chaque soir. Le petit terrain de quartier. D’habitude, il se contentait de le regarder avec un sourire nostalgique, repensant au temps où il s’amusait avec son père dans un terrain de même. Mais là… Quelque chose de différent lui prit. Il s’approcha doucement, le ballon à nouveau bloqué sous son bras, zieutant les alentours. Il tourna autour de la moitié du terrain afin de vérifier qu’il n’y avait pas d’interdictions particulières ou d’alarmes…

Rien. Du. Tout.

Laissant son sac contre la barrière, il lança son ballon dans le terrain. Avant de regarder une nouvelle fois à droite, puis à gauche, tel un piètre voleur voulant entrer par effraction. Tout heureux, il escalada le petit grillage –à mi-hauteur de lui–  pour se faufiler jusqu’au terrain. Une fois ses pieds sur le terrain, il se sentit à nouveau complet. Faisant bouger ses chevilles pour sentir sous ses pieds l’asphalte. Il s’étira quelque peu en tirant ses bras vers le haut, lui donnant un aspect d’autant plus grand. Puis, il passa aux choses plus sérieuses. Son ballon ramassé, il s’amusa à faire quelques paniers relativement simples avant d’enchaîner sur les derniers enchaînements plus complexes qu’il avait apprit récemment. Il manquait encore beaucoup de dextérité et surtout de pratique dans ses mouvements. Mais il était relativement confiant.

Son ballon finit par lui échapper. Ou du moins, il ne rebondit pas jusqu’au panier comme prévu. A la place de ça, il dévia sur le côté gauche, retombant de l’autre côté. Zut. Trop concentré dans son jeu et par cet univers qu’il s’était créé, il ne vit pas la silhouette proche. Du moins pas tant qu’il n’avait pas sauté la barrière dans un saut et retombé… Presque pile en face.

- Ooh !!

Son cri de surprise accompagna son expression faciale. Non, il ne s’attendait pas à voir quelqu’un. Et il s’attendait d’autant moins à recroiser la jeune fille de tout à l’heure !

- Ah ah… euh… Resalut, du coup !

Il se sentait un peu bête, là, présentement. Rattrapant son ballon, il se redressa, observant quelques instants cette jeune fille qui semblait être destinée à tout le temps le croiser. Quelle malédiction.

- Je crois que le destin veut que l’on se recroise depuis cette punition ! C’est fou non ? Lorsqu’on finit par remarquer quelqu’un, on se demande pourquoi on ne l’a jamais vu avant.

En fait, il trouvait ça amusant. Et il était même plutôt content de la recroiser. Cela apaisait le regret de ne rien avoir pu lui proposer lorsqu’elle était partie du magasin.

- Dis-moi… Ca… Enfin… Ca te dérange si je m’assois quelques minutes avec toi ?

Gêné par cette subite demande, ses joues s’empourprèrent légèrement lorsqu’il passa sa main à l’arrière de son crâne. Mais la possibilité de simplement passer un moment en compagnie de quelqu’un lui faisait plaisir.


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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Mer 26 Aoû 2015 - 23:33

Assise tranquillement sur mon banc, je lisais avec un léger sourire aux lèvres la réponse qui fut rapide de mon correspondant. Je contemplais alors mon itinéraire, me disant que je devais lui envoyer une photo de mes macarons, si je réussissais. Et puis, Inu-san est apparu au loin.
Et ce fut la panique alors que je le regardais s’approcher, priant pour qu’il passe son chemin. Serrant les dents et collant mon dos contre le banc le plus possible, je tentais de ne faire aucun bruit. Après tout, c’était peut-être tout simplement sa route pour rentrer à l’Académie. Et il allait filer sans me voir.

C’était ce que j’espérais, mais non. Il se stoppa devant le terrain, puis, semblait l’inspecter. Et je fermais les yeux, déglutissant, comme si le fait que moi je ne vois rien allait me faire disparaître. C’était bien sûr stupide, et je les ouvris légèrement lorsque j’entendis le bruit d’une balle rebondir sur l’asphalte.
Et sans réfléchir, je me mis à observer son manège, lui criant intérieurement de partir, de ne surtout pas regarder dans ma direction.

Et en un sens, je pensais avoir été entendue, puisque malgré son inspection, il ne me remarqua pas. En même temps, j’étais presque tellement collée au banc, en train de m’aplatir le plus possible que je ne devais pas vraiment être visible. Je remerciais le ciel de m’avoir donné mes cheveux noirs, un petit gabarit, et de m’être habillée en couleurs assez sombres ce soir.
Dans tous les cas, Inu-san semblait être dans son monde. Et, opportuniste que j’étais, j’y voyais là l’occasion rêvée de tirer ma révérence et de m’enfuir, le plus discrètement possible. J’étais prête à couper à travers le buisson s’il le fallait, quitte à me retrouver avec des branches et des feuilles plein la tignasse.

Et alors que je commençais à peine à relever mon fessier du banc, dans une lenteur minutieuse, mon regard se perdit sur la silhouette masculine devant mes yeux. Au début, ce n’était pas grand-chose, juste envoyer le ballon avec une précision suffisante pour qu’il rentre directement dans le panier. Mais, étrangement, juste ça, c’était… fascinant. Il émanait de lui quelque chose d’indescriptible, une sorte de prestance, comme un charisme simple, qui faisait que je n’arrivais pas à décoller mes yeux de ses mouvements. Et plus le temps passait, plus ses enchaînement devenaient compliqués, spectaculaires presque. C’en était hypnotisant.

Si bien que sans m’en rendre compte, je m’étais rassise sur le banc, le buste droit, la bouche bée. Je n’étais pas vraiment une grande amatrice de sport à regarder. Si je ne pratiquais pas, j’avais tendance à trouver ça ennuyeux. Mais là, c’était différent. C’était comme… admirer la beauté du geste. Et puis, il y avait une atmosphère qui se dégageait de lui quand il jouait. Elle était tellement différente de celle qu’il donnait en temps normal que l’écart titillait ma curiosité. C’était presque comme voir une personne différente. Alors je restais plantée là, sans bouger.

Jusqu’à ce que le ballon dévie et vienne rebondir à mes côtés. A cet instant, le charme fut brisé, je fermais la bouche, et réalisais que j’avais laissé passer ma chance comme une idiote. Les secondes passaient et je le voyais s’approcher. J’aurais pu me lever et courir. Mais bizarrement, mes jambes refusaient de bouger. J’étais clouée sur place. Et je ne pouvais que le fixer alors que la distance entre nous se réduisait. Après un saut au-dessus de la barrière, je déglutis, et restai figée. Mon regard était planté dans le sien, et je voyais son visage prendre une expression de surprise. Sur le mien, on pouvait facilement lire le désarroi. Ou le désespoir.

C’était la fin, il allait me prendre pour une fille bizarre qui l’observait en train de jouer au basket depuis un coin sombre. Et je me voyais déjà retourner au lycée avec une nouvelle rumeur sur le dos. Ce n’était pas la première, mais je ne voulais pas être à nouveau confrontée aux événements de l’année dernière. Mon sang ne fit qu’un tour et je devins livide alors que les images de mon bureau dégradé, des regards haineux me dévisageant, de mes côtes violacées par les coups, flashaient dans ma mémoire. Les souvenirs de cette sensation de mal aise, de prudence et de soupçons omniprésents. Je voyais déjà tout ça recommencer. Dans le fond, même si j’avais toujours affronté ça avec la tête haute, ça me terrifiait. Ça avait fini par passé, avec la nouvelle année. Mais je restais méfiante, et je pouvais toujours entendre certaines voix chuchoter derrière mon dos.

Alors je me maudissais. Lui s’exclama de surprise, il semblait gêné. Je n’osais pas imaginer ce qu’il devait se dire à l’instant. Je n’osais pas penser à l’image qu’il avait de moi, et qu’il se presserait sans doute de faire passer à ses amis. Il allait peut être même me reporter à la police. Ma gorge se serrait. Si bien que je ne réagissais pas vraiment  lorsqu’il me salua à nouveau.

Mais bizarrement, alors que je m’attendais à ce qu’il veuille partir le plus rapidement possible, il n’eut même pas de mouvement de recul. Le dégoût ou même la peur ne se lisait pas sur ses traits, qui s’étaient maintenant détendu dans son expression heureuse habituelle. Je clignais des yeux, le fixant intensément, peut-être un peu trop. Je ne comprenais pas. Et il engageait alors la conversation, mais dans ma tête, c’était un vrai chantier. Je venais de subir un ascenseur émotionnel d’une force insoupçonné. A son enthousiasme, je murmurais, distraitement, les yeux dans le vague :

- Ah, oui, c’est sûr…

J’étais encore sur le fil, je ne savais pas vraiment comment réagir, si j’étais "tirée d’affaire". Fronçant les sourcils un court instant, imperceptiblement, je baissais le regard jusqu’à mes chaussures. Et une vague de soulagement sembla m’envahir. Je m’étais trompée, sans doute. J’avais pris peur trop vite. Je m’étais fait des films. Sur le coup, j’eu presque envie de soupirer bruyamment de soulagement, mais je me contentais de souffler discrètement. Je sentis mon visage reprendre des couleurs normales, et mon poult revenir à une vitesse habituelle. Alors, je relevais les yeux vers lui. T’es étrange, Inu-san fut ce que je pensai en détaillant les traits de son visage. Etrange, mais, dans le bon sens.

- Dis-moi… Ça… Enfin… Ça te dérange si je m’assois quelques minutes avec toi ?

Attaque surprise, je penchais la tête, et Inu-san rougissait, apparemment gêné. C’était… cute. Et c’était encore plus étrange de voir le décalage entre sa concentration lorsqu’il jouait au basket, et son air un peu niais en dehors. Léger sourire en coin, je plissais les yeux dans une expression douce et attrapais mon sac de provision pour le poser à mes pieds, lui faisant une place sur le banc, avant d’ajouter :

- Non, non. Tu peux.

Silence, et je fixais devant moi le terrain de basket de nouveau vide. Je me demandais s’il fallait que je m’explique sur ma présence ici, qui en soit, avait été antérieure à la sienne. Pour éviter les malentendus. Cependant, il ne semblait pas vraiment ramener le sujet, alors, je décidais de le laisser se faire oublier. Je repensais alors à sa courte séance de jeu qui avait eu lieu il y a de cela quelques instants, et, timidement, d’une voix tout juste audible, je déclarais alors, prenant soin d’éviter son regard :

- Tu… Tu joues bien. Au basket, je veux dire.

Je n’étais pas vraiment douée pour les compliments, enfin, pas plus que je ne l’étais pour m’exprimer sur ce que je pensais en général. Mais, je sentais l’importance de le dire. Personnellement, j’étais assez douée pour les sports, de par ma condition physique et ma bonne endurance. Enfin, les sports individuels. Prévisible, mais les sports collectifs n’avaient jamais été ma tasse de thé. Pas que je ne les aimais pas en soi, mais, la coopération avait toujours été un exercice difficile. Alors, j’avais bien vite arrêté d’essayer de m’y perfectionner.

Jetant un regard au ballon entre ses mains, et la curiosité qui titillait mon esprit, je relevais les yeux vers lui, et demandais alors, tout en pointant l’objet rond qu’il tenait.

- Je… peux essayer ?

Après tout, je n’étais peut-être pas aussi rouillée que ça. La seule façon de le savoir était de tenter.

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Jeu 27 Aoû 2015 - 4:16




Pendant quelques instants, il se demanda clairement s’il n’avait pas encore causé du tord à la jeune fille. Ses sourcils froncés n’indiquaient pas quelque chose de bon. Du moins, dans le commun des mortels. Son cœur se serra à nouveau lorsque sa tête se pencha en direction du sol. La dernière chose qui lui faisait plaisir, c’était bien de causer du tord à quelqu’un. Ou de rendre ce quelqu’un malheureux. L’espace d’un moment, il se demanda s’il n’était pas mieux de la laisser tranquille, une bonne fois pour toutes. Elle devait très certainement être tannée de l’avoir trop souvent sur le dos ces derniers temps.

Et pourtant, elle accepta qu’il s’asseye à ses côtés. Un léger sourire aux lèvres, qui plus est ! Profitant donc de l’invitation acceptée, il s’assit à côté de la jeune fille, son ballon posé sur ses genoux, tenus par ses bras. Non loin d’eux, un grillon chantait. C’était un bruit plutôt agréable à l’oreille… En fait ce son lui rappelait les chaudes nuits d’été à Kumano, où il rêvassait sur le toit de leur maison en regardant les étoiles. Souvent en discutant de tout et de rien avec Naoko, d’ailleurs. C’était comme… Comme si elle avait toujours été assise là, près de lui, à regarder le ciel. Un sourire nostalgique sur les lèvres lui apporta la paix intérieure.
Néanmoins, le fait d’être assit aux côtés de la jeune fille qu’il pense si souvent mettre mal à l’aise, le mit justement mal à l’aise. Son cœur battait un peu trop fort. Il avait peur de faire un faux pas de travers. De gâcher la seule occasion qu’il avait présentement d’avoir une compagnie. Ne serait-ce qu’éphémère. Elle ne semblait pas fuir devant lui et sa présence n’était pas des plus désagréables.

- Tu… Tu joues bien. Au basket, je veux dire.

En plus d’être d’agréable compagnie –parce que oui, tout ce qui ne fuit pas Haru est d’agréable compagnie– elle était gentille ! Un temps d’arrêt se fit dans l’esprit du jeune homme. Il venait de recevoir… Un… Compliment. Derechef, son regard se figea tandis que ses joues s’empourprèrent. Oui, c’était certainement la première fois qu’une fille lui faisait un compliment.

- M-merci !

La modestie d’Haruhiko allait bien finir par l’achever un jour. Pourtant ce n’était pas faute d’avoir des preuves. Une bourse de reconnaissance, l’espoir montant du basket… Ces titres qu’on lui attribuait ne faisaient que le mettre d’autant plus mal à l’aise. Pour lui, c’était un plaisir de pratiquer ce sport. Recevoir des compliments pour ça était du coup étrange. A vrai dire, lorsqu’il jouait, le monde autour de lui disparaissait totalement. C’était peut-être pour cela qu’il n’avait pas conscience de ses performances.
Lorsque son esprit reprit le contrôle normal des choses. Il se dit que le grillon n’allait pas s’occuper de faire la conversation à  sa place. Qu’il allait falloir qu’il trouve quelque chose ! Rester juste assis en compagnie de quelqu’un était agréable. Mais leur intimité n’était pas assez proche pour que cela le soit vraiment.

Finalement, ce fut elle qui brisa la glace. Pour son plus grand étonnement ! Elle lui demandait si elle pouvait essayer. Ce qui le surprit fortement. Les filles dans le monde du basket était bien rares… Dans les autres disciplines, c’était chose courante. Mais dans le club… Il n’y en avait pas une seule à date.

- Aucun problème ! Le stade est rien qu’à nous !

Se redressant tel un conquérant, il prit le chemin du petit stade, prenant soin de vérifier que la jeune fille le précédait. Tout en prenant son élan, il prit appui de sa main sur la barrière de fer pour le sauter d’un coup, comme il avait tout juste fait précédemment. Se retournant, il la regarda pour voir si elle avait besoin d’aide. Par reflexe, il tendit la main en sa direction. Elle n’avait plus qu’à s’en saisir si elle en avait besoin, ou passer son chemin et se débrouiller seule.

- Viens ici, proche du panier. Tu as déjà joué au basket avant ?

Il ne savait pas trop comment s’y prendre réellement pour apprendre à quelqu’un à jouer. Pendant quelques instants, il replongea dans ses souvenirs. Lorsqu’il tentait de marquer ses premiers paniers, sans succès. Il n’arrivait jamais à atteindre le cercle et à mettre un panier. Souriant à nouveau, il prit le ballon dans ses mains –jusque là coincé entre sa hanche et son bras– et regarda le panier quelques instants.

- Quand on est seul ou à deux, c’est bien moins compliqué sur les règles ! Globalement, le plus est surtout de marquer des paniers… Pour cela, il faut que tu apprennes à viser l’encadré qui est au dessus de l’anneau. Généralement, si tu arrives à viser les angles, tu es à peu près sûre que le ballon rentre !

Tout en commençant les explications, il dessina du bout du doigt la forme rectangulaire qui se trouvait sur le panier, afin de lui montrer. Bien qu’au final… Le carré était plutôt évident à trouver.

- Ensuite, il faut que tu donnes assez d’énergie dans tes bras et/ou tes jambes pour que le ballon arrive à bonne distance. Trop fort, il part de l’autre côté. Pas assez, il n’atteint même pas la cible. Quand tu n’es pas trop sûre de tes mouvements, tu peux commencer avec un enchaînement assez simple qui t’aide à gérer l’impulsion. A ce moment là, il suffira juste de lancer assez fort !

Une fois qu’il fut sûr d’avoir son entière attention, il montra le mouvement lentement. Le ballon se trouvait d’abord au milieu de son estomac, puis, décrivant comme un 6 imaginaire, il fit voler le ballon en l’air, se servant de sa main pour donner la dernière impulsion. Immédiatement, le ballon atterrit dans les filets du panier. Il se hâta d’aller récupérer la balle, puis revint pour la tendre à la jeune fille.

- Il faut d’abord la placer vers le milieu du ventre.  Ensuite tu fais comme si tu la poussais droit devant toi en décrivant un cercle qui part vers le bas. Lorsque la boucle et bouclé, tu n’as plus qu’à envoyer la balle en l’air ! Cela fait comme une forme de 6, tourné vers l’extérieur.

Il attendit quelques instants pour voir si elle n’avait pas d’autres questions.

- C’est juste une technique comme une autre, pour apprendre à doser la force dans ses bras. Si tu te sens plus à l’aise autrement, n’hésite surtout pas !

La soirée s'annonçait plutôt bien finalement. C'était certainement la première fois qu'il tentait d'apprendre les rudiments du basket à quelqu'un et cette sensation était plutôt étrange.

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Ven 28 Aoû 2015 - 1:33

Il accepta avec enthousiasme ma demande, et, se levant d’un bond, je pus apercevoir une queue remuer de contentement derrière lui. Ça me reprenait. Secouant la tête légèrement tout en soupirant pour m’empêcher de rire, je me redressais à mon tour et m’étirait. J’avais eu une journée chargée et je t’étais pas forcément au top de mes capacités, mais j’étais motivée et plutôt contente d’avoir l’occasion de me dépenser ainsi.

Le suivant de près, je le vis enjamber la barrière et m’attendre de l’autre côté en me tendant la main. C’était un geste plutôt aimable, quand on y réfléchissait. Aimable, mais inutile. Haussant un sourcil, je m’avançais près de la grille, et, sans élan, sautait agilement au-dessus après avoir pris appui de mes mains. J’étais peut être petite, mais, grimper, je savais faire. Et bien que la barrière m’arrivait au niveau du ventre, ce n’était vraiment rien.
Me réceptionnant habilement sur mes deux pieds, je jetais un coup d’œil à mes converses tout en pensant que j’aurais été plus à l’aise en basket de sport. Mais peu importe, je me dirigeais donc où il m’indiquait, près du panier.

- Il y a longtemps.

Répondis-je nonchalamment. Il était vrai que la dernière fois remontait à loin, quand j’étais enfant et qu’il y avait eu un cursus obligatoire pendant les cours de sport. Je devais être en primaire, autant dire que… Ce n’était pas vraiment représentatif de quoi que ce soit. Bien sûr, il y avait eu d’autres cours de basket, plus récemment dans ma vie. Mais j’étais déjà trop grande, et trop habituée à sécher les heures qui ne me convenaient pas. Les sports collectifs en faisant bien entendu parti. Au plus grand malheur de mes profs de sport, qui, aussi longtemps que je m’en souvienne, m’avaient toujours beaucoup appréciée. Sûrement parce que j’aimais en général le sport, que je n’étais pas turbulente, et que j’étais bonne dans ce que je faisais.

Reportant mon attention sur lui plutôt que sur mes souvenir, je l’observais prendre le ballon en main tout en l’écoutant me donner des instructions. Pour l’instant, ça me semblait facile. En théorie. Suivant du regard le panier, puis lui, je portais toute mon attention dans ses gestes et ses paroles. Viser le carré. Ça ne devrait pas être si compliqué que ça, pas vrai ?

Observant en détail sa démonstration, et suivant des yeux le ballon qui vint terminer sa course directement dans le panier, je ne pus m’empêcher d’être admirative. Ça paraissait si simple, et il faisait ça avec une telle aisance ! J’étais bien capable de faire la même chose, bon, peut-être pas avec autant de classe, mais, au moins un panier, c’était faisable !
Revenant à mes côtés, il me tendit la balle que j’attrapais avec un peu d’appréhension. Je n’étais pas aussi confiante que j’en avais l’air. Mais pour progresser, il fallait bien commencer par le début.

Faisant tourner la balle entre mes mains pour sentir les reliefs de la gomme, je le regardais à nouveau alors qu’il m’expliquait la position à avoir. Positionnant le ballon au niveau de mon ventre comme il me l’indiquait, je visualisais dans ma tête la séquence de gestes à effectuer, plusieurs fois de suite, concentrée. Fixant avec attention l’objectif, je restais silencieuse, le temps d’être sûre que mes membres savaient ce qu’ils avaient à faire.

Inspiration, je fermais les yeux un court instant. Fléchissant les genoux, j’ouvris alors les paupières, et dessinant le fameux 6, je détendais mes jambes afin de lancer le ballon. Qui ne reçut pas la dernière impulsion d’une de mes mains, puisque je le tenais fermement des deux. En conséquence, la balle ne partit pas très haut dans les airs, et, manquant de force, elle décolla d’à peine 50 cm au-dessus de ma tête. Pour venir retomber ridiculement à 1 mètre devant le panier pour rebondir avant de s’arrêter contre les grilles qui délimitaient le terrain.

Silence.

Et je sentais alors toute la honte du monde s’abattre sur moi. Mon visage vint prendre une teinte rouge, jusqu’au bout de mes oreilles. Je n’osais même pas regarder en la direction d’Inu-san, me contentant de fixer bêtement le ballon qui avait stoppé sa course. Risible, pitoyable, même grotesque. Voilà ce qui qualifiait le mieux mon essai. Repensant à mon air sérieux, à la tension avant mon tir, et à mon échec total ne faisait que rajouter au ridicule de la situation. Et avant même qu’il n’ait eu le temps de dire un mot, je me retrouvais à pouffer de rire de mon propre fiasco.

Rigolant légèrement, d’un rire doux et étrangement mélodieux, je me dirigeais alors en dessous du panier pour récupérer la balle, et, après avoir racler ma gorge, je retournais au point de tir. Me retournant vers lui, je déclarais alors, un sourire au coin des lèvres :

- Désolée pour cette piètre performance. Je vais réessayer.

Et, me retournant, je me concentrais à nouveau, tentant de ne pas refaire les mêmes erreurs, puis, tirait à nouveau. Et encore. Et encore. Après une dizaine de tir, tous ratés, je soupirais. J’avais réussi à controler la force nécessaire pour arriver au niveau du panier, mais, impossible de viser correctement. Et le ballon finissait toujours par partir soit trop à droite, soit trop à gauche, soit carrément au-dessus. Allant ramasser pour la énième fois le ballon, je revenais en m’amusant à dribbler un peu, et soufflais, un peu démotivée :

- Je n’y arrive pas. Je suis vraiment pas douée.

Il fallait croire que le basket, ce n’était apparemment pas pour moi.

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Ven 28 Aoû 2015 - 3:12



La concentration de la jeune fille face à ses explications était à son maximum. Même les passionnés ne semblaient pas y mettre autant du sien qu’en cet instant. Ses muscles étaient légèrement tendus, emportés par la pression de l’action à venir. Un moment comme lorsque l’on attend après un tir à trois points ou un dunk auprès du Pivot. Prit en haleine dans ses mouvements, il regarda avec envie lorsqu’elle déplia ses bras pour envoyer la balle. Quel allait être le résultat !?

Le ballon rebondit sur l’asphalte après un petit saut.

Le silence qui s’installa lors de ce premier tir raté aurait certainement été digne d’une comédie américaine burlesque. Pendant quelques instants, repensant aux films de western contenant aussi un long temps de silence, son imagination dessina une petite boule de paille virevolter le long de l’horizon… Bon. Il devait clairement se l’avouer. L’action de la jeune fille était clairement ratée. Lorsqu’il vit son visage se décomposer de honte, il retint un rire, un large sourire se dessinant sur ses lèvres. Il ne fallait pas rire… Surtout pas…
Haruhiko se mordit la lèvre, tentant de ne rien laisser paraître –ce qui était en soi totalement vain– pour éviter de la vexer. Ce n’était pas si grave… Ils étaient tous passés par là. Même les meilleurs joueurs dans la discipline. Partagé entre le rire et l’attendrissement, il ne savait plus. Car même si l’action était des plus comiques, l’expression qu’elle affichait la rendait bien trop mignonne. Comme un enfant prit sur le fait. Etait-ce longtemps ou carrément jamais la dernière fois qu’elle avait joué au basket ? La question lui traversa pendant quelques instants l’esprit.

Et elle rit.

D’un rire joyeux et léger. C’était de trop. Il ne put empêcher le rire qu’il contenait plus longtemps. Se tenant le ventre, contracté de force depuis trop longtemps, il se laissa aller à rire à pleines dents. Reprenant difficilement son souffle, il se redressa et essuya les petites larmes de joie sur le recoin de ses yeux du revers de sa manche.

- Oh, tu n’as pas à t’excuser ! C’était un merveilleux moment, crois-moi !

Pour sûr ! Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas rit à en avoir mal au ventre… C’était mal de rire du malheur des autres. Mais sa piètre performance méritait au moins les applaudissements de l’art du comique ! Il se rattraperait pour ça, il se promettait… Peut-être lui offrir de quoi à manger un jour. Disons un dédommagement pour atteinte à l’intégrité d’autrui. Mais pas maintenant. Il devait retrouver son souffle calmement et reprendre la maitrise des choses !

S’accoudant sur la barrière, il l’observa faire ses essais les uns à la suite des autres, donnant parfois quelques petites indications sur sa position. Depuis qu’il lui avait dit d’essayer de plier les jambes en même temps que d’envoyer le ballon, elle arrivait à toucher le cercle du panier ! C’était un bon progrès, décisif, selon lui. Il lui manquait plus que de la précision.
Son sourire toujours accroché à son visage, il se rapprocha d’elle, semblant découragée. C’était certain qu’après autant d’essais, n’importe qui se serait retrouvait découragé. Ca lui était aussi arrivé. Son père avait réussi à le remotiver, en quelque sorte. C’était certainement le rôle qu’il avait à tenir en ce moment même. Lui montrer qu’il suffisait d’un petit millimètre en décalé pour finalement atteindre son but !

- Mais non ! Regarde. Remets-toi ici !

D’un geste de la main, il lui indiqua l’endroit où elle se tenait précédemment. Puis, une fois mise en place, il se tint à ses côtés gonflant la poitrine pour inspirer de l’air, puis expirant.

- Reste détendue. Reprends ta position.

Une fois qu’elle fut à la bonne place, les bras en position, il s’approcha encore un peu plus d’elle. Puis, mettant ses propres mains proches de l’avant bras de la jeune fille, il lui adressa un regard interrogatif.

- Je peux ?

Avisant qu’il n’allait pas se faire mordre ou dévoré tout cru, il posa ses mains en dessous de ses avant bras. Puis il les déplaça légèrement sur la droite.

- Suis le même mouvement que moi, tu verras, ça ira mieux.

Reproduisant le geste pour faire le 6, il marqua un temps d’arrêt lorsque ses bras se déroulèrent, comme pour envoyer la balle. Arrivé à ce point, il descendit son bras droit pour remonter son autre bras plus en haut. Ainsi sa main gauche se retrouva sans plus aucune utilité, laissée dans le vide. Tandis que sa droite se pliait comme pour porter le ballon en hauteur.

- Arrivé à ce point là, tu dois donner comme une gifle à la balle pour qu’elle atteigne ta cible ! Avec les deux mains, tu gagnes en puissance de tir, mais tu perds en précision.

Désormais détaché de ses explications et de son monde, il tourna son visage vers elle pour s’assurer qu’elle avait tout compris. Avant cet instant, il ne s’était absolument pas rendu compte de la proximité  qu’il y avait eu entre eux durant les explications. Il pouvait sentir d’ici son parfum. Elle sentait bon. Réalisant soudainement les pensées étranges qui étaient en train de le traverser, ses joues s’empourprèrent et il se redressa immédiatement.

- Je… Je te laisse retenter ta chance ! Je suis certain que tu es capable !

Un nouveau sourire, plus encourageant, vint illustrer ses paroles. Avec tout ça, il avait vraiment, vraiment chaud.


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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Ven 28 Aoû 2015 - 4:22

Après mon échec magistral, il avait fini par rire aussi, de concert. Ça aurait pu vexer certains, mais pas moi. J’étais consciente du ridicule de la situation, alors, je comprenais tout à fait. Je n’étais pas du genre à me sentir attaquée pour si peu, après tout, vu que même moi je riais, il en avait bien le droit. Et puis, sur le coup, c’était comme si toute la pression était retombée. Je n’étais généralement pas vraiment à l’aise avec les gens. Mais bizarrement, avec Inu-san, ça passait sans réel problème. C’était difficile à expliquer mais, peut-être à cause de sa simplicité, je ne me sentais pas obligée d’être sur la défensive. Ou peut-être parce qu’il était trop gentil. Il dégageait une sorte d’atmosphère fraternelle et protectrice. Ou, celle d’un gros toutou à qui ont à envie de faire des câlins. Mais, je divaguais.

Après avoir bien ris, je me suis remise à tirer, plusieurs fois de suite, sans succès. Même si j’écoutais les conseils qu’Inu-san me donnait depuis la barrière ou il s’était appuyé, je n’arrivais pas plus à marquer un panier. Je m’en rapprochais, doucement mais sûrement, mais je manquais clairement de précision.
Ça ne m’étonnait pas tant que ça, d’avoir des difficultés pour ce point-là en particulier. J’excellais dans beaucoup de disciplines différentes, mais c’était surtout dut à ma capacité à… "Foncer dans le tas", je dirais. On pouvait facilement qualifier mon jeu d’agressif, que ce soit en sport de combat, ou même en athlétisme. Ma bonne condition physique aidant, j’étais plutôt du genre à tout donner d’un coup, avec le plus de force. En dépit parfois de la précision. J’essayais de travailler sur ce point, bien sûr.

Mais là encore, cela me faisait défaut. Ajouté à cela mon manque flagrant de technique, et d’entrainement, ça expliquait facilement pourquoi je ne réussissais pas. Me décourageant un peu, je laissais s’échapper un soupire. Je pensais que j’aurais réussi à au moins en mettre un, avec la chance du débutant. Et dire que ça avait l’air si facile quand lui le faisait. Ça ne faisait que forcer un peu plus mon admiration.

Alors que je commençais à dribbler, n’ayant pas très envie de me confronter de suite à l’échec de mon prochain tir, je le vis s’approcher de moi. Je pris donc le ballon en main, vu que, si je ne regardais pas, je risquais de me dribbler sur les pieds, et faire partir la balle dans un coin du terrain. Avec son enthousiasme habituel, il me fit signe pour que je puisse me replacer correctement, et j’exécutais.

Il se tenait alors à mes côtés, et je me pris à le fixer, longuement. Sous la lumière des lampadaires, je pu voir sa poitrine s’élever et s’abaisser dans une respiration concentrée. C’était joli à voir, la concentration d’un sportif. La moindre des choses qu’on pouvait remarquer, c’était qu’il avait l’air d’aimer ce qu’il faisait. Et, ses explications étaient claires. C’était agréable et son enthousiasme était communicatif. Rien que de le voir sourire balayait mon découragement.

Sur le coup, je me mis à penser à ce à quoi je devais ressembler. Je savais que je n’étais pas du genre très expressive, naturellement. Mon visage neutre affichait le plus souvent une mine fermé qu’un sourire accueillant. Réalisation du soir, je ne devais pas être une fille très agréable à côtoyer. Une pointe de déception et de culpabilité me prirent. Peut-être qu’il me tenait compagnie par pure gentillesse, après tout, qui voudrait volontairement traîner avec une fille aussi fermée que moi… ? Je secouais la tête légèrement. Je n’allais pas commencer à déprimer, après tout, c’était un moment agréable, et j’étais en train de me le gâcher toute seule.

Comme il me le demandait, je repris alors ma position, le ballon au niveau du ventre, et, du coin de l’œil, je le vis s’approcher un peu plus de moi. Passant ses bras autour de moi, je me sentis tout à coup… coincée. Je réalisais alors la différence de carrure entre nous deux, et la facilité avec laquelle il avait la possibilité de m’enlacer. A cette pensée, mon visage repris à nouveau des couleurs, et, je fus prise d’une bouffée de chaleur. C’était une situation un peu gênante. J’avais l’impression qu’à cet instant précis, je venais de prendre conscience que lui était un homme, et pas une grosse boule de poils canine attendrissante.

Pourtant j’avais l’habitude de côtoyer des individus masculins. Je vivais même avec un colocataire mâle. Et quand j’y pensais, j’étais le plus souvent entourée d’hommes que de femmes, depuis que j’étais à Keimoo. Du coup, ça n’aurait pas dû me choquer à ce point. Mais c’était la première fois que la proximité était aussi importante, et… omniprésente. Non mais c’est vrai, il m’avait presque dans ses bras à cet instant ! Je me sentais paniquer et sa voix me ramena un peu sur terre. Toujours dans sa presque étreinte, il prenait la peine de me demander la permission pour me toucher.

C’était une bonne chose, pour moi d’abord parce que ça m’aura évité une crise cardiaque certaine, et pour lui, parce que j’aurais sûrement été tellement surprise qu’il aurait fini par être envoyé dans les rosiers. Littéralement. Avec une prise de judo. Du coup, timidement, j’hochais la tête pour lui signaler mon approbation.
Après tout, c’était strictement… professionnel ? Oui, il m’apprenait à tirer, et, avec des mots, il y avait des limites. C’était seulement pour corriger ma posture, rien de plus. Je n’avais aucune raison de me sentir aussi chamboulée, ou de refuser. Oui, oui, je devais me concentrer, j’étais là pour ça, pas vrai ?

Mais c’était plus facile à dire qu’à faire, car à peine j’essayai de porter mon attention sur l’objectif de marquer un panier que j’étais déjà déconcentrée par le contact de ses mains sur mes avant-bras. Ce fut comme un choc électrique, et je pus ressentir la différence de température entre nos deux corps. Et j’étais tellement perturbée par cette sensation que j’eu du mal à écouter ce qu’il me disait après.

J’avais l’impression de ne plus avoir de force dans les bras,  si bien que je me laissais guider sans résistance, telle un pantin, sans vraiment comprendre ce qu’il était en train de me montrer. Et je restais complètement bloquée, à le fixer alors qu’il parlait. Ce n’est qu’après qu’il ait fini ses explications, que j’avais écoutée d’une oreille distraite, que nos regards se croisèrent. Je le vis rougir, et je ne pus m’empêcher de penser que c’était mignon. Avant de réaliser la situation, et de détourner le regard en même temps que lui, le rose aux joues. De ses doigts semblaient émaner une chaleur étrange, qui resta présente même après que le contact soit rompu.

Je redescendais alors sur terre, et, le souvenir de ce contact toujours présent dans ma mémoire, je reprenais ma position distraitement. Je tentais difficilement de me souvenir de ses instructions. Et alors que j’inspirais, sans même y penser, mes bras bougèrent tout seul, reproduisant le mouvement qu’il m’avait montré. Ma main droite vint se placer presque naturellement au-dessus du ballon, et donnant une petite impulsion, je le vis s’envoler.
La balle vint rebondir contre le cadre, puis l’anneau, avant de rouler, doucement, à l’intérieur du panier. Je restais quelques millisecondes figée, le regard rivée sur le ballon qui rebondissait avec de moins en moins de force, pour finir par s’arrêter et rouler sur le sol.

J’avais marqué un panier.

Une vague d’euphorie me submergea, et, serrant les poings, je les ramenais vers ma poitrine tout en affichant un large sourire victorieux. Me tournant vers Inu-san, je lâchais, surexcitée :

- J’ai réussi !

Je trépignais sur place. J’étais littéralement exaltée. J’avais l’impression d’avoir réussi un exploit, même si en soit ça n’était pas extraordinaire. Reprenant un peu mon calme, mais toujours le sourire aux lèvres, je penchais la tête, regardant le jeune homme en face de moi avec un air reconnaissant :

- Tu es un bon professeur.

Après tout, pour avoir fait réussir un cas désespéré comme le mien, c’était vraiment pas mal !

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Ven 28 Aoû 2015 - 22:50



Étrangement, et ce malgré le petit vent frais du soir, il se sentait en ébullition. Bien trop concentré jusque là sur l’apprentissage des mouvements de bases, il n’avait absolument pas réalisé quelle proximité il avait entretenue avec la jeune fille. C’était son grand damne. Il ne savait pas du tout comment s’y prendre avec les filles. Et dès le moment où il réalisa qu’il en avait justement une en face de lui, il paniqua. Pourtant il vivait depuis tout petit avec sa mère et sa sœur. Mais… Ce n’était pas vraiment la même chose. D’autant plus que Kaoru n’était pas ce que l’on pouvait appeler l’exemple même de la féminité. Enfin… Dans les standards. Seulement avec lui, elle n’avait cure de la bienséance sociale. C’était leur petite bulle d’intimité où la détente était permise.

En dehors de ça ? Le néant.

C’était assez bien résumé. En dehors des membres de sa famille, il n’avait jamais fréquenté de filles. Ce n’était pas faute d’en croiser, pourtant ! Secouant légèrement la tête, il reprit ses esprits. Tout se passait bien jusque là ! Pourquoi cela devait changer ? En rien. Il fallait qu’il le garde à l’esprit. C’était un être humain, il n’y avait aucune raison pour lui de la traiter autrement après tout.

- J’ai réussi !

A son exclamation, Haruhiko revint sur la planète terre. Il vit le ballon terminer sa chute dans les filets du panier et retomber plusieurs fois sur l’asphalte dans un petit bruit. Tournant la tête vers elle, il ne put s’empêcher de répondre à cet élan de joie en applaudissant.

- Woooh !!

Son large sourire disparu dès l’instant qui suivit. Elle s’approcha de lui tout en penchant la tête pour lui dire qu’il était un bon professeur… Comment ça !? Il... Il avait simplement appliqué ce qu’on lui avait apprit ! Rien de plus… Il ne méritait certainement pas autant d’honneurs. C’est pour cela qu’il remercia très timidement la jeune fille, se grattant l’arrière de la tête de gêne.

- Comme je dis toujours lors des entrainements : Après l’effort, le réconfort ! Attends une minute.

Prenant la direction de son sac, il fredonna quelques airs lui passant par la tête. Manie qu’il avait depuis qu’il était jeune. Chantonner dès qu’il faisait un trajet quelconque ou était perdu dans ses pensées. Après quelques pas, il arriva donc à destination, près de la grille où il avait précédemment abandonné son sac. Il dû se mettre sur la pointe des pieds et se plier totalement en deux pour pouvoir l’atteindre et le ramener jusqu’au terrain. Ouvrant la grande poche, il plongea son bras dedans à la recherche de quelque chose, tout en se dirigeant vers elle à nouveau. Bien entendu qu’en réconfort, Haruhiko signifiait « sucreries » ! Il en sortit quelques unes du mieux qu’il pu et les tendit à la jeune fille dans sa main, tout sourire.

- Un tel but mérite bien des encouragements ! Tu ne penses pas ?

Son air habituellement idiot fut remplacé par un sourire sarcastique.

- D’accord… Je l’avoue… J’avais une forte envie d’en manger quelques uns. Autant partager ! J’ai des bouteilles d’eau, aussi, si jamais.

C’était bel et bien le signe d’une bonne soirée. Passer simplement un moment en compagnie de quelqu’un loin d’être désagréable, partager quelques petites choses et profiter de l’instant. Le jeune homme était entièrement satisfait d’avoir faillit sauter sur sa camarade. Sans ça, il ne l’aurait certainement même pas vu… Il laissa tomber son sac sur le sol et le poussa jusqu’aux barrières de son pied. Quand elle eut choisit ses préférences, il prit le premier qui lui vint dans les doigts et le déballa pour l’enfiler dans sa bouche aussi tôt. Le goût sucré eut vite raison de lui et sa tête d’idiot reprit le dessus. Puis revenant sur terre, il réalisa que la jeune fille se trouvait dans un endroit qui allait jusqu’à l’académie. Avait-elle une chambre là-bas elle aussi ? Il ne savait pas si la question était trop osée pour quelqu’un qu’il n’avait vu que deux fois à date d’aujourd’hui.

- Tu viens souvent par ici ?

Bon, d’accord. Il avait déformé la question initiale qu’il voulait lui poser à la base. Celle-ci incluait également un autre de ses questionnements : Allait-il la recroiser ? Le hasard avait voulu que cela se reproduise trois fois en l’espace de peu de temps. Intérieurement, il espérait surtout réitérer ces genres de moments agréables. Et qui sait, peut être se faire une nouvelle amie ? Il ne savait pas trop s’il pouvait s’avancer jusque là, mais une chose était certaine, il se plaisait bien en sa compagnie.

- Je travaille au konbini depuis le mois d’avril dernier, en fait. Je ne t’avais jamais croisé avant ! J’aurai peut-être dû faire un peu plus attention, aussi. Ah ah…


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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Sam 29 Aoû 2015 - 1:02

Grace à mon panier, je reçu même des applaudissements. Je ressentais un sentiment de fierté un peu stupide à cet instant, puisque ce n’était pas un exploit, mais… C’était beaucoup pour moi. Surtout quand on considérait à quel point j’avais galéré auparavant.

Toujours est-il que je me suis sentie obligée de rendre à César ce qui appartenait à César, et complimentai alors Inu-san. Après tout, sans ses instructions, j’aurais pu tirer encore toute la nuit sans jamais réussir. Il sembla gêné, apparemment, il ne devait pas avoir l’habitude des compliments. Ce qui m’étonna un peu. Après tout, il avait vraiment l’air doué pour le basket, et, il semblait avoir la patience nécessaire pour transmettre son savoir. J’étais surprise qu’il n’ait pas un peu plus de confiance. Enfin, j’étais mal placée pour parler, vu que… j’avais toujours du mal avec les compliments aussi, même pour le peu de choses que je réussissais -entre autre, la cuisine-. Ça me faisait plaisir, pour sûr, mais, ça m’embarrassait surtout plus qu’autre chose. Je me demandais si c’était une question d’habitude. Peut-être qu’à force, l’embarras laissait sa place à seulement le contentement ?

Toujours était-il que son air gêné avait un petit côté amusant, et je me pris à penser que ça ne me dérangerait pas tant que ça de le revoir. Son expression, je veux dire. Enfin. Maintenant que j’y réfléchissais, lui non plus en un sens. Il était gentil, et j’avais l’air de bien m’entendre avec. Sa présence était agréable, et puis, il m’avait appris à tirer, alors, je lui devais quelque chose. Je ne savais pas vraiment encore quoi.

Sans même m’en rendre compte, il avait déjà disparu de mes côtés, pour filer vers son sac. Je l’observais d’un air interrogateur alors que je le vis presque passer au-dessus de la barrière pour aller l’attraper. Sur le coup, alors qu’un de ses pieds se détachais d’un millimètre du sol, j’eu le réflexe d’avancer les mains, croyant qu’il allait tomber de l’autre côté. Plus de peur que de mal, il se redressa sans encombre,  son sac dans les mains, puis le posa au sol et se mis à le fouiller. Qu’est-ce qu’il était en train de chercher exactement ?

Penchant la tête, j’affichais une moue dubitative alors qu’il revenait à mes côtés, vraisemblablement quelque chose dans les mains. Lorsqu’il ouvrit celles-ci, je pu voir qu’elles étaient remplie de bonbons. Mes yeux se mirent à pétiller. C’était presque comme si il avait lu dans mes pensées, j’avais justement envie de sucré, à ce moment ! Relevant les yeux vers lui, je l’interrogeais du regard pour savoir si j’avais bien le droit de me servir. Son grand sourire me confirma que oui, alors, doucement, je vins attraper un caramel du bout des doigts.

Enlevant délicatement le papier, je vins glisser le bonbon entre mes lèvres, et, à peine le goût commençait à envahir ma langue que je souriais de contentement. Faisant glisser la sucrerie dans un coin de ma joue, je relevais la tête vers lui et déclarais avec enthousiasme :

- Merci !

Son expression changea alors, et il expliqua qu’il avait lui aussi envie d’en manger. Je levais les yeux au ciel, pensive. Ce n’était pas vraiment courant pour les hommes d’aimer les sucreries, vu que ce n’était pas forcément considérer comme masculin. Enfin, moi, ça m’était égal, et j’étais même plutôt contente de trouver quelqu’un avec des goûts similaires aux miens. En plus, j’avais l’impression que son intérêt pour les bonbons était presque égal au mien. Après tout, la dernière fois aussi, il m’avait donné un chewing-gum. Et je devinais qu’il en transportait par habitude dans son sac. Moi, c’était généralement mes poches qui étaient remplies. Mon sac aussi. Et ma trousse. En fait, à peu près tout ce qui pouvait contenir des choses. J’étais plutôt bordélique, et je ne prenais pas forcément la peine de trier les choses. Tant que je pouvais les avoir facilement sous la main, ça me suffisait.

Profitant qu’Inu-san pose son sac, j’allais moi-même chercher le ballon, pour ensuite m’appuyer à la barrière et dribbler, me concentrant pour ne pas le perdre. Il rebondissait bien, et je n’avais pas besoin de faire de grands efforts pour qu’il revienne à ma hauteur. Pas comme les ballons en cours de sport, qui étaient systématiquement dégonflé, et qui de ce fait, rebondissaient extrêmement mal.

Inu-san vint se poser à mes côtés, et j’attrapais alors le ballon à bout de bras, contre mes cuisses. Faisant rouler le caramel dans ma bouche, ayant considérablement diminué de taille, je tournais la tête vers lui lorsqu’il m’adressa la parole. Alors comme ça il travaillait depuis la rentrée. Ca semblait coller avec les informations que j’avais de lui jusque-là. Il était nouveau à Keimoo depuis cette année. Je devinais aussi qu’il était donc boursier. Généralement, les gosses de riches ne prenaient pas la peine de travailler, et, comme il avait commencé son travail depuis Avril, j’en déduisais que c’était par nécessité.

Je souriais intérieurement à ma propre pensée. "Les gosses de riches ne travaillaient pas". J’étais ce qu’on pouvait qualifier une fille à papa, et, ma famille était plus qu’aisée. Pourtant, je travaillais. Mais… C’était particulier. Je ne tenais pas mon poste au salon de thé pour l’argent. Et je n’aurais pas vraiment eu l’idée d’aller postuler si Yui ne m’avait pas demandé de venir particulièrement. Mais… C’était un concours de circonstances. Je m’étais dit  "pourquoi pas", et au final, j’avais été embarquée dans l’aventure. Je ne regrettais pas. J’appréciais vraiment ce travail.

Tournant le regard vers le ciel, j’observais alors la voute céleste dont les étoiles étaient particulièrement visible, et répondais d’une voix douce et posée :

- Pas vraiment. J’habite dans le quartier Hebi, mais, il n’y avait aucune supérette d’ouverte.

J’haussais les épaules et fixait alors mes iris dans les siens.

- Le kombini où tu travailles était le premier sur ma route.

Sourire amusé, je rajoutais :

- C’est encore le hasard qui nous a mis sur la route l’un de l’autre.

Le hasard, c’était le cas de le dire. Nos rencontres semblaient à la fois loin d’être préméditée, et, de se voir autant en si peu de temps, c’était presque un coup du destin. Même si en soi, je n’y croyais pas trop, au destin. N’empêche, le fait de se croiser autant en si peu de temps me rappelait ce qui avait eu lieu il y a peu de temps, avec la rouquine de l’Académie. J’avais l’impression de la voir partout, même en ville, même dans mon quartier. Même au casino, c’était pour dire. Nous n’avons presque jamais échangé de mots, seulement des politesses. Mais j’étais sûre à chaque fois que c’était elle. Sur le coup, je ne finissais pas vraiment croire qu’elle me suivait. C’était pour le moins étrange !

Avec Inu-san, je doutais que c’était volontaire. A vrai dire, c’était plutôt moi, dans la situation actuelle, qui avait l’air de le stalker. Et Dieu seul sait à quel point ce n’était pas le cas. Je me demandais si cela lui avait traversé l’esprit. Un léger goût de crainte vint pointer le bout de son nez, mais il fut vite remplacé lorsque je sentis que le caramel venait de fondre totalement sur ma langue.
Faisant glisser le ballon contre ma hanche pour le tenir d’un bras, je tâtonnais mes poches, qui étaient remplies de papiers. Je me retrouvais un peu bête sur le coup, je n’avais rien pour lui rendre la pareille. Il m’avait donné un bonbon et m’avait appris à tirer, j’avais l’impression de tout recevoir sans rien donner.

Je pu alors apercevoir, dans mon champ de vision périphérique, mon sac de provision, et m’exclamais d’un « Ah ! » alors que l’idée sembla me tomber du ciel. Affichant un sourire en coin, je me retournais vers Inu-san, et, une certaine attente pétillant dans mes prunelles :

- Tu aimes les macarons ?

Légèrement pause, je reprenais

- Si j’arrive à en faire, je t’en donnerais. Pour la leçon. Et le caramel. Il y a un parfum que tu préfères ?

J’étais contente. J’aimais faire de la pâtisserie, mais, de savoir que cela allait être pour quelqu’un me motivait encore plus !

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Sam 29 Aoû 2015 - 4:27


Le quartier Hebi… Le quartier Hebi… Il n’avait fichtre aucune idée d’où se trouvait ce quartier Hebi. Comme tout le reste de Keimoo, en fait. Il avait trouvé très facilement ce travail au Konbini. En faisant des recherches sur Internet, il avait trouvé ce petit magasin encore ouvert tard le soir. Prit par une fringale nocturne et n’ayant pas encore acheté ce qu’il lui fallait pour tenir le mois, il avait décidé d’y aller. Et quelle chance ! Il avait pu ainsi voir l’annonce de recherche d’un employé. Lui qui cherchait justement quelque chose pour subvenir à ses besoins. Bon… En réalité il n’avait pas encore commencé à chercher. C’était une bonne occasion qui s’était présenté à lui et qu’il avait saisit immédiatement. Deux semaines seulement après, il commençait déjà à travailler. Tout ça pour dire qu’hormis le trajet pour le travail, il ne faisait pas grand-chose dans la ville. En y songeant, il ferait peut-être bien de se tenter à visiter quelques endroits. Il y avait certainement des petits coins sympas ou amusants. Ou des lieux qui en valent le coup d’œil. Une petite recherche sur internet allait résoudre tout ça. Il se promettait d’y mettre un peu plus du sien dans son adaptation à cette nouvelle ville.
Voyant qu’elle fixait toujours le ciel, il en fit de même. Les nuages s’étaient légèrement dégagés de là. Il repensait à la photo que lui avait envoyée Naoko. Qu’importait l’endroit où ils se trouvaient, ils pouvaient regarder le même ciel. Les mêmes étoiles. C’était ce bout de réalité qui le connectait à elle, en quelque sorte. Lorsqu’il regardait ainsi le ciel, il lui indiquait toujours, se disant qu’elle finirait par aller regarder elle aussi. Il eut envie soudainement de lui dire, mais il se retint. Ce n’était pas très poli d’envoyer un message lorsque l’on était accompagné. Il le ferait, peut-être plus tard… Ou sur le chemin du retour, histoire de s’occuper un peu l’esprit en discutant de tout et rien.

- Le quartier Hebi, c’est loin d’ici ?

Son regard n’avait pas lâché les étoiles tandis qu’il avait posé cette question, perdue parmi bien trop d’interrogations. Si elle n’habitait pas le pensionnat, c’est certainement qu’elle devait vivre chez ses parents encore. Être native d’ici ou du moins, habitante. Lorsqu’il songea à ses courses, il se dit que ce dit quartier ne devait pas être si loin que ça pour qu’elle se promène à pied pour faire quelques emplettes du soir. A moins qu’elle n’était en réalité une grande fanatique de marche nocturne… Qui sait.
Lorsqu’elle prononça le mot « hasard », un sourire se dessina sur le visage du jeune homme. Redressant son cou à la normale il la regarda quelques instants. Sur ce point, elle avait totalement raison. Le hasard faisait plutôt bien les choses, puisqu’il leur avait permis de se parler. D’échanger quelques mots des ci et là lors d’une punition en commun. De parler de tout mais surtout de rien. De partager le bon goût des sucreries. Oui, le hasard était plutôt clément envers lui ces derniers temps. Et il ne pouvait pas en être plus heureux. Ce nouveau départ qu’il attendait tant allait peut-être enfin débuter, ici, à Keimoo. Il lui manquait encore tant à apprendre sur les relations avec les autres et sur lui même. Mais avoir des personnes à ses côtés l’aiderait certainement à passer au travers de sa naïveté. Elle n’avait pas l’air d’une si méchante fille que ça, après tout. Il ne la connaissait pas tant que ça, mais de ce qu’il avait pu en voir, il l’aimait bien.

- Tu aimes les macarons ?

Sa question le surprit. Comment pouvait-on en douter !? Qui au monde n’aimait pas les macarons !? C’était une réelle question existentielle aux yeux de Haruhiko. En réalité, tout ce qui se trouvait être sucré et mangeable était pour lui la plus douce des merveilles. Que quelqu’un ne puisse pas aimer ça était le comble de l’aberration. L’incompréhension même de la vie ! La proposition qui en suivit ne pu que le remplir d’une joie en exalte. Sans même réfléchir plus, sa réponse se fit dans la seconde qui en suivit.

- Vraiment ?!

Dix-neuf ans, un mètre quatre-vingt quatre. Les yeux remplis de petites étoiles et d’espoir. Adieu Haruhiko. Son mental venait de disparaître pour laisser parler son cerveau principal : son estomac. Sa petite cuisine de chambre universitaire n’était pas ce qu’il y avait de plus top pour cuisiner des gâteaux, biscuits ou autres pâtisseries… Et il devait se l’avouer, il se trouvait bien lésé à devoir manger ces choses préfabriquées des supermarchés. Alors l’opportunité d’un petit quelque chose maison lui embauma immédiatement le cœur.

- Je… Je dirai la framboise ! Merci, c’est chouette comme proposition.

Il ne savait pas trop si le deal était équitable ou non. Une petite leçon de basket et un caramel lui semblait si peu en comparaison de la douce texture d’un macaron fondant dans sa bouche… Le croustillant croquant sous les dents… Il secoua la tête. Il ne fallait pas qu’il divague ! Sinon, il allait encore avoir faim… Ce qui ne changeait pas réellement de d’habitude étant donné que dès qu’il entendait un nom ayant un quelconque rapport avec de la nourriture, il avait faim. Trop tard. Son ventre venait tout juste de gronder.

- Ahh... Des macarons… Ca fait bien longtemps que je n’en ai pas mangé ! C’est le désavantage de vivre en chambre étudiantes… La zone de cuisine n’est pas vraiment au top.

Il aurait pu tenter le club cuisine… Mais cela impliquait bien trop de dégât. Car il fallait dire ce qu’il en était. Haruhiko est une véritable catastrophe. Du moment que la recette n’impliquait rien de sucré, il était capable de faire brûler de l’eau. Ou d’assommer quelqu’un avec un ustensile lui ayant échappé des mains… Kaoru avait vite apprit que lorsqu’il cuisinait, il ne fallait SURTOUT pas entrer dans la pièce, sous peine d’une mort certaine. Ses repas se résumaient donc à… Des nouilles instantanées, pour la plus part. Ou des repas à la cantine dès qu’elle était ouverte. Avec tout le sport qu’il pratiquait, un repas aussi peu riche en qualités nutritives n’était pas recommandé. Oui, de temps à autre Haruhiko arrivait à suivre –et surtout à comprendre– ses cours sur la nutrition holistique.

- Tiens, je me demandais à l’instant ! Tu étudies dans quelle section à Keimoo ?

Bon… Ok. Il était carrément passé du coq à l’âne. Mais cette question le turlupinait depuis la première fois où il l’avait rencontré à la punition du jardin. Elle paraissait jeune, mais pas tant que ça… En regardant bien ses traits il ne pensait pas à un très grand écart d’âge entre elle et lui. Sûrement d’une ou deux années, aux environs. Peut-être trois ? Ou alors elle avait le même âge que lui et donnait l’impression de faire plus jeune. Etrangement, il avait envie d’apprendre à connaître cette jeune fille. Qui, malgré ses gaffes et sa maladresse, ne semblait pas lui en tenir rigueur. Qui, malgré la gentillesse dont il avait fait preuve, ne semblait pas vouloir en profiter. Étrangement même, c’était la première fois que quelqu’un tenait absolument à lui rendre la pareille dès lors qu’il offrait quelque chose de bon cœur.


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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Dim 30 Aoû 2015 - 2:18

- Pas vraiment, à une vingtaine de minutes à pied environ.

En théorie. Car oui, techniquement, pour l’aller, j’avais fait le trajet directement, et ça avait été plutôt rapide. Pour le retour… Comme vous le savez déjà, ça a été un peu plus compliqué. Donc, une vingtaine de minute avec un GPS pour moi. Trois heures, et encore, sans.
J’étais vraiment une catastrophe quand il s’agissait d’orientation. Avec une carte, je me débrouillais. Mais dès qu’il s’agissait de faire un trajet, j’avais facilement tendance à me perdre. Peut-être parce que je ne prêtais pas forcément une grande attention à mes alentours. Du coup, j’avais du mal à retenir les itinéraires, et finissais par prendre la mauvaise route. Seuls les trajets habituels, à force de passages, s’incrustaient dans ma mémoire. Mais c’était toujours compliqué les première fois.

Je me souvenais alors de lorsque j’avais dû me rendre au salon de thé. Une véritable galère. Surtout que l’établissement changeait constamment de nom. Aucun moyen de le trouver sur Google. J’avais dû tourner dans le quartier indiqué pendant… trop longtemps, avant de tomber dessus par hasard. Et ce, les 5 ou 6 premières fois ou je m’y suis rendue. Ca s’était facilité avec le temps, et désormais, j’étais capable de faire le chemin les yeux fermés. Heureusement, vu que j’y travaillais quasiment tous les soirs, et certains week-end. C’aurait été problématique, à la longue.

Dans tous les cas, je me retins de mentionner de près ou de loin mes piètres capacités à rentrer chez moi à Inu-san. Après tout, c’était quand même un peu honteux, de ne pas être capable de retrouver son chemin dans une ville qu’on fréquente depuis un peu plus de 2 ans. Et puis, étrangement, je n’avais pas très envie de montrer ces petits défauts que je pouvais avoir. Moi qui étais d’habitude plutôt indifférente quant à l’image que je renvoyais aux autres, on pouvait dire que ça changeait. Se montrer sous son meilleur jour, quelque chose comme ça ? Je pense que je l’appréciais alors, j’avais envie que ce soit réciproque. Et pour ça, je devais éviter de montrer mes mauvais côtés et être prudente. Bon, bien sûr, un mauvais sens de l’orientation n’était pas dramatique. Mais si je commençais, je n’étais pas sûre d’être capable de faire attention à toutes mes autres petites tares, manies et j’en passais.

Du coup, je préférais éviter de laisser trainer trop longtemps le sujet du quartier sur le tapis, et utilisais ma carte macarons.
A ma question, il parut surpris, mais, après m’avoir laissé continuer, son expression changea du tout au tout. Je suis sûre que si je m’étais mise à compter, j’aurais pu trouver autant, voire plus d’étoile dans ses yeux qu’il n’y en avait ce soir dans le ciel. Son regard pétillait tellement de bonheur que je souriais légèrement tout en le regardant. Il avait décidément des expressions mignonnes. Et naturelles, qui plus est. C’était comme si la moindre de ses pensées pouvait se lire sur son visage. Et là, on pouvait facilement voir qu’il était ravi de la proposition. J’eu presque envie de patpater doucement sa tête, comme on le ferait pour un enfant qui attend ses cadeaux de noël et à qui on dirait d’être encore un peu patient.

Vous pouvez vous en doutez, je ne le fis pas, même si ça me démangeait. Je n’étais pas vraiment du genre tactile, alors, ce genre de geste n’était pas quelque chose qu’on me prendrait à faire naturellement. Avec des gens que je connaissais peu, en tout cas. Parce qu’avec ma sœur, c’était autre chose. Plus jeune, on passait beaucoup de temps à se chamailler, toujours gentiment, bien sûr. Mais du coup, il n’y avait pas vraiment de gêne entre nous. Et bien que ce soit souvent elle qui initiait les contacts, je ne les refusais pas pour autant. Et je devais bien avouer que j’aimais bien, quand elle me prenait dans ses bras. Bien sûr, ça, je ne lui dirais jamais directement à elle. Elle penserait sûrement que j’ai été échangée avec des extraterrestres si je le faisais.

Mon regard toujours fixé en sa direction, je l’observais réfléchir un court instant, avant de m’annoncer qu’il préférait ceux à la framboise. Je devais en avoir encore à la maison, heureusement. Dans mes provisions, j’avais pour l’instant prévu d’en faire seulement au chocolat, basiques. Mais, c’était sa requête, alors, je me promettais à moi-même de réussir à en faire à ce parfum. Et tant pis si je devais essayer encore et encore. Bon, par contre...

- Par contre, ne t’attend pas à ce qu’ils soient extraordinaires. J’ai déjà essayé d’un faire, sans succès...

Je repensais au foutoir de ma cuisine, et aux résultats désastreux. Je ne pouvais pas me permettre de donner quelque chose d’aussi immonde, il en allait de ma fierté. Je rajoutais alors avec un petit rire :

- Mais, ne t’inquiète pas, ceux que je ferais pour toi seront mangeables !

Je voulais dire par là que ceux que je prendrais soin de lui donner ne seraient pas mes premiers essais. Il était hors de question de lui offrir quelque chose dont je n’étais pas sûre qu’il soit bon, et présentable. C’aurait été un manque de respect, et puis, imaginez qu’il s’empoisonne avec. Je m’en serais voulu toute ma vie ! Non, non, je lui ferais définitivement quelque chose de correct, et peut être que je pouvais emprunter du papier au club de cuisiner pour les enrouler dedans. Après tout dans une boîte, ce n’était pas super, niveau présentation.

Mes projections quant à ma future création furent coupées en plein élan par le bruit d’un gargouillis qui résonna dans le silence de la soirée déjà bien entamée. Sur le coup, j’eu presque peur que cela vienne de mon ventre, mais je compris bien vite que c’était celui d’Inu-san. Parler de nourriture donnait faim à n’importe qui, et je réprimais un sourire en coin, amusée.

Juste après, il se mit à parler de sa chambre étudiante, et de la contrainte des cuisines collectives. Ah, je comprenais parfaitement. Du peu que j’étais restée au pensionnat du lycée, ça avait vraiment été un calvaire sur ce point-là. C’était sale, pas pratique, avec seulement une pauvre plaque et un four électrique. Résultats des courses, j’avais fini par me nourrir principalement au réfectoire, discrètement, lorsqu’il n’y avait pas trop de monde, ou de chose à grignoter que j’achetais dans un kombini. Quand j’avais emménagé dans la maison d’Oswald, ça avait été une telle libération d’avoir des équipements correct, de la place, et une cuisine quasiment rien que pour moi. Le bonheur, en somme. Simplement, je lui répondais alors, sans sarcasme :

- Je compatis. Je ne pourrais plus me passer de ma cuisine, personnellement.

Même si j’avais à disposition les équipements du club, ce n’était pas vraiment pareil. La cuisine, c’était quasiment ma deuxième chambre. Je faisais à manger pour deux, et c’était mon petit moment de détente. Comme jouer aux jeux-vidéos ou trainer sur internet, confectionner des plats et des pâtisseries me distrayait. Et plus qu’un passe-temps, j’y prenais un réel plaisir. Alors, maintenant que j’avais tout ce qu’il fallait, je ne comptais pas les échanger de sitôt. Et alors que j’étais en train de savourer intérieurement le bonheur d’avoir tout ce dont j’avais besoin, Inu-san passa alors du coq-à-l’âne. Je ne réussis pas à faire le lien entre la conversation précédente et sa question, j’haussai alors les épaules.

- Je suis au lycée. En dernière année.

"Et je ne sais toujours pas ce que je compte faire l’année prochaine". Je priais pour qu’il ne me demande pas. Je n’aimais pas vraiment parler de ça, puisque pour l’instant, j’avais l’impression d’être complètement perdue. Alors, avant même qu’il n’ait le temps de dire quoi que ce soit, je demandais, rapidement :

- Toi ?

Courte pause, j’ajoutais avec enthousiasme :

- Attend, laisse-moi deviner !

Honnêtement, j’étais plutôt mauvaise à ce genre de jeu. Même si j’avais déjà, par déduction, quelques informations.

- Tu es à l’université…

Puisque je ne l’avais pas vu trainer dans la partie lycée, et que, vu sa taille, il aurait été facile de le remarquer. En plus, il ne paraissait pas plus jeune que moi, alors, il aurait dû être en 4ème année. Autant dire qu’on aurait été amené à se croiser avant.
Je le fixais alors, intensément, tentant de déterminer son âge. Il ne semblait pas énormément plus vieux que moi, mais, c’était compliqué à déduire, avec les hommes. Et sa taille, sa taille, ça m’induisait en erreur ! Hésitante, je continuais :

- En première année… ?

Il était peut-être plus vieux, mais je décidais de parier sur le fait qu’il soit nouveau de cette année, et que donc, même si il était plus âgé, et devait recommencer le cursus choisi à Keimoo depuis le début. Quel cursus d’ailleurs. Sans vraiment prendre le temps d’y réfléchir, je lâchais alors, un peu au hasard, en fonction de ce que je savais de lui :

- D’un cursus de sport ?

J’aurais voulu rajouter spécialité basket, mais, le fait qu’il soit doué dans ce sport en particulier ne voulait pas dire qu’il ne l’était pas dans d’autres. Et puis, j’avais déjà essayé de deviner au pif, je n’allais pas trop en demander de la chance !

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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Lun 31 Aoû 2015 - 5:06


En entendant sa réponse sur la durée de son trajet jusqu’à son habitation, il se mit à l’esprit de regarder plus en détail le plan de la ville un de ces jours. Peut-être même profiter de l’occasion pour s’acheter des vêtements plus chauds pour la future saison qui s’en venait. Ayant encore grandit, tous ses habits d’hiver n’étaient plus du tout à sa taille. Si cela n’avait pas été un avantage au basket, il aurait très certainement préféré être plus petit. Sa carrure devenait imposante au fur et à mesure qu’il se taillé des muscles. Seul son air amical et bienheureux ne le rendait pas encore plus imposant.
Pendant quelques instants, il repensa à Naoko. Se demandant si elle avait finit par rentrer ou non finalement. Peut-être était-elle déjà en cuisine pour faire ses pâtisseries. A cette idée, il sourit. Même s’il ne savait pas à quoi elle ressemblait, il l’imaginait toute contente dans une cuisine à l’idée de pouvoir manger quelque chose de sucré après préparation. Légèrement, l’idée de connaître l’apparence de Naoko lui prit. Jusqu’à ce qu’il se résigne finalement de sa curiosité. Il n’avait pas besoin de savoir à quoi elle ressemble pour être certain qu’elle était une personne merveilleuse.

La jeune fille le tira de ses pensées en lui parlant de ses talents culinaires, précisant qu’elle n’était pas certaine qu’ils allaient être extraordinaires. Etrangement, Haruhiko était certain que ça n’allait pas être si pire.

- Tu devrais avoir plus confiance en toi. Je suis sûr que tu vas finir par y arriver !

Sa phrase se ponctua d’un sourire, plutôt encourageant. Il avait quand même hâte d’y goûter. Par curiosité de ce talent qu’il ne connaissait pas chez cette jeune fille, mais surtout pour le plaisir de croquer dans de délicieux macarons… Rien qu’à y songer, il en avait déjà l’eau à la bouche. Lorsqu’elle lui parla de sa cuisine, il eut une pointe d’envie. La cuisine de sa mère à Kumano lui manquait quand même pas mal… Une toute équipée avec un fou à la perfection. Lorsqu’il avait mit les pieds pour la première fois dans celles de la Résidence Universitaire de Keimoo… Oui, il avait un peu eut envie de pleurer… Enfin. Il allait survivre. Il le devait ! En attendant, peut être qu’il pourrait profiter des ses essais culinaires… Quitte à être le cobaye pour tester les nouveautés. Il se sacrifierait de son corps !
Enfin. En regardant la jeune fille, il s’était posé la question de son âge et de son année d’étude. Elle lui annonça qu’elle était en dernière année de lycée ! Oh ! Comme Naoko. Pendant quelques instants, il tenta d’imaginer comment cette fille aurait pu s’entendre avec elle. Effacement cette idée étrange de son esprit, il rit intérieurement. L’enthousiasme de la jeune fille le prit une nouvelle fois. Etrangement, il ne pouvait s’empêcher de sourire depuis qu’il l’avait retrouvée tout à l’heure sur le banc.

- Eh ben… Si je m’étais attendu à ce que tu ais des pouvoirs de medium ! Dis-moi… Je ne vais pas mourir percuté par une voiture demain, non !?

Il rit encore un peu. C’était agréable. Il avait l’impression de ne plus avoir à réfléchir maintenant. Seulement à se laisser aller à ce qu’il était.

- Tu as tout juste. Je suis dans le cursus des sports collectifs !

Soudainement, son téléphone se mit à vibrer. Curieux –et se demandant s’il s’agissait de Naoko– il ouvrit le cellulaire pour vérifier le dentinaire. Oh. C’était simplement Kaoru. Elle devait certainement s’ennuyer encore et voulait l’embêter avec des messages idiots. Au moment où il allait ranger le téléphone, son regard se planta sur l’horloge.

- Déjà si tard !!? Mince… Les portes de l’Université vont fermer…

Penaud, il regarda la jeune fille, désolé de devoir écourter ce moment.

-Désolé, il va falloir que je rentre… Les aléas de ce fichu portail. Hmm

Tout en marmonnant, il fouilla son sac qu’il venait juste de ramasser pour y prendre un stylo et un bout de papier qui trainait. Qui était en réalité un papier de bonbons qui trainait… Bon. Il n’avait pas grand-chose d’autre ! Une fois son adresse mail écrite, il tendit le papier à la jeune fille.


- Tu me diras, pour les macarons.

Son sac remit sur l’épaule, il reprit le ballon et lui sourit.

- Merci pour ce petit moment de soirée. C’était super !

Il fut le temps de s’en aller. Marchant encore quelques pas en direction des bâtiments de l’Université, il se retourna une nouvelle fois vers elle pour lui sourire à nouveau. Au fond de lui, il espérait peut-être s’être fait une nouvelle amie.


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MessageSujet: Re: See you again. (PV Haruhiko)   Lun 31 Aoû 2015 - 7:11

Bizarrement, j’avais réussi à viser juste à toutes mes spéculations. Bon, elles avaient été plus ou moins basées sur des choses que j’avais pu observer, mais, j’avais eu de la chance tout de même. J’étais plutôt fière de moi, du coup. D’un côté, il était assez rare que je fasse assez attention aux gens pour me souvenir de choses les concernant. J’imaginais qu’il était une de ces exceptions, je ne savais pas vraiment pourquoi cependant.
En plus de ça, il m’informait qu’il était dans le cursus de sports collectifs. Eh bien, je n’étais pas loin avec le basket, mais, j’avais bien fait de m’abstenir. Cela aurait fait de l’ombre à mon triple perfect. Je n’ajoutais rien après lui, et puis, d’un côté, même si j’avais voulu, je n’étais pas sûre d’en avoir eu le temps, puisqu’il sembla diriger toute son attention vers son téléphone.

Un court instant avant qu’il ne le sorte de sa poche, je pu apercevoir son visage s’illuminer avec une pointe d’espoir. Qui s’éteignit directement après avoir ouvert l’appareil. J’aurais presque pu lire de la déception, avant qu’il n’affiche une autre expression, de surprise, cette fois-ci. Je ne me lassais pas de voir ses différents états d’âme se lire se ses traits en quelques secondes. C’était distrayant. Il s’exclama alors, et, en réponse, je jetais un coup d’œil à ma montre.

J’écarquillais légèrement les yeux en constatant la position des aiguilles dans le cadran. En effet, il était tard, et je n’avais absolument pas vu le temps passer. J’étais étonnée qu’Oswald ne m’ait pas appelé, vu l’heure. Remarque, il était peut être sorti, mais dans tous les cas, il était grand temps que je rentre. Alors qu’il affichait une mine déçue, il s’excusa de devoir partir, et je répliquais tout en secouant légèrement la tête.

- Non, non, ne t’excuse pas. Je dois rentrer moi aussi, alors…

Déjà. Étrangement, j’avais l’impression d’avoir un léger gout amer sur le bout de la langue. Je n’avais pas vraiment envie de rentrer, je n’étais pas vraiment pressée. Plus que ça, je pense que j’aurais peut être aimé rester un peu plus. Après tout, cette soirée avait été agréable, et, même si je lui avais proposé de lui donner des macarons, je ne savais pas exactement quand j’aurais l’occasion de le revoir. Et, honnêtement, je ne savais pas vraiment comment m’y prendre.

Après tout, je ne l’avais jamais fait. La démarche venait toujours des autres. Hisaka, Kohaku, Zakuro. A chaque fois, c’était eux qui m’avaient contacté, alors… Alors, je ne savais pas vraiment demander. Quels mots choisir ? Quelle expression afficher ? Et s’il refusait ?
Je commençais à me perdre dans une foule de questionnement, si bien que je ne remarquai pas de suite le manège qu’il effectuait. Et je fus surprise quand il me tendit un papier, coupant court à mes élucubrations. L’interrogeant du regard, je baissais les yeux sur le papier de bonbon pour y voir écrit rapidement une adresse mail.

Relevant les yeux en sa direction, je me mis à le fixer, dépourvue de mots. Il venait de faire simplement, naturellement, ce que j’essayais de faire et ce pourquoi je me prenais la tête. Comme ça, avec une aisance incroyable. Et j'étais tellement sur les fesses -façon de parler-, que je sursautais presque, réalisant qu’il était en train de partir. Mes mots se précipitèrent alors, maladroitement :

- M-merci à toi aussi ! À… à la prochaine !

Ma main se leva automatiquement, et je lui fis signe alors qu’il s’éloignait doucement, restant plantée là. Il se retourna une dernière fois, puis disparu au coin d’une rue. Mon bras retomba le long de mon corps, et je levais les yeux vers le ciel. Si je m’attendais à une telle rencontre…

Soupirant, j’escaladais une dernière fois la barrière pour aller récupérer mon sac de provisions, et, prenant mon téléphone en main, je me mis en route pour chez moi, en silence, perdue dans mes pensées. Sur le chemin, je me remémorais ses mots, ses gestes, ses expressions.
Sans m’en rendre compte, un léger sourire s’était dessiné sur mes lèvres. J’étais contente. Je me demandais si j’avais le droit de me vanter de m’être fait un nouvel ami. Il était peut-être trop tôt pour ça, mais, je sentais que les choses se passait bien, et je ne voyais pas de raison que ça dérape. Et puis, je l’appréciais plutôt bien, alors, j’avais plutôt envie que ça se concrétise. Et puis, comme ça, je pourrais en informer Haruhiko. J’étais sûre qu’il en serait content !

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