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The Future is like a puzzle with missing pieces: difficult to read, and never, never what you think.
 
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 J'allume le mixer, et. [pv Leila]

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Kami Otagame
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Adresse : Vous percer la peau. Peut-être même vous la peindre.
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KMO
                                   :

MessageSujet: J'allume le mixer, et. [pv Leila]   Jeu 16 Juil 2015 - 15:48


    Chapitre un : « Casser les œufs, séparer le blanc du jaune. »


    On effleure nos consciences d'un revers de la main, nos cicatrices éteintes comme des mégots que l'on recraché sur les trottoirs. Kami en rouge, Kami en sole, je marche, je cours, et la nuit me poursuit, tandis que je la chéris. On effleure nos consciences d'un revers de la main, et les cheveux attachés en un chignon trop strict, je tournoie sur mes talons hauts. Aujourd'hui, pas de séduction, ce soir, pas de jeu de tentation. Je porte le pantalon. Un pantalon couleur sang, à l'instar de mes ongles rongés, et sur mes lèvres, pour une fois, il n'y a pas la moindre trace d'écarlate. Une écharpe pour simple parure, de l'eyeliner pour essuyer les filatures.

    Le quartier est mauvais, en particulier la nuit. Là où l'on voudrait voir se balader les ombres guillerettes de chats s'étalent des présences qui n'ont pour égaler leur prestance que la furieuse odeur qui les accompagnent. Hommes ou prostituées, saveur de parterre remplis de dégoûts et des gouttières qui respirent le remous, je trace mon chemin en cliquetant sur le haut de mes talons, imprimant avec satisfaction le bruit de clochette, dans l'air, dans le sol, de la bonne samaritaine que je suis ce soir. Mes lèvres laissent échapper un murmure qui se veut discret, mais qui résonne dans mon cœur avec l'intensité d'un boulet de canon tiré à bout portant, et je m'arrête un instant pour croiser les bras sur ma poitrine. Yui me manque, et il y a dans cet aveu toute la lourdeur de l'absence. Je songe au nom de Bakura qui se mêle dans la nuit de mes souvenirs, pour devenir une volute de fumée. Je songe à Vegan qui s'est laissé emporté loin d'ici, et je songe à Yui qui a pris un train dont j'ignore la destination. Je me sens seule.

    Seule sur ma toile, à me balancer dans le vide.

    Il est presque vingt trois heures, l'heure à laquelle on ne se balade assurément pas en talons hauts quand on est une femme qui déambule dans ce genre de quartier, songe-je. Encore faudrait t-il que je sois une femme. C'est à cette conclusion qu'est pourtant arrivé l'homme qui me suit depuis un quart d'heure. Tandis que je traîne près d'un détritus de local à poubelle, il s'approche, finalement, osant espérer que sa proie est fatiguée. Mes yeux se ferment, et je soupire. Je suis la bonne samaritaine, et ce soir, je suis là pour aider les gens à se relever, et à reprendre le chemin, n'est-ce pas ? Mon seigneur Jésus n'en ferait pas moins. Un rictus tord mes lèvres. Il s'approche, et pense jaillir de l'ombre en me surprenant. Je me retiens de rire.

    « Eyh, bonsoir, mademoiselle. »

    Je me pose une question.

    « Est-ce ça te dirait de rentrer avec moi ? Je n'habite pas très loin. »

    Je me demande, en toute curiosité, dans une dynamique purement scientifique.

    « Mademoiselle, t'entends pas ? »

    Sa main se pose sur mon épaule, et il me retourne, violemment. Son approche est plus rapide que ce que j'imaginais, et je veux lui laisser le temps de s'enfoncer dans la toile. Que je n'aie rien à me reprocher, après tout. Mes lèvres s'étirent doucement, comme si je découvrais, en sa face, le plus bel homme, le plus charmant fantasme. Sérieusement. Il sourit. Il ne pue même pas l'alcool. Mais il y a dans ses manières la perversité du violeur qui se sent étrangement satisfait de parvenir aussi vite à un résultat appréciateur. J'attrape son flanc en y accrochant mes doigts, j'approche mon visage du sien. Je feins l'état d'ébriété.

    « Je ne me sens pas très bien. »

    Il rit, amusé, si soulagé de constater que je n'opposerais pas de résistance. Il me tire jusqu'à un banc, et je remarque, soudainement, qu'il y a une gamine. Là, pas très loin, sans doute perdue, qui nous a vu, et qui a peut-être compris ce que ce type essaie de faire. Dans le dos de l'homme, je lui fait signe de ne pas bouger, tandis qu'il me pousse « tendrement », -haha-, sur le banc de fortune, en dessous des tôles et des gouttières froissées. Le mur pue, son haleine pue, et pourtant, il rapproche son visage, en se croyant distingué.

    « Si tu as du mal à respirer, je peux t'aider à enlever ton haut, ça devrait te soulager. »

    Ses doigts baladeurs courent sur mes épaules, et je le vois poser les yeux sur les renflements de ma poitrine. Je pose mes doigts sur sa joue. Il prend cela pour un signal d'acceptation  et soudainement, vient glisser sa main dans mon pantalon. Son souffle s'active, et je ne bouge pas, comme une poupée morte, je le laisse essayer d'arracher les tissus de mes vêtements. Il se débat avec ma braguette, et je me laisse aller contre le mur, en ayant une parfaite conscience de cette culture du viol que j'entretiens. Je ferme les yeux, tandis qu'il écarte avec rudesse mes cuisses, ayant réussi à débouttonner mon jean. Bien, très bien mon grand. Je me souviens des lèvres de Bakura, et des caresses de ses doigts sur mes bras. Jusqu'où étions nous allé ?

    « Monsieur ? »

    Il se fige, surpris. Je plaque son bassin contre le mien, et la solidité de son entrejambe sur mes cuisses dévêtues lui arrache un rire. Il murmure quelque chose, et je me rends compte que dans son esprit, il a la sensation que je suis consentante. Je n'ai pas dit « non », après tout. Je tapote sur ses fesses, mes ongles crissant au dessus de ses dernières vertèbres. Il n'entend pas, il s'acharne à essayer de baisser mon sous-vêtement. Encore une barrière de tissu, pense t-il, et je suis à lui.

    « Monsieur, je me pose une question. »

    Il râle, embêté par ma culotte qui ne veut pas descendre pour lui livrer mon vagin, et j'attrape brusquement sa mâchoire, pour le forcer à me regarder. Dans mon geste, il y a toute la violence que je viens d'économiser jusque là, et stupéfait, il plonge ses prunelles dans mes yeux verts. Je lui souris.

    « Je me pose une question. À ton avis, combien de fois peux-tu supporter de coups de talons ? Non, bien entendu, je pourrais te frapper avec mes poings, mais je crois que tu ne résisterais pas très longtemps. Là, j'ai envie de voir combien de voir je peux perforer ta chair avant que tu ne me claques entre les doigts. »

    Il ouvre la bouche, pour dire quelque chose, mais je ne lui laisse pas l'opportunité de me répondre quoique ce soit. Mon poing s'enfonce dans sa gueule, et je l'envoie valser, me libérant du poids de son corps. Je me relève, lentement, et en remontant mon pantalon, en rattachant ma braguette, je viens récupérer l'une de mes chaussures, en main. Mes yeux cherchent la gamine perdue, que je croise du regard. Je lui souris.

    « Tu vois, monsieur, on a même une invitée. Elle sera le témoin de ta solidité. Toi, espèce de pauvre petit minable. Dis moi, tu paries que tu survis combien de temps ? »

    Il se relève, la bouche en sang, et se rue sur moi en beuglant. Mes hanches s'affermissent, je plie mes genoux, et dans une rotation puissante du bassin, je viens décocher un coup de poing dans sa mâchoire, ma chaussure armée frappant contre sa face. Le sang gicle, et sur le bout de mon talon, sa joue est transpercée. Un large sourire explose sur mon visage.

    « Un ! »

    Il titube, et le sang s'écoule. Je raffermis ma garde, et quand il essaie une nouvelle approche, je vise cette fois son épaule. Son vêtement se déchire, et si cette fois, le talon de métal ne pénètre pas sa peau, elle arrache un large morceau de tissu sanguinolant qui découvre son muscle à vif.

    « Deux ! »

    Il se précipite, essayant de s'enfuir. Du rouge. Du rouge qui apparaît partout sur mes doigts, sur mes mains, qui commence à couvrir mes poignets. Je me jette dans son dos, je le renverse au sol, et je frappe sur son crâne, sur sa nuque, sur ses déltoïdes en gloussant.

    « Trois, quatre, cinq, six, sept, huit ! »

    Et les chiffres défilent, et je frappe.

    Et quand il ne bouge finalement plus, quand la corolle sanguine s'est étalé tout autour de lui, je me relève. Les cheveux défaits, mes vernis à ongle abimé par l'effusion, je soupire et étire lentement mes muscles. La gamine est là, et je braque mon regard sur elle.

    « Viens là. »



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« Araignée. »
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Leïla Hyuga
♣ Université - 1ère année
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Lion Rat Age : 20
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MessageSujet: Re: J'allume le mixer, et. [pv Leila]   Jeu 23 Juil 2015 - 15:11

J’avais décidé de sortir un peu après les cours. Je n’avais pas école le lendemain, je pouvais donc trainer autant que je le voulais. J’avais fait un peu de shopping et j’avais fini ma journée dans un petit bar branché. J’avais passé un bon moment, j’aurais pourtant préféré le vivre avec des amies mais je ne peux pas dire que j’en avais beaucoup. J’étais donc restée seule à mon grand regret, je gardais pourtant l’espoir de me faire des ami(e)s plus proches. J’avais fait quelques rencontres, mais elles ne s’étaient pas toutes bien passées…

J’étais sortie du bar vers 22h, un peu fatiguée, et j’étais rentrée au pensionnat. Du moins, j’avais essayé de rentrer. Je me suis rendue compte que j’étais perdue après m’être baladée pendant une heure dans les rues éclairées pas les lampadaires. Je ne savais pas où j’étais mais je n’étais pas très rassurée. Les rues commerciales avaient été remplacées par de petites ruelles mal éclairée et je commençai vraiment à m’inquiéter. Je devais être dans un de ces quartiers mal famés où les violeurs rôdent à chaque coin de rue. Je marchais plus vite, en essayant de retrouver mon chemin, coûte que coûte, en espérant ne croiser personne.

Je m’arrêtai finalement, près d’un banc, mes pieds me faisaient souffrir le martyr et j’hésitai à enlever mes baskets. Soudain, j’entendis des bruits de pas, de talons plus précisément. Quelqu’un arrivait, je m’éloignais du banc, et me collai au mur, dans la pénombre, en espérant que la personne passe devant moi, sans me voir. Une jeune femme s’approcha finalement, elle portait un pantalon mais c’était bien elle que j’avais entendue s’approcher, car elle portait de hauts talons. Un homme arriva à son tour derrière elle et la rattrapa facilement. Il engagea la conversation avec elle mais elle ne répondit étrangement pas. Je n’entendais pas ce qu’il lui disait, ni ce qu’elle lui répondit finalement. Il la poussa violemment sur le banc où je m’étais assise quelques instants plus tôt et essaya de la déshabiller. La jeune femme m’aperçut à ce moment-là et me fit signe de ne pas bouger, de toute façon, je n’aurais pas réussi, j’étais pétrifiée sur place. Il essayait en vain d’enlever son pantalon et je compris qu’il allait la violer. Elle n’avait pourtant pas l’air affolée, ni effrayée, elle ne bougeait pas d’un pouce.

Je ne savais pas quoi faire, j’hésitais à fuir, à partir en courant pour aller chercher de l’aide. De l’aide, oui, mais où. Je remarquai qu’elle lui parlait, mais l’homme n’avait pas l’air attentif à ses paroles. Elle lui parla de nouveau et il s’arrêta net. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et le frappa. Il s’éloigna d’elle et elle se releva en se rhabillant. Elle ramassa un de ses talons et me chercha du regard. Quand elle me trouva, elle me sourit, je ne sais pas si c’était un sourire qui se voulait gentil mais je n’étais pas rassurée. Elle reprit la parole et cette fois, je compris parfaitement ce qu’elle dit. « Survivre » ? Pourquoi parlait-elle de survie ? Il se releva et fonça sur elle en criant, pas du tout surprise, elle le frappa avec son talon et celui-ci transperça sa joue. Un large sourire se dessina sur le visage de la jeune femme. L’homme retenta une attaque et le talon s’enfonce cette fois dans son épaule. Il essaya de s’enfuir, ce qui me paraissait le plus raisonnable mais la jeune femme ne comptait pas le laisser partir aussi facilement, elle le fit tomber sur le dos et le frappa encore et encore avec la chaussure. J’étais effrayée, paralysée et écœurée. J’avais des nausées et je me détournai tandis qu’elle finissait de détruire le crâne du violeur en riant d’un air malsain.

Quand les bruits de chair explosée cessèrent, je devinai qu’elle avait fini sa besogne. Je tentais un regard, l’homme ne bougeait plus et la femme se relevait en s’étirant. Elle se tourna vers moi et me regarda avec insistance. Elle voulait que j’approche mais j’étais pétrifiée. Je finis par approcher, très lentement, en évitant de regarder le cadavre juste à côté… Je ne savais pas quoi faire ni quoi dire mais je savais une chose : j’avais peur.

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