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 Je suis un agitateur (PV Hisaka)

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Haruhiko Nakamura
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MessageSujet: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Jeu 6 Aoû 2015 - 5:57




Les exercices d’échauffement du jour ressemblaient sensiblement à ceux qu’il avait pratiqués lors de son dernier cours sur le basket. Le président du club leur expliqua l’importance de faire confiance en ses coéquipiers et de réaliser des passes dignes de ce nom. Il fallait dont arriver à anticiper l’action de son partenaire pour mieux réceptionner la passe. En ça, rien de  bien compliqué pour le moment. Il suffisait seulement d’analyser l’attitude de son futur partenaire pour anticiper ses mouvements. Cela n’avait jamais été une très grande difficulté pour Haruhiko. Du moins, jusqu'à ce jour...
Ils commencèrent donc par s’échauffer en réalisant des tours de terrain, des sauts, des genoux pliés et quelques exercices d’étirements. Assit sur le sol, il sonda les alentours pour regarder le reste des joueurs, se demandant avec qui il allait se retrouver jumelé d’ici peu. Hormis leurs noms et quelques petites discussions liées aux entraînements, il n’avait encore pas eu la chance de faire connaissance avec beaucoup de monde. C’est ce qui constituait le grand damne de sa vie après tout. Les liens sociaux n’étaient pas sa spécialité, dira-t-on.
Parmi tous les membres du club de Basket, il semblait vraiment être le seul ayant l’ambition prochaine d’entrer dans la catégorie des « professionnels ». Enfin, ils étaient surtout là pour partager un moment de sport agréable en équipe. C’était tout aussi satisfaisant pour le grand gaillard qu’était Haruhiko. Du moment qu’il y avait un panier, un ballon et des gens voulant bien faire une petite partie, il pouvait très bien s’en contenter.

Le sifflet du coach retentit. C’était le temps d’une courte pause de quelques secondes pour boire un peu d’eau avant de commencer l’exercice du jour. Se dirigeant vers les bancs, le jeune homme se saisit de sa gourde avant d’en boire quelques gorgées. Les sucreries de Naoko lui faisaient de l’œil, dépassant légèrement de la poche avant de son sac… Mais non. Il devait résister. Ainsi, il pourrait appliquer la doctrine du « après l’effort, le réconfort ! ». C’était mieux que rien. Une petite source de motivation parmi tant d’autres… Bien qu’en réalité il n’ait besoin d’aucune motivation supplémentaire dès qu’il s’agissait du mot basket.

- Nakamura ! Tu seras avec Rika.

Reposant sa gourde sur le banc, il ne prit pas la peine d’écouter le reste des binômes. Après tout… Cela n’allait strictement rien lui apporter de plus. Balayant la salle du regard, il chercha donc Rika. Dans ses souvenirs, il s’agissait d’un garçon plutôt discret. Avant ça, il n’avait jamais eu l’occasion de lui parler non plus… Dans l’univers du basket, Haruhiko était du genre beaucoup moins bavard.

Trouvant son coéquipier du jour, il s’approcha de lui, pas trop pressé encore. A vrai dire, son engouement caractéristique dès qu’il commençait à faire du sport n’avait pas encore commencé. Une chance très certainement pour Rika qui allait sinon se retrouver noyer sous un flot d’une excitation exacerbée.

- Il semblerait qu’on va être binôme pour la prochaine demi-heure !

Salutations faites avec un sourire, c’était un bon début. Haruhiko se dirigea vers la cage roulante où se trouvaient les ballons, attendant derrière deux personnes. Quand il put enfin s’en saisir d’un, il fut satisfait. Le contact de la gomme râpeuse était quelque chose qu’il trouvait étrangement agréable. Enfin. Prenant l’élan sur son pied d’appui, il se retourna d’un coup sans quitter la semelle du sol et se dirigea tout léger jusqu’à son partenaire.

- Hey, Rika ! Attrape !

Joyeusement, le grand dadais d’Haruhiko envoya la balle jusqu’au pauvre Rika certainement prit au dépourvu. Non il n’avait pas du tout anticipé la réaction de son partenaire. Oui, il avait totalement foiré l’exercice du jour en l’espace de trente secondes.


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Dernière édition par Haruhiko Nakamura le Jeu 9 Juin 2016 - 22:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Jeu 6 Aoû 2015 - 14:08

On peut le regarder comme on veut, je suis complètement ridicule à côté des autres membres du club de basket. Même en revêtant la plus petite taille de maillot, je donne l’impression de flotter voire nager à l’intérieur, c’est peut-être le club de natation qu’on aurait dû me faire rejoindre, bien que ce ne soit pas un sport collectif si on met les relais de côté. Je sors des vestiaires en même temps que les autres et m’approche du centre du terrain où le président du club a quelques mots à nous dire au sujet des entraînements. Comme d’habitude, je n’écoute que d’une oreille, filtrant tout ce qui se rapporte à l’aspect sport d’équipe dans son discours. Quand il nous donne le signal de départ pour nous échauffer avant de passer aux exercices de groupe, j’observe tous les autres partir devant moi comme s’ils jouaient leur vie. Si une partie des membres sont plus petits que moi, ils sont bien plus rapides ou plus endurants. Bref, je sens un regard sur mon dos, je devrais peut-être commencer à courir moi aussi. Les cinq premières minutes sont toujours les plus difficiles, c’est le temps qu’il me faut pour ajuster mon rythme et trouver le pas idéal pour ne pas trop me fatiguer. J’entends alors un coup de sifflet, signe officiel des flexions-extensions. Agacé, je m’exécute avant de reprendre la course.

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Double coup de sifflet. C’est l’heure de la mini-pause pour nous hydrater avant de commencer les choses sérieuses. La plupart des autres joueurs commencent déjà à former des groupes, ils boivent, échangent des futilités entre eux puis se dirigent vers le local où se trouvent les ballons oranges. Alors qu’on annonce la fin de la pause, je suis encore sur le banc et je me retiens de m’allonger. C’est déjà trop d’efforts pour moi, laissez-moi rentrer et traîner sur internet. Une liste entre les mains, je vois le président passer entre nous en marchant, il semble réfléchir un instant puis commence à constituer les binômes des gens qui sont encore seuls. J’aurais aimé que l’on soit en nombre impair aujourd’hui. Soit on m’aurait renvoyé au vestiaire, soit on m’aurait intégré dans un groupe déjà existant et je me serais fait ignorer par les deux autres, soit j’aurais pu jouer contre le mur. Mais non, apparemment pour ce soir, je fais partie des premiers à être réparti. Nakamura. Je n’ai pas la moindre idée de qui ça peut être, il faut dire que c’est un nom courant au japon et je ne suis pas sûr qu’il y en ait qu’un dans le club. De plus, depuis mon arrivée parmi les basketteurs, je ne jouais qu’avec les membres de l’équipe des titulaires de l’an passé, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de rencontrer les autres. Pas encore.

Il semblerait pourtant que je soi le seul à être déboussolé dans l’histoire car ce n’est pas mon manque d’assiduité qui a empêché l’autre garçon de me trouver parmi toutes les autres têtes brunes. Le dénommé Nakamura est grand, il dépasse largement une partie des autres élèves dont moi. Toutefois je ne suis pas surpris ni intimidé par sa taille et encore moins par sa carrure. Il faut croire que côtoyer un géant doublé d’une montagne de muscles aux yeux bleus aide à relativiser. Je le vois se démarquer des autres pour me rejoindre. Le premier exercice consiste à se faire des passes. Je pense que je devrais y arriver, il ne fait pas plus de cinq centimètres de plus que moi, sauf s’il lance vraiment trop fort ou s’il me prend pour un panier humain. Je secoue la tête, je dois arrêter de penser négatif des gens avant de les connaître, c’est une mauvaise habitude que j’ai là. En tout cas, le sourire qu’il arbore ne me donne pas l’impression qu’il est un provocateur ou pire, un animal. (*) Je ne prends pas la peine de répondre à ses salutations autrement que par un simple signe de tête pour lui montrer que j’ai bien entendu ce qu’il m’a dit. Allez, une petite demi-heure et on pourra passer à autre chose.

L’autre garçon semble bien plus motivé que moi et part chercher un ballon sans trop discuter. Deux personnes sont devant lui et font tour à tour rebondir les balles afin de choisir la meilleure. C’est ça, si seulement tu pouvais rester discuter du dernier match entre deux équipes phares du japon avec tes camarades passionnés, ça m’arrangerait un peu tu vois. Le regard tourné vers le plafond, je suis pris au dépourvu quand j’entends mon nom rapidement suivi d’un « Attrape ! ». On dirait bien que mes réflexes ne sont pas encore au point, et c’est un euphémisme. Blâmez ma coordination visuo-motrice pour ne pas avoir levé les mains pour me protéger au moment où j’ai vu une sphère orangée se déplacer vers moi. Je fais un pas en arrière, mais ce n’est pas suffisant. Merde, j’ai rien anticipé, il ne m’a pas laissé le temps de visualiser la trajectoire de la balle. Je sais très bien ce qu’il va se passer si je ne bouge pas et…je ne me décale pas d’un iota. Le contact de la balle rugueuse sur ma peau n’est vraiment pas agréable, je sens mon visage se déformer sous l’impact du ballon de basket qui ne manque pas sa cible.

« Aïe. »

Je sens le projectile rebondir sur mon nez avant de retomber lamentablement sur le sol. Je n’ai pas besoin de regarder autour pour savoir que tous les yeux sont braqués sur moi. Tentative de ne pas se faire remarquer sur le terrain : échec critique. Ma vision se trouble pendant une fraction de seconde, je perds un peu l’équilibre et me rattrape à la première chose qui me vient sous la main : à savoir le dos d’un autre joueur. Quand je reprends mes esprits, je me détache rapidement du maillot du garçon qui me regarde avec un air un peu paniqué. Au début je ne comprends pas trop pourquoi, mais quand je passe mes mains sur mon visage, je réalise que…je saigne du nez. Je commence alors à stresser à mon tour. Des mouchoirs, des serviettes, quelque chose pour empêcher d’en mettre partout. Mes doigts ensanglantés me donnent l’impression que je viens de commettre un meurtre.  Je ne sais pas si mon partenaire de jeu m’a à l’œil à l’instant où je scrute les alentours pour chercher de quoi stopper le flux de sang, mais s’il ne vient pas à moi, c’est moi qui prendrai les démarches. Je lui adresse un regard noir en passant et grogne.

« T-T’as un mouchoir ? »

Ce n’est pourtant pas la première fois que ce genre d’accident arrive, tête en l’air comme je suis, mais je suis en colère cette fois-ci. Néanmoins, il semblerait que mes mauvais sentiments ne puissent pas affecter mes bégaiements, marque de timidité quand je ne connais pas très bien mon interlocuteur. Je lui lance un regard pressant au moment où je réalise que le président du club passe entre les groupes pour vérifier que tout se passe bien et qu’il n’y a pas de matériel défectueux sur le terrain. S’il me voit, il va sûrement croire que je l’ai fait exprès pour sécher l’entraînement et ça sera ma fête.

* : My name is Jean-Pascal

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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Jeu 13 Aoû 2015 - 4:19



Là, clairement, il avait foiré. Totalement et indéniablement foiré. Sa démarche amicale envers ce pauvre Rika venait tout simplement de tourner au désastre. Devait-il encore s’étonner d’avoir une liste d’amis très restreintes ? Plus maintenant. Haruhiko était ce que l’on pouvait communément appeler une catastrophe ambulante ou un danger public. Des noms peu affectueux mais caractérisant sa maladresse on ne pouvait mieux. Habituellement, il n’y avait que lorsqu’il jouait au basket qu’il était enfin capable de réussir quelque chose convenablement. Sauf là. Parce que le destin avait décidé qu’il devait blesser l’un de ses camarades.

Qui saignait. D’ailleurs.

Prit d’une soudaine panique, Haruhiko prit conscience qu’il avait fait plus que percuter son camarade au vu du sang qui s’écoulait d’entre ses doigts alors qu’il tentait vainement de retenir tout l’afflux de ses mains. Lorsqu’il se mit à chercher quelque chose – très certainement de quoi éponger – Haruhiko l’imita derechef afin de trouver aussi une solution. Qui ne fut pas très concluant.
Lorsque Risa lui demanda s’il avait des mouchoirs, il réalisa. La solution était si évidente qu’il n’y avait même pas pensé ! Le jeune homme possédait des mouchoirs dans son sac… Et les mouchoirs étaient forcément ce dont il avait présentement le plus besoin. Mais ça, ça ne lui avait pas traversé l’esprit immédiatement.

-Je… Euh … Oui ! Viens avec moi, ils sont dans le vestiaire.

Ne faisant plus du tout attention au reste de l’entraînement, il se dirigea jusqu’aux vestiaires, marquant sa lancée par un geste de la tête adressé à Risa pour le suivre. Durant le chemin, il tenta de se rappeler exactement où ils les avaient rangés la dernière fois. Histoire d’éviter à Risa de salir d’autres surfaces de son corps à cause de son inefficacité. Si ses souvenirs étaient bons, ils les avaient mit dans la poche avant du sac… Il allait bientôt pouvoir le confirmer. En quelques pas, il se retrouva dans le vestiaire et son odeur d’humidité habituelle qui lui piqua le nez. Son sac était posé sur le deuxième banc à droite, qu’il trouva d’un rapide coup d’œil dans cette direction.
Il lui fallut donc déverser de son sac quelques pochettes de bonbons avant de trouver ce qu’il était venu chercher : ses mouchoirs ! Il s’activa du mieux qu’il put pour enfin en sortir deux, secouant ces derniers en l’air pour les agrandir. Derechef, il les tendit, le visage un peu inquiet de voir apparaître autant de sang. Etait-ce humainement possible d’en perdre autant par le nez ?

- Assis-toi un peu… Le temps que ça passe…

Restant accroupis proche du banc, il leva la tête vers son camarade, encore remplis de remords pour lui avoir fait du mal…

- Désolé… J’ai… Ah ah… J’ai mal calculé ma trajectoire. J’aurai peut-être dû attendre un peu avant de lancer la balle. Pas d’offense ?

Se passant la main dans l’arrière de sa tête, il prit un air gêné. Il n’aimait pas spécialement causer du trouble et encore moins lorsqu’il s’agissait en plus d’avoir causé des blessures à un tiers. Surtout qu’en matière de premiers secours… Il n’était pas d’une très grande aide. Hormis mettre des pansements, il ne savait pas faire grand-chose d’autre… Espérons que la vie de Risa ne dépende pas de ses compétences. Car il allait être vraiment dans la merde.

- On peut rester ici tranquillement, au moins le temps que ça se calme. J’pense pas que le capitaine ait capté quoi que ce soit.

Non c’était certain qu’un capitaine n’allait pas du tout remarquer l’absence de son avant-centre… Décidément, Haruhiko ne réfléchissait jamais assez vite pour sa survie quotidienne.


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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Sam 15 Aoû 2015 - 0:21

Du sang. Je tente tant bien que mal de stopper le flux qui s’échappe de ma narine gauche. Objectivement parlant, ce n’est peut-être pas beaucoup – par rapport aux 5.5L qui circulent dans le corps humain – mais voir les gouttes tacher le sol me donne l’impression de me vider complètement. Surtout rester calme et ne pas alerter le président avant d’avoir nettoyé le sol. Quand je m’avance vers le responsable de mon état pour lui demander s’il a des mouchoirs, il semble hésiter un instant avant de se souvenir qu’il en a dans le vestiaire. Ce n’est pas comme si je m’attendais à ce qu’il en ait dans ses poches, nous sommes au mois d’août et peu de gens sont malades en cette période. Et puis c’est toujours mieux que rien, mais ça veut dire que je risque de salir encore ailleurs. Hm. Est-ce que c’est grave si je salis mon maillot ? Je remonte le haut de ma tenue de sport et le place sous mon nez pour faire tampon. Le tissu se teinte lentement en rouge alors que je suis mon coéquipier vers les vestiaires. Je m’arrête brusquement derrière le grand gaillard qui part à la recherche de mouchoirs dans son sac. Avant de tomber sur l’objet convoité, je le vois sortir des pochettes de bonbon. Je hausse un sourcil, alors même les sportifs peuvent savoir apprécier des sucreries ? Le jeune homme se retourne ensuite vers moi, il me tend deux mouchoirs et je lâche le haut de mon maillot qui effleure ma peau en retombant. J’attrape mollement ce que l’autre garçon me donne alors qu’il me conseille de m’asseoir le temps que mon saignement cesse. Je secoue la tête en signe de refus, je ne suis pas à l’agonie et je ne souffre pas non plus de vertiges. Nul besoin de s’asseoir.

« On devrait plutôt nettoyer les tâches de sang. »

Je presse un mouchoir contre mon nez et glisse l’autre dans ma poche pour éponger ce que j’ai sali. C’est à ce moment là que je remarque que mon équipier est resté accroupi. Je finis par céder en levant les yeux au plafond avant de m’affaler sur un banc, le capitaine n’a pas vraiment l’air d’avoir remarqué le petit incident alors je peux bien me reposer un peu. La voix du dénommé Nakamura retentit une nouvelle fois, synchronisée avec le double coup de sifflet qui indique une pause pour tous les membres du club. Il me présente des excuses pour avoir mal lancé sa balle. Je hausse les épaules, ce n’est pas complètement sa faute. Certes, j’étais furieux quand j’ai commencé à répandre mon code génétique un peu partout sur le terrain de basket, mais d’un autre côté…j’étais plongé dans mes pensées quand il m’a envoyé la balle, et je n’ai pas vraiment eu les bons réflexes. Ce n’est pas vraiment grave, considérons que nous étions en torts tous les deux pour ce qu’il s’est passé. De l’autre côté du couloir, j’entends le coach donner des instructions pour la suite de l’entraînement. Le brun prend la parole à son tour. Décidément, il vit en parfaite synchro avec le président du club ou comment ça se passe ?

« J-je pense que je vais demander au capitaine d’aller à l’infirmerie pour mettre une compresse ou je ne sais quoi. Tu…tu es un titulaire non ? Ton absence se fera certainement remarquer. »

Oui, moi aussi je fais partie des titulaires, mais pas vraiment pour les mêmes raisons que lui je suppose. Il n’y a qu’à regarder mes bras, puis jeter un œil au sien, l’absence de musculature est flagrante de mon côté. Toutefois, le directeur de l’académie a vu juste, si je n’avais pas fait partie de l’équipe du campus, je n’aurais pas subi la pression de mes camarades pour m’entraîner et pour gagner. Je me relève lentement et m’étire tout en continuant d’appuyer le mouchoir imbibé de mon sang sur ma narine. Je ne prends pas la peine de regarder en arrière pour savoir si mon camarade me suit, je ne l’oblige pas à venir me tenir compagnie après tout. Qu'il reste dans le vestiaire, me suive ou retourne s'entraîner comme s'il n'y avait jamais rien eu, ça n'a aucune importance pour moi. Quand j’arrive au niveau du terrain, je repère rapidement les traînées de sang que j’ai laissées un peu plus tôt et commence à les essuyer discrètement en esquivant les autres membres du club retournés à l’entraînement. Une fois le plus gros épongé, je m’approche du capitaine et lui fait un signe pour qu’il me remarque. Etre un fantôme aux yeux des autres et manquer cruellement de présence, ce n’est pas toujours une bonne chose. Je le vois lever les yeux vers moi avant d’afficher une expression horrifiée qui se transforme rapidement en une mine déconfite. Pour le coup j’ai du mal à savoir s’il se fait du souci pour moi ou s’il est juste triste parce que j’ai sali le maillot du club. Enfin, peu importe.

« J-j’aimerais aller à l’infirmerie. S’il-vous-plaît.
- Ce n’est pas toi qui sèche un entraînement sur deux ? Bon…Je vois que cette fois ce n’est pas de ta faute, tu peux y aller mais quelqu’un va t’accompagner. »

Il se met à scruter les alentours à la recherche d’une personne qui n’a pas un ballon entre les mains ou du moins, qui ne semble pas occupé. J’espère juste ne pas me retrouver avec Eden ou Makkuro, je ne les apprécie pas vraiment du peu que je connais d’eux.

« Nakamura !  Accompagne-le à l’infirmerie et assure-toi qu’il ne file pas en chemin. »

Le capitaine me pointe du doigt comme si j’étais un vulgaire ballon avant de retourner vers les nouveaux membres pour discuter avec eux. Il faut croire que ma réputation est déjà bien ternie au sein de ce club. Ce n’est pas comme si j’y accordais une quelconque importance, mais je suppose qu’il vient de lancer une perche au dénommé Nakamura pour me poser des questions sur ma mauvaise habitude de ne pas me présenter aux séances d’entraînement. L’air mauvais, je retourne auprès de mon camarade en retenant un sifflement contrarié entre mes dents.
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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Lun 14 Sep 2015 - 5:34



Ah… Les tâches de sang. Il avait oublié qu’il en avait laissé pas mal sur le chemin. Rien de bien spectaculaire quand même… Cela finirait pas sécher rapidement et serait nettoyé par l’équipe du soir. Suite à cette  réflexion, l’urgence du nettoyage fut totalement retirée de son cerveau pour se concentrer sur une seule et unique chose : le blessé. Le mouchoir se rempli à nouveau de sang et très vite il constata qu’il était bon pour la poubelle. Le paquet de mouchoirs était toujours en sa possession, au creux de ses mains. Lorsqu’il fut assit et installé, Haruhiko lui tendit le paquet de mouchoir, lui assénant d’un signe de la tête qu’il était pour lui. Il en aurait très certainement plus besoin que lui avec tout ça…

- T’inquiètes pas pour les tâches de sang. Je pense que ton nez reste quand même un peu plus prioritaire que ça…

Il soupira légèrement, l’air toujours coupable sur le visage… Sincèrement, il n’espérait pas que son nez soit fracturé ou quelque chose dans ce genre là… Tout ça pour une erreur d’inattention… Il était beau son avenir dans le basket s’il se mettait à détruire les visages de ses coéquipiers. Risa émit l’idée vague de se rendre jusqu’à l’infirmerie. Ce qui était en soit la décision la plus sage à prendre pour ne pas encourir plus de risques inutiles.

- C’est une bonne idée, ça !

Le jeune homme tilta à la fin de sa phrase lorsqu’il parla du fait qu’il était titulaire et que ça allait très certainement poser problème… D’après ses souvenirs, il l’était aussi…

- Je ne pense pas que cela en posera plus qu’à toi ! Ne t’inquiètes pas, j’ai assez d’heures de basket à mon actif pour me permettre une absence.

Après cette parole, Risa se redressa, certainement résigné à aller faire un tour à l’infirmerie. Haruhiko en fit de même, profitant de quelques instants pour étirer ses jambes jusqu’alors pliées et douloureuses. A peine eut-il le temps de reprendre conscience de tout ça que Risa était déjà en train de sortir du vestiaire. Au pas, le jeune homme tenta de le rattraper du mieux qu’il put, bien qu’il soit déjà en train de discuter de son départ avec le coach. Son regard était d’ailleurs fixé sur ce dernier, essayant de deviner ce qu’il allait lui donner comme réponse.
Il n’eut pas à attendre bien longtemps, car le Coach venait tout juste e le désigner pour l’y accompagner. L’air surprit, il s’avança jusqu’à eux. C’était logique, en un sens, qu’il se charge de l’accompagner… Ils étaient en duo tous les deux pour l’exercice. Si Risa n’était pas là, Haruhiko ne pourrait pas continuer les exercices tout seul. C’était certainement pour ça que le coach l’avait choisit. Du moins, de son point de vue.

- Euh… Oui, coach ! Ca serait fait.

Sans plus réfléchir, le jeune homme rejoint son camarade pour aller en direction de l’infirmerie. Il prit soin d’au moins lui tenir la porte de la sortie du gymnase, histoire de réparer un peu les méfaits de son tir au ballon…

- Il est pas très tendre, le coach, avec toi. Tu lui as jeté un mauvais sort ?

L’air rieur accroché à son visage chercha une réponse chez son camarade. Il ne savait pas trop s’il était d’humeur à la rigolade ou non,  surtout après l’accident avec son nez… Mais bon. Il avait au moins le mérite d’essayer de détendre l’atmosphère.

- Tu n’as pas trop mal, au moins … ?

C’était peut-être la troisième fois qu’il lui demandait durant le chemin. Certainement enclin d’un surplus de culpabilité. Il savait que c’était risqué de continuer à poser la même question, mais il ne pouvait s’en empêcher… Tandis qu’ils marchaient en silence depuis quelques secondes, Haruhiko réfléchissait à quoi dire pour engager la conversation sans avoir à remettre l’histoire du nez sur le tapis…

- Oh, tiens. Je me demandais… Tu étudies en quel cursus ?

Bon. Il y avait nettement mieux en matière de conversation intéressante… Mais c’était mieux que rien. Non ? Désespéré de n’avoir  trouvé mieux, il espérait que Risa jouerait au moins le jeu de la conversation et qu’il ne trouverait pas ça non plus déplaisant… Au pire des cas il apprendrait à se taire jusqu’à ce que les soins apportés pour son nez soient terminés.
Quand enfin ils arrivèrent à l’infirmerie, le jeune homme laissa passer son camarade en premier, étant donné qu’il était le principal concerné par l’affaire. S’inclinant légèrement, il salua l’infirmière qu’il avait déjà dû voir, une ou deux fois sûrement… Il ne s’était pas encore assez blessé pour se souvenir de ça.

- Dites… Ce n’est pas cassé, au moins ?

Son regard empli d’espoir fixait l’infirmière. Haruhiko posait décidément bien trop de questions.


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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Sam 24 Oct 2015 - 23:10

Mais pourquoi ce garçon est-il aussi gentil ? Je me mets à frotter les tâches de sang répandues sur mon chemin avec acharnement. Allez quoi, tu es un sportif, pourquoi est-ce que tu ne confirmes pas le cliché de l’imbécile heureux qui oublie ses camarades quand il voit une balle rebondir ? Et puis, ce n’est pas tout. Je veux dire…On ne se connait pas vraiment, je méprise le sport qu’il pratique – que nous pratiquons en fait, mais c’est un détail – et je n’arrête pas de sécher les séances d’entraînement. Quelque chose cloche avec lui. D’abord il ne m’envoie pas bouler quand je lui demande un mouchoir, puis il me propose de rester me reposer un peu dans le vestiaire et maintenant il est prêt à m’accompagner à l’infirmerie. Bon sang, c’est à se demander si je suis encore une victime ! En tout cas, il doit avoir de bonnes raisons de vouloir me venir en aide. Oui, il attend sûrement que je fasse quelque chose en retour pour lui ou quelque chose du genre. Les gens – et surtout les fils à papas qui étudient sur le campus – ne donnent rien sans espérer recevoir. Bon, allez Sherlock. Essayons de découvrir ce qu’il nous cache une fois revenu de l’infirmerie.

« Nakamura !... »

Nakamu-quoi ? Je fais volte-face et me retrouve nez-à-nez – voyez comme c’est drôle de parler de nez alors qu’on m’a explosé le mien il y a quelques minutes – avec le garçon responsable de ma blessure. C’est vrai, j’avais presque oublié son nom. Il faut dire que je ne porte pas grand intérêt au fait de retenir le nom des autres. A la fin de ma 4ème année de lycée, je pouvais nommer à peu près deux-tiers des individus partageant ma classe, ce qui n’était pas trop mal par rapport à mes capacités actuelles. Plus de trois mois de cours commun et je crois connaître le nom de trois personne…en m’incluant dedans. Alors dites-vous que le club de basket c’est vraiment compliqué pour moi, sachant que je ne cherche pas à m’intégrer. Enfin bref, me voilà en route vers l’infirmerie, accompagné du sportif. Si j’avais quelques mètres d’avance sur lui, il m’a facilement rattrapé en quelques foulées. On ne peut pas dire que j’aie un pas très rapide après tout. Maintenant que je marche derrière lui, je me sens encore plus petit. Il n’est peut-être pas aussi grand que Zakuro, mais il me dépasse de quelques centimètres. Sans crier gare, il ouvre la porte et la maintient pour me frayer le passage. J’étouffe un rire amusé.

« C’est bon, tu n’as pas besoin de jouer au chevalier. Je peux me servir me mes mains. »

Une fois la porte du gymnase franchie, il m’adresse une nouvelle fois la parole. Je suis un peu surpris, je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il essaie d’être sympathique avec moi….Puis je me souviens de la théorie que j’ai émis à son sujet juste avant de voir le coach. C’est vrai, je dois rester sur mes gardes jusqu’à ce que je découvre l’objectif qu’il s’est fixé.

« On peut dire ça. En fait, je… »

Avant d’avoir eu le temps de terminer ma phrase, j’ai senti une vague de chaleur monter en moi. Rapidement, je devine que mes joues ont pris une légère teinte rosée. Allez, en général je ne suis pas du genre à le cacher, pourquoi est-ce que je commence à en avoir honte subitement ? Une main appuyée contre mon nez, l’autre serrant le tissu de mon short jusqu’à le froisser, je détourne le regard comme pour essayer d’éviter son jugement.

« …Je sèche les entraînements en général. »

Et contrairement à Matthews-san, le coach ne me court plus après quand je ne me présente pas sur le terrain. Non, depuis l’arrivée de cet entraîneur, il n’y a pas eu un seul moment où quelqu’un a fait irruption dans la salle du club de littérature pour venir me traîner jusqu’aux paniers. J’imagine qu’il a dû se plier en quatre auprès du proviseur pour me virer ou demander de revenir sur sa décision de m’inclure dans l’équipe titulaire, ça ne serait pas plus mal si ça arrivait. Je réalise alors que c’est assez surprenant que Nakamura ne se soit pas rendu compte que je séchais les activités du club. Lui qui fait également partie de l’équipe titulaire, il n’a jamais remarqué qu’il manquait quelqu’un ? Je veux bien admettre le fait que même lorsque je suis sur le terrain, je ne suis pas très utile, mais tout de même. Peut-être ont-ils tout simplement pris un remplaçant alors, et ils font comme s’il s’agissait de moi sans trop se soucier de ce qui a été dit par Shiori-san. Sans trop savoir pourquoi, je me sens un peu vexé, frustré, je ne sais pas trop ce que signifie ce sentiment qui m’envahit tout à coup.  Absorbé par mes propres réflexions, j’en ai presque oublié la présence du jeune homme.

« Oh euh..Non ça va. Je t’assure. C'est plutôt toi qui doit être embêté de pas jouer. »

J’ai vu pire, si tu savais. Un minuscule sourire se dessine sur mes lèvres, j’ai survécu à des taureaux dans la ville, des bagarres contre des gens peu fréquentables ou même à une prise d’otage. Ouais, mais non. Ce n’est pas une stupide balle orange en caoutchouc qui va m’arrêter…sauf si je perds tout mon sang avant d’arriver à l’infirmerie, ce qui est peu probable étant donné que le flux semble s’être calmé. Enfin, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ça serait regrettable de voir mon sang recommencer à couler abondamment. Je secoue doucement la tête de droite à gauche. C’est fou quand même. A chaque fois qu’il se met à me parler gentiment, j’en oublie toutes les suspicions que j’ai à son égard. Un peu de sérieux Hisaka, personne ne peut t’accorder autant d’attention en dehors de ta famille. Et paf, voilà qu’il me demande mon cursus. Bon sang, il veut que je lui fasse mon CV ? Il veut me stalker en fait.

« Je suis en 1ère année en sciences. J-je n’ai pas encore choisi ma spécialité. Et toi ? Du sport, j’imagine. »

En vue de la tournure employée, on pourrait facilement croire que je me moque de lui ou que je prends un air condescendant alors que ce n’est pas du tout le cas. Je jette un rapide coup d’œil aux alentours, nous ne sommes plus très loin de l’infirmerie, cela me soulage beaucoup. Quand l’infirmière me prendra en charge, il n’aura plus la pression de devoir trouver un sujet de conversation, tout pourra revenir à la normale.

Quand je me suis incliné pour saluer respectueusement la femme qui me faisait face, elle a poussé un léger soupir. Au moment où je me suis relevé, j’ai compris que je venais de mettre du sang par terre. L’air désolé, je m’apprête à nettoyer – quitte à essuyer avec le maillot de l’équipe – mais elle me fait signe de m’asseoir. Alors que je prends place sur le fauteuil qu’elle me montre du doigt, l’infirmière commence par m’examiner le visage et à exercer quelques pressions en me demandant si ça fait mal. Au moins avec ce petit incident, je n’ai pas eu à expliquer d’où vient le problème. Je grimace légèrement quand elle appuie sur des zones endolories puis attends son diagnostic. En bonne employée de l’éducation nationale, elle plonge son regard dans le mien avant de déclarer d’un ton calme :

« Je pense que ce n’est pas cassé. »

Je cligne plusieurs fois des yeux, ne sachant pas si j’ai bien entendu. Je la regarde se diriger vers une armoire blanche, elle commence à fouiller à l’intérieur en fredonnant allègrement.

« …V-vous pensez ? »

Même si elle a toujours le dos tourné, je peux la voir hausser les épaules. Qu’est-ce que ça veut dire ? Quand elle se décide enfin à revenir vers moi avec des compresses et de l’adhésif, elle soupire une nouvelle fois, comme si elle portait le fardeau du monde entier sur ses épaules.

« Je suis infirmière, pas médecin, vous savez. »

J’arque un sourcil, ça veut dire que ça lui donne le droit d’être payée pour émettre des hypothèses sur la santé des patients ? Donc elle a suggéré le fait que mon nez de soit pas cassé et son travail s'arrête ici. Alors que je remets en question l'utilité de sa présence en ces lieux, elle me demande de pencher ma tête et je m’exécute. Si d'un côté elle n'a pas tout à fait tort, je ne peux m'empêcher de m'interroger. Pourquoi est-ce qu'on engage une infirmière et pas un médecin scolaire alors ? Je croise le regard de Nakamura tandis que l’infirmière commence à découper des trucs en sifflotant joyeusement. Je me demande s’il est aussi hébété que moi par les réponses de la femme.


HRPG : Désolé pour le temps de réponse, c'est affreux, j'ai mis plus d'un mois. En plus ce n'est pas terrible vu que c'est le premier rp que j'écris depuis...trop longtemps. Si quelque chose ne va pas, fais le moi savoir.

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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Dim 22 Nov 2015 - 14:18



Lorsque Rika lui fit remarquer qu’il n’avait pas besoin de jouer aux chevaliers servants, il se rendit compte qu’il en faisait encore trop. A vouloir toujours faire les choses correctement, il en oubliait le principal : le libre arbitre. A force d’être trop avenant et bienveillant sur tout, les gens finissaient soit par en profiter, soit par fuir de peur d’être tombé sur quelque chose de pas très net. Et ils avaient tout à fait raison. C’était à près tout ce qui portait défaut au grand dadet de sportif qu’il était. Sa confiance était bien trop facilement accordée et plusieurs fois il s’était fait avoir. Est-ce que cela avait pu lui servir de leçon ? Absolument pas. Qu’importait les situations, il se présentait toujours avec la main sur le cœur.
Il oublia très vite ces suspicions négatives pour en revenir à la discussion qu’il entretenait avec Rika. Après tout, rien n’était fait. Tout était encore à construire et à développer. C’est ainsi qu’il reprit une note un peu plus positive sur son entrain général. Lorsqu’il lui avoua qu’il ne venait pas trop aux entraînements, Haruhiko fit le lien immédiatement avec le courroux du coach… Effectivement, il ne devait forcément pas le porter sur son cœur. Le jeune homme se mit à rire.

- C’est pire qu’un mauvais sort ! C’est carrément le mauvais œil que tu lui as jeté.

Lancé sur le ton de l’humour, il regarda Rika afin de lui faire comprendre que rien n’était à prendre au sérieux. Après tout, ce n’était qu’un club… Ce n’était pas comme s’il jouait sa vie sur les entraînements. Comme lui pouvait le faire… Il sentait la différence avec le club tradition, dans lequel il s’investissait bien moins que dans celui de basket.

- Les entraînements ne te plaisent pas ?

Question banale et innocente. Mais il savait très bien que sécher un cours revenait à donner clairement un manque d’intérêt dans la discipline. Peut-être avait-il même été forcé à devoir s’inscrire au club de basket ? Ou peut-être que ses attentes illusoires n’avaient pas été réalisées ? Puis, un détail le frappa. Rika faisait parti de l’équipe des titulaires. C’était étrange d’en faire parti alors que l’on ne désire même pas assister aux entraînements, non ? A moins qu’il n’ait quelques tendances dans le masochisme…

- Remarque… Être chez les titulaires est totalement différent que ce que peuvent subir les autres…

Petite remarque sans but précis, lancée dans le vide telle le cheminement de pensées qui suivaient son cours dans l’esprit du jeune Haruhiko. Son regard se posa à nouveau sur son camarade du jour lorsqu’il sembla soudainement se soucier du fait qu’il ne jouait pas puisqu’il se trouvait actuellement à ses côtés.

- Oulah… J’ai un peu plus de 7 heures de basket par semaine. Je ne pense pas qu’une heure en moins va me provoquer un manque de la discipline, ah ah !

Alors qu’ils avaient presque atteint l’infirmerie, Haruhiko osa demander un peu plus d’information concernant Rika. Il n’avait encore jamais réellement eu l’occasion de pouvoir discuter de quoi que ce soit avec lui. Et au final, la seule chose qui demeurait de lui n’était autre que son nom et le numéro de son maillot. Il trouvait ça plutôt triste de ne résumer quelqu’un qu’à un nom et un chiffre. C’est pour cela qu’il saisit sa chance d’apprendre à faire connaissance avec lui en ce moment même. Et ce malgré le fait que cette rencontre ne soit que le résultat malheureux d’un accident qu’il avait lui-même provoqué.

- Tu as jusqu’à quand pour choisir ta spécialité ? Je ne me suis jamais posé la question jusqu’à maintenant…

Pour lui, tout était déjà décidé depuis un moment. Il savait qu’il irait vers le basket. La question d’un choix de spécialité ne lui était donc jamais venue une seule fois à l’esprit. Il ne savait pas non plus s’il y avait une date limite pour déposer son choix ou non.

- C’est ça, en 1ere année aussi ! Avec l’option Basket et sports collectifs, comme tu as sûrement pu le deviner avec le nombre exorbitant d’heures de pratiques.

La discussion prit fin dès lors qu’ils arrivèrent devant la porte de l’infirmerie. L’infirmière prit en charge Rika immédiatement, laissant le sportif droit comme un piquet dans un coin, attendant que le temps passe. Il ne put s’empêcher néanmoins de poser la question concernant son nez… S’il était cassé, il s’en voudrait d’autant plus. Mais la réponse de la dite Infirmière resta… Très vague. Il pu voir une once de désarroi naitre dans le regard de son camarade. Et il avait de quoi… Il se rapprocha donc de lui et parla à voix basse pour que l’Infirmière n’entende pas. Ou peu importait réellement…

- Tu connais un médecin, au moins… ? Parce que là…

Parce que là, hormis une compresse, il n’y avait strictement rien de concluant. Il était même prêt à aller payer le médecin à Rika. Après tout, c’était de sa faute s’il se retrouvait dans cette situation.


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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Dim 24 Jan 2016 - 23:50

Le mauvais sort, ce doit être ça. Non, plus sérieusement, ce n’est pas très étonnant que le coach m’ait plus à l’œil que les autres étant donné mon manque de rigueur et d’assiduité. Ces derniers temps, l’équipe a connu des coups durs notamment à cause des nombreux départs des joueurs titulaires, et je suis l’un des seuls à être lié par contrat à ce club de malheur. Ashita, si tu peux lire dans les pensées, ne te gêne pas cette fois-ci : Je te déteste.

« Les entraînements ne te plaisent pas ?»

Je tourne mon visage vers l’autre garçon, un peu surpris par son manque de perspicacité. Pourquoi est-ce que je prendrais la peine de sécher les entraînements – au risque de me faire sanctionner si on le remarque – si les activités me plaisaient. Enfin, ces derniers temps, j’avoue que l’atmosphère est devenue un peu plus agréable au sein du club. L’ancien capitaine, celui qui a failli emmener l’académie en finale, est parti, accompagné de quelques autres joueurs. De ce fait, j’ai pu repartir de zéro avec un bon nombre de personnes. Ils m’ignorent et me font rarement des passes, mais c’est toujours mieux que d’être forcé à faire de la musculation à chaque début de séance, non ?

« Je ne suis pas très fort. »

Alors pourquoi faire partie des titulaires ? Je lis cette question dans le regard de Nakamura, et je ne peux lui en vouloir de se la poser. Peut-être pense-t-il que je devrais m’estimer chanceux de faire partie des meilleurs joueurs, même si la vérité est très loin de ça ? Après tout, Keimoo a fait une grosse entrée l’année précédente, les tournois universitaires sont faits pour se faire connaître et éventuellement recruter à la fin de sa scolarité. La réalité est différente pour moi. Je ne sais pas si je prends la bonne décision en lui confiant la vérité à mon sujet – en sachant qu’il pourrait commencer à m’exclure lui aussi de l’équipe en m’ignorant sur le terrain – mais je suppose que ce ne serait pas juste que je lui cache. La façon dont il parle du basket, l’enthousiasme qu’il dégageait lorsqu’il m’a lancé la balle. Il aime ce sport, n’est-ce pas ? Je ne peux pas me résoudre à lui mentir, à lui faire croire que j’ai mérité cette place dans l’équipe. Le score final est le produit du travail de tous les joueurs, s’il s’acharnait à vouloir me faire la passe en match officiel, je pourrais être un frein à son développement. Tant pis s’il perd toute sympathie pour moi après.

« Le directeur de l’académie m’a inscrit d’office dans l’équipe. D’après lui, je dois apprendre l’esprit d’équipe. »

Lui aussi fait partie de ces joueurs qui ont rejoint l’équipe après la disparition soudaine d’Ethan, je suis vraiment surpris qu’il n’ait pourtant pas encore eu un aperçu de mon manque flagrant de sportivité…en dehors de l’incident d’aujourd’hui. Remarque, je ne l’avais jamais remarqué auparavant non plus, se pourrait-il qu’il soit aussi peu dégourdi que moi sur ce plan là ?

« B-bonne question. Je crois qu’il faut choisir pour la 2ème année, je ne sais pas trop quoi prendre alors je ne suis pas vraiment pressé. »

Pour moi, l'avenir est encore plus flou qu'une nuit de brouillard.

---

Il semblerait que l’infirmière ne soit pas aussi qualifiée que je l’espérais, du moins elle ne m’a pas fait une démonstration de ses talents aujourd’hui. Pire encore, elle m’a limite envoyé bouler. Sans grande surprise, Nakamura remarque également l’incompétence de la fonctionnaire et en arrive au point de m’en faire la remarque alors que nous nous trouvons dans la même pièce qu’elle. Ne sachant pas trop quoi répondre, je hausse les épaules en signe d’indifférence, ce ne sera que la deuxième fois en deux ans qu’il arrive malheur à mon nez. Après m’avoir appliqué une compresse, l’infirmière nous fait alors comprendre que nous pouvons partir, ce que je m’empresse de faire. Une fois à l’extérieur du bureau, je réalise à contrecœur qu’il est temps de retourner au gymnase.

« Dis, Nakamura…-san ? »

Je marque une courte pause, ne sachant pas comment formuler ma requête.

« Ca te dit…d’aller manger un truc ? Je veux dire …maintenant. »

Prions pour que son estomac prenne le dessus sur la morale. S’il le faut, je dirai qu’une pâtisserie aiderait grandement à soulager ma douleur qui ne cesse de me lancer.

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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Sam 28 Mai 2016 - 20:37




Pendant quelques instants, Haruhiko reconsidéra son camarade. A vrai dire il trouva noble le fait d’avoir voulu être dans l’équipe titulaire alors qu’il n’estimait pas ses capacités. Capacités qu’il n’avait pas encore pu réellement juger ni jauger étant donné que Rika n’était pas régulier dans ses présences. Peut-être avait-il des problèmes de santé qui l’en empêchait ? Ou des petits boulots par millier ? Haru s’estimait relativement chanceux d’avoir un employeur aussi conciliant car il savait  que ce n’était pas le cas de tous. Alors peut-être que Rika vivait des moments comme ça.

- Le directeur de l’académie m’a inscrit d’office dans l’équipe. D’après lui, je dois apprendre l’esprit d’équipe.

Oh. Bon, il s’était trompé. En fait il était même carrément à côté de la plaque. Ce n’était pas comme si cela changeait de ses habitudes… Il partait souvent trop vite en besogne, se laissant aller à ses multiples fantasmes. Et la réalité revenait toujours lui mettre une immense claque en pleine figure. Le monde des bisounours n’existait pas.

- Oh. C’est rude comme manière de procéder, quand même…

Le sportif s’imaginait dans un schéma inverse. Recevant une lettre du Directeur lui disant qu’il devait assister régulièrement à des cours de physique ou de chimie… Il serait très certainement mort cérébralement au moins une trentaine de fois avant la fin de l’année. En quelque sorte, il compatit avec son camarade de fortune du moment, se demandant si les méthodes de cette école n’étaient pas un peu trop drastiques.

------

Il fallait dire, l’infirmerie lui avait clairement laissé un goût amer. C’est ainsi qu’il vint à douter : allait-il revenir ici dans un cas où il en aurait besoin ? La question resta sans réponse, il préféra se dire que chaque situation était différente et qu’il choisirait au moment venu. Lorsque Rika l’interpella, le jeune homme le regarda intrigué. Quelle n’en fut pas sa surprise lorsqu’il lui proposa d’aller manger quelque chose ! N’avaient-ils pas entraînement ? Bon… Peut-être pas Rika, il était encore blessé. Mais lui… ? Ses questionnements prirent fin dès lors que son ventre s’exclama à sa place : un grondement aigu se fit entendre.

-

Il se mit à rire. Son corps avait décidé de répondre à sa place, au final.

- Je pense que ça répond à la question, ah ah !

La perspective d’aller manger un petit quelque chose lui sembla tout à coup une délicieuse décision. Bon, ça revenait à sécher le club de basket… Ce n’était pas dans ses habitudes, mais il se dit que pour de la nourriture, il serait capable de faire quelques entorses au règlement… Au pire des cas, il prétexterait avoir raccompagné Rika pour ne pas le laisser seul après le coup qu’il avait reçu.

- T’as envie d’un truc en particulier ?

Au fond de lui, Haruhiko était quand même content.  Non pas de s’émanciper enfin d’un règlement de fonctionnement auquel il collait sans entorse depuis sa naissance, plutôt sur le fait que quelqu’un acceptait de passer de manière délibérée, du temps avec lui. Tout ce qu’il espérait était que Rika n’allait pas être comme tous ces autres et lui servir l’excuse du porte feuille oublié… Enfin, il ne préférait pas mettre la charrue avant les bœufs comme l’adage pouvait le dire. Il tenait à se laisser surprendre par le temps, en bien ou en mal, tant pis. Ce n’était pas ça, le propre même de la vie ?


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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Dim 29 Mai 2016 - 1:03

Rude. C’était le moins que l’on puisse dire concernant la décision du directeur. Forcer les gens à faire des choses qu’ils n’aiment pas durant leur temps libre. L’esprit d’équipe est une chose, mais faire du sport en est une autre. Il y aurait eu plus simple comme solution, pourquoi ne m’a-t-il pas inscrit au club d’art floral ? Faire des décorations en groupe, c’est tout un art aussi et c’est sûrement moins épuisant que de courir pendant de longues minutes sur un terrain. Pourquoi ai-je choisi cette école déjà ? Ah. Oui, parce que c’était la seule qui acceptait des candidatures en milieu d’année scolaire. J’aurais pu partir après la réhabilitation des locaux de mon ancien lycée, mais je m’étais plus ou moins habitué à mon quotidien ici. Du moins, c’était avant de devoir intégrer le club de basketball. Depuis ce jour, ma vie n’est que fuite et excuse pour sécher les entraînements. L’année scolaire qui s’annonce va être bien longue, nous ne sommes qu’au mois d’août et j’ai l’impression de vivre ce calvaire depuis des lustres.

D’ailleurs que faire maintenant que nous sommes sortis de l’infirmerie ? La réponse est plutôt simple et évidente : nous devrions retourner au gymnase et laisser le coach décider de ma participation à l’entraînement du jour. Est-ce que j’ai envie de faire ? Non. Voilà pourquoi j’ai innocemment proposé au basketteur d’aller manger quelque part. Une simple idée qui m’est passée par la tête, j’aurais tout aussi bien pu lui demander de m’accompagner prendre l’air sur le toit du lycée, mais j’imagine que ça n’aurait pas suscité beaucoup d’intérêt chez lui. La nourriture par contre…c’est toujours quelque chose qui stimule les autres. L’homme n’est rien d’autre qu’un animal qui lutte pour subvenir à ses besoins primitifs. Et le ventre de Nakamura ne fait que confirmer ce que je pensais…un peu trop même.

Comment est-ce que je dois réagir en entendant ses grognements de ventre ? Est-ce que je dois rire ? Lui adresser un sourire gêné ? Lui dire quelque chose ? Perdu dans la myriade de réactions possibles, je finis par me gratter l’arrière de la tête en évitant son regard. Bah, je n’allais quand même pas répondre à son bide quand même. Heureusement, le sportif rompt rapidement le silence, me demandant si j’avais un plan précis pour de la nourriture.  A vrai dire, pas du tout, mais je n’allais pas lui répondre ça après qu’il ait si gentiment accepté mon invitation. Faisant mine de réfléchir, je finis par opter par la simplicité.

« Tu as déjà mangé à la pâtisserie près de la gare ? »

Y-a-t-il vraiment une pâtisserie à proximité de la gare de Keimoo ? Connaissant assez mal la ville, je ne pourrais le dire, mais étant plutôt habitué aux métropoles, je dirais que ce genre d’enseigne est courante aux alentours des gares. Avec un peu de chance, Nakamura est un plus grand adepte des sucreries que moi et connaîtra mieux le chemin que moi. Si nous n'arrivons pas à bon port tous les deux, ça serait la cerise sur le gâteau.

« Et sinon euh. J’aime bien les p-pains au melon. »

Oui, les fameux pains au melon. Rappelle-toi Hisaka, la dernière fois que tu as voulu en acheter, il y a eu un déferlement de taureaux dans la ville au sens propre du terme. Tu as vu des gens hurler, une enfant a failli se faire empaler et plein d’autres joyeusetés encore. Bon sang. Et j’ai perdu mes pains au melon par-dessus le marché.

« Et toi ? T-tu aimes quoi ? »

Oh, c’est vrai que je n’ai jamais dit que nous irions manger quelque chose de sucré même s’il est plutôt rare d’avoir un encas salé en plein milieu de la journée. Enfin, je ne connais pas encore très bien les habitudes alimentaires d’Haruhiko. Si ça se trouve c’est complètement différent dans d’autres régions du Japon, et ma sœur est bien capable de manger des onigiris à 16h quand elle rentre à la maison. Est-ce que la nourriture européenne est si terrible pour qu’elle se goinfre aux repas de famille ? Oubliant le gymnase, je remplace les images de terrain par des photos de gaufres, les odeurs de sueur par le parfum de caramel, le bruit des chaussures qui crisse par le crépitement des beignets dans la friture, le goût amer du sang par le celui du chocolat et je substitue les contacts douloureux avec la balle par la tendresse d'un brownie. L’air songeur, je m’engage sur le chemin de la sortie de l’académie. Arrivés au niveau du portail, je le laisse prendre les devants. Emmène-moi loin de cet endroit.

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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Jeu 9 Juin 2016 - 22:52



L’esprit d’Haruhiko divagua à plusieurs réflexions, cherchant dans sa mémoire la localisation d’une pâtisserie proche de la gare. Il en connaissait bien une, à la rue Komiyoji. Mais c’était à une dizaine de minutes de celle-ci. Parlait-il de celui-ci ? Ce n’était pas vraiment près de la gare, mais cela restait tout de même le plus proche, à sa connaissance.

- Je suis déjà passé devant celle de la rue Komiyoji. Mais je n’ai jamais essayé encore… Si y en a une autre, je la connais pas.

L’honnêteté en toutes circonstances. Après tout, pourquoi se prendre la tête avec des devinettes ? Il en connaissait une et si ce n’était pas l’endroit dont parlait Rika-san, alors il aurait la chance de découvrir un nouveau lieu ! Après tout, même après un an, il restait énormément d’endroits où il n’était jamais allé à Keimoo. Notamment la plage. Il y était allé en vacances une fois, lorsqu’il était plus petit, si ses souvenirs étaient bons. Mais c’était bien trop loin pour qu’il se rappelle des sensations.

- Et sinon euh. J’aime bien les p-pains au melon.

Les pains au melon. Au goût du sportif, il devait se l’avouer, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus mauvais. C’était même ce qu’il préférait lorsqu’il avait un creux au milieu de la journée, pour se caler jusqu’au prochain repas à venir. Les petits pains briochés aidaient aussi à la tâche.

- Et toi ? T-tu aimes quoi ?

Question fourbe. Piège. Que pouvait-il répondre à ça hormis qu’il se contentait de tout, du moment que cela pouvait être comestible ? Son budget ne lui permettait jamais de faire la fine bouche et son corps avait finit par s’adapter, par mesure de survie, à tolérer n’importe quel aliment du moment qu’il pouvait lui apporter l’énergie nécessaire pour poursuivre ses entraînements. Bon, il fallait dire qu’un bon morceau de bœuf ou du poulet frit, c’était quand même pas mal. Pourquoi la viande était-elle décidemment trop chère… ? Haruhiko arrêta ses rêvasseries quelques instants et repensa à la situation. Ils étaient en train de parler de pâtisseries, après tout. Il pouvait éventuellement limiter sa réponse à tout ce qui pouvait être sucré. Mauvaise idée. Il lui était désormais encore plus compliqué de choisir !

- Hmm… Question difficile, ah ah ! En fait, j’aime beaucoup de trucs. Notamment dans les sucreries.

Il se gratta légèrement l’arrière de la tête, gêné. Il était souvent mal vu pour un homme de consommer autant de sucreries ou de bonbons, mais il n’y pouvait rien. C’était comme une addiction dont il ne pouvait se passer. Le sucré avait quelque chose de… Réconfortant, rassurant.

- Si je devais choisir mon dessert préféré, hmmm… Je dirais les chouquettes. Celles fourrées à la crème !

Il lui sourit, content de pouvoir librement parlé de nourriture en bonne compagnie. A force de traîner avec des passionnés de sport, ils finissaient par réduire leurs conversations uniquement aux entraînements, aux championnats, aux scores et quelques fois aux jolies filles.

- On y va ?

C’est ainsi qu’en discutant et bavardant de diverses choses autour de la nourriture, les deux compères quittèrent l’Académie pour partir à la recherche de la terre sainte et sacrée : la pâtisserie qui comblerait toutes leurs attentes.

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MessageSujet: Re: Je suis un agitateur (PV Hisaka)   Sam 11 Juin 2016 - 0:14

Je suis plutôt surpris de voir Nakamura me suivre dans l’idée de sécher l’entraînement, mais cela ne va pas pour me déplaire. Un petit sourire timide – mais victorieux -  se trace sur mes lèvres jusqu’au moment où nous devons décider de l’endroit où manger. Tout ce qui m’importe, c’est de quitter le campus jusqu’à ce que les autres aient fini l’entraînement, alors vous vous doutez bien que je m’en fiche de savoir sur quel chaise je vais me poser. Manger une option, tant mieux si elle convient à mon coéquipier. Cette fois, je ne serai pas à le seul à faire une entorse au règlement. Enfin, à mon niveau, on peut dire que le règlement a plutôt trois côtes cassées et les deux jambes inutilisables. De plus, je ne connais pas bien la ville – trois ans de ma vie à traîner dans les mêmes quartiers et à ne pas m’aventurer dans les endroits trop bondés – alors je bluffe. La pâtisserie près de la gare, dis-je au hasard en espérant ne pas me faire griller. Par chance, le sportif mord à l’hameçon et évoque un endroit dont j’ignorais totalement l’existence jusqu’à maintenant. La rue Komiyoji ? Jamais entendu parler, mais c’est là que nous irons.

« Oh, je ne parlais pas de celle-ci, mais c’est vrai qu’elle a l’air p-pas mal. »

Plan de sauvetage réussi, il ne reste plus qu’à espérer qu’il sache exactement où il va. En attendant, je pense que je vais rester un peu en retrait par rapport à lui, ça me permettra d’éviter de me tromper de chemin en cours de route ou pire, hésiter à une intersection. Il ne faut juste pas qu’il se rende compte que je bluffe. Nous quittons donc la cour en parlant de nos viennoiseries favorites, les pains au melon pour ma part. Cliché ? Je l’assume totalement. Ou au moins à moitié. Lancer Nakamura sur cette question semble être beaucoup plus difficile. En quatre mots : C’est un indécis. Il aime beaucoup de choses, me dit-il en riant, en particulier ce qui est sucré. Il finit tout de même par mettre fin à son dilemme en citant les chouquettes fourrées à la crème comme étant son dessert favori. Un peu surprenant pour quelqu’un qui est en cursus sportif. Ce ne sont peut-être pas tous les mêmes au final. Pour ma part, il ne me semble pas avoir déjà goûté à ce genre de pâtisserie, je prends assez rarement un dessert et je préfère ce qui est salé, pour ma part.

« Il faudra que je goûte, je ne connais pas du tout. »

J’ai quand même un peu de mal à m’imaginer ce que ça peut bien être. Les chouquettes semblent bien m’évoquer quelque chose, mais j’ai du mal à me représenter l’image dans la tête. Peut-être des choux miniatures, avec de la crème en plus ? Oh. Je vois, ce doit être des choux à la crème miniature. Pourquoi est-ce qu’on n’apprend pas ça en cours, hein ? Je devrais songer à rejoindre le club de cuisine, j’en apprendrai plus sur les mets et leurs origines de cette manière. En plus, si un jour je suis amené à voyager à l’étranger, ça serait bien de ne pas regarder la carte avec un air ébahi parce qu’on ne reconnait aucun des plats proposés sur la carte. Je sors de ma rêverie au moment où Nakamura m’interpelle pour me demander si nous pouvons y aller. Je réponds d’un signe de tête en commençant à marcher vers le portail. Ainsi, nous quittons tous les deux l’enceinte du campus pour rejoindre le quartier Hiryuu. Je ne sais peut-être pas où est la pâtisserie près de la gare, mais je sais où est la gare. C’est un bon début, me dis-je en riant. Au pire, nous avons toute la soirée pour trouver. J'aurai peut-être faim d'ici là.

- FIN -

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