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In a decade, will you be there ?
 
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 Behead the King, bring me back my Prince ~ Lawrence

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Cammy Logan
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MessageSujet: Behead the King, bring me back my Prince ~ Lawrence   Mar 3 Fév 2015 - 10:31

Contexte : 2013. Bal de Noël. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

***

Elle ne voulait pas danser, pas de cette manière. Où était-il, ce temps où seuls les locaux du club de jardinage qu’elle présidait alors étaient propices aux valses de Brahms ? C’était avant le tremblement de terre, avant son départ… Elle représentait même la sphère intellectuelle, l’élite de l’Académie. C’était vraiment bien trop loin.

La musique est assourdissante, les cris se pavanent, heurtant le marteau, l’enclume et l’étrier de l’australienne. C’est un bal, c’est festif, c’est Noël. Tout le monde est heureux, tout le monde crie et au loin, les exclamations d’un travesti se frayent un chemin jusqu’au Roi, et jusqu’à elle, la Reine.

Behead the Queen.

***

Un serveur passe avec un cocktail. Cammy passe sa main dans la dragonne fixée à sa canne, et tout en gardant le bras accroché à celui de Lawrence, juste pour ne pas tomber, se saisit d’un mélangeur, tige de plastique transparent, dont la tête représente une pomme de pin. Profitant de sa stabilité assurée par les mains impudentes du Roi sur ses hanches, la Reine relève ses cheveux, elle les tord, les torture pour former une boule inconsistante à l’arrière de son crâne. Quelques mouvements habiles plus tard et le mélangeur se faufile dans cette large vrille flamboyante, à l’instar du fleuret planté dans son cœur. Elle ne suit pas les pas de danse et préfère demeurer statique, au milieu de cette foule dense qui se déchaine autour d’eux, le charleston ayant envahi le chapiteau.

Des excuses, une pointe d’ironie ? Et encore des sourires, ce rictus qu’elle finit par connaitre par cœur et qui ne la séduit plus. Il lui semble pourtant avoir entraperçu quelque chose, qui vite a filé à l’Anglaise. Un brin de sincérité sûrement. Quand bien même Lawrence l’a trahie, il demeure son ami et elle ose espérer que c’est réciproque. Elle soupire de lassitude.

Lawrence n’ose pas croiser son regard. Il sait qu’il a fauté mais la fierté due à son succès auprès de la gente féminine autant qu’auprès de ses proches l’empêche de se montrer plus que ça. Ca ne convient pas à Cammy, elle qui présente ses émotions à tout à chacun si tant est qu’on veuille bien la comprendre. Pourquoi l’a-t-il emmenée ici, pour la délaisser ensuite ? Il faut voir le bon côté des choses : elle a fait une rencontre des plus merveilleuses, mais ça n’excuse rien. A cette soirée, n’est-elle pour lui qu’une figurante à son bras ? L’exhiberait-il tel un trophée, pour annoncer qu’il a réussi à accrocher à son bras celle qui n’aime pas la foule, celle qui a défié l’autorité de l’Académie, celle qui, trois ans plus tôt, figurait dans les journaux et autres médias locaux ?

Elle étouffe. Son large sourire, conséquence de l’intervention ridicule de cet individu à la robe somptueuse, l’exaspère.

- Lawrence.

Une tonalité qui se veut sévère. Elle lève une main jusqu’à atteindre la joue du blond, le forçant ainsi à la regarder. Elle est déterminée, mais n’est plus en colère.

- Enough.

Ses noisettes plongent dans les douces prunelles de cet homme qui, quand bien même elle se refuse d’y accorder de l’importance, est vraiment d’une très grande beauté. Elle détaille son expression, comme elle l’avait fait avec Yui au marché. «  Pourquoi êtes-vous si triste ? » Ce n’est qu’un mirage, lui avait répondu le Shinigami.

Lawrence n’est pas un mirage, lui. Et elle tient à lui, s’y accroche comme si elle allait le perdre incessamment sous peu. Un bref instant, ses pupilles se contractent. Quelque chose chez Lawrence ne devrait pas être là. L’émotion la submerge un instant, fébrile. Elle lâche son cavalier, lui tourne le dos et, comme une pilule qu’on avale avec difficulté, laisse son émoi s’en revenir au creux de son estomac.

- Take me away from here. Je n’en peux plus de cet endroit.

Elle frissonne, prenant appui sur son point d’équilibre nomade.

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Lawrence E. Swanster
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MessageSujet: Re: Behead the King, bring me back my Prince ~ Lawrence   Dim 26 Juil 2015 - 17:13



THE BEHEADED KING &
THE HANGED QUEEN.

***

I am not a Prince either, Cammy.


Aurore et son rouet,  Blanche Neige et sa pomme, Cendrillon et ses chaussures, elles sont les effigies royales d’une lignée de visages plongés dans l’ivresse d’une ignorance qui leur permet de traverser les âges. D’abord princesses, ensuite reines, elles endossent ce sourire de porcelaine qui les écarte de leurs situations problématiques postérieures, progressant au cœur d’un univers qu’il leur est impossible de saisir et qu’elles se contentent d’émuler en toute conscience de cause. Lawrence leur ressemble, difformité maquillée, vêtements calculés, il exhibe ce jour de fausseté engageante et séduisante qui lui a valu le titre risible de Prince. De prince, ce bal l’a transformé en roi, a laissé les anges le couronner de vie, puis de plastique. Et maintenant les gens sourient et Kohaku hurle et le visage de Cammy se creuse.

Un goût de bile amer lui noie le fond de la gorge.

Il évite de la regarder, celle qu’on a nommé reine et qui préférerait assurément vomir sur le titre. Il évite de la regarder, car la déception qui noirci ses traits l’étreint de culpabilité; il déteste l’idée de l’avoir blessée. Malheureusement pour lui, les gens qu’il désire le moins décevoir sont ceux devant lesquels il finit toujours par s’empêtrer. Cammy ressemble beaucoup à William, la même sévérité, la même féérie, et Lawrence n’a jamais trop su comment interagir avec son cousin.

Elle remonte ses cheveux, les tord et les noue et les piquète d’une pomme de pin dérobée au plateau d’un serveur et si Joshua le fait sourire, le satisfait de sa critique démesurée, Cammy n’en tire pas le même humour et placarde cette réalité contre la sienne via l’apposition de phalanges contre sa joue. Lawrence se sent défaillir, sans qu’il sache vraiment si c’est la dureté des paroles, si familière, si convoitée, où l’ambiance qui l’atteint de la sorte.

Elle s’écarte de lui et il se doit de papillonner des paupières pour réprimer les larmes qui lui montent aux yeux. Le décor se fait momentanément flou et Lawrence se sent presque tenté de prononcer son malaise pour mieux pouvoir fuir le chapiteau. Il n’en fait rien, laisse simplement son regard filtrer sur le dos de Cammy en attendant que le monde reprenne forme.

Il inspire, sa lèvre inférieure tremble, son sourire vacille. Il attrape le bras du premier garçon qui passe, tente d’effacer la cacophonie vague qui perturbe son expression et lui tend sa couronne de plastique. Il incline la tête, offre quelques mots et s’approche de la reine pour mieux se ressaisir de son bras. Il la guide vers l’extérieur, vers la fraîcheur de la nuit et la contemplation des étoiles que la pollution lumineuse de Keimoo les empêche de voir. L’extérieur est plus calme et les étudiants qui picorent le paysage ne portent pas attention à eux.

Lawrence inspire de nouveau, l’air tremblotant contre sa langue.

« Je . . . Je suis vraiment désolé, tu sais ? », il se tient là, assurément magnifique dans son costume d’occasion,  les épaules un brin affaissée par les difficultés des derniers mois, par la pesanteur de ce bal.  

« Après ton refus initial, j’avais demandé à être le partenaire de Saki pour qu’elle ne soit pas submergée par la foule et les gens qui la composent. Les gens étaient surpris qu’elle vienne et je ne souhaitais pas qu’on la jette en pâture aux loups. »

Cette fois, il soupire, glisse une main dans ses cheveux et ose enfin projeter le bleu de son regard dans les prunelles de Cammy. Les ombres du soir adoucissent le visage de la jeune femme, effrite les détails les plus dur, embrouillent les lueurs qu’il pourrait autrement voir filtrer dans les profondeurs de ses yeux. Il sait qu’il est un peu tard pour se répandre en excuses et que ses paroles ne répareront pas l’incohérence de ses actions. Il le sait, mais . . .

« Je crois que je n’appréciais pas trop cette soirée, au final. »

Il apprécie de moins en moins ces instants où la personne qu’il est se voit confrontée à la personne qu’il doit être, lorsque papa-Swan et sa ménagerie magique se heurte à Lawrence le prince des contées étudiantes. Celui qui avait tant voulu danser avec Cammy n’avait pas fait bon ménage avec celui qui devait s’occuper de Saki et le tout n’avait pas su concilier les deux.

Il ne sourit plus, pince ses lèvres dans une moue dubitative, mélancolique, le genre de moue qu’il semble avoir dérobée à William depuis le séisme. Pourquoi êtes-vous si triste ? C’est une question que Lawrence aurait peut-être aimé entendre, mais à laquelle il n’aurait pas su comment répondre.

Il fixe Cammy, il fixe la reine, il fixe les éclats de leur amitié fragile sans savoir comment réparer ses fautes. Il inspire-soupire, la bile métaphorique qui l’accable éclatant comme une bulle contre sa langue. Le goût est infect.

« Care for . . . a midnight cruise ? I really do mean to apologize. »

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MessageSujet: Re: Behead the King, bring me back my Prince ~ Lawrence   Jeu 30 Juil 2015 - 20:25

AU BORD DE CE CHEMIN
Moi, Princesse de rien


Les souliers légèrement réhaussés glissent en dehors de ce chapiteau nauséabond du début à la fin. Cammy avait fini par oublier la pestilence, Dieu seul sait comment. L'odeur subtile de la fraicheur de la nuit lui n'est là que pour raviver cette mémoire altérée. Contre elle se resserre le manteau anachronique par rapport au reste de sa tenue. Le bleu électrique de sa robe aux accents d'années folles vire à l'argent, oeuvre peu scintillante dans les ténèbres d'une nuit tombée depuis quelques heures. La cloche de minuit a sonné. Dans les contes, les princesses s'enfuient et leur nouvelle vie commence. Les vilains sont terrassés par les beaux princes sur leurs étalons blancs, les princesses sont sauvées et la paix demeure. Cammy se contente d'enrouler son boa de plumes blanches d'un seul tour en périphérie de son cou. Elle n'aura jamais récupéré sa coiffe. Elle n'a pas revu Yun-Jin, non plus. Sa robe est crotté et la boiteuse n'a rien d'une gracieuse dame faisant écarter la foule sur son passage. Au contraire, elle se fait bousculer légèrement par un borsalino éméché. Elle ferme les yeux, l'individu s'excuse. Tiens ? Rare.

La déception n'a de sens et d'importance que s'il y a quelque part un port d'attache. Elle est proportionnelle à la puissance des sentiments qui animent l'être. Plus on aime, plus on prend le risque d'être déçu dans le cas où, un jour, une décision délicate a dû être prise. Elle est la petite soeur du risque et la cousine du ressentiment. Tout s'empêtre et se chevauche, tout existe, rien ne demeure. Si Cammy est déçue, c'est parce que Lawrence est important. Si Cammy est blessée, c'est parce qu'elle réalise que la réciprocité n'est pas significativement représentée. Et que l'épaisseur d'un masque a plus de poids sur un visage maniéré que celle d'une bulle autour d'un être entier ébranlé.

Toutefois, il y a des petites choses comme des petits cailloux blancs au milieu d'une forêt épaisse qu'elle se hasarde à ramasser dans les sillons du chemin d'une existence. Celle de cet être tout-sourire, qui ressemble bien trop à un individu qu'elle connait. Leurs physiques sont radicalement différents, mais Shiki et Lawrence ne se ressemblent que trop. La popularité, la réputation, la richesse ne font pas une vie. Elles ne font pas le bonheur. Un petit bonhomme sans le sou résidant dans un bidonville de Calcutta a bien plus de chance d'avoir une vie heureuse - quand bien même raccourcie par une maladie infectieuse - entouré de ses proches, que n'importe quel riche héritier. Tout simplement parce que le bonheur ne s'obtient pas par des sourires mielleux et autres fanfaronnades ridicules. Juste un regard, une attention inopinée, des regrets... peuvent faire la différence.

Les excuses de Lawrence semblent sincères, mais Cammy ne tourne pas pour autant le visage vers lui : elle pourrait sombrer dans son univers de faux-semblants où tout semble si confortable mais là où le malheur est si facilement à portée de mots. Vient alors la justification ; la rouquine entend, mais n'écoute pas. Elle se fiche pas mal de l'excuse qu'il lui sert surtout que dans l'histoire, elle ne semblait pas la seule à désapprouver la manière dont tout s'est déroulé. Effet papillon. Une histoire qui finirait aisément en sujet d'étude pour un certain psychologue. Elle ne veut pas entendre ses excuses. Elle ne veut pas revoir briller cette lueur douloureuse dans ce regard qu'elle a toujours eu l'habitude de voir enjoué.
Que veut-elle alors ?

J'AURAIS VOULU TA MAIN
Pour danser sans fin


Il n'a pas apprécié la soirée. Elle a aimé le hors d'oeuvre, mais pas l'entrée. Le plat était agréable, mais le dessert était une catastrophe. Que reste-t-il ? Une tasse de thé peut-être ?
Et lui, que veut-il ?

" Care for . . . a midnight cruise ? I really do mean to apologize. "
Cette fois, la déception et l'amertume laissent la place à la surprise. Elle laisse la contemplation de la base d'un lampadaire grésillant pour fixer Lawrence à nouveau. Lui aussi, la regarde. Ses iris ne laisse aucune place au mensonge, il ne fuit pas. Elle aperçoit l'étincelle d'une émotion usuelle, plus que familière. Le trouble fissure la carapace de glace qu'elle avait revêtu précédemment et c'est un saubresault qui l'emporte.

-  What a fff..unny idea, L..awrence. Not your bb..best one, but...

Elle soupire à son tour et mordille sa lèvre en reportant ses pupilles sur le lampadaire, éteint désormais. Le bégaiement, elle avait presque oublié. Broca semble amusé de la titiller lorsque la situation de s'y prête pas. Elle maudit le tremblement de terre. Pendant quelques instant, elle avait oublié cet élément de la boulangerie-patisserie tombant sur sa tête, au lieu de celle d'un autre. Elle franchira le cap que lorsqu'elle se sentira suffisamment bien pour oublier le simple mal. Pour l'heure, elle se contente de travailler sa respiration. Et de poursuivre.

- All right. Take your chance.

Elle sait qu'elle n'a pas vraiment à lutter, parce que le beau blond est déjà à moitié pardonné. Qui d'autre a tenté jusqu'à maintenant de s'accrocher à elle pour ne pas la perdre ? Mais à cette question, Cammy tente désespérément de ne pas écouter les autres qu'elle se pose.

Why are you here ? Why me ? Why not somebody else ?
Why don't you leave that princess of anything...

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MessageSujet: Re: Behead the King, bring me back my Prince ~ Lawrence   Jeu 3 Sep 2015 - 20:15



***

I’d crown myself a lionheart, without ever meaning to.


Il fait noir.

Le lampadaire a grésillé sa mort dans une inflexion électrique murmurée, a jeté sur eux le velours d’une ombre qui s’est chargé d’écarter le joug de l’éclairage de leurs expressions. Il ne voit de Cammy que ce qu’il veut bien s’imaginer, que le souvenir de l’éclat ambré de la déception logé au creux de ses yeux. Ses yeux glissent sur la silhouette qu’il devine dans la pénombre pour avoir eu, souvent, à maintes reprises, l’occasion de la détailler.

Pendant une seconde, il peut s’amuser à prétendre qu’ils ne sont que deux simples étudiants, qu’elle fréquente  toujours l’Académie Keimoo et que leur présence dans la cour n’est que le dénouement d’une soirée chic organisée par le club de découvertes culinaires. Ils se tiennent dehors, dans le froid belliqueux de l’hiver, à contempler le paysage toujours dépourvu de neige, non noyés d’inconfort, mais plutôt enveloppé d’une quiétude réconfortante. Avant son départ, avant le séisme, ils avaient été amis. Lawrence se rappelle distinctement quelques occasions durant lesquelles, de fil en sourire, il avait réussi, nourriture fraîchement préparée à la main, à la convaincre de l’accompagner à des emplacements variés le temps d’un repas ou d’une boisson. Il se rappelle de la satisfaction profonde qu’il ressentait, à cette époque là, lorsqu’il réussissait à s’accaparer l’attention de la taciturne Miss Logan.

C’est encore là quelque chose dont il aimerait pouvoir se vanter, mais le séisme à creuser un fossé dans la contenance de Lawrence, si bien qu’il ne se complait plus dans le rôle qu’il avait préalablement cru taillé pour lui. Il sonne faux, comme du toc que l’on a prétendu être de valeur, comme la pyrite amassée par les pies et que les fous ont pris pour de l’or. Contrairement à son cousin, contrairement à William, Lawrence n’a jamais appris comment se dissocier de son rôle et les politesses lui ont collé à la peau, la chevalerie est devenue une nécessité. À un moment, alors que la terre se fendait et que Miya ne cessait de saigner, l’enfant s’est réveillé.

( Je ne suis pas un prince, je ne suis pas un roi, je ne suis pas un prince, je ne suis pas un roi, comment faire pour ne rien perdre tout en étant simplement moi ? )

La réaction de Saki lui revient en tête, alors que Cammy bégaie une réponse qui atténue le goût de la bile barbouillant sa gorge, et il se rappelle sa déception. Se trouve là, une raison toute désignée de craindre marqué l’écart entre ce qu’il est et ce qu’il doit être. Ceux qui se méritent la vérité sont ceux qu’il côtoie au quotidien, ceux qui ne soupirent qu’à demi en le voyant enfiler des cigarettes, ceux qui ne se questionnent plus lorsqu’il s’adonne à laisser Kohaku lui faire des tresses.

Lawrence est excessivement entouré, mais a très peu d’amis. Et là où Cammy est une personne à laquelle il accorde une importance sans pareil, il ne sait pas concilier les mois et la distance, craint trop le départ définitif de la jeune femme de son existence pour oser réellement se dévoiler.

Qui est-il, pour elle, après tout ?

Il sourit, une mimique un peu moins forcée, maintenant que la jeune femme semble plus disposée à l’interaction, et tente de discerner, plutôt que de s’imaginer, la nouvelle lueur qui allume assurément son regard. Cammy a de plus beau son expressivité diluvienne, chose que même la féérie de son apparence et la vivacité de son esprit n’arrivent pas à égaler.

Il entrouvre les lèvres.  

« Thank you, Cammy. It means a lot. »

Il incline légèrement la tête, impulsivement maniéré même dans l’adversité. Elle lui donne l’opportunité de tenter de réparer une soirée qu’il a, de son propre chef, transformé en déception. Il prononce son sourire, inspire une goulée d’air nocturne en cherchant les parcelles de ce qu’il est et de ce qu’il pourrait concevoir Cammy tolérer. Il cherche, par automatisme, par habitude, à se tailler au gré de ses attentes. En même temps, il cherche à ne plus détourner les faits, il cherche à ne pas lui mentir.

« And it just so happens that my ideas are never the best ones. I steal them all from . . . from someone else. But we’ll make do, won’t we ? »

L’hiver les empêche de réellement partir en croisière, mais Lawrence a toujours ressenti beaucoup de bien être lorsque confronté à l’air frais de la nuit et, la voiture d’Ijiwaru n’est pas très esthétique, un mini-van blanc cassé à la peinture immaculé, mais lui semble suffisant, un moyen adéquat de contrecarrer les couronnes et les petites gens émerveillées.

« First step is getting into the car. Aucun de nous deux ne fait partie de la royauté, alors je dois m’excuser de l’absence de limousine. Ensuite, l’hiver nous empêche d’aller barboter, mais je connais des endroits qui offrent de jolies vues. »

Il lui tend la main, la laisse choisir si elle préfère avancer par elle-même ou accepter son appui.

« There’s one, in particular, that I call the Fairy Park. »


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MessageSujet: Re: Behead the King, bring me back my Prince ~ Lawrence   Dim 27 Sep 2015 - 20:01

Elle regarde la main de Lawrence, puis remonte ses iris vers ceux du blond. Pas la peine de se montrer plus opiniâtre qu'elle ne l'est déjà ce soir, elle saisit donc délicatement la main malgré la réserve dont elle fait preuvre à l'idée de monter dans ce grossier véhicule. La confiance est quelque chose de trop précieux pour ne pas la partager et ce, malgré les erreurs commises. Cammy est épuisée par les évènements de la soirée. La peine, l'inquiétude, la panique, la déception...Les sentiments négatifs vous font trainer comme des boulets au pied des prisonniers le long des voies ferrées. L'Australienne aimerait jeter au loin les chaines et Lawrence fait un très bon complice en accord avec cette idée. Ce qui est bien, c'est que l'évasion est justement la sienne. Le roi et la reine fuient le peuple mécréant et crasseux par des moyens un peu rustres, peu convenables et après ? Leurs couronnes sont heureusement en plastique. Alors finalement, elle sourit. Dans ce van, personne d'autre pour les juger du regard, seuls les leurs comptent.

- Fairy Park, uh ? Ce nom sonne comme un conte. Je n'en ai pas entendu parler, pas même dans les villes et villages voisins. Serait-ce une invention de ta part ?

Ce qui serait audacieux. Si Lawrence connait bien Cammy, il saura qu'il en faut beaucoup pour l'impressionner dans un domaine aussi personnel que celui de la nature. A défaut de faire découvrir à la jeune femme quelque chose qu'elle connait déjà, le mieux à faire serait de faire preuve d'originalité et donc de créativité.

- Je compte sur toi donc. Offre moi un rêve,  Lawrence.

A WHOLE NEW WORLD
a dazzling place I never knew


C'est une demande à double tranchant. Lawrence pourrait autant réussir qu'échouer. Toutefois, elle a besoin d'aller loin et pas aux côtés de n'importe qui. Peut-être faire le tour du monde, voir des sites qui lui font envie depuis qu'elle est toute petite. Des lieux regorgeant d'histoires, de légendes qui ont marqué le temps ne faisant que de son existence une petite particule de poussière sans jamais marquer le cours d'une vie. Commencer par son entourage serait pourtant un bon début. Lawrence...est un individu qui a commencé à l'intriguer après son départ de l'Académie. Bien sûr, leurs entrevues lorsqu'elle était encore étudiante étaient véritablement plaisantes, mais elle en ressortait toujours insatisfaite. Le jeune homme ne lui plaisait pas lorsqu'il intégrait un groupe fermé. Au Comité, c'était presque une catastrophe. Partout où un regard pouvait se poser sur lui dans l'attente d'un avis de sa part, et c'était la dégringolade. Au club de découvertes culinaires, c'était autre chose. Lawrence Swanster dans son individualité devenait une autre personne, bien plus appréciable. Il y avait certaines émotions qui transparaissaient sur ses traits uniquement dans ces moments là, et ça se ressentait clairement dans ses plats. Il était un véritable cordon bleu, et elle jalousait parfois ses talents. C'est pourquoi, à part les siens, elle ne pouvait consommer que les petits plats de Lawrence. Durant les repas qu'ils avaient partagés, il n'était question que de ça : les petits secrets, les techniques employées , les ingrédients parfois farfelus, ceux qu'on ne songerait jamais employer et qui en réalité, font toute la subtilité de l'art culinaire. C'était dans ces situations là que les sourires de l'Anglais étaient les plus sincères et Cammy avait alors eu l'envie de le connaitre. La danse qu'il avaient alors échangé au club de jardinage avait été ce qui avait scellé leur amitié. Ce terme n'a jamais été évoqué depuis. Les choses importantes n'ont pas nécessairement besoin de porter un nom tant que l'évidence parle d'elle même. Quoi qu'il en soit, le fiasco de la soirée a mis en péril cette relation, chère au coeur de Cammy. Les choses se doivent d'être dites, du début jusqu'à la fin.
Ainsi, l'Australienne, assise à la place du mort, prend les devants.

- Dis-moi... Quelle est donc cette autre personne que tu évoquais tout à l'heure ?

Un petit quelque chose d'inconfortable s'immisce en Cammy. Comme si toutes les futures déclarations de Lawrence dépendaient de la réponse à cette unique question. Les lignes sur la route défilent, les lampadaires passent d'un rétroviseur à l'autre et la rouquine tient fermement la poignée intérieure de la portière. Elle n'aime pas les véhicules inconnus. L'odeur intérieure manque de finesse, ça sent un peu le fioul, un peu l'huile de moteur, peut-être le tabac aussi. Le petit sapin anti-odeur ne sert à rien. Alors elle agrippe la manivelle non loin et l'actionne pour laisser la fraicheur de l'hiver évincer la chaleur insupportable, balayant parfois quelques unes de ses longues mèches un peu n'importe comment.

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MessageSujet: Re: Behead the King, bring me back my Prince ~ Lawrence   Jeu 10 Mar 2016 - 7:58



THE LIONHEART &
THE FAIR MAIDEN.


***

I’d melt this crown to give you way.


Le rêve tremblote sous les défilements lumineux qui strient de temps à autre leurs visages, alors que Lawrence guide le véhicule de son ami au travers des rues de Keimoo, jusque dans les profondeurs noires et mal éclairées des zones résidentielles du quartier Bougu. La tension de la soirée, du fiasco titanesque de ses vaines tentatives de tout concilier, s’est amenuisée sans jamais vraiment se détacher de sa silhouette, elle l’enserre à la manière d’un bout de plastique cherchant à taire ses souffles, à l’étouffer. La bonté de Cammy n’y change pas tout à fait quelque chose, applique un baume sur ses incertitudes qui a tôt fait de brûler. Les yeux rivés sur la route, il n’a cure des possibilités qui s’offrent à lui et qui tenaillent sa gorge et sa langue de petites épines.

Il a parlé d’un parc, pour s’excuser, pour se racheter, à tendu l’esquisse d’un rêve qu’il tentera d’offrir sans savoir s’il y arrivera.

Il souhaiterait être Aurore, souhaiterait s’endormir sous la piqûre de ces épines pour ne jamais se réveiller. À la place, il cherche des mots qui coincent au fond de sa gorge, se débat dans son incapacité à réunir des bouts de lui-même qu’il a oublié comment joindre.  Il a l’impression d’être un puzzle cassé, un vieux jeu d’observation qu’un enfant a trop piétiné.

A-t-il inventé le nom du parc ? Oui, oui, bien sûr, les parcs du quartier Bougu ont rarement des noms, ce sont davantage des bouts de verdures délaissés que de réels emplacements de loisirs. Il explique, d’une voix mesurée qui calcule le poids de son honnêteté au fil des syllabes prononcées, qu’il a aménagé le parc avec un groupe de bénévoles il y a de cela quelques années, lorsqu’il s’impliquait un peu moins dans ses clubs et dans ses cours, lorsqu’il prenait encore le temps de s’aventurer dans les recoins les plus reculés de la ville à la recherche d’une aventure ou d’une sensation forte supplémentaire. Il n’explique toutefois pas que cela se produisait à une époque où William répondait à ses messages par l’intermédiaire de longues phrases sévères, alors que lui, Lawrence, s’élançait aux quatre vents en opposition aux comportements et conseils de son cousin.

William et Lawrence, des opposés, des opposants. L’un des deux est un prince empreint d’une cruauté mélancolique et d’un velours impérieux, un individu pourvu d’une langue d’argent et d’une carapace impénétrable, l’autre est son jumeau de cœur, souriant une naïveté diluvienne qui s’imprègne de la beauté du monde, un jeune homme d’une bonté effervescente et simple. Ils ont tout deux disparu, sans que l’autre n’ose remarquer comment, ils se sont ébréchés et transformés au point de ne plus qu’être des coups de pinceaux mal-agencées sur un tableau trop complexe.

Le temps les a mutés et Lawrence craint qu’il n’y ait plus de retour en arrière.

Lawrence n’a pas tout a fait stoppé le van lorsque Cammy l’interroge sur l’individu préalablement mentionné, le suzerain déchu de ses pensées, le gardien de sa noirceur. William s’impose comme un poids à la réalité de par son absence et de par sa présence intangible. Le roi – roi de rien, prince de pacotille –, Lawrence, arrête le véhicule et se tourne vers la détentrice d’un lien qui ne lui semble plus tenir qu’à un fil. Un coup de ciseau, un faux mouvement, suffirait à sectionner la ficelle de leur amitié fragile.

Il déglutit.

« Et bien . . . »

Il tente de croiser son regard, de pointiller cette sincérité qu’il cherche si désespérément à lui transmettre, à lui faire ressentir, mais ne se heurte qu’à ses propres faiblesses. Les paroles qu’il cherche sont des méandres souvent ressassées, des secrets morts contre l’arrière de ses dents avant même qu’il n’ait pu songer à les partager. Kohaku les a devinés, a percé son cœur et ses poumons en les vrillant de ses rires sifflés, minaudant des vérités douloureuses que Lawrence n’aura pas cherché à réprouver.

Tu n’es qu’un clown qui cherche à amuser un individu qui te tourne le dos, et tu danses et tu changes, tu te conformes à cette folie qui est la sienne dans l’espoir d’arriver à . . . à quoi exactement ? L’aider, le changer . . . te déculpabiliser ?

Sounds just like you, you sweet fool.
He’s gone, but you’re not.



He’s gone, but you’re not.
Lawrence baisse les yeux sur ses cuisses, l’inertie du véhicule stoppant les influx de lumières passagères, les plongeant, Cammy et lui, dans une obscurité salvatrice. Il inspire, patauge dans sa salive, à contre-courant de vérités maladroites.

« Je crois que c’est une question à laquelle je ne pourrai jamais donner de réponse fixe. Ma réponse changera selon les jours et mes humeurs, selon le temps qu’il fait dehors et les gens avec qui j’ai discuté. Dans les faits, je parle d’un membre de ma famille que j’admire une seconde, puis que je déteste la suivante. C’est quelqu’un que je ne comprends pas vraiment, dont la pensée se situe à des années lumières de la mienne, mais que je n’arrive jamais entièrement à sortir de ma tête. C’est un peu comme une ombre qui me pourchasse, qui me nargue tout en me poussant vers l’avant . . . comme . . . »

Comme ce reflet qu’on craint un jour apercevoir dans le miroir, comme ce but duquel on se dérobe constamment.

« . . . un roi, que je ne suis pas certain de devoir servir ou émuler. »

Il soupire, crispe ses paumes qui menacent de trembler, et s’extirpe du mini-van avant de le contourner pour pouvoir aller ouvrir à Cammy et lui proposer une aide silencieuse. Il tend son bras et désigne une nuit picoré de bulles de lumières diffuses et discrètement colorées. Il ne sourit pas tout à fait, inspire toujours une incertitude qui le poursuit follement depuis qu’ils ont quitté le bal. Il contemple.

« He feels like he’s the main character of a twisted fairytale. »

Il daigne enfin la regarder, maintenant qu’il a réussi a se défaire de paroles ayant trop long fermenté en lui-même, observe son profil égayé par la diffusion des bulbes  disposés ça et là parmi les plantes du parc. Il se dit qu’elle est là, malgré les déceptions et les quiproquos, malgré des maladresses qui n’auraient pu être évité. Elle est là, a choisi de l’accompagner plutôt que de demeurer avec les pas de danses envoutants de ce Yun-Jin qui aura su la faire sourire. Il se dit que cela, ce drôle de choix, doit compter pour quelque chose.

Il trace sa joue d’un revers de phalange.

« You feel like that too, sometimes. Must be why I like you so much. »

Le rêve qu’il désire lui offrir ne se trouve pas dans une apposition naturelle qui se détache de l’ordinaire, qui éblouit de par son originalité, non. Il s’agit d’un lieu plus discret, niché entre deux horreurs contemporaines, des immeubles bruns-gris qui n’offrent rien de bien joli, qui assombrissent l’endroit à défaut de l’égayer. Il s’agit d’un lieu qui ravit de par la quiétude qu’il impose, d'un oasis de paradis tranquille là où l’on ne s’attendrait pas à pouvoir le découvrir. La verdure est entretenue par les soins de bénévoles assidus, des membres d’un comité de restauration des espaces verts de Keimoo, et le parc reflète leur labeur acharné. Des sphères laiteuses sont disposées dans les hauteurs des arbres et les bassesses des buissons, illuminant de roses, violets, jaunes, bleus et orangé les recoins principaux du petit parc.

Lawrence emmène Cammy le long d’un chemin de terre simplet, qui serpente doucement jusqu’au seuil de petits escalier de bois à la peinture légèrement écaillée. Les petits escaliers mènent sur la plateforme d’un gazebo. Au centre de cette plateforme se trouve un piano. L’instrument est simple, sans artifice autre que les couleurs avec lesquelles il a été décoré et que la nuit se charge d’engloutir, mais Lawrence y trouve toujours une quiétude sordide.

Avant d’avoir son propre appartement, son propre piano, alors qu’il vivait encore dans les dortoirs de l’Académie et qu’il n’osait pas mettre les pieds dans la salle de musique de peur de voir ce précieux bout de lui contaminé par le regard des autres, c’était contre les touches de ce piano qu’il venait déposer ses doigts.

L’air de l’hiver est froid, mais ce ne serait pas la première fois qu’il jouerait dans de telles conditions. Il sourit, la nuit se chargeant de taire ses incertitudes.

« He couldn’t play the piano, so I learned to play for him. »

Il s’incline bien bas,  faisaint moqueries des titres qu’on a cru bon de leur affubler. Ses prunelles cherche celles de Cammy.

« Care for a tune ? »



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