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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 Mr. Brightside | Dimitri

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Kohaku Joshua Mitsumasa
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MessageSujet: Mr. Brightside | Dimitri   Sam 25 Juil 2015 - 17:51

MR. BRIGHTSIDE

Coming out of my cage,
And I've been doing just fine,
Gotta gotta be down,
Because I want it all



-

Il s’agit de l’une de ces personnes qu’il a vues et à laquelle il n’a plus pensé après. En l’occurrence, il s’agit d’un gamin blond à la figure chevrotante qui déglutissait des bulles de savons et persifflait du frimas d’extincteur. Un petit bonhomme qu’il a rencontré alors qu’il balançait ses pieds nus dans des creepers indigo et qu’il cherchait une machine à laver dans laquelle foutre son linge sale. Un petit bonhomme, à priori, sans la moindre histoire notable et dont le seul détail intéressant était sa contée d’origine.

Le Québec lui manque parfois. La dernière fois qu’il a eu Carter au téléphone, la vieille nourrice lui a raconté, de sa voix crissante, sifflante, que la station la station Beaubien était en rénovation.  Le métro lui manque, souvent, et celui qu’il côtoie au Japon ne possède pas le mysticisme de celui du Québec. Il n’y a pas de Berri-Uqam, ni d’Honoré-Beaugrand pour le faire rêver. Carter lui a aussi dit, lors de cette même conversation, que le Second Cup où il avait l’habitude de trainer, celui qui se dressait à deux pas de la sortie Saint-Denis de la station Berri-Uqam, était aussi en rénovation pour la durée de l’été. Cet endroit lui manque aussi, en quelque sorte, mais les café japonais ne sont pas mal non plus et présentent les mêmes avantages que ceux qu’il côtoyait au Québec.

Et puis . . . tout ceci lui semble se trouver à une éternité, lui semble appartenir à une autre ère. Tant de choses se sont produites depuis son départ et il sait que malgré l’immatérialité, malgré l’intemporalité, certains événements sont venus le marquer. Il n’est plus le gamin qu’il était lorsqu’il s’est endormi sur un banc le jour de son arrivée. Non.

Il l’aperçoit donc, ce petit de bonhomme fondu sur les bords, au détour d’une rue. Il le reconnait à sa contenance discrète, à sa chevelure blonde et à ses vêtements étrangement agencés. Il le reconnait et ses nerfs sursautent sans qu’il sache vraiment pourquoi. Il se propulse à sa suite, ses cheveux opalins s’ébouriffant à contre-sens du vent et son café glacer laissant des perles liquides se disperser dans l’air. Il pousse les passants qui se dresse entre lui et l’autre métis dans réfléchir, ses jambes fléchissant dans l’apposition d’une course éhontée.

Les rires remontent à si loin, et le poids de l’extincteur entre ses paumes se fait fantomatique, éthéré. Leur rencontre date d’avant son emménagement avec Yume, d’avant le salon de thé de Yui, d’avant le séisme, d’avant l’accident de Zakuro, d’avant Mei, d’avant Kojiro, d’avant le départ de Yume. Pourtant, il se tient là, le petit flocon, inchangé par le temps et la chaleur de l’été. Il progresse doucement le long de la rue sans qu’on puisse spéculer sur les raisons qui l’ont amené là.

Étrangement, le cœur de Joshua s’emballe.

Il attrape l’épaule de l’autre étudiant, la froisse des ses ongles et de ses phalanges. Il ne se sent pas essoufflé, mais halète une exaltation qu’il n’arrive pas à expliquer et si l’autre se retourne, il ne fait que balbutier des incohérences. Il ne sait pas pourquoi il a poursuivi l’autre garçon, ne sait pas pourquoi il s’est senti aussi désespéré de le faire. Il sait simplement qu’il le fixe, tétanisé, confus, sans savoir quoi dire ou quoi faire. Sa langue est pâteuse, dans sa bouche et les souvenirs qu’il a accumulé dans les dernières années défilent devant ses yeux.

Kohaku se sent pris au dépourvu par sa propre initiative.

Il renverse donc  ce qui reste de son café sur la tête du blondinet, sans sourire, ayant l’air simplement tout aussi surpris que son interlocuteur spontané. Ses yeux dorés sont écarquillés.

« Hoplà, Snowflake. Je . . .  voulais m’assurer que tu ne fondes pas. »

Wink, wink. Nudge, nudge.

What the fuck am I doing ?

__________________________________________________
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Je suis tout ce que je veux, je ne suis rien de ce que je subis. Je deviens celui que je suis.
Kit fait à partir d'oeuvres de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


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MessageSujet: Re: Mr. Brightside | Dimitri   Lun 24 Aoû 2015 - 18:11

Le soleil plombe sur ma poitrine. J'avais oublié comme il pouvait faire chaud les mois de juillet au Québec. Serte, j'étais heureux de retrouvé les vraies paysages d'hivers, il y a un an et demi quand, avec ma famille, nous avons décidé de ne pas repartir au Japon, mais nager dans les piscines extérieures de mon petit coin de pays me rendait tout simplement fou de joie. Du moins, les premiers temps.  Aujourd'hui, il fait extrêmement chaud. On bat des records de chaleurs depuis une semaine. Toutefois, je ne bronze pas. J'ai plutôt adopté une jolie couleur homard. Le point positif dans tout cela c'est qu'on ne peut pas voir quand je rougie et ça arrive drôlement souvent c'est temps-ci. Il y a des sacrés beaux phénomènes. Les gens se promènent presque qu'à poil dehors. Vive les canicules! Vive ma pudeur! Note à moi-même : en faire mon slogan si je participe à une campagne électorale.  Enfin, pour faire descendre la température, j'ai accepté de rejoindre Nick chez un de ses amis, qui, eux, possèdent une immense piscine. Après quelques heures de nage et de luttes effrénées sur le dos de d'autres garçons à me battre avec un spaghetti en plastique pour le trône, beignet flottant rose flamand, j'ai cru qu'il serait pertinent de prendre une pause. Me voilà alors “évaché” sur une chaise longue au soleil. Mon maillot et mon boxer sont pratiquement secs. Mes cheveux, comme de la paille, prendraient feu si la température daignait augmenter d'un autre Celsius. Mon tatouage, né d'une gageüre il y a deux jours, elle, née d'une buverie, me brûle les côtes droites. Je ne pensais pas que je finirais pas me convaincre de le faire, mais voilà. J'ai une fleur de lys imprégnée dans la peau. J'aurais cru que mes parents auraient réagi, mais le septum que j'ai depuis 3mois les a déjà convaincus «qu'il n'y avait plus rien a faire avec moi!» Je le rentre à l'intérieur de mon nez le plus souvent. Comme ça personne ne le voit et ne vient me faire chier, car oui, je les ai déjà toutes entendues les farces plates. Non, je ne suis pas un taureau... Peu importe, cet «élan de protestation contre l'autorité », selon ma mère, devrait bientôt se calmer. Je n'essayais pas des les provoquer contrairement à l'expérience de mon perçage de l'oreille, il y a quelques années. C'était plutôt de la tristesse.

Mon grand-père est décédé de son cancer environ un mois après le séisme qui a ravagé le Japon en 2013. Je savais que je devrais un jour ou l'autre y retourner afin terminer mes études. Depuis que nous avons quitté le pays de l'enfance de mon père, je n'ai pas vraiment écrit. Je n'ai pas fait grand-chose, si ce n'est que de travaillé dans une épicerie comme tout étudiant banal. Le testament de Katsuro précisait que je récupérerais mon héritage lorsque j'aurai en main un diplôme de l'Académie Keimoo. Celle où il aurait tellement aimé que son propre fils suive une formation de renom. L'héritage ne comprend toutefois pas que de l'argent. Ça, j'aurais pu y renoncer, mais un vieil ami de mon grand-père doit nous remettre à mon paternel et à moi-même quelque chose d'autre. Quoi? Je n'en ai aucune idée. Asaki a aussi sa propre tâche à accomplir. Je ne l'a connais pas, bien entendu, mais la lecture de la partie du testament qui lui était adressée a semblé l'avoir chamboulée. De mon côté, la curiosité à fini par me gagner et la peur, elle, d'un tremblement aussi dévastateur a diminué de jour en jour. Je sais bien qu'il y a des catastrophes naturelles partout "aux quatre coins" du globe. Je me suis fait à l'idée que je recommencerais l'école en août, au même moment ou j'avais arrêté pour me rendre à l'enterrement de la tante de ma mère au Canada. C'était la semaine où le Japon avait été dévasté. Cette année-là ne représente pour moi que le vague souvenir de plusieurs semaines de stress, de honte et de peur. J'avais donc beaucoup réfléchi et contacté l'école espérant ne pas avoir de réponse. La direction avait répondu en accord avec ma demande. Je reprendrais les cours et j'aurais le droit à un tuteur pour rattraper mon retard.

Oui, je retournerai à Keimoo par curiosité. J'y retournerai aussi parce que sincèrement...avec Nick c'est différent. Lorsque je lui ai parlé que je réfléchissais sur la décision à prendre il y a quelques jours, il m'a ignoré. Nous étions dans une petite soirée entre amis et il ne m'a laissé seul avec les autres, seul avec mon dilemme. Il a fini par revenir me voir vers deux heures du matin, titubant complètement soul. Il m'a donné un baisé comme ça. Il disait que je ne pouvais pas lui refaire le même coup et puis il est parti. Une heure après nous l'avons retrouvé en train de vomir dans la haie de cèdres du voisin. Moi, j'étais complètement défoncé et je me suis demandé le lendemain si tout ça c'était réellement passé. On n'en a pas reparlé. Je n'ose pas. Ce matin, c'était la première fois qu'on se revoyait depuis cet étrange moment. J'étais stressé à l'idée qu'il lui vienne à lui...l'idée de m'en reparler. Il n'a fait que s'excuser d'avoir été si bourré et de peut-être m'avoir vomi dessus. Aucune allusion au baisé, si ce n'est qu'il ne me regardait pas vraiment dans les yeux la première heure. Mais bon, je suis content d'être venu. Son nouveau groupe d'ami me plait bien.

Mes vêtements sont maintenant complètement secs. Je me suis tournée sur le ventre pour ne pas cramer mon pauvre petit ventre il y à peu près cinq minutes. Les gars rient fort. Dans ma nouvelle position, avec les yeux légèrement entre ouverts, je peux voir les gars se battre et s'arroser plus loin. Bah, plus loin, ça dépend. Nick, lui, se rapproche avec le bac de glace pour la bière. Il doit sûrement aller en chercher d'autre à l'intérieur. Putain qu'il passe son temps à boire. D'ailleurs, en boxer comme ça, je vois bien qu'il a prit du poids cette année. Je referme les yeux un instant m'endormant à cause de la chaleur. Je revois par flash son corps se rapprocher et ses lèvres...
«-Hey Dim! Fais un sourire pour la caméra!

-Meh, pas envie. Laisse-moi dormir.

-C'est ton tour, on l'a tous fait! Allez petite marmotte!

J'entends les pas des autres se rapprocher. Le grand blond à qui appartient la maison tient un appareil photo dans sa main droite et me regarde avec la gauche devant la bouche pour ne pas rire. Je me tourne vers mon meilleur ami en bâillant.

-Mon tour de quoi?

Ils hurlent tous en même temps et mon corps se crispe sous la sensation de brûlure qui l'envahit.

-ICE BUCKET CHALLENGE!

Je ne suis pas en train de prendre feux, ce n'est que la ''criss'' de glace qui déferle et glisse à moitié fondu sur mon dos, sur mes côtes et l'une d'elle vient même se longer entre mes fesses.

-TABARNAK!»

***

«-TABARNAK!

Je viens littéralement de recevoir une tonne de glace sucrée sur la figure. Je passe mes mains sur mon visage pour en retirer le liquide qui se rapprochait trop de mes yeux et ma bouche, mais j'en reçois quand même sur la langue. On dirait du capuccino. Je relève la tête pour voir mon assaillant tout en retirant mon casque d’écoute.

-Tu me fucking...NIAISE?

-Hoplà, Snowflake. Je . . .  voulais m’assurer que tu ne fondes pas.

-....
Devant moi, nul autre que le grand Kohaku Joshua Mitsumasa! Le mec grâce à qui je me suis tapé trois jours de colle. Sur toutes les personnes sur lesquelles que j'aurais pu tomber en ce bénit deuxième jour de retour au Japon, il fallait bien que ce soit sur lui. Je ne croyais pas qu'à mon âge on pouvait toujours se faire intimidé par des albinos. Ah attendez! Non, en effet le pourcentage d'albinos agresseur vs albinos agressés n'est pas très élevé! La malchance légendaire des Anzu à encore frappé! Donnez-moi tous une bonne main d'applaudissement. Je suis trempé et bien sucré. Il est donc temps de trouver une stratégie les amis! On peut soit se faire passé pour une sucette glacé au café ou...

-Putain, mais ça va pas!? Comment... comment je vais aller faire faire ma carte étudiante maintenant!»

J’aurait pu avoir l’air convaincant et plein d’assurance si seulement je n’avais pas retirer ses putains d’écouteur…

«You can try to resist
Try to hide from my kiss
But you know
But you know that you can't fight the moonlight »


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